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Tête d’enterrement, Kilimanjaro…l’actualité du mardi 10 avril 2018

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Tête d’enterrement, Kilimanjaro…l’actualité du mardi 10 avril 2018. Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs dans le réveil funéraire du mardi 10 avril 2018. Revivez l’actualité dans le réveil funéraire sur Funéraire-Info.

Tête d’enterrement sur Ouest France

Estimant entre autres que l’époux n’était pas souriant sur les photos du mariage, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a récemment accédé à la demande d’une Marseillaise qui demandait l’annulation de son union. Cette femme âgée de 48 ans accusait son mari de ne l’avoir épousée que pour obtenir des papiers français avant de révéler sa vraie personnalité et de demander le divorce.

Plus belle la vie enterrement sur feminactu

Les prochains jours s’annonce tragiques et tristes dans votre série quotidienne Plus belle la vie, à suivre chaque soir à 20h25 sur France 3. C’est à la fin de l’épisode de mercredi qu’Abdel Fedala va tuer Patrick Nebout, juste après qu’il ait été décoré pour avoir arrêté l’Enchanteur… Et c’est le lundi 16 avril qu’aura lieu l’enterrement de Patrick Nebout.

Kilimanjaro à 7 ans sur 20 minutes

Elle voulait s’approcher du ciel et de son défunt papa, Montannah, 7 ans, est devenue la plus jeune personne de sexe féminin à gravir le Kilimanjaro. Elle l’a fait pour être plus près de son père, décédé quand elle avait 3 ans.

Johnny Hallyday Sur le Point

Depuis 4 mois, les fans n’hésitent pas à traverser l’Atlantique pour rendre hommage à leur idole. Du jamais-vu sur la petite île des Caraïbes !

Vincent Lambert sur Ouest-France

Le CHU de Reims (Marne) s’est de nouveau prononcé lundi, au terme d’une quatrième procédure collégiale, en faveur d’un « arrêt des traitements » de Vincent Lambert, dans un état végétatif après un accident de la circulation depuis 2008 et dont le sort déchire sa famille devant les tribunaux depuis 5 ans, a-t-on appris de sources concordantes.

André Lerond sur le huffingtonpost.fr

L’ancien défenseur et capitaine de Lyon et de l’équipe de France de football, André Lerond est décédé à Bron (Métropole de Lyon) à l’âge de 87 ans a-t-on appris ce dimanche 8 avril auprès de sa famille.

 

Ne pas se rendre aux obsèques, doit-on culpabiliser ?

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ne pas se rendre aux obsèques

Dans la vie, nous faisons tous un tas de choses que nous n’aimons pas. Ça commence dès le biberon avec la soupe infâme aux légumes que l’on vous a amoureusement, préparée. Puis en grandissant on se retrouve à aller dormir alors qu’il ne fait même pas nuit. Puis les maths, passer à l’oral devant tout le monde, porter ce vêtement vraiment pas terrible et sans faire attention, nous voilà à dire bonjour avec un sourire qui sent bon l’hypocrisie à nos collègues de bureau ou dîner avec ce rencard complètement à côté de la plaque. Ne pas se rendre aux obsèques d’un proche, fait il de nous une mauvaise personne ?

Tout ça, se sont des considérations individuelles, cette nuance fine philosophique entre l’obligation (de soi) et la contrainte (sociétale, morale et étatique). En revanche, ne pas vouloir se rendre à un enterrement, c’est autre chose, les gens disent, les gens chuchotent, les gens racontent, les gens… bref, les autres.

Petit rappel de déculpabilisation à l’usage de la bienséance :

« En résumé ma mère va bientôt décéder en laissant seule ma grand-mère de 91 ans.
Je me rendrai aux obsèques pour soutenir ma grand-mère qui m’a élevée mais je refuse de faire semblant d’être triste. Je ne souhaite pas lire quoique ce soit à la cérémonie etc…
Trouvez vous cela choquant? Avez-vous déjà vécu cette situation? Je suppose que c’est mal perçu…. »

Vous avez été tous été très gentil à l’égard de ces questionnements. Pourtant, ailleurs, j’ai pu lire des choses d’un tout autre registre. « Tu y vas », « tu t’en occupes », « ça s’appelle le respect ». Oui… mais non. Le respect, tient au devoir, et le devoir c’est de pourvoir aux funérailles, voilà pourquoi la loi va chercher tous les héritiers d’un défunt. Après, se rendre aux obsèques, c’est autre chose.

La cérémonie : le rituel des vivants

Il y a deux trois trucs que je vous martèle sans arrêt, que les deuils sont tous différents, que j’adore la barbe à papa et que la cérémonie est pour les vivants. Donc si l’on suit le syllogisme, si la cérémonie est pour les vivants, nous ne sommes pas obligés d’y aller. C’est exactement comme un mariage finalement, si l’on a pas de proximité envers la personne au cœur de la cérémonie, n’est-ce-pas un profond irrespect de s’y rendre ? Pourquoi ? Pour qui ?

Pour faire plaisir à quelqu’un d’autre

Dans le cas précis  cette personne se rendra aux obsèques, pour sa grand mère, la cérémonie tient alors lieu d’hommage à quelqu’un d’autre. Le cœur du rituel bat et se déplace du défunt à un proche, un substitut. Votre présence devient alors un moyen d’accompagnement, un soutien, et non plus une vision personnelle et identitaire à l’égard du défunt.

C’est une question à laquelle j’ai déjà été confrontée. « Je sais que tu ne l’aimais pas, mais pour moi est-ce-que tu viendras ? » J’ai répondu non, et pourtant je n’y suis pas encore confrontée, peut-être changerais-je d’avis d’ici là, l’empathie prenant le pas sur tout le reste. Pas croyante pour un sous, je pense paradoxalement, que me rendre aux obsèques de quelqu’un pour lequel, non seulement je n’avais pas d’affection, mais au contraire beaucoup de colère est une sorte de blasphème. Je place l’hypocrisie en tête des défauts du monde, à quoi ressemblerais-je si j’y vais, si ce n’est à cette personne que je déteste.

Pour soi

S’il y a bien une chose qui est difficile à vivre dans la vie, ce sont les regrets, ils nous hantent si bien que beaucoup on fait du carpe diem un vrai leitmotiv pour ne pas avoir à subir leur propre conscience. Dans tous les cas, que vous vous décidiez à vous rendre aux obsèques ou non, sachez que cette question très intime vous appartient, nulle personne autour de vous, nul regard moralisateur ne doit interférer dans votre choix. La mort cachée, la mort tabou, crainte, exposée, et ici la mort devant laquelle on se met à genoux pour une question qui relève plus du fantasme religieux et historique qu’autre chose. Il y a à peine quelques années, il y avait des veillées partout et aujourd’hui lorsqu’on ose se demander si l’on se rend aux obsèques ou non, fatalement le décalage et l’irrespect moralisateur ne sont jamais loin.

Une mauvaise personne ?

Ne pas y aller, fait-il de nous une mauvaise personne ? le « toi tu n’es même pas venu », « toi tu n’as pas pleuré » -parce qu’il s’agit de ça finalement d’une marque de chagrin publique – qui nous rend vulnérables. Le pire dans tout cela c’est qu’on assiste à une mise en abîme du problème, non seulement nous ne souhaitons pas nous y rendre parce que nous n’aimons pas la personne, mais alors même qu’elle est morte, qu’elle n’est plus là pour nous dire quoique ce soit, son silence et sa seule présence dans la salle, vous font passer pour une mauvaise personne lorsque vous brillez par votre absence. N’est-ce-pas le comble ? Non vous n’êtes pas une mauvaise personne si vous ne faites pas semblant de pleurer devant le cercueil de quelqu’un qui vous a fait du mal à vous, ou à vos proches, ou même de quelqu’un qui vous indiffère.

Ne culpabilisez pas d’avoir plus de peine pour votre voisine que pour votre propre mère. Ne culpabilisez pas d’aimer un inconnu plus fort qu’un de vos proches. La famille n’a pas le même sens pour tous, « les liens du sang sont plus forts que tout ? » Non, l’amour est plus fort que tout. N’allez que dans des endroits où règne l’amour. Ça fait très Roi Lion, mais personne n’est là pour vous juger, alors soyez indulgents avec votre cœur, il le mérite.

 

Organiser un recueillement : des obsèques en condensé

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cercueil

Organiser un recueillement : exercice à priori simple, puisque, finalement, ce que la famille vous demande de faire une cérémonie civile en beaucoup plus court, donc avec moins de choses. Erreur : le recueillement, c’est un concentré d’hommage, qui est un exercice en soi.

Définir le recueillement

Avant de définir le recueillement, il convient de définir la définition. Je peux faire plus alambiqué, si vous voulez. Selon les régions, et même les sociétés de pompes funèbres, on n’utilisera pas le même mot pour désigner la même chose. Je connais une société pour laquelle un « recueillement », c’est une cérémonie civile standard de 45 minutes dans la grande salle.

Le recueillement, tel que décrit dans cet article, est une cérémonie courte dans l’intimité familiale, animée par un Maître de Cérémonie. Par courte, on considérera 15 à 20 minutes.

S’assurer du souhait de la famille

Précisément, comme entre l’auteur de cet article et vous, lecteur, il conviendra de s’assurer que le conseiller funéraire et la famille parlent bien de la même chose. Il existe en effet une ambiguïté, la famille pouvant vouloir dire, par recueillement, cérémonie civile, ou, au contraire, simplement songer à tout faire elle-même, en passant de la musique dans le salon, par exemple.

Comme toujours, n’oubliez jamais que, même très intelligents et cultivés, les familles n’ont pas l’habitude d’utiliser les mots précis qui sont votre quotidien. Reformuler et expliquer, ça évite les déconvenues, comme voir une famille entrer dans le salon de recueillement et demander « Mais ou vont s’asseoir tous les gens ? » ou, à l’inverse, voir cinq personnes perdues au milieu d’une immenses salle de cérémonie vide.

Recueillement et cérémonie civile

Si organiser une cérémonie civile complète pour un tout petit nombre de personnes ne pose pas de problèmes, l’inverse, organiser un recueillement pour une grande assemblée, n’est pas forcément toujours une bonne idée.

Parce que si la famille a une idée claire de ce qu’elle veut, et de ce que, souvent, le défunt souhaitait, une assemblée important de personnes, venues pour des raisons diverses, pourraient être à tout le moins surprises de contester que la cérémonie n’a duré qu’un quart d’heure. Une interprétation à tort qui pourrait provoquer de l’acrimonie, envers les pompes funèbres ou la famille.

Rappelez bien à la famille que les personnes qui se déplacent viennent pour des raisons variées, sympathie pour le défunt ou ses proches, prennent souvent une après-midi ou une marinée pour pouvoir assister aux obsèques, et qu’elles attendent un hommage plus long pour évoquer la mémoire d’un défunt qu’elles ne connaissaient pas.

Le recueillement présuppose une connaissance intime du défunt (inutile de rappeler sa vie à ceux qui l’ont partagée) ou, parfois, bien au contraire, la façon de saluer quelqu’un sur qui on n’a pas grand-chose à dire (séparation de longue date).

Dans un prochain article, nous verrons concrètement comment organiser l’hommage, en tenant compte de tous ces éléments, et de la principale difficulté, qui est de condenser un maximum de choses en un minimum de temps en conservant un rythme recueilli.

Meilleures Pompes Funèbres, un nouveau site optimisé

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meilleures pompes funèbres.com logo b to b

Meilleures Pompes Funèbres, leader français du devis de pompes funèbres à destination des particuliers, vient de faire peau neuve en mettant en ligne un nouveau site internet. Nous en avons fait le tour et interrogé l’équipe sur les raisons de cette mue.

Ce sont Charles Simpson, directeur de meilleures-pompes-funebres.com et Clarisse Drot, chargée de communication, qui ont répondu à nos questions.

Un site optimisé

Meilleures-Pompes-Funèbres vient de faire peau neuve, est-ce un moyen de marquer le début de l’année ? « Pas vraiment » soulignent Charles et Clarisse en coeur « Disons que la corrélation entre la mise en ligne du nouveau site et le début de cette nouvelle année est un hasard heureux, mais ce n’était pas calculé. La refonte de notre site est le fruit d’un long travail entamé il y a plusieurs mois déjà. »

Ce qui est long « Oui, mais outre l’aspect technique, il est le fruit d’une réflexion en profondeur, mené en concertation avec nos clients pompes funèbres et les familles qui nous font confiance. Nous avons fait un sondage auprès des utilisateurs, et tenu compte de leurs avis pour concevoir le nouveau site ».

Sur les couleurs, par exemple, qui ont changé ? « Oui, le vert le le rouge ont disparu au profit du bleu et de l’orange, mais ce n’est qu’un petit aspect cosmétique d’un ensemble plus vaste. Notre réflexion a porté sur ce qu’il fallait trouver sur ce site, la façon dont il devait être organisé, pour le rendre plus complet et à la fois plus simple à utiliser ».

Des pros à l’honneur

Mais pour les professionnels aussi, il y a du changement « La place qui leur est consacrée sur le site est beaucoup plus importante. Les fiches sociétés sont plus complètes, permettent de rajouter des photos, pour une vraie mise en avant de nos partenaires. »

Tout n’est pas visible « Le nouveau site est plus rapide, et garantit un meilleur référencement par Google. Ce référencement inclut bien entendu meilleures-pompes-funebres.com , mais également toutes les sociétés partenaires du site. Tout le monde y gagnera en visibilité sur la toile. »

Et on note une mise en avant d’Avis Vérifiés « Avis Vérifiés est une société indépendante qui est chargée de recueillir les avis de clients et des les publier sur le site en toute transparence. Les avis et les notes positives que nous recevons sont rassurantes pour tout le monde, pour les familles qui nous accordent leur confiance, pour les pompes funèbres partenaires qui veulent être certaines qu’elles travaillent avec des gens sérieux, et puis pour nous, parce qu’il est agréable de savoir que le travail que nous fournissons satisfait nos clients. »

Le site

La navigation sur le site est claire et aérée, présentant très peu d’onglets, tous très bien ciblés. Annuaire, conseils, services, et un bouton devis comparatifs, mènent directement l’usager vers l’information dont il a besoin de manière intuitive.

Après deux heures de navigation et de tests, force est de constater que le travail a payé. Meilleures-pompes-funèbres a réussi à combiner efficacité et simplicité. Très peu de bugs pour un site récemment mis en ligne, de surcroît, c’est un exploit « Il y en a quelques uns, c’est inévitable, mais ne vous inquiétez pas, nos équipes y travaillent ».

Le site : http://meilleures-pompes-funebres.com/

Présidentielle 2017 : quel programme pour le funéraire ?

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Elyséee président 2017 funéraire

Depuis hier soir, toutes les forces sont en place, sauf imprévu : on connaît la liste des six candidats principaux de l’élection présidentielle et celle des plus petits. Il est temps de passer aux programmes, et, en ce qui nous concerne, aux sujets liés au funéraire que nous aimerions voir les candidats aborder. Sans trop d’illusions…

Et l’Elysée sera occupé par…

Benoît Hamon, François Fillon, Emmanuel Macron, Marine Le Pen, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon sont les six candidats qui, aujourd’hui, sont à la fois candidats à l’élection présidentielle et assurés d’avoir les 500 signatures nécessaires pour cela. Ce six là concourront donc pour l’Elysée, sauf désistement ou alliance de dernière minute.

Parmi ces noms, sans doute le futur président ou la future présidente. Maintenant que la situation est, sinon limpide, du moins clarifiée, sur les forces en présences, ils vont annoncer leurs propositions et programmes, et, certainement, répondre aux interrogations de français.

Ce qui tombe bien : nous, des français, on en connaît plein, et ils occupent toutes et tous des emplois dans le funéraire. Devinez de quoi on aimerait voir parler les candidats ?

Revenir sur les mesures prises ?

Que deviendront les deux mesures prises pendant le quinquennat, toutes les deux d’initiative parlementaire : les devis en mairie et la cérémonie d’obsèques laïques ?

Les devis en mairie, on a assez dit, en long, en large et en travers, tout le mal que nous pensions de cette mesure, quasiment inapplicable sur le terrain, et ajoutant une contrainte supplémentaire et superflue aux pompes funèbres. Superflue, surtout, à l’heure d’internet et de la transparence, ou les familles peuvent accéder en ligne à toutes les informations dont elles peuvent avoir besoin et ou elles n’hésitent plus à faire des devis comparatifs.

Quand à la cérémonie d’obsèques laïque, elle est du même tonneau : concernant finalement très très peu de personnes, l’immense majorité des familles concernées optant pour les cérémonies civiles proposées par les pompes funèbres, elle sème le trouble parmi, justement, ces familles, fait une concurrence totalement déloyale aux pompes funèbres qui ont fait un véritable de travail de création autour de l’hommage civil, et sera, de plus, une épine dans le pied des élus, leur phagocytant temps et place.

La crémation

Quid du plan d’installation des crématoriums ? Ébauché, détaillé, négligé, celui-ci est aujourd’hui n’a pas plus de conséquences que le papier sur lequel il est imprimé. Des crématoriums continuent de se construire parfois à proximité d’équipements existants tandis que des territoires sont encore sous-équipés.

Un futur président précisera-t-il un projet de schéma d’implantation des crématoriums, libéralisera-t-il le secteur à l’anglo-saxonne… Ou laissera-t-il les choses en état vaille que vaille ?

Autre sujet, l’application de la norme anti émission désormais imminente. Il revient au pouvoir en place de prendre les décisions sur les destinées des équipements qui ne seront pas aux normes. Fermeture ? Sanction financière ? Délai supplémentaire ? Mise sous le tapis ?

La thanatopraxie

Concernant la thanatopraxie, reste à traiter la question des soins de conservation sur les patients atteints de HIV ou d’hépatite. Les familles, les intéressés, les thanatopracteurs, attendent que, dans un sens ou dans l’autre, une décision ferme et claire soit prise. La mesure serait prise par voie réglementaire par la ministre de la santé pour octobre 2017. On sait déjà que le président actuel ne se représentera pas, et que le prochain gouvernement, ses orientations et ses décisions ne sont pas les même. Une décision ferme et définitive sera-t-elle prise ?

Un autre sujet a surgi avec fracas : les progrès de la médecine, et particulièrement en matière de pacemakers. Quelques problèmes se sont posés pour des défunts équipés de pacemakers quasiment indétectables, impossibles à enlever pour qui ne dispose pas des équipements et de la formation adéquate, et chirurgiens et thanatopracteurs se renvoient la patate chaude. Il reviendra aux pouvoirs publics de clarifier les choses et d’autoriser de nouvelles procédures, parce que ces cas vont augmenter exponentiellement, et la situation va devenir explosive…

L’écologie

Les « obsèques vertes ». Vaste sujet. Si l’écologie n’est ou n’est pas au cœur des programmes (tout dépend du candidat), les réflexions sont menées par différents acteurs de la société. Tant au niveau des fournisseurs du secteur funéraire que de la Commission Européenne, sur des orientations souvent opposées.

Le sort des cercueils en carton, le devenir de l’inhumation, les futures normes de crémation, l’utilisation de pesticides dans les cimetières, les nouvelles techniques comme l’aquamation… Faut il laisser les commissaires européen inventer des normes et nous les imposer, ou prendre l’initiative ? Le sujet viendra inévitablement sur le tapis un jour ou l’autre. La question sera : le personnel politique en place s’en sera-t-il saisi pour être à l’initiative, ou subira-t-il les décisions de bureaucrates supranationaux ?

Espoir, fol espoir

Mais tout cela n’est que fol espoir. Il y a fort à parier que les candidats se garderont bien d’évoquer le sujet, peu porteur et sensible.

Rappelons qu’en 2012, au tout début de Funéraire Info, nous avions sollicité tous les candidats à la présidentielle de l’époque. Les deux seuls à nous répondre avaient été Philippe Poutou, qui avait indiqué, par la voix d’un camarade « Il veut bien répondre, mais il n’a pas d’idée sur le sujet, il voudrait attendre un peu de voir ce que les autres en diront » et Eva Joly, qui s’était engagée à répondre sous une semaine. Cinq ans plus tard, nous attendons toujours…

Strip tease aux obsèques : que peut on faire ou ne pas faire

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pole dance obsèques strip tease

A l’étranger, on se lâche sur les obsèques : entre l’urne funéraire en forme de pilule de Prozac de Carrie Fisher, alias Princesse Leia, et le peeping show des obsèques d’un homme politique Taïwanais, on s’amuse aux enterrements. Mais, en France, cela serait-il possible ?

Strip tease aux obsèques

Une cinquantaine de danseuses de pole dance en tenue plus que légère noire sur les toits de pick-ups colorés… Il s’agissait bien d’un cortège funéraire, celui d’un homme politique local, et qui a été la cause d’embouteillages dans la ville taïwanaise de Chiayi.

Des images, postées sur les réseaux sociaux, ont montré la procession de pas moins de 200 véhicules, qui s’est étirée sur plusieurs kilomètres en la mémoire de Tung Hsiang, un conseiller local de Chiayi dans le sud de Taïwan. Partout, les passants interloqués se sont arrêtés pour prendre en photo l’étonnante parade, certains automobilistes décidant même de la suivre, bien que ne portant le deuil du défunt. Tung Hsiang est décédé en décembre des suites d’une maladie, à l’âge de 76 ans. Il était bien connu localement pour sa longue et riche carrière politique.

Sa famille a expliqué que le défunt avait toujours été un joyeux drille, et que les obsèques étaient destinées à refléter cet état d’esprit. Son frère Tung Mao-hsiung a d’ailleurs justifié son choix par la volonté exprimée du défunt. Le fait que ce dernier l’ait détaillée dans un rêve de son frère n’a pas sembler nuire à la crédibilité de l’ensemble.

La culture Taïwanaise est ouverte à ce type d’obsèques, mêlant vie spirituelle et plaisirs terrestres. La désapprobation exprimée des autorités chinoises, avec lesquelles les rapports sont, à tout le moins, compliqués, n’a pas dû freiner l’enthousiasme des participants, bien au contraire.

Mais en France ?

Dans la législation, rien n’empêche d’organiser ce type de funérailles… En théorie. En pratique, le maire de la ville peut interdire ou verbaliser le convoi, parce qu’il serait susceptible de causer un « trouble à l’ordre public », notion très vague et laissée à l’appréciation des édiles. Ainsi, on peut estimer que des danseuses en tenue légère sont un trouble, mais on voit bien pire dans les techno-parade, de ce point de vue. La famille organisatrice devrait donc se préparer à un combat judiciaire compliqué.

En revanche, il est possible de privatiser une salle aux fins d’obsèques, et d’y faire ce que l’on souhaite.

L’urne Prozac

L’actrice Carrie Fisher, mondialement connue notamment pour son rôle de Princesse Leia dans Star Wars, décédée pendant la période des fêtes, a été portée à son dernier repos dans une urne funéraire bien particulière : une pilule de Prozac géante. L’actrice a toujours parlé ouvertement de ses problèmes de santé mentale comme la dépression et la bipolarité.

«Je sens qu’elle est où elle veut être», a expliqué son frère Todd Fisher à Entertainment Tonight. Au lendemain des funérailles conjointes de Fisher et de sa mère Debbie Reynolds, décédée juste après sa fille, Todd a expliqué que la pilule géante a été choisie comme urne parce qu’il s’agissait d’une des possessions favorites de sa soeur. Le Prozac, aussi connu sous le nom de fluoxetine, est un puissant antidépresseur.

Et en France ?

L’urne funéraire… Vaste sujet. La loi stipule que l’urne peut être fournie par la famille. Mais n’importe quelle boîte ne peut pas faire l’affaire : elle doit être étanche. De surcroît, elle doit être de taille adaptée, quoique cela veuille dire. Compter une contenance de quatre litres pour un homme adulte, en laissant un litre de marge.

En réalité deux cas de figure se posent sur une urne originale et un tantinet provoc’ : si il s’agit d’un scellement sur la tombe, c’est ce bon vieux « trouble à l’ordre public » qui peut s’appliquer. Le maire peut sommer la famille d’inhumer l’urne ou de la remplacer par un modèle plus conventionnel. Mais, et si l’urne est inhumée ? Le cimetière peut inscrire dans son règlement que l’urne doit pouvoir résister cinq ans dans l’optique d’une éventuelle exhumation. Vain ? Très certainement, mais légal. Dès lors, impossible de se faire inhumer dans, par exemple, une boîte de gâteaux en fer blanc.

2016, une année de funéraire, bilan avant liquidation

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2016 calendrier-lindner-2017

Que retenir de cette année 2016 et qu’attendre de l’année 2017 en funéraire ? Beaucoup, beaucoup de choses. Voici, puisque personne ne me l’a demandé, mon avis, qui est l’avis de référence auquel j’ai tendance à me référer lorsqu’il m’arrive de vouloir savoir ce que je pense, comme dirait Desproges.

Pas de changements, des confirmations

Au niveau de l’offre funéraire en elle-même, nul bouleversement majeur n’a été à signaler. J’en vois qui tombent de leur chaise, attendez, je précise : certes, des choses importantes se passent, mais elles sont la continuité de mutations déjà entamées. La personnalisation des obsèques, la concentration du marché, sont des mouvements qui se sont poursuivis et qui avaient été entamés depuis déjà quelques temps.

En réalité, beaucoup de choses se sont déroulées de façon très subtile. Le meilleur exemple reste le cercueil en carton : on en a parlé comme d’une arrivée fracassante en 2014 et 2015, mais le plus gros changement a eu lieu en 2016 sans que presque personne ne s’en aperçoive : début 2016, il était persona non grata à peu près partout, sauf dans quelques crématoriums, et, en cette fin d’année, il est accepté partout, sauf chez une poignée d’irréductibles que la législation va, de toute façon, finir par mettre au pas. De même, il n’a pas conquis soudainement la majorité du marché, mais gagne inexorablement des parts et la réputation. Certains opérateurs le pensent marginal, d’autres au contraire le proposent systématiquement pour les crémations et croissent.

De même, tout le monde parlait de l’arrivée des mutuelles dans le monde du funéraire comme les sept plaies d’Egypte à elles seules. Encore une fois, rien de tout cela : les mutuelles sont bien là, à travers un opérateur, qui prend son temps pour poser ses jalons et devenir, dans les années à venir, un acteur majeur, mais pas monopolistique.

Au final, une année passionnante, d’évolution mais pas de révolution. Et c’est tant mieux, parce que les révolutions finissent toujours mal.

Funéraire et politique

L’année 2016 aura été l’occasion pour les politiques de se pencher sur le funéraire. Avec plus ou moins de succès. Plutôt moins que plus, pour être franc.

Il y aura eu, bien entendu, cette histoire de dépôt de devis en mairie. Nous avons beaucoup brocardé le Sénateur Sueur, qui a dû croire que nous ne l’aimions pas. Mais non : nous avons de la sympathie pour l’homme, une admiration pour le politique dont le bilan est incontestable, moins pour sa loi.

Vous vous souvenez de la levée de l’interdiction des soins de conservation pour les patients atteints du HIV ? Oui, nous aussi. On vous en parle depuis 2014. Et on nous avait promis : « en 2016, vous allez voir ce que vous allez voir ! Il est temps de clarifier les choses. » et bien, c’est clair : aujourd’hui, 29 décembre 2016, nous en sommes exactement au même point qu’en 2014. C’est pénible, autant pour ceux qui y sont favorables que pour ceux qui y sont opposés, ce climat d’incertitude. Mais, c’est promis, en 2017 « Vous allez voir ce que vous allez voir. » j’ai l’impression que cette année sera aussi aveugle.

Nous ne reparlerons pas de l’oublie des pompes funèbres dans l’hommage que François Hollande a rendu aux intervenants sur l’attentat de Nice. Comme l’a dit un lecteur non professionnel du funéraire « vous êtes payés pour ça ! ». Merci donc de nous avoir appris que les policiers, infirmiers, médecins, etc. font tous leur métier de façon bénévole, et que notre salaire à la fin du mois est un bouclier grâce auquel rien ne peut nous atteindre.

Enfin, il y aura eu le loi sur les obsèques civiles, pardon, laïques. Là encore, pas de commentaire. Après tout, si un député veut se vanter d’avoir inventé, en 2016, un truc qui existe depuis 1890, ne lui ôtons pas son plaisir, déjà qu’au vu des sondages, en juin prochain, on va lui ôter son siège… Le pire, c’est qu’il ne comprendra même pas pourquoi.

Les salons du funéraire

Que serait une année funéraire sans son salon ? L’édition 2016 de Funexpo a-t-elle été un top ou un flop ? Et bien, sans conteste, un flop… Pour ceux qui n’y sont pas venus. En dehors du fait qu’elle s’est déroulée en septembre, et que beaucoup d’exposants ont apprécié le fait de pouvoir faire une petite pause dehors sans se faire saucer ou devoir enfiler une combinaison polaire, c’était, durant trois jours, le centre du monde funéraire, des grands classiques aux nouveautés.

Bref, que dire sur Funexpo ? Simplement, merci aux organisateurs de nous proposer, tous les deux ans, un salon aussi réussi et convivial, et rendez-vous en 2018.

Qu’attendre de 2017 ?

Alors, la question, qu’attendre de 2017 ? Beaucoup de choses.

D’abord, un salon du Funéraire à Paris, qui sera de retour au Bourget. Il y a les amateurs pour les deux salles, mais une chose est sûre, le salon fera, comme chaque année, preuve de rigueur dans son organisation et de richesse dans sa programmation, j’ai hâte d’y être. A titre personnel, je suis très content de revenir au Bourget, parce qu’être accueilli par la fusée Ariane le matin, c’est la classe.

Et puis ? Et puis… Beaucoup de choses. Des choses qui sont en instances, et dont nous vous parleront le moment venu, des choses qui sont encore juste dans un coin de la tête de quelqu’un, quelque part, et que nous aurons le plaisir de connaître, et de vous faire connaître.

C’est le moment ou jamais de remercier. Merci à vous, nos 1 millions 600 mille lecteurs de 2016, de nous avoir fait confiance pour vous informer en 2016. Merci à vous, nos annonceurs, qui nous ont confiés la tâche de contribuer à faire connaître leur entreprise. Merci à toutes celles et tous ceux qui font le funéraire au quotidien, pour le soin et l’attention que vous portez aux familles qui vous confient leurs défunts.

Et puis, merci à Mélanie et Sarah, mes collègues et amies, et un merci tout particulier à Eric, qui porte les destinées de Funéraire info depuis sa création, ce qui revient globalement à faire un Vendée Globe chaque semaine.

Toussaint : le bilan de la presse 2016

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La Toussaint dans la presse

La Toussaint est passée, ça y est. L’équivalent pour les pompes funèbres de Noël pour les magasins de jouets est toujours une célébration épuisante et prenante. La presse n’est pas en reste, mettant notre profession à l’honneur. Fort heureusement, nous avons compilé pour vous les tendances et articles, opinion et sommaire.

Sommaire des revues :

Revue de presse des portraits

Bois et carton, revue de presse du cercueil

Revue de presse du nettoyage de sépulture

Revue de presse des cimetières

Revue de presse des thanatopracteurs

Revue de presse de la crémation et des crématoriums

Revue de presse de l’Art funéraire

Revue de presse des nouvelles technologies dans le funéraire

Revue de presse de l’argent du funéraire

Revue de presse des corbillards

Revue de presse du deuil

Revue de presse de la société et des associations

Revue de presse de la religion

Revue de presse des divers et de l’ailleurs

Globalement positif

La tendance, dans la presse, cette Toussaint 2016, a été globalement positive. Les journalistes se sont beaucoup intéressés aux personnes dans le costume de croque-morts, ce qui a donné une galerie de portraits assez intéressante.

Le seul bémol a été l’article assassin de RTL sur les devis. Basé sur une étude de familles rurales, la profession en a pris pour son grade… Sauf que les critiques formulées se basaient sur un postulat irréaliste. Ces fameuses prestations minimum sont hors de propos. Un cercueil et un véhicule habilité, point barre. Qui va porter le défunt ? Conduire le véhicule ? Ouvrir le monument ? Faire les démarches ? J’en passe. Certes, la loi est du côté de Familles Rurales, mais théoriquement uniquement. Parce que la législation ne tient pas compte du savoir-faire. Le chapitre est donc clos.

Les grands vainqueurs, les nettoyeurs de tombe

Chaque année, un sujet se trouve mis en avant, et cette année, les nettoyeurs de tombe décrochaient la timbale.

Personne n’explique vraiment le phénomène. C’est un peu comme quand vous parlez d’une couleur de voiture qu’on ne voit jamais, et que, le lendemain, vous ne cessez pas d’en croiser. Bon, plus plausiblement, soit un journaliste a eu l’idée, et les autres se sont dit qu’ils allaient la reprendre à leur compte, soit ils ont erré comme des âmes en peine dans les cimetières et ont rencontré ces fameux nettoyeurs.

Ceci dit, il en existe deux catégories. Les ultra-professionnels et les bricoleurs. Au niveau ultra-professionnels, on citera évidemment En Sa Mémoire, très présents, surtout au travers de leur application.

Au niveau moins professionnel… Bon, je ne cafterai pas, mais le type qui nettoie les tombes au nettoyeur haute pression, il n’y a que moi qui suis tombé de ma chaise ? Bon, l’inspection de travail a sifflé la fin de la récréation, un certain tri sera fait…

Petite polémique l’air de rien…

L’autre mot à la mode, c’était Uberisation. Des start up ambitieuses (j’en ai compté trois) veulent uberiser le funéraire pour faire baisser les coûts. Noble intention, mais, pourquoi est-ce que je m’énerve ? Ah, oui, voilà pourquoi : en uberisant, comme vous dites, le funéraire, vous allez vous débarrasser en premier d’un truc qui coûte des sous, mais qui me paraît, moi, assez essentiel : le professionnalisme.

Mais bon, si les familles préfèrent faire appel à un uber croque-morts qu’à un vrai professionnel, formé, équipé de matériel agréé, expérimenté, qui a pignon sur rue, qui a fait ses preuves, et dont l’honnêteté peut être certifiée rien que par le fait qu’il a son habilitation, grand bien leur fasse.

Par contre, qu’elles ne s’étonnent pas d’en avoir pour leur argent.

Je reste persuadé que les pompes funèbres sont un métier qui perdra à être uberisé, dans le sens où les familles y perdront, et je suis tout à fait disponible pour expliquer aux journalistes sur quoi je base cette affirmation.

Mais bon, déjà, voyons combien de ces start-up qui veulent révolutionner le funéraire existeront encore dans trois mois, et on en reparlera.

A part ça, c’était une bonne Toussaint.

Toussaint : revue de presse des cimetières

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presse papier
Presse papier en France

Avec le cercueil, le cimetière est le grand symbole du funéraire. Mis à l’honneur, visités, entretenus, écologiques, abandonnés parfois, les cimetières sont le point de rendez-vous idéal pour cette revue de presse.

Dans Libération – Cimetière de Versailles, plus écolo, tu meurs

Habituellement, les cimetières n’y vont pas de main morte avec les désherbants chimiques. Ce n’est plus le cas au cimetière des Gonards à Versailles, le premier en France à avoir été labellisé éco-jardin. Un article à lire ici.

Sur France Info Martinique – Le cimetière des riches

En ce jour (2 novembre), des défunts, intéressons-nous au « cimetière des riches » à Fort-de-France qui intrigue certains martiniquais. Pourquoi ce surnom ? Quelle histoire se cache derrière les tombeaux ? Un article à lire ici.

Sur France 3 – La tombe de Rimbaud objet de curiosité

Tombes d’anonymes ou tombes de célébrités… Nombreuses ont été ornées de fleurs en ce jour de la Toussaint. Dans le vieux cimetière de Charleville-Mézières, plusieurs visiteurs se sont recueillis devant la tombe du célèbre poète et enfant du pays, Arthur Rimbaud. Un article à lire ici.

Sur France Bleu – L’art funéraire au cimetière

La Toussaint, ce sera sûrement pour vous l’occasion de rendre hommage à vos défunts. Mais se rendre au cimetière, c’est aussi l’occasion de se plonger, souvent dans une tranche d’histoire locale, voire nationale. Un article à lire ici.

Dans La provence.com – Les cimetières se visitent à Marseille

Il n’y a pas que le Père-Lachaise à Paris qui se visite : le cimetière Saint-Pierre aussi. Et pour aider les curieux avides de découvrir ce qui fonde aussi une partie du patrimoine humain, la Ville de Marseille a mis en ligne, il y a plusieurs mois, un site internet sur lequel on peut géolocaliser les tombes de personnalités enterrées à Marseille. Un article à lire ici.

Dans Ouest France – Tombes remarquables du cimetière d’Andouillé

Créé en 1793, en pleine période révolutionnaire, le cimetière d’Andouillé comporte plusieurs tombes qui racontent des pans d’histoire de la commune. Petite visite avec Yves Rivière, passionné d’histoire. C’est à lire ici.

Pompes funèbres, quand la famille souhaite anticiper un décès

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temps horloge salon funéraire
Le temps, au cœur des préoccupations du funéraire.

Toutes les familles ne viennent pas pour des décès qui ont eu lieu. Certaines viennent pour des décès qui vont avoir lieu, souvent dans un avenir proche. Y a-t-il une manière particulière de les recevoir ? Au moins, quelques petites choses à savoir. On vous dit tout sur ces familles qui souhaitent anticiper un décès.

Eloge de l’anticipation

Les décès ne surviennent que rarement de façon inopinée. L’immense majorité d’entre eux se déroule en établissement de soins, au sens large, où des personnels compétents peuvent prévenir la famille. Cette avance permet de faire ses adieux, qui est le point primordial, mais offre également un moment pour anticiper un décès.

Cette anticipation est importante : nos lecteurs savent à quel point les tâches à accomplir pour organiser des obsèques sont nombreuses et peuvent paraître lourdes au regard de la situation de détresse de la famille. Préparer le décès à l’avance permet d’effectuer des tâches indispensables et fastidieuses en conservant l’esprit clair et sans réel impératif de délai.

Contrecarrer les réticences

Pourtant, l’immense majorité des familles sont réticentes. Elles ont l’impression qu’anticiper un décès en réalisant des actions concrètes est une forme de manque de respect envers leur cher pas encore disparu. C’est une question de sensibilité personnelle, difficile à contrecarrer.

Pourtant, si l’on considère les faits d’un point de vue strictement pragmatique, il n’y a que des avantages pour la famille à préparer les obsèques quelques heures, voire quelques jours, avant la survenance du décès.

1280856402tarifsdevisPF-300x115 Pompes funèbres, quand la famille souhaite anticiper un décèsAnticiper un décès : c’est avoir le choix de son entreprise de pompes funèbres

  • Entendez par là, le choix réel. La théorie voudrait que l’on fasse plusieurs pompes funèbres, pour comparer autant les devis que la relation que l’on peut avoir avec le conseiller funéraire qui reçoit la famille. On ne le dira jamais assez (et on ne sera malheureusement jamais assez entendu) : un convoi n’est pas qu’un prix, il est un ensemble de services à forte valeur symbolique. Combien de familles ont été déçues parce qu’elles ont confié leur défunt à un assistant funéraire qu’elles considéraient comme un goujat, pour la seule raison qu’il était deux cent euros moins cher que son voisin ?
  • C’est prévoir, si nécessaire, la recherche de papiers importants : livret de famille, acte de concession au cimetière… sans être pressé par le temps et bouleversé
  • C’est aussi avoir plus de temps pour se recueillir. Ne pas passer des heures à remplir les papiers à attendre un devis pour le transport de corps etc. c’est du temps d’attente en moins, et donc plus de temps à passer auprès du défunt ou de ses proches.
  • Enfin, c’est la tranquillité d’esprit. Lorsque le décès survient, la famille sait exactement quoi faire, ce qui va se passer ensuite, et sous quel délai. Comme ledit une publicité « ça n’a pas de prix ».

Pas de méthodologie spécifique

Que faire lorsqu’une famille qui souhaite anticiper un décès entre dans votre bureau ?

Tout d’abord, si vous sentez que c’est un besoin, la déculpabiliser. Refuser la mort d’un proche peut être vu comme une forme d’égoïsme. Anticiper le décès serait alors une façon de montrer cette acceptation, et de prendre du temps pour mieux honorer son défunt. N’oubliez pas une chose : le fait de souhaiter anticiper ou non dépend largement de la personnalité, la culture, l’éducation, la perception des choses d’une famille. Exposez-leur vos arguments comme un point de vue, pas comme une vérité.

Vous pouvez faire signer un devis, qui n’engage absolument à rien. Retenez-bien : faire signer un bon de commande antidaté, c’est interdit. Votre habilitation serait retirée.

Pour tous les autres documents… C’est compliqué. Faire signer un pouvoir à une famille qui ne vous a pas signé de bon de commande, surtout sans date, c’est délicat. Ni autorisé, ni interdit, ce pourrait toutefois être vu d’un mauvais œil par les autorités.

La solution la plus simple est de pré-remplir tout ce qui peut l’être, et de vous déplacer pour tout faire signer lorsque la famille vous appelle. Après tout, elle a fait tout cela pour gagner du temps, si elle s’entend répondre « Bon, là il est tard, passez demain matin, à l’agence, pour régler ça », elle en sera courroucée, à juste titre. Les pompes funèbres sont avant tout un métier de service, alors, rendez service.

Anticiper un décès est toujours profitable pour une famille. N’oubliez pas de leur rappeler que c’est une façon de faire qui leur permettra de mieux organiser l’hommage à leur défunt, ce qui est une marque d’affection. Le contraire, donc, d’un manque de respect ou d’indifférence.