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Peine de mort : Dans les coulisses des bourreaux modernes

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Pendant que, ornée d’un magnifique T-Shirt troué je m’apprête à nettoyer ma maison de fond en comble en ce début de printemps, je vous invite à laisser tomber le barbecue pour vous plonger durant une petite heure dans les coulisses de la peine de mort aux États-Unis. Ah ben…on est sur Funéraire-Info quand même.

Que l’on soit en faveur ou non de la programmation de la grande faucheuse, le fait est que la peine de mort est encore bien présente dans un nombre certains de pays et notamment d’états aux États-Unis.

J’en ai vu des documentaires sur la peine de mort, j’ai lu des choses à ce sujet et suis toujours à l’affût lorsqu’un article parait sur un « raté » mais je crois que c’est le film Cœurs Perdus, un genre de Bonnie and Clyde moderne avec Jared Leto, Salma Hayek et John Travolta qui m’avait le plus marqué de ce côté là. Sans doute mon esprit trop romantique de fraise tagada.

Le fait est qu’aujourd’hui la peine de mort est soit plébiscité comme seule et grande justice, soit contrée comme crime contre l’Humanité. Il n’y a pas de vérité universelle, sinon tout le monde ferait pareil. Or…cela fait débat.

Il y a deux ans, le Nouvel Obs faisait état de la pénurie de poison et de la souffrance que provoquait alors l’injection létale. La peine de mort est un sujet éternel, qui vient des tréfonds de l’âme humaine.

Mais vous me connaissez ce qui m’intéresse ce n’est pas le fond du sujet c’est sa forme. Vous êtes professionnels du funéraire, professionnels de santé, vous côtoyez la mort. Vous avez à votre actif plus de morts que d’années de vie, certes…Mais entre voir un mort et voir la mort il y a un gouffre. Que se passe-t-il lorsque la vie sans va ? Que ressent-on ? Comment l’accueillir et comment vivre après elle ? Ce documentaire nous expose le quotidien de ceux et celles qui s’interrogent sans cesse sur ces questionnements.

 

Disparus, recherchés mais vivants sur Facebook

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Pour nos frissons du vendredi, une affaire très actuelle. Un couple américain, Charlie et Kala, publie sur Facebook les nouvelles de son bonheur, et discute même en message privé. Le problème, c’est que les deux tourtereaux, dans la vraie vie, ont disparu de la circulation depuis cinquante jours.

Disparus dans la nuit

Tout commence… On ne sait pas quand, exactement. Tout ce que l’on sait, c’est que, le 31 août 2016, Kala Brown envoie quelques SMS à des amis, et son compagnon, Charlie Carver, est filmé par des caméras de sécurité en train de quitter son travail, comme tous les jours, dans la papeterie qui l’emploie.

Puis quelques jours passent, et des proches s’inquiètent : silence radio du couple, qui est habituellement très actif socialement et proches, autant l’un que l’autre, de leurs familles. Inquiets, des parents et amis se demandent mutuellement des nouvelles du couple, puis décident de prendre contact avec le gardien de l’immeuble ou résident les amoureux.

C’est à ce moment que la situation se corse. La porte de l’appartement n’est pas verrouillée. A l’intérieur, le chien du couple, manifestement abandonné depuis plusieurs jours. Charlie et Kala, leurs téléphones et leurs voitures ont disparu. Et rien d’autres : vêtements, valises etc. sont toujours en place.

Contactée, la police prend l’affaire au sérieux. Du moins, relativement au sérieux.

Fantômes numériques

Et puis, commencent à apparaître des messages. Sur le Facebook de Charlie Carver, comme sur celui de Kala Brown, des statuts sont postés. En date du premier juillet, ils annoncent que Kala est enceinte. Le premier août, qu’ils ont acheté une maison. Et ainsi de suite. Des posts envoyés depuis octobre, et antidatés, comme Facebook le permet. Un post inquiétant apparaît parfois, comme celui-ci, sur la page de Charlie : « Ca ne s’arrêtera jamais, ils ne reviendront jamais auprès de leurs familles ».

Et en message privé aussi : certains membres de la famille et des amis ont discuté avec une personne sur la messagerie privée du compte Facebook de Charlie. Personne inconnue, qui donnait des réponses évasives, voire parfois absconse, s’accoquinant avec le mystique. Toujours, les statuts et messages sont, soit incompréhensibles, soit se veulent rassurants.

Phénomène de hantise ? Serial Killer sadique jouant avec les familles de ses victimes ? L’auteur de ces postes ne se soucie même pas de vraisemblance. C’est sans doute le plus inquiétant dans cette affaire.

Des pistes

La piste la plus prometteuse : l’ex femme de Charlie. Divorcé, celui ci vivait depuis plusieurs mois avec Kala, mais cette dernière avait déclaré à une amie qu’elle se sentait « espionnée » par sa rivale.

La police d’Anderson, en Caroline du Sud, n’a pas fait deux choses : convoquer la précédente épouse de Charlie, et demander l’adresse IP de l’interlocuteur à Facebook. Incompétence ? Complot ? Non, plus pragmatique : contrairement aux séries américaines, la police n’a pas tout pouvoir, et doit justifier ses actions. Pour l’instant, elle manque de preuves. Et même de piste, ont confiés ses responsables. En attendant, Charlie et Kala ont été enlevés, du jour au lendemain, de leur paisible existence, pour être emmenés ou ? Nul ne le sait. Sont ils vivants ou morts ? Sont ils retenus quelque part contre leur gré ? Par qui ? Pour quoi ?

La famille s’active sur Facebook, essayant de réunir de l’argent pour engager un détective privé.

Les derniers statuts en date sont mystérieux. Sur le profil de Charlie, la fin de la chanson « Hotel California » des Eagles : « Détends-toi, dit le portier de nuit, nous savons recevoir, Tu peux régler la note quand tu veux, mais tu ne pourras jamais partir »

Et sur celui de Kala « Si tu veux savoir, demande ». Une promesse non tenue.

Lusitania, la dernière traversée, d’Erik Larson

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Il est des écrivains, rares, qui arrivent à rendre des sujets, à priori pointus, totalement passionnants. C’est le cas d’Erik Larson, qui, pour son quatrième livre, nous plonge dans la tragédie du Lusitania. Coulé par un sous-marin Allemand durant la première guerre mondiale, il avait entraîné l’Amérique dans le conflit. Ou presque…

Lusitania, de quoi ça parle ?

1er mai 1915. Tandis que la Première Guerre mondiale entame son dixième mois, le Lusitania, luxueux paquebot britannique, quitte New York pour rejoindre Liverpool. Près de 2 000 passagers profitent des équipements modernes de ce navire puissant et rapide surnommé « le lévrier des mers ». L’Allemagne a classé en zones de guerre les mers entourant l’Angleterre mais le capitaine, William Thomas Turner, connait les règles interdisant les attaques de bateaux civils. Dans le périmètre du paquebot, à bord du sous-marin allemand U-20, le Kapitänleutnant Walther Schwieger décide néanmoins de passer outre ces règles.

Le 7 mai, les deux vaisseaux progressent vers Liverpool et les pièces du puzzle – notamment l’orgueil, un brouillard fortuit et un secret bien gardé – s’assemblent pour produire l’un des pires désastres de l’histoire.

Erik Larson, c’est qui ?

Diplômé de l’université de Pennsylvanie où il étudie l’histoire, la culture et la langue russe, il obtient également un master en journalisme de l’université Columbia. Après un bref passage au Bucks County Courier Times, il devient journaliste pour le Wall Street Journal, et contribue ensuite au Time Magazine. Il a écrit des articles pour plusieurs journaux et magazines, notamment The Atlantic Monthly, Harper’s et The New Yorker.

En 1999, il publie Issac’s Storm, un livre qui, sous la forme d’un reportage romancé, raconte sur les expériences météorologiques d’Isaac Cline pendant le passage de l’ouragan de Galveston en 1900. Ses livres suivants ont tous été des best-sellers.

A quoi ça ressemble ?

Il y a deux constantes chez Erik Larson. La première, c’est que, bien que romancé, tout est vrai. Chaque fait cité dans livre est adossé à la documentation correspondante dans la bibliographie de plusieurs dizaines de pages en fin de livre. C’est donc, historiquement, du sérieux.

La seconde, c’est cette habitude de raconter des histoires en parallèle jusqu’à la jonction finale. Lusitania ne fait pas exception à la règle, avec pas mois de quatre intrigues qui n’en font, en réalité, qu’une seule : Larson raconte les parcours parallèles du sous-marin et du Lusitania, décrivant, pour chaque bâtiment, la vie à bord, une galerie de portraits… Mais aussi la vie à la Maison Blanche, ou le président Wilson semble se préoccuper de bien d’autres choses que de la guerre en Europe, et celle de la Room 40, cellule du renseignement britannique qui espionne les sous-marins allemands.

Et au final, c’est comment ?

Au final, ça donne un livre d’Erik Larson, à avoir un livre d’histoire extrêmement rigoureux qui se lit comme un polar très bien raconté. Et qui ne manque pas de faire comprendre certains faits historiques et les remettant en perspective. Erik Larson explique dans son livre, preuves à l’appui, pourquoi et par qui le Lusitania a été sacrifié. Sacrifice vain, puisque l’Amérique n’entrera en guerre que deux ans plus tard, et que, dans son discours de vingt minutes devant le Sénat pour déclencher le conflit, pas une fois le président Wilson ne citera le Lusitania.

livre-lusitania-193x300 Lusitania, la dernière traversée, d'Erik Larson« Lusitania, la dernière traversée »

Erik Larson

Editions Le Cherche Midi
640 pages
22 Euros

Départ en corbillard maison pour son dernier voyage

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La riant village de Cascade, au Wisconsin

C’était un dernier souhait, formulé par l’Américain Arnold Raab. Cet habitant du village de Cascade (Wisconsin) voulait rejoindre le cimetière voisin à bord d’un corbillard tiré par un cheval, fabriqué par ses frères.

Arnold est mort fin juin âgé de 80 ans. Plus vieux d’une famille de quatorze enfants, il a vécu 42 ans dans le ranch familial avec sa femme Carol, élevant des chevaux. Il avait créé une activité de promenades en calèche pour de grandes occasions, des mariages notamment. Il a aussi travaillé un demi-siècle durant à l’usine Kohler Compagny (plomberie, meubles, moteurs).

Ils s’y sont donc mis à trois, Dennis, Randy et Alan, les cadets d’Arnold, pour bâtir ce corbillard rêvé. Les roues ont été trouvées dans la communauté Amish, mais le reste est un travail de menuiserie original, en partant de rien.

Vendredi dernier, Arnold a donc été porté dans l’après-midi jusqu’à la chapelle des es obsèques, puis jusqu’à son dernier repos. C’est Randy qui menait la procession, haut-de-forme sur la tête, nœud papillon et grand habit. Un cheval noir tirait le véhicule sur les quelques kilomètres du trajet au travers du comté de Sheboygan, mené par Dennis et la petite-fille Brittany. Le reste de la famille suivait derrière dans des véhicules.

Voiture Tesla : premier accident mortel pour le pilotage automatique

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Une voiture Tesla Model S

Voilà qui alourdira le passif des voitures sans conducteur actif, censées être notre avenir mais sous le feu de bien des interrogations. La marque Tesla de voitures électriques a déclaré un accident mortel, intervenu le 7 mai sur une route de Floride (États-Unis), à un carrefour. Le système d’auto-conduite était alors enclenché.

Une enquête a été ouverte par les autorités américaines pour examiner comment le système Autopilot a agit. Selon l’Agence de la sécurité routière (NHTSA), « un camion a pris un tournant à gauche en face de la Tesla », se trouvant perpendiculairement. D’où l’accident à l’intersection.

La voiture, une berline « Model S », se trouvait alors sur une autoroute à double sens. Rien dans le pilotage automatique ne semble avoir détecté ce poids lourds. Les freins n’ont pas été enclenchés. L’homme à bord de la Tesla (on ne peut parler de conducteur) est mort des suites de ses blessures.

Cette berline électrique est l’un des deux modèles de la marque californienne équipés de ce système de pilotage automatique. L’agence nationale de contrôle a bien pris soin de dire que ce logiciel ni ce type de voiture n’étaient pas remis en cause. Il fallait simplement voir s’il avait eu ou non un dysfonctionnement. Selon le constructeur, alors que ses véhicules testent ce système depuis quelque 200 millions de kilomètres, il s’agit de son premier accident mortel du genre.

Tuerie d’Orlando : le père d’une victime gay refuse d’enterrer son fils

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La boîte de nuit Pulse, à Orlando (Floride)

A Orlando, si on ignore l’identité de ce jeune homme, on sait qu’il était d’origine portoricaine, selon le site d’actualité hispanique Orlando Latino. Il se trouvait donc au Pulse (le nom de l’établissement) quand Omar Mateen a débarqué dans la nuit du 12 juin avec son fusil d’assaut, tuant en masse au nom de l’organisation État islamique. Près de 350 personnes se trouvaient alors présentes à cette soirée. 49 morts, à peu près autant de blessés. L’assaillant est finalement abattu par la police. Il s’agit du pire acte de violence homophobe à l’égard de la communauté LGBT, pire fusillade de l’histoire civile du pays.

A Orlando, le bureau de médecine légale du comté a travaillé à plein régime, en trois jours, pour identifier toutes ces victimes avant l’organisation des obsèques. Aux familles devenir récupérer leurs défunts.

Ce père n’a pas pu. Question culturelle sans doute, honte, peur d’être montré du doigt peut-être. Car l’homosexualité est encore une situation taboue sur l’île de Porto Rico, pourtant état associé aux Etats-Unis, là où il est légal de se marier entre personnes du même sexe. Le site internet fait le rapprochement avec la période sida des années 80. A l’époque aussi, des parents avaient refusé de réclamer le corps d’un enfant mort d’une complication du virus.

Le jeune homme d’Orlando a malgré tout eu des funérailles, une autre partie de sa famille habitant la région ayant été chercher son corps à la morgue.

Yellowstone : il glisse dans une source, son corps est dissous par l’acide

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Pour un retour à la nature, c’est plutôt réussi. Un visiteur imprudent du parc volcanique Yellowstone, aux Etats-Unis, s’est cru capable de sortir des chemins balisés. Mal lui en a pris : il a glissé dans une des nombreuses sources d’eau brûlante et acide. Son corps a été dissous.

Avec près de trois millions de visiteurs l’an, le parc national Yellowstone (Wyoming) est une merveille de la nature. Geysers, fumerolles, cratères, grand canyon, lacs, forêts, espaces encore sauvages : c’est le paradis des bêtes sauvages, de la pêche et de la randonnée. C’est aussi le lieu d’une prochaine méga-éruption volcanique, prédite par les scientifiques qui suivent de près l’habituelle activité sismique du lieu.

Autant dire que les touristes ont intérêt à rester dans les chemins balisés. Originaires de Portland (Oregon), le jeune Colin (23 ans) et sa sœur se promenaient sur un chemin de randonnée, quand ils s’en sont écartés, mardi dernier. Soudain, le garçon a glissé sur ce sol fragile et instable, chutant dans une source du Norris Geyser Basin, l’un des secteurs les plus chauds de ce très vaste parc.

On y mesure des eaux acides à quasiment 100 degrés. Elles atteignent même 200 degrés à soixante mètres de profondeur. Dire que la baignade y est interdite va de soi.

La sœur du malheureux a eu beau alerter les Rangers, gardiens du parc, il n’y avait pas d’espoir. Les recherches ont été abandonnées hier, les gardes estimant que le corps a été entièrement dissous. Colin est venu gonfler la liste noire des désormais 22 personnes au moins mortes accidentées dans ce paysage beau mais hostile depuis 1890.

Elle tracte un cercueil pour alerter contre les maladies mentales

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(capture Youtube)

Greta Schwartz devrait arriver ce mercredi au Capitole de Trenton, capitale du New Jersey (Etats-Unis). Pour sensibiliser aux questions de santé mentale, d’addiction, de dépression, elle aura parcouru depuis lundi 129 kilomètres à pied, tirant derrière elle un cercueil orné de noms de personnes qui se sont suicidées.

Ancienne actrice new-yorkaise reconvertie patronne d’un bar, la quadragénaire marche sur les routes sac sur le dos, et tirant sa bière équipée de roues, et enfermant sa réserve de nourriture. Selon les médias locaux, qui relatent l’histoire, le mot « révolution » y est inscrit, tout comme 70 patronymes d’individus qu’elle a connu, elle et son entourage. Sur son chemin, des riverains sont sortis de chez eux la voyant passer. Partageant leurs histoires, ils ont contribué à gonfler la liste des noms.

Tout est parti d’une conférence sur le sujet donnée en novembre dernier à l’université de Stockton par l’ancien député Patrick Kennedy, neveu de l’ancien Président. Greta Schwartz en a été émue. En cette année localement électorale, elle entend sensibiliser, prévenir. « Je suis juste une maman qui veut faire bouger les choses », a-t-elle déclaré. Son fils connaît lui-même dans son entourage deux étudiants qui ont mis fin à leurs jours en 2014 et 2015.

Au plan national, le suicide constitue la dixième cause de décès et concernait treize personnes sur 100.000 habitants en 2014. L’état du New Jersey (dont les statistiques sont un peu inférieures à la moyenne) est déjà sensibilisé à la question. Il a développé une ligne téléphonique d’écoute et de prévention, et ouvert un site internet spécialisé.

Peine de mort : un sursaut humanitaire et des arrières pensées

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Groupe pharmaceutique bien connu, Pfizer a annoncé qu’il ne fournirait plus l’administration américaine en produits destinés aux condamnés à mort. Sursaut humanitaire ? Tardive prise de conscience ? Non, supposent des observateurs. Juste une vengeance fiscale, comme le raconte la chaine de télévision TV5Monde sur son site.

L’injection létale est encore la méthode préférée dans 31 Etats aux Etats-Unis adeptes de la peine capitale. Dans un communiqué, la firme s’est dite, « choquée » par le « détournement de nos remèdes pour tuer des prisonniers ». « Pfizer fabrique des produits pour améliorer et sauver la vie des patients », rappelle l’entreprise. Une prise de position qui a enthousiasmé les opposants à la peine de mort.

Elle exige désormais de ses clients et distributeurs un engagement que ses produits ne serviront que dans un but médical. Elle rejoint également du même coup la vingtaine de concurrents de l’industrie pharmaceutique, tant européens qu’américains, qui ont adopté la même attitude. Avec pour conséquence directe une pénurie de produits pour l’administration pénitentiaire, qui a eu pour conséquence une diminution  des exécutions. Certains Etats tentent désormais de s’approvisionner sur des marchés clandestins, voire de rétablir la chaise électrique ou le peloton d’exécution.

Cette vertu nouvelle affichée de l’entreprise Pfizer est-elle si désintéressée qu’elle y paraît ? Aux Etats-Unis, la presse n’hésite pas à faire un curieux rapprochement. Car voici quelques semaines, les autorités américaines ont fait échouer une fusion entre Pfizer et la société Allergan (qui fabrique le Botox). Pour les protagonistes, cela devait créer le plus grand groupe mondial du secteur, et générer des économies d’échelle. Mais surtout, le siège d’Allergan se trouvant en Irlande, cela aurait permis de transférer le siège de Pfizer à Dublin, là où l’impôt sur les sociétés est trois fois moins important qu’aux Etats-Unis. Le président Obama n’avait alors pas hésité à dénoncer en substance cette tentative supposée d’évasion fiscale.

Design américain : une lampe pour s‘adresser aux défunts

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(capture site Journal du design)

C’est un exercice de style, et doit être regardé comme ça. Le projet de diplôme d’un jeune designer industriel américain, Damian Pachedo. Constatant que l’hommage rendu aux morts ne va que dans un sens (finement observé, Damian), il a voulu « inventer » une réponse symbolique de l’absent.

C’est le Journal du design qui a repéré cette trouvaille. Originaire de l’Utah, ayant aussi vécu au Mexique, Damian Pachedo aime le cuir, du moins comme matière à travailler. Mais pas que. La « Winter Lantern », objet funéraire, en est l’illustration.

Il a voulu partir de l’affection qu’il portait à sa grand-mère adoptive, une madame Winter, décédée voici quelques années. En réemployant ses vêtements mélangés à de la résine, il a imaginé une lampe, qu’il voit comme une métaphore de l’amour et de l’étreinte.

La lampe s’allume quand on la saisi entre ses mains, avec un rythme de battements de cœur. Cette lumière constitue en quelque sorte la réponse de l’être disparu à l’hommage qu’on lui apporte.