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A faire avant de mourir…au menu du réveil funéraire du vendredi 2 mars 2018

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réveil funéraire du vendredi 2 mars

A faire avant de mourir…au menu du réveil funéraire du vendredi 2 mars 2018. Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs dans le réveil funéraire du vendredi 2 février. Revivez l’actualité dans le réveil funéraire sur Funéraire-Info.

Cancer – Lu sur France Bleu

Le chiffre interpelle. Avec 18 000 décès par an au niveau national, dont 250 en Isère, le cancer colorectal est une maladie à ne pas négliger. C’est même le deuxième cancer le plus meurtrier après celui du sein. *

Gênes – Lu sur Sciences et Avenir

Des chercheurs ont observé et mesuré l’activité génétique après le décès d’une personne. Des travaux qui permettent d’évaluer l’heure de la mort avec une extrême précision.

Animaux – Lu sur Sciences et Avenir

Mais qui a donc tué les ours bruns (Ursus arctos) M33, F22 et BJ1 ? En mai 2015, les corps d’une ourse et de deux oursons sont découverts en Italie, dans les Alpes. Première certitude : les blessures n’ont pas pu être causées par un humain. Non, le coupable est un autre ursidé. « La mère a été trouvée recouverte de terre, de branches et de feuilles ce qui est un comportement typique des ours qui tentent de défendre une carcasse des charognards », explique dans une étude parue le 23 février 2018 dans Nature Conservation une équipe de chercheurs italiens. En faisant appel aux techniques de médecine légale, ces derniers ont été capables de retrouver le « coupable ». 

Avant de mourir – Lu sur Medisite

Etre réanimé à tout prix ou pas ? Incinéré ou inhumé ? Testament ou pas ? Penser aux détails du jour où on quittera ce monde n’est pas facile, mais c’est encore plus difficile pour les proches qui restent lorsqu’ils ne savent pas ce que le défunt aurait voulu. Voici six démarches à préciser avant la mort pour être sûr de faire respecter ses dernières volontés.

Deuil impossible – Lu sur France TV Info

Meurtre d’Alexia Daval : « On essaie de faire le deuil mais il ne se fait pas », confient ses parents. Isabelle et Jean-Pierre Fouillot, les parents d’Alexia Daval, se sont confiés à « L’Est républicain » jeudi. « Comment trouver l’apaisement ? », confient-ils, tout en avouant ne pas avoir de « haine » envers Jonathann Daval. 

Euthanasie – Lu sur France TV Info

Dans une tribune, un collectif de 156 députés, issus principalement de la majorité, appelle à légiférer sur le droit à l’euthanasie pour les malades en fin de vie.

Vols – Lu sur l’echo Républicain

Treize tombes d’un cimetière d’Eure-et-Loir ont été dépouillées de leurs croix métalliques. De la ferraille pourtant sans grande valeur a priori.

Palliatif – Lu sur Funéraire Info

Gérer le quotidien des familles endeuillées est un lourd travail, mais gérer le quotidien des familles de patients en fin de vie est un autre travail. Voir mourir… La mort en soin palliatif n’a pas le même visage, elle rôde plus longtemps. Pour certains, c’est une douce mort pour mieux appréhender le travail de deuil, pour d’autres c’est la punition d’une longue agonie. Comment gérer la détresse psychologique dans une unité de soin palliatif ?

la Sarco Capsule, euthanasie et suicide en 3D

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Sarco 3D suicide

Le Dr Philip Nitschke se considère comme le Elon Musk du suicide assisté – et sa dernière invention mortel, la Sarco, est sa Tesla.

Newsweek a interviewé le docteur de 70 ans immédiatement après que l’état de Victoria en Australie, son pays d’origine, a voté cette semaine un loi pour légaliser l’euthanasie.
Jeune diplômé de l’école de médecine, Nitschke s’est trouvé attiré par le monde de l’euthanasie et par le travail du Dr Jack Kevorkian, le plus célèbre promoteur de l’euthanasie aux États-Unis.

En 1997, il a fondé Exit International, un organisme sans but lucratif qui milite pour la légalisation de l’euthanasie. En 2006, il a publié le Peaceful Pill Handbook , qui enseigne les moyens efficaces de se suicider.

Il a créé sa version d’un «exit bag», qui agit comme un masque de respiration, avec du monoxyde de carbone remplaçant l’oxygène. Sa dernière invention, la Sarco capsule, est la réponse à des problèmes esthétiques. La machine est élégante, souligne Nitschke, luxueuse. Le produit fini ressemble à un vaisseau spatial digne de Star Trek. Elle se compose d’une base qui contient des bidons d’azote liquide et un compartiment amovible, qui peut être utilisé comme un cercueil. L’ensemble sera open-source et pourrait théoriquement être imprimé en 3-D partout dans le monde.

La Sarco Capsule, euthanasie et suicide

Voici comment cela fonctionne: L’utilisateur potentiel remplit un sondage en ligne qui évalue sa santé mentale, et s’il passe le test, ils reçoit un code d’accès qui fonctionne pendant 24 heures. Après la saisie du code et une confirmation supplémentaire, la capsule Sarco se remplira d’azote liquide pour ramener le niveau d’oxygène à environ 5%. En une minute, l’utilisateur s’évanouit, et quelques minutes plus tard, la mort arrive.
Nitschke promet que la mort est relativement indolore…
C’est le «droit d’un adulte rationnel d’avoir une mort paisible», a-t-il déclaré, ajoutant que «toute personne âgée de plus de 70 ans devrait pouvoir mourir».

Source : Newsweek

Anne Bert, Las Vegas…Le réveil funéraire du mardi 03 octobre

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Réveil funéraire du 03 octobre

Au menu du réveil funéraire, Anne Bert, la fusillade à Las Vegas…Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs du mardi 03 octobre 2017. Revivez l’actualité dans le réveil funéraire sur Funéraire-Info

Nous vous en parlions ici, Anne Bert qui souffrait d’une maladie dégénérative incurable, la maladie de Charcot, avait pris la parole il y a peu pour défendre le droit à mourir. Comme elle l’avait annoncé, elle a été euthanasiée lundi matin dans un hôpital Belge « comme elle l’avait souhaité » a annoncé sa fille. Anne Bert avait 59 ans, elle avait interpellé les candidats à la présidentielle sur la législation française en matière de fin de vie. 

Dans l’actualité c’est aussi cette fusillade à Las Vegas, tous les journaux ont le même titre « la fusillade la plus meurtrière de l’histoire récente des États-Unis ». Au moins 59 personnes ont été tuées, lundi 1er octobre, à Las Vegas, lors d’un festival de musique en plein air. Le tueur a été identifié comme étant Stephen Paddock, un Américain âgé de 64 ans. L’État Islamique a revendiqué l’attaque mais l’on ignore encore s’il existe un lien avec le tueur. 

Le maire de Jugy a demandé à ses administrés de l’aider à prendre une décision. Les sapins du cimetière doivent ils être coupés ? Le maire était contre, ces arbres sont centenaires et donnent « un côté bucolique au cimetière », sauf qu’ici ils font beaucoup de dégât et que les racines soulèvent même parfois les tombes. Adjugée, cette décision devrait coûter jusqu’à près de 10 000 €.

Le conseil de prud’hommes de Poitiers dira le 31 octobre prochain quelle lecture il fait du licenciement pour inaptitude médicale, en juillet 2015, d’un jeune homme qui travaillait au crématorium de Poitiers-Sud. A-t-il été victime de harcèlement moral via des remarques désobligeantes répétées de la part de sa supérieure directe sur la qualité de son travail ? La Société des crématoriums de France conteste cette vision des choses, parlant d’un salarié qui « conteste son licenciement par opportunisme un an après un refus de rupture conventionnelle ». Recruté comme jardinier paysagiste en charge du jardin du souvenir, l’ancien employé fait remonter ses difficultés à la période à laquelle on lui a demandé, sans formation, de s’occuper aussi de l’accueil des familles.

FO CGT CFDT se sont réunis afin d’entreprendre une action symbolique : 52 personnes ont déposé un cercueil tout noir symbolisant la mort du service de cardiologie et des soins intensifs du centre hospitalier de Béthune.

Midi Libre revient sur l’étude CREDOC d’octobre 2016 qui explique que la participation active de la famille aux obsèques aide à mieux aborder les étapes de deuil. L’étude insiste sur l’importance du conseiller funéraire et de l’aide qu’il peut apporter dans la gestion des obsèques, de même que l’importance de la personnalisation.

Macabre découverte à Villeneuve à Grenoble, un cadavre a été trouvé ce lundi 2 octobre 2017 dans un appartement. C’est un huissier qui a fait la découverte venu récupérer le loyer impayé.

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L’actualité du funéraire du mercredi 27 septembre

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actualité du funéraire 27 septembre

Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs du mercredi 27 septembre 2017. Revivez l’actualité sur Funéraire-info.

Décès

Le chanteur Gérard Palaprat, ex-star éphémère des années 70, est décédé lundi soir. Il était principalement connu pour son tube « Pour la fin du monde », chanté en 1971. Gérard Palaprat souffrait d’un cancer, il est décédé à l’âge de 67 ans. 

Le petit Yaël avait 3 mois et demi lorsqu’il a succombé au syndrome du bébé secoué, en 2014, alors qu’il était en garde chez sa nourrice.  Cette dernière, pour qui s’ouvre le procès aux Assises des Hautes de Seine, nie être responsable de la mort du petit. La nourrice a par ailleurs quatre enfants, qui tous ont été placés par l’Aide Sociale à l’Enfance.

Justice

Cette nuit, La Cour suprême des Etats-Unis a accordé un sursis inespéré à un citoyen noir condamné pour meurtre, qui devait être exécuté dans l’Etat de Géorgie. Après avoir que l’exécution ait été retardée une première fois, la haut cour de Washington a décidé la suspension de la peine capitale. Keith Thrape avait été condamnée par un jury dont un homme était convaincu que les noirs n’avaient pas d’âme.

En Iran, un homme de 74 ans a été condamné à mort pour organisation de soirées de débauche. Il a été reconnu d’être à la tête d’un réseau de « dépravation », et comme ayant organisé des partouzes durant lesquelles les femmes étaient agressées sexuellement.

Hommage

En 2016, des fouilles archéologiques permettent de mettre la main sur des ossements et des boutons d’uniformes. Louis Mion est mort au front pendant la Première Guerre mondiale en 1914. Son inhumation a eu lieu ce mardi 26 septembre au cimetière militaire de Notre-Dame de Lorette.

Cimetières

Le conseil municipal de Vesoul a décidé de lancer le concept de récupération de tombes en Haute-Saône. 15 tombes en bon état n’ont pas été réclamées par les familles à la fin de la durée de concession. Les pierres seront poncées et remises en état pour être vendues entre 200 et 1 000 euros. 

L’office du Tourisme de Champigny-la-Futelaye, en Normandie, organise des visites au cimetière. Dans ce lieu de mémoire reposent les restes de 19 800 soldats allemands, décédés pendant la Seconde guerre mondiale. 

Grâce à la bonne volonté de l’entreprise SARL Thierrée, à Verneuil d’Avre et d’Iton, et au bénévolat de Jean-Claude Raimbaux, marbrier à la retraite, la restauration de quelques croix endommagées des sépultures des moniales enterrées au cimetière de l’abbaye Saint-Nicolas a été possible. 

Euthanasie

Au début du mois, les médias ont relayé l’histoire mise en lumière par Anne Bert elle-même sur la maladie de Charcot et en horizon, la législation sur la fin de vie. Nous sommes deux ans après l’adoption de la loi Claeys-Leonetti. Cette loi a instauré le droit à la sédation profonde et continue pour les malades en phase terminale. À lire sur Funéraire Info.

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Fin de vie, euthanasie : jusqu’à quand la vie mérite-t-elle d’être vécue ?

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fin de vie

Au début du mois, les médias ont relayé l’histoire mise en lumière par Anne Bert elle-même sur la maladie de Charcot et en horizon, la législation sur la fin de vie. Nous sommes deux ans après l’adoption de la loi Claeys-Leonetti. Cette loi a instauré le droit à la sédation profonde et continue pour les malades en phase terminale.

Pourtant votée à une large majorité, la ministre de la santé Agnès Buzyn, assure que pour l’instant « le sujet n’est pas à l’ordre du jour ». Une phrase inaudible pour les personnes concernées, leurs familles, médecins, infirmières en soin palliatif, ni pour la société. Une décision politique dans la lignée de celle du Président de la République qui avait assuré pendant sa campagne vouloir une avancée sur le sujet, mais sans se précipiter. En revanche, la loi sur la bioéthique est prévue pour 2018, à ce titre, la ministre de la santé n’exclue pas rouvrir le sujet à ce moment là.

La Belgique, l’eldorado de la fin de vie et de la mort ?

Il y en a qui vont en Roumanie pour des soins dentaires, ou au Brésil, au Magreb pour la chirurgie esthétique, en Hongrie pour l’ophtalmologie et d’autres en Belgique pour le droit à mourir. C’est ce qui a déclenché cette vague de polémique suite à l’annonce d’Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot qui a annoncé publiquement se rendre prochainement en Belgique pour y être euthanasiée. En effet en Belgique, l’euthanasie est légale depuis près de 15 ans maintenant. Une réponse face à la détresse de certaines personnes en fin de vie, qui réclament le droit à mourir dans la dignité. En Belgique les médecins affirment recevoir de plus en plus de demandes de françaises. Mais ce n’est pas si simple, il ne s’agit pas de passer la frontière et d’en finir avec la douleur et la détresse, il faut établir une relation de confiance avec le médecin, les dossiers sont analysés scrupuleusement pour n’omettre aucun détail éthique ou moral. À ce titre, entre la prise de contact et l’acte en lui-même il se passe en général plusieurs mois, loin des dires et des rumeurs véhiculées en France.

hôpital-300x185 Fin de vie, euthanasie :  jusqu’à quand la vie mérite-t-elle d’être vécue ?Une loi sur la fin de vie mal connue

À chaque fois que je viens vous parler d’euthanasie, cela suscite une vague d’émotion sur les réseaux sociaux, et c’est normal. Dans la même veine, 80% des français sont favorables à l’euthanasie, mais tous disent mal connaître la loi. Seul l’arrêt des soins est aujourd’hui légal dans notre pays, pourtant plus de 45 % des individus pensent que la loi autorise l’euthanasie par injection létale. Il ne reste plus qu’un individu sur 10 pour expliquer ce qu’il y a vraiment dans la loi Claeys-Leonetti. Le texte prévoit la sédation profonde et continue jusqu’au décès pour certaines personnes. En ce qui concernent les directives anticipées tous ou presque jugent primordial que leurs proches connaissent leurs souhaits en la matière sauf que personne ou presque n’a rédigé un tel acte.

La maladie de Charcot, une maladie invisible ?

Dans le cas précis d’Anne Bert, c’est la société qui s’interroge, le magazine La Croix a récemment publié un article qui vient contrecarrer la décision d’Anne Bert tout en « respectant son choix ». D’autres points de vue s’élèvent en disant que l’euthanasie n’est pas forcément la seule alternative à la maladie de Charcot et des témoignages viennent appuyer ces dires en expliquant vouloir profiter des derniers instants jusqu’au bout.

Un débat quasi sans fin, qui malgré une forte volonté de l’opinion publique n’est pour l’instant pas près de bouger. L’on peut comprendre la position du gouvernement de faire attention au moindre mouvement sur cette loi de la fin de vie qui représente par ailleurs, déjà une certaine avancée. Mais la question reste ouverte : jusqu’à quand la vie mérite-t-elle d’être vécue ?

Quand l’Angleterre sacrifiait ses animaux de compagnie

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Esterel et Kamala chien et chat
Esterel (le chat) et Kamala (le chien)

« Ach, la guerre, gross malheur ». Derrière cette phrase devenu un gimmick amusant se cache une réalité dont nos aînés ne se souviennent que trop bien : des souffrances importantes, et quotidiennes. Pour les hommes comme pour les animaux de compagnie. Et certains, à l’approche de la seconde guerre mondiale, voulurent épargner cela à leur fidèle compagnon. A n’importe quel prix.

Londres, au début du mois de septembre 1939. Des files s‘allongent, s’allongent indéfiniment.

Quelques heures plus tôt, le 3 septembre, à 17 heures, l’Angleterre venait de déclarer la guerre à l’Allemagne, précédée par la France, le même jour, quatre heures plus tôt. Les britanniques honoraient ainsi une promesse faite à la Pologne en mars de la même année.

La population ne resta pas indifférente, et un sentiment se développa rapidement dans la population : une sorte de résignation déprimée. Les Anglais savaient pertinemment que laisser Hitler agir à sa guise n’était pas la bonne solution : ce ne serait qu’une question de temps avant qu’il ne tourne son regard vers les îles Britanniques, considérées par les nazis comme un gigantesque porte-avion ennemi stationné au large de leurs côtes.

Mais nombreux sont ceux qui se rappellent encore des horreurs de la Première Guerre Mondiale, qui s’est achevée à peine 21 ans auparavant. La mobilisation, les privations, les pénuries, l’inquiétude constante… Les souvenirs, affreux, affleurent aux mémoires meurtries.

Le plan de Hitler n’est pas une surprise, en même temps, ses options sont limitées. Conquérir l’Angleterre est un plan en trois phases, blocus, pour affamer la population et empêcher les approvisionnements en munitions, bombardements, pour saper les défenses et le moral, et enfin, débarquement pour l’invasion.

L’Amérique est, et restera neutre, jusqu’à un certain point. Hitler n’a pas l’intention d’offrir à Roosevelt un Lusitania comme prétexte à l’entrée en guerre des États-Unis. Il faudra attendre 1941 et Pearl Harbor pour que les États-Unis s’engagent, d’abord contre leur agresseur japonais, puis contre son allié Allemand.

Mais, en ce 5 septembre 1939, on est encore loin de la grande histoire. Tout ce que les anglais savent, c’est qu’ils sont en guerre, et qu’ils vont souffrir. Alors, ils se résignent et organisent un massacre déchirant.

Des files de britanniques font la queue devant les vétérinaires avec leurs animaux de compagnie adorés. Des chiens, des chats, tous aimants et aimés de leurs maîtres, tous sans doute surpris de ce changement soudain de leur routine, tous ignorants qu’ils sont dans les derniers instants de leur vie. Quelques minutes, quelques heures plus tard, parfois, leur maître sanglotant les abandonneront à la piqûre létale du vétérinaire.

Hitch-chien-et-chat-300x300 Quand l’Angleterre sacrifiait ses animaux de compagnie
Hitchcock

La foule obéit à une sorte d’instinct. Cette initiative n’est pas concertée. Il n’y a eu aucun appel médiatique, aucune consigne gouvernementale. Tous ces gens ne se connaissaient pas et ne se sont pas concertés. Spontanément, les milliers de britanniques, apprenant leur entrée en guerre, ont décidé de tuer leur animal de compagnie.

Pourquoi ? Les versions divergent. Les positivistes virent dans ce mouvement un acte de charité, le souci de personnes aimantes d’épargner à leur animal innocent les affres de la guerre. Les cyniques y virent l’élimination pragmatique de bouches à nourrir. Soyons honnête : il y avait sans doute à la fois de l’un et de l’autre.

Rapidement, les vétérinaires et les crématoriums, où les animaux étaient ensuite amenés, arrivèrent à saturation. Il n’est pas exagéré de parler de mouvement de foule : en quelques jours, avant la mi-septembre, environ 400 000 animaux furent euthanasiés, soit, d’après les estimations de l’époque, un animal domestique sur quatre. C’est plus que le nombre de victimes humaines en Angleterre durant toute la durée de la guerre.

Presque immédiatement, le massacre fut suivi d’un immense moment de regret. Ombreux furent les maîtres, sans doute, à contempler leurs foyers désormais trop calme, vidés de l’affection de leur chien ou chat adoré.

Dans le ciel trop calme, en ce mois de septembre 1939, montèrent de nombreux sanglots. Les bombes du blitz d’Hitler ne se mirent à pleuvoir qu’un an plus tard, en septembre 1940.

Le conseil constitutionnel renforce la loi Léonetti sur l’arrêt des soins

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conseil constitutionnel

Aujourd’hui, pour certains c’est le dernier jour de la déclaration d’impôt, il y a des « ah zut » qui viennent d’apparaître. Mais juin c’est aussi tout un tas de nouvelles lois, décrets, augmentations, promesses. Parmi les choses importantes le Conseil constitutionnel a validé la procédure collégiale d’arrêt des traitements pour les patients hors d’état d’exprimer leur volonté. Un point, sur la fin de vie.

Suite aux affaires, de Vincent Lambert et Marwa, une association de familles de traumatisés crâniens avait saisi le gardien des libertés publiques pour prendre en compte l’arrêt des traitements.

La loi Léonetti/Claeys est la seule loi sur la fin de vie en France et prévoit jusqu’à aujourd’hui que seul le médecin à le droit de prendre la décision de l’arrêt des traitements. Cette décision, forte de conséquence n’est prise qu’en cas où la poursuite des soins est une obstination totalement déraisonnable et en souffrance par rapport au patient. Le médecin valide cette décision après une procédure collégiale.

Après consultation, le pouvoir médical est renforcé et dit que seul le médecin reste l’unique décideur lorsqu’on est pas en mesure de connaître la volonté du patient. Une décision qui ne fait pas l’unanimité au sein des associations qui regrette qu’il faille aller devant le juge à chaque désaccord. Pour eux, le médecin devrait prendre en compte le choix des familles des patients pour l’aider dans sa décision.

Le conseil constitutionnel quant à lui, à rappelé que c’était le droit de la famille de saisir le juge en cas de désaccord avec le choix du médecin, sauf que ce choix existe déjà.

Ceci s’applique uniquement dans le cas où la volonté du patient est inconnue, dans les autres cas, le médecin s’engage à respecter scrupuleusement les directives anticipées, ou à consulter la personne de confiance.

Une précision tout de même le Conseil constitutionnel précise que la décision du médecin doit être notifiée aux personnes auprès desquelles le médecin s’est enquis de la volonté du malade, « dans des conditions leur permettant d’exercer un recours en temps utile ». D’autre part, ce recours doit pouvoir être « examiné dans les meilleurs délais par la juridiction compétente », aux fins d’obtenir la suspension éventuelle de la décision contestée.  Ce qui devrait mettre fin au décès prématuré de personnes dont la famille était en désaccord pour l’arrêt des soins.

Loi Léonetti : Les français favorables à l’euthanasie

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80 % c’est le chiffre du jour, il correspond au pourcentage de personnes favorables à l’euthanasie en France. Mais derrière ce chiffre il y en a un autre : 47. Nous sommes 47% à penser que cela existe déjà. Quels idéalistes sommes-nous ! On refait le point.

En janvier pourtant c’était plutôt clair. Le Monde nous expliquait que la proposition de loi PS-LR était définitivement adoptée. Nous revenions de loin après quelque chose qui ressemble à ça :

Capture-d’écran-2016-11-22-à-11.05.21 Loi Léonetti : Les français favorables à l'euthanasie

Adopté-rejeté-adopté-modifié-adopté-adopté. Vous suivez un peu ? D’ailleurs ces textes les voici, je vous les donne, de rien, merci, bonjour chez vous.

On peut mourir en paix s’il vous plait ?

Eh non, niet, nada, walou. En France, seul l’arrêt des soins et la sédation sont possibles, mais il n’est aucunement fait référence nulle part à l’administration volontaire par le malade d’une substance létale afin de provoquer la mort. Laisser la mort arriver oui, lui donner un moyen d’arriver en avance, non. C’est un peu le résumé.

Pourtant dans une société où le deuil est mal géré, les Assises du funéraire ont révélées que les personnes touchées par un deuil dont le malade était en souffrance à la fin de sa vie est très dur à vivre même si elles ont pu préparer à l’avance les obsèques. Il n’en demeure pas moins que la souffrance liée aux émotions est impalpable.

Voilà pourquoi 80% des français se disent aujourd’hui favorable à l’euthanasie. La France est un pays très encadré au niveau éthique, et à toujours fait très attention à toutes les questions liées à la vie et à la mort – droit à l’avortement, don du sang, fécondation in vitro, clonage, peine de mort, euthanasie- Tout à toujours été sujet à polémique dans un pays qui met l’accent sur la vie avant le reste.

La loi n’est donc pas complète pour une majorité de personnes, mais derrière cela il y a encore un problème de taille et il s’agit des volontés. Même si 92 % des personnes interrogées déclarent qu’il est essentiel de connaître les souhaits du malade sur cette question, 88% d’entre elles n’ont pourtant jamais données la moindre directive à ce sujet.

Pour que la position de la France évolue dans un sens ou dans l’autre, la loi doit-elle régir les volontés du peuple ou le peuple doit-il affirmer ses volontés à l’État ? Un dialogue philosophico-éthique de sourds, dans un pays qui, décidément à bien du mal à communiquer, sur la mort, et donc sur la vie.

Aide au suicide : La demande spécifique des Pays-Bas

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L’aide au suicide diffère de l’euthanasie au sens où le suicide assisté permet à la personne. D’avoir un environnement et des moyens nécessaires pour son suicide. C’est le « patient » lui-même qui déclenche sa mort et non un tiersLe suicide médicalement assisté permet d’aider des patients à mettre eux-mêmes un terme à leur vie à cause de souffrances jugées intolérables.

Quelques pays ont légalisé certaines formes d’aide au suicide, en France c’est la loi Léonetti sur la fin de vie qui est la plus aboutie sur la question.

Le suicide médicalement assisté est illégal dans la plupart des pays hormis quelques exceptions telles que : la Suisse, les Pays-Bas, cinq états des États-Unis et le Canada.

  • Le suicide assisté a été rendu légal en premier lieu en Suisse en 1942.
  • Pays-Bas : Légale depuis 2002.
  • États-Unis : le suicide médicalement assisté est légal dans l’Oregon depuis 1998 et est également légal dans les États de Washington, Montana, Vermont et Californie.
  • Au Canada, le suicide assisté a été rendu légal le 17 juin 2016.

En France, le suicide assisté est interdit.

Toutes sortes de procès sont en cours dans différents pays nous pensons évidemment à l’histoire douloureuse de Vincent Humbert ainsi que celle de Vincent Lambert. Mais aujourd’hui ça n’est pas de la France dont je voudrais vous parler mais des Pays-Bas.

Courrier International a publié récemment un article sur le cabinet de Mark Rutte ( gouvernement ) au Pays-Bas. Il souhaite légaliser l’aide au suicide pour les personnes âgées qui ne veulent plus vivre.  Une proposition controversée qui vient vraiment à contre courant de celles proposées jusqu’alors puisque le suicide assisté concernait surtout les personnes malades dont la souffrance n’était plus supportable, sans aucun espoir d’amélioration. Pourtant la majorité des députés semblent, contre toute attente, soutenir cette proposition.

Un projet de loi va être dessiné afin de dépénaliser cette assistance pour personnes âgées. Là encore une distinction est faite entre euthanasie et suicide assisté puisque l’euthanasie concerne uniquement les patients en souffrance.

Une affaire politique ?

Derrière tout ça, c’est le gouvernement qui s’insurge contre les libéraux-conservateurs. Le sujet est intéressant au sens où il touche à la question de l’impact du deuil traité à l’occasion des Assises le 3 Octobre dernier en France. La solitude suite au décès du conjoint, la perte de lien social, etc. conduisent certaines personnes âgées à motiver leur droit à mourir considérant leur vie comme finie et bien vécue.

La religion dans tout ça ?

On le voit très bien dans les pays conservateurs ou dans ceux où la peine de mort est encore appliquée, la mort est une punition. Pour les partis confessionnels des Pays-Bas, le débat est tout autre, il doit appuyer en faveur d’une meilleure prise en charge des soins des personnes âgées dans une population vieillissante.

Un débat qui ne fait que commencer mais qui est une vraie question d’actualité et ce, indépendamment des Pays-Bas.

Suicide assisté au Canada : Pas de funérailles religieuses

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Illustration funérailles

Des directives indiquant aux prêtres de refuser la célébration de funérailles à certains fidèles qui ont eu recours à l’aide médicale pour mourir, appelée également suicide assisté, ont été transmises par les évêques canadiens catholiques des Territoires du Nord-Ouest et de l’Alberta.

Un document de 32 pages qui s’intitule « Directives pour la célébration des sacrements aux familles et aux personnes qui considèrent ou choisissent l’euthanasie ou la mort par le suicide assisté » vient d’être signé par six évêques qui revendiquent plus d’un million de fidèles catholiques des Territoires du Nord-Ouest et de la province d’Alberta, dans l’Ouest.

Les évêques de l’Ouest canadien ont donné une consigne aux prêtres selon Le Devoir, de refuser l’accès aux rites religieux à ceux qui ont recours à l’euthanasie ou aux services d’aide médicale à mourir.

À la fin du printemps, le Parlement canadien a adopté définitivement, dans un texte la légalisation, sans inclure l’euthanasie, de l’aide médicale à mourir. Il s’agit ni plus ni moins pour les responsables religieux, d’euthanasie et de suicide médicalement assisté.

Le président des évêques des Territoires du Nord-Ouest et de l’Alberta, l’archevêque Richard Smith a annoncé mardi qu’en raison souvent d’informations reçues à travers la culture laïque, les évêques savent que sur les questions de la famille et de la vie, bon nombre de catholiques en sont arrivés à de sérieuses incompréhensions.

Quant à l’évêque du diocèse de Joliette, Monseigneur Raymond Poisson qui désapprouve l’aide médicale à mourir, il tenterait de dissuader un fidèle malade qu’il accompagnait et qui a choisi cette voie.

En citant les hérétiques, les apostats notoires ou même « les pécheurs manifestes dont les funérailles créeraient un scandale public », les évêques ont écrit dans leur document que les rites funéraires de l’Église ne sont pas accordés aux personnes qui ont gravement déchu la foi. Les évêques affirment que les obsèques à l’Église ne pourront pas être célébrées pour une personne qui a choisi l’euthanasie ou le suicide assisté.