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L’actualité du funéraire du mercredi 27 septembre

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actualité du funéraire 27 septembre

Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs du mercredi 27 septembre 2017. Revivez l’actualité sur Funéraire-info.

Décès

Le chanteur Gérard Palaprat, ex-star éphémère des années 70, est décédé lundi soir. Il était principalement connu pour son tube « Pour la fin du monde », chanté en 1971. Gérard Palaprat souffrait d’un cancer, il est décédé à l’âge de 67 ans. 

Le petit Yaël avait 3 mois et demi lorsqu’il a succombé au syndrome du bébé secoué, en 2014, alors qu’il était en garde chez sa nourrice.  Cette dernière, pour qui s’ouvre le procès aux Assises des Hautes de Seine, nie être responsable de la mort du petit. La nourrice a par ailleurs quatre enfants, qui tous ont été placés par l’Aide Sociale à l’Enfance.

Justice

Cette nuit, La Cour suprême des Etats-Unis a accordé un sursis inespéré à un citoyen noir condamné pour meurtre, qui devait être exécuté dans l’Etat de Géorgie. Après avoir que l’exécution ait été retardée une première fois, la haut cour de Washington a décidé la suspension de la peine capitale. Keith Thrape avait été condamnée par un jury dont un homme était convaincu que les noirs n’avaient pas d’âme.

En Iran, un homme de 74 ans a été condamné à mort pour organisation de soirées de débauche. Il a été reconnu d’être à la tête d’un réseau de « dépravation », et comme ayant organisé des partouzes durant lesquelles les femmes étaient agressées sexuellement.

Hommage

En 2016, des fouilles archéologiques permettent de mettre la main sur des ossements et des boutons d’uniformes. Louis Mion est mort au front pendant la Première Guerre mondiale en 1914. Son inhumation a eu lieu ce mardi 26 septembre au cimetière militaire de Notre-Dame de Lorette.

Cimetières

Le conseil municipal de Vesoul a décidé de lancer le concept de récupération de tombes en Haute-Saône. 15 tombes en bon état n’ont pas été réclamées par les familles à la fin de la durée de concession. Les pierres seront poncées et remises en état pour être vendues entre 200 et 1 000 euros. 

L’office du Tourisme de Champigny-la-Futelaye, en Normandie, organise des visites au cimetière. Dans ce lieu de mémoire reposent les restes de 19 800 soldats allemands, décédés pendant la Seconde guerre mondiale. 

Grâce à la bonne volonté de l’entreprise SARL Thierrée, à Verneuil d’Avre et d’Iton, et au bénévolat de Jean-Claude Raimbaux, marbrier à la retraite, la restauration de quelques croix endommagées des sépultures des moniales enterrées au cimetière de l’abbaye Saint-Nicolas a été possible. 

Euthanasie

Au début du mois, les médias ont relayé l’histoire mise en lumière par Anne Bert elle-même sur la maladie de Charcot et en horizon, la législation sur la fin de vie. Nous sommes deux ans après l’adoption de la loi Claeys-Leonetti. Cette loi a instauré le droit à la sédation profonde et continue pour les malades en phase terminale. À lire sur Funéraire Info.

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Ted Bundy : Le tueur en série nécrophile

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ted bundy

Le 24 janvier 1989, Ted Bundy est électrocuté suite à sa condamnation à mort, à la prison Raiford à Starke en Floride pour le meurtre d’au moins 30 jeunes femmes.

Ted Bundy, brillant et charismatique

Surnommé le « tueur aux femmes » Ted Bundy se décrit lui-même comme étant :

« le plus grand fils de pute sans cœur que t’auras jamais rencontré »

Pourtant Ted Bundy est un homme beau, brillant et charismatique. Il n’a pas vraiment le profil de celui dont on se méfie, et c’est justement grâce à ça qu’il va attirer à lui ses nombreuses victimes.

Peu avant son exécution, il avoue le meurtre d’au moins 30 personnes. Les spécialistes lui ont en attribué au moins 50…

La biographe Ann Rule le décrit comme « un sociopathe sadique qui prenait plaisir dans la douleur d’autres êtres humains et le contrôle qu’il avait sur ses victimes, jusqu’à leur mort, et même après. »

Ted Bundy revient de loin, son enfance est sujette à toutes les analyses par les psychologues de l’époque, les historiens, les biographes. Ce qui est sûr c’est que l’inceste et le mensonge prônent sur l’histoire de sa famille. La haine des femmes est également prégnante dans son parcours.

Il attire ses victimes dans les lieux publics en simulant un handicap. Ted Bundy agresse, viole ses victimes les assassine, et est volontiers nécrophile. Il revient d’ailleurs régulièrement sur ses scènes de crimes avec ses victimes pour pouvoir prendre du plaisir avec les cadavres de jeunes filles jusqu’à ce que la décomposition ne le lui permette plus.

Il est difficile de savoir où et quand à commencé sa folie meurtrière car Ted Bundy a raconté diverses choses à diverses personnes. Arrêté suite à un contrôle routier, il est incarcéré pour enlèvement en 1975 en Utah. C’est au fur et à mesure des années qu’il est suspecté de meurtres suite aux nombreux homicides non résolus aux Etats-Unis.

Années de prison

Il réussit à s’évader de manières spectaculaires au Colorado à deux reprises, et se fait à nouveau capturer en Floride en 1978. Cette même année, il est sur la liste des 10 criminels les plus recherchés par le FBI.

Grâce à ses études de droit et à l’assistance de cinq avocats, il assure sa défense lui-même et est reconnu coupable de plusieurs meurtres et viols. C’est le témoignage de Carol Da Ronch, une des ses rares rescapées qui va aider à sa condamnation.

Quelques heures avant son exécution, il accepte de répondre à une interview exclusive du Dr James Dobson. Il va lui expliquer que c’est la pornographie la responsable de sa folie sexuelle. Une sorte de perversion sociétale de l’extrême.

https://youtu.be/Vlk_sRU49TI

Près de 2 000 personnes viennent célébrer son exécution. Un monstre ? Non. Un homme, et c’est ça le pire car Ted Bundy, n’était pas irresponsable, n’était pas antisocial, ne vivait pas comme un ermite, c’était un homme que l’on pouvait croiser n’importe où, et en ça c’était un homme terrifiant.

Pour aller plus loin, retrouver l’histoire de Ted Bundy raconté par Christophe Hondelatte sur Europe 1.

Indonésie : exécution des condamnés à mort après le ramadan

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Illustration des condamnés à mort

C’est probablement en début juillet, après la fin du mois du ramadan que l’exécution sur l’île de Nuse Kambangan des 16 condamnés à mort en Indonésie sera prévue selon un porte-parole du parquet général à Jakarta.

Les informations qui circulaient dans la presse ont été confirmées mardi, par le bureau du procureur général qui n’a toutefois avancé ni de détails sur les détenus concernés, ni la date de l’exécution.

D’après Mohammad Rum, le porte-parole des autorités, à l’AFP, l’exécution des condamnés à mort sera faite immédiatement après le ramadan, la fête de l’Aïd el-Fitr, qui marque la rupture du jeûne du mois du ramadan qui a commencé le 6 juin.

Afin d’éviter la polémique qu’avaient provoqué les précédentes exécutions, en avril 2015, de huit hommes, l’identité des condamnés sera révélée d’après le porte-parole, qu’à quelques jours seulement de l’exécution.

En avril 2015, l’exécution de huit hommes condamnés à mort pour trafic de drogue dans des affaires différentes, dont quatre Africains, deux Australiens, un Brésilien et un Indonésien avait provoqué une polémique, allant jusqu’à ce que l’Australie a rappelé momentanément son ambassadeur dans l’archipel d’Asie du Sud-Est.

Les spéculations sur l’exécution ont repris ces derniers mois même si depuis cet incident diplomatique, aucune n’a eu lieu. Des responsables de la police ont même annoncé en avril et mai que des exécutions vont se reproduire.

Il est a noté que le Français Serge Atlaoui, est parmi les étrangers qui se trouvent dans le couloir de la mort dans le pays musulman le plus peuplé au monde, en Indonésie. N’ayant pas obtenu gain de cause, ce père de famille qui, grâce à un recours de dernière minute, avait échappé de peu à l’exécution en 2015, avec la Philippine Mary Jane Veloso, condamnée également pour trafic de drogue, pourrait être parmi les seize personnes.

Depuis le début de son mandat, le président Joko Widodo a entamé une lutte acharnée contre la drogue dans le pays.

La mort en Noire : Hamida, le dernier de la Veuve

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Hamida est un homme brisé.

Pourtant lorsqu’il y a quelques années il a débarqué en France de sa Tunisie natale, c’était un jeune homme paré pour la réussite, pour la conquête. Un travail de manutentionnaire trouvé dans les premiers jours de son arrivée lui permit de s’intégrer rapidement. Il grimpe doucement les échelons, mais trois ans plus tard le sort va le frapper de plein fouet. Sa jambe se prend dans la chenille d’un tracteur, une seule solution possible : l’amputation.

Durant son hospitalisation il croise la route d’une jeune femme, Élisabeth Bousquet, une gamine de tout juste 18 ans qui tombe sous le charme d’Hamida. Elle devient sa compagne, mais la belle histoire d’amour ne dure guère longtemps.

Hamida va brutalement changer, touché dans son corps, meurtri dans sa virilité, il devient violent, voir cruel. S’il ne peut plus travailler à la pépinière à cause de son handicap, il va décider d’embrasser une autre carrière, celle de proxénète, le pain de fesses va devenir le moyen de gagner sa vie…

Une des premières à se retrouver à faire le trottoir, c’est la pauvre Élisabeth, dont le conte de fée n’aura pas duré. La voici obligé de faire des passes pour celui qu’elle aime.

Mais un soir de 1973, ce n’est pas un client qu’Hamida ramène à sa compagne, mais huit d’un coup, huit ensemble… Élisabeth refuse, se rebelle, ne veut pas de ce genre de « plan », mais sous les coups et la menace elle se voit dans l’obligation de céder, de se laisser faire, de devenir leur chose.

Seulement le lendemain elle va porter plainte pour proxénétisme, elle est écoutée, sa plainte est reçue, et surtout Hamida est condamné — pas grand-chose — juste quelques mois, le temps de lui mettre du plomb dans la cervelle et que sa compagne oublie, qu’elle essaie de refaire sa vie. Mais juste avant son incarcération, il jure à Élisabeth qu’il se vengera…

Il sort de taule à la naissance de l’été, et là, il ne laisse pas beaucoup de temps s’écouler avant de mettre la menace faite à exécution. Dans la nuit du 3 au 4 juillet 1974 l’homme kidnappe son ancienne compagne sous la menace d’une arme. Élisabeth est morte de terreur, mais elle ne sait pas encore le calvaire qui l’attend. Quand Hamida arrive à son domicile il commence à la frapper à coups de bâton, elle tombe sans connaissance, il continue en la fouettant à l’aide de sa ceinture, il veut lui faire passer l’envie de « balancer ».

Hamida va ensuite la violer, elle est sa « pute ». Puis le sadisme va faire son apparition, d’une rouste il passe au actes de barbaries, il va commencer à l’aide de sa cigarette incandescente à lui brûler les mamelons, la vulve et le clitoris. On pratique comme cela, il sait, il a vu faire des caïds du milieu. L’agonie de la pauvre fille qui a repris connaissance n’en finit pas, son bourreau décide de l’immoler.

Hamida l’arrose d’essence, craque une allumette, le comburant s’enflamme créant de graves brûlures, mais Élisabeth ne veut pas mourir, le feu ne dure pas. Le monstre est déterminé à aller jusqu’au bout, il traine sa victime dans un cabanon, là, sous les yeux épouvantés de deux gamines encore mineures qu’il oblige à vendre leurs charmes, il va l’achever en l’étranglant1.

Les filles sont terrorisées, cela l’arrange, ça va leur servir de leçon : on ne dénonce pas Hamida Djandoubi sans risquer sa vie.

Mais lorsque le corps d’Élisabeth Bousquet sera découvert, l’une d’elle parlera… Hamidou est en cavale, mais au bout de quelques semaines il se fait serrer. Là il va tenter d’obtenir la clémence des juges, il ne niera rien, avouera tout, dans les moindres détails, mêmes ceux inconnus des enquêteurs. Il se prête même au jeu de la reconstitution sans aucun souci, mimant les actes plusieurs fois si nécessaire.

Une autre affaire lui tombe dessus, le viol d’une adolescente de 15 ans… Djandoubi est accusé de meurtre d’une jeune femme de 21 ans, après actes de tortures, et de viol accompagné de sévices sur une mineure de 15 ans.

La France se passionne pour le procès de Djandoubi. Il encourt la peine capitale, les associations se mobilisent, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer « l’abolition d’une peine barbare et inutile qui déshonore le pays ». Hamida est pourvu de deux avocats qui vont s’escrimer à lui éviter la sanction suprême. Ils fouillent sa vie, celles de ses victimes, cherchent des circonstances atténuantes, racontent l’histoire cet émigré « doux, docile, travailleur et honnête« . Un homme qui a basculé dans la folie suite à un accident qui l’a diminué.

Mais de son côté, le procureur général Chauvy lui plaide pour la guillotine et rétorque aux deux ténors que leur client est « Une âme démoniaque !« 

Pour les experts psychiatriques, Djandoubi n’était pas non plus en crise de délire, tout comme il n’est pas fou ou déficient mental, bien au contraire, pour eux, Hamida « constitue un colossal danger social« , et ce en dépit d’une « intelligence supérieure à la moyenne« . Cette expertise sera décisive. La condamnation à mort, prononcée à l’unanimité du jury, est accueillie par des applaudissements.

Son pourvoi en cassation est rejeté2 dans les semaines qui suivent.

Le 10 septembre 1977, Hamida Djandoubi est exécuté au petit matin à 04H40 en la prison des Baumettes de Marseille. Ce Tunisien de 31 ans, condamné à mort pour « assassinat après tortures et barbarie, viol et violences avec préméditation » est le dernier homme condamné à mort et exécuté en France avant l’abolition de la peine de mort quatre ans plus tard.

Après Christian Ranucci en juillet 1976 pour enlèvement et meurtre d’une fillette de 8 ans, et Jérôme Carrein le 23 juin 1977 pour enlèvement, viol et assassinat sur une autre gamine de 8 ans, Djandoubi fût le troisième condamné exécuté sous le septennat de Valéry Giscard d’Estaing.

Le 8 juillet 1981, Pierre Mauroy, premier ministre de l’époque annonce l’abolition de la peine de mort, promesse électorale du candidat Mittérand. L’Assemblée, réunie en session extraordinaire, la vote le 18 septembre

Le ministre de la Justice Robert Badinter, tiendra un discours devenu célèbre : « Demain, grâce à vous, la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n’y aura plus, pour notre honte commune, d’exécutions furtives, à l’aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées3.« 

©Stanislas Petrosky

L’Atelier Mosésu

1 Le Nouvel Observateur,‎ 10 septembre 2007

2 https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000007060057

3 http://www.peinedemort.org/document.php?choix=4738

Peine de mort : les conditions de travail des bourreaux

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Execution Eugène Weidmann en 1939, la dernière en public en France.
L’Arabie Saoudite a lancé le recrutement de huit bourreaux, une profession originale et peu répandue. Mais au fait, quelles sont les conditions de travail de ces salariés de la mort ?
Un job difficile

Bourreau n’est pas un métier facile. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le recrutement ne privilégie pas les criminels psychopathes ou les sadiques, du moins dans les grandes démocratie qui en emploient. Un petit tour du monde des conditions de travail des bourreaux dans ces pays s’avère instructif.

Aux Etats-Unis

En Amérique du Nord, les conditions de travail du métier de bourreau varient selon les états. Ainsi, par exemple, on apprend qu’en Californie, le médecin qui assiste à l’exécution, et dont le rôle consiste à s’assurer que les produits sont placés dans le bon ordre et que le condamné est décédé, à l’issue, est payé 18000 dollars pour une exécution. Il n’en perçoit que 12000 si l’exécution est reportée au dernier moment.

Les gardiens membres de l’équipe d’exécution, eux, au nombre de 20, chacun avec un rôle bien défini, sont volontaires et ne doivent pas avoir travaillé dans le couloir de la mort depuis un an, pour éviter tout lien affectif avec le prisonnier exécuté. Les membres de ces équipes, affectés à différents services, se réunissent une fois par mois pour une simulation d’exécution. Pas de prime pour eux, mais une journée d’exécution est intégralement payée en heures supplémentaires.

Dans d’autres Etats, parmi lesquels le Texas, le bourreau, celui qui est chargé de déclencher l’injection létale, est un citoyen anonyme recruté sur base de volontariat. Il est accueilli par le directeur de la prison, qui est le seul avec le représentant du gouverneur à connaître son identité, et guidé jusqu’à une petite pièce fermée ou se trouve le déclencheur. Lorsque le directeur de la prison donne l’ordre de procéder à l’exécution, l’homme, qui peut voir et entendre les ordres qui lui sont donnés (mais pas le condamné) grâce à une petite meurtrière, déclenche le dispositif. Lorsque le processus est terminé, le directeur vient le chercher, lui remet sa rémunération dans une enveloppe, en liquide, et le raccompagne. Le Texas paie ces bourreaux 5000 dollars par exécution.

Au Japon

Le Japon pratique la peine de mort par pendaison. Le procédé est simple : le condamné est placé, corde au cou, sur une trappe qui s’ouvre lorsqu’un bouton est poussé. L’empire du Soleil Levant, connu pour sa discipline, est intransigeant avec ses bourreaux : ceux-ci sont cinq gardiens désignés d’office, qui apprennent le jour-même qu’ils sont les malheureux élus; Refuser donne lieu immédiatement à un licenciement. Cinq ? Oui, chacun est placé devant un bouton, sur lesquels ils doivent appuyer tous ensemble. Quatre sont faux et un seul commande l’ouverture de la trappe, sans que jamais le gardien qui a effectivement causé le mort du condamné ne saches que c’était le sien.

Les exécutions au Japon ayant lieu le matin, les gardiens reçoivent une prime équivalente à 180 Euros et bénéficient d’un congé pour toute l’après-midi.

Les pelotons d’exécution

Lorsque les membres d’un peloton d’exécution perçoivent leurs fusils, ceux-ci sont déjà préparés pour le tir. Un ou plusieurs d’entre eux sont aléatoirement chargés de balles à blanc. De tous temps, la méthode a fait ses preuves : les bourreaux éprouvant des remords ont toujours réussi à se persuader que leur arme était chargée à blanc et que, donc, ils n’ont rien à se reprocher.

En France

Lorsque la peine de mort fut abolie, François Mitterrand décida, par humanité, de débloquer une somme spéciale destinée à verser une retraite aux deux derniers exécuteurs des arrêtes criminels, André Obrecht et son neuveu Marcel Chevalier qui avait succédé à son oncle (et qui exécuta le dernier condamné à mort Français, Hamida Djandoubi). Jusque là, le bourreau officiel français recevait une enveloppe d’argent liquide, qui lui servait à rémunérer ses aides et à entretenir la guillotine. Il exercait par ailleurs un métier dans le privé (Obrecht était contremaître dans une usine de voitures, Chevalier imprimeur). La charge de bourreau se transmettait par cooptation familiale.

Guillaume Bailly

Couloir de la mort : 23 ans pour rien

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(Capture chaine ABC15 Arizona)

Debra Milke, une américaine de 51 ans, a passé 23 abominables années dans le couloir de la mort, à attendre une exécution. Et puis, lundi, les charges sont tombées. Non, elle n’a pas tué son fils de quatre ans en 1990. Qu’y a-t-elle gagné, sinon un enfant perdu et une vie brisée.

Cette mère a toujours clamé son innocence, après le meurtre de son fils Christopher en Arizona. C’est le seul témoignage de l’enquêteur, homme expérimenté, qui avait affirmé avoir recueilli ses aveux, qui est à la base de la condamnation à mort. Selon lui, cette femme divorcée avait engagé deux tueurs pour assassiner l’enfant et pouvoir toucher une prime d’assurance. Dans ce dossier, il n’y a pas de témoin, pas d’enregistrement, et l’intéressé a vivement nié.

Lundi dernier, une juge a constaté la réalité : d’autres enquêteurs ont établi la culpabilité de deux hommes, qui ont plaidé coupable et à leur tour été condamné à la peine capitale. Il a été établi que la mère, alors secrétaire dans une compagnie d’assurance,  avait accepté de confier en décembre 1989 son bambin à son colocataire et petit ami, qui devait l’emmener voir le père Noël dans un centre commercial de Phoenix. L’homme (qui souffrait d’un syndrome post-traumatique après le Vietnam) avait rejoint un ami, et ensemble ils avaient conduit Christopher à l’écart de la ville, pour aller lui tirer trois balles dans la tête dans un ravin isolé.

La juge a dénoncé, outre les fausses accusations de l’enquêteur, le laxisme de l’accusation et des procureurs de l’Arizona, qui auront tenté un recours jusqu’à la Cour suprême de l’Etat pour préserver leur dossier.

Debra Milke devient la deuxième femme innocentée et tirée du couloir de la mort aux Etats-Unis, et la 151e personne à l’être depuis 1973. Il y a quinze ans, on lui avait même communiqué une date d’exécution, annulée en dernière minute après un recours dans la procédure.