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Nombreux hommages à Coluche, mort voici trente ans

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(capture Youtube)

Trente ans après sa mort le 19 juin 1986, Coluche manque au pays pour 57% des Français, indique un sondage. Plébiscité pour bousculer une société en crise, l’humoriste est célébré à la télévision ces jours-ci et fera l’objet d’une exposition parisienne à la rentrée.

Aujourd’hui encore, le clown absent pèse. Par ses blagues rediffusées. Par les Restos du cœur et son action continue. Par sa candidature présidentielle « hors système », qui a laissé des traces en politique. Par la légende de sa mort accidentelle aussi.

Vers 16h35 sur la route de Grasse(Alpes-Maritimes), alors qu’il rentre à moto avec deux amis dans la villa qu’il a louée, Coluche heurte de plein fouet un poids lourd qui manœuvre. L’humoriste roule à 60 km/h selon l’enquête, et ne porte pas son casque. Sa tête percute l’avant du véhicule. Cervicales brisées, il décède.

Coluche-150x150 Nombreux hommages à Coluche, mort voici trente ansIl est inhumé le 24 juin suivant au cimetière de Montrouge, à Paris. Une grande foule est présente. Des motards aussi. Une homélie funèbre est prononcée par l’abbé Pierre et Bernard Attali. Une stèle sera installée sur le lieu de l’accident, honorée chaque année par des motards.

A partir du 6 octobre prochain (et jusqu’en janvier) à l’Hôtel de ville de Paris, une exposition retracera sa vie d’homme et d’artiste. Elle présentera au public quelque350 pièces, photos de famille, vidéos, enregistrements. On y verra notamment sa fameuse salopette rayée, la moto Yamaha ayant servi à battre le record du monde de vitesse sur kilomètre lancé (1985), ses instruments de musique, ses gants de boxe, des lettres d’amis artistes…

La télévision n’attendra pas octobre et propose dès ce jeudi soir de redécouvrir les nombreuses facettes de Coluche. France 3 (23h20) rediffuse un documentaire sur sa candidature présidentielle. Demain vendredi, TF1 s’y colle (23h50) avec un portrait « Coluche, 30 ans déjà ». Dimanche, jour anniversaire,  France 2 (20h55) propose « Coluche », le film d’Antoine de Caunes. Enfin pour la route, l’occasion est donnée dimanche toujours de revoir deux comédies où a joué l’acteur : « Banzaï » de Claude Zidi (TMC, 20h55) et « Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ » de Jean Yanne (D8, 23h10).

L’agonie, la mort et l’autopsie de Louis XIV, soleil souverain

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La mort de Louis 14 au palais de Versailles
La mort de Louis XIV au palais de Versailles par Thomas Jones Henry Barker (1815-1882)

Le Roi est mort ! Une exposition à Versailles jusqu’au 21 février 2016. Louis XIV : l’agonie, la mort et l’autopsie d’un soleil souverain.

Il y a 3 siècles, le 1er septembre 1715, Louis XIV, dit Le Roi Soleil, s’éteignait à Versailles après un règne de 72 ans. Le château de Versailles commémore cet évènement avec une grande exposition thématique présentée en ce moment et jusqu’en février 2016.

Le « Grand Siècle » de Louis XIV reste marqué par l’image d’un monarque absolu et d’un Etat puissant. Investi très jeune dans ses fonctions, éduqué par le Cardinal Mazarin, le Roi-Soleil pose les fondements de l’absolutisme et en 1682, il s’installe, entouré de sa Cour, au château de Versailles, véritable symbole de son pouvoir et de son influence en Europe. Là, le Roi fait organiser des fêtes somptueuses au service du pouvoir, il célèbre les baptêmes et les mariages princiers et donne de fastueuses réceptions pour impressionner les ambassadeurs et les souverains en visite officielle. Entre « Plaisirs de l’île enchantée[1] », spectacles pyrotechniques, comédies-ballets et soirées d’appartements[2], Versailles devient un haut lieu de réjouissances et l’un des symboles du pouvoir absolu du Roi.

En neuf sections riches et très documentées, cette exposition retrace chronologiquement les étapes d’un grand spectacle qui a joué un rôle fondamental pour la société de la cour. En effet depuis l’agonie du Roi jusqu’à sa fastueuse mise au tombeau, cette mort fonde un moment essentiel dans la construction de l’imaginaire monarchique. L’exposition en retrace les étapes, à travers des documents historiques et des œuvres issues des plus grandes collections françaises et internationales. Portraits d’apparat, statues et effigies funéraires, tombeaux, procès verbaux manuscrit du récit de l’autopsie du roi, pièces d’orfèvrerie du Trésor de Saint-Denis, médailles en or, emblèmes, ornements, mobilier liturgique des funérailles mais aussi outils d’autopsie… les pièces exposées n’avaient, pour certaines, jamais été présentées au public.

Nous retiendrons ici la section consacrée à l’agonie du Roi atteint de gangrène, ainsi que celle abordant l’ouverture et l’embaumement de son corps. Nous apprenons entre-autres qu’au lendemain de son décès, sa dépouille fut transportée dans l’antichambre de l’Œil-de-bœuf (salon des appartements du Roi) pour être ouverte selon la pratique de l’inhumation séparée (corps, cœur, entrailles) puis embaumée par les médecins et chirurgiens, devant les principaux officiers de la cour, avant d’être enfermée dans un double cercueil, de plomb et de chêne. L’exposition précise que la division tripartite du corps est née de la nécessité de mieux conserver les dépouilles pendant leurs transports, puis s’est érigée en une pratique systématique. Ainsi le corps de Louis XIV est enterré à la basilique de Saint-Denis, mais ses entrailles sont, en revanche, portées à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris et son cœur déposé à l’église Saint-Louis des Jésuites (actuelle église Saint-Louis-Saint-Paul).

[1] Première des grandes fêtes données à Versailles par Louis XIV, elle voit la première collaboration de Molière et de Lully. Ces six jours de fêtes fabuleuses établissent dès 1664 le mythe de Versailles comme lieu de fêtes et de réjouissance.
[2] Après l’installation de la cour à Versailles en 1682, Louis XIV instaure les « soirées d’Appartement » et offre aux courtisans des divertissements dans son Grand Appartement. Au programme de ces soirées : collations, concerts, bals, jeux de billard, jeux d’argent et de hasard.

Le Roi est mort ! exposition à Versailles jusqu’au 21 février 2016

Lolita M’Gouni

Agrégée en Arts Plastiques et Docteur en Arts et Sciences de l’Art de l’Université Paris1-Panthéon-Sorbonne, Lolita M’Gouni se fait également connaître sous l’appellation « LMG Névroplasticienne ». Elle rejoint l’équipe de rédaction de Funéraire info en décembre 2015.

Roi-est-mort-affiche-exposition-Versailles L’agonie, la mort et l’autopsie de Louis XIV, soleil souverain
Affiche exposition Versailles, le Roi est mort

En mai le funéraire s’expose à Valence et Macao

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Deux gros évènements en mai dans l’industrie funéraire. Des expositions à Macao et à Valence en Espagne pour se tenir au courant des dernières tendances dans le funéraire. Funéraire-Info va couvrir avec ses envoyés spéciaux les deux évènements !

Funermostra à valence en Espagne

FUNERMOSTRA En mai le funéraire s’expose à Valence et MacaoLa treizième édition du salon bisannuel consacré au secteur funéraire de Valence va se tenir en Mai.

Après le succès rencontré lors de l’édition de 2013, à laquelle avaient participé plus de 120 exposants, cette année le salon offrira, du 27 au 29 mai, l’occasion de visiter les stands où seront présentés produits et services.

Des cercueils, des fours de crémation, des entreprises de pompes funèbres et des gérants de cimetières privés, monuments, aux assurances, au marbre, au granit, aux ornements floraux et aux tables d’autopsie, services, l’offre présentée est extrêmement vaste et diverse.

Les professionnels en provenance de toute l’Europe et du continent sud-américain auront la possibilité de dialoguer avec les opérateurs du marché espagnol, de proposer leurs solutions et d’évaluer celles de leurs homologues. En outre, cette manifestation offre l’occasion de découvrir la culture valencienne, qui compte un grand nombre de traditions et de fêtes.

AFE – Asia Funeral and Cemetery Expo & Conference, à Macao en Asie

AFE2015-Conference-Poster En mai le funéraire s’expose à Valence et MacaoLa AFE Asia Funeral and Cemetery Expo & Conference aura lieu sur 3 jours du mardi 12 mai au 14 mai 2015 à Macao.

L’exposition et conférence de l’industrie funéraire, se déroule au Macau Tower Convention & Entertainment Centre. Le parc des expositions comporte un tour constituant un spectacle touristique en même temps. Dans plusieurs stands de l’exposition et environ 30 conférences on présente les nouveaux produits, tendances et services au sujet des funérailles et les visiteurs peuvent être informés en détail sur l’évolution future de l’industrie. Les exposants mettent l’accent notamment sur des produits écologiques et économiques. Ils démontrent aux visiteurs toute la chaîne de processus, de l’équipement adapté aux cérémonies funéraires. L’événement comprend aussi un concours interne. Le visiteur a la possibilité de participer à plusieurs visites locales dans divers salons funéraires et cimetières.

Berlin : les jeux anatomiques du « docteur la mort »

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La presse allemande l’a surnommé le « Docteur la mort ». Gunther von Hagens, 70 ans, refait parler de lui, en inaugurant ce mercredi à Berlin sur l’Alexanderplatz un « Musée de l’Homme » un peu particulier : vingt cadavres et 200 organes morts et recouverts d’une couche plastifiée, conservés prenant des poses.

Est-on là dans l’art, le scientifique ou le plus bas sensationnel ? L’homme déclenche la polémique depuis bien longtemps. Les autorités berlinoises ont ainsi vainement saisi ce mois-ci la justice pour tenter d’interdire cette exposition contraire, disent-elles, aux lois régionales sur l’inhumation.

Depuis vingt ans, Gunther von Hagens expose ses « plastinations » dans le monde entier. Une fois évacués les fluides et les graisses, il a plongé ces corps dans de la silicone ou de la résine époxy. Ce qui l’intéresse : les mettre en situation (en skateur, en danseuse classique, en gymnaste en équerre…) pour montrer la complexité des muscles, des nerfs, des tissus qui composent le corps humain. Il n’avait pas hésité en 2009, à Berlin déjà, à montrer deux couples morts copulant.

Faisant visiter l’exposition hier mardi, son épouse a expliqué que depuis le début de ce projet, « 40 millions » de personnes ont vu l’une des manifestations de l’anatomiste controversé. Curiosité morbide ? Plus encore : près de 15.000 volontaires du monde entier seraient prêts, selon elle, à offrir leur corps après leur mort à « L’Institut de la plastination », créé en Allemagne par l’anatomiste.

L’origine des cadavres justement a longtemps posé question –un soupçon de trafic international a même émergé. En 2004, un tribunal allemand a donné raison à Gunther von Hagens.

En France, ce dernier ne peut exposer ses « œuvres », a décidé la justice en 2010. Motif : les personnes décédées ne sont pas traitées avec « respect, dignité et décence ».

 

Expo à Grenoble : apprendre des morts

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« Confidences d’outre tombe » : voici une exposition bien singulière. Jusqu’au 15 juin, le Musée Dauphinois, à Grenoble, propose au public de « faire parler » des squelettes issus de fouilles archéologiques, d’écouter ce qu’ils nous racontent sur la vie et, en fin de compte, d’apprivoiser la mort et ses pratiques.

Le point de départ de cette exposition, c’est un site archéologique, la nécropole Saint-Laurent de Grenoble et ses 1.500 squelettes exhumés lors de fouilles, vieux de la préhistoire au XXe siècle. Un terrain d’études exceptionnel que la science a passé au crible. Modes de vie, alimentation, rites funéraires, état de santé, organisation sociale : l’exposition, qui présente aussi nombre d’objets de la vie quotidienne découverts, retrace tout un pan de vie locale, évoque les nouvelles technologies d’investigation, et présente le tout à l’aide de dispositifs numériques et interactifs ludiques. Un éclairage est également donné sur l’évolution des cimetières de l’agglomération, et, photos à l’appui, les pompes funèbres intercommunales retracent la pratique du métier à différentes époques.

L’originalité de l’exposition est d’associer au concret des ossements l’imagination des artistes. 47 œuvres de graphistes, peintres, sculpteurs ont été créées pour l’occasion, qui toutes renvoient à l’imaginaire qui entoure la mort. Une sorte de catacombe artistique.

Exposition ouverte tous les jours sauf le mardi au Musée Dauphinois (Grenoble). Renseignements au 04.57.58.89.01.

 

Photo : quand Marilyn Monroe mimait « la fin de tout »

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Marilyn Monroe provocante, Marilyn Monroe timide, Marilyn Monroe rieuse, Marilyn Monroe lisant le journal… La Galerie de l’Instant propose jusqu’au 25 février à Paris une exposition de photos fascinante sur l’idole américaine du cinéma. Une collection rassemblée par la maîtresse des lieux, Julia Gragnon, fan de l’actrice, et qui porte sur les années 50 et 60.

Nombre de ceux qui ont photographié Marilyn sont là : Sam Shaw, Bert Stern, Philippe Halsman, Milton Greene ou encore André de Dienes. C’est ce dernier, confident des débuts, qui a saisi le moment où Norma Jean Baker devient Marilyn. En 1946, elle a 20 ans, elle se teint en blond, et déjà la gravité transparaît derrière la pin-up.

L’été, ils sont sur la plage de Malibu. Ils lisent de la poésie. Quand André de Dienes lui demande d’exprimer divers sentiments, diverses émotions, elle mime la mort, le noir, « la fin de tout », comme elle dit. Elle se saisit d’une couverture, et se la pose sur la tête. Le photographe saisit l’instant. Troublée, elle lui demande de ne pas publier le cliché avant son décès.

Présentant l’exposition (où figure cette photo), Julia Gragnon écrit : « Marilyn n’en finit pas de nous émouvoir et de nous fasciner, son aura traverse le temps et les générations comme par magie ! J’espère que cette « magie » opérera à nouveau, et que mon égoïsme satisfera les amateurs de beauté ! » Elle expliquait ces jours dernier sur les ondes de la radio France Inter ce qui la touche en elle.

Exposition « Inoubliable Marilyn », à la Galerie de l’Instant, 46, rue de Poitou 75003 Paris. Jusqu’au 25 février 2015. Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h, dimanche de 14h30 à 18h30.

Exposition À la vie à la mort

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Regarder la mort en face

Face à la mort imminente d’un proche, il n’est jamais évident d’aborder la question de savoir comment on se sent devant cette échéance difficile. Dans notre civilisation occidentale, la mort est encore un sujet tabou. «Les proches ne posent bien souvent pas la question parce qu’ils n’ont pas envie d’entendre la réponse, d’entendre dire qu’on est désespéré ou qu’on a peur.»

Les portraits présentés ne sont pas uniquement ceux de vieilles personnes, puisque l’âge des individus ciblés s’étant de 17 mois à 83 ans. Étonnement, ce n’est pas la mort des enfants qui a le plus ébranlé Beate Lakotta. «À la mort des enfants, le plus difficile pour nous était de gérer la peine des parents. Nous n’avions pas de relation très proche avec les enfants, mais beaucoup plus avec les parents. C’est très dur pour les parents. Pour moi, les personnes décédées qui avaient mon âge m’ont beaucoup plus touchée parce qu’on était devenus amis.»

mortfaceexpo350 Exposition À la vie à la mort

Après l’avoir côtoyé d’aussi près, le couple a toujours peur de la mort. «J’ai surtout peur de mourir malade, dans un centre de soins palliatifs. Mais je ne veux pas mourir, et personne ne veut mourir.»

via Exposition À la vie à la mort – Regarder la mort en face.

L’exposition À la vie à la mort  jusqu’au 9 octobre 2012, dans la salle d’exposition Espace B de la Basilique Notre-Dame de Montréal.
Renseignements: www.alaviealamort.ca