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Replika, l’application qui vous remplace à votre mort

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Replika

Deux entrepreneurs Russes établis en Californie viennent de créer Replika, un moteur d’intelligence artificielle mimétique. Le principe en est très simple : prendre votre place quand vous serez mort, à peu de choses près. Bien entendu, à Funéraire Info, l’idée nous intrigue, mais une choses est sûre : ce n’est pas la première tentative du genre. On a exhumé son lointain ancêtre pour vous…

Replika, sa vie, son œuvre

L’idée de Replika est simple : c’est une application à base d’intelligence artificielle qui vous fait la conversation. Un ChatBot, comme on dit, ou, en langage moins geek et plus français : un robot de conversation, programmé pour être votre ami, et, c’est très important, pour apprendre à votre contact.

L’idée est simple : plus vous conversez avec le robot, plus il apprend à vous connaître, et donc, plus il saura orienter la conversation vers un sens qui vous plaît. Pour enfoncer le clou, l’application demande l’accès à tous vos comptes de réseaux sociaux et analyse vos posts en profondeur. D’accord, vous exclamerez-vous, c’est bluffant, impressionnant, mais en quoi est-ce que ce robot a sa place dans Funéraire Info ?

Et bien, tout simplement, lorsque vous serez mort, ce robot mettra en œuvre tout ce qu’il aura appris de vous, avec une mission simple et claire : prendre votre place auprès de vos amis. Ceux-ci n’auront qu’à télécharger l’application sur leur téléphone ou leur tablette, appeler votre profil, et ils auront l’impression d’échanger des messages chat avec vous.

L’application est conçue pour être une véritable éponge. Vos sujets de prédilection, mais aussi d’agacement, seront assimilés, tout comme vos tics de langage. Techniquement, si vous chargez mon profil, vous pourrez mettre en rogne mon double virtuel rien qu’en utilisant la conjonction de coordination « car », car vous aurez peut-être remarqué que je ne l’utilise jamais, car je trouve ça vraiment moche.

Elle a tout, en tout cas, pour enterrer les cimetières virtuels

Génération startup

Les deux jeunes Russes ont rapidement trouvé des investisseurs intéressés par le potentiel de l’application. Potentiel à double tranchant, vous vous en doutez bien : une si intime connaissance de votre personne ressemble fort à une vraie corne d’abondance pour tous les commerciaux désireux de vous vendre quelque chose.

Ce sont aujourd’hui 20 développeurs qui travaillent sur le logiciel à temps plein. Celui-ci est d’ailleurs téléchargeable, sur Apple IOS ou sur Android, et, comme nous vous l’avons expliqué, est très, très intrusif.

L’interface ressemble à un échange de SMS, pour le côté pratique. Au tout début, vous devrez lui donner un nom, le vôtre, ou un pseudonyme. Ensuite, vous subirez, les premiers temps, un feu roulant de questions pour apprendre à vous connaître. Lampe braquée sur le visage, radiateur, menottes et annuaire des Yvelines en option, sans doute.

Mais à quoi je sers ?

Vous serez, dès lors, en droit de vous demander « Mais à quoi je sers ? » et ce cri de désespoir existentiel ne sera pas si immotivé que cela. En effet, votre vous virtuel mort sera beaucoup, beaucoup plus facile à vivre que le vous réel, vous, quoi, suivez un peu.

Déjà, quand votre vous virtuel sortira avec des amis, ça fera un verre de moins à payer sur la tournée générale. Il est en effet très déconseillé de plonger un smartphone dans un verre, ou de le nourrir avec une purée-saucisses.

Ensuite, et c’est là que c’est le plus grave, votre vieil ami/ennemi, celui d’avec lequel vous êtes inséparables, mais avec qui vous n’êtes jamais d’accord sur rien, aura toujours le dernier mot lors de vos débats enflammés, puisqu’il suffira d’un geste dédaigneux de l’index sur son écran pour vous fermer le clapet. Déloyal, mais efficace.

Et, plus sérieusement : comment voulez-vous faire correctement le deuil de quelqu’un quand il vous suffira de sortir le téléphone de votre poche pour avoir l’impression de parler avec lui ? Surtout qu’à l’origine de l’idée de Replika, il y a un deuil : le meilleur ami de sa créatrice est mort percuté par une voiture à Moscou. Incapable de se passer de lui, elle a commencé à développer un algorithme en s’appuyant sur les milliers de textos qu’ils avaient échangés, leurs conversations sur Facebook, etc. Jusqu’à parvenir à une simulation « plausible » de cet ami décédé, une impression de sa présence immortelle à ses côtés.

Juste une impression, d’ailleurs. Et l’on peut s’interroger sur la part « réelle » de la personnalité du défunt qui subsistera dans ce paquet de bits. Vous avez quatre heures.

Je vous présente Racter

Replika n’est pas le premier logiciel capable de faire la conversation, en réalité. Le premier programme « conversationnel » s’appelait Racter. Les origines de ce programme sont à chercher du côté d’un programmeur, William Chamberlain, qui avait créé un logiciel capable d’écrire un livre. L’ouvrage, premier du genre, s’appelait « The policeman’s beard is half constructed », approximativement « La barbe du policier est à moitié construite », et avait fait grand bruit.

Un éditeur de logiciel, Mindscape, avait saisi tout le potentiel du programme, et en avait édité une version plus « aboutie », capable de converser avec son utilisateur, baptisée « Racter », une abréviation de « character », personnage en anglais.

Le tout… en 1986, sur un Amiga 500. Le logiciel était capable d’apprendre des mots, de poser des questions, et de restituer le tout sous la forme d’une conversation, disons, souvent surréaliste. Le logiciel n’allait pas pomper vos informations sur les réseaux sociaux, à l’époque, pour la simple et bonne raison que tous es créateurs desdits réseaux sociaux étaient occupés à autre chose, comme apprendre à marcher ou à manger proprement.

La prochaine étape est peut-être de vous remplacer par une version virtuelle et améliorée de vous-même. Sans vouloir vous effrayer, quelqu’un, quelque part, est certainement déjà en train d’y travailler.

Le secteur funéraire recrute des gens bien élevés

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le doigt de Galilée

Encore une fois, un échange sur un réseau social entre une impétante venue demander conseil et des professionnels venus spontanément tenter de l’aider a dégénéré. Incompréhension ? Problème avec la jeunesse ? Il est temps de remettre quelques points sur quelques i : le funéraire est un métier qui exige des connaissances, de la patience, de la courtoisie et de la discipline.

Ca a commencé comme ça

Tout commençait plutôt bien : une aspirante thanatopractrice demandait des renseignements sur les formations qu’elle pouvait suivre pour embrasser sa carrière rêvée, dans un post sur un groupe de Facebook. Un homme arrive, répond, très poliment et courtoisement, et, sans doute dubitatif devant les réponses de la demoiselle, qui semble tout de même assez mal renseignée, entreprend de tester sa motivation et ses connaissances préalables. Toujours, c’est important de le préciser, très courtoisement.

La réponse de la demoiselle vient très rapidement, claire, nette, précise et lapidaire : « Je t’emmerde ». Bon, avec une faute d’orthographe que nous n’avons pas reproduite, mais le langage étant suffisamment compréhensible par lui-même, cela ne semblait pas nécessaire.

Évidemment, aussitôt, l’hallali a été donné sur la pauvre demoiselle. Déjà, parce qu’insulter gratuitement un professionnel venu aimablement aider, ça ne se fait pas. Ensuite, parce que le professionnel venu, de façon tout à fait désintéressée et aimable aider la demoiselle, comment dire ? Imaginons une comparaison, vous comprendrez : imaginons qu’elle ait voulu se faire baptiser, à la place. Arrive le Pape, qui lui demande « Je veux bien t’aider, mais as-tu la foi ? » et elle de lui répondre, on ne s’en lasse pas « Je t’emmerde ».

Voilà. Inutile de dire que cette jeune personne ne fera jamais carrière dans la thanatopraxie, ni dans les pompes funèbres, ni dans la marbrerie.

Allez, ouste !

Que les choses soient claires, une fois pour toutes : le funéraire n’a pas besoin de petits jeunes mal élevés, impolis et intolérants à la frustration. L’enfant-roi, c’est un concept qui a peut-être sa place au foyer (c’est le problème des parents, après tout), mais pas dans les pompes funèbres, et j’inclus dans ce terme la marbrerie et la thanatopraxie.

Le funéraire a besoin de professionnels. Point, à la ligne. C’est quoi un professionnel du funéraire ? Partons de l’essentiel : une famille. Ce sont des gens qui sont dans la pire situation qu’ils puissent vivre, la perte d’un proche, qui sont affligés, en colère parfois, complètement perdus, et qui ont des exigences précises et toutes différentes, et c’est aussi un défunt, un corps, qui a ses spécificités. Un professionnel du funéraire, c’est quelqu’un en face d’eux, qui sait exactement quoi faire et comment se comporter pour que le deuil de ces personnes se passe bien. Et tout cela ne se décrète pas : ça s’apprend. Avec humilité.

Par exemple, au hasard, une famille qui viendrait trouver le thanatopracteur pour lui dire que sa grand’ tante Henriette ne ressemblait pas du tout à cela.

Le professionnel du funéraire répondra, flegmatique « Très bien, Madame, si cela ne vous ennuie pas, allons voir ensemble ce qui ne va pas afin que je le corrige. Auriez-vous une photo récente ? Cela pourrait m’aider ». C’est une réponse acceptable.

Le non-professionnel du funéraire répondra « Je t’emmerde ». Ce n’est pas une réponse acceptable.

Moi aussi, je t’emmerde

La jeune personne en question objectera peut être que, bien entendu, elle n’est pas stupide, et elle ne se serait pas comporté comme ça face à une famille, et, si elle est idiote, ce qui n’est pas à exclure, elle répondra aussi que de toute façon, elle veut être thanato, pas avoir affaire aux familles.

Là, bien entendu, j’arborerai mon petit sourire, celui avec les fossettes qui font mon charme, et qui veut dire en vrai « Eh ben toi, tu vas prendre cher ». Par ou commencer ?

Bien entendu, vous direz, chère demoiselle, que vous n’insulterez pas les familles. C’est votre droit. Et le nôtre,c’est de ne pas vous croire. Après tout, vous avez agressé, en public, sans qu’aucune provocation n’ait été faite, une sommité de la thanatopraxie qui se proposait de vous aider. On en déduira donc que l’agressivité est un réflexe naturel chez vous quand vous êtes mal à l’aise, et croyez-moi, des occasions de se sentir mal à l’aise, dans ce métier, il y en a dix par jour (les jours calmes), et on en déduira aussi que vous attaquez une personne sans même savoir qui c’est.

Quand à croire que ce type de comportement peut être toléré parce que les thanatos ne sont pas au contact des familles, c’est que vous êtes très, très mal renseignée sur ce métier qui censément vous passionne. C’est gênant.

Parce que, même si vous n’avez pas le niveau suffisant pour ouvrir un livre (au hasard, « Pratique de la thanatopraxie » de Michel Guénanten et Michel Durigon), vous pouvez au moins faire des recherches approfondies sur Google et arriver avec un minimum de connaissances. Bon, il y a évidemment l’option qui consiste à décréter ce que vous voulez et à le poser sur les réseaux sociaux pour qu’on vous prémâche le travail, mais, curieusement, les gens réellement motivés ne font jamais ça.

Bref, vous l’aurez compris : ça suffit. Le funéraire n’a pas besoin de gamins capricieux qui veulent faire un métier original pour pouvoir faire leurs intéressants. Il a besoin de professionnels, et un professionnel commence toujours sa carrière par « Je ne sais rien. Apprenez-moi » en respectant les gens qui, eux, baignent dans ce milieu depuis des années, et, eux, savent.

Bref, en un mot, le funéraire recrute des gens qui ont été élevés, pas juste nourris.

Les réseaux sociaux et les entreprises de pompes funèbres, le challenge

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les réseaux sociaux et les entreprises du funéraire
étude Hootsuite

Les réseaux sociaux et les entreprises de pompes funèbres : depuis plusieurs années maintenant les réseaux sociaux donnent des outils qui servent aux entreprises. Depuis quelques temps nous observons un nouveau phénomène qu’est l’émergence des vidéos et de l’importance prise par LinkedIn – qui se rapproche de Facebook- avec un net recul observé pour Viadeo et Google +. Dans le trio de tête l’on retrouve Facebook, Twitter et LinkedIn, petit 4ème sur la liste, YouTube.

Facebook, le réseau social préféré des entreprises

Pourquoi ?  C’est surtout utile pour les entreprises de moins de 100 salariés. Évidemment cela permet une meilleure communication de l’entreprise, mais contrairement à LinkedIn, Facebook reste davantage privé. Les secteurs B2B et B2C ont des problématiques différentes et donc un usage des réseaux sociaux différent. Facebook permet aussi une grande aisance à la fois sur le nombre de caractères à poster que sur les photos et les vidéos, contrairement à Twitter plus restreint à ce niveau. Le partage sur Facebook est viral et permet de communiquer aisément avec un lâcher prise, en ne se souciant plus que des audiences.

Les entreprises du funéraire et les réseaux sociaux

Même problématique qu’au-dessus, sur Facebook l’on retrouvera parfois des pages privées ET perso, parfois uniquement perso où l’on parle de son entreprise et parfois l’inverse. Mais la plupart des entrepreneurs commencent à comprendre l’enjeu d’un tel réseau qui même s’il n’est pas toujours alimenté permet de maîtriser sa présence en ligne, parfois plus facilement qu’avec un site internet, comme on vous l’avait expliqué ici et pour la marbrerie ici. L’on retrouve davantage les entreprises famillales sur les réseaux sociaux, le funéraire mise, et l’a bien compris sur la dimension humaine du secteur et donc de la personne qui la porte. Quant à LinkedIn, ou encore WhatApps, ces réseaux sociaux sont davantage utilisés par les grosses entreprises ou les dirigeants, patrons, présidents.

Pinterest et Instagram à la traîne pour les entreprises du funéraire

Évidemment difficile de prendre en photo le convoi ou la cérémonie au cimetière. Étant donné que ce sont des réseaux sociaux de l’image, ces derniers sont davantage prisés par les fleuristes ou coiffeurs que par le secteur funéraire, par définition beaucoup plus discret.

(Cela dit on s’y est mis avec Funéraire Info, ici, n’oubliez pas de vous abonner !)

Les réseaux sociaux et les entreprises du funéraire de plus de 1 000 salariés, la communication d’entreprise.

Pour les très grosses structures, et il y en a peu, les entreprises possèdent un service communication qui mise sur des réseaux bien particuliers. En tête Sharepoint, suivi de Yammer pour les PME c’est Workplace qui gagne en succès et Slack pour les TPE. Ces réseaux sociaux ne servent pas à faire de la publicité externe mais à communiquer plus efficacement de manière interne dans l’entreprise.

Les réseaux sociaux et les entreprises de pompes funèbres , quels impacts ?

Le premier en tout point : renforcer la relation client, puis il s’agit de générer de nouvelles opportunités, c’est également une manière de faire de la veille d’entreprise en regardant ce qui se passe chez la concurrence. Les réseaux sociaux, que ce soit Twitter, Facebook ou encore LinkedIn sont aussi un formidable moyen d’avoir un retour client rapide et donc d’adapter la stratégie d’entreprise. Que ce soit pour les grosses ou les petites entreprises c’est aussi un moyen de rester proche de sa clientèle en créant un lien pré et post vente et un service client qui est en amélioration, car on le sait, si les réseaux sociaux peuvent être un formidable atout, il suffit d’une seule remarque négative pour qu’elle se propage à la vitesse de la lumière.

Quelles sont les entreprises du funéraire à ne surtout pas manquer sur les réseaux sociaux ?

  • Pilato, très présent sur les réseaux sociaux est ici sur Facebook avec des photos et des explications régulières ainsi que tous les événements de la marque dans l’année, les agents commerciaux comme Oliver Defrancq utilisent également Facebook à des fins de prospective.
  • Idem du côté de la formation, chez Nova, une page Facebook est consacrée pour annoncer les dates de formation mais aussi les inaugurations et les résultats de diplôme. Amegapub, Ameganet et tous les conseillers et responsables participent à la chaîne numérique de l’entreprise.
  • Côté HYGECO, est c’est assez récent, vous retrouverez le groupe sur linkedIn en français et anglais puisque n’oublions pas qu’HYGECO est un groupe aux dimensions internationales
  • Idem pour Pompes Funèbres de France dont la communication par LinkedIn est particulièrement efficace.
  • Sur ce réseau social l’on retrouvera également OGF, FUNECAP, ROC ECLERC donc comme je vous le disais un peu plus haut, les grosses structures du funéraire.

Certaines entreprises valent également le détour sur Facebook, je pense particulièrement à :

  • FunérArts, mais aussi à En sa Mémoire, nous bien sûr, à Funéraire-Info.
  • Les réseaux sont également bien présents: Funéplus, Le Choix Funéraire.
  • Les thanatopracteurs sont également de plus en plus présents sur les réseaux sociaux, et n’hésitent pas à avoir plusieurs comptes, un privé et un professionnel afin de parfaire leur clientèle et leur image, également les syndicats comme la CFTC les formations telles que EFFA et les transporteurs.
  • Idem du côté de la marbrerie avec les conseils dispensés par Fidès Funéraire.
  • Le deuil n’est pas en reste avec les associations ou les aides au deuil, comme La Petite Gomme, ou encore Aux Noms des Petits Anges.

 

Blue Whale : Le défi qui pousse au suicide sur les réseaux sociaux

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baleine

C’est le dernier jeu à la mode mortel des réseaux sociaux. Une vigilance vient d’être lancé par Facebook et les médias contre ce jeu intitulé Blue Whale, qui aurait pousser au moins deux adolescentes à se donner la mort en Russie.

Depuis quelques années, toutes sortes de défis apparaissent sur les réseaux sociaux, le dernier en date ; Blue Whale a pour but de conduire…à la mort. Le Siberiane times rapporte l’événement –ici en anglais-. Le principe ? Inciter les jeunes gens à se lancer des défis plus morbides les uns que les autres, comme se lancer dans une sorte dépression, de s’auto mutiler jusqu’à finir par se suicider, en sautant par la fenêtre par exemple.

Si les deux jeunes filles se sont suicidées, quelques jours auparavant c’est une autre jeune adolescente cette-fois d’à peine 13 qui s’était grièvement blessé en faisant une chute de cinq étages.

La police a ouvert une enquête pour je cite « incitation au suicide » mais aucun lien de cause à effet avec le défi des réseaux sociaux n’est pour l’instant établi.

Face à ces gestes morbides, la police a ouvert une enquête pour incitation au suicide sans pour autant les attribuer formellement au jeu qui circule sur les réseaux sociaux. Pourtant c’est déjà 130 suicides de jeunes en à peine six mois qui ont été recensés.

Si pour l’instant en France aucun cas, n’a été recensé, il ne faut pourtant rien n’exclure. Pour Stéphane Clerget : « Les invitations au suicide via les réseaux sociaux existent ici. Cela peut être des inconnus qui harcèlent, des amis d’amis Facebook par exemple. Si le harcèlement en soi n’est pas nouveau, le fait de pousser l’autre au suicide est assez récent. Il y a actuellement une mode morbide ». propos Ouest France

Facebook aurait développé un outil anti suicide depuis l’été 2016 afin de prévenir ces phénomènes par un signalement de post qui paraitrait pousser à des comportements déviants et dangereux pour soi ou pour les autres.

 

La mort numérique VS la vie éternelle

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La loi date du 7 octobre dernier. Elle s’intitule « Pour une République numérique » à l’intérieur de cette loi, on y retrouve un point qui nous intéresse tout particulièrement : la mort numérique. Avec une vie sociale de plus en plus exposée, aucune règlementation n’était appliquée jusqu’alors pour le sort des données personnelles après le décès des intéressés. C’est désormais chose faite.

Cela fait environ une dizaine d’années que la question se pose. Nous sommes –presque- tous aujourd’hui sur internet et plus précisément sur les réseaux sociaux. Juridiquement il fallait poser un cadre, comprendre les enjeux de l’e-réputation d’un défunt et la question du deuil pour sa famille et ses proches.

C’est par un article, le 40-1 ajouté à la loi Informatique, fichiers et libertés que sont données les premières informations de ce qu’il adviendra des données propres à une personne physique après son décès. Dans le principe cela donne ça : « les droits à la protection des données, c’est-à-dire les droits d’opposition, d’accès, de rectification et de suppression — articles 38, 39 et 40 de la loi) deviennent caducs à la mort de l’intéressé (article 40-1, I). Toutefois, la personne « peut définir des directives relatives à la conservation, à l’effacement et à la communication de ses données à caractère personnel après son décès », directives qui peuvent être générales ou particulières (article 40-1, II, al 1er). Ces directives aménagent la manière dont les droits à la protection des données seront gérés après la mort de l’intéressé (même article, al.4). Ce dernier peut modifier ou révoquer ces directives à tout moment (al.6). Tout comme pour un testament, il est possible de désigner une personne chargée de leur exécution. À défaut ce sont les héritiers légaux qui exercent ces droits (al.7). »

En clair, toute personne peut ainsi définir ses propres directives quant à l’ensemble des données la concernant, qu’elle enregistra auprès d’un tiers de confiance numérique certifié par la CNIL. Mais ça en réalité, peu de gens le savent. Si je vous en parle maintenant c’est que ce registre va être défini par un décret du Conseil d’État prévu pour ce mois de mars 2017. Le principe est similaire au fichier national des testaments qui enregistre toutes les dispositions testamentaires devant notaires sauf qu’ici cela sera devant un tiers de confiance.

Précisions : Ces directives ne s’appliqueront que sur certains sites et donc certains types de traitements, Facebook en fait partie. Ce sera à aux plateformes et aux réseaux sociaux de bien enregistrer ces directives et de les faire appliquer.

Mais s’il n’y a rien ? Dans ce cas là c’est le point n° III de l’article 40-1 qui explique que ce sont les héritiers du défunt qui pourront exercer le droit à sa place dans la limite de la liquidation de la succession – donc encore un peu flou. Cela passe à la fois par la mise à jour des informations mais aussi par le retrait simple de la toile de toute donnée.

En outre, le point suivant, le n°IV du même article explique que « chaque prestataire informe l’utilisateur du sort des données qui le concernent à son décès et lui permet de choisir de communiquer ou non ses données à un tiers qu’il désigne ». Très concrètement cela signifie que sur les réseaux sociaux, nous devrions logiquement avoir bientôt dans nos paramètres une rubrique qui nous informe du choix sur le devenir de nos données.

La CNIL : les pieds dans le plat

Une fois n’est pas coutume la CNIL décide de prendre les choses en main. Fin octobre, respectivement le 29 et le 31, deux articles paraissent sur le site de la CNIL : « Mort numérique : peut-on demander l’effacement des informations d’une personne décédée ? » et « Mort numérique ou éternité virtuelle : que deviennent vos données après la mort ? » afin de mettre un terme au malaise qui persiste à voir un compte Facebook –entre autre- ouvert après le décès d’une personne.

Ce problème existe également au delà de nos écrans, le droit à l’oubli ne concerne pas que le numérique. D’un côté on parle de droit à l’oubli par exemple pour les personnes ayant eu un cancer qui se retrouvent sans cesse pointées du doigt par les assurances ou les organismes de crédit, considérées comme des potentiels défunts en puissance. Mais le droit à l’oubli c’est aussi ces démarchages publicitaires et commerciaux insupportables après le décès d’un individu où il faut sans cesse envoyer tout un tas de recommandé avec accusé de réception. Si il est plus facile d’envoyer un courrier c’est moins le cas sur internet, car malgré l’exposition des réseaux sociaux, tous les proches d’une personne ne sont pas forcément au courant des plateformes ou réseaux sur lesquels étaient inscrits leurs proches.

La complexité juridique tient au fait qu’un héritier aurait le droit de laisser ou non des informations concernant un proche. Le fait est qu’il s’agit dans le cadre de la succession d’un droit moral, d’un droit éthique, donc difficilement transmissible dans une affaire de succession, jetant un peu le trouble sur ce pouvoir supposé.

Le deuxième point c’est aussi qu’un réseau social est prévu pour un être vivant – ce qui pose le problème des comptes pour enfants par encore nés, ou des animaux que l’on peut apercevoir parfois. Dans ce cas précis cela voudrait dire qu’il n’y a pas de place pour la mort sur internet. Là aussi à éclaircir.

En attendant, vous avez peut-être pu le remarquer, des choses ont changé sur Facebook tout du moins. Lorsqu’une personne décède sa page Facebook devient alors un lieu de vitrine d’hommage.

  Capture-d’écran-2017-02-27-à-12.14.04 La mort numérique VS la vie éternelle

Capture-d’écran-2017-02-27-à-12.14.11 La mort numérique VS la vie éternelle

Le business de la vie éternelle

Alors que la CNIL prévoit un livret explicatif et que le Conseil d’État va se prononcer sur la question, voilà que s’organise en parallèle un véritable marché numérique post mortem à l’instar de cette société qui crée un « chatbo » c’est-à-dire un logiciel de conversation qui permet de réunir toutes les écritures du défunt, -textos- afin de capturer par une analyse complexe la manière d’écrire du défunt mais aussi sa façon de penser.

Le but : Continuer d’échanger avec la personne défunte. Si l’on peut s’interroger sur l’aspect éthique de la question, pour Eugénia Kuyda, l’ingénieure qui a conçu ce logiciel, c’est une aide au deuil. Mais là encore, problème, le deuil consiste en un fait précis et indéniable : La rupture. Dans ce cas précis, la rupture n’existe pas puisque les échanges peuvent continuer éternellement. Si elle déclare « ne pas vouloir ressusciter les morts » son objectif est de « pallier au silence ». Un logiciel délicat pour une conception du deuil très particulière qui, indéniablement, ne peut pas convenir à tout le monde.

De plus une question se pose : Si c’est le choix des vivants de continuer à converser, est-ce vraiment le choix d’un individu de voir ses écrits et sa manière de penser dévoilée au grand jour ? Cela pose la question de l’intimité.

Pourtant ça y est, c’est en cours de développement, avec comme objectif également de donner accès aux étudiants à des traitements de données par des personnes qui ne sont plus là : « Alimenté par les écrits produits par un personnage tout au long de sa vie, ils seront capables de traiter ces données, puis d’avoir des échanges sous forme de conversation, en reproduisant au mieux les expressions et le raisonnement de l’auteur. Les étudiants pourront alors l’interroger sur un fait d’histoire, sur son œuvre et même le consulter sur des événements survenus des années après sa mort, d’actualité récente, puisqu’ils seront conçus pour intégrer de nouvelles informations. » Une manière de réécrire l’Histoire ?

La Mort en interview exclusive : Humour en perspective

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La Mort

On parle de tout, de vous, de nous, mais finalement on parle surtout d’elle ; La Mort. Du coup, ni une ni deux, je suis allée l’interroger directement pour vous. Figurez-vous qu’elle lit aussi Funéraire Info. Entre « une faux qui part en révision » et un « génocide sur le grill » La Mort a bien voulu m’accorder une interview.

                          La mort arrive généralement lorsque l’on ne l’attend pas…

Dites-moi tout, ça fait quoi d’être la mort ?

La mort :                                                                                                                      Être la mort, c’est un boulot à temps plein, mais moins prenant que d’être la vie au niveau de la charge de travail. A ce stade de la journée, aux environs de 23h, à travers la planète, la Vie a éclos 367.400 fois, la mort n’est survenue que 146.700 fois. Néanmoins, j’ai aussi des périodes de pointe. Grâce à vous tous, la plupart du temps.

Le mec derrière la mort :                                                                                             C’est très drôle ! Pouvoir intervenir de temps en temps dans des discussions avec ce personnage glaçant, c’est marrant. En le faisant sporadiquement, sobrement et avec humour c’est sain !

En couple avec la Vie peut-être ?

La mort :                                                                                                                   Elle est quelque part ma raison d’être. Bien vu.

Le mec derrière la mort :                                                                                             En couple dans la vie, c’est d’ailleurs en riant en couple au coin d’un feu qu’est née l’idée de créer La Mort sur Facebook.

Utiliser l’humour ça désacralise un peu ?

La mort :                                                                                                                      Ça recentre, je dirais. Sacraliser une chose aussi commune peut s’apparenter parfois à un grand manque de savoir vivre. J’ai constaté que ceux qui m’acceptaient traversaient en général une existence plus heureuse que ceux qui me redoutaient. Votre peur est bien mauvaise conseillère et me donne du boulot supplémentaire, alors exorciser cette peur de moi peut être salvateur.

Le mec derrière la mort :                                                                                             Oui, ça désacralise ! C’est sans doutes un défaut, mais j’utilise l’humour dans tout.

Des projets ?

La mort :                                                                                                                      L’humanité ne me laisse pas le temps pour des projets. Tenez, depuis tout à l’heure, on en est maintenant à 154 128 décès ce jour, juste pour votre espèce. Et je m’occupe aussi des animaux, des insectes, les plantes… C’est pas une vie, j’vous jure…

Le mec derrière la mort :                                                                                            Plein, artistiques surtout, j’ai la chance de m’amuser dans mon métier, rions un peu en attendant la mort !

Quel regard vous portez sur la mort et sur la vôtre en général ?

La mort :                                                                                                                   Le matin, je vous avoue que je porte un regard qui pique un peu quand je me regarde dans le miroir. Quant-à ma mort… Si la Mort meurt, qui s’occupe de sa mort ?!! Allons !

Le mec derrière la mort :                                                                                             Bah j’aime pas trop quand elle rôde ! Perdre un proche est toujours une douleur. Bien que j’aie ri à chaque enterrement auquel je suis allé. Je vous l’ai dit ! C’est mon défaut, l’humour partout… Quant-à ma mort… Je me suis persuadé qu’il y avait quelque chose après, c’est la seule façon de ne pas être déçu : Si il y a quelque chose après la mort, on est content d’avoir eu raison, et si il n’y a rien, ben on n’est même plus là pour s’en rendre compte. C’est pratique !!
Tiens, aurais-je touché du doigt une raison possible de l’existence de Dieu ?!

Pensez vous que les gens la considère si tabou ?

La mort :                                                                                                                      J’espère.

Le mec derrière la mort
Non pas tant que ça… Et les gens se marrent en général. En même temps j’interagis que dans des post bien définis, généralement déjà un peu second degrés. Je ne me permettrais pas de commenter un drame sur un média grand public. L’idée n’est pas de choquer.

Vous n’avez jamais eu de problème avec des personnes qui ne peuvent/veulent pas en rire ?

La mort :                                                                                                                  Oh si… Ils me prennent trop au sérieux, du coup quand notre rendez-vous est imminent, ils sont bruyant, ils gigotent, j’ai du mal à faucher proprement.

Le mec derrière la mort :                                                                                         Non, jamais, la plupart du temps les gens aiment une petite interaction avec la mort. Je suis toujours très avare en mots (sauf ici, c’est la seule exception ! Une exclusivité unique ! ). En tous cas, mes interactions ne laissent jamais indifférent, mais jamais je n’ai senti quelqu’un de choqué ou d’agressif en face. Je crois que les gens aiment se faire peur, même pour de faux. Cela crée des micro-fictions instantanées. C’est marrant.

Vous occupez comment vos journées quand le boulot est rare ?

La mort :
Je feuillette Funéraire Info, je parcours les nécro, je me tiens au courant des conflits mondiaux, je cartographie les gisements de gaz, de pétrole… Avez-vous remarqué comme les énergies fossiles et la mort sont intimement liés ? Bref, pour résumer j’organise ma tournée, quoi ! Et je vous donne du boulot, accessoirement.

Le mec derrière la mort :                                                                                             Le boulot n’est jamais rare… Disons que ce sont plutôt les salaires qui le sont ! Je passe mon temps à construire des théâtres. Le point de départ est simple, on convient ensemble d’un grand carré imaginaire au sol, et on dit que tout ce qui est dedans, c’est un théâtre. Alors on y raconte des histoires. Voilà des années que j’en vis, pourvu que ça dure !
Merci, et à bientôt.

La mort :                                                                                                                      Il faudra toujours que j’aie le dernier mot. Tenez-le vous pour dit. A+

 

Témoignages enfants : Vos réactions

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enfants témoignages bis

Vous avez été nombreux la semaine passée à lire ma chronique consacrée aux différents témoignages. Celui qui vous a fait le plus réagir, le voici, il s’agit de celui sur les enfants qui ont un ou leurs parents qui travaillent dans le secteur funéraire. Ainsi vous vous êtes laissé aller à vos propres expériences. À Funéraire-Info nous avons été touché par vos réactions et nous avons décidé ainsi de les publier cette semaine. Merci à vous pour vos tranches de vie.

Capture-d’écran-2016-12-15-à-09.45.42 Témoignages enfants : Vos réactionsCapture-d’écran-2016-12-15-à-09.45.51 Témoignages enfants : Vos réactionsCapture-d’écran-2016-12-15-à-09.46.01 Témoignages enfants : Vos réactionsCapture-d’écran-2016-12-15-à-09.46.10 Témoignages enfants : Vos réactions

 

Funéraire info sur Facebook, merci de vos avis

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Facebook et Funéraire-Info

Vous êtes professionnels, vous travaillez comme assistants funéraires, maitres de cérémonie, ou vous êtes à la tête de votre entreprise. Vous consolidez le funéraire d’aujourd’hui et bâtissez celui de demain. Cette année encore vous étiez présents en nombre sur les réseaux sociaux et vous avez donné votre avis, vous avez participé et grâce à vous, nous avons franchi ensemble la barre des 16 000 fans sur Facebook.

Capture-d’écran-2016-12-19-à-09.34.08 Funéraire info sur Facebook, merci de vos avisCapture-d’écran-2016-12-19-à-09.34.51 Funéraire info sur Facebook, merci de vos avisCapture-d’écran-2016-12-19-à-09.33.59 Funéraire info sur Facebook, merci de vos avisCapture-d’écran-2016-12-19-à-09.33.22 Funéraire info sur Facebook, merci de vos avisCapture-d’écran-2016-12-19-à-09.33.02 Funéraire info sur Facebook, merci de vos avisCapture-d’écran-2016-12-19-à-09.32.48 Funéraire info sur Facebook, merci de vos avis

Capture-d’écran-2016-12-19-à-09.35.00 Funéraire info sur Facebook, merci de vos avisCapture-d’écran-2016-12-19-à-09.35.09 Funéraire info sur Facebook, merci de vos avisCapture-d’écran-2016-12-19-à-09.35.40 Funéraire info sur Facebook, merci de vos avisCapture-d’écran-2016-12-19-à-09.36.04 Funéraire info sur Facebook, merci de vos avis

Derrière vos avis, il y a des noms, des surnoms, il y en a que l’on connait, certains sont des amis, des entrepreneurs, d’autres plus discrets, ils font partis de ces lecteurs silencieux. Tous ne sont pas toujours contents, des avis plus critiques apparaitront dans la semaine et c’est normal. Merci à vous pour ces encouragements, ils nous permettent de mieux nous situer et d’effectuer un travail en aspiration avec vos attentes.

Allez c’est Noël, mettez votre étoile…

Le mystère des disparus de Facebook résolu dans l’horreur

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Todd Kohlhepp, suspect dans l'enlèvement de Kala Brown

Quand la réalité est pire que la fiction. Il y a quelques semaines, je vous racontai l’histoire de ce couple d’américains mystérieusement disparus, mais qui continuait à communiquer via Facebook. La jeune femme a été retrouvée, retenue par un prédateur sexuel qui pourrait être un tueur en série…

Nous vous avions parlé de Charlie Carver et Kala Brown, un couple d’américains disparus. Signe particulier : alors que plus personne ne les avait revus depuis deux mois, leur compte Facebook restait actif, postant des messages, assurant qu’ils allaient bien, discutant même en privé avec certains, entre réponses évasives et messages mystérieux et inquiétants.

L’affaire a connu un développement tout à fait incroyable, impliquant un tueur en série potentiel. On vous dit tout.

Descente de police

Tout commence par une descente de police chez un délinquant sexuel. Plus précisément, la police du comté de Spartanburg était descendue chez Todd Kohlhepp dans le cadre d’un mandat de perquisition. En effet, si les policiers américains étaient restés curieusement silencieux sur cette affaire, c’était pour mener leur enquête sans inquiéter les kidnappeurs éventuels.

A l’origine, des informations avaient simplement laissé penser la police que Kohlhepp pouvait être impliqué dans l’enlèvement.

Une fois sur place, les policiers étaient en train de fouiller la propriété lorsque des sons en provenance d’un container en acier ont attiré leur attention. Aussitôt, le container a été ouvert. A l’intérieur, Kala Brown, « enchaînée comme un chien » a déclaré le shériff du comté.

Kala mais pas Charlie

La jeune femme aurait, d’après les premières constatations de la police, été retenue enchaînée dans ce container depuis deux mois, soit immédiatement après son enlèvement. La voiture du couple a également été découverte sur le terrain appartenant au suspect. Nulle trace en revanche de Charlie.

Kala Brown a réussi à indiquer à la police qu’elle avait vu Kohlhepp transporter quatre corps humains. La police fouille toujours la propriété à leur recherche actuellement mais n’a pas donné plus de détails.

Le shériff du comté d’Anderson, en Caroline du Sud, a néanmoins indiqué que Kala et Charlie avaient été victimes d’un tueur en série.

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Les chiens chercheurs de cadavre sont en pleine action sur la propriété de Todd Kohlhepp (photo : capture d’écran You Tube)

Un profil inquiétant

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Todd Kohlhepp présente un profil inquiétant. Condamné à l’âge de 14 ans pour viol, il purge une peine de 15 ans de prison, dont il ressort en 2001.

Les rapports de psychiatres démontrent que, dès 9 ans, l’enfant avait été suivi. En cause, des comportements violents envers les autres enfants, une obsessions sexuelle précoce, et des faits avérés de sadisme sur les animaux. Durant sa détention, il avait fait une demande de liberté conditionnelle qui lui avait été refusée suite à un avis psychiatrique extrêmement défavorable.

Le rapport de sortie de sa détention précisait que Kohlhepp était obsédé, égoïste, sans aucune empathie. Le profil d’un tueur en série idéal, se dit on avec le recul.

Kala Brown est hospitalisée pour se remettre de ses deux mois de détention dans des conditions inhumaines. Charlie Carver est toujours porté disparu, sans qu’aucune trace de lui n’ait pour l’instant été retrouvée. Todd Kohlhepp s’est muré dans le silence.

Il y aurait, à l’heure ou j’écris cet article, entre 50 et 100 tueurs en série en activité rien qu’aux Etats-Unis.

Legacy.com : Le Facebook des morts, la nécrologie à l’américaine

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Le site legacy.com est le plus grand site nécrologique des Etats-Unis. Steve Parrott est le PDG de Legacy. Il nous explique comment fonctionne ce site dont l’article est titré  » Le Facebook des morts « .

Legacy est un mémorial en ligne, “positif sur lequel on peut écrire des poèmes, des hommages touchants à quelqu’un qui est mort”.
Pour lui la réussite du mémorial tient au travail considérable de modération qu’il y a derrière. Les modérateurs rejettent environ 400 000 commentaires inappropriés laissés sous les éloges des gens en un mois. Parfois on peut lire des insultes, qui nuisent considérablement au travail de deuil.
Mais il précise que seule une poignée d’appels de proches ont été relayés pour se plaindre de ce genre de propos.

Cette année c’est le poème qui était la vedette de ce mémorial. Le site fait parti de la nouvelle Innovation Lab , à Calabasas, en Californie.
Le fonctionnement : Une fois un poème posté, l’interface du site est assez subtile pour créer un algorithme « Héritage » afin d’attraper « la quantité incroyable de spams religieux, de vengeance et de blasphème ».
Ensuite, le poème est acheminé dans un système d’exploitation à trois niveaux, processus au cours duquel plusieurs agents contrôlent le contenu. Ces agents sont composés de personnes que Parrott décrit comme des blogueurs qui travaillent à domicile.
C’est seulement à la fin de ce processus qu’intervient un modérateur qui peut remarquer « quelque chose qui cloche » et décide de rejeter le poème. Il faut « éviter une crise numérique posthume potentielle ».
Il s’étonne toujours de ce genre de commentaires. Il déclare qu’après « 18 ans (il) pensait avoir tout vu ». Mais le détachement franchement familier de certaines personnes l’étonne toujours.

Telle est la manière de fonctionner de Legacy, qui traite tous les jours des dépôts en ligne massif pour nécrologies qui visent à honorer la tradition du souvenir face à une génération d’utilisateurs en ligne qui parfois est trés familière voire vulgaire.

Depuis la fin des années 1800, la nécrologie constitue une étape prenante du processus de deuil, une tradition honorée souvent sous forme de cartes commémoratives qui ont été envoyées dans la ville ou dans l’histoire récente, soigneusement éditées dans le journal local.
De nos jours, internet a compliqué notre rapport à la mort et par la même, notre rapport au deuil. À la fois cela doit être facile pour les proches, et à la fois extrêmement réglementé. Il en résulte que l’héritage a tourné à la science des données réinventant l’avis de décès de l’ère moderne.

Legacy n’est pas le seul site des États-Unis mais il est le plus grand du pays. Il a commencé en 1998 qui et il regroupait la plupart des nécrologies. Au fil des années il est associé à des milliers de journaux et maisons funéraires dans le monde entier. Le site est devenu une archive des informations sur les personnes décédées.
Le site abrite aujourd’hui près de 100 millions de nécrologies. En plus d’agir comme une pierre tombale numérique, il accueille près de 7 000 personnes décédées chaque jour. L’entreprise propose aussi des livres de condoléances composés par les souvenirs laissés par les gens sur le site.
Il accueille aussi des personnalités célèbres. Lorsque René Angélil est mort, Legacy a agi en tant que sponsor officiel de son livre commémoratif, en huit volumes.
Parrott estime que près de la moitié des 200 000 personnes qui meurent chaque mois aux Etats-Unis se retrouvent avec une nécrologie sur le site. Il recense 20 millions de visiteurs uniques par mois. Le revenu annuel de Legacy à de quoi donner le tournis : Entre 20 et 100 000 milions $ selon Parrott et provient d’un mélange de services et d’annonces. Les journaux paient une redevance, tout comme les sites en périphérie d’envoi de fleurs. Malgré son format Legacy est ce qui ressemble le plus à un Facebook ou un LinKedIn pour les morts.

L’équipe et composée de scientifique de données, de programmateurs, de concepteurs tous logés dans un complexe de deux étages des bureaux. Loin de l’ambiance Silicon Valley, Calabasas est une banlieue connue pour ses centres commerciaux. Parrott a une attitude décontractée et mesurée. Il a reçu l’appel téléphonique d’un recruteur il y a trois ans et demi, à l’époque il travaillait pour CBS je lui ai dit « êtes-vous fou ? Pourquoi voudrais-je travailler pour un site de mort ? » Et puis finalement je me suis demandé ce que « j’allais laissé à mes petits-enfants, est-ce-que mon Facebook ou mon LinkedIn sont les seules choses que j’ai accompli ? »
Sa tentative de recrutement est dans le même idéalisme, il souhaite recruter « les bizarreries qui rendent les gens uniques ». Il ne croit pas au concept de limites. Il est passé de 4 à 32 employés au cours d’une seule année. Leurs bureaux se composent de chambres, de cuisine, la salle commune à l’extérieure du bureau de Parrott sert à tous les employés, qui sont servis de pizzas gratuites tous les mardis. Salle de jeux, consoles, tout est équipé. Il y a aussi des rappels de la nature éphémère de l’existence humaine. Les maquettes de pages web sont dessinées sur les murs et comportent les noms et les photos des personnes décédées réelles provenant des entrées du site.
Parrott accuse le même problème qu’en France. A force de travailler dans cette entreprise, son fil Facebook est rempli de tragédies en tout genre et le tout lié à la mort, pourtant il veut célébrer la vie. Il conclut par des problématiques intéressantes « Qu’est-ce-qui était vraiment important pour moi ? Une simple recherche google ne va pas aider à répondre à cette question. »