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La remise d’urne au cimetière : un moment à fignoler

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sac de depôt d'urne funeraire
Le sac de dépôt d'urne Funemarket, permet d'inhumer l'urne au cimetière avec élégance.

La remise d’urne au cimetière : conclusion des obsèques, parfois réduite à un simple geste technique. Pourtant, au même titre qu’une inhumation, c’est un moment qui doit être préparé et soigné. De plus en plus, des aides apparaissent pour soigner ce moment.

Un moment crucial

L’importance de la remise d’urne au cimetière est l’achèvement d’une séquence d’avènements commencée avec la mise en bière. C’est le dernier contact de la famille avec les pompes funèbres dans leur aspect cérémoniel, et il est donc essentiel qu’il soit réussi, parce qu’il sera également la dernière impression que vous laisserez.

Bien entendu, des contacts seront vraisemblablement encore noués avec la famille, pour des aspects administratifs ou des ventes accessoires, mais, dans leur esprit, ils ne reflètent pas votre savoir-faire. Vous serez jugé sur la cérémonie, et une remise d’urne réussie envoie le message que vous soignez tout jusqu’au bout.

Il est donc important que ce moment soit confié à un professionnel rompu au cérémonial : un Maître de Cérémonies.

Pensez à préparer

Le Maître de Cérémonies doit repérer et préparer les lieux. Découverte du lieu d’enfouissement, préparation d’un plan et d’une gestuelle pour le dépôt d’urne, repérage d’un endroit ou elle sera exposée.

Il faut en effet  tenir compte du fait que l’urne est plus petite qu’un cercueil, normalement, et que, de là ou vous la placerez, tout de monde devra pouvoir la voir. Non seulement la voir, mais également passer devant pour un geste d’adieu. Ne prévoyez donc pas de procéder entre deux tombes, dans une minuscule allée bordée de monuments massifs.

Préparez, mais uniquement le plan : l’urne ne doit être sortie qu’en présence de la famille, et  ne pas donner l’impression d’avoir été abandonnée là.

En route avec la famille

L’idéal est de proposer à la famille un rendez-vous à la porte du cimetière, d’aller les chercher et de vous acheminer avec eux à pied. Cela permet d’échanger, puisque la nature humaine a horreur du silence, et par là même d’affiner votre cérémonial. Si vous savez, en arrivant sur la sépulture, qu’un membre de la famille, et lequel, placera l’urne dans sa dernière demeure, qu’il souhaite dire quelque chose, et à quel moment, en un mot, si vous avez le plan millimétré du déroulement de la cérémonie, c’est que vous avez bien travaillé.

Une fois arrivé sur les lieux, placez l’assistance, et annoncez l’arrivée de l’urne avant d’aller la chercher.

La cérémonie

Sur la cérémonie en elle-même, nous dirons peu de choses : un Maître de Cérémonies professionnel doit développer son propre style. Une introduction, une lecture, quelques transitions, la recette est bien connue, et si non, travaillez.

Sur la durée, il n’y a pas de règle. Disons simplement que, de l’arrivée de la famille à la fin, urne placée, moins de dix minutes, c’est trop court, plus de vingt, c’est trop long. La bonne durée se situe entre ces deux temps.

Le geste d’adieu pour l’urne peut être le même, exactement, que pour un cercueil. Passer devant, poser la main, voir même procéder à une aspersion d’eau bénite, autorisée depuis Vatican II, sera laissée au desiderata de la famille.

Enfin, laissez la possibilité, à la fin, à un membre de la famille, de déposer lui-même l’urne, si la configuration des lieux le permet. L’idéal, dans ce cas, est de proposer au début, en cheminant vers la tombe, puis de reproposer à la fin : ils auront eu le temps de décider et se concerter, et vous éviterez un flottement.

Certains accessoires, comme le sac de dépôt d’urne proposé par Funémarket, peuvent s’avérer utile dans bon nombre de situations.

Il ne vous restera plus qu’à attendre le retour, questionnaire qualité ou lettre de remerciement, de la famille, en toute sérénité. Jamais, au grand jamais, je n’ai entendu une famille se plaindre d’une remise d’urne réussie.

125 jours au funérarium, la facture passe mal

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C’est une question soumise à nos confrères de la Nouvelle République qui nous a fait bondir sur nos chaises : une femme se voit soumettre une facture de 6500 euros pour 125 jours de funérarium. En cause : la mairie ne parvenait pas à la localiser. Et pour cause, elle ne connaissait pas son père.

Banalement extraordinaire

C’est une histoire qui peut sembler extraordinaire, mais qui, pourtant, est banale : une jeune femme se voit contacter par une pompe funèbre et présenter la facture des obsèques de son père. Frais : 1905 euros, ce qui peut sembler raisonnable, mais, nous le verrons, est carrément exagéré, et une seconde partie de 6589 euros pour frais d’hébergement. Oui, vous avez bien lu. Ceci s’explique sans doute par le fait que le défunt est resté 125 jours en case réfrigérée.

Surprise et consternation de la jeune femme, qui n’a pas les moyens de payer cette somme, surtout pour un père, détail qui a son importance, qu’elle n’a jamais vu. Elle a par ailleurs renoncé à la succession. De la descendance, il ne reste qu’elle, avec des petits moyens, et une sœur qui perçoit le RSA. Mettons fin au suspense : aucune des deux n’aura à payer cette facture, du moins en totalité.

L’explication est assez simple : le défunt a été amené, dans des circonstances qui restent floues, à cette maison funéraire, sans doute avec le statut d’indigent, et la mairie s’est mise en quête de descendants pour payer les obsèques, ce qui a pris un peu de temps.

Les mauvaises habitudes ont la vie dure

J’ai personnellement fréquenté un défunt pendant huit mois, dans une case réfrigérée. Fréquenté est un grand mot, évidemment. En discutant de ce cas, rapidement, avec quelques collègues, force est de constater que tous ont connu, à des degrés plus ou moins important, des cas similaires.

C’est une mauvaise habitude des mairies, et, disons-le tout net, une habitude franchement illégale. Il y a un délai maximum d’inhumation en France, qui est de six jours ouvrés. Il peut être prolongé au-delà de ce délai, uniquement pour deux raisons : obstacle médico-légal, mais, dans ce cas, au terme des examens, le médecin légiste délivre un nouveau certificat de décès et c’est ce dernier qui fait foi. Ou bien bonne raison, terme flou, mais dont la demande doit être déposée par une personne ayant qualité pour organiser les obsèques auprès de la préfecture, qui, après examen, accepte ou non la demande.

En aucun cas, un maire n’a le droit de sa propre initiative d’outrepasser ce délai.

Ce qui est censé se passer

Les choses, telles qu’elles sont censées se dérouler, suivent une procédure assez simple : les services municipaux, et la police ou la gendarmerie, après découverte du décès, doivent essayer de joindre la famille, et vérifier dans le même temps qu’un contrat obsèques ou des volontés particulières n’ont pas été laissées par le défunt.

Si il s’avère que la famille ne pourra être jointe au-delà du délai légal, alors le maire endosse la qualité de personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles, et fait procéder à l’inhumation, aux frais du contribuable.

Ses droits : se faire rembourser par l’intermédiaire du Trésor Public les frais engagés pour les obsèques, ou de donner mandat, si le compte du défunt est approvisionné, à la pompe funèbre de demander directement à la banque, ou bien, autre solution, de prélever les frais sur la succession du défunt s’il y en a une. Il peut également, lorsque la famille est retrouvée ultérieurement, ou n’a pas donné, exprès, de signe de vie, de leur demander de rembourser la facture au titre de l’obligation alimentaire qu’ont les descendants et descendants les uns vis à vis des autres.

En revanche, il n’a pas le droit : de prolonger, on l’a vu, le délai légal dans l’espoir de se soustraire à ses obligations, ni d’engager des demandes ou frais inutiles et excessifs, à moins qu’ils ne fussent à sa charge. Un maire a parfaitement le droit de décréter qu’un indigent, dans sa commune, sera inhumé dans un cercueil en acajou massif, mais ne peut pas obliger la famille à le payer.

Dans ce cas précis

Dans l’affaire qui nous occupe, la jeune femme n’aura donc pas à payer les frais de funérarium : ils sont la résultante d’une initiative tierce, qu’elle n’a pas à assumer, d’autant plus que le maire, on l’a vu, a violé la loi. Elle devra, en revanche, payer la facture des pompes funèbres, sauf si elle parvient à démontrer que, soit elle n’en a pas les moyens, soit elle peut se faire dispenser de ce droit pour indignité du père, ce qui est tout à fait envisageable, son père ayant manqué à toute obligation envers elle, et elle-même ayant renoncé à la succession.

Et si ça m’arrive ?

En tant que pompe funèbre, si vous êtes réquisitionnés pour héberger un défunt et que la mairie, incapable de vous fournir des coordonnées d’ayant-droit, fait durer les choses au-delà du délai légal, la solution est simple : en aviser immédiatement la préfecture, et/ou engager une action judiciaire contre la mairie au titre de l’article L2213-7 du CGCT. Ah, et soyons clair : renoncer à tout espoir de décrocher un marché public tant que le maire reste en place…

L’article de la Nouvelle République (lien)

Pour en savoir plus :

Article L2213-7 : « Le maire ou, à défaut, le représentant de l’Etat dans le département pourvoit d’urgence à ce que toute personne décédée soit ensevelie et inhumée décemment sans distinction de culte ni de croyance »

Article 806 du code civil : « Le renonçant n’est pas tenu au paiement des dettes et charges de la succession. Toutefois, il est tenu à proportion de ses moyens au paiement des frais funéraires de l’ascendant ou du descendant à la succession duquel il renonce. »

Article 207 alinéa 2 du Code Civil : « Les obligations résultant de ces dispositions sont réciproques. Néanmoins, quand le créancier aura lui-même manqué gravement à ses obligations envers le débiteur, le juge pourra décharger celui-ci de tout ou partie de la dette alimentaire. »

La thanatopraxie recule quand Touraine est En Marche !

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Marisol Touraine, thanatopraxie

Hier, jeudi 11 mai, Marisol Touraine a cessé d’être ministre de la santé au moment ou le premier ministre présentait la démission du gouvernement. En catimini, sans vraiment de pot d’adieu, mais rassurez vous : la ministre a laissé une ultime bombe, un cadeau d’adieu pour les thanatopracteurs et le funéraire.

Une drôle d’histoire

Vous en avez tous au moins croisé un, un jour. Le sale gosse mal élevé qui, sournoisement, s’approche de sa cible par derrière, lui flanque un coup de pied puis s’enfuit en courant. C’est pénible. Mais ça l’est encore plus quand la sale gosse sournoise est ministre de la santé.

Parce que Marisol Touraine, la ministre de la santé, a lâché une ultime bombe au goût de revanche. Petite bombe qui va compliquer non seulement la vie des thanatopracteurs, mais aussi pourrir la vie des défunts, ce que les thanatopracteurs cherchent précisément à éviter.

Il s’agit, bien entendu, de l’interdiction des soins au domicile. Ah, non, pardon : il s’agit du nouveau cadre pour les soins à domicile. Notez, on n’a pas vraiment vu la différence.

Petite colère

On se rappellera la petite phrase de François Mitterrand à propos d’Edith Cresson « Je lui avais dit que son travail était de se rendre impopulaire. Je ne pensai simplement pas qu’elle y arriverait si bien ».

Cette phrase s’applique parfaitement à Madame Touraine, à la différence près qu’il n’y aura pas, contrairement à Madame Cresson, de relecture positive, dans le futur, de son action.

Après avoir mis dans la rue les médecins libéraux et établissements de santé privés, essoré jusqu’à la dernière goutte l’hôpital public, condamné à mort des millions de français en encourageant la lutte contre la cigarette électronique et en niant son efficacité contre le sevrage tabagique, humilié les infirmières de nuit avec une augmentation de la prime insultante et assortie de conditions ridicules et excluantes, on aurait pu croire Marisol Touraine satisfaite. Au contraire, la ministre retranchée dans son ministère trépignait comme une gamine capricieuse à qui on aurait refusé un bonbon.

Songez, elle avait réussi à faire verdir, de rage, tout le monde, sauf un petit groupe d’irréductibles dont le métier, précisément, consistait à lutter contre le verdissement. L’interdiction des soins de thanatopraxie au domicile avait, après deux navettes parlementaires, échouée. Retoquée, abandonnée, en un mot : enterrée.

Et grosse revanche

Mais alors, comment faire ? La solution, finalement, était simple : un arrêté. Non pas qui interdise les soins de conservation, il aurait été retoqué, mais, au titre de la santé publique, qui impose des normes si draconiennes que ces derniers en deviendraient, tout simplement, impossible.

Parce que, si on écoute l’ex-ministre Touraine, les thanatopracteurs devraient pratiquer plusieurs métiers.

Déménageurs : arrivant chez leurs clients avec une table réfrigérée sous le bras. Frigoristes, pour mesurer les caractéristiques thermiques de chaque pièce où ils auraient à intervenir. Géomètres, pour calculer le volume précis de chaque pièce, doublé d’ingénieur en mécanique des fluides, pour prévoir le renouvellement d’air. Décorateur d’intérieur, parce que la tapisserie, le lambris ou le crépi, c’est tellement has been, place au carrelage blanc du sol au plafond. Nettoyeurs, parce que, quand même, vous n’allez pas me laisser ça dans cet état. Contorsionnistes à l’occasion, parce que faire rentrer le matériel pour les soins et une table réfrigérée dans une pièce généralement déjà encombrée, ça va être drôle. Secrétaire, parce qu’il faut ensuite rédiger un rapport complet.

Et, enfin, mendiant, parce que facturer 200 balles par soin pour tout ça, j’en connais pas beaucoup qui pourront en vivre.

A malin, malin et demi

Et tout cela lancé comme une boule puante la veille de son départ, puisqu’il y a fort à parier que Monsieur Cazeneuve avait prévenu ses ministres un peu en amont de la date de démission du gouvernement. Le seul qualificatif qui s’applique au procédé est : sournois. On balance, on démissionne. Le coup de pied en traître. Le tout dans un texte de loi compliqué à l’envie, dans lequel on cherchera en vain la simplification promise par le candidat Hollande en 2012.

Et puis, l’égalité promise sera, au passage, également shuntée : clairement, vu l’augmentation des tarifs quelle que soit la solution choisie par la famille, les « sans-dents » seront exclus de la thanatopraxie.

Le temps que la profession s’en rende compte, Madame Touraine serait loin. Alors, contester, protester, auprès de qui ? Manifester, contre qui ?

Sauf que… Madame Touraine a juste oublié un minuscule détail, dont tout le monde s’était rendu compte, sauf, manifestement, elle : sa totale incompétence. Relisez le texte. Prenez de l’aspirine. Relisez-le encore. Vous voyez ? Nulle part, il n’est précisé qui a l’autorité pour contrôler, donc personne, ni quelles sanctions sont prévues, donc aucune.

Il y a fort à parier que, le premier janvier 2018, rien ne changera. Il semblerait que, de son côté, Madame Touraine soit en marche vers un nouvel avenir. Attention à elle, un croche-pieds est si vite arrivé…

Le décret est ici

Mise en bière anticipée : savoir impliquer la famille dans la décision

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mise en bière

Certaines situations demandent une mise en bière anticipée. Qu’elles soient ordonnées par un médecin, ou évidentes par pragmatisme, elles sont aisément identifiables. D’autres, en revanche, sont plus délicates et ne proposent pas de cadre strict. Il convient alors d’agir, non pas contre, mais avec la famille.

Situations évidentes

Il existe deux situations où la mise en bière, et surtout, la fermeture immédiate du cercueil sont des évidences. La première, honneur au roi, c’est lorsque le médecin l’ordonne. Là, il n’y a rien à redire. La seconde, c’est lorsque le corps est trop abîmé pour être présenté à la famille. Il est alors assez facile de demander, retour à l’étape un, au médecin de penser à cocher la bonne case, ou d’expliquer à la famille, avec des mots choisis, pourquoi il n’est pas bon pour eux de voir leur cher disparu dans cet état.

Il existe d’autres cas de figure où ça l’est moins. Un défunt sur lequel les effets de la décomposition se manifestent plus vite que la moyenne, un autre sur qui le soin de conservation ne tient pas, cas rare, mais pas exceptionnel… Situation où la famille attend de vous une solution pour pouvoir rester auprès de leur proche, solution qui, bien entendu, n’existe pas.

Les cas de figure

Un soin de conservation, même si la technique est fiable, même si les fluides et matériels utilisés sont très bons, même si le thanatopracteur est excellent, peut rater. Pour diverses raisons dont la liste serait trop longue à évoquer, mais qui sont indépendantes de toutes volontés. Le corps se dégrade donc, au grand dam de la famille, et du conseiller funéraire, qui, normalement, a repéré les signes avant-coureur du phénomène et a anticipé.

Parfois, la famille souhaite conserver le défunt au domicile, ou dans un salon si la maison funéraire l’y autorise, sans soin de conservation. Jusqu’ici, rien d’anormal à ce que la décomposition dégrade le corps, mais, dans la plupart des cas, la famille vous expliquera que ce n’est pas normal, parce qu’une arrière-grande-tante avait reposé sans soucis sur son lit de mort.

mise-en-bière-300x200 Mise en bière anticipée : savoir impliquer la famille dans la décisionEtablir un diagnostic

La première chose à faire est d’anticiper. Ça peut sembler un peu abstrait, mais il n’y a rien de plus concret, en réalité. Dans le cas d’un défunt qui reposerait à la maison funéraire sans soin de conservation, une surveillance assidue est, bien entendu, évidente.

Mais même dans le cas d’un défunt qui aurait reçu des soins de conservation. Un bon assistant ou conseiller funéraire qui est en charge d’une maison funéraire doit faire, chaque soir, le tour de tous les défunts qui y reposent et pratiquer un examen visuel rapide.

Au préalable, il sera idéal de se faire expliquer les signes qui ne trompent pas (trop nombreux pour être listés ici, mais ils feront l’objet d’un article). Un indice : un défunt qui aurait reçu un soin de conservation le matin et dont l’extrémité des doigts serait noire dès le soir, c’est un signal d’alarme.

En tout cas, une chose est sûre : exception faite du cas où le défunt repose au domicile, vous devez être informés avant la famille que le corps se dégrade et garder l’initiative.

Établir une stratégie concertée avec la famille

Lorsqu’il apparaît évident que le corps du défunt se dégrade et qu’il ne pourra pas rester exposé jusqu’aux obsèques, il va falloir en informer la famille. Dans de bonnes conditions : il ne s’agit pas de croiser un des membres dans un couloir et de lui expliquer la situation entre deux portes. Demandez-leur de vous rejoindre dans votre bureau, ou dans un salon, et exposez-leur posément la situation.

Ensuite, dans l’hypothèse où le thanatopracteur ne peut pas rectifier la situation, ou si la famille refuse, annoncez-leur que la mise en bière et la fermeture du cercueil anticipée sera la seule solution envisageable.

À l’objection, dont nous parlions plus haut, de la tante qui a très bien résisté à quelques jours d’exposition sans soin, rappelez que chaque défunt est différent, que la masse graisseuse, les éventuels traitements que le défunt prenait avant son décès etc. Mais aussi la saison, le température, l’hygrométrie, font qu’aucune des situations n’est comparable.

Enfin, fixez un seuil. D’où l’importance d’anticiper : il ne convient pas de dire à la famille que l’état du corps est trop dégradé et qu’il faut fermer le cercueil immédiatement. Anticiper permet de dire à la famille que c’est une question d’heures, et qu’il faut hâter ceux qui tiennent absolument à dire un dernier au-revoir au défunt.

Une étape intermédiaire pourra être proposée, comme la mise en cercueil ouvert. Ceci évite l’écoulement des fluides sur le sol, ce qui a un effet désastreux, et, également, prépare la famille, psychologiquement, à la fermeture anticipée. Bien entendu, ces explications sont trop brutales, et à proscrire. On préférera quelque chose comme « Si on fait ça maintenant, ça fera un peu de temps en plus pour lui dire au revoir quand tout le monde sera arrivé ».

Enfin, préparez-vous : même si ce n’est pas votre faute, même si vous avez fait tout ce qu’il fallait faire, la famille sera déçue. Alors donnez-vous à fond pour que le convoi soit magnifique. Si vous n’avez pas répondu « Évidemment, comme toujours », il faut qu’on parle…

Décès brutal au domicile, intervenir en présence de la famille

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C’est un cas de figure qui peut se présenter : vous êtes appelés pour l’enlèvement d’un défunt, souvent sur réquisition, dans un contexte délicat, mort violente ou corps abîmé, et la famille est présente. C’est une situation inconfortable, qu’il va falloir savoir gérer. Quelques pistes à explorer.

Cas pratique

C’est un cas qui se présente : alertés par la famille, la police fait une découverte de corps au domicile, une dame âgée qui est tombée violemment suite à un malaise. Le corps est là depuis quelques jours, il a fait chaud, il y a d’importantes quantités de sang, autant dire que la scène n’est pas belle.

L’officier de police, après que le médecin ait confirmé que la mort ne présentait pas de contre-indication médico-légale, appelle les pompes funèbres, puis prévient la famille. Qui arrive aussitôt et se trouve là quand vous parvenez sur place.

Généralement, la police n’a pas permis à la famille d’accéder à la pièce où se retrouve le défunt, et sont très heureux de vous refiler la patate chaude.

Prendre ses précautions

Si il y a bien une chose à faire dans ces cas-là, c’est de ne RIEN dire tant que vous n’avez pas une vision globale de la situation. Parce que la famille, dans l’immense majorité des cas, va vous poser une question « Est-ce qu’on peut la voir ? ».

Commencez par expliquer que vous devez d’abord vous rendre compte de la situation. Pas de façon aussi formelle : on ne le dira jamais assez, utilisez vos mots. Sur place, près du corps, examinez attentivement la situation : est-ce que vous pouvez nettoyer suffisamment le visage et les mains pour faire une présentation rapide ? Est-ce que vous pouvez masquer les autres traces dans la pièce ?

Dans 99 % des cas, la réponse à cette question sera « non ».

Manque de neutralité

L’élément important à retenir ici, c’est que vous n’êtes pas dans un endroit neutre. Vous êtes au domicile du défunt. C’est à dire un endroit où ses proches se rendaient, où ils ont des souvenirs, qu’ils connaissent dans des circonstances souvent heureuses.

Au lieu de les rassurer, cette intimité ne fait qu’augmenter le stress. Au choc du décès qu’ils viennent d’apprendre, vous ajoutez un lieu intime et chargé de sensations positives transformé en piège mortifère. Le tout consécutivement à un décès soudain et inattendu.

Accompagner, expliquer, ne pas promettre

La première chose à faire est expliquer en détail ce que vous allez faire. La procédure est classique, enlever le corps, le déposer dans le TSC. Ensuite, anticipez : le but est de faire en sorte que la famille passe le moins de temps possible dans la pièce, voire sur les lieux, dans un premier temps.

Expliquez-leur ensuite qu’en allant se rendre compte, par eux-même, du lieu du décès, ils ne feront qu’aggraver leur choc et ne pourront pas, de toute manière, réfléchir avec les idées claires. Ne leur dites pas que c’est une mauvaise idée d’y aller, soulignez que c’est surtout le moment qui est mal choisi.

Par exemple : le défunt est décédé dans sa chambre. Après avoir enlevé le corps, essayez de dissimuler avec ce que vous avez sous la main les tâches de fluides (l’emballage de la housse de corps, par exemple, s’il n’est pas transparent, et accompagnez un membre de la famille pour choisir des vêtements pour l’habillage. Essayez toujours de focaliser son attention sur sa mission, et tenez vous le plus possible entre la personne que vous accompagnez et l’endroit du décès.

Ensuite, assurez-vous qu’ils emportent avec eux les éventuels papiers dont ils auront besoin, et qu’ils n’aient pas besoin de retourner au domicile du défunt. Parce que, si vous les avez convaincu de ne pas aller dans la pièce sur le moment, le lendemain, la tentation sera supérieure à la conviction.

tache-de-sang-domicile Décès brutal au domicile, intervenir en présence de la familleLe syndrome de la coquille vide

La question que vous vous poserez est peut être « qu’est-ce que ça change qu’ils aillent dans la pièce où a eu lieu le décès sur le moment ou plus tard, après les obsèques ? » et la réponse est simple : tout.

L’étape du deuil dans laquelle se retrouve la famille est importante, particulièrement à ce stade. Dans l’exemple de la dame âgée dont nous parlions en ouverture de cet article, ses enfants sont en état de choc. Ils n’ont pas encore assimilé le décès.

Lorsqu’ils reviennent au domicile, quelques jours plus tard, pour entamer le tri, le rangement, toutes ces corvées afférentes à un décès, ils ont intégré l’idée que leur proche n’était plus là. L’habitation n’est alors plus, dans leur esprit, un espace de vie, mais une coquille vidée, dénuée d’âme. Les souvenirs qui y ont été fabriqués ne se trouvent plus, à ce moment précis, que dans leur tête.

Un petit mot sur la rubrique

J’ai, l’autre jour, reçu un message d’un collègue des pompes funèbres au sujet d’un autre article formation : il m’expliquait qu’il faisait différemment, que sa technique marchait très bien, mais qu’il n’avait pas osé la mettre en commentaire, ni sur Facebook, ni sur l’article, parce qu’il ne voulait pas me contredire publiquement.

Au contraire, c’est fait pour. Déjà, parce que l’ancien étudiant en philosophie que je suis sait que la vérité n’existe pas, je vous laisse réfléchir là dessus et relèverai vos copies dans quatre heures. Ensuite, parce que n’ayant ni tout vu, ni tout fait, l’expérience que je partage ici n’est qu’un retour situations vécues pour aider ceux qui en ont besoin, et non pas un cours magistral sur « c’est comme ça, et pas autrement ».

Donc, vous faites autrement, et ça marche, venez nous le dire, bien au contraire, et partageons notre expérience. Par contre… Vous avez suivi mes conseils et vous vous êtes lamentablement gaufré, mettez-y les formes, il y a un petit cœur qui bat sous la cravate…

Pompes funèbres et élections, la neutralité avant tout

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L’appel d’un boulanger à voter pour un candidat à la présidentielle au nom de ses salariés, à la grande fureur de ceux-ci, est le prétexte idéal pour rappeler le principe de base des pompes funèbres : la neutralité. Ni d’accord, ni en opposition avec la famille que vous recevez, elle doit ressortir de votre bureau sans savoir ce que vous pensez.

Un appel malvenu

C’est l’appel d’un boulanger de renom, ou plutôt de reprénom, qui a fait sensation. Ce marchand de sandwichs bien connu de ceux qui fréquentent les gares SNCF et certains centre-ville a, en effet, dans une déclaration vidéo, appelé à voter pour un candidat à la présidentielle. En son nom, et au nom de ses 14 000 salariés. Pour faire bref, Paul a appelé à voter pour François (Fillon, précisons-le, parce que ce prénom est surreprésenté chez les candidats).

Évidemment, ses 14 000 salariés sont absolument furieux. Parce que si certains envisagent effectivement peut être de voter pour le candidat cité, il est vraisemblable que c’est loin d’être le cas de tous, l’ensemble des candidats à la Présidentielle étant, probablement et statistiquement, représenté dans ce panel. D’où la tension avec ses salariés.

Et les 82 % de français (d’après les derniers sondages) qui ne pensent pas voter pour lui, du moins au premier tour, n’en sont pas moins furieux. Parce que symboliquement, aller acheter un sandwich Paul reviendrait, pour eux, à soutenir implicitement ce candidat, dont les idées sont peut-être à l’opposé des leurs.

Cercueil jambon-beurre-cornichon

Mais, et le rapport avec le funéraire, hormis le fait que certains, souvent pris dans un emploi du temps serré, déjeunent parfois d’un sandwich de chez Paul ? En réalité, c’est une question d’échelle.

Les pompes funèbres sont un métier de représentation. Entre autres : les spécificités de nos métiers sont vastes, mais la représentation en fait partie. C’est, surtout, un service public. Qu’il soit délégué à une société publique ou privée, le funéraire est un métier qui touche à la santé et la salubrité publique, et les croque-morts sont réquisitionnables.

Dès lors, cela fait de l’employé en contact avec les familles et le public, conseiller funéraire, maître de cérémonie, porteur, thanatopracteur dans certains cas, un porte-drapeau de l’entreprise et lui confère un devoir de neutralité.

Une élection sous tensions

Cela s’impose d’autant plus dans le contexte : les périodes électorales sont généralement marquées par l’exacerbation des sentiments ou ressentiments politiques, et celle-ci est particulièrement tendue.

Et deuil ou pas deuil, certains membres très militants, ou en colère, de certaines familles, n’hésitent pas  à étaler leurs revendications ou leurs préférences. Du très général « tous pourris » au très ciblé « de toute façon, c’est Machin qui a raison ! », généralement, votre interlocuteur attendra ensuite votre approbation. Qu’il serait facile et confortable de lui donner pour passer à autre chose, n’est-ce pas ? Et bien, non.

Pour plusieurs raisons. La première, l’essentielle, c’est que vous devez être neutre, et si vous mettez, ne serait-ce qu’un coup de canif dans le contrat, c’est que vous êtes déjà sur la pente de la mauvaise habitude. Ensuite, parce que tous les membres ne sont pas forcément d’accord. Le repas de famille qui dégénère en dispute générale à cause de la politique n’est pas qu’un gag pour film comique : ça arrive tout le temps.

Et si le taiseux assis au fond, en retrait, est aussi convaincu que le bavard qui vous dresse le panégyrique de son candidat, mais du parti opposé, et donc fervent défenseur du silence-mais-je-n-en-pense-pas-moins, vous pouvez avoir deux certitudes : la première, vous n’aurez pas ce convoi. La seconde, le taiseux deviendra très bavard plus tard, et vous taillera un costard sur mesure (aucune référence politique dans cette phrase) auprès de toutes ses connaissances.

Rire niais et phrases creuses

Différentes réactions sont possibles. Parfois, un enchaînement petit sourire – changement de sujet suffit. Mais pas toujours. Il va falloir travailler deux choses : le rire niais et la phrase creuse. Parce que, mine de rien, ça ne vous engage à rien.

Prenons un exemple : la famille vous dit « Tous pourris, vaut mieux aller se promener ». « Ah ah ! Si il fait beau » est la réponse à la fois la plus stupide et la plus efficace que vous pourrez trouver. Parce qu’il est impossible de savoir si au final vous êtes d’accord avec lui et irez vous promener plutôt que de voter, ou si vous lui souhaitez simplement d’avoir beau temps.

Mais, plus sérieusement : en cette période particulièrement, tant que vous êtes dans l’uniforme de votre société, sur votre temps de travail, face à une famille, asseyez-vous sur vos convictions et votre amour-propre : on vous a confié une mission et vous l’avez acceptée, et cette mission implique que vous soyez neutre.

Dans tous les cas, soyez assurés : si la famille sait, en sortant de votre agence, ce que vous pensez, c’est que vous avez mal fait votre travail. Et ça, ça finira toujours par vous retomber dessus.

Dernier geste aux obsèques : en rang, et de l’ordre !

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Bénédiction du cercueil à la fin de la cérémonie : prenez exemple sur les manchots. (Image : Horizons Partagés, https://www.sblanc.com/ un très beau blog de passionnés de paysages glacés vivement recommandé par votre serviteur)

La cérémonie touche à sa fin, c’est le moment du dernier au revoir, et toute l’assistance se lève pour aller faire un geste d’adieu sur le cercueil. Stop ! On rembobine : où est votre équipe ? A quoi servez-vous ? Vous allez me faire sortir cette assemblée rang par rang, joliment, et on vous explique pourquoi et comment.

Les impressions subliminales

D’accord, j’aperçois au fond une rangée de boucliers levés, les esprits chagrins qui objectent que, chez eux, on ne fait pas comme ça, que ce n’est pas leur travail, etc. etc. Merci, mais non. D’autres m’expliqueront que, chez eux, on bénit le cercueil au début, en entrant dans l’église (ou tout autre lieu de cérémonie, ne soyons pas prosélytes), et ceux-là ont une bonne excuse.

Tous les détails d’un convoi comptent. Toutes les impressions données comptent. Il arrive que des choses ne plaisent pas à l’assistance, sans qu’elles parviennent à mettre le doigt dessus, et qu’elles en conçoivent quelque récrimination contre le responsable.

Le responsable, si c’est le désordre à l’église, c’est le célébrant, penserez-vous. Perdu : le responsable, que ce soit vrai ou pas, d’un convoi funéraire, dans l’esprit des familles et de l’assistance, c’est celui qui est là au début, et qui est aussi là à la fin. Et pas très loin au milieu, non plus. Vous y êtes ? Oui, le responsable, ce sont les pompes funèbres.

Un plan sans accroc

La première chose qu’il faut, ensuite, c’est un plan. Allez consulter les officiants : la plupart des établissements destinés à recevoir des cérémonies en ont un. Généralement, il peut se résumer par : l’assistance va jusqu’au cercueil par l’allée centrale, puis part par les bas-côtés. La file de droite peut contourner le cercueil pour passer devant la famille, ça évite les incidents.

Les porteurs seront disposés aux endroits stratégiques pour faire passer une rangée… Et bloquer la suivante. Parce qu’il y a toujours des rétifs, des gens pressés, souvent des personnes âgées qui ont peur, si elles traînent trop, de louper l’heure de pointe à la caisse du supermarché. Des gens qui travaillent, aussi. Ce qui n’est absolument pas une excuse : si on s’absente de son travail pour assister à des obsèques, on prévoit le temps nécessaire, qu’on ne peut pas déterminer à l’avance. Sinon, on s’éclipse avant la fin.

Communiquer

Bien entendu, afin de s’assurer au plan un maximum de succès, il va falloir éliminer les obstacles et le partager avec tous les participants. Éliminer les obstacles, c’est à dire, avant le début de la cérémonie, aller trouver l’équipe d’officiants et leur expliquer ce que vous voulez faire. Très précisément.

Puis, annoncez-le à l’assistance, à haute et intelligible voix, à la fin, avant que tout le monde ne se lève. Les consignes sont simples : « Vous passerez par l’allée centrale et ressortirez par les bas-côtés », par exemple, mais le plus important, c’est surtout « Attendez d’y avoir été invités par mes collègues ». Les porteurs qui vont faire le rang par rang, donc.

Au fait : le sens idéal, c’est du début, juste derrière la famille, à la fin. Ainsi, le porteur, en reculant pour inviter une rangée à sortir, bloque en même temps la suivante. Mais, si l’assistance est nombreuse, et que des gens sont debout, commencez par les personnes debout. Pour peu que l’assistance soit vraiment nombreuse, et l’église, par exemple, vraiment très grande, le but n’est pas que quelqu’un venu assister aux obsèques ressorte en maudissant le défunt parce qu’il est resté à attendre trois heures que tous les gens confortablement assis passent avant lui.

Enfin, gardez une chose en tête : un convoi, c’est un ballet, dont chaque étape est un tableau : tout doit être fluide et sembler aller parfaitement de soi. Usez néanmoins avec componction de cette métaphore, pour peu que vos porteurs vous prennent au mot et viennent en tutu…

Naissances, décès, voyage au Carnet du Jour du Figaro

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carnet du jour le figaro

Un petit reportage de six minutes sur le Carnet du Jour du Figaro montre le travail quotidien de l’équipe de cette rubrique incontournable. Des événements, décès, certes, mais aussi mariages, naissances, anniversaires, qui créent un véritable lien social… Et font le bonheur des généalogistes.

Un attachement intemporel

Pour Pascale Bourdet, qui dirige le service, le Carnet du Jour du Figaro démontre l’attachement des familles à l’écrit. L’exemple choisi est celui des obsèques : selon cette grande professionnelle, la réception du bon à tirer de l’avis de convoi concrétise la réalité du décès.

Une véritable mission d’accompagnement. Outre l’écoute et la retranscription pure des volontés de la famille, l’équipe du Carnet du jour va plus loin, en guidant les familles désemparées pour de multiples raisons. Première fois, conflits familiaux, difficultés, les raisons ne manquent pas pour les familles de se sentir perdues, et les rédactrices du carnet, imperturbables, cherchent sans cesse des solutions.

Un véritable exercice de diplomatie : l’équipe se doit de répondre au mieux aux demandes de conseil de la famille, et, parfois, signaler certains libellés qui peuvent prêter à confusion. Avec un objectif clair : offrir un message compréhensible par le plus grand nombre, en ménageant les susceptibilités individuelles.

Des qualités nombreuses

Quelles qualités faut-il pour être rédacteur au Carnet du Jour ? Outre, on l’a vu, des qualités diplomatiques dignes du Quai d’Orsay, et un sens de l’écoute bien réel, d’autres critères sont également fortement recommandés.

Ainsi, on le devine à demi-mot, l’expression écrite et orale doit être parfaite. La clientèle des Carnets du Jour est exigeante, et, au vu de la grille de tarifs du prestigieux quotidien, on ne s’attendrait pas à moins, et l’équipe doit proposer un service haut-de gamme.

Et, de surcroît, une solide culture protocolaire constitue presque le b-a-ba. Connaissance des grades militaires, mais aussi des médailles, et de l’ordre de citation, comme, ce n’est pas explicite dans le sujet, mais un simple coup d’oeil à la rubrique le démontre, des titres, de noblesse notamment.

Le classique des classiques

Tout cela fait de Carnets du Jour du Figaro un point de rendez-vous incontournable de toute une frange de la société, où la vie côtoie la mort, naissances et mariages jouxtant les nécrologies. Une rubrique qui rassure sur l’avenir de la presse, les jeunes générations s’y montrant tout autant attachées que leurs parents.

Et, surtout, une rubrique qui fait le bonheur des généalogistes. Le Figaro, c’est presque 200 ans d’histoire, le premier numéro étant paru en 1826. Ce sont 150 ans de Carnets, créés lorsque le journal est repris en 1854, et où ses rédacteurs s’appellent Honoré de Balzac, Charles Baudelaire, Alexandre Dumas, Jules et Edmond de Goncourt…

Une manne que beaucoup de chercheurs amateurs aimeraient aujourd’hui voir numérisée, afin que ces naissances, ces décès, ces mariages, toujours bien renseignés par les équipes du carnet, aident à combler des arbres généalogiques.

La vidéo est à voir ici.

Le Décor Funéraire Mobile, FunerArts s’impose dans le décor

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FunérArts a encore frappé. La société des hauts de France va proposer dès ce mercredi des Décors Funéraires Mobiles. Destinés exclusivement aux professionnels, ces DFM sont parfaits pour décorer rapidement un salon funéraire, une chambre ou habiller une salle de cérémonie. Cristelle les détaille pour nous.

FunérArts vs Lucky Luke

La société FunérArts innove plus vite que son ombre. Et par innovation, entendez réellement innovation : après avoir proposé une plaque funéraire radicalement différente de ce qu’il se faisait jusqu’alors, les créateurs Ch’tis ont révolutionné un produit qu’on pensait immuable, l’inter, en proposant de le personnaliser. Loin de se reposer sur leurs lauriers, ils ont ensuite lancé un nouveau concept d’habillage de cercueil en partenariat avec les plus grands noms du secteur, avant d’étendre à nouveau leur gamme de plaques funéraires en poussant plus loin le concept.

C’est peu dire que chaque nouveauté venant de chez eux est attendue. Le bouillonnement créatif qui agite les domaines que FunérArts touche confirme que l’entreprise, aujourd’hui, est en train de se tailler une solide réputation de leader d’opinion.

C’est pourquoi toute nouveauté sortie des tables à dessin de Wormhout est scrutée avec une particulière attention.

Decor-Funeraire-Mobile-Funerarts-Mazal-fleur-jaune-1-1024x660 Le Décor Funéraire Mobile, FunerArts s'impose dans le décorDécors Funéraires Mobiles

Cette fois-ci, FunérArts n’a pas directement conçu son produit pour les familles « Ce sont elles qui en bénéficient, bien entendu » explique Cristelle « Mais le produit est destiné aux professionnels. Ce n’est pas nouveau pour nous, nous avons déjà développé des gammes à destination des pros, des livrets de signatures personnalisés, des signatures de monuments, et développerons bientôt ces produits sur le plan national … Notre nouveauté, ce sont les Décors Funéraires Mobiles aisément démontables et installables partout où une pompe funèbre peut en avoir besoin. »

Comment ça se présente ? « C’est un kit complet comprenant trois structures avec enrouleur soutenant des panneaux imprimés sur du polyester waterproof, offrant côté visible une image personnalisée, et de l’autre, une couleur grise sobre. Les panneaux mesurent 2 mètres de haut, 1 mètre en largeur pour le panneau central et 85 cm en largeur pour chacun des deux latéraux. Leurs côtés sont renforcés. »

Comment est-ce que ça fonctionne ? « Les panneaux sont fixés sur des enrouleurs haut de gamme, que nous avons sélectionnés pour leur fiabilité et leur durabilité, qui sont fixés sur une structure en aluminium. Nous avons choisi cette matière pour sa légèreté et sa solidité. Les pieds sont réglables pour assurer leur stabilité sans fixation supplémentaire, murale par exemple, et nous les avons équilibrés pour qu’ils puissent bien tenir avec un encombrement au sol minime »

Decor-Funeraire-Mobile-Funerarts-Mazal-bateau-1024x660 Le Décor Funéraire Mobile, FunerArts s'impose dans le décor

Une personnalisation infinie

L’ensemble est livré avec un sac de transport sur mesure « Oui, parce que l’idée, en plus de la stabilité, était d’en faire un outil transportable. Le besoin ne s’en fait pas sentir si on les laisse dans sa propre chambre funéraire, mais, si le défunt repose chez lui ou dans la chambre funéraire d’un confrère par exemple, vous pouvez facilement amener et installer votre propre décor très rapidement. » l’ensemble pèse moins de dix kilos.

Cristelle, peux-tu nous en dire un peu plus sur les décors proposés ? « Oui, mais j’espère que tu as un peu de temps devant toi, parce que nous en proposons 10 000 différents, répartis en cinquante catégories. Ceci pour que chaque pompe funèbre trouve une image qui correspond bien à son image. Les fonds que nous proposons dans notre catalogue sont adaptables pour les Décors Funéraires Mobiles » .

Mais, si ça ne suffit pas ? « Les clients ont la possibilité de personnaliser leur Décor Funéraire Mobile, en nous transmettant une photo que nous y imprimons. A la seule condition que la photo soit de suffisamment bonne qualité, c’est du grand format. Et cette personnalisation est gratuite. »

On peut y mettre un logo ? « Oui, le client peut faire apposer son logo sur chaque décor, sur simple demande, en nous transmettant son logo à la commande. Et ça aussi, c’est gratuit. »

Decor-Funeraire-Mobile-Funerarts-Mazal-coeur-1024x660 Le Décor Funéraire Mobile, FunerArts s'impose dans le décor

Du FunérArts origine garantie

Personnalisable, bien pensé, pas de doute, c’est du FunérArts « Avec notre sens du détail bien connu. Nous ne transigeons pas sur la qualité et le soin apporté à la fabrication, surtout que c’est du matériel destiné à une utilisation intensive. » souligne Cristelle.

On souhaite du succès à ces Décors Funéraires Mobiles « C‘est en bonne voie, beaucoup de nos clients ont insisté pour passer commande avant même la sortie officielle. Aujourd’hui, nous sommes sur un délai de livraison maximum de 15 jours ».

Nous suivrons ça de près, et la suite aussi, puisque d’autres produits destinés aux professionnels sont d’ores et déjà sur les tables à dessin de FunérArts.

Le site de FunerArts : www.funerarts-express.com

Pour un fichier national des concessions funéraires

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fichier national concessions funéraires

Si vous lisez régulièrement la revue de presse de Funéraire Info, tous les matins, vers 9 heures, du lundi au vendredi, vous savez qu’au moins une fois par semaine, il y a une histoire sur une concession au cimetière. Pas au bon endroit, avec trop de monde dedans… Les erreurs sont nombreuses. Et les solutions ?

Le cercueil de trop

L’histoire la plus récente date d’il y a quelques jours. Un décès, rendez-vous pris avec les pompes funèbres, la marbrerie, qui contacte la mairie, rien que de tristement banal. Sauf que, lorsque les marbriers ouvrent le caveau où doivent reposer trois cercueils d’inhumations précédentes, ils ont la surprise d’en découvrir un quatrième.

Qui, quoi, qu’est-ce ? Personne ne le sait. En dehors du fait que cette inhumation ne figure pas sur le registre du cimetière, qu’une place censée être libre est occupée, le plus gênant, c’est que personne n’a la moindre idée de qui peut bien être ce défunt.

On se retrouve donc avec une famille qui s’est recueilli sur la tombe d’un inconnu, et une autre qui se recueille sur une tombe vide, pour schématiser.

Un schéma nationale d’implantation des tombes ?

Le fait est que les histoires de mauvais défunt dans la bonne tombe, ou de mauvaise tombe indiquée à une famille, une pompe funèbre, un marbrier, font florès. Ce n’est pas la routine, tout de même. Mais, chaque heure ouvrable, en rance, une pompe funèbre galère à localiser une sépulture, et, pire encore, à déterminer combien de place il y reste.

En effet, la logique voudrait que, pour chaque concession de cimetière, l’on sache qui sont les ayants droits, où les joindre, combien de personnes y reposent, qui ils sont, depuis quand ils s’y trouvent, et combien de place il y a.

Le limites de la municipalité

La logique a voulu confier la gestion de ces données aux municipalités. C’est normal : les municipalités sont propriétaires des cimetières, le maire détient les pouvoirs de police nécessaires à leur gestion… dans certaines limites.

En effet, le maire ne peut pas, par les moyens qui lui sont conférés, localiser une famille à l’autre bout de la France, par exemple. Il lui fait pour cela engager des moyens, et donc des frais supplémentaires.

Mais tout le monde n’est pas aussi démuni. Quand un radar automatique vous met un PV pour excès de vitesse, les services compétents savent où vous l’envoyer, quelle voiture vous avez, de quelle couleur elle est, et même quel compte saisir si vous ne payez pas à temps. Alors, pourquoi pas pour les cimetières ?

Un fichier national des concessions

Pourquoi ne pas mettre en place un fichier national des concessions funéraires ?

Celui-ci aurait plusieurs utilités : centraliser l’information et l’actualiser avec les moyens de l’état, facilitant l’accès à des informations telles que le changement d’adresse des ayants-droits par exemple, afin de les informer de l’expiration de leur concession, d’incidents divers ( les profanations et vols, de plus en plus répandus) par exemple.

Cela permettrait aussi aux pompe funèbres d’accéder, sous conditions, aux informations relatives à la sépulture plus aisément. Voire même à l’INSEE de dresser des statistiques.

Il ne s’agirait pas de confisquer aux communes leurs prérogatives en matière de cimetières. Simplement de les accorder sur une nomenclature et de prendre le relais là ou leur capacité s’arrête.

C’est juste une idée, comme ça : il y a beaucoup de problèmes dans le funéraire, mais pour chacun d’eux, beaucoup de solutions à mettre en place. Qu’attendons nous ? Ne vous inquiétez pas pour la revue de presse de Funéraire Info : nous trouverons toujours quelque chose à y mettre.