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Tuerie d’Orlando : le père d’une victime gay refuse d’enterrer son fils

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La boîte de nuit Pulse, à Orlando (Floride)

A Orlando, si on ignore l’identité de ce jeune homme, on sait qu’il était d’origine portoricaine, selon le site d’actualité hispanique Orlando Latino. Il se trouvait donc au Pulse (le nom de l’établissement) quand Omar Mateen a débarqué dans la nuit du 12 juin avec son fusil d’assaut, tuant en masse au nom de l’organisation État islamique. Près de 350 personnes se trouvaient alors présentes à cette soirée. 49 morts, à peu près autant de blessés. L’assaillant est finalement abattu par la police. Il s’agit du pire acte de violence homophobe à l’égard de la communauté LGBT, pire fusillade de l’histoire civile du pays.

A Orlando, le bureau de médecine légale du comté a travaillé à plein régime, en trois jours, pour identifier toutes ces victimes avant l’organisation des obsèques. Aux familles devenir récupérer leurs défunts.

Ce père n’a pas pu. Question culturelle sans doute, honte, peur d’être montré du doigt peut-être. Car l’homosexualité est encore une situation taboue sur l’île de Porto Rico, pourtant état associé aux Etats-Unis, là où il est légal de se marier entre personnes du même sexe. Le site internet fait le rapprochement avec la période sida des années 80. A l’époque aussi, des parents avaient refusé de réclamer le corps d’un enfant mort d’une complication du virus.

Le jeune homme d’Orlando a malgré tout eu des funérailles, une autre partie de sa famille habitant la région ayant été chercher son corps à la morgue.

Nageurs, surfeurs : c’est en France que les requins tuent le plus

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Près d’une centaine de nageurs et surfeurs de par le monde ont eu une dent contre un requin en 2015. Un squale sans scrupules les a attaqués, mâchoire en avant, et pas forcément à l’heure du déjeuner. On n’avait jamais vu cela depuis qu’on tient ces comptes.

 C’est George Burgess qui tient ls comptes. Le directeur de l’université de Floride recueille les statistiques depuis 1958. Il a donc dénombré très exactement 98 attaques l’an dernier, provoquant la mort de six personnes qui ont succombé à des morsures. Cette mortalité serait constante depuis dix ans. Il explique ce record de deux façons : le réchauffement climatique et un plus grand nombre de baigneurs.

La moitié de ces morts l’ont été sur un territoire français : deux à La Réunion et une en Nouvelle-Calédonie. On se souvient notamment de ce mordu du surf attaqué le 12 avril 2015 à la Réunion par un requin bouledogue lors d’une séance d’entrainement. Egypte, Australie, Etats-Unis : c’est là qu’ont été tués les trois autres.

Selon George Burgess, l’île de La Réunion est même l’endroit le plus funeste au monde. Sept décès lors des 18 dernières attaques ces cinq dernières années. L’an dernier, c’est aux Etats-Unis que les squales ont le plus agressé d’humains, blessant 58 personnes (dont 30 pour la seule Floride, son soleil, ses plages). Le mort est à déplorer hors continent, dans l’état d’Hawaï. Au classement des attaques viennent ensuite l’Australie (18) et l’Afrique du Sud (8).

Même si, statistiquement, il y a davantage de risque d’être tué en pratiquant le selfie, de mourir par la foudre ou encore d’être abattu par un ours mal luné, il y a fort à parier que le nombre de victimes va augmenter, selon George Burgess. Car le réchauffement climatique élargit la zone où rôdent les squales. Dans le même temps, la population mondiale continue d’augmenter. Et de se baigner. Voila qui pourra inspirer Steven Spielberg, s’il venait à donner une suite aux Dents de la mer.

Mort d’Edgar Mitchell, marcheur lunaire qui aimait les extraterrestres

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Edgar Mitchell marchant sur la Lune en 1971

Deux jours à arpenter la Lune, et des souvenirs pour la vie. Edgar Mitchell (85 ans) est mort jeudi dernier dans un hôpital de West Palm Beach (Floride), la veille des 45 ans de l’anniversaire de son alunissage. Des douze Terriens à avoir marché sur notre satellite, il n’en reste que sept.

Le patron de la Nasa a réagit : « Mitchell a contribué à changer la perception que nous avons de notre place dans l’univers ». Son collègue astronaute Buzz Aldrin, lui aussi marcheur lunaire, a salué un « pionnier », un défricheur d’espaces comme l’Amérique les aime.

Edgar-Mitchell-2-150x150 Mort d’Edgar Mitchell, marcheur lunaire qui aimait les extraterrestresC’est dans le même état de Floride que le jour de gloire d’Edgar Mitchell est arrivé, le 31 janvier 1971. Ancien pilote de bombardier sur porte-avions, puis pilote d’essai, ingénieur aéronaute, le militaire se trouve embarqué dans le programme lunaire jusqu’à être sélectionné pour cette mission Apollo 14 de 1971. On avait d’abord pensé à lui comme doublure pour les missions Apollo 9 et 10.

Il décolle de Cap Canaveral en compagnie d’Alan Shepard (premier Américain dans l’espace en 1961) et de Stuart Roosa. La tâche de Mitchell : piloter le module Antares qui se posera dans le cratère Fra Mauro le 5 février. Mais aussi procéder à des essais de communication et photographier les lieux. Une première retransmission télévisée en couleurs est ainsi réussie. On y voit  Alan Shepard jouant au golf au pied du module.  L’équipage a ramené 40 kilos d’échantillons de sol. Un trésor pour les scientifiques.

La mission s’est achevée le 9 février, après 33 heures passées sur notre satellite. C’est la seule d’Edgar Mitchell. Il restait à ce jour le dernier survivant de l’équipage Apollo 14. L’année suivante, l’astronaute est réserviste sur le vol Apollo 16, puis il quitte la Nasa pour fonder en 1973 un Institut scientifique étudiant les « pouvoirs de la consciences » et « les phénomènes qui n’entrent pas forcément dans les modèles scientifiques conventionnels ». Il est alors ainsi persuadé de l’existence des extraterrestres. Le gouvernement sait, mais le cache, argumente t-il. L’administration, pas rancunière, l’a malgré tout couvert de médailles.

« C’est difficile à admettre, mais je suis morte… »

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(capture Youtube)

Ces adieux ont ému bien au delà de Jacksonville, Floride, où habitait Emily Debrayda Phillips. Fin mars dernier, en ouvrant leur journal le Florida Times-Union, les lecteurs sont tombés sur sa surprenante nécrologie. Celle d’une femme de 69 ans, décédée d’un cancer du pancréas.

L’institutrice américaine à la retraite a été emportée en 29 jours. Le temps d’être diagnostiquée, de lutter, d’accepter, et de se soucier du futur de ses proches. Alors, elle a pris la plume, et écrit sa propre notice nécrologique. Une forme d’au-revoir posthume, de bilan d’une vie, de dernier sourire bienveillant vers ceux qu’elle aimait.

« Cela m’est très difficile à admettre. Mais visiblement, je suis morte. Tout le monde m’avait dit que cela arriverait un jour. Mais c’est quelque chose que je ne voulais pas entendre, et encore moins expérimenter… », commence-t-elle.

Emily Phillips déroule sa vie. Une existence pleine, mais passée si vite : « Je suis née, j’ai cligné des yeux, et c’était déjà terminé.» Une vie assez commune, sans rien d’exceptionnel au point qu’un bâtiment porterait son nom. Mais une vie heureuse où elle dit la chance d’avoir pu partager l’amour de ses amis, de sa famille.

Son récit est fait de petites choses de l’enfance, sa grand-mère qui cousait des robes, ses débuts comme majorette, sa carrière passée à enseigner et transmettre. Elle raconte aussi la joie d’avoir pu épouser Charlie, l’homme de ses rêves « grand, brun et beau ». Ils voulaient avoir deux enfants. Elle parle d’eux, Bonnie et Scott, qui ont « donné du sens » à leur vie. Elle s’excuse encore, en en riant, de certains vêtements « humiliants » dont elle les a attifés petits, « ce qui ne les a pas empêché de devenirs des adultes accomplis ». Elle parle également avec émotion de ses cinq petits-enfants.

Elle exhorte ses lecteurs : « Faites de vos vies quelque chose d’extraordinaire, n’arrêtez jamais de sourire. » Le fil du temps passe, et les petits moments vécus de peu d’importance en ont pris une l’âge venu. Emily Phillips en convient : les souvenirs qu’elle conserve lui sont, à l’heure de mourir, bien plus précieux que tout l’or et l’argent de sa boîte à bijoux. Se projetant dans l’après, elle imagine : «Aujourd’hui je suis heureuse et je danse. Probablement nue. Je vous aimerai toujours. »

Emily Phillips est décédée le 25 mars. Sa fille a livré sa « fierté » de l’avoir eu pour mère. Les réseaux sociaux américains ont largement relayé le message de l’institutrice. Comme une ultime leçon de vie.