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École Française de Thanatoplastie

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école française de thanatoplastie
Michel Guénanten, cours de thanatoplastie

Retrouvez ici en intégralité le contenu du communiqué de presse de Nicolas Delestre, secrétaire général de EFT et intervenant pour l’École Française de Thanatoplastie. Vous pourrez télécharger ce communiqué de presse à la fin de l’article.

L’embaumement est un art construit autour de multiples techniques et protocoles. Ceux-ci changent et s’adaptent en fonction de la complexité des cas, des volontés des familles et des croyances de chacun.

La standardisation du traitement est impossible et ce principe d’adaptation demande au praticien une remise en question permanente et salutaire.

Il arrive parfois que certains cas soient particulièrement complexes à traiter et demandent des compétences bien spécifiques. Cet « art dans l’art » prend aujourd’hui le nom de « thanatoplastie » ou « anaplastologie » et se définit comme l’ensemble des techniques permettant la reconstitution de façon réaliste des parties manquantes ou délabrées du visage.

En France il n’existe que très peu de formations permettant l’acquisition de telles compétences car la thanatoplastie demande de la part de ses instructeurs de nombreuses années d’expérience et de pratique avant de parvenir à mettre en place un protocole suffisamment efficace et abouti pour servir de base à l’obtention de résultats probants. Pourtant, depuis 2010, 20 heures de formation en thanatoplastie doivent être dispensées par les écoles afin de permettre aux étudiants d’obtenir le diplôme de thanatopracteur.

L’EFT(École Française de Thanatoplastie) est présente au sein de la faculté de médecine de la ville d’Angers depuis 2014. Elle permet l’acquisition d’un ensemble de méthodes propres à la réalisation de reconstructions faciales post-mortem d’une qualité exceptionnelle, en s’appuyant sur le parcours et les avancées techniques imaginées et mises en place par son fondateur Michel Guénanten et son président Christophe Goussin. L’enseignement dispensé au sein de l’EFT privilégie la qualité et la rigueur, reflet fidèle de la réputation d’excellence des maîtres des lieux.

Techniques d’ancrage et polymérisation, résine, revêtement de surfaçage, substitut osseux, substitut cutané, cosmétologie sont traités durant la session d’enseignement et l’application pratique des techniques enseignées est immédiate grâce à la mise à disposition de pièces anatomiques présentant de nombreux traumatismes réalistes. Chaque étudiant se voit remettre lors de son arrivée sur les lieux de la formation un « kit restauratif » complet composé d’outils et de matériaux nécessaires à l’application pratique des connaissances acquises pendant et après le stage.

La formation dispensée par l’EFT se veut également un espace de discussion ouvert permettant aux thanatopracteurs présent de débattre et de confronter leurs idées et pratiques afin de donner la possibilité à chacun de lever les doutes et craintes auxquels tout praticien est confronté au cours de son parcours professionnel.

Le succès rencontré par la formation nécessitera pour la première fois en 2018 la mise en place de deux sessions qui auront lieu du 19 au 22 juin et du 23 au 26 octobre montrant, s’il en était besoin, la volonté des thanatopracteurs d’acquérir de nouveaux savoirs mais également l’accroissement des besoins en matière d’art restauratif.

Pour tous renseignements, veuillez nous contacter en adressant un mail à : contact@ecolefrancaisethanatoplastie.fr Nicolas DELESTRE secrétaire général de EFT et intervenant session du 19 au 22 juin 2018 session du 23 au26 octobre 2018

eft-communiqué

Pompes funèbres et handicaps, encore de gros efforts à faire

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pompes funèbres et handicaps

En France, près d’une personne sur quatre présente un handicap quel qui soit – malvoyant – malentendant etc. Comment faire lorsqu’un conseiller funéraire doit faire face à une famille dont celui qui doit pourvoir aux funérailles présente un handicap ? Pompes funèbres et handicaps, comment faut-il s’y prendre ?

Vous êtes à la caisse d’un supermarché, et d’un coup vous voyez une file moins longue que les autres, chouette, vous accourez dépenser votre argent. Et là un petit panneau signal que l’hôte/sse de caisse présente un handicap, il ou elle est malentendant, et la seule chose que vous avez à faire et de parler en le regardant droit dans les yeux. On comprend mieux pourquoi il n’y a personne à la caisse, les ¾ des individus ne disent même pas bonjour, comment pourraient-ils en plus regarder quelqu’un dans les yeux. Le handicap a toujours existé, il fait partie prenante de la société et pourtant très peu sont les personnes qui savent aujourd’hui communiquer grâce au LSF, la langue des signes française.

Un conseiller désarçonné, et une famille doublement peinée

Imaginez, vous êtes à votre bureau, en agence, et vous voyez arriver une famille dont la personne qui doit se charger des funérailles est sourde – cas précis-. Bien sur vous pouvez écrire, mais la grande majorité des personnes en souffrance de surdité présente une difficulté avec certains mots. Organiser des obsèques prend en moyenne une heure en agence au premier contact. Et là pendant une heure, vous vous rendez vous à quel point vous pouvez vous débrouiller lorsque vous allez en vacances à l’étranger mais que vous êtes incapable d’aider un individu qui en a besoin, alors même que c’est votre métier.

Une formation incomplète

La formation de conseiller funéraire dure 140 heures. Pourquoi n’est-ce pas possible, d’autant plus dans le label qualité mis en place il y a peu de ne pas intégrer un module LSF ? Comment penser qu’on puisse mettre en place un module d’art floral, d’organisation de l’agence ou de compréhension d’un contrat de travail mais que 2heures de LSF ne se retrouvent nulle part ? Avec un métier sollicité et des futurs conseillers funéraires qui cherchent un poste, la clé est dans la différence, et si cette différence peut, en plus, être quelque chose de vraiment utile, et pas seulement à la vie professionnelle pourquoi ne pas la mettre en place ?

Pompes funèbres et handicaps, tout un protocole à revoir

Et ce n’est pas valable que pour le conseiller funéraire, mais quid du mettre de cérémonie dont les mots travaillés et touchant ne pourront parvenir qu’à une partie de l’assemblée réunie ce jour, car personne ne pourra traduire ce texte ? Pourtant depuis, la loi handicap du 11 février 2005 imposait, que d’ici 2015, les services publics et privés devaient se rendre accessibles aux personnes handicapées en générale et à celles atteintes de surdité en particulier.

Une société culpabilisante

Et si on se sent si coupable et misérable c’est parce que la langue des signes n’est apprise … qu’à l’université voire parfois au lycée, et encore en module complémentaire où certains ne vont que pour gagner quelques points aux partiels ou au bac. Combien d’heures perdues en permanence ou à la cafet du lycée alors que quelques heures de LSF auraient été fort utiles ?

Quid de la responsabilité sociétal et gouvernementale ? C’est bien beau de vouloir intégrer un enfant handicapé à l’école, et si c’est l’école qui s’intégrait au handicap ?

Pompes funèbres et congés : comment être un vacancier heureux

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vacances pompes funèbres

L’été, c’est la saison des vacances. Les croque-morts harassés par une année chargée s’en vont en congés, sous le regard envieux de leurs collègues qui restent de permanence. Les années passées, nous leur avons consacrés des articles, mais nous avions oubliés l’essentiel : les vacanciers eux-même. Il est temps de réparer cet oubli.

Parce que, bon, c’est vrai, quoi, à la fin : ceux qui restent tenir l’agence pendant leurs congés, c’est soit qu’ils ont ou auront leurs congés à un autre moment, soit qu’ils sont trop jeunes dans l’entreprise pour en avoir acquis, et donc être épuisés… Bref, oubliez-les.

La grande coupure

La première chose à savoir pour bien profiter de ses vacances, c’est que la grande coupure n’existe pas. Vous avez deux, peut être trois semaines devant vous, elles sont à vous, vous en faites ce que vous voulez, d’accord. Mais quand vous allez tomber la cravate et échanger le costume sombre contre un short ou un bermuda, aucun déclic ne va s’opérer dans votre tête.

Il n’y a pas de mode « vacances » ni de mode « travail » entre lesquels on basculerait aussi facilement qu’on met son portable en mode avion. Le tout est de bien en avoir conscience. Ecoutez vos collègues : la réflexion qui revient le plus souvent, c’est que les vacances se terminent juste au moment où on commençait à en profiter.

Donc, ne culpabilisez pas si, au camping, vous calculez machinalement la taille du cercueil qu’il faudrait à vos voisins ou la couleur du capiton qui leur siérait au teint. Dites-vous simplement que, la cas échéant, et pour toute la durée de vos congés, s’il leur arrivait quelque chose, ce n’est pas votre problème.

Laissez-vous aller

Tous les jours, et certaines fois les nuits, vous ne faites pas ce que vous voulez. Vous êtes soumis aux exigences des tierces personnes qui conditionnent votre emploi du temps. Le curé, le pasteur, l’équipe laïque, l’imam ou le rabbin qui vous indiquent le jour et l’heure de la cérémonie, la famille, qui ne peut pas ce jour là parce que l’arrière petit-cousin du défunt par alliance du côté de la seconde épouse de son beau-frère est en stage de fabrication d’andouille à Guéméné, et bien entendu, la camarade, la faucheuse, la mort, qui a tendance à frapper n’importe quand, surtout au début de votre feuilleton préféré.

Comme nous vous le disions, ces quelques semaines sont à vous, vous en faites ce que vous voulez. Et quel meilleur moyen pour faire une coupure avec votre année que de vous passer d’emploi du temps ? Si vous planifiez votre journée sur l’air du « Lever huit heures, douche, petit déjeuner huit heure trente, visite de l’église du village à neuf heure trente, cimetière à onze heures »… On ne voit pas beaucoup la différence. Faites la mise en bière fraîche à l’heure que vous voulez, vous verrez, c’est sympathique.

Déconnectez

Vous êtes mieux placés que quiconque pour savoir que les cimetières sont remplis de gens indispensables. Éteignez votre téléphone portable, coupez votre tablette, ne prenez pas votre ordinateur. Le monde ne s’arrêtera pas sans vous.

Pensez à votre collègue de l’agence qui travaille alors que vous êtes en pleine farniente. Certes, il est infiniment moins compétent que vous, mais, justement, le fait que tout aille de travers en votre absence vous aidera à bien vous faire voir de la direction, et c’est important. Si c’est vous la direction et que vous embauchez des incapables… Alors, oui, vous aviez besoin de vacances.

En congés : lisez Funéraire Info

Parce que nous savons que, de toute façon, vous êtes incapable de décrocher, autant lire un journal intéressant, drôle, bien écrit, modeste, et qui vous permet de lire des articles sur comment passer de bonnes vacances sans culpabiliser, puisque vous êtes en train de lire une publication professionnelle pendant vos congés.

Ah, et si vous êtes celui qui est resté au bureau : ce n’est pas vrai que vous êtes incompétent, ce n’est pas très sympathique de la part de vos collègues vacanciers de dire ça.


Tourisme funéraire, si vraiment ça vous démange !

EFFA, l’école de formation aux métiers funéraire qui prépare l’avenir

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EFFA ecole de formation funeraire

Pour faire carrière dans le funéraire, tout commence par une bonne formation. Le choix d’une bonne école est donc primordial. Du haut de ses 35 ans d’expérience, jouissant d’une réputation d’excellence sans faille dans les métiers du funéraire, EFFA Formation, pour ses élèves, est en tout cas le meilleur choix à faire. Raisons d’un succès.

Depuis 1981

EFFA Formation n’est pas un nouveau venu dans le secteur de la formation aux métiers du funéraire : l’école a en effet été fondée en 1981, et a toujours appliqué la même philosophie : dispenser la formation pour chaque corps de métiers selon les programmes imposés, mais avec quelque chose en plus.

Ce quelque chose en plus, c’est l’expérience de ses formateurs. Tous professionnels issus du terrain, ils apportent leur expérience et leur éclairage précieux à la théorie de l’enseignement. Un détail qui a toute son importance : à la stricte application du contenu réglementaire de la formation, les enseignants d’EFFA apportent un enrichissement, celui de pouvoir expliquer l’importance concrète de ces connaissances.

Les formations d’EFFA sont accessibles à tous les publics : salarié dans son parcours de développement de carrière, personne en reconversion, créateur d’entreprise, etc.

A la pointe du progrès

Quoique idéalement située à Paris, non loin de nombreux transports en commun, dans un quartier agréable, EFFA a bien pris note que, pour certains élèves, des déplacements trop nombreux pouvaient parfois s’avérer contraignants et onéreux. Voilà pourquoi l’école a mis en place une plate-forme de e-learning.

Les étudiants ont donc la possibilité d’étudier, soit directement dans le centre de formation parisien, soit de leur domicile, voire directement depuis leur lieu de travail. Une solution souple et économique, en temps comme en argent, évitant les déplacements et l’hébergement sur place.

Les premiers retours sont très concluants. Les étudiants n’ont aucun problème pour comprendre la plate-forme facile d’accès, ils se repèrent facilement et peuvent communiquer rapidement avec un cyber-professeur présent constamment pour répondre à leurs questions.

Pourquoi choisir EFFA

Nous n’en faisons pas mystère : les formations professionnelles funéraires sont devenus une jungle où n’importe qui peut ouvrir son centre de formation. Il est primordial, pour qui souhaite faire carrière dans le secteur funéraire, de bien choisir son école. Et EFFA appartient à la très petite liste des écoles reconnues par la profession pour son sérieux.

Dans une profession devenue « à la mode », en effet, parmi la pléthore des Curriculum Vitae reçus par les employeurs, l’école est un facteur important. Un employeur qui recrute préférera un diplômé d’une école reconnue.

Plus de 85 % des élèves d’EFFA trouvent un poste dans les semaines qui suivent leur remise de diplôme, un taux très supérieur à la moyenne des centres. Ceci, grâce à une sélection rigoureuse des élèves sur leur motivation, et une réputation d’excellence sans faille depuis 36 ans.

Le site internet d’EFFA : effa-formation.com

Centres de formation funéraire : saturation et argent facile

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centre de formation funéraire

Il y a un malaise dans la profession, et un malaise sérieux. Et ce n’est pas un hasard si je choisis le mercredi, jour où habituellement se trouve la rubrique formation, pour aborder ce sujet. En effet, c’est de business dont il est question, et de la pléthore de centres de formation funéraire qui ont quitté les rives de la transmission du savoir pour faire cap vers l’argent facile.

Pléthore de candidat nuit, point

C’est un phénomène que nous observions depuis quelques temps, mais un échange téléphonique avec un ami qui tient une pompe funèbre a confirmé ce que nous soupçonnions : « Dis, Guillaume, il faudrait peut être que tu fasses un article sur les centres de formation qui pullulent, parce que hier, mon assistante a reçu 14 CV. Oui, quatorze ! ».

Mon ami ayant pour habitude de rester correct, et de répondre systématiquement à toutes les offres, même par la négative, un dialogue s’est instauré avec certains prétendants. Et tous tiennent le même discours : on leur a certifié, en rentrant en formation, qu’ils trouveraient du travail aussitôt. Et tous galèrent.

Tous, ou presque, sortent de centres de formation aux métiers du funéraire qui enchaînent les sessions. Jusqu’à huit ou neuf par an. Et cet afflux de chair fraîche sur le marché du funéraire n’a, à terme, que des effets négatifs.

Trop de formation tue la formation

Parce que des centres de formation sérieux, ça existe. L’IFFPF, l’ENAMEF, l’EFFA, ROC ECLERC Académie ou Nova Formation, par exemple, tous de fonctionnement différent, partagent la même réputation de sérieux. D’autres écoles, internes à des groupes, comme la formation PFG, n’ont plus rien à démontrer.

Mais toutes ces écoles trient leurs élèves sur le volet. Sur les compétences, sur la motivation, sur les chances de décrocher un emploi par la suite. En un mot, une démarche responsable, garantissant à la fois l’avenir de ces jeunes gens et leur qualité, puisque la formation est dispensée à des personnes qui ne sont pas là par hasard.

Tous ces efforts, toutes ces démarches sont ruinées, littéralement, par des centres de formation anarchiques, qui n’ont pour seul objectif que de remplir leurs quotas.

livre4-300x169 Centres de formation funéraire : saturation et argent facile

Coke en stock

Évidemment, une des hypothèses est : pourquoi continuer de payer, parfois bien, des conseillers funéraires, quand on a autant de chair à canon morte de faim qui sort des écoles ? Bien évidemment, les pompes funèbres attachées à leur image et à la qualité de service ne le feront pas. Mais tout le monde n’aura pas ces réticences : cela s’appelle le dumping social.

Mais quel est le problème, exactement ? Le problème est simple et double. Pardon : il y a deux problèmes, simples à comprendre.

Le premier, c’est que si j’ai envie de ne pas finir cet article, par exemple, et, à la place, d’ouvrir un centre de formation funéraire dans mon garage, rien ne m’en empêche. Non, attendez, ça ne compte pas, je suis un professionnel. Mieux : si mon chien, qui est à côté de moi tandis que j’écris, a envie d’interrompre sa sieste, et de monter une école de formation dans mon garage, rien ne l’en empêche.

Tout au plus l’ennuiera-t-on sur l’absence de sortie de secours, mais certainement pas sur le fait qu’il n’ait aucun diplôme, aucune expérience, aucune compétence. Une habilitation ? Pour quoi faire ?

Pôle Emploi, ta banquise fond

Le second, comme nous l’expliquait cyniquement le formateur d’un de ces centres, peut se résumer ainsi : « Tant que Pôle Emploi paie des formations à mes stagiaires, pourquoi je m’en priverais ? ». Oui, parce qu’attiré par des perspectives d’embauche réelles ou supposées, dans le secteur, Pôle Emploi paie des formations à tire-larigot.

Ah, un détail amusant, enfin, façon de parler : si vous allez à Pôle Emploi, vous inscrire en tant que professionnel du funéraire, vous serez identifié par un code profession. Code profession qui est identique, que vous soyez conseiller funéraire, porteur-chauffeur, marbrier ou thanatopracteur. Pensez donc, c’est la même chose, tout ça !

Les solutions ? Il y en a, plein. Exiger une habilitation pour les écoles, créer un numerus clausus, voire prendre son bâton de pèlerin et aller expliquer à Pôle Emploi que, bon, ce n’est plus la peine, on a ce qu’il faut, merci !

Mais surtout expliquer à tous ces petits jeunes qui se dirigent vers les écoles des métiers du funéraire, les yeux emplis d’espoir, que ce n’est pas la peine. Qu’ils ont une chance infime de trouver du travail, à condition de sortir du bon centre, et que la profession ne les attend pas. Pire : elle n’a pas besoin d’eux.

C’est triste, mais c’est ainsi.

Centres de formation funéraire, aller plus loin

Formation, métiers et diplômes du funéraire

Trouver un emploi dans le funéraire : POMPES FUNEBRES DE FRANCE

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Recrutement pompes funèbres de France

Vous avez eu votre diplôme, ou vous souhaitez faire carrière dans le funéraire ? Félicitations. Néanmoins, avant toute, la première chose à faire est de trouver un poste. Pour vous aider à y voir plus clair, Funéraire Info a posé la question à quelques uns de plus importants employeurs du Funéraire. C’est POMPES FUNEBRES DE FRANCE, le réseau qui monte, qui nous explique comment les rejoindre.

Sandrine Thiéfine, Présidente du réseau POMPES FUNEBRES DE FRANCE, répond à nos questions.

– Quels sont les postes pour lesquels vous recrutez, actuellement ou régulièrement ?

Notre réseau se développe fortement, nos franchisés et nous recrutons.  Nous avons ouvert récemment 6 nouvelles agences POMPES FUNEBRES DE FRANCE, 14 nouvelles agences sont en cours d’ouverture dont 3 sont actuellement en travaux et 11 en recherche de locaux. Vous pouvez imaginer que pour l’ensemble de ces ouvertures, nos besoins en recrutement sont importants et nous recherchons principalement des Responsables d’Agences et des Conseillers Funéraires. Quant à notre rythme de recrutement, nous ouvrons des agences et développons notre réseau tout au long de l’année et pour de nombreuses années. Nous sommes très fiers d’être des créateurs d’emplois.

– Dans le cadre des métiers réglementés, privilégiez-vous la sélection de candidats diplômés d’écoles funéraires, ou favorisez-vous l’embauche de candidats sans qualification pour les former selon vois critères ?

Pour gagner du temps, il est clair que l’idéal serait des salariés expérimentés avec au moins 2 ans d’expérience, mais bien entendu nous ne fermons pas la porte aux jeunes diplômés, il faut tout simplement parfaitement les accompagner pour leur apprendre le métier. Nous sommes heureux de compter des jeunes qui entrent dans notre secteur d’activité.

– En dehors des compétences inhérentes aux métiers du funéraire, quelles sont vos exigences vis à vis de la sélection des candidats ? (par exemple : « Pour un assistant funéraire, un BAC + 2 est impératif »)

Les diplômes, il faut en avoir, mais ce n’est pas notre priorité dans le choix de nos recrutements. Nos exigences sont extrêmes quant au savoir être, à la parfaite éducation, à l’empathie, à  la rigueur, à la disponibilité et à la réactivé. Il faut aussi avoir de véritables valeurs humaines et être à l’écoute pour faire ce beau métier si particulier.

– Comment postuler ? Les candidats désireux de rejoindre votre entreprise peuvent-ils envoyer leur candidature au siège, ou directement dans les agences ?

C’est très simple, il suffit d’envoyer un mail à emplois@pfdefrance.com ou écrire à POMPES FUNEBRES DE FRANCE – Direction des Ressources Humaines – 12, rue Barthélemy Danjou – 92100 Boulogne-Billancourt. Le siège social se charge de valider les dossiers de recrutement pour nos franchisés pour la France entière. D’ailleurs, nous recrutons actuellement pour les départements de la Gironde, du Rhône, de la Charente-Maritime, des Hauts de Seine, et de Paris.

Logo_PFDF_RVB-300x300 Trouver un emploi dans le funéraire : POMPES FUNEBRES DE FRANCEPOMPES FUNEBRES DE FRANCE est un réseau de franchise funéraire. L’objectif affiché est de faire de POMPES FUNEBRES DE FRANCE une véritable marque nationale. Le plan stratégique est de pérenniser, développer et dynamiser le réseau sur l’ensemble du territoire français en passant à 300 agences en 10 ans.

Le réseau POMPES FUNEBRES DE FRANCE se définit par des valeurs de partage et d’échange. Proposer les meilleurs services et formations, c’est aider les franchisés à mieux exercer l’activité des franchisés et à développer le réseau. Un développement de réseau de franchises maitrisé. Des paroles, mais surtout des actes.

Le site internet : www.pompesfunebresdefance.com

Organiser une cérémonie pour un adolescent

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adolescents pompes funèbres deuil

Organiser une cérémonie pour un adolescent est chose compliquée. Outre le contexte tendu, ces morts avant l’âge de vingt ans étant généralement soudaines et imprévisibles, il convient de considérer quelques spécificités. Au premier rang desquels, le fossé des générations.

Le décès

Le décès d’un adolescent, ou d’une adolescente, le masculin l’emporte toujours dans mon Bescherelle, est toujours un drame. On connaît l’adage « Un enfant ne devrait pas mourir avant ses parents ».

Les circonstances d’une mort aussi jeune sont, de plus, rarement considérées, quelles qu’elles soient, comme « acceptables ». Accident, suicide, voire en ces temps troublés, assassinat, sont mis sur le même plan qu’une funeste et implacable maladie, qui, à d’autres âges, permet d’entamer le travail de deuil en amont.

Tout cela pour dire : la famille que vous recevez dans votre bureau est dans un état d’hypersensibilité, de déni, de colère, ou en hébétude. Marchez sur des œufs.

Organiser la cérémonie pour un adolescent

Les parents veulent organiser une cérémonie civile. On ne dira jamais assez trop l’importance de scinder en deux rendez-vous l’organisation « technique » des obsèques (administratif, prise de commande, planification des différents intervenants) et l’organisation cérémonielle (le déroulement de la cérémonie d’hommage proprement dit, et son contenu).

Dans ce cas particulier, c’est d’autant plus important. Ce, pour une simple et bonne raison : le fossé des générations.

Attention aux générations

Parce que les parents viennent souvent avec d’autres adultes, membres de la famille, pour préserver les éventuels frères et sœurs du défunt de toute cette partie fastidieuse. Des personnes de même génération, partageant la même envie de bien faire et la même méconnaissance de l’univers de leurs adolescents.

En effet, cette tranche d’âge est réputée difficile, notamment sur le plan de la communication entre parents et enfants. Tant sur le plan émotionnel, culturel, voire même des codes sociaux, les parents partagent leur toit avec un inconnu qu’ils ont enfanté. Ceci est tout aussi vrai que leur déni : c’est leur enfant, ils le connaissent par cœur. « Je sais ce qu’aimait ma fille » m’a dit un jour un père incapable de faire la différence entre Béyoncé, que sa fille adulait, et Shakira, que l’adolescente détestait.

C’est cela que vous allez devoir expliquer à la famille. En douceur. Pas de phrases toutes faites, ici : utilisez vos propres mots et votre vécu, ce sera plus efficace que de réciter la leçon.

Objectif

L’objectif, ici, est, soit de faire venir la famille avec un adolescent de la même tranche d’âge que le défunt, soit de leur faire comprendre qu’ils doivent discuter avec les amis et camarades de leur défunt ado pour les impliquer dans la réalisation de la cérémonie.

Une cérémonie civile, même si elle est destinée aux survivantx, doit correspondre au défunt. Et c’est cela, également, que vous devrez faire comprendre à la famille. Le Lacrimosa du Requiem de Mozart saura tirer des larmes aux parents et grands-parents, mais poussera ses camarades à se demander le rapport avec l’intéressé.

N’ayez crainte : même si certains morceaux passés aux obsèques sembleront incongrus au moment de l’organisation, une fois dans la salle, dans l’ambiance de la cérémonie, ils évoqueront le souvenir du défunt plus par sa proximité que par leur forme. Peu importe que « Diamonds » de Rihanna (par exemple) soit, finalement, assez rythmée, et peu adaptée, de prime abord, à des obsèques. Ce qui compte, c’est que l’adolescent l’écoutait en boucle, et que ses proches sauront s’en souvenir.

L’objectif des obsèques, gardez le bien à l’esprit, n’est pas de poser une ambiance, mais d’évoquer la mémoire d’un défunt.

Pour résumer : tout est dans l’art et la manière de faire comprendre aux parents qu’ils ne connaissaient pas leur enfant. Encore une fois, si vous n’avez pas le tact nécessaire, changez de métier.

Nous aimerions pouvoir vous dire, en conclusion de cet article, que nous vous souhaitons de ne pas avoir à vous occuper de la mort d’un enfant ou d’un adolescent. Mais ce serait vous faire un faux espoir.

Femme porteur : les législations sur le port de poids

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culturimes soulever poids femme porteur

Une question posée l’autre jour sur le fil de Funéraire info soulevait un point important : les différences de poids entre les homme et femme porteur. Plus précisément, le poids maximum soulevable fixé par la loi en fonction du sexe de l’individu. Une chose est certaine : à ce sujet, des progrès restent à faire.

Ce que dit la loi

Ce sont les articles R. 4541-1 à R. 4541-9 du code du travail, la norme AFNOR X35-109 et le décret n° 92-958 du 3 septembre 1992, qui définissent la limite acceptable de port de charge en fonction de l’âge, du sexe du salarié, de la distance à parcourir et des caractéristiques de la tâche.

Plus précisément, une femme n’est autorisée à ne soulever que 25 kg, contre 55 pour un homme. Mais le médecin du travail peut délivrer une autorisation de dépassement pouvant aller jusqu’à 105 kilos par individu… Uniquement pour les personnes déjà habilitées à en soulever 55. Ce qui exclut d’emblée les femmes de la liste des exceptions.

Cette loi interdit quasiment de facto à une femme de devenir porteuse, voire à une Maîtresse de Cérémonie de prêter main-forte à son équipe pour porter un cercueil si besoin, même si elle en a les capacités physiques.

Cette règle est superbement ignorée par les entreprises de pompes funèbres. Jusqu’au jour, sans doute, où elles tomberont sur un inspecteur du travail particulièrement zélé qui y verra un moyen facile d’accélérer son déroulement de carrière.

Une règle mal calibrée

Mettons-nous d’accord : le poids de l’objet a porter est divisé par le nombre de porteurs. Ainsi, un cercueil de 200 kilos (en bois d’acajou massif avec un défunt imposant) et quatre porteurs masculins donne : 200 / 4 = 50 kilos par porteur. On est dans la loi.

Le calcul inverse indique qu’une équipe de quatre porteuses est autorisée à soulever un cercueil pesant maximum 100 kilos.

Mais… Mais qu’en est-il pour une équipe mixte composée de trois hommes et de une femme ? Considère-t-on le poids total ou le poids moyen ? Parce que si l’on considère que chacun s’attribue une charge en fonction de ses capacités, alors l’équipe pourra soulever : 25 + (3 x 55) = 190 kilos.

Alors que si l’on fait le calcul en considérant que la charge est également répartie, soit le poids du cercueil divisé par quatre, on obtient 100 kilos, puisque la femme ne pouvant pas soulever plus de 25, les trois hommes ne sont théoriquement pas autorisés à compenser.

Pour aller jusqu’au bout…

Allons-y jusqu’au bout pour le raisonnement par l’absurde : quatre femmes portent un cercueil de 100 kilos. Un obstacle, escalier ou autre, survient sur le terrain, et, gravité aidant, le poids effectif se déplace de l’avant vers l’arrière. Les deux femmes à l’avant se retrouvent à porter 40 kilos, alors que celles à l’arrière en supportent 60, soit chacune 5 de plus que la législation ne l’autorise. On fait quoi ?

On va jusqu’au bout ? Parce que je ne sais pas vous, mais moi, je m’amuse.

Deux porteurs déplacent un cercueil de 110 kilos dans une allée, et l’un des deux porteurs est une femme. L’inspecteur du travail surgit de derrière une tombe et sort son carnet.

La femme explique alors qu’au titre de l’article 8 de la convention européenne sur le respect de la vie privée, de la loi « justice du XXIéme siècle », elle est biologiquement une femme mais se sent homme, et que donc, au titre de l’Article 3 de la convention européenne des droits de l’homme, l’empêcher de porter 55 kilos est constitutif d’un « Traitement inhumain et dégradant ».

La question alors posée est : va-t-on continuer à creuser le déficit de la Sécurité Sociale à cause des arrêts pour dépression nerveuse des inspecteurs du travail, ou va-t-on enfin modifier ce corpus de lois ?

D’autant que, et je pense que c’est votre cas, durant ma carrière, j’ai croisé des femmes qui portaient 55 kilos sans efforts et des hommes qui n’arrivaient pas à en soulever 25.

Revue de presse du funéraire du 1er juin 2017

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revue de presse pompes funèbres

Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs. Revivez l’actualité sur Funéraire-info.

Funéraire info : formation

Guillaume et moi vous donnons des conseils sur la formation de conseiller funéraire et sur les écueils à éviter :

C’est la remise des diplômes d’assistant, pardon, de conseiller funéraire qui m’a mis la puce à l’oreille l’autre jour. Alors, quitte à mettre les pieds dans le plat : dites, il n’y aurait pas un problème avec les écoles de formation ? Ou plutôt avec leurs élèves… Article qui fera crier dans les chaumières, mais qui, espérons-le, suscitera un débat constructif.

Il n’y a pas longtemps, une annonce pour un poste de conseiller funéraire sur notre page Facebook a déchainé les passions. Littéralement investis de messages privés, nos téléphones n’ont pas arrêté de sonner toute la journée. Conseiller funéraire, est-ce-que c’est comme n’importe quel poste ? Comment répondre à une annonce ? Quels sont les écueils à éviter ?

Le figaro : cerveau, et mort prématurée

Une étude fait le lien entre la perte de matière grise et blanche et le processus général de vieillissement du corps. Aujourd’hui, votre médecin peut facilement calculer l’âge de vos artères et évaluer quel est votre risque d’infarctus ou d’attaque cérébrale dans les dix prochaines années. Demain, il pourrait, grâce à une simple IRM, déterminer l’âge de votre cerveau et votre risque de décès prématuré.

Les Inrocks – Responsabilité dans la mort de Rémi Fraisse

Jean-Luc Mélenchon a accusé Bernard Cazeneuve d’être responsable de “l’assassinat” de Rémi Fraisse, ce jeune manifestant tué par une grenade offensive. Sur quoi s’appuie le leader de la France Insoumise pour émettre de telles accusations et qu’en est-il vraiment ?

20 min – 20 ans après la mort de Lady Di

A quelques mois de la commémoration de la mort de sa mère, décédée le 31 août 1997 dans un accident de voiture, le prince William s’est confié pour la première fois à ce propos dans la version anglaise du magazine GQ : « J’aurais aimé qu’elle me conseille, assure-t-il. J’aurais adoré qu’elle rencontre Kate et qu’elle voie les enfants grandir. Ça me rend triste de savoir que ce ne sera pas le cas, qu’ils ne la connaîtront jamais. »

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Mise en bière anticipée : savoir impliquer la famille dans la décision

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mise en bière

Certaines situations demandent une mise en bière anticipée. Qu’elles soient ordonnées par un médecin, ou évidentes par pragmatisme, elles sont aisément identifiables. D’autres, en revanche, sont plus délicates et ne proposent pas de cadre strict. Il convient alors d’agir, non pas contre, mais avec la famille.

Situations évidentes

Il existe deux situations où la mise en bière, et surtout, la fermeture immédiate du cercueil sont des évidences. La première, honneur au roi, c’est lorsque le médecin l’ordonne. Là, il n’y a rien à redire. La seconde, c’est lorsque le corps est trop abîmé pour être présenté à la famille. Il est alors assez facile de demander, retour à l’étape un, au médecin de penser à cocher la bonne case, ou d’expliquer à la famille, avec des mots choisis, pourquoi il n’est pas bon pour eux de voir leur cher disparu dans cet état.

Il existe d’autres cas de figure où ça l’est moins. Un défunt sur lequel les effets de la décomposition se manifestent plus vite que la moyenne, un autre sur qui le soin de conservation ne tient pas, cas rare, mais pas exceptionnel… Situation où la famille attend de vous une solution pour pouvoir rester auprès de leur proche, solution qui, bien entendu, n’existe pas.

Les cas de figure

Un soin de conservation, même si la technique est fiable, même si les fluides et matériels utilisés sont très bons, même si le thanatopracteur est excellent, peut rater. Pour diverses raisons dont la liste serait trop longue à évoquer, mais qui sont indépendantes de toutes volontés. Le corps se dégrade donc, au grand dam de la famille, et du conseiller funéraire, qui, normalement, a repéré les signes avant-coureur du phénomène et a anticipé.

Parfois, la famille souhaite conserver le défunt au domicile, ou dans un salon si la maison funéraire l’y autorise, sans soin de conservation. Jusqu’ici, rien d’anormal à ce que la décomposition dégrade le corps, mais, dans la plupart des cas, la famille vous expliquera que ce n’est pas normal, parce qu’une arrière-grande-tante avait reposé sans soucis sur son lit de mort.

mise-en-bière-300x200 Mise en bière anticipée : savoir impliquer la famille dans la décisionEtablir un diagnostic

La première chose à faire est d’anticiper. Ça peut sembler un peu abstrait, mais il n’y a rien de plus concret, en réalité. Dans le cas d’un défunt qui reposerait à la maison funéraire sans soin de conservation, une surveillance assidue est, bien entendu, évidente.

Mais même dans le cas d’un défunt qui aurait reçu des soins de conservation. Un bon assistant ou conseiller funéraire qui est en charge d’une maison funéraire doit faire, chaque soir, le tour de tous les défunts qui y reposent et pratiquer un examen visuel rapide.

Au préalable, il sera idéal de se faire expliquer les signes qui ne trompent pas (trop nombreux pour être listés ici, mais ils feront l’objet d’un article). Un indice : un défunt qui aurait reçu un soin de conservation le matin et dont l’extrémité des doigts serait noire dès le soir, c’est un signal d’alarme.

En tout cas, une chose est sûre : exception faite du cas où le défunt repose au domicile, vous devez être informés avant la famille que le corps se dégrade et garder l’initiative.

Établir une stratégie concertée avec la famille

Lorsqu’il apparaît évident que le corps du défunt se dégrade et qu’il ne pourra pas rester exposé jusqu’aux obsèques, il va falloir en informer la famille. Dans de bonnes conditions : il ne s’agit pas de croiser un des membres dans un couloir et de lui expliquer la situation entre deux portes. Demandez-leur de vous rejoindre dans votre bureau, ou dans un salon, et exposez-leur posément la situation.

Ensuite, dans l’hypothèse où le thanatopracteur ne peut pas rectifier la situation, ou si la famille refuse, annoncez-leur que la mise en bière et la fermeture du cercueil anticipée sera la seule solution envisageable.

À l’objection, dont nous parlions plus haut, de la tante qui a très bien résisté à quelques jours d’exposition sans soin, rappelez que chaque défunt est différent, que la masse graisseuse, les éventuels traitements que le défunt prenait avant son décès etc. Mais aussi la saison, le température, l’hygrométrie, font qu’aucune des situations n’est comparable.

Enfin, fixez un seuil. D’où l’importance d’anticiper : il ne convient pas de dire à la famille que l’état du corps est trop dégradé et qu’il faut fermer le cercueil immédiatement. Anticiper permet de dire à la famille que c’est une question d’heures, et qu’il faut hâter ceux qui tiennent absolument à dire un dernier au-revoir au défunt.

Une étape intermédiaire pourra être proposée, comme la mise en cercueil ouvert. Ceci évite l’écoulement des fluides sur le sol, ce qui a un effet désastreux, et, également, prépare la famille, psychologiquement, à la fermeture anticipée. Bien entendu, ces explications sont trop brutales, et à proscrire. On préférera quelque chose comme « Si on fait ça maintenant, ça fera un peu de temps en plus pour lui dire au revoir quand tout le monde sera arrivé ».

Enfin, préparez-vous : même si ce n’est pas votre faute, même si vous avez fait tout ce qu’il fallait faire, la famille sera déçue. Alors donnez-vous à fond pour que le convoi soit magnifique. Si vous n’avez pas répondu « Évidemment, comme toujours », il faut qu’on parle…