Accueil Tags Fosse commune

Tag: fosse commune

Le projet «Fosse commune» sublime vos épitaphes

0
Fosse commune
Epitaphe numéro 358, E.V née le 9 août 1987 à Lyon, Rhône. 30x30cm, LMG, 2015

Ca y est, Les supermarchés ont installé leurs étalages de chocolats à perte de vue et, entre deux sapins en plastique, des idées cadeaux à foison. Au rayon vaisselle, offrez donc des verres, des moules à terrine, des couverts argentés… Au rayon fruits et légumes, une grande corbeille de fruits secs, pourquoi pas ? Au rayon alcools… Bref, ne bougez surtout pas, j’ai beaucoup mieux à vous proposer!

Mieux que des friandises insipides bourrées d’huile de palme, mieux que des bibelots qui prendront la poussière quelques années avant de finir aux puces, mieux qu’un gadget électronique qui sera dépassé dans quelques mois ?

Oui, beaucoup mieux que tout ça.

Je vous propose de ne pas polluer la planète avec des piles et des emballages plastiques, de ne pas enrichir les multinationales qui exploitent la misère du tiers monde, de ne pas perdre des heures dans la cohue des magasins…

Je vous propose d’investir, ou plutôt de vous investir dans un projet artistique. 

Ce projet, c’est celui d’LMG Névroplasticienne, artiste parisienne, Professeur agrégé, Docteur en Arts et sciences de l’Art, auteur de pièces de théâtre, illustratrice, sculpteur et dessinatrice dont les recherches plastiques s’orientent autour des névroses, de la finitude et de la décadence. Elle tente ainsi de dépasser sa peur de la mort en l’utilisant comme moteur de création.

Entre juin 2011 et juin 2015, LMG a lancé un appel à contribution. Il s’agissait pour elle de recueillir 365 textes dans lesquels chaque participant imaginait et racontait sa propre mort, afin de s’en inspirer pour réaliser 365 dessins à la mine graphite, lesquels seront ensuite offerts aux contributeurs. Ainsi est né le projet des 365 épitaphes, qui vise à briser le tabou de la mort encore trop présent dans nos sociétés occidentales.

Ces 365 dessins sont d’ores et déjà réunis sur son site à cette adresse : http://lmg-nevroplasticienne.com/?page_id=91

Un magnifique livre de 400 pages doit les réunir, sous le titre de « Fosse commune ». Il s’agit de l’ultime étape du projet, celle qui lui donnera tout son sens.

Qui mieux qu’LMG peut vous l’expliquer ? « C’est un gros projet, particulièrement onéreux qui nécessite la participation de tous ceux et toutes celles qui voudront s’aventurer dans ces quelques 400 pages comme on foule les allées d’un cimetière pour des raisons aussi diverses que de se recueillir, se promener, dériver, fumer un joint, faire la sieste, fuir la police, prendre des photos, trouver de l’or, faire l’amour, manger entre midi et deux, enterrer un proche, observer la faune et la flore, se suicider, assister à une conférence, voler du métal, arroser des plantes, exhumer un cadavre, jouer avec des cordes, s’entretenir avec un mort, se souvenir ou lire. »

Son œuvre est basée sur le principe du don contre don. Je vous propose donc d’offrir ou de vous offrir un cadeau aussi somptueux qu’unique et de devenir mécène de ce  fabuleux projet en participant pleinement à sa réalisation, ceci à partir de 25€ port compris. Il vous suffit pour cela de cliquer sur ce lien : https://www.helloasso.com/associations/les-ames-d-atala/collectes/les-epitaphes

Claire Sarazin

 

Les épitaphes dessinées par LMG, névroplasticienne

0
Fosse Commune, Les épitaphes déssinées par LMG

Représenter la mort, dessiner la mort, faire de la mort son sujet, l’imaginer, l’accepter… pour mieux penser à la vie ! Contrairement à ce que l’on pourrait croire, FOSSE COMMUNE est un livre tourné vers le vivant, dessinées par LMG, névroplasticienne.

Entre juin 2011 et juin 2015 LMG a diffusé un appel à contribution. Cette sollicitation invitait amis, famille, collègues et inconnus, à imaginer et raconter par écrit leur propre mort. Dans un premier temps, entre le conte nécrologique et le récit testamentaire, les participants ont livré par courrier postal le récit imaginaire de leur ultime départ. Après un premier travail de lecture, d’analyse et d’interprétation des textes reçus, LMG a numéroté, classé et référencé les courriers avant de commencer le travail graphique à proprement parler: chaque réponse plastique est une interprétation graphique d’une confidence textuelle. Dans un second temps, pour chaque réponse reçue, LMG a réalisé un dessin au graphite et à la mine de plomb qui, sera ensuite offert à celles et ceux ayant participé. Ainsi, en faisant de la mort l’axe nodal de sa démarche, en sollicitant les autres à en parler, LMG tente d’en briser le tabou, si puissant dans nos sociétés occidentales actuelles.

Aujourd’hui, Lola propose de réunir ces 365 dessins dans un seul et bel ouvrage à paraître aux Âmes d’Atala afin que la petite aventure nécrologique prenne tout son sens. Ou plus exactement, tous ses sens, l’intérêt de cette somme peu commune relevant du croisement et du tissage des différents récits bien plus que du catalogue des expériences individuelles et séparées les unes des autres, d’où le titre de l’ouvrage, Fosse commune.

Un magnifique ouvrage à obtenir en souscription, 365 épitaphes dessinées, il faut valider l’intégralité de la cagnotte pour que ce livre de 365 dessins-épitaphes puisse être imprimé. Alors on clique, on commande, on partage !

Découverte de 80 squelettes, les poignets menottés à Athènes

0
Squelettes à Athènes

Des archéologues sont encore à la recherche du mystère entourant la récente découverte, en avril dernier, dans une fosse commune à Athènes, de 80 squelettes humains datant de la Grèce antique, menottés des chaînes de fer, dont certains sont alignés les uns derrière les autres.

Des questions se posent sur ce qui a entrainé la mort de ces 80 squelettes retrouvés en Grèce, dans une fosse commune, dont les dépouilles ont été découvertes au mois d’avril dernier. Il pourrait s’agir de gens victimes d’une exécution de masse selon les archéologues. Cependant, les scientifiques sont toujours à la recherche de l’identité de ces personnes assassinées, ce qui les emmène dans la fosse commune et aussi, pourquoi ces gens ont été enterrés avec un certain manque de considération.

Les 80 squelettes ont été découverts dans la nécropole de Falyron Delta, qui daterait d’une période comprise entre le 8e et le 5e siècle avant Jésus-Christ, pendant la construction d’une bibliothèque et d’un opéra entre le port du Pirée et le centre-ville d’Athènes.

Les jambes et les bras de certains squelettes, empilés les uns sur les autres, dont les mâchoires restent ouvertes, se sont emmêlés tandis que d’autre sont en partie recouverts de sable et alignés. La plupart d’entre eux ont les bras au-dessus de leur tête.

Les chercheurs penchent, trois mois plus tard, pour une tuerie punitive de masse. Lors d’une visite du site archéologique, le Dr Stella Chrysoulaki a annoncé qu’ils ont tous été exécutés de la même manière, mais ont été enterrés avec respect. Les victimes étaient plus que de simples criminels de droit commun ou des esclaves en se référant à la disposition ordonnée des corps. Elle a ajouté par contre que les squelettes, dont la plupart d’entre eux sont en très bonne santé et très, très jeunes, ont tous les mains attachées par des menottes.

Il s’agirait, selon l’hypothèse le plus plausible, des partisans d’un champion olympique et noble athénien, Cylon, qui a tenté avec l’aide du tyran de Mégare, son beau-père, en 632 av. Jésus-Christ, de mener un coup d’État à Athènes.

Il est enterré dans une fosse commune à l’insu de sa famille

1
Illustration d'un cimetière

Le parquet de Lille, après avoir découvert sans être prévenue du décès de Dominique Haan, un Marcquois retraité de La Poste, âgé de 62 ans, et qui a été enterré dans la fosse commune du cimetière de Lille-Sud, a été alerté par sa sœur, Joëlle Decottignies.

Début février, le Marcquois est décédé à Lille subitement. Alors qu’il n’était pas sans ressources, il a été enterré quinze jours plus tard au cimetière de Lille-Sud, dans le carré des indigents, sans que sa sœur ne soit pas prévenue.

Joëlle Decottignies se rappelle encore de l’heure du début de son cauchemar. C’était le 23 février dernier, à 14 h 03. Joëlle, parfaitement réveillée, était inquiète et avait passé une mauvaise nuit, car elle n’a pas reçu de nouvelle depuis trois semaines de son frère, Dominique Hahn, un homme de 62 ans, qui vient tout juste de prendre sa retraitée de La Poste, et qui n’a pas répondu ni à ses messages, ni à ses appels. Selon elle, il arrivait à son frère de faire de grands voyages, en laissant toujours des coordonnées pour le joindre. Et il ne laissait jamais sa sœur sans nouvelle, ajouta-t-elle. Toutefois, ça ne décrochait pas, quelle que soit l’heure à laquelle Joëlle appelait son frère sur son fixe. Et même ses SMS restaient sans réponse.

Angoissée, elle a alors décidé de faire des recherches sur internet. Elle est parvenue à retrouver le club près de Roubaix, à Wasquehal où Dominique Hahn, son frère jouait de bridge. Ce fut un choc pour elle quand elle a appelé le club. Joëlle a confié à La Voix du Nord que quand elle a demandé si son frère était bien dans le club à la dame qui a décroché, elle a senti toute sa détresse. La dame lui a annoncé qu’il était mort. « C’était épouvantable, j’ai hurlé au téléphone », continua-t-elle. La découverte du décès d’un proche est un choc. Par contre, c’est un véritable cauchemar de le découvrir trois semaines plus tard sans y être préparé.

En effet, le 3 février à Lille, lors d’un tournoi de bridge organisé à la Halle aux sucres, Dominique Haan, âgé de 62 ans est décédé des suites d’une crise cardiaque. Les secours et le juge arbitre qui est médecin de profession n’ont pas pu le réanimer. Ni la mairie de Lille, ni les pompes funèbres, ni la police n’ont pas informé à sa sœur de son décès. Le sexagénaire, Dominique Haan, sans que personne n’assiste à ses obsèques, alors qu’il avait des revenus confortables et n’est pas isolé socialement, est par la suite enterré au cimetière de Lille-Sud, dans le carré des indigents, dans ce qu’on appelle modestement terrain commun. Autrement dit, dans la fosse commune.

Joëlle a été choquée par la situation en se demandant si la police a vraiment fait son travail d’investigation vu qu’elle n’a jamais reçu d’appel concernant la mort de son frère. Aidée par l’ancien collègue de son frère, le Maître Bruno Clément, elle a décidé d’alerter le parquet de Lille. Nous ne sommes pas satisfaits des explications que la mairie de Lille a fournies, même si les faits sont difficiles à qualifier pénalement, a annoncé son avocat.

Michel Leclerc répond à Michel Kawnik

1

La semaine dernière, nous avions publié une interview de Michel Kawnik, président de l’AFIF (à lire ICI), qui avait fait grand bruit. Interpellé, Michel Leclerc a tenu à répondre.

Fleurets mouchetés

Michel-115-225x300 Michel Leclerc répond à Michel Kawnik
Michel Leclerc

Michel Leclerc n’est pas en colère, ni n’a bondi de sa chaise : ce n’est pas le genre de l’homme. « Je connais Michel Kawnik, qui est un homme charmant. Lorsque nous nous rencontrons sur les salons, nous nous serrons la main et nous échangeons quelques mots. Mais ça s’arrête là. » Ce que nous disions dans notre article : quoique courtois tous les deux, ils ne partiront pas en vacances ensemble.

« Michel Kawnik critique beaucoup. Mais qu’à-t-il fait ? C’est quelqu’un qui n’a jamais rien fait dans le domaine du funéraire. » la première expérience de Monsieur Kawnik remontant à Roc’Eclerc « Il a passé deux mois chez nous, et nous ne nous sommes pas entendus. Peut être qu’il m’en veut, je ne sais pas. » Mais c’est l’inexpérience de son attaquant qui amuse Michel Leclerc « Il a fait quoi, concrètement ? Citez moi une loi qu’il a fait voter, un projet qu’il a mené et qui a changé le secteur ? » quand au monopole « Il dit que j’ai eu de la chance. Moi, je veux bien. J’en ai peut être eu. Mais vingt ans et 1700 procès pour faire tomber le monopole, je n’appelle pas ça de la chance. Il ne faut pas qu’il oublie que, si je n’avais pas mené ce combat, il ne serait pas là. Aujourd’hui, il revendique presque la liberté du funéraire. Je ne l’ai pas vu, à l’époque ».

« Je voudrais juste que Monsieur Kawnik fasse cinq propositions. Pas des choses sorties du musée, des idées concrètes qui feraient avancer le secteur. Moi, j’en ai fait et je continue d’en faire : ce n’est pas bien à chaque fois, je peu me tromper, comme tout le monde. Mais j’essaie. Si Monsieur Kawnik n’a rien à proposer, qu’il cesse de critiquer ceux qui essaient de faire avancer les choses. »

Florian Leclerc

« Il a aussi attaqué mon fils » (Florian Leclerc, accusé d’être un prête nom de son père, NDLR) « Je peux vous dire qu’il a 22 ans, qu’il est seul aux commandes, et qu’il a déjà signé 47 nouveaux contrats. Ce qui va porter le nombre de Sublimatoriums, lorsqu’ils seront ouverts, à 80, des gens qui viennent de tous horizons. » pas mal « Il a 22 ans, toute la vie devant lui, il vaut mieux pour lui n’être pas qu’un simple prête nom… »

« Il a sa philosophie, et maîtrise les fondamentaux du secteur. » Michel Leclerc est clair, son fils vole de ses propres ailes, et ses succès en sont la preuve.

Le progrès

« Michel Kawnik attaque également le salon. Bien, il est vrai que, lorsqu’il a été créé, c’était nouveau. Aujourd’hui, il manque un d’innovation. » Michel Leclerc pousse l’analyse plus loin : « Il faudrait proposer de nouvelles choses. Chez les marbriers, par exemple. Certains expliquent que la crémation, c’est pour le futur, mais dans certaines régions, on atteint déjà des taux de crémation de 60, jusqu’à 80 pour cent » phénomène qui modifie la demande « Vous avez peut être noté que de plus en plus de personnes dispersent les cendres. C’est dangereux, pour la perte des racines, pour notre civilisation. Il est vrai qu’on leur propose des columbariums, des empilements de cases HLM. Certes, on en fait de beaux, aujourd’hui, mais ça fait quand même penser un peu à la fosse commune, non ? » Michel Leclerc explique que les marbriers doivent chercher quelque chose de neuf, de plus adapté, « et cesser de raisonner en terme de kilos de marbre ».

Pareillement pour les crémations « Le prix des crémations augmente inexorablement. Pour cela aussi, il faut de nouvelles solutions. » Il croit en l’hydrogène « On a fait baisser son coût de 40 euros à 2 euros. C’est une énergie d’avenir. » le problème vient des lobbys, explique-t-il. Et son appareil de crémation, que Michel Kawnik a moqué ? « Ça avance, nous avons résolu de nombreux problèmes techniques. J’aimerai pouvoir le montrer au salon du Bourget, l’année prochaine. »

Toujours, Michel Leclerc garde en tête l’intérêt des familles et le progrès du secteur. « Michel Kawnik va encore dire que je radote… Mais si c’est cela, radoter, alors oui, je veux bien radoter. En attendant, moi, je fais quelque chose ».