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Anniversaire : Pierre Dac, mort de rire

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Il y a quarante ans mourait à Paris Pierre Dac (1893-1975). Le roi du loufoque, dont les cendres reposent au cimetière du Père-Lachaise,  voit pour l’occasion son œuvre rééditée, et son humour honoré. Ce lundi midi, un rassemblement était organisé à Châlons-en-Champagne, sa ville natale, pour rappeler sa mémoire.

Homme de presse, homme de radio, homme de spectacles : Pierre Dac était un peu de tout cela à la fois. La France l’a découvert dans les années 30 dans le journal qu’il a fondé, « L’Os à moelle ». Il y mêle des conseils farfelus, des petites annonces décalées, des reportages absurdes. Autant dire que c’est en humoriste, aux côtés des Français libres, qu’il met son talent de Radio-Londres en 1943, lui qui a connu l’horreur de la guerre en soldat en 14-18. Il devient correspondant de guerre après le Débarquement, suivant les troupes jusqu’en Allemagne.

L’après-guerre le voit remonter sur scène, et notamment livrer d’hilarants sketchs avec son compère Francis Blanche. Il est l’inventeur du « Schmilblick », repris plus tard par Guy Lux et détourné par Coluche. Et comme ce dernier, Pierre Dac prend d’assaut les micros radiophoniques. Il en fait son terrain de jeu pour ses feuilletons « Malheur aux barbus » (1951-1952), puis « Signé Furax » (1956-1960) et « Bon baisers de partout » (1965-1974).

Pour rire, en 1965, il se déclare candidat à l’élection présidentielle au nom du MOU (le Mouvement ondulatoire unifié). Il prévient : il nommera comme ministres Jacques Martin, Jean Yanne et René Goscinny. Son slogan : « Les temps sont durs, votez MOU ! ».

Lui qui aimait à dire « Mourir en bonne santé, c’est le vœu de tout bon vivant bien portant », ou encore « La mort n’est, en définitive, que le résultat d’un défaut d’éducation puisqu’elle est la conséquence d’un manque de savoir vivre », a disparu discrètement. Non sans cette dernière pirouette : « Les cimetières sont éclairés au néant ». Un des derniers livres du dessinateur Cabu (au Cherche-Midi) a été pour illustrer quelques pensées et maximes de Pierre Dac.

Ephéméride du 6 juillet

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Claude Simon

En 2005 disparaissait Claude Simon. L’écrivain a passé sa vie à construire une œuvre complexe et réputée hermétique, qui lui vaudra le prix Nobel de littérature en 1985. L’un de ses romans les plus connus est « histoire ». Son oeuvre est assimilée au nouveau roman, et s’apparente, dans sa construction stylistique et ses thèmes (la mémoire, la perception) à celle de Proust.

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Ed Mac Bain

En 2005 s’éteignait Ed Mac Bain. L’américain est connu pour sa série de romans sur les policiers du 87e District, qui donneront lieu à une soixantaine de romans, et qui inspireront l’évolution du genre polar après lui. Il fut également le scénariste des « Oiseaux » de Hitchcock.

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Francis Blanche

En 1974 nous quittait Françis Blanche. Acteur et humoriste, il devient, après avoir été le plus jeune bachelier de France à 14 ans, le complice de Pierre Dac, avec qui il multiplie les sketches. Il écrit en parallèle des chansons, pour les Frères Jacques ou Charles Trenet, et tourne au cinéma, souvent sous la direction de Georges Lautner, dont il est l’acteur fétiche. On le voit ainsi dans les « Tontons flingueurs ». Il meurt à 52 ans d’un infarctus.

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Louis Armstrong

En 1971 disparaissait une véritable légende du jazz, Louis Armstrong. Figure emblématique de l’histoire du Jazz, il est l’inventeur du musicien soliste qui improvise dans un style paraphrasé sur un thème, dans un discours musical structuré. Son talent de trompettiste, son charisme, ses qualités de show-man et sa personnalité généreuse ont forgé au fil du temps sa renommée internationale. Il créa un nouveau style vocal le scat, ce qui fit de lui l’un des chanteurs de jazz les plus influents de son époque.

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Faulkner

En 1962 mourait William Faulkner. L’écrivain américain, spécialiste du drame psychologique et des longues phrases tortueuses, fut couronné du prix Nobel en 1949.