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Décès un 21 octobre, éphéméride

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Pas de journée internationale aujourd’hui.

Défunts du jour :

François-Soubeyran-150x150 Décès un 21 octobre, éphéméride2002. François Soubeyran (83 ans) état membre des Frères Jacques (le plus grand, en justaucorps rouge), interprète de La Confiture, ou La truite. Ancien résistant, il aimait aussi la céramique et la poterie. Après la fin du groupe au début des années 1980, il se retire dans la Drôme.

François_truffaut-198x300 Décès un 21 octobre, éphéméride1984 : François Truffaut, réalisateur, scénariste et producteur de cinéma français. Il a également été acteur et critique de cinéma. Il fait partie du groupe de cinéastes issus des Cahiers du cinéma, qui ont constitué la Nouvelle Vague. Il a publié plusieurs ouvrages sur le cinéma. Comme la plupart de ses camarades de la nouvelle vague, il se lance dans la réalisation sans expérience professionnelle dans le cinéma. En 1977, il accepte de jouer dans Rencontres du troisième type de Steven Spielberg, dans le rôle du scientifique français Lacombe. Spielberg est en effet un grand passionné de la filmographie de Truffaut et voulait absolument que ce dernier vienne jouer dans son film. François Truffaut n’est pas seulement un grand cinéphile. En tant que metteur en scène, il a lui-même adapté de nombreux romans au cinéma (Tirez sur le pianiste, Jules et Jim, La Mariée était en noir, Le Rapport sur le sauvage de l’Aveyron, Les Deux Anglaises et le continent, La Sirène du Mississipi).

Kerouac_by_Palumbo-300x300 Décès un 21 octobre, éphéméride1969 : Jack Kerouac, écrivain et poète américain. Considéré aujourd’hui comme l’un des auteurs américains les plus importants du XXe siècle, il est même pour la communauté beatnik le « King of the Beats ». Son style rythmé et immédiat, auquel il donne le nom de « prose spontanée », a inspiré de nombreux artistes et écrivains et en premier lieu les chanteurs américains Tom Waits et Bob Dylan. Les œuvres les plus connues de Kerouac, Sur la route (considéré comme le manifeste de la beat generation), Les Clochards célestes, Big Sur ou Le Vagabond solitaire, narrent de manière romancée ses voyages à travers les États-Unis. Le genre cinématographique du road movie est directement influencé par ses techniques et par son mode de narration. Jack Kerouac a passé la majeure partie de sa vie partagé entre les grands espaces américains et l’appartement de sa mère. Ce paradoxe est à l’image de son mode de vie : confronté aux changements rapides de son époque, il a éprouvé de profondes difficultés à trouver sa place dans le monde, ce qui l’a amené à rejeter les valeurs traditionnelles des années 1950, donnant ainsi naissance au mouvement beat. Ses écrits reflètent cette volonté de se libérer des conventions sociales étouffantes de son époque et de donner un sens à son existence. Un sens qu’il a cherché dans des drogues comme la marijuana et la benzédrine, dans l’alcool également, dans la religion et la spiritualité (notamment le bouddhisme), et dans une frénésie de voyages. « Jazz poet », comme il se définit lui-même, Kerouac vante les bienfaits de l’amour (la passion charnelle est pour lui « la porte du paradis »), proclame l’inutilité du conflit armé, quel qu’il soit, et considère que « seuls les gens amers dénigrent la vie ». Jack Kerouac et ses écrits sont vus comme précurseurs du mode de vie de la jeunesse des années 1960, celle de la Beat Generation, « qui a ébranlé la société américaine dans ses certitudes. Elle a directement inspiré aussi bien les mouvements de mai 1968 que l’opposition à la guerre du Viêt Nam, ou les hippies de Berkeley et Woodstock. Pourtant la Beat Generation a aussi contribué à enrichir le mythe américain. Sur la route, le roman le plus connu de Kerouac, est une ode aux grands espaces, à l’épopée vers l’ouest, à la découverte de mondes nouveaux. »

L’adieu au chef Benoît Violier et au cinéaste Jacques Rivette

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Jacques Rivette

Journée d’adieu ce vendredi pour le chef cuisinier Benoît Violier (44 ans) et le cinéaste Jacques Rivette (87 ans), dont les obsèques sont célébrées. Direction tout d’abord Lausanne.

C’est dans la cathédrale de cette ville suisse qu’une cérémonie d’adieu au chef étoilé était organisée à 11 heures. Des proches, une cinquantaine de collaborateurs, des confrères, des responsables politiques helvètes ont gonflé une assistance fournie, arrivée bien avant l’heure. Pour une raison encore inconnue, ce surdoué de la cuisine s’est suicidé par arme à feu dimanche dernier.

Benoît Violier, passé entre les mains de Joël Robuchon puis de Frédy Girardet, venait de prendre les commandes du restaurent L’Hôtel de ville, à Crissier (banlieue de Lausanne). Un établissement triplement étoilé, qui avait été couronné « meilleur restaurant du monde » en décembre dernier. Brillant, Violier y avait succédé aux fourneaux à Philippe Rochat, lui-même mort en juillet 2015 après un malaise à vélo. Une maison maudite ?

Le chef franco-suisse était originaire de Charente-Maritime. Sa famille y réside encore. C’est là que sa dépouille sera transportée cet après-midi. Un deuxième office sera célébré demain samedi (10h) dans l’église du village de Montils. Benoît Violier ira ensuite reposer auprès de son père au cimetière voisin.

C’est à Paris que le réalisateur Jacques Rivette est inhumé ce vendredi après-midi. L’homme aux trente films, compagnon de route époque Nouvelle vague de François Truffaut, Jean-Luc Godard et Claude Chabrol, est mort vendredi 29 janvier.

Discret dans sa vie, il la quitte tout aussi discrètement. Ses funérailles ont été célébrées au cimetière de Montmartre. Il y reposera aux côtés de ses confrères Claude Autant-Lara, Jean-Claude Brialy, Henri-Georges Clouzot et Sacha Guitry. On doit notamment à Jacques Rivette les films La bande des quatre, La belle Noiseuse (avec Michel Piccoli et Emmanuelle Béart), Jeanne la Pucelle (avec Sandrine Bonnaire), Va savoir (avec Jeanne Balibar).

Radio : quand les célébrités font leurs adieux

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Thomas Snégaroff sur France Info (capture dailymotion)

Ils sont trente personnages célèbres du siècle dernier, aux vies haletantes, aux destins fulgurants. Mais à l’heure de mourir, leurs derniers mots ont-ils été à la hauteur de leur stature ? C’est ce que raconte pendant tout cet été l’historien Thomas Snégaroff, habituellement spécialiste des Etats-Unis,  dans sa chronique « Le fin mot de l’histoire » sur France Info.

On leur a parfois prêté des mots spirituels. Comme Oscar Wilde regardant la facture de son médecin, lui rétorquant : « Je meurs comme j’ai vécu, au dessus de mes moyens ». Il faut l’avouer, les dernières phrases ont souvent été réécrites, magnifiées, inventées. Alors, quand elles sortent de la banalité d’un dernier instant, elles n’en sont que plus émouvantes. Témoin celle de la danseuse Isadora Duncan heureuse, montant en voiture avec un jeune homme, juste avant d’être étranglée par son châle pris dans les rayons d’une roue : « Adieu mes amis, je pars vers l’amour ». Témoin encore Jean Jaurès réclamant une tarte aux fraises à un serveur d’un café alors qu’on lui tire dans la tête.

C’est aussi Joséphine Baker, s’indignant auprès un jeune homme qu’il est vieux dans sa tête, ou encore l’archiduc François-Ferdinand (assassiné avec sa femme à Sarajevo en 1914) la suppliant (ils sont atteints tous deux par balles) de survivre pour leurs enfants. Le danseur russe Vaslav Nijinski (la célébrité de ce mercredi) s’inquiète pour le bien-être de sa mère.

Maria Callas, Boris Vian, Adolf Hitler, Gandhi, Sigmund Freud, Léon Trotski, Edith Piaf, John Lennon, Frida Kahlo, James Dean, Marie Curie, Yitzhak Rabin, François Truffaut, Marcel Proust, Helena Rubinstein, Pablo Picasso, Martin Luther King, John F. Kennedy… Tous revivent (et meurent) un instant sous la plume de Thomas Snégaroff. C’est passionnant.

« Le fin mot de l’histoire », sur France Info cet été, du lundi au vendredi (8h57, 15h55 et 20h27).Un recueil des chroniques sera publié le 27 août chez Tallandier.