Accueil Tags Funéraire

Tag: Funéraire

RIIF, Réseau Inter-massif Innovation Funéraire

0

Initiative exclusive de la Chambre des Métiers de la Haute Vienne, le projet RIIF a pour objectif de structurer et d’animer un réseau économique et technique dédié aux entreprises artisanales et manufacturières dans leur développement de produits funéraire.

Design et conception, au cœur du projet RIIF

C’est un accompagnement et un pont que se propose d’être la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de la Haute Vienne, entre les fabricants d’articles funéraires et les pompes funèbres ou marbreries, distributeurs.

RIIF-1-300x169 RIIF, Réseau Inter-massif Innovation FunéraireLe RIIF n’accompagne pas uniquement des fournisseurs déjà vendeurs d’articles ou de produits funéraires, mais incite les artisans à se tourner vers ce marché avec un accompagnement dédié. Le projet a ouvert ses portes au public avec la première exposition organisée par la CMA. On y trouvait des acteurs du funéraire déjà connus, mais aussi des artisans qui ont sauté le pas : mosaïstes, graffeurs, ferronniers, tapissiers d’ameublement…
Tous proposent leur vision du design funéraire, et l’exposition a rencontré un vif succès auprès des particuliers, contents de découvrir ou de redécouvrir un funéraire qu’ils s’imaginaient souvent morne et sans couleurs.

C’est une opportunité pour les artisans de tous métiers, de promouvoir un savoir-faire local avec des produits dotés d’une âme, vers un marché particulièrement difficile à intégrer. En cela, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat est une structure neutre et apte à proposer une solution viable et pérenne à travers le RIIF.

Concrètement, le projet RIIF

Mené par la CMA de Haute Vienne, en partenariat avec la CMA de la Creuse et du Tarn, le projet RIIF concerne les artisans des 21 départements du Massif Central, un large territoire bien connu pour ses savoir-faire emblématiques et traditionnels, de la porcelaine au granit, de la tapisserie à la coutellerie.

RIIF-2 RIIF, Réseau Inter-massif Innovation Funéraire
Exposition « Design pour une dernière demeure »

Pour cela, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat propose de sensibiliser et d’accompagner les entreprises sur le marché bien particulier du funéraire, tant du point de vue des acheteurs, les familles ; que des distributeurs potentiels, les pompes funèbres et marbreries.

La CMA mettra en place des formations permettant aux entreprises d’être accompagnées sur leur production, tant sur le coût, que sur les démarches de design et de production. Elle souhaite également que les entreprises puissent accueillir des stagiaires en design, avec la collaboration d’écoles ou d’universités volontaires.

Les produits imaginés seront soumis aux professionnels du funéraire, indépendants, réseaux ou publics, pour obtenir leurs avis et apporter d’éventuelles modifications qui leur paraîtront nécessaires avant d’entamer une production plus importante et pour que les articles proposés soient au plus près des attentes du marché.

Une démarche innovante qui ne s’arrête pas là, puisque la CMA accompagnera les entreprises pour le dépôt des produits à l’INPI, et sera présente dans chaque entreprise, individuellement, pour les aider à optimiser leur production.

Et bien sûr, une synthèse sous forme de cahier des tendances servira de guide aux entreprises partenaires du RIIF et aux opérateurs funéraires afin de les sensibiliser à cette démarche innovante.

La CMA s’engage auprès des artisans ayant suivi toutes ces étapes à promouvoir et favoriser la promotion et la vente des produits développés notamment auprès des médias, à travers les réseaux sociaux et des catalogues.

RIIF-3-576x1024 RIIF, Réseau Inter-massif Innovation Funéraire
Expo « Design pour une dernière demeure »

C’est donc un véritable accompagnement mené par Christophe CARREAU, Chargé de mission funéraire à la Chambre de Métiers qui se met en place, et une véritable opportunité réfléchie pour les entreprises qui souhaitent développer ou intégrer le marché du funéraire.
Tous les produits ont vocation à être représentés : plaques, columbarium, céramiques…

Le projet est cofinancé par l’Etat au travers du Commissariat au Massif Central, la Région Occitanie et la région Nouvelle Aquitaine.

Les responsables de l’opération ne manqueront pas le Salon du Funéraire 2017 pour présenter le projet RIIF.

CCARREAU RIIF, Réseau Inter-massif Innovation Funéraire

L’exposition organisée par la CMA

Informations bidon sur le funéraire, coup de gueule !

0
informations bidon sur le funéraire

Vous voyez le genre de situations dans laquelle vous avez dit être conseiller funéraire ou thanato ? Et où votre interlocuteur s’avance à étaler des informations qu’il pense certaines ? Par exemple : on paye une taxe pour chaque département traversé en corbillard, ou bien, les thanatos vident les viscères… tout ça, tout ça … Bref vous voyez. Quand l’interlocuteur est un particulier croisé par hasard, on rectifie l’information, et on passe à autre chose. Par contre, quand c’est un professionnel qui véhicule des informations bidon sur le funéraire, ça irrite !

Internet, le top 1 des informations bidon sur le funéraire

Malheureusement la toile recèle de perles en tout genre, et les informations bidon sur le funéraire ne manquent pas, elles non plus. Nous les dénonçons dès que l’occasion se présente (ici).

Souvent, l’accusé est loin, bien loin, d’être du métier, ce qui en soit pourrait être rassurant. Ce qui ne l’est pas en revanche, c’est celui qui prétend l’être ou tente de l’intégrer, et profite du web pour cela. Notez : chacun est libre de faire ce qu’il veut, et avoir une concurrence saine est une bonne manière de s’améliorer. Mais quand on se veut être sérieux, on vérifie au moins ce qu’on raconte.

A titre d’exemple, un site bien classé dans les recherches Google, publie régulièrement des informations bidon sur le funéraire.

La semaine dernière encore, ledit site gratifiait la toile de conseils vaseux pour faire des économies sur la facture d’obsèques.

On y apprend notamment, en tout cas selon l’auteur, que les soins de conservation sont incompatibles avec la crémation. Par incompatible, on ne sait pas réellement ce qu’il y entend : le corps, bourré de produits chimiques va faire exploser le four ? Mystère ! En tout cas c’est bien la première fois qu’on peut lire cette information, qui bien sûr ne nous fera pas le plaisir de citer ses sources.

LAOBS1 Informations bidon sur le funéraire, coup de gueule !Un peu plus loin, on apprend que les terrains communs, gratuits comme chaque professionnel le sait, est renouvelable tous les 5 ans. Cette fois, « source » à l’appui ! L’article du CGCT cité est le bon, malheureusement, le terrain n’est pas « renouvelable » et le Maire le reprend au bout de 5 années, qu’il ait besoin de places ou non.

On passera sur les termes approximatifs de « combustion » et « incinération », pas tellement grave à côté de ce qu’on peut lire sur le site.

Nous, tout cela nous irrite. Et en vérité ça fait un moment que ça nous irrite.

Non loin de se contenter de raconter des âneries, l’auteur du site ne s’ennuie pas pour pomper les sujets que les auteurs de Funéraire Info mettent en ligne. Et ça dure depuis un moment.

Tenez, le 31 juillet, nous vous proposions un article sur la préparation de l’arrivée d’un convoi au cimetière. Devinez quoi ? Le 13 septembre, le site en question publiait «  Convoi funéraire : un parcours qui se planifie ».

Evidemment, l’auteur a un minimum d’intelligence, à défaut de véritables connaissances, et ne propose pas un copié-collé parfait de ce que l’on édite, sans quoi on pourrait lui renvoyer un une petite plainte

Mais attendez, ce n’est pas fini.

Le 29 mai, nous vous parlions du secret professionnel dans les pompes funèbres. Devinez ce qui paraît chez notre « confrère » ? : « Professions du funéraire : la discrétion est une aptitude majeure ». C’était le 5 juillet suivant. On notera un mois de décalage entre nos articles et les siens, le temps de trouver des sources vaseuses ? Ou de se dire qu’on aura oublié nos articles d’ici là ? Allez savoir… Ce n’était pas le cas il y a plusieurs mois, ou les mauvaises copies arrivaient à peine quelques jours après nos publications.

En tout cas, la liste est longue. Des actualités, aux articles de fond, le site a un train de retard, mais ne se foule vraiment pas pour trouver des sujets d’articles qui viendraient de sa propre réflexion, ou expérience, chose dont il semble dénoué.

Les articles en question, chez nous, chez lui :

Vêtements du défunt, chez Funéraire Info le 7/04/17 – Habiller le défunt, le 19/10/17 (on a regardé ce matin, au cas où ça continuerai…)

Replika paru chez Funéraire Info le 28/07/17 – Replika le 5/09/17

Mise en bière anticipée, chez FI le 3/05/17 – Mise en bière anticipée  le 13/08/17

Site de rencontre Dead Meet, chez FI le 26/05/17 – Dead Meet le 19/06/17

Maire de Laigneville, chez FI le 18/05/17 – copie le 3/06/17

Exhumations, précautions pour les PF, chez FI le 17/05/17 – chez le concurrent « exhumations, quels risques sanitaires pour les pros » le 31/05/17

Marche blanche, FI le 17/05/17 – Marche blanche le 26/05/17

Motocycle funeral, FI le 11/05/17 – Motorcycle funeral le 22/05/17

Orthometals humaniste, chez FI le 4/04/17 – Orthometals solidaire le 15/05/17

Pour un fichier national des concessions funéraire, FI le 20/03/17 – « Gestion des concessions funéraires : de l’utilité d’un fichier national », le 25/04/17

Cercueil hermétique, les pièges à éviter, FI le 22/02/17 – « … » important de savoir sur le cercueil hermétique » le 2/04/17

Urne funéraire au domicile, le 08/02/17 – suivi le 29/03/17

Atelier je fabrique mon cercueil, le 28/02/17 – suivi le 23/03/17

Permis d’inhumer le 9/03/17 – suivi le 17/03/17

Cercueil ardoise le 4/02/17 – suivi le 11/03/17

Cercueil Légo, bataille juridique autour d’une chambre funéraire, selfie mortel, faire construire son monument d’avance

La liste est longue, et les articles originaux (s’il y en a, nous ne sommes probablement pas les seuls copiés) sont sûrement minoritaires. Bien sûr, la course au classement Google est un travail de longue haleine, auquel chaque site dédié au funéraire aspire. Et bien sûr, multitude de sujets se font échos, après tout, on ne prétend pas être les Dieux du funéraire. Mais nous avons le mérite de trouver nos sujets seuls, comme des grands, sans nous inspirer de qui que ce soit (ou très rarement, et auquel cas nous citons nos sources) grâce à nos expériences respectives, études, personnes ou entreprises interrogées.

Et encore mieux, quand on avance des infos, surtout lorsqu’elles concernent les lois et sont susceptibles d’aider tant les professionnels que les particuliers qui passent par là, on les vérifie. Si on est pas sûrs, on cherche, si la source en elle-même n’est pas sûre, on utilise le conditionnel, et sinon, on s’abstient.

A bon entendeur.

Funéraire à l’étranger, 27/09/17 : vols au cimetière des chiens de guerre, bonbons mortels…

0
funéraire à l'étranger
Image : http://whmi.com/

Vols au cimetière pour chiens de guerre , Michigan

A Lyon Township, les patrouilles de polices vont s’intensifier pour faire face aux vols dans le cimetière pour chiens  » de guerre » le Michigan War Dog Mémorial. Les chiens de terrain ou de thérapie y sont enterrés, et malheureusement plusieurs drapeaux ou articles funéraires (figurines, médailles) ont été volés.

L’article (anglais) ici

Surgafina lance des bonbons mortels !

La société américaine lance une boîte de bonbons en forme de cercueil qui contient des sucreries en forme de cerveaux notamment.

A retrouver ici

Birmanie, l’armée retrouve des corps de villageois hindous

Bien que l’Etat nie le « nettoyage ethnique » ou le génocide, les insurgés musulmans seraient à l’origine de plusieurs massacres tels que celui-ci.

Article ici

 

 

Le marronnier de la Toussaint : à qui profite le crime ?

0
Toussaint

Pas à vous, ça c’est certain, vous allez devoir prendre une dose maximale de Lexomil pour vous calmer des inepties délivrées contre les pompes funèbres. Pas aux familles non plus qui seront tiraillées entre les « c’est trop cher ! » et les « je veux ce qu’il y a de mieux pour ma famille » et certainement pas à moi, qui vais devoir faire le tri dans le flot d’articles pré et post Toussaint.

Joyeux anniversaire

« Temps de Toussaint », « qu’allez-vous faire pour les vacances de la Toussaint ? » Pas moyen d’y échapper, à chaque fois que je regarde quelque part tout me rappelle le temps gris, brumeux et sinistre du mois de Novembre. Vous allez être sollicités, et vous l’avez peut-être déjà été : « On peut vous interroger pour la Toussaint ? Vous pourriez nous parler de votre entreprise ? Bonnnnn aloooors y a des morts cette année ? » Excusez les journalistes, les marronniers ça n’est pas leur tasse de thé. Pourtant, vu notre calendrier grégorien, si l’on y regarde de près, des marronniers, il n’y a que ça. Pour le reste il suffit de changer deux trois choses, séisme au Mexique au lieu de l’Italie ou du Japon, attentat à Londres, au lieu de Paris ou d’ailleurs, etc., finalement ceux qui parlent le plus des morts, ce sont ceux qui détestent en parler.

« Pourquoi diable les obsèques ne sont pas gratuites ? »

Le véritable marronnier il est là, c’est cette question où tout à coup la pompe funèbre se doit d’être un ecclésiastique à la bonté d’âme charitable, et encore pas un de chez moi, puisqu’ici avec le concordat ces derniers sont rémunérés. On oppose souvent la vie et la mort, en réalité c’est la naissance que l’on doit mettre de l’autre côté de la balance. Les obsèques en France s’élèvent à un coût moyen de 3500 €, tandis que pour la naissance l’on passe… directement au double ! Mais on ne le voit pas, alors on ne dit rien.

Imaginez qu’en allant chez une pompe funèbre au lieu de faire un chèque on donnait directement la carte vitale, il n’y aurait plus de gros titre à la Toussaint. Chambre privée, premiers biberons, couches et produits pris en charge, visite de contrôle, etc etc. La naissance entre dans le financement de la Santé, la mort non. Une ineptie si on y réfléchit bien, c’est même une escroquerie puisqu’à partir du moment où l’on naît, la seule chose certaine c’est que l’on va mourir. Un psychiatre est pris en charge, mais pas des obsèques. Si tout à coup l’on commençait à vous faire un devis détaillé de tout ce que vous allez devoir payer quand vous en venez à votre troisième échographie, il y a fort à parier que vous réfléchissiez à deux fois lors de votre prochaine partie de jambes en l’air.

Dis-moi, combien tu coûtes ?

Toujours est-il que derrière le sacrosaint – oui je suis très spirituelle aujourd’hui- cercueil, il y a tout un tas de choses qui ont un coût réel et qui heureusement d’ailleurs méritent d’être payées à commencer par les professionnels du funéraire eux-mêmes. Peu ou pas de vacances, à voir la douleur, à sentir le chagrin, et à encaisser tout un tas d’histoires familiales des plus nobles au plus tordues, faire ce métier ça n’est pas donné à tout le monde et pourtant vous ne verrez pas de Porsche Carrera garée sur le parking de la chambre funéraire.

Ce qui dérange la société c’est l’argent SUR la mort, or l’angle est erroné. Quelle valeur peut bien avoir une vie ? Combien d’argent coûte un défunt ? C’est un raisonnement absurde que d’année en année il faut pourtant démonter, réajuster et faire comprendre.

Courage chers amis et professionnels du funéraire, ça n’est qu’un (sale) (petit) moment à passer.

Trouver un emploi dans le funéraire : travailler chez PFG

0
Travailler chez PFG

Vous avez eu votre diplôme, ou vous souhaitez faire carrière dans le funéraire ? Félicitations. Néanmoins, avant toute, la première chose à faire est de trouver un poste. Pour vous aider à y voir plus clair, Funéraire Info a posé la question à quelques uns de plus importants employeurs du Funéraire. C’est OGF-PFG, premier employeur du secteur en France, qui ouvre la marche.

Anne Quillet, Directrice de la Gestion Prévisionnelle des Carrières et des Compétences, répond à nos questions.

– Quels sont les postes pour lesquels vous recrutez, actuellement ou régulièrement ?

OGF recrute dans toute la France, dans la plupart des métiers du funéraires, et tout particulièrement des conseillers funéraires, porteurs, marbriers, agents de crématorium, mais également pour des postes d’encadrement ou les métiers d’un siège social (par exemple des comptables, des acheteurs, des téléopérateurs…).

– Dans le cadre des métiers réglementés, privilégiez-vous la sélection de candidats diplômés d’écoles funéraires, ou favorisez-vous l’embauche de candidats sans qualification pour les former selon vos critères ?

En ce qui concerne le recrutement des collaborateurs qui vont être en contact avec les familles en deuil, le principal critère de recrutement est la personnalité : la bonne compréhension de nos métiers et du respect dû aux défunts et à leurs familles, quelles que soient leurs croyances.

Ainsi, nous recrutons à la fois des candidats déjà diplômés et des candidats sans diplôme ni expérience du funéraire, qui sont alors formés et préparés aux diplômes par notre organisme, OGF Formation.

– En dehors des compétences inhérentes aux métiers du funéraire, quelles sont vos exigences vis à vis de la sélection des candidats pour travailler chez PFG ? (par exemple : « Pour un assistant funéraire, un BAC + 2 est impératif »)

La particularité des métiers du funéraire implique, pour nous, des critères prioritaires en termes de savoir-être : respect, ponctualité, capacité d’adaptation, sens de l’organisation et de l’écoute, par exemple, sont prépondérants dans la sélection des candidats.

Ainsi, OGF recrute des collaborateurs de tous horizons, avec ou sans diplôme et de toutes tranches d’âges. C’est la motivation, la compréhension du métier et la personnalité qui font la différence

– Comment postuler ? Les candidats désireux de rejoindre votre entreprise peuvent-ils envoyer leur candidature au siège, ou directement dans les agences ?

L’idéal, pour les candidats, est de consulter les pages emplois de nos sites internet, notamment, et de répondre aux annonces publiées. Ils peuvent avoir connaissance de tous les postes à pourvoir.

Voici, à titre d’exemple, la page du site PFG : http://www.pfg.fr/travailler-chez-pfg

FunérArts, quand la CC de Haute Flandres pousse à la délocalisation

0
PHOTO DU BATIMENT MAZAL

Alors que la priorité affichée des politiques de tout bord et de tout niveau est l’emploi, cette affaire qui secoue une entreprise funéraire bien connu, FunérArts, instille le doute. L’histoire peut se résumer ainsi, un élu qui semble freiner une entreprise en pleine expansion, ce qui a pour conséquences de détruire des emplois.

La version de FunérArts

Cristelle et David, les dirigeants de FunérArts, nous détaillent l’affaire « Tout a commencé en 2014. A cette époque, il nous est clairement apparu que le local que nous occupions alors sur Quaëdypre serait insuffisant pour faire face au développement économique de notre entreprise. Nous nous sommes alors rapprochés de la CCHF (Communauté de Communes de Haute Flandres) afin de savoir si des bâtiments étaient prévus pour le développement d’entreprise comme la nôtre. Il nous a été alors été répondu qu’en effet, un ensemble de locaux était prévu, dont une partie ouverte à l’acquisition. »

Vous aviez prévu d’acheter ces locaux « Oui, c’est indispensable, parce que notre activité demande beaucoup d’équipements et d’adaptations qui rendent nécessaires d’importants travaux, et que déménager régulièrement, donc devoir tout recommencer, n’est pas viable ».

Affaire est donc faite « Nous sommes entrés dans les locaux en juillet 2015, et nous avons entamé certains travaux. Ce qui était convenu, c’est que nous signions une convention d’occupation, en location, jusqu’à la vente. Cette vente a été votée à l’unanimité par le conseil communautaire en 2016, il y a un an. Les Domaines sont passés pour évaluer le prix, puisque la CCHF ne peut vendre en dessous du prix minimum fixé par eux. Ils ont donné un tarif, la CCHF l’a augmenté, puisqu’elle en a le droit, et nous a fait une offre. Nous l’avons acceptée et la vente a été actée en conseil communautaire le 11 octobre 2016. »

Tout est merveilleux, donc, il n’y a pas de problèmes. « Et bien, si, puisque, depuis ce moment là, nous sommes dans l’attente. La convention d’occupation n’a pas « pris fin de plein droit » comme stipulé sur cette même convention : « en cas d’entente réciproque des parties pour une cession du bien objet des présentes à l’occupant, la présente convention prendra fin de plein droit », et on a continué à nous réclamer des indemnités d’occupation. On nous fait traîner avec une soi-disant hypothèque sur l’ensemble dont nous n’avons aucun écrit. Mais cette hypothèque daterait de l’entreprise qui détenait ce bâtiment auparavant, qui a été liquidée, d’ailleurs, le bâtiment a changé de propriétaire 2 fois depuis. Si, par extraordinaire, elle courait encore, notre banque a donné son accord pour se positionner en 2ème hypothèque. »

Des emplois détruits

David est clair : « La convention d’occupation stipule qu’à partir du moment où les parties sont tombées d’accord, la vente est présumée parfaite. Nous avions donné notre accord sur le bien et sur son prix, le Conseil Communautaire a voté. Dès lors, plus rien ne justifiait de retard dans le transfert de propriété. » (voir notes en fin d’article)

Le retard a des incidences sur le développement de FunérArts « Nous avions prévu, sur le terrain d’à côté, de construire une extension, notamment une aire pour l’accès des véhicules de chargement. Notre activité ne cesse de croître, et nous avons des besoins de développement. »

Cette histoire a un coût concret : « ce retard de transfert du titre nous coutera 70 000 euros d’indemnité d’occupation que nous continuons d’acquitter si le transfert n’a lieu qu’en décembre 2017. Cette somme correspond au salaire de trois techniciens de production qui sont en CDD chez nous, et que nous devions embaucher en CDI à la fin de leur contrat. Au lieu de quoi, nous avons eu la tristesse de devoir leur annoncer que non seulement, ce ne serait pas le cas, mais que, fin août, à la fin de leur CDD, ils ne seraient pas reconduits. Sans compter les autres emplois que nous avions prévu de créer dans les mois à venir. »

resultats-concours-talents-2017-organis-par-bge-flandre-cration-et-les-partenaires-de-la-turbine-5-638-300x225 FunérArts, quand la CC de Haute Flandres pousse à la délocalisationCristelle est stupéfaite « J’ai posé la question de ces emplois lors d’une réunion avec la CCHF, on m’a répondu que mon travail, en tant que chef d’entreprise, c’était de me soucier du fait que mon entreprise soit rentable. Justement, nous avons eu une récompense pour cela (« trophée du développement » décerné en juin 2017 par la BGE, la Turbine, Dunkerque Promotion, Initiative France, CUD, …) et cela, tout en étant à la fois une entreprise bien gérée financièrement et soucieuse, socialement, de créer de l’emploi dans notre région. »

Et laisser tomber pour assurer le développement de FunérArts ? David réagit, à sa manière toujours mi-sérieuse, mi-ironique « Bah, notre objectif cette année, c’était que FunérArts devienne leader du funéraire, ce n’est qu’un contretemps. Quand à lâcher l’affaire, jamais, c’est une question de principe. D’autres auraient peut-être laissé tomber, mais pas nous, car tout est important dans une entreprise, y compris ses salariés. »

Cristelle est aussi très claire « On nous a fait des offres ailleurs, mais c’est chez nous, notre berceau historique. La région a souffert de fermetures d’entreprise, de destructions massives d’emploi, en tant qu’acteur social et engagée politiquement dans la Communauté de Commune, j’ai beaucoup de mal à me résoudre à aller ailleurs. »

FunérArts-Mazal-Cristelle-concours-talents-709x1024 FunérArts, quand la CC de Haute Flandres pousse à la délocalisationLa réponse de la CCHF

André Figoureux est président de la Communauté de Communes des Hauts de Flandre. Nous l’avons joint sur son téléphone portable. Après nous être présentés, nous lui avons demandé « Il semble qu’il existe un désaccord entre vous et FunérArts Groupe Mazal. Auriez-vous quelques minutes pour répondre à nos questions et exposer votre point de vue ? »

Sa réponse, in extenso : « Je n’ai pas pour habitude de commenter les affaires de la Communauté de Communes. Je m’en tiens à ce qui est acté. Bonne journée, au revoir ». Avant de raccrocher.

Ce qui pose question, c’est que beaucoup d’élus de la Communauté de Communes des Hauts de Flandre tombent des nues en prenant connaissance de cette affaire. Beaucoup d’entre eux étaient jusqu’ici persuadés que FunérArts était déjà propriétaire du local et que tout cela était réglé depuis longtemps. Depuis une réunion du Conseil Communautaire d’octobre 2016 et ce vote (page 17) :

Mazal-FunerArts-CCHF FunérArts, quand la CC de Haute Flandres pousse à la délocalisation

Affaire à suivre. Si cela dure, Mazal devra se résoudre à choisir entre la pérennité de son entreprise ou sa délocalisation, et tout semble fait pour les pousser vers ce choix, ce qui semble curieux d’un point de vue politique comme économique. Parce que, si les Flandres avaient atteint le plein emploi et souffraient d’une pénurie de travailleurs, ça se saurait…

« The Jane Doe Identity », quand l’autopsie tourne mal, ça fait peur

0
the jane doe identity

Ca ne vous dérange pas quand le cinéma vous rappelle (un peu) le boulot ? Vous avec l’estomac bien accroché ? Vous aimez avoir peur dans les salles obscures ? N’en jetez plus : on a le film qui vous faut : The Jane Doe Identity, un vrai bon film d’horreur où une autopsie tourne très, très mal.

Note : le titre original du film, « The autopsy of Jane Doe », a été transformé en France en « The Jane Doe Identity ». Ce qui est curieux, mais il s’agit bien du même film.

De quoi ça parle ?

Quand la police leur amène le corps immaculé d’une Jane Doe (expression désignant une femme dont on ignore l’identité), Tommy Tilden et son fils, médecins-légistes, pensent que l’autopsie ne sera qu’une simple formalité.

Au fur et à mesure de la nuit, ils ne cessent de découvrir des choses étranges et inquiétantes à l’intérieur du corps de la défunte. Alors qu’ils commencent à assembler les pièces d’un mystérieux puzzle, une force surnaturelle fait son apparition dans le funérarium…

Qui est Jane Doe ?

Deux personnages enfermés dans une maison funéraire sinistre un soir de tempête pour procéder à l’autopsie du corps d’une inconnue découverte sur le lieu d’un massacre, voilà le pitch. Et c’est parti pour le grand huit.

Le film ne déborde pas d’une imagination transcendante : ici, pas d’effet nouveau, d’invention terrifiante, mais tous les procédés classiques du film d’horreur utilisés à la perfection par le réalisateur André Øvredal. Retenez bien ce nom, tant ce norvégien est un type singulier.

Débarqué en 2011 sur la scène du cinéma fantastique avec un premier film « The Troll Hunter » qui s’amusait avec le style « found footage » sur fond de légendes scandinaves, l’homme avait, avant cela, réalisé trois films toujours inédits en France.

Jane Doe est donc sa cinquième réalisation, un métrage, d’ailleurs, couvert d’éloges. S’il s’est fait chiper le premier prix du festival de Gerardmer par « Grave », il n’en est pas moins reparti avec le prix de la jeunesse.

The-Jane-Doe-Identity "The Jane Doe Identity", quand l'autopsie tourne mal, ça fait peurDes acteurs au top

Hormis quelques apparitions, le film tourne autour de cinq acteurs, trois principaux et deux plus anecdotiques. Enfin, anecdotique, le shériff dira quelque chose aux fans de Games of Thrones, puisque Michael McElhatton, qui l’incarne, joue Roose Bolton dans la série. Ophelia Lovibond interprète, elle, la petite amie (insupportable) du jeune assistant légiste.

Emile Hirsh et Brian Cox incarnent, eux, le duo de légistes, par ailleurs père et fils, chargés d’identifier Jane Doe. Et, dès le début, le duo fonctionne : on sent autant d’affection que de non-dits entre les deux personnages. La complicité autant qu’une certaine incompréhension est patente à l’écran.

Enfin, il faut saluer le travail d’actrice de Olwen Kelly. Pour son premier rôle, l’ancienne mannequin décroche le rôle titre. Difficile, néanmoins, de juger de son talent d’actrice, puisque le rôle consiste à rester allongée, nue, sur une table d’autopsie, pendant tout le film. L’actrice confiait d’ailleurs que la partie la plus difficile avait été les longues séances de pose de prothèses, pour les effets spéciaux du film.

C’est comment ?

Ne vous attendez pas à un grand film réaliste. Le film est trop ancré dans la culture américaine pour ne pas surprendre l’habitué des pratiques funéraires européennes, et, surtout, une autopsie ne ressemble pas à cela. Rien de plus normal, en même temps : l’histoire du film, finalement, c’est celle d’une autopsie qui ne se déroule pas du tout comme prévu.

Petit à petit, les éléments du puzzle se mettent en place pour dévoiler l’identité de Jane Doe. Une demi-surprise, un spectateur attentif l’aura deviné un peu avant durant le film, mais pas trop tôt.

Surtout, la force de André Øvredal, c’est de faire en sorte que le spectateur sursaute alors même qu’il se doutait qu’il allait se passer quelque chose. L’autre force, c’est d’installer tout au long du film une tension qui ne se relâche plus, grâce à des éléments souvent anodins, comme la clochette, sujet de plaisanterie au début du film, qui se métamorphose en l’élément le plus stressant du métrage.

Bref, l’on ne saurait trop vous inciter à aller au cinéma, pour, vous aussi, vous poser la question : mais qui est Jane Doe ?

« The Jane Doe Identity » actuellement au cinéma.

Apéro et rafraichissement, mise en bière sur la bière

2

Je sais pas vous, mais moi depuis qu’on a changé d’heure au mois de mars, j’en ai profité pour changer également l’heure de l’apéro. Hier a été décrétée la journée la plus chaude depuis 1945, je ne sais pas qu’elle a été votre solution pour vous rafraichir, je vous avoue que j’aurais bien troqué mon lit pour dormir à même le sol dans un parking sous-terrain mais bon ! A chaque fois que le mercure grimpe, il y a un reportage qui repasse sur les réseaux sociaux. On connaissait le marronnier de la Toussaint mais pas celui de la bière. Pourtant depuis plus de 40 ans on a définitivement opéré une mise en bière, sur la bière.

En 1991, patatra, la loi Evin arrive, exit la publicité pour les alcools, donc y compris la bière, et adieu le fameux « du vin et du boursin ». L’alcool tue, et est responsable de près de 49 000 morts par an.

Une petite mousse ?

Déjà petite j’entendais au table des cafés « une tulipe s’il vous plait » – à l’époque où l’on disait encore s’il vous plait. Et je voyais arriver les yeux tout émerveillés, ce joli breuvage jaune. Que vous la préfériez blanche, aromatisée aux fruits rouges, au rhum, blonde ou encore une jolie brune – quand même hein 😉 – la bière fleurit sur les tables françaises au moment de l’apéro. Le Nord n’est pas la seule destination préférée des amateurs de mousse, la Bretagne et l’Est de la France n’étant pas en reste.

Mise en bière sur la bière

Mais pourquoi diable cette pub repasse-t-elle ? Parce qu’elle est justement en décalage profond entre les époques. Si les différentes catégories de bières se diversifient, en revanche la consommation d’alcool est très surveillée. D’ailleurs la grande star de cette année sur les panneaux publicitaires, c’est la bière Heineken… sans alcool. La bière, au delà de sa consommation mortelle, est également responsable des accidents de la route mortels et dévastateurs.

Bon et puis de manière plus légère, la bière, ça fait gonfler le ventre, soyons honnêtes, et ça nous donne l’envie d’aller aux toilettes toutes les 5 secondes, demandez un peu aux métalleux du Hellfest qui ont battus le record cette année. Alors imaginez un peu dans la vidéo on vous conseillait de boire 1,5 litres de bière par jour, RIP votre vessie.

Vous avez tous été pour la plupart au salon du funéraire, dégustation de vin, champagne, Ricard, on sait recevoir dans le milieu funéraire, MAIS ! toujours en mesure, toujours en professionnel et toujours avec parcimonie. Alors ce soir à l’heure de l’apéro, quand vous ouvrirez votre cubanisto pensez à moi qui vous surveille ! Partagez des moments avec vos proches, mais soyez raisonnables, retenez ceux et celles que vous aimez, et même ceux que vous n’aimez pas. Ne partez en convoi que si vous avez bu de l’eau. La prévention ça n’est pas que le 31 décembre c’est toute l’année.

Je vous mettrais bien la pub Perrier, mais elle était un peu osée si vous vous en souvenez, je vais me faire disputer…Je vous mets la pub Évian, tiens ça va vous calmer. En plus vous allez avoir envie de danser. Merci Sarah !

Assemblée générale de la MUTAC : 2016, une année exceptionnelle !

0
Andree Barboteu presidente de MUTAC
Andrée Barboteu, presidente de MUTAC

Mutac a tenu son Assemblée générale à Montpellier les 1er et 2 juin 2017 en présence de Max Levita, Vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole, d’Albert Lautman, Directeur général de la Fédération Nationale de la Mutualité Française, et de plus de cent participants, venus de toute la France. Les résultats dévoilés se sont avérés excellents, et la gestion a été validée par les délégués.

2016, année record

« Mutac va de l’avant et a encore de beaux projets dans ses cartons » a déclaré en ouverture des travaux la Présidente Andrée Barboteu au côté de Bernard Saguy, Directeur général. Les chiffres de 2016 font de cet exercice « La meilleure année de Mutac à ce jour. Les indicateurs d’activité économique, commerciale et financière sont tous dans le vert » a souligné la Secrétaire générale Brigitte Philippe, rappelant que la mutuelle reste sur une dynamique porteuse depuis 2013.

En accueillant plus de 29 000 nouvelles adhésions en 2016, un record qui porte le total de ses adhérents au nombre inédit de 196 924, Mutac connait une augmentation de 17.5 % de son total d’adhérents par rapport à 2015 qui avait déjà connu une augmentation de 11.43 % par rapport à 2014.

« Cette progression porte le nombre de contrats Mutac souscrits à plus de 200 000 et confirme qu’il existe encore de très nombreuses personnes susceptibles de s’orienter vers une démarche de prévoyance obsèques » a précisé le Directeur général adjoint Philippe Bergogne.

La confiance renouvelée

Portée par la confiance de ses adhérents, Mutac a eu la fierté d’annoncer un chiffre d’affaire record, lui aussi, « de plus de 25 M€ en 2016, en progression de 11.7 % par rapport à 2015 » a précisé Bernard Saguy.

Ces résultats probants permettent à la mutuelle d’afficher « un ratio de solvabilité de +356 %, bien au-delà des normes prudentielles de Solvabilité 2 en application depuis le 1er janvier 2016 (la moyenne nationale du ratio de solvabilité pour l’assurance vie en France étant de +150 %). Enfin, le fond social de Mutac, fierté mutualiste destinée à prendre en compte et en charge les situations financières ou sociales compliquées de ses adhérents, en dehors de la relation contractuelle qui les lient à la mutuelle, et relayée auprès d’eux par les Assistants de Proximité Mutac, n’a été que très peut sollicitée en 2016, puisque seulement 3 demandes d’interventions ont été enregistrées. »

Les délégués ont également approuvé la mise sur le marché de nouvelles garanties Mutac. Parmi elle, la garantie Symphonie duo a été créée pour répondre aux demandes des couples avec l’objectif de tout régler en une seule fois. Garantie d’épargne, Symphonie duo propose un seul contrat pour la totalité des besoins des deux personnes en anticipant la charge que représentent les obsèques successives et les prestations communes. L’Assemblée générale a approuvé à l’unanimité la mise en service de cette nouvelle garantie pour le réseau des opérateurs funéraires partenaires de Mutac.

Des marques d’intérêt politiques et mutualistes

La bonne santé de la mutuelle ne pouvait que recevoir des encouragements et des preuves de solidarité de la part des personnalités politiques et mutualistes présentes ce jour-là pour accueillir l’Assemblée générale. « Nous nous félicitons de recevoir à Montpellier, en juillet 2018, le congrès de la Mutualité Française » a déclaré Max Levita.

Ayant connaissance de la construction pour le 1er trimestre 2018 du futur siège social de la mutuelle, Monsieur Levita a rajouté que « le lieu du nouveau siège social de Mutac est le signe de l’attractivité de la ville et nous sommes ravis de voir que cette attractivité vous a touchée puisque vous allez vous installer dans la Métropole de Montpellier, soyez-en remercié ».

Venu également accueillir l’Assemblée générale de Mutac, Albert Lautman a tenu à faire entendre la voix des mutualistes dans le débat public comme cela s’est produit au cours de l’initiative « Place de la santé ». Il a affirmé vouloir « être présent sur le terrain, à l’écoute de l’ensemble des mutuelles quelque soit leur métier ».

Défenseur des valeurs mutualistes « qui ne sont jamais acquises », Albert Lautman a la conviction que « le mode d’entreprendre mutualiste est moderne, en témoigne la parenté avec les pratiques collaboratives qui se développent », et a conclu que, selon lui, « la mutualité n’a pas encore la place qu’elle mérite ».

Le site de MUTAC : www.mutac.com

Le site de la MdO : lamaisondesobseques.fr

Quelques chiffres

Chiffre d’affaire 2016 : 25 195 879 €

Résultat de l’exercice 2016 : 1 002 000 €

Nombres d’adhérents au 31/12/2016 : 196 924

Nombre de contrats Mutac souscrits au 31/12/2016 : 200 688

Formalités du funéraire : du changement à Paris pour les pompes funèbres

0
Formalités du funéraire

A partir du premier juillet prochain, des transferts de compétences vont avoir lieu à Paris, modifiant la destination des formalités du funéraire. La capitale est en effet soumise à un régime particulier, la police des funérailles étant assurée par le Préfet de Police. Précisions utiles à connaître si vous avez à intervenir dans la capitale.

Nouveau statut

La loi n° 2017-257 du 28 février 2017, relative au statut de Paris et à l’aménagement métropolitain prévoit une nouvelle répartition des compétences entre la Mairie de Paris et le Préfet de Police. Certains actes ne seront plus instruits par le préfet de police à compter du 1er juillet 2017.

A compter du premier juillet, il existera en effet une « ville de Paris », puisque, jusqu’à présent, cette dernière n’existait pas. Une subtilité légale répartissait en effet l’entité parisienne entre la « commune de Paris » et le département de Paris.

Un peu d’histoire, pour comprendre

Historiquement, le statut de la ville a changé plusieurs fois. Paris fut d’abord le siège d’un pouvoir insurrectionnel, la Commune de Paris. Le pouvoir suivant, la Troisième République, édicta la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de la Seine et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont la fonction était principalement représentative. Paris n’avait alors pas de maire.

La réorganisation de la région parisienne qui entre en vigueur le 1er janvier 1968 fait de Paris à la fois une commune et un département : le conseil municipal de Paris et le conseil général de la Seine sont remplacés par le conseil de Paris, qui exerce à la fois les compétences d’un conseil municipal et celles d’un conseil général. Celui-ci est mis en place au 1er janvier 1968. C’est en 1977 que Paris retrouve un statut similaire à celui des autres collectivités avec la restauration du poste de maire de Paris, élu par le conseil de Paris et détenteur du pouvoir exécutif. Le préfet de police, nommé par l’État, conserve les pouvoirs de police.

Depuis le décret 2002-810 du 2 mai 2002, les pouvoirs de police administrative sont partagés entre le maire de Paris et le préfet de police qui se prêtent réciproquement leurs moyens d’action à cet effet.

Formalités du funéraire : ce qui change pour les PF

Les habituelles formalités du funéraire ne seront plus adressées au mêmes services à compter du 1er juillet 2017 :

Les demandes d’autorisation d’exhumation et de dépôt temporaire en caveau provisoire, seront, non plus traitées par la Préfecture de Police, mais instruites par le bureau des concessions du service des cimetières de la Ville de Paris.

Les déclarations préalables de transport de corps avant ou après mise en bière, de soins de conservation ou de moulage et demande d’autorisation de dépôt temporaire de corps à domicile, en édifice cultuel, au funérarium et au crématorium seront dorénavant traitées par les services d’état-civil des mairies d’arrondissements.

Tout cela vaut bien, si vous travaillez fréquemment dans la capitale, à minima une note de service, voire une réunion d’information dans votre équipe.

On peut ainsi constater que, petit à petit, la capitale se normalise, alignant ses usages sur ceux de toute la France. La prochaine génération de pompes funèbres n’entendra sans doute jamais parler des formulaires spécifiques comme le F41. Qui s’en plaindra ?

Sur les réseaux

19,368FansJ'aime
64FollowersSuivre
532FollowersSuivre
41AbonnésSouscrire