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Le funéraire en Corse, tradition et modernité

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corbillard Pilato Corse

Lors d’un déplacement en Corse, Olivier Defrancq, de Pilato France, a eu l’occasion de découvrir les spécificités du funéraire sur l’Ile de Beauté. Respect des traditions, solidarité et courtoisie professionnelle sont à l’ordre du jour, au milieu de paysages dont on ne se lasse pas.

Le funéraire en Corse, des spécificités affirmées

Le funéraire en Corse a ses spécificités « Il y a beaucoup de produits italiens. C’est vrai que la Corse est proche de la Sicile, aussi, cela facilite les choses. Les cercueils, les articles funéraires, viennent d’Italie, la plupart du temps ».

Concernant les obsèques, la crémation est moins prégnante que sur le continent « On est sur un taux de crémation qui tourne autour de 30 – 35 %, dans les deux crématoriums, Bastia et Ajaccio. Ceci dit, le nombre de crémations augmente chaque année, pas dans des proportions énormes, mais régulièrement. »

Ceci à rapporter sur une moyenne de 3000 décès par an sur l’île.

Les convois sont importants « Avoir plusieurs centaines de personnes sur un convoi, c’est fréquent. En Corse, la famille, c’est important, et les communautés sont très soudées. Les pompes funèbres sont habituées à gérer donc des obsèques avec une foule nombreuse, et beaucoup, beaucoup de fleurs. »

Un convoi qui commence souvent bien en avant « La tradition de la veillée est toujours bien vigoureuse. Sur le continent, c’est vrai qu’elle a tendance à se perdre, mais en Corse, on veille sur le défunt, parfois pendant quatre jours, et au moins toute une nuit. Ce qui fait que les maisons funéraires sont grandes et très bien équipées. On a quelques funérariums comme ça, sur le continent, avec salle de convivialité, etc. Mais la Corse est vraiment en avance sur le sujet. Les familles apportent boisson et nourriture, parfois même, c’est un traiteur qui vient, et tout s’organise autour de la veillée. »

corbillard-pilato-corse-300x225 Le funéraire en Corse, tradition et modernitéÉquipements de point et courtoisie professionnelle

Olivier a été frappé par la qualité des équipements « Il y a beaucoup de belles chambres funéraires, aussi bien en ville qu’à la campagne. On voit vraiment qu’un soin particulier est apporté à l’accueil des familles et à la possibilité d’organiser des veillées. »

La mise en bière se fait en Corse « Un entrepreneur de pompes funèbres me disait qu’il n’avait quasiment plus d’arrivée de cercueils, mais des arrivées de corps, avec mise en bière sur place. Ce qui peut parfois s’avérer compliqué, avec les soins de thanatopraxie, on dispose d’un délai de 48 heures, mais le temps que la famille réagisse, de régler les formalités administratives, de faire la route, de prendre le bateau, 48 heures, c’est parfois sport. Il arrive fréquemment qu’une entreprise, si elle ne trouve pas de confrère pour s’occuper du transport, aille chercher le défunt, l’équipe prend le premier bateau du matin, ils font l’aller-retour dans le délai imparti… »

Les grande enseignes et franchises sont peu présentes « L’organisation est très territoriale. Les sociétés sont implantées depuis longtemps, la pompe funèbre a enterré le père, le grand-père, l’arrière grand-père, et tout se fait avec un mélange de bouche à oreille et d’habitudes familiales ».

Un fonctionnement basé sur la courtoisie « Chacun travaille sur son secteur sans empiéter sur celui du confrère. Si une pompe funèbre doit intervenir sur le secteur du voisin, elle passe un coup de fil pour prévenir, ou demande à ce que leur équipe s’en occupe. Du coup, il règne sur le funéraire Corse une ambiance générale de respect mutuel. »

Et Pilato, dans tout ça ? On va bientôt voir de belles limousines sur les routes Corses ? « On en voit déjà ! Notamment une, que j’ai prise en photo, qui est la première Pilato livrée sur l’île, en 1985, et qui est toujours en fonction. Mais oui, la beauté des convois est importante, et les contacts ont été très bons ». A suivre, donc.

Le site de Pilato : www.pilato-spa.it

Précédemment, Pilato nous emmenait également en Guadeloupe 

Macron-Philippe 1 : les nouveaux ministres du funéraire, et les autres

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Agnes Buzyn Ministre de la santé
Agnes Buzyn, Ministre de la santé

Nouveau gouvernement, nouveaux ministres : la première liste de l’équipe d’Edouard Philippe a été dévoilée il y a quelques instants. Alors, qui seront les ministres du funéraire ? C’est Agnès Buzyn qui sera en charge de la santé, et Gérard Collomb à l’intérieur. Découverte.

Docteur Agnès Buzyn, ministre de la santé

Née à Paris, d’un père chirurgien orthopédique et d’une mère psychanalyste, elle devient médecin après une scolarité à l’école alsacienne. Elle est professeur d’université en médecine, spécialiste d’hématologie, d’immunologie des tumeurs et de la transplantation. Ses travaux et de nombreuses publications scientifiques s’inscrivent dans les domaines de la greffe de moelle osseuse, de la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) et de la leucémie myéloïde chronique (LMC).

Ancienne interne des hôpitaux de Paris (IHP), elle a réalisé la majeure partie de son parcours de médecin hématologue et d’universitaire à l’université Paris Descartes (Paris V) – Hôpital Necker où elle a été responsable de l’unité de soins intensifs d’hématologie adulte et de greffe de moelle. Elle a enseigné l’hématologie et l’immunologie des tumeurs et de la transplantation dans plusieurs modules universitaires puis elle est devenue professeur d’hématologie à l’université Pierre et Marie Curie.

Elle a dirigé une équipe Inserm travaillant sur l’immunologie des tumeurs à l’Institut Cochin-Paris V. Elle a exercé par ailleurs des fonctions au sein de sociétés savantes et de conseils d’administrations :  membre du conseil médical et scientifique de l’Agence de la biomédecine, membre du conseil scientifique de l’Établissement français du sang, présidente du conseil scientifique de la société française de greffe de moelle et de thérapie cellulaire… Elle a été nommée membre du conseil d’administration de l’Institut national du cancer (INCa) en 2009, avant d’en être nommée présidente le 29 mai 2011.

Une ministre compétente

Contrairement à sa prédécesseur Marisol Touraine, la nomination d’Agnès Buzyn est une excellente nouvelle pour les milieux de la santé : son profil médical, sa connaissance pointue des sujets médicaux et de recherche avancée, sa pratique hospitalière laissent espérer aux professionnels de santé une personnalité plus à l’écoute que la pure politicienne dogmatique qui la précédait.

Agnès Buzyn n’est pas néophyte avec les combats politiques : elle a milité contre les lobbys lors de la tentative d’assouplissement de la loi Evin sur la publicité de l’alcool, et a été, également, un des fers de lances du droit à l’oubli pour les patients en rémission d’un cancer, notamment vis à vis des banques et assurances.

Une autorité, donc, qui sera perçue comme un signe d’apaisement vis à vis des professions de santé. Reste à savoir quelle sera l’action de la ministre sur les affaires funéraires. La pratique des soins de conservation au domicile et la levée d’interdiction des soins sur les patients atteints du VIH seront les deux sujets phares.

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Gérard Collomb ministre de l’intérieur

Le ministre de l’intérieur

Gérard Collomb est, lui, maire de Lyon. Initiateur de la gauche plurielle, président du Conseil national du Parti Socialiste, c’est un politique expérimenté, considéré par ses pairs comme par ses opposants comme un homme sérieux et fiable. Il avait été soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, et son ministère peut être vu autant comme un signe de remerciement que comme une caution de gauche, ou encore comme la volonté d’apporter de l’expérience dans un gouvernement d’un nouveau genre.

Gérard Collomb n’est pas exempte, néanmoins, de critiques : sénateur, ses indemnité sont plafonnées en 2016 à 4 000 euros par mois, du fait de son absentéisme au Sénat, une baisse de revenu qu’il décrit comme ressemblant à « un vrai cauchemar »…

La liste complète des 18 ministres du gouvernement :

Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur : Gérard Collomb

Ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire : Nicolas Hulot

Ministre d’Etat, ministre de la Justice : François Bayrou

Ministre des Armées : Sylvie Goulard

Ministre de l’Europe et des affaires étrangères : Jean-Yves Le Drian

Ministre de la Cohésion des territoires : Richard Ferrand 

Ministre de la solidarité et de la santé : Agnès Buzyn

Ministre de la Culture : Françoise Nyssen

Ministre de l’Economie : Bruno Le Maire

Ministre du Travail : Muriel Penicaud

Ministre de l »Education : Jean-Michel Blanquer

Ministre de l’Agriculture : Jacques Mézard

Ministre de l’action et des comptes publics : Gérald Darmanin

Ministre de l’Enseignement supérieur : Frédérique Vidal

Ministre de l’Outre-mer : Annick Girardin 

Ministre des sports : Laura Flessel

Ministre chargée des affaires européennes : Marielle de Sarnez

Ministre de la Transition écologique chargée des transports : Elisabeth Borne

Funémarket : mais au fait, comment ça marche ?

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Funemarket à Funexpo

Funémarket est une place de marché du funéraire. Le principe est simple : sur internet, on remplit son panier, on valide sa commande, et… Et oui, au fait, ensuite, il se passe quoi ? Visite guidée des coulisses.

Un règlement sécurisé et simple

La première chose à faire, pour valider sa commande, est tout simplement… de la régler. Pour cela, Funémarket offre plusieurs possibilités « Trois moyens de paiement sont proposés, par carte bancaire, par virement bancaire, ou par chèque », explique Pascal, de Funémarket. « Bien entendu, le paiement est entièrement sécurisé, on passe pour cela par Click-n Pay, qui est une filiale spécialisée dans le paiement sécurisé en ligne d’une banque. »

Le paiement par virement remporte la majorité des suffrages « Généralement, on constate que nos clients règlent leur première commande par carte bancaire, puis optent pour le virement. C’est plus simple, puisqu’une fois nos coordonnées indiquées à leur banque, il n’y a plus besoin de les saisir à chaque fois ».

Et ensuite

« Une fois la commande validée, elle est envoyée directement chez nos fournisseurs, qui la traitent. » Funémarket n’a pas de stock ? « Non, surtout pas, ce n’est pas notre vocation, nous sommes une place de marché du funéraire, pas une entreprise de VPC ».

Comment faites-vous pour savoir s’il y a du stock ou pas ? « Lorsqu’une entreprise choisit de travailler avec nous, elle nous donne une quantité définie à commercialiser sur le site, puis nous communique les variations de stock. »

Et les frais de port ? « Ils sont indiqués pour chaque produit et sont ceux du fournisseur. Sur certaines quantités, il y a des variations, comme franco de port au-delà d’un certain nombre, dans ce cas, c’est appliqué automatiquement. De même, chaque produit voit indiqué dans sa fiche quelle est sa date de livraison, à laquelle le fournisseur s’est engagé. Elle n’est pas la même si vous commandez des plaques et des bougies ou un monument. ».

Funémarket, vous simplifie la vie

Ce n’est pas là l’intérêt majeur de Funémarket « L’idée de Funemarket est de regrouper les commandes de divers fournisseurs en une seule, en une seule session. Plutôt que de devoir aller chez votre fournisseur de capitons, remplir une commande, valider, puis chez votre fournisseur de monuments, remplir une nouvelle commande, valider, puis votre fournisseur de bougies… et ainsi de suite, là, vous trouvez les produits dont vous avez besoin, de vos fournisseurs habituels s’ils sont référencés chez Funémarket. Vous remplissez votre panier, et vous procédez à une commande et un paiement, au lieu de plusieurs. »

Ajoutez à cela que Funémarket est ouvert sept jours sur sept, vingt quatre heures sur vingt quatre.

« Et, atout non négligeable » explique Pascal, « Funémarket offrant toutes sortes de produits de toutes sortes de fournisseurs, de grandes sociétés connues jusqu’aux artisans qui fabriquent de petites séries, en vous promenant sur le site, vous pouvez trouver le produit qui vous permettra de vous démarquer de la concurrence, et dont vous n’auriez peut être jamais entendu parler sans cela ».

Donc, Funémarket est une plate-forme internet performante « Pas seulement, parce qu’il y a des gens derrière. S’il arrive quoique ce soit, un impondérable sur la commande, par exemple un camion coincé quelque part, ou que vous même voulez modifier quelque chose, on vous appelle ou vous pouvez nous joindre. »

L’espoir des artisans ?

Funémarket a eu un effet que n’avaient pas prévu ses créateurs à la base « On en a encore un exemple récent, un produit qui arrive chez nous, je ne dis pas ce que c’est, vous le découvrirez dans quelque jours. Mais il a été inventé par un entrepreneur local, qui l’a utilisé d’abord pour lui, puis s’est dit que ça pourrait servir à d’autres. Mais comment le distribuer, se faire connaître, trouver des clients ? Un de ses collègues lui a dit de venir nous voir. »

Funémarket, plate-forme de lancement d’innovations ? « Tout à fait. Une entreprise qui a une bonne idée, un bon produit, mais pas les moyens de faire de la communication, qui peut coûter cher, en le référençant chez nous, voit son produit atteindre d’autres professionnels qui cherchent précisément ce type de produit, se retrouve référencé sur le web, commercialisé à l’échelle nationale, en un mot, atteint un niveau de visibilité qu’il aurait mis beaucoup de temps à se créer autrement. Funémarket, comme Funéraire Info, qui parle aussi de ces produits là, offrent tous les avantages du numérique aujourd’hui, ciblés pour les professionnels du funéraire, puisque conçu par eux, et pour eux. »

Le site Funemarket : www.funemarket.com

Présidentielle : cinq ans à l’Elysée, trois millions de morts

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Macron Le Pen second tour élection présidentielle

Ca y est (enfin) : on connaît les deux finalistes de l’élection présidentielle 2017, ce seront Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Quel que soit l’heureux (-se) élu(e), ce sera, pour trois millons de français qui décéderont durant le mandat, le ou la dernier ou dernière présidente. Qu’est-ce que les candidats ont prévu pour eux ?

Note : même, sans considération politique d’aucune sorte, s’il est toujours bien d’avoir une femme au second tour, il est extrêmement pénible pour le journaliste qui écrit (et le lecteur qui lit), de décliner chaque proposition au masculin et au féminin par souci de neutralité. Aussi, nous avons pris un juge de paix, à savoir la Constitution de la Cinquième République, qui parle du président, et avons décidé de conserver uniquement le masculin, sans signification politique d’aucune sorte, simplement que, sans ça, ce serait barbant.

Emmanuel Macron

Le candidat le mieux placé dans les sondages pour la course à l’Elysée reste fidèle jusqu’au bout à l’idée de son mouvement : les morts ne marchant pas, il n’y a rien pour eux.

Emmanuel Macron fait beaucoup de propositions pour les personnes âgées et dépendantes. Faciliter le maintien à domicile, aider les aidants, c’est à dire les membres de famille qui s’occupent de personnes âgées dépendantes, soutenir la télémédecine dans les EHPAD, soutenir les personnels qui œuvrent dans le champ du vieillissement.

Puis, après, plus rien. Une fois le certificat de décès signé, le Président Macron considère que le défunt a avalé, non seulement son certificat de baptême, mais aussi sa carte d’électeur.

Le programme santé de Emmanuel Macron réserve, par contre, une part non négligeable pour les décès anticipés. L’idée de En Marche est de prévenir plutôt que guérir, en axant sa politique de santé sur la prévention, pour empêcher les accidents et maladies professionnelles, plutôt que les guérir une fois qu’elles sont survenues. Un service sanitaire obligatoire de trois mois sera institué pour les étudiants en santé.

Rien, en revanche, sur la fin de vie, les soins palliatifs ou l’euthanasie. Avec une nuance, les soins palliatifs pouvant s’insérer dans les propositions pour personnes âgées et dépendantes, mais ce point n’est pas explicité.

On peut résumer le programme du candidat Macron sur le funéraire par « On va essayer de vous garder en vie le plus longtemps possible, mais, après, tant pis pour vous ».

Marine Le Pen

La candidate du Rassemblement Bleu Marine a exactement le même programme que son adversaire sur le funéraire. A savoir rien.

Un seul point s’approche de la fin de vie, un chapitre de deux lignes sur la dépendance, mieux couverte par la sécurité sociale.

C’est un peu biaisé, il faut le reconnaître, la présentation du programme santé de Marine Le Pen. La candidate prend de nombreuses mesures, sur le numérus clausus à la fac de médecine, sur le maillage territorial, sur la modernisation du système de santé, et, globalement, sa philosophie générale se rapproche de son challenger : améliorer l’existence des personnes âgées, en augmentant leur pension de retraite, entre autres.

Enfin, uniquement si vous êtes français, évidemment. Pour les autres, ça sera plus compliqué.

Mais, comme Emmanuel Macron, Marine Le Pen veut devenir la présidente de tous les français vivants.

petit-chat-suppliant-300x225 Présidentielle : cinq ans à l’Elysée, trois millions de mortsEt nous, alors ?

Il n’empêche : il y aura, durant le mandat du président de la république, trois millions de morts sur le territoire. Vieillesse, maladie, accidents, etc. Et, à ce point, il apparaît nécessaire de signaler, pour lever toute ambiguïté, que nous ne les accusons de rien. Des gens meurent, c’est ainsi, et les politiques ne peuvent pas tout faire. Bon, certes, parfois, même ce qu’ils peuvent faire, ils ne le font pas, mais c’est un autre sujet.

Ni Emmanuel Macron, ni Marine Le Pen n’abordent le sujet de l’après dans leur programme. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour la démocratie, je me rappelle d’un temps ou certains faisaient voter les morts, mais une moins bonne nouvelle pour nous, professionnels du secteur. Certaines choses sont à améliorer, d’autres à changer, et, parfois, certaines sont à défaire.

Le risque, c’est que, de temps à autre, un député isolé se remémore notre existence et fasse une loi, juste pour pouvoir laisser son nom sur un registre de l’assemblée nationale, dans l’indifférence totale de l’exécutif. Cela donne, par exemple, les obsèques laïques.

Espérant que l’oubli est involontaire, nous avons envoyé une demande à chacun des candidats. Nous feront une relance, et uniquement une, pour chacun. Si nous recevons une réponse, nous la publieront, et si l’un répond et l’autre non, alors ce sera tant pis pour le muet : il se passera des un million six cent mille lecteurs de Funéraire Info qui, de près ou de loin, sont intéressés par le sujet.

Enfin, pour finir, certains peuvent demander quelle est la position de Funéraire Info sur cette élection. Elle est toujours la même : peu importe, de toute façon, c’est celui qui ferme le cercueil qui a le dernier mot.

Exclusif : le corbillard de demain prend son envol

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flying hearse corbillard volant

C’est une exclusivité Funéraire info : la société FHI (Flying Hearse International) commercialisera en 2018 un modèle inédit de corbillard aérien. D’abord déployé dans certains états américains, l’engin sera dans le même temps soumis à l’homologation en France, pour un agrément espéré en 2019. Révélations exclusives.

Le futur, c’est demain

Un corbillard volant ? Derrière cette idée saugrenue, et qui va bien au-delà du catafalque imaginé par un ingénieur Indien, un véritable appareil polyvalent. « Il s’agit bien d’un corbillard » explique Arthur Asimov, représentant pour la France et le Benelux de FHI « L’appareil sera équipé d’un catafalque, et d’un poste de pilotage. Il sera dirigé manuellement par un chauffeur, qui bénéficiera d’un pilote automatique, en option, pour les longs trajets. »

Pouvez-vous nous en dire plus ? « Et bien, c’est un engin d’un tout nouveau type, sur base Rolls Royce » Ah, c’est tout de même un engin qui repose sur une base automobile, donc. « Pas du tout, pourquoi dites-vous ça ? » Et bien, sur base Rolls Royce… « Tsss… Rolls Royce, le fabriquant de moteurs d’avions, pas l’autre ». Oh. Pardon.

« Les tests se déroulent depuis trois ans, sur notre base de Groom Lake, au Nevada, en conditions réelles » que voulez-vous dire ? « Avec le pilote, ou chauffeur, notre service marketing travaille encore sur le choix du terme, et un cercueil occupé, parce qu’un corps n’a pas la même force d’inertie qu’un simple lest. ».

Un cercueil occupé ? Mais ou trouvez-vous des défunts, des gens qui ont fait don de leur corps à la science ? (Arthur Asimov a l’air un peu gêné) « Euh… Souvent, avec le corps du pilote d’essai du test précédent. Mais bon, les problèmes sont résolus, maintenant ».

Quels problèmes ? « Et bien, les pilotes étaient généralement des chauffeurs de corbillards formés au pilotage de notre engin, et ils confondaient la vitesse en kilomètres heures avec la vitesse en nœuds des avions… Bref, c’est tranché. »

flying-earse-corbillard-volant-300x300 Exclusif : le corbillard de demain prend son envolDes options par centaines

L’appareil lui-même semble tout droit sorti d’un film de science-fiction. Avec ses réacteurs miniaturisés et mobiles, il peut décoller et atterrir à la verticale, et même faire du vol stationnaire.

« Une option propose une trappe sous le ventre de l’appareil, avec un système de bras articulé. Grâce à un GPS, le pilote chauffeur se place en vol stationnaire au dessus de la tombe, le ventre de l’appareil s’ouvre, et les bras descendent le cercueil, qui semble ainsi arriver directement du ciel. Un système de spots lumineux peuvent donner une ambiance féerique à la scène. Sans oublier une sonorisation Bose permettant une ambiance musicale personnalisée»

L’engin propose deux places « Une pour le pilote, et l’autre pour le Maître de Cérémonies. Pour des raisons de sécurité, il n’y aura pas de place pour la famille. ».

Le prototype permettra aussi de faire de la dispersion de cendres en altitude en proposant aussi un lâché de colombes simultanément, nous avons pu voir la vidéo, c’est féérique.

Cette véritable révolution n’ira pas sans quelques aménagements « Nous sommes en pleine négociation avec les écoles funéraires et le Ministère pour que le programme des formations funéraires soit modifié. En plus de la législation, de la psychologie du deuil etc. nous souhaitons ajouter un brevet de parachutiste. »

Pour des raisons de confidentialité, nous n’avons pas pu vous présenter de photos du prototype. Et bien, nous espérons assister bientôt à un décollage des ventes.

FHI sera présent à Funéraire Paris en novembre 2017 pour présenter son corbillard volant en exclusivité européenne.

Photo post-mortem en 2017, la tradition perdure

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photo post mortem légionnaire anonymisé
Jeune militaire présenté sur son lit de mort pour la veillée funèbre. Copyright: collection privée

La photographie post-mortem : sujet complexe s’il en fut. Semblant appartenir à l’histoire, elle a fait son retour dans l’actualité du funéraire, à travers quelques mauvais exemples. Le hasard a voulu qu’au milieu de cette actualité nous parvienne un message, une histoire qui montre que la photographie funéraire n’est ni dépassée, ni malsaine, si l’on sait s’en servir.

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Photographie post mortem scénarisée de deux soeurs (la défunte est sur la gauche)

Photographie post mortem

L’usage de la photographie post-mortem, parfois aussi appelée photographie funéraire, s’est répandu principalement dans le monde anglo-saxon au XIXème siècle. Les première photos présentaient souvent le défunt in situ avec des membres de sa famille, par exemple assis à table durant un repas, ou un enfant décédé semblant jouer avec ses frères et sœurs.

A la fin du siècle, les familles privilégièrent des photos du défunt reposant sur son lit de mort ou dans son cercueil, moins scénarisées.

L’apparition de ces photos coïncident avec l’invention du daguerréotype, ancêtre de l’appareil photo, puis de la photographie elle-même. L’idée était, dans les mises en scène, d’offrir une image du disparu que la famille n’avait pas pu avoir de son vivant, puis, tout simplement, de conserver un souvenir. Les photographies ainsi obtenues avaient une importance capitale dans le processus de deuil, et comptaient souvent au rang des souvenirs les plus précieux de la famille.

La coutume s’étiola lors de l’invention des appareils photos à développement instantané. Au lieu de faire appel à un photographe professionnel, les familles firent leurs clichés elles-même, avant de se détourner, par découragement, de cette pratique.

Celle-ci perdure néanmoins, notamment dans des pays de l’Europe de l’Est ou d’Asie.

Le faux retour scandaleux

Si la photographie post-mortem semblait devenir une curiosité d’historien du funéraire, elle revint à son corps défendant à la une de l’actualité à travers quelques scandales. L’histoire, à force de répétition, en était lassante : des adolescents se prenant en selfie auprès du corps d’un défunt, généralement un membre de leur famille, et postaient la photo sur les réseaux sociaux.

La conclusion, un peu hâtive, qu’en tirèrent certains, c’est que la photo post-mortem, de surannée, était devenue choquante. Ce qui, à la réflexion, s’avère faux.

Le problème de ces photos ne tient pas au fait qu’un défunt y figure, mais à l’attitude de celui qui l’a prise. Le problème, c’est que ce sont des selfies, symptôme du narcissisme de notre époque ; le problème, c’est que l’attitude du photographe, sur la photo, est souvent nonchalante, voire accompagnée de mimiques irrespectueuses, et surtout, le problème, c’est qu’elles sont ensuite exposées en public sans accord.

Le problème, en un mot, c’est que ces photos là ont été prises par des gosses mal élevés et assimilées trop vite avec les véritables clichés post-mortem qui, pourtant, n’ont rien à voir.

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Militaire sur son lit de mort. La tradition de la photographie post-mortem a perduré dans l’armée

Photographie funéraire, une aide au deuil

C’est à travers une histoire à la fois triste et belle que le cliché post-mortem est revenu en grâce.

Tout commence par le décès d’un homme d’un AVC.

Âgé de 44 ans, père d’un enfant de trois ans, légionnaire en activité, la mort de ce caporal-chef laisse sa famille stupéfaite. En attendant les obsèques, le jeune homme est installé au domicile de son oncle, où il repose en tenue de légionnaire, avec le fameux képi blanc.

Mathieu, ami d’enfance du défunt et photographe de profession propose alors aux parents du caporal-chef de prendre des photographies du défunt en uniforme. Une idée qui pourrait paraître incongrue, mais qui, pourtant, va s’avérer d’une évidente luminosité.

Les professionnels du funéraire prêtent une attention particulière à la dernière image que les familles emporteront de leur défunt. Dans le cas du légionnaire, c’est l’image d’un homme apaisé, l’air reposé, dans l’uniforme dont il était fier, qu’ils pourront conserver.

général-sur-son-lit-de-mort-300x209 Photo post-mortem en 2017, la tradition perdure
Un général sur son lit de mort

Une histoire à transmettre

C’est le père du légionnaire qui nous a contactés. Les photographies se sont avérées d’une grande aide pour le travail de deuil de la famille, et il a pensé que ce serait une bonne idée de partager son expérience avec d’autres personnes.

Les membres de sa famille se sont montrés, pour certains enthousiastes, pour d’autres dubitatifs, mais les réactions à cette idée n’ont pas été hostiles. Au final, une fois réalisées, les photos ont fait l’unanimité.

On y voit le légionnaire en tenue. « J’étais très fier qu’il soit soldat, et il le savait. Il m’avait fait la surprise de venir pour mon anniversaire, quelques temps avant son décès, et il avait revêtu l’uniforme, qu’il était très fier de porter. C’est pour cela que, sur son lit de mort, la question de la tenue nous est apparue évidente. Les pompes funèbres lui ont mis son uniforme, avec le képi blanc. On le lui a juste retiré avant la mise en bière ».

Le képi blanc, c’est le couvre-chef emblématique de la Légion Étrangère, qui est remis aux soldats après leurs classes. Il rappelle les képis déteints à force d’exposition aux intempéries et aux lavages répétés des légionnaires expérimentés. Le képi blanc n’est porté qu’avec la tenue de cérémonie, le couvre-chef quotidien de la Légion Étrangère étant le béret vert (couleur des commandos et troupes d’élite).

Une expérience positive

Ces photographies post-mortem ont été une expérience positive dans le travail de deuil de la famille du légionnaire. En ce sens, elles ont renoué avec la philosophie des photos funéraires du siècle dernier, en permettant à la famille de conserver un souvenir du défunt, certes, mais aussi en leur donnant, certainement, une part active dans l’élaboration du processus de deuil.

Aujourd’hui, ce sont les parents du légionnaire qui s’occupent de son fils de trois ans. Sûrement, dans les prochaines années, il cherchera à en savoir plus sur son père, et les photos l’y aideront certainement.

Le père du légionnaire nous a aimablement autorisé à publier une photo de son fils sur son lit de mort, en floutant son visage. Loin de nous l’idée de vouloir offenser quiconque en la publiant, nous souhaitons au contraire montrer le résultat de cette prise de vue, et, qui sait, donner des idées et entamer le processus de réflexion pour un retour de la photographie funéraire.

Tatouage et funéraire : Le symbole d’une identité individuelle visuelle

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Le salon du tatouage s’est terminé il y peu. De tout temps le tatouage était le symbole de l’appartenance à un groupe. Au fil des années il est devenu, au contraire, l’emblème par excellence d’un morceau de vie individuel revendiqué.

Le tatouage est pratiqué depuis des siècles dans de nombreuses cultures. Véritable art ou rite initiatique, il est réalisé de différentes manières suivant la culture et l’époque.

Dès l’ancienne civilisation égyptienne et romaine, nous pouvons retrouver des traces de tatouages qui sont,  par exemple, utilisées pendant les cérémonies funéraires, – pour les égyptiens.

Puis très vite, notamment dans la Rome antique, il a servi a marquer les criminels et les condamnés.

Plus tard il deviendra signe de marque distinctive et d’honneur pour les marins britanniques.

Si pour certaines cultures, comme en Océanie, la tatouage fait partie d’une longue tradition, il peut être aussi symbole d’impureté et interdit dans les religions, notamment dans le christianisme.

Véritable arme politique, En Nouvelle-Zélande, les Maoris signaient leurs traités avec l’élaboration des répliques fidèles des leurs «moko», tatouages faciaux personnalisés. Ces moko sont encore aujourd’hui utilisés pour identifier quelqu’un appartenant à une certaine famille ou est symbole de succès.

En terme de croyance, les indigènes de Bornéo se tatouaient sur la paume de la main un œil afin qu’il puissent valider leur passage vers l’au-delà.

Mais en Europe, les condamnations à l’encontre de la pratique du tatouage ont continué jusqu’au XVe siècle. Ça n’est qu’à la fin du XIX ème s, que le tatouage a commencé à revêtir la signification qu’on lui connait aujourd’hui, à savoir un body art à part entière symbole d’une identité individuelle.
Parmi les personnes célèbres nous retrouvons le Tsar Nicolas II qui s’est fait tatouer un dragon sur le bras gauche.

Puis, comme dans toute évolution, nous observons pendant un temps une régression, le début du XXème siècle regarde dans le rétroviseur, et le tatouage devient à nouveau le sigle des classes inférieures ou des criminels.

Il faudra attendre les années 60-70 pour que toutes les transgressions s’opèrent, faisant passer alors le tatouage des bas fond à l’art revendiqué.
Vingt ans après, le tatouage devient performance, avec des concours, des spécialités des courants, etc.

Et dans le funéraire ?

À l’occasion du salon du tatouage j’ai lu de nombreux articles, dont un qui m’a rendu perplexe. Il y faisait mention que le tatouage chez les personnes qui travaillent dans le milieu du funéraire pouvait être plus « acceptable » faisant passer alors le tatouage comme une revendication gothique et le gothique comme apparenté au funéraire. De gros raccourcis en somme. Le tatouage dans la vie professionnelle pose moins de problème qu’auparavant mais suivant la profession peut-être encore très mal perçu. Ça n’est pas toujours le tatouage en lui-même qui pose question, mais l’endroit où il est réalisé ou ce qu’il représente. Considéré comme discriminant, un employeur ne peut pas refuser une personne sur ce critère mais dans la réalité on constate que c’est encore mal accepté. Dans le milieu du funéraire, il s’agit de ne pas « choquer » les familles. Par exemple une tête de mort sur le cou ou sur la main en réception des familles qui viennent de perdre un être cher, peut être heurtant ou choquant. À l’inverse certains trouveront cela esthétiquement irréprochable et une manière de discuter et d’expier certaines choses. Très aléatoire dans son fonctionnement, le tatouage reste très personnel dans son identité et dans son acceptation.

FunérArts, la révolution de la plaque personnalisée pour tous

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plaque pompier perspectiv

La dynamique dans le secteur des articles funéraires est sans aucun doute à chercher du côté de FunérArts : l’entreprise continue sur la voie du succès auprès des pompes funèbres et des familles, et ne s’arrête pas d’innover. Toujours à leur façon bien à eux : avec des produits pensés jusqu’au moindre détail et sans concessions.

Des nouveautés chez FunérArts

Cristelle, dirigeante de FunérArts, est heureuse de présenter pas moins de quatre nouvelles gammes. « Nous en avons profité pour retoucher et améliorer l’OCP » souligne-t-elle.

« Parmi les quatre gammes que nous présentons, il y a la collection « Vague » sur un socle FunérArts avec un mouvement de vagues, et il y a la gamme « Livre », qui n’est pas encore disponible, mais dont le nom est éloquent. Elles sont le prolongement de l’offre de FunérArts, et répondent aux attentes de nos clients. »

« Les deux autres gammes, en revanche, sont nouvelles par rapport à ce que nous faisions jusqu’à présent, la collection « Plexiglas sur Equerres », avec des prix d’entrée de gamme, et la collection « Perspectiv », qui va révolutionner le funéraire » Cristelle éclate de rire « Bon, tout le monde, à la moindre nouveauté, prétend révolutionner le funéraire. En tout cas, ça a révolutionné notre manière de travailler, et ça n’a jamais été vu auparavant, ça, je peux vous l’assurer ».

habillage_1400x255px_plaques_personnalisees_perspectiv_et_plexiglas_sur_equerres-1024x219 FunérArts, la révolution de la plaque personnalisée pour tousLa gamme « Plexiglas sur Equerres », pour tous

L’idée de la gamme « Plexiglas sur Equerres » est simple : proposer une gamme de produits à prix d’appel « Les plaques funéraires sont un investissement sur le long terme, et nous sommes très vigilants sur nos prix » explique Cristelle « mais il y a un certain nombre de familles qui aimeraient avoir une plaque personnalisée avec photo et garantie dans le temps, mais qui ne peuvent pas forcément se le permettre. La gamme « Plexiglas sur Equerres » est pour eux. »

Cristelle détaille « Les formes de découpe des socles en granit ont été allégées, les équerres sont en fonte d’aluminium. Ceci nous permettant de proposer un tarif plus attractif sans renier la philosophie de qualité de FunérArts. »

Mais, il y a un mais, non ? « MAIS nos clients de la gamme « Plexiglas sur Equerres » bénéficient exactement de la même qualité de fabrication et de la garantie FunérArts. Nous voulions faire un produit à prix attractif, pas un produit au rabais. La qualité des images, photos du défunt et du fond, la durabilité, le soin dans la découpe, y compris du socle, sont identiques à n’importe quel produit FunérArts ».

La gamme « Perspectiv », la révolution

C’est une révolution chez FunérArts, des plaques en granit poli avec les textes gravés.

« Mais bien sûr, la révolution n’est pas là », souligne Cristelle « elle est dans le fait que l’on peut y graver des photos en quadrichromie, directement sur la plaque. C’est un procédé beaucoup plus qualitatif et durable qu’une gravure peinte en 1 couleurs (ou 2,3) ou qu’une surimpression, comme on peut le voir sur d’autres plaques du marché. »

Et FunérArts, comme à son habitude, a tout fait pour offrir à ses clients un produit de qualité « Nous avons beaucoup investi. Nous avons investi dans des machines spécifiques, tout un appareillage de dernière technologie. Nous avons également recruté des techniciens spécialisés dans l’usage de cette technologie, afin d’être absolument certains de l’exploiter au mieux. »

Et ces plaques restent du FunérArts « Nos clients et partenaires y retrouveront tout ce qui leur a plu chez nous, la possibilité de personnaliser, la place ouverte aux souhaits des familles, et la qualité de fabrication Made In France, parce que tout se passe toujours chez nous, à Dunkerque ».

Avec tout ça, on se demande ce que nous réserve FunérArts pour la suite. Mais quelque chose nous dit qu’ils en ont déjà une petite idée.

Le site web de Funerarts : www.funerarts-express.com

 

Cercueil hermétique muni d’un filtre épurateur : les pièges à éviter

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cercueil hermétique filtre épurateur

Le rapatriement d’un corps à l’étranger. Vaste sujet, dont un élément est souvent évacué en une ligne : le cercueil métallique. Pourtant, ce dernier doit faire l’objet d’un soin tout particulier. Petite revue de détail de cet élément essentiel.

Le cercueil de rapatriement

Lorsqu’une personne décédée en France doit être rapatriée à l’étranger, le cercueil en zinc est obligatoire. Il convient de préciser : beaucoup d’articles sur le sujet précisent que certains pays exigent le cercueil hermétique, sous entendu que d’autres, non. Dans l’absolu, c’est vrai. Néanmoins, le cercueil hermétique est exigé par l’immense majorité des compagnies aériennes, par exemple. Il est également obligatoire pour le transport de corps intra-communautaire en Europe (dispositions de l’accord du Conseil de l’Europe du 26 octobre 1973 sur le transfert des corps des personnes décédées entrées en vigueur en juin 2010).

Le cercueil hermétique muni d’un filtre épurateur fait donc, à partir de ce constat, figure de norme et non d’exception.

Le capiton

Il convient de bien connaître le modèle des cercueils de rapatriement que votre société propose, et surtout de leur descriptif technique. En effet, certains modèles spécifiques au rapatriement proposent le cercueil bois, le cercueil zingué, et le capiton pré-positionné.

Les assistants et conseillers funéraires peuvent tout simplement ignorer cette spécificité, parce que, habitués aux descriptifs standards, ils ne se donnent pas forcément la peine de lire la fiche du cercueil en détail. Ils peuvent alors vendre un capiton à la famille, ignorant que ce dernier fera double emploi. C’est au désavantage de tout le monde, la famille, qui se verra facturer dans les faits deux capitons, et le préparateur, qui devra enlever le capiton de base pour fixer le nouveau.

Étonnant ? Pas tant que ça. J’ai travaillé dans une agence comptant sept conseillers, et, en discutant un jour avec le préparateur de cercueil, je me suis rendu compte que j’étais le seul à ne pas vendre un capiton pour les cercueils de rapatriement, parce que j’étais le seul conseiller qui avait auparavant été porteur, et avait donc été amené à préparer moi-même ces cercueils.

Le filtre

Pour placer le filtre, pas de surprise. On le fixe dans le petit trou prévu à cet effet dans le couvercle du cercueil métallique, on décolle l’étiquette que l’on colle au pied du cercueil en bois, afin que les services aéroportuaires et consulaires puissent vérifier sa présence et sa conformité.

Rien, donc, dans cette procédure rodée, qui puisse donner lieu à une erreur. Rien ? Vraiment ? La procédure est tellement codifiée, on fait tellement attention à ne rien oublier, qu’on en néglige parfois l’essentiel : la date de péremption du filtre. Ces derniers ont en effet une date limite d’utilisation qui les rend caduques une fois ce délai passé.

Et, pour un agent consulaire vigilant, un filtre périmé ou pas de filtre, c’est pareil. Vigilance, donc, sur les dates de péremption des filtres au charbon.

Bref, vous l’aurez compris : le diable se niche dans les détails, et les détails se nichent dans le cercueil.

Merci à Olivier Bernier des cercueils Bernier pour son aide : www.bernierprobis.fr

Pour vos rapatriements, Funéraire Info Vous conseille IFAssistance : www.ifassistance.fr

Les couples et le funéraire : témoignages

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coeur couples

Vous êtes porteur ou assistant(e) funéraire, directeur d’agence, marbrier, agent d’amphi, bref, vous êtes un professionnel du funéraire. Le jour où vous l’avez annoncé à la personne qui partage votre vie, comment ça s’est passé ? Quelques témoignages émouvants en cette journée de couples presque comme les autres.

« J’avais 18 ans à peine, entre deux voitures que je réparais dans le garage de mes parents, pour me faire un peu d’argent je faisais porteur. Ça se passait bien, j’adorais ce boulot je rencontrais plein de gens différents. Mes potes me chambraient tout le temps sur mon boulot. Au fur et à mesure je me suis trouvé plus d’affinités avec d’autres porteurs même des gars de 50 ans. Ça faisait deux trois fois que je sortais avec cette fille là, Aurélie. C’était la fille d’amis à mes parents. On s’entendait bien, elle faisait des études pour être puéricultrice, les bébés tout ça alors quand elle a voulu savoir ce que je faisais dans la vie ça a été compliqué. Je lui ai menti bien sûr, j’ai juste parlé des voitures, pas de ce que je faisais pour lui payer les fleurs que je venais de lui offrir. Et puis un jour alors qu’on était à l’enterrement d’une petite mamie, je l’ai vu dans l’Église assise, c’était une amie de la famille. Je me souviendrai toujours du regard qu’elle m’a lancé ce jour là. Elle m’a quitté le soir même. Parce que j’étais croque mort ? Non parce que je n’avais pas osé lui dire. Depuis j’ai eu d’autres relations, mais je ne m’en cache jamais. J’ai passé ma formation et je suis devenu conseiller funéraire. Et c’est la première chose que je dis lors d’un rendez-vous. J’en suis fier. » Cédric, 32 ans.

« Je suis dans le funéraire depuis toujours, mes parents ont leur agence, chacun en tient une alors déjà à l’école hein, c’était dur. Quand j’ai rencontré mon copain, je lui ai dit tout de suite que j’étais assistante funéraire, je ne voulais pas de surprise. Lui il m’a dit qu’il était électricien. En fait au bout de quelques semaines il m’a enfin dit qu’il était ripeur et qu’il n’avait pas osé me le dire. C’est fou ! j’ai eu peur de lui dire pour mon travail et lui du sien. » Céline 24 ans.

« Moi c’est parce que mon mari est marbrier que j’ai eu envie de devenir assistante funéraire. En m’intéressant à son travail, en allant voir un peu tout ce qui se faisait j’ai appris beaucoup de choses. C’est grâce à l’amour que j’ai pour lui que j’ai pu faire un métier que j’aime » Aurore, 32 ans.

« Je suis agent d’amphi et une femme alors les deux c’était pas gagné. Je suis tombée amoureuse d’un employé de pompes funèbres qui venait chercher les corps plusieurs fois par semaine. Une banalité ! Et pourtant on fumait nos clopes dehors devant la morgue à parler de cadavres, et le pire… c’est que je trouvais ça romantique ! Mais il n’y a qu’avec lui que je peux parler comme ça. On se comprend tous les deux » Sybille, 41 ans.

« Mon épouse n’est pas dans le funéraire, mais elle est agent d’état civil. Je l’ai rencontré en faisant mes démarches à la mairie. J’étais tellement timide que j’attendais qu’il y ait des décès pour aller la voir. Je me souviens encore d’un mois où il n’y avait presque pas eu de décès, l’horreur ! C’est ce mois là que j’ai osé venir pour lui demander autre chose que de signer un document ». Vincent, 38 ans.