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Mon voisin le crématorium, la (mauvaise) humeur du Rédac’chef

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La crémation se développe en France, constamment et régulièrement, ce qui pose des problèmes d’infrastructures. Problèmes qui, en se résolvant, posent d’autres problèmes. Un vrai casse-tête.

Madame Chombier et Monsieur Schmoll vont en bateau

110103155101765_41_000_apx_470_-300x144 Mon voisin le crématorium, la (mauvaise) humeur du Rédac'chef« C’est une bonne nouvelle ! » s’exclame Madame Chombier, « ils vont enfin construire un crématorium ! » « Formidable » s’exclame Monsieur Schmoll, « Depuis le temps. Vous vous rappelez, ma pauvre épouse, nous avions dû faire 150 kilomètres pour la crémation, quelle misère ! » Les deux voisins se regardent, satisfaits. Madame Chombier aussi a dû parcourir des kilomètres pour respecter les dernières volontés de son cher époux.

Les deux voisins sont gaiement en train de deviser sur les mérites de leur maire qui fait tant pour l’aménagement de la commune, lorsqu’un jeune homme lourdement chargé les interpelle. « Pardon, Madame, Monsieur, auriez-vous l’amabilité de m’indiquez laquelle de ces parcelles est celle du père Magotte ? » Monsieur Schmoll est le plus rapide : « C’est l’immense terrain qui jouxte nos propriétés, à Madame Chombier et moi-même, juste là »« Merci » Répond le jeune homme, s’apprêtant à prendre congé, mais c’était sans compter sur la grande curiosité de Madame Chombier « Le terrain vous intéresse ? »« Moi, non », explique le jeune homme, « je suis le géomètre expert envoyé par la mairie pour décider de l’implantation des équipements du crématorium ».

Plus tard, le négociateur du GIGN est perplexe : il n’a pour ainsi dire jamais affaire à ce genre de population, des gens ordinaires, et il se demande pourquoi diable ils ont soudain éprouvé l’envie de monter des barricades et de prendre en otage un géomètre expert. Leur leader, une dénommée Chombier, a été très claire : ils n’ont pas l’intention de se laisser écrapoutir, et les tireurs d’élites de se demander si l’écrapoutissement est un motif légitime de tir.

Chombier Gue Vara

crematorium-300x159 Mon voisin le crématorium, la (mauvaise) humeur du Rédac'chefSi l’historiette ci dessus est un tantinet exagérée, il faut reconnaître que l’actualité ne manque pas de collectifs citoyens qui s’opposent à la construction de crématoriums, tant, en fait, que l’on ne se donne même plus la peine d’en parler dans la revue de presse de Funéraire Info. Sinon, celle-ci ferait trois pages et ne parlerait que du phénomène.

Ces personnes ne sont pas, ou très rarement, opposés à la construction d’un crématorium, l’annonce qui a été faite du projet les a souvent d’ailleurs emplis de satisfaction. Ils veulent un crématorium, mais ils n’en veulent pas à côté de chez eux. A côté de chez quelqu’un d’autre d’ailleurs, non plus.

Le problème, c’est que, dans le maillage résidentiel actuelle de la France, il existe deux solutions : soit le construire à côté de chez quelqu’un, soit le construire au milieu de nulle part. Cette dernière solution va coûter une fortune, tant en aménagements d’infrastructures pour l’accès du public, que pour l’approvisionnement en gaz. Sans compter le fait que le crématorium risque de s’équiper du système de retransmission de cérémonies funéraires : il va être bien, le débit ADSL, perché sur un Volcan d’Auvergne.

Vous verrez qu’il y en aura toujours, parmi ces ex-futurs voisins, pour râler et se demander pourquoi diable ils ont été construire le bâtiment au milieu de la cambrousse.

Mon voisin le crématiste

p782_1_00-300x226 Mon voisin le crématorium, la (mauvaise) humeur du Rédac'chefPourtant, il n’y a que des avantages à avoir un crématorium près de chez soi. Quoique plaçant toute ma confiance dans les personnels de l’institution pénitentiaire, je préfère avoir à côté de chez moi un centre funéraire qu’une prison centrale. Esthétiquement, c’est plus joli. Et il y a beaucoup moins de chance pour qu’un pensionnaire du crématorium s’évade et me vole ma voiture.

Je préfère aussi, à bien y penser, avoir à côté de chez moi un crématorium que des voisins. Mes voisins actuels sont charmants, là n’est pas la question, mais ça n’a pas toujours été le cas dans les logements que j’ai occupé. Et les voisins, ça va, ça vient. On n’est pas à l’abri qu’un sociopathe vienne habiter le quartier d’en face.

D’ailleurs, il est amusant de constater que, si les autochtones rechignent à voir construire un crématorium près de chez eux, ils ne renâclent pas à l’idée d’acheter un terrain à côté du crématorium, une fois celui-ci bâti. Attirés, certes, par un foncier largement en dessous du prix moyen, mais aussi par une route soignée par la commune qui bichonne en général ces équipements, par un voisinage, on y revient, calme et discret. D’autant que généralement, les centres funéraires sont entourés de parcs paysagers soigneusement entretenus, d’architecture plaisante, et que les nuisances sont inexistantes. La fumée ? Quelle fumée ? Avec les filtres imposés par les normes modernes, vous verrez parfois un filet de fumée, minuscule, incolore et inodore. S’il vous incommode, jetez votre barbecue.

Non, c’est décidé, les esprits chagrins feront ce qu’ils veulent, mais moi, je veux habiter à côté d’un crématorium. Sans compter que le jour de ma mort, je demanderai à mes héritiers de placarder sur la porte de ma maison cette variante d’un texte connu : « Je ne suis pas mort, je suis simplement chez les voisins… »

Rapport du HCSP sur la thanatopraxie : lecture et analyse

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Le rapport du Haut Conseil de la Santé Publique concernant les soins de thanatopraxie, dont nous avons traité dans nos colonnes, pose, lorsqu’il est lu attentivement, plus de questions qu’il n’apporte de réponses…

Lecture en diagonale

Photo1P1 Rapport du HCSP sur la thanatopraxie : lecture et analyse
La salle d'autopsie de la série "Les experts" future norme de la thanatopraxie ?

D’après ce que nous avons constaté sur le Web et dans la presse, le rapport a été perçu comme le feu vert à l’autorisation des soins de thanatopraxie sur les défunts atteints de maladies tels que le HIV, les Hépatites… Et c’est en partie vrai. En partie seulement, parce que ce rapport n’est qu’un avis que le législateur n’est nullement tenu de suivre, ensuite parce que cette partie ne représente que quelques pages sur un total de 53.

Déjà, l’intitulé met la puce à l’oreille : « Recommandations pour les conditions d’exercice de la thanatopraxie ». Il s’agit donc, clairement, d’un panorama global de la profession. Nous avons choisi quelques points particuliers qui ont attiré notre attention, clairement exprimés et motivés, et nous nous sommes interrogés sur leur impact pratique.

Pour cela, nous avons lu le rapport très attentivement, et nous nous sommes focalisés, pour cet article, sur les préconisations, qui auront une influence sur les décisions éventuelles du législateur.

L’information des familles

Le rapport souligne le « manque d’information des familles sur la réalité des soins de thanatopraxie » (page 34). Le rapport rejoint d’ailleurs une préconisation du défenseur des droits sur la « nécessité d’une information éclairée ».

Question : Qu’est-ce que, au juste, une « information éclairée », en d’autres termes, dans quelle mesure l’assistant funéraire va-t-il devoir entrer dans le détail de ce qu’est un soin de conservation ? Nous maîtrisons tous les périphrases qui permettent d’expliquer sereinement, sans choquer, la différence entre un soin de conservation et une toilette. Mais si la loi obligeait à expliquer, avec le pouvoir de suggestion des mots et l’imagination des familles, c’est la fin de la thanatopraxie. Las de voir les familles s’enfuir du bureau, les assistants pourraient être tentés de ne proposer que des lits réfrigérés. Bien entendu, c’est une exagération. N’empêche : mal formulée, une loi pourrait conduire à des excès.

Locaux adaptés

Soulignant la dangerosité des formaldéhydes, le rapport préconise la pratique des soins de conservation dans des « locaux adaptés » avec un certain nombre de contraintes techniques, notamment en matière de ventilation. Le Conseil suggère également d’interdire les soins pratiqués en dehors de ces locaux. (page 35)

Question : Si les préconisations sont suivies, les soins ne pourront plus être pratiqués que dans des locaux répondant à des normes drastiques. Finis, les soins au domicile, dans la plupart des maisons de retraite, et dans beaucoup de petits hôpitaux. Dans l’absolu, seuls les établissements hospitaliers disposant d’une salle répondant aux normes médico-légales pourraient voir des soins pratiqués en leur sein. Combien d’établissements hospitaliers, pour qui souvent la partie funéraire est la cinquième roue du carrosse, accepteront de se lancer dans des investissements dispendieux ?

La préconisation sous-entend également que les soins doivent bénéficier d’une salle dédiée. Dans l’absolu, il pourrait se voir exiger que les cellules réfrigérées où les porteurs manipulent les corps se trouvent dans une pièce séparée de la salle de soins, ce qui n’est généralement le cas que dans les plus grands funérariums.

Reste ensuite le cas du défunt qui souhaite reposer à son domicile, maison, appartement ou maison de retraite. S’il veut un soin, cela se traduira par un transport de corps aller-retour vers une salle de soins adaptés. Qui paiera cette prestation supplémentaire ?

Suivi des professionnels

Après un passage sur le matériel et l’équipement qui augmentera également certainement le coût d’un soin, le Rapport s’intéresse aux thanatopracteurs eux-même, avec deux préconisations de suivi : l’une concernant la santé des thanatopracteurs, l’autre leur formation (page 37). En cause, le manque de suivi médical des praticiens sur la durée de leur carrière, qu’ils soient indépendants ou salariés, et la formation insuffisante à l’hygiène et la sécurité. Le comité préconise un suivi régulier des thanatopracteurs au plan médical, ainsi qu’une obligation de formation continue.

Question : Selon quelles modalités et quels coûts ? Le chapitre santé, pour les salariés, ne pose pas de problèmes particuliers : ils sont déjà suivis par la Médecine du Travail, généralement vigilante sur les vaccinations. Mais, pour un employeur, ne serait-il pas rédhibitoire, lors de l’embauche d’un professionnel, de se voir imposer une charge supplémentaire de formation ? Cela ne pèserait-il pas dans la balance au moment de choisir entre faire appel à un indépendant et inclure un thanatopracteur en effectif propre ?

Le suivi de la santé est une chose importante, nous sommes loin d’y disconvenir. Mais l’ajout d’une obligation de formation continue, puisque c’est bien là le sujet, serait au débours d’un indépendant. Or, les charges qui pèsent sur eux sont importants, au vu des revenus tirés de leur activité, de plus en plus faibles au vu de la concurrence active, qui tire les tarifs vers le bas. Sera-ce supportable financièrement ?

Le Formol

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Le comité préconise un suivi régulier des thanatopracteurs au plan médical

Une autre et discrète interrogation subsiste sur ce qu’il va advenir du formol dont le rapport demande à terme la suppression au profit de produits « sains » ne contenant pas de formaldéhydes. Certes, en soi, se débarrasser de cet agent cancérigène serait une bonne chose pour la santé des thanatopracteurs. Mais par quoi le remplacer ? Des produits « bio » existent, mais leur efficacité fait débat. Et quel terme ? Quel temps sera-t-il laissé aux thanatopracteur pour trouver et apprendre à maîtriser un produit différent ?

Le HIV

La question subsidiaire portera sur le HIV.

Nous nous félicitons de la volonté de permettre aux patients atteints de pathologies telles que le SIDA ou l’hépatite de pouvoir accéder aux soins. Leurs familles ont autant droit que tout un chacun de pouvoir se recueillir auprès de leur proche bien présenté.

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pour un employeur, ne serait-il pas rédhibitoire, lors de l’embauche d’un professionnel, de se voir imposer une charge supplémentaire de formation ?

Quelques thanatopracteurs lecteurs de notre journal ont néanmoins observé qu’ils étaient satisfaits, pour leur propre sécurité, de ne pas pratiquer de soins sur des patients séropositifs ou porteurs d’hépatite. Ils s’inquiètent, s’ils persistent à refuser de pratiquer des soins sur ces patients après une éventuelle loi, de se voir poursuivis pour discrimination. Nous en ignorons les proportions, mais la mesure ne fait pas l’unanimité.

Conclusion

Il ne faut pas perdre de vue un élément important : les soins sur le HIV et les hépatites ne seront possible, selon le rapport, que lorsque toutes les conditions énumérées ci-dessus seront remplies.

Le rapport a été réalisé après l’audition de scientifiques, de responsables associatifs, et de professionnels reconnus du funéraire : des représentants de la CPFM, du SPTIS et du groupe OGF. Nous n’avons nulle vocation remettre en cause les observations, conclusions et avis émis ici. Notre objectif, à travers cet aperçu, est d’interroger sur les modalités pratiques de la transcription du rapport dans une loi et de montrer que certaines parties peuvent s’interpréter.

Nous nous sommes posés en naïfs, parfois en avocats du diable. Ceci, non pas pour créer la polémique, mais le débat. Et vous inciter à lire attentivement et en entier ce rapport.

Nous sommes désireux d’avoir l’avis des organismes qui ont continué à son élaboration, des thanatopracteurs, bien entendu, ainsi que de l’ensemble des professionnels du funéraire.

Vous pouvez en débattre en commentaires, ou bien nous faire parvenir des messages via le formulaire de contact. Nous ferons, la semaine prochaine, une synthèse de ces avis, sur la compréhension de ce rapport et vos avis sur les mesures qui y sont préconisées.

Le tout dans la courtoisie et le respect : nous ne voulons pas confronter les avis, mais les partager. Et puis, pour ceux qui auront le temps de le faire, relisez le rapport de 2009. Certains passages ont comme une saveur de déjà-lu…

Le rapport intégral peut se trouver ICI (lien)

Thanatopraxie et maladies infectieuses : nouveau rapport du Haut Conseil de la Santé Publique

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Le Haut Conseil de la Santé Publique vient de rendre un avis très motivé et un rapport détaillé concernant l’exercice de la thanatopraxie sur les malades atteints de maladies infectieuses.

Thanatopraxie1-300x117 Thanatopraxie et maladies infectieuses : nouveau rapport du Haut Conseil de la Santé PubliqueDans cet avis, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) déplore notamment que le contingent d’heures de formation des thanatopracteurs sur la sécurité et l’hygiène soit très faible proportionnellement à la durée de la formation. Le HCSP préconise une formation accrue sur ces sujets.

Après avoir survolé en préambule la thanatopraxie et la dangerosité des produits utilisés, le HCSP aborde ensuite le sujet de son rapport, les soins de conservation pratiqués sur des patients atteints de maladies infectieuses telles que l’hépatite C ou le HIV. Il souligne le fait que de nombreux patients ignorent être atteints de ces maladies, et que par conséquents, les thanatopracteurs également sont insuffisamment prévenus.

Mis en parallèle avec les reproches sur l’insuffisance de la sensibilisation à la sécurité, outre le renforcement de ces derniers, le HCSP préconise pour les thanatopracteurs un suivi et des traitements préventifs réguliers.

Mais la conclusion est claire : à condition d’améliorer l’hygiène et la sécurité, de réaliser les soins dans des locaux répondant à des ormes strictes, et d’information loyale de la famille, le HCSP préconise la levée de l’interdiction de soins sur les malades atteints de ces pathologies.

Si le gouvernement suivait cette décision, procéder à un soin de conservation sur un malade atteint du HIV, par exemple, serait désormais possible, uniquement dans des laboratoires de funérariums ou d’établissements de santé normés. Ces soins seraient ainsi interdits au domicile et dans certaines maisons de retraite.

Vous pouvez lire l’avis complet ici (PDF)

Le Rapport intégral est à lire ici (PDF)

Les bonnes raisons d’investir dans l’économie du funéraire

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Investir : nécessaire, pour faire fructifier son patrimoine, mais risqué. Les secteurs porteurs sont rentables mais versatiles, même les « placements à la papa » sont devenus risqués. Mais, vous avez pensé au funéraire ?

Théorème du placement

investir-club-bourse-300x162 Les bonnes raisons d'investir dans l'économie du funéraire Dans l’économie, à la base de toute société, il y a quelqu’un qui a une idée, et quelqu’un qui a l’argent pour la réaliser. Il s’agit rarement d’une seule et même personne. Si Henry Royce, mécanicien autodidacte de génie, n’avait pas rencontré Charles Rolls, un aristocrate richissime passionné de belles mécaniques, l’automobile de luxe aurait perdu sa marque emblématique.

Certes, il existe des inventeurs tout prêts à céder un brevet, mais là encore, tout reste à faire : concevoir et réaliser l’outil de production, assurer la distribution, bref, devenir industriel. Ce n’est pas ce que souhaite un investisseur. Un investisseur veut que son argent fructifie, et s’impliquer modérément dans la gestion de l’entreprise, la plupart du temps parce qu’il a d’autres affaires ailleurs, qui requièrent son attention.

Certains investissements sont sujets à des effets de mode. C’est ce qu’on appelle des bulles spéculatives. L’internet en a connu, comme l’immobilier. Certes, il faut financer la nouveauté, mais autant le faire dans un domaine sûr.

Reste à trouver ce domaine d’activité qui permette d’investir en ayant certaines garanties, même si l’on privilégie l’innovation. Ce secteur miracle existe : le funéraire. Pensez-y : une activité constante garantie par la démographie, des emplois pour beaucoup non délocalisables, donc non concurrençables par une main d’œuvre étrangère bon marché, et un besoin de nouveauté qui trouve largement sa réponse dans les PME qui gravitent autour du secteur.

Les bonnes raisons

Le funéraire est en train de subir une mutation. Transformation à son rythme, relativement lente, par certains aspects, comme la progression de la crémation, et rapide sur d’autres choses. L’émergence de services en ligne, que ce soit directement sur les obsèques, sur la marbrerie, qui permettent aux clients de se faire établir un devis, comparer plusieurs intervenants, voire directement passer commande d’obsèques en quelques clics, mais aussi de services sur le travail de deuil, comme les avis de décès en ligne, les cimetières virtuels, qui fleurissent comme les chrysanthèmes sur les tombes à la Toussaint, en est un signe : un tri sera bien sûr à prévoir. Des services techniques, également : la retransmission vidéo de cérémonies funéraires est un véritable succès, qui laissait tout le monde dubitatif il y a encore deux ans.

Des techniques neuves arrivent également : crémation rapide, avec un moteur à hydrogène, promession, alternative à la crémation qui n’en est qu’à ses balbutiements mais qui pourrait émerger sur un moyen terme…

Le secteur est surtout confronté à la demande de familles qui sont en quête d’une alternative à la religiosité déclinante. Civiles ou religieuses, les cérémonies ont toujours la même finalité : franchir un palier crucial dans le travail de deuil. Les familles sont en quête de sens.

Investir au coin de la rue

investissement-300x214 Les bonnes raisons d'investir dans l'économie du funéraire Ce sens, les petits indépendants s’échinent à le fournir. Ils ont la souplesse de fonctionnement due à leur petite taille, et le dynamisme nécessaire à pallier un manque de moyens par une imagination débordante. Il ne leur manque qu’une seule chose, la plupart du temps, l’argent. Pourquoi ne pas le leur fournir ?

Le problème que rencontre un indépendant, c’est son manque de visibilité par rapport aux grosses sociétés, qui n’ont pas le même budget publicitaire, d’aménagement des locaux, ni d’avance de trésorerie. Or, il fournit paradoxalement la meilleure réponse à la demande des familles : une petite structure avec une activité de départ relativement faible obtiendra un ration de satisfaction clientèle important, ce qui, combiné à des prix d’attaque généralement plus faible, assurera son succès à moyen terme. Sans bouleverser outrageusement le marché : démographie oblige, le nombre de décès sera amené à croître sur le court terme. Une petite société n’aura même pas besoin de se heurter aux grandes pour progresser.

L’investissement chez un jeune entrepreneur, pourvu qu’il soit compétent, est donc un pari osé, mais qui peut s’avérer lucratif sur du moyen terme. Les sommes dont il a besoin sont généralement faibles, beaucoup plus faibles, en tout cas, que celles nécessaires pour entrer, même de façon marginale au capital d’un grand groupe. Un investissement plus important, mais tout aussi rentable, un funérarium : adossé à une petite société qui n’a pas le sien, si l’équipement est bien pensé et judicieusement placé.

Il sera toujours temps pour nous d’en reparler. Mais pensez-y : nul besoin d’attendre d’être obligé de s’acheter un cercueil pour investir dans le funéraire.

Pompes funèbres et cadeaux de fin d’année : questionnements

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Bientôt les Fêtes de fin d’année, et toujours la même question lancinante aux pompes funèbres : et nous, là dedans ? Cadeau ou pas cadeau ?

Cadeaux d’entreprise : la grande ambiguïté

fh_137-282x300 Pompes funèbres et cadeaux de fin d'année : questionnementsLes cadeaux d’entreprise se font aux fournisseurs, aux clients et aux apporteurs d’affaire. C’est du moins l’usage. Dans le cas des fournisseurs, aucun problème : offrir une boîte de chocolats au commercial qui vous vend les cuves pour vos caveaux sera, au pire, interprété comme une marque de générosité et de satisfaction. Après tout, c’est LUI qui devrait vous offrir des chocolats, avec toutes les commissions qu’il gagne grâce à vous. Mais, plaisanterie mise à part, il est bon parfois de sortir des rapports commerciaux, une façon de dire aux gens qu’on travaille aussi avec eux parce qu’ils sont sympathiques et qu’on les aimes bien.

Le cas d’une famille est plus compliqué. Offrir une boîte de chocolats à des endeuillés peut être interprété comme une prise à la légère de leur peine. Quelques friandises dans un panier, au comptoir d’accueil, voire sur la table du bureau de réception, suffiront à marquer le coup sans ostentation.

Le cas particulier des prescripteurs

HF001_lr-200x300 Pompes funèbres et cadeaux de fin d'année : questionnementsReste le cas particulier des prescripteurs : théoriquement, ils n’existent pas. Ou plutôt, si, les familles, qui sont seules susceptible de vous suggérer à des endeuillés dans le besoin. Offrir un cadeau, à Noël, à la famille DuponT, dont vous avez enterré le grand-père le mois dernier, et qui vous a envoyé la famille DuponD qui venait de perdre sa grand-mère est il acceptable ?

Vous vous exposez à deux types de réactions. La première, simple, qui est celle de la famille qui se dirait « Bon, c’est gentil de sa part. » La seconde, au contraire, qui est de se dire « je n’ai pas fait ça pour ça, et je ne veux pas du prix de la mort ». Les deux se rencontrent et se défendent, mais dans le doute, il vaut mieux s’abstenir, Noël ou pas.

Par contre, quelle que soit la période de l’année, passer un petit coup de fil à la famille qui vous as conseillés, la remercier de sa confiance et l’assurer que vous vous occuperez bien de ses amis sera toujours très bien perçu.

Les institutionnels

MS002_Funeral_Director-300x256 Pompes funèbres et cadeaux de fin d'année : questionnementsToute l’année, vous travaillez avec des mairies, des hôpitaux, maisons de retraites, cliniques, ce qui rend le casse tête de fin d’année épineux : cadeau ou pas. La loi leur interdit strictement de conseiller de quelque manière que ce soit les familles sur le choix de leur entreprise de pompes funèbres, et vos rapports, même si ils sont cordiaux sur le plan humain, doivent rester, professionnellement parlant, dénués de toute ambiguïté.

A quel titre alors leur faire un cadeau ? Pour les remercier de leurs courtoisie ? Est-ce que ce présent, tout modeste fut-il, ne pourrait pas être interprété comme une sollicitation de favoritisme ? C’est, dans ce cas, à la direction de l’établissement de poser des règles claires. Elles n’existent pas dans les services, preuve en est des visiteurs médicaux qui, un temps, se promenaient dans les couloirs d’hôpitaux avec des croissants frais à destination des soignants, mais sont strictes dans le milieu funéraire. Un agent d’amphithéâtre, dans un hôpital, qui serait pris en train, ne serait-ce que d’appuyer le choix d’une société de pompes funèbres par une famille, et qui aurait accepté ne serait-ce qu’une boîte de chocolats de ladite société de pompes funèbres, risque dix ans de prison, 150 000 euros d’amende, l’interdiction à vie d’exercer son métier, voire la suppression de ses droits à la retraite. Même si, dans les faits, les peines sont rarement appliquées ou même les infractions constituées.

Les cadeaux de fin d’année, aux pompes funèbres, sont un terrain miné. A la question : faut il en faire, ou pas ? Nous serons tentés par une réponse de Normand : pt’ét ben qu’oui, pt’ét ben qu’non… au cas par cas. Et vous, est-ce que vous vous posez ce genre de problèmes ? Comment y répondez-vous ?

Pour faire des cadeaux à vos amis croque-morts, là, pas de soucis, vous avez le droit, rien de tel que la boutique Funeral humour, vous y trouverez tout ce qu’il faut. Nous leur avons « emprunté » les photos qui illustrent cet article. LIEN

De l’utilité d’une fiche d’effets personnels

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Une affaire récente de vol, dans l’actualité, met en lumière le doute qui peut parfois s’installer entre les pompes funèbres et les familles. Si tout ne peut pas être contrôlé, il est néanmoins important de mettre en place des procédures pour limiter les ambiguïtés.

Une triste affaire

Montre-Breguet-tourbillon-messidor-300x271 De l'utilité d'une fiche d'effets personnelsLa récente interpellation d’employés d’un cimetière dans le cadre d’un vol de dents en or (voir à ce propos notre revue de presse) nous rappelle que les pompes funèbres aussi ont accès à des objets de valeur, portés parfois par les défunts, et que la présence ou non de ces objets entre les différentes étapes doit être constatée, ou constatable en cas de doute.

Il ne s’agit pas ici de mettre en cause l’intégrité des professionnels, certainement pas, mais de rappeler qu’une réputation impeccable ne vaut plus rien dès lors qu’elle est entachée du doute. Un professionnel, même blanchi faute de preuves ou au bénéfice du doute, verra sa réputation ternie s’il na pas pu apporter de preuve irréfutable. Et nous savons tous qu’une mauvaise réputation est parfois équivalent à un arrêt de mort dans un domaine aussi sensible que le nôtre.

Incident

Pardon de narrer une anecdote personnelle lors d’un article, mais elle est édifiante de ce qui arrive parfois. L’on avait amené un défunt, au funérarium de la société dans laquelle je travaillais. L’homme était décédé dans des circonstances qui font que ni le médecin qui avait constaté le décès, ni le procureur, n’avait jugé utile de demander un examen médico-légal.

Une équipe l’avait donc ramené, et la famille nous avait passé un coup de fil dans la matinée. Le défunt avait une jolie montre de gousset, que son neveu souhaitait récupérer en souvenir. La tocante était dans la famille depuis des générations. Je descendis donc au funérarium, en quête de la babillarde. Dans le couloir se trouvaient un policier, venu poser des scellés, le thanatopracteur, qui venait de finir un soin, et deux collègues, des porteurs qui attendaient l’heure de fermer le cercueil.

Je sorti donc le défunt de sa case réfrigérée, en me demandant pourquoi personne n’avait eu l’idée de le fouiller et de remplir une fiche avec ses effets personnels. Je compris très vite : le pauvre homme était décédé depuis environ cinq semaines.

Maugréant, j’enfilai deux paires de gants l’une au dessus de l’autre et entamai la fouille. Je trouvai un objet souple dans la poche, l’en sortit, et appelai immédiatement mes collègues, dans le couloir. Ceux-ci, entrant dans le labo, me virent l’air contrarié, les mains en l’air bien en évidence, tenant une liasse de billets d’une valeur de 8000 euros dans la main.

La semaine suivante, une note de service rappela que la fiche d’effets personnels qui avait été instituée dans l’entreprise n’était pas facultative. Au passage, la montre fut retrouvée sur la table de chevet du défunt.

« Fiche bijoux »

liasse-billets-300x225 De l'utilité d'une fiche d'effets personnelsInstaurer une fiche d’inventaire lorsqu’on prend en charge le corps d’un défunt est la meilleure solution. Outre l’inventaire des objets précieux, celle-ce devrait comporter également l’inventaire des vêtements portés par le défunt et ceux remis par la famille pour la présentation. Certains vêtements peuvent en effet présenter une certaine valeur. Le distinguo entre vêtement confié et porté est important : il est en effet préconisé, si les vêtements qu’un défunt portait au moment de sa mort sont changés, pour une présentation par exemple, de les détruire.

La fiche devra mentionner les objets, vêtements et bijoux, donc, portés par le défunt et remis par la famille, et l’idéal est de la faire signer par un membre de la famille, en présence de qui l’inventaire a été fait, ou à défaut par un représentant. Un agent hospitalier, par exemple.

L’idéal étant la présence de la police sur le lieu du décès : rien de tel qu’un agent assermenté pour valider l’exactitude d’une fiche de possessions.

L’établissement de cette fiche peut être contraignante, mais vitale en cas de contestation. Soyons clair : il n’est pas là question de remettre en doute l’intégrité des agents des pompes funèbres présents sur les lieux. Il s’agit de se prémunir contre toute contestation faite par des familles qui, sans être de mauvaise foi, sont parfois perdues lors de ces instants douloureux.

Inauguration et visites du Pôle funéraire de Mont de Marsan

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Inauguration et visite du Pôle funéraire de mont de Marsan dans les Landes

La Ville de Mont de Marsan inaugure son complexe funéraire de l’avenue de Canenx (extension du funérarium et crématorium)  le jeudi 25 octobre 2012 à 18h.

L’ouverture officielle des équipements étant programmée lundi 29 octobre, des visites sont proposées aux personnes intéressées dans le cadre d’une après midi « portes ouvertes » vendredi 26 octobre de 14h à 16h.
– 1ère visite à 14h, réponse aux questions à 14h30
– 2ème visite à 15h, réponse aux questions à 15h30

JdF1-300x225 Inauguration et visites du Pôle funéraire de Mont de Marsan
Votre actualité sur les pompes funèbres

Funérarium

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Le «funérarium» ou «chambre funéraire», définition, histoire…

Au moment du décès d’un être proche, alors que les familles aimeraient se consacrer à leur deuil, de nombreux tracas et questions se posent. Parmi ces dernières, le devenir du corps entre le moment du décès et les obsèques.
La tradition qui consistait à faire reposer le défunt à son domicile est bel et bien finie. La tradition voulait que le corps du défunt repose sur son « lit de mort », et qu’il soit veillé, constamment, par la famille et les proches. Les visiteurs, amis et voisins, venaient présenter leurs hommages.
De nombreux facteurs ont porté des coups de boutoir à cette tradition. L’évolution sociale, tout d’abord : l’évidence d’avoir le défunt à son domicile s’est peu à peu paré de résonances sinistres, au fur et à mesure que la sensibilité à la mort se développait. Plus la médecine et l’hygiène faisaient reculer la mort, plus celle-ci devenait un tabou que l’on voulait éloigner de soi. L’hygiène, ensuite : la conservation du corps au domicile posait des problèmes de conservation que la famille avait de moins en moins de volonté à résoudre. Les facteurs environnementaux, enfin : des appartements plus petits, conçus sous la pression démographique, moins pratiques pour accueillir les défunts, en ont découragé beaucoup.
Il fallait mettre en face de ce besoin une alternative : c’est là que furent créées les premiers funérariums, ou maisons mortuaires. L’idée était de proposer un lieu dédié au repos du défunt, qui soit plus commode que le domicile et moins froid que les morgues des établissements hospitaliers.
Les funérariums proposent des solutions idéales. Ainsi, en fonction des choix faits, il est possible d’y visiter le défunt, soit brièvement, à des moments convenus, ou bien de le faire reposer de façon permanente dans un salon privatif, ou il est possible de le veiller.
Le funérarium, en tant que lieu dédié, est parfaitement adapté à l’accueil des défunts : équipé d’appareils de conservation, cases et lits réfrigérés, il s’y trouve également généralement une salle ou les thanatopracteurs peuvent procéder aisément aux soins de conservation.
Enfin, la solution généralement retenue étant un salon personnalisé et privatif, le funérarium permet de se recueillir auprès du défunt jusqu’aux obsèques dans un cadre familier recréé dans un endroit neutre, que la famille quittera lorsque tout sera terminé. Ainsi, le souvenir du défunt et surtout le souvenir de la période de deuil sera attaché à cet endroit neutre plutôt qu’au domicile pour les proches risquent de revenir, voire de continuer à vivre.
Les pompes funèbres, pour des raisons de commodité, firent la promotion des funérariums, ce qui fit grandement avancer la métamorphose du travail de deuil. De règle, le repos au domicile devint l’exception, et reste très exceptionnel aujourd’hui.

Les «chambres funéraires» ou «chambres mortuaires» sont aujourd’hui une composante des «services funéraires» proposés par toutes les entreprises de pompes funèbres ou les crématoriums.

 

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Votre actualité sur le deuil et sa préparation

Un funérarium au cimetière de Tenda en Corse ?

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Il s’agit d’un équipement qui fait cruellement défaut à la région mais, lors du dernier conseil municipal, le principe de création d’un funérarium a été voté à l’unanimité. Le dossier a été présenté par le premier adjoint Angelin Biancarelli. Il a fait le constat, partagé par tous, de la vétusté et du manque de commodité de la chambre funéraire mise actuellement à disposition par la clinique de l’Ospedale. Il est donc nécessaire d’améliorer la réception et l’accueil des familles qui se trouvent confrontées à un deuil. Un véritable funérarium répondrait à ces attentes à Tenda en Corse.

17068713 Un funérarium au cimetière de Tenda en Corse ?

via Un funérarium en projet au cimetière de Tenda | Corse-Matin.

Chambre funéraire à Génolhac

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La satisfaction de François Viala est grande devant l’approche de la fin de construction de la chambre funéraire qu’il installe dans la zone industrielle et artisanale de Génolhac.

francois-viala-devant-la-chambre-funeraire_397301_510x255 Chambre funéraire à Génolhac

via Prochaine ouverture de la chambre funéraire.