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Bernier Probis, le savoir-faire lumineux du fabricant de cercueils au Salon funéraire 2017

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Allez, venez avec moi, je vous ramène le temps d’un article dans les allées du salon funéraire. Retour sur l’un des stands les plus appréciés et les plus visités de ce salon, le stand Bernier Probis. Oliver Bernier m’explique la genèse de la préparation de ce salon, les objectifs qu’il s’est lancé et ses projets tout en lumière.

Je dis toujours qu’une entreprise est à l’image de ses dirigeants et que sa réussite tient dans le trait d’union qu’un dirigeant sait dessiner entre lui et ses équipes. Chez Bernier Probis, l’esprit de famille et les yeux rieurs sont toujours gages de grandes promesses. Pas de quoi être déçu cette année encore avec un stand dont chaque ligne a été pensée.

Bernier Probis est le parfait exemple qui vient contrer les phrases types « un salon funéraire ? Quelle morbidité ». Sans tomber dans la marginalité, c’est plutôt une ode à l’hommage, à la vie et à l’amour qui était représentée ici. Au milieu de son stand, trônait un arbre de vie « désigné par nous-mêmes et conçu par notre standiste ». À la fois épuré et engageant, au jardin d’Olivier, le cercueil est roi.

Bernier-Probis-au-salon-funéraireP1080445 Bernier Probis, le savoir-faire lumineux du fabricant de cercueils au Salon funéraire 2017Une longue préparation

« Je sais… vous savez. Nous savons. On est d’accord. J’ai saisi le concept. » comme dirait notre roi des enfers Hadès, dans le célèbre dessin animé Hercule. Un salon c’est des mois de préparation, de mise en place, de conception et surtout « ça demande une réflexion plusieurs mois à l’avance ». Et le concept de cette année était de montrer tout le savoir-faire de l’entreprise. Se balader au stand de Bernier Probis, c’est un peu comme admirer la nouvelle collection automne-hiver alors qu’on est au mois de mai, il y a de l’avant-gardisme, des nouvelles tendances et un habillage que peu de monde est capable de réaliser.

Le savoir-faire en héritage

Bien sur le cercueil est l’objet phare de la société. Très fidèle à la lignée familiale, « c’est toute la famille qui réfléchit et qui consigne ses idées dans un dossier partagé ». C’est aussi des partenaires de qualité choisis pour leurs idées, leur savoir-faire et leurs collaborations. À chaque salon funéraire, la maison Bernier Probis, utilise toutes ses capacités pour mettre en avant le travail de l’entreprise.

Bernier-Probis-au-salon-funéraireP1080436 Bernier Probis, le savoir-faire lumineux du fabricant de cercueils au Salon funéraire 2017Pompes Funèbres Freycinet

C’est d’ailleurs comme cela, qu’Olivier a eu l’idée du cercueil en papier mâché. Il est allé à la rencontre d’un de ses clients partenaires lors de l’inauguration de la chambre funéraire en juillet dernier des Pompes funèbres Freycinet & Marbrerie Jonathan Frayssinet. Ces derniers ont fait appel à des artistes pour la réalisation de leur chambre funéraire. C’est ainsi que ses trois salons disposent d’oeuvres différentes :

  • Un mur en argile sur lequel est sculpté un arbre de vie sur la paroi
  • Un mur en plâtre où vient se fondre une autre oeuvre

IMG_1329 Bernier Probis, le savoir-faire lumineux du fabricant de cercueils au Salon funéraire 2017

Ils ont également travaillé avec un jeune artiste,  M. Joël BARTZ, qui a réalisé  » en papier mâché principalement, nos éléments de veilles, c’est à dire les croix, les bénitiers, les supports et les supports bougies; ainsi que des cadres qui nous permettent d’accrocher le nom des défunts, les supports pour poser les registres de condoléances, et un important support pour poser notre livre d’or « 

« Il a su s’adapter à notre demande en s’accordant avec le style de nos salons, et le rendu est vraiment superbe, nous avons de très bon retour. »

Du savoir faire à la commercialisation

Alors qu’avaient-ils de particuliers les cercueils Bernier cette année ? Et bien tout, de la matière, à la forme, à la conception, tout était travaillé, et pensé. Et tous, sont commercialisables bien que les coûts de production et de réalisation diffèrent d’un cercueil à l’autre. L’idée vient à la rencontre de la volonté de montrer son savoir-faire mais aussi de l’avancée prégnante et qui s’ancre dans le temps de l’évolution des mœurs concernant la personnalisation. Vous savez que celle-ci touche tous les niveaux des obsèques, des plaques, à la cérémonie, aux urnes, et bien sur au cercueil, qui reste aujourd’hui, en France, l’objet phare, indispensable et obligatoire des obsèques. D’ailleurs des modèles ont été proposés à la commercialisation tel que le modèle Bleu ou encore le modèle Chromé (carbone). Le plumier est également un modèle parfaitement réalisable. Le concernant, vous remarquez je suis sûre vous même, la patte particulière de FunérArts, partenaire de l’entreprise Bernier Probis depuis deux années.

D’une année à l’autre

Pour Olivier et sa famille, « cette édition 2017 est une réussite », comme beaucoup il partage l’avis que « la fréquentation très forte dès l’ouverture du salon le jeudi 23 novembre a surpris tout le monde, mais a permis d’être tout de suite dans le bain et d’étaler ainsi les rencontres et contacts sur l’ensemble des trois journées de salon ». 2018 poursuit la lancée d’une entreprise pérenne mais toujours à l’affût des améliorations qu’elle pourrait faire pour la satisfaction de ses clients. Ainsi la modernisation de la production est à l’ordre du jour. Deux axes sont prévus ;

  • L’ajout d’une seconde ligne de panneautage,
  • Et la robotisation de la partie teinte des cercueils – celle des vernis étant déjà mise en place.

Bernier-Probis-au-salon-funéraireDJI_0007 Bernier Probis, le savoir-faire lumineux du fabricant de cercueils au Salon funéraire 2017Une année placée sous le signe de l’amélioration des processus opérationnels, afin d’affiner encore et davantage le savoir-faire de cette entreprise familiale.

À contrario de ceux qui souhaitent une évolution rapide de la manière de célébrer les obsèques en France, notamment par le biais de l’aquamation, sublimation etc. Je pense que les entreprises de cercueils ont encore beaucoup à montrer. Bernier Probis est l’exemple même de savoir-faire français, artisanal, artistique, intelligent et lumineux qui donne aux obsèques françaises toute sa noblesse et son raffinement.

BERNIER PROBIS

Bernier-Probis-300-par-250 Bernier Probis, le savoir-faire lumineux du fabricant de cercueils au Salon funéraire 2017Les Maisons – 24160 SAINT-JORY-LASBLOUX

05 53 55 14 05   www.bernierprobis.fr

Membre de la CSNAF

www.décès-info.fr

 

Pompes funèbres Freycinet

Marbrerie Jonathan Frayssinet
12200 Villefranche de Rouergue
05.65.45.18.10

FUNICO au Salon Funéraire, la force du renouvellement

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Funico au salon funéraire 5

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Jérôme HEGO à son stand FUNICO lors du Salon Funéraire Paris Le Bourget 2017. Un stand qui n’a pas désempli durant les trois jours de cette édition. Fort de son succès, au stand FUNICO nous retrouvions les classiques qui font la pérennité de l’entreprise mais aussi de belles nouveautés et surprises. Petit tour de stand.

Funico-au-salon-funéraire-4 FUNICO au Salon Funéraire, la force du renouvellementLe stand de FUNICO était particulier car sa mise en disposition des cercueils était circulaire. Un choix intelligent sur la manière de circuler et d’apprécier chaque modèle, réfléchit puisque les cercueils étaient disposés par catégories, mais aussi esthétique. En effet nous retrouvions les cercueils de la gamme crémation, inhumation, éco, personnalisation.

La qualité de la personnalisation

Loin d’être un simple effet de mode, la personnalisation est entrée dans le milieu il y a quelques temps déjà, et il a fallu que familles et professionnels du secteur soient chacun à l’écoute de l’autre dans ce qu’ils avaient à proposer. Jérôme HEGO l’a bien compris et avait déjà entamé la personnalisation de sa gamme de cercueils en nouant un partenariat avec FunérArts, en apposant des plaques personnalisées sur le dessus du cercueil ainsi que sur les côtés, tout en laissant la visibilité sur la qualité du cercueil FUNICO.

Depuis, FUNICO s’est paré d’un cercueil noir ardoise, mais aussi d’un cercueil blanc fournit avec des pots de peintures permettant aux enfants d’exprimer émotions et sentiments ou simplement de rendre hommage. C’est aussi une formidable manière de faire participer les enfants aux obsèques à leur manière, car on le sait, la cérémonie ouvre la porte du deuil.

Un autre cercueil personnalisé à fait son entrée dans la gamme FUNICO avec une impression directement sur le cercueil, là aussi totalement personnalisée.

Parmi les subtilités de la gamme nous retrouvons deux cercueils qui attirent particulièrement l’œil, un cercueil noir et un cercueil gris bleu. Le bois est mis en évidence grâce à un procédé sablé qui fait apparaître les veinures et de cette façon sublime la matière du cercueil : le bois.

Funico-au-salon-funéraire-1 FUNICO au Salon Funéraire, la force du renouvellementL’aggloméré, en gamme éco ++

Il y a quelques temps je suis venue vous parler de FUNICO et de son rayonnement international en faisant récemment l’acquisition de la société BOGRA, fabricant de cercueils hollandais n°2 sur son marché et aussi connu en France auprès d’un certain nombre de pompes funèbres comme fournisseur de cercueils en panneaux de particules. Grâce à cette acquisition, FUNICO peut désormais proposer une gamme de cercueil faite…en aggloméré, et il faut bien l’avouer c’est de belle facture et surtout cela permet de proposer un cercueil économique qui est moins cher qu’une entrée de gamme tout en ayant une qualité supérieure.

Ce fut une année riche pour FUNICO entre sa gamme de cercueils, son déploiement en région et l’acquisition de la société BOGRA et Barre Diffusion Funéraire. Et sans aucun doute, nous retrouverons Jérôme Hego l’an prochain et sa poursuite de l’aventure FUNICO.

 

L’arrivée de la limousine Pilato aux Pompes Funèbres Hennard.

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Charly Hennard et Pilato 6

Dans le funéraire, il y a plusieurs catégories ; les grands groupes, les réseaux, les indépendants…et Charly Hennard. Trois ans d’existence, trois agences, une rigueur et une fidélité à tout à épreuve à tel point que nous avons l’impression qu’il fait parti du paysage funéraire depuis toujours. Un projet de longue date s’est concrétisé pour Charly lors du Salon Funéraire Paris : L’arrivée de la limousine Pilato aux Pompes Funèbres Hennard.

Charly-Hennard-et-Pilato-3 L’arrivée de la limousine Pilato aux Pompes Funèbres Hennard.Charly est un homme de conviction qui allie les projets novateurs et la qualité de service. Tout d’abord avec écocerc, la marque des cercueils en carton, puis avec FunérArts du groupe Mazal, les spécialistes de la personnalisation – plaques, cercueils, inters. Et maintenant la limousine Pilato. Ceux qui voient tout cela de manière tape à l’œil ont tout faux, il s’agit pour Charly d’être à l’écoute des familles. Et c’est un exercice compliqué de comprendre ce que les familles désirent alors même que parfois elles ne le savent pas elles-mêmes. Pour cela il faut avoir un sens particulier : celui d’écouter le silence.

Acquisition de la limousine : un projet bien préparé

« J’ai projet depuis mon ouverture pour la limousine et j’avais dit à Olivier Defrancq que j’ai rencontré pour la première fois au salon de paris qu’un jour j’aurais une Pilato ». Objectif atteint Pour Charly qui est reparti au volant de sa limousine lors du salon funéraire. Un moment dont, à Funéraire Info nous avons été témoin, non sans une dose d’émotion, même si Mélanie me juge toujours trop « gnangan dans ces moments là ». Mais pour moi il n’y a rien de plus beau à vivre qu’un projet qui se réalise surtout lorsqu’il est le fruit d’un travail appliqué.

Un véhicule qui vient sublimer tout le reste

Car oui ça n’est pas seulement une limousine qui est arrivée aux pompes funèbres Hennard, c’est une limousine Pilato dont le gage de qualité n’est plus à démontrer.

« Pilato est pour moi un gage de sérieux dans la profession avec un interlocuteur unique Olivier Defrancq qui connait son travail qui s’occupe des papiers et des démarches. Je suis allez à l’usine pour voir le savoir faire italien, Olivier est sérieux et proche de ses clients j’ai pu le contacter dès dizaines de fois il a toujours répondu présent »

Une offre sans surplus

Proche de ses familles, la limousine Pilato vient s’inscrire dans l’offre proposée par les pompes funèbres Hennard

« La limousine est compris dans le service tous le monde à droit à ce service nous mettons à disposition également un char à fleurs de type vito »

C’est un parti-pris que j’ai pu noter pour bons nombres de pompes funèbres qui travaillent avec Olivier Defrancq et le service Pilato. C’est un atout considérable est pourtant ce n’est pas ajouté comme un service annexe, mais comme une évidente noblesse dans l’offre qui est proposée.

Un gage de distinction

Le Valenciennois est un secteur concurrentiel sur le marché funéraire, l’arrivée de la limousine Pilato apporte un service qualité aux pompes funèbres Hennard « Je pense que sur le Valenciennois cela apporte un gage de prestige et de finesse ».

Le salon funéraire s’est déroulé du 23 au 25 novembre dernier et dès le premier week-end, Charly Hennard a sorti sa limousine pour accompagner les familles, qui se sont à la fois « surprises de cette arrivée et rassurées de voir partir leur défunt dans une belle limousine ».

La limousine est un atout dans le processus de deuil, tout comme la personnalisation qui est quelque chose qui lui tient à cœur. C’est à la fois un hommage au défunt qui « aurait aimé » et une forme de création du souvenir pour les familles qui peuvent exprimer leur chagrin par ces biais.

Et Charly le dit lui-même : l’hommage au défunt passe maintenant par les véhicules.

FunérArts-Mazal, le téléphone pleure ….

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FunérArts

Suite à la migration de notre réseau en VDSL, à l’intervention de France telecom lundi et aux compétences groupées de OVH et Bouygues Telecom, nous avons perdu notre standard téléphonique depuis lundi 12h30

(nous les remercions pour leur réactivité, mais heureusement, ils ne sont pas dans le funéraire !).

Celui-ci devrait de nouveau être actif en fin de semaine.

Nous recevons toujours vos fax au 03 62 02 95 72.

Dans l’attente, vous pouvez en cas d’urgence contacter notre atelier numérique pour vos maquettes et devis au 06 59 69 16 42.

Surtout, ne désespérez pas si vous avez le répondeur, c’est que la ligne est déjà occupée.

N’hésitez pas à nous envoyer vos mails sur : funerarts@gmail.com.

Vous remerciant pour votre compréhension

Cristelle – Blanche DOUARD

Yanis, le petit garçon qui laisse son empreinte dans nos vies

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Yanis

Début 2017 commençait comme toutes les autres années, des résolutions avortées une fois le taux d’alcoolémie à la baisse ainsi que par des paroles remplies d’espoir et des peines à n’en plus finir. Au milieu de ce brouhaha d’émotions contraires, il y a eu au mois de février le décès de Yanis, 5 ans. Le jeune garçon avait été battu et contraint de courir, la nuit, sur une longue distance à cause d’un pipi au lit et est mort d’un violent coup à la tête. Une atrocité qui a suscité un élan de solidarité local et national.

Au mois de mars j’étais venue vous parler de François Xavier Devaux, c’est lui qui a eu la lourde responsabilité de s’occuper des obsèques de Yanis, en lien permanent avec le père du garçon.  Une étape essentielle et complexe à mener au moment même où tous les projecteurs convergent vers la famille. Il a fallu faire taire les commentaires, la haine, la colère. Il a fallu réconcilier, il a fallu organiser, et il a fallu se souvenir.

Pour les besoins essentiels de l’enquête près d’un mois se sont écoulés pour que les obsèques puissent avoir lieues dans l’intimité familiale.

Lorsqu’un drame se produit nos réactions sont toutes différentes, et lorsque nous nous décidons à chercher un peu d’appui nous avons besoin de personnes empathiques, qui savent exactement quoi faire. C’est donc tout naturellement que François Xavier Devaux a été sollicité mais aussi la société FunérArts. Imperméables ? loin de là, ce qui fait le propre du secteur funéraire c’est sa capacité absorption de la douleur humaine. Aider à faire le deuil oui, le faire à la place, non. Une évidence objective, qui est pourtant un long apprentissage pour n’importe quel professionnel du funéraire. Au delà du professionnalisme il y a toujours des histoires qui nous marquent. De celle où l’on se dit, « elle me ressemble »,mais pas seulement.

Lorsque nous sommes confrontés à la mort dans le cadre professionnel, il y a de ces décès qui nous marquent à jamais et ça n’est pas forcément parce que la personne nous rappelle quelque chose en nous. En réalité c’est plus complexe que cela, c’est le défunt, par son âge, son lieu de vie, son histoire et son décès qui vont faire écho chez nous à un moment même où l’on était perméable. Les environnements s’entrechoquent, sa mort vient s’insérer dans notre vie, elle y prend place. Ce petit être vient s’asseoir dans notre salle de spectacle, et nous, d’un coup, sur scène, occupés dans notre représentation, nous ne voyons plus que lui.

La mémoire virtuelle de Yanis

Lorsqu’une personne décède, sa page Facebook se transforme en hommage « à la mémoire de », il y a aussi des pages qui apparaissent seulement lorsque la personne est décédée. C’est le cas pour Yanis, dont le père a ouvert une page Facebook peu de temps après le décès de son fils afin de faire vivre sa mémoire, de partager les différentes étapes qui s’en sont suivies, mais aussi une manière de rendre hommage à tous les autres enfants et tous les autres parents à travers son histoire. Si je vous en parle aujourd’hui c’est que la pose du monument à été effectuée, elle a été pensée et travaillée avec soin pour que chaque détail résonne dans le cœur de sa famille.

Il y a de ces rencontres que l’on ne fait qu’avec les défunts, parce qu’elles sont silencieuses et que leur impact laisse toujours une empreinte, un stigmate.

Ces rencontres de l’autre côté

Il y a de ces rencontres que je ne fais qu’avec des personnes décédées. Leur corps, leur vêtement, leur famille, leurs obsèques, vont me donner des indices sur leur histoire. En socio-anthropologie, j’ai dû à de nombreuses reprises  réaliser des entretiens et des récits de vie. Aujourd’hui encore, l’on me délivre souvent des témoignages qui laissent toujours une trace de l’histoire de quelqu’un. Mais parmi ces nombreux échanges dans l’intimité des mots, tous, eux et moi emporteront avec nous des secrets. Et lorsque je les vois allongés là, c’est comme si je ne voyais que ça, ces secrets cachés en eux.

Yanis, fait partie de ces êtres qui ont laissé une trace sur terre, dans le cœur de sa famille, bien sûr, mais aussi dans la société et la responsabilité de tous, du regard qui se détourne face à la maltraitance.

Il a laissé une trace en tant qu’enfant, mais il en laisse une aussi en tant que défunt, sa rencontre posthume avec toutes ces personnes, professionnels du funéraire, religieux, associations, etc. marqueront à jamais leur mémoire.

 

FunerArts, une année d’innovations et de succès

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personnalisation-et-habillage-de-cercueil-funerarts

Parmi les entreprises du funéraire, si certaines innovent assez régulièrement, le rythme de FunerArts est assez difficile à suivre pour ses concurrents. Les produits répondent toujours aux même trois critères : qualitatifs, ils répondent à un besoin, et secouent des habitudes. Best of de la saison 2016 – 2017 des cht’is déchaînés.

2016-10-14-SAINT-GERVAIS-ES-3-CLOCHERS-PF-St-Gervais-Signatures-de-monuments-7x4-cm-1-300x180 FunerArts, une année d'innovations et de succèsLa plaque Signature à poser sur un monument

Jusqu’à présent, l’indication de la marbrerie ou de la pompe funèbre qui avait posé le monument était une gravure au bas, juste au-dessus de la semelle, qui, déjà difficilement visible, s’estompait avec le temps. L’idée de FunérArts est de proposer une indication plus visible et plus durable de la société, sans pour autant envahir ou dénaturer le monument, bien au contraire.

« C’est une indication du nom et du savoir-faire de la société qui a posé le monument dans le cimetière. Et aussi une projection de son image. Ces plaques Signatures à coller, donc, sont complètement personnalisables. Que la société veuille quelque chose de neutre et sobre, ou une image plus chaleureuse et colorée, c’est elle qui décide. »

Plusieurs formats sont disponibles, et, si vous avez une idée précise, FunérArts peut concevoir des formes sur mesure. « Il suffit de nous adresser par mail les fonds, textes et logo. Nous proposons une maquette, puis nous concevons les plaques Signatures. Il est indispensable de bien réfléchir à la conception de votre Signature, c’est pourquoi nos graphistes travaillent avec le client. C’est une étape importante, parce que c’est une représentation extérieure des magasins. »

personnalisation-et-habillage-de-cercueil-Funérarts-300x219 FunerArts, une année d'innovations et de succèsLes habillages de cercueils

L’idée que propose FunerArts, consiste à apposer des plaques sur des modèles précis de cercueils, entièrement personnalisables et sur toutes les parties visible de ceux-ci « Nous travaillons avec les Cercueils Bernier et FUNICO – Cercueils du Nord, qui ont l’exclusivité jusqu’en 2017. » explique Cristelle, de Funerarts. Un certain nombre de cercueils est proposé sur l’outil de personnalisation du site de FunerArts « Ce ne sont pas moins de 70 modèles de cercueils qui sont proposés, dans plusieurs gammes, inhumation, crémation, écologiques, et enfants. Ce qui offre un panel important, en terme de formes, d’essences de bois, de couleurs… »

Les fabricants ont eux-même choisi les cercueils concernés dans leur gamme « Nous avons demandé à chacun d’eux de faire une sélection dans leur gamme de leurs cercueils les plus vendus, de ceux qui avaient le plus de succès auprès des familles ». Donc, il faut avoir un cercueil Bernier ou FUNICO – Cercueils du Nord ? « Oui, nous ne proposons le produit qu’aux pompes funèbres apparaissant dans la base d’un des deux fabricants ».

Ceci pour garantir, également, la qualité du produit « Nous avons travaillé en étroite collaboration avec les deux fabricants de cercueil pour fabriquer nos plaques en fonction des côtes exactes du cercueil, et ce, sur les quatre côtés et le dessus, pour chacun des modèles ».

Concrètement, la pompe funèbres, avec la famille, arrive sur l’outil de personnalisation. Ensemble, ils choisissent un modèle de cercueil, puis un thème, avant de sélectionner l’habillage, juste le dessus, juste les côtés, ou l’ensemble. Enfin, ils peuvent personnaliser chaque plaque, individuellement. L’outil offre donc des possibilités infinies, et une utilisation simple pour la mise en place.

funerarts-inters-sur-mesure-300x300 FunerArts, une année d'innovations et de succèsLes inters personnalisés

Les inters de Funerarts sont disponibles en ligne sur le site internet de la marque. Et ils ne ressemblent en rien aux anciens couleur bronze ou métal que nous connaissions jusqu’à présent : ils sont personnalisables. « Nous avons aujourd’hui sept gammes, une huitième sera disponible cet été. Et ces inters peuvent avoir en fait trois usages : compléter une plaque personnalisée FunerArts, bien entendu. Mais ils sont aussi proposés en boutique pour les apposer sur des plaques en granit classique. Et des personnes en achètent pour les poser sur des plaques dans les cimetières, généralement assez anciennes et dont l’inter est usé, pour rafraîchir l’ensemble ».

Mais il ne faut pas être client FunerArts pour accéder aux inters ? « Non, pas du tout. Les pompes funèbres peuvent proposer nos inters même s’ils ne distribuent pas nos autres produits, et ils bénéficient des même prestations, la garantie sur les produits, la qualité de fabrication, la personnalisation » personnaliser des inters « Oui, bien sûr. Il y a un outil sur le site, non seulement, il y a une gamme d’inters personnalisables, mais ça se fait simplement, en trois étapes ».

Et ce n’est pas fini…

Comment parler de FunerArts sans évoquer leurs plaques funéraires diverses et variées, personnalisables made in France, offrant une garantie solide est une gamme de prix les rendant accessibles à tous ? Ou encore le décor funéraire amovible ?

Débordante d’énergie et de créativité, l’entreprise du Nord n’a pas encore dit ses derniers mots, bien au contraire. On a hâte de voir ce qu’ils préparent pour le futur. Tous ces produits, et peut être des surprises, seront à découvrir au salon du Bourget, en novembre prochain.

Le site de FunerArts : www.funerarts-express.com

L’outil de personnalisation FunerArts : ocp.funerarts-express.com

Le site de Bernier-Probis : www.bernierprobis.fr

Le site de Cercueils du Nord : www.cercueilsdunord.com

Pompes Funèbres Hennard, trois ans de succès

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Pompes Funèbres Hennard

C’est aujourd’hui le troisième anniversaire des Pompes Funèbres Hennard, et cet événement nous tient à cœur. Parti de rien, Charly Hennard a su développer sa société en faisant des choix différents et modernes, tout en conservant farouchement son indépendance. Un bilan rassurant pour les entrepreneurs indépendants.

Une vie dans le funéraire

Charly Hennard à débuté au PFG à Valenciennes, avant de poursuivre son expérience chez Onlytrans, une entreprise spécialisée dans le transport de corps et la sous-traitance pour les opérateurs du funéraire. De son passage dans le groupe OGF, Charly retient surtout une expérience instructive, « une école de la rigueur ».

Longtemps, l’entrepreneur a également été pompier volontaire. Un sacerdoce qu’il a dû abandonner après la création de sa société, tant ces deux activités étaient chronophages, mais qui a contribué à sa formation, sur la disponibilité nécessaire, notamment.

La création des Pompes Funèbres Hennard a pris un an à Charly, aidé par ses proches. Passage d’un certificat niveau 6, étude de marché, recherche de fournisseurs, recherche de locaux, et c’est finalement le 1er août 2014 que Charly a ouvert avec fierté pour la première fois la porte de son agence.

Agence-pompes-funèbres-Hennard-4-200x300 Pompes Funèbres Hennard, trois ans de succèsPompes Funèbres Hennard, des choix novateurs

Les choix qu’a fait Charly pour son entreprise ont toujours été orienté vers les familles, et le souhait de leur présenter des produits novateurs.

Ainsi, plutôt que de se tourner vers les ténors du secteur, Charly a fait appel, pour ses rapatriements à l’étranger, à I2F Assistance (qui s’appelait à l’époque IFAssistance). Gilles Debeaumarché, le fondateur de la société, nous racontait d’ailleurs qu’un jour, Charly devant convoyer un défunt vers un aéroport parisien, le spécialiste du rapatriement avait joué les opérateurs de radioguidage à l’intérieur du terminal.

Un autre choix stratégique a été le cercueil en carton Eco-Cerc, qui représente aujourd’hui 80 % des crémations aux Pompes Funèbres Hennard, certaines familles venant parfois de loin pour avoir la possibilité de faire ce choix.

Charly a récemment commencé à travailler avec Funerarts « Nous allons proposer toute la gamme, les articles funéraires, les inters, et la personnalisation de cercueils. On l’a vu à Funexpo, et nous avons été bluffés. ».

Pour parfaire ses convois, les Pompes Funèbres Hennard vont bientôt se voir adjoindre une limousine Pilato, qui ne passer certainement pas inaperçue…

Trois ans, trois agences

Au terme, donc, de cette troisième année, les Pompes Funèbres Hennard ont misé sur le développement et capitalisent sur deux agences, à Hérin et Raismes, et un relais, un fleuriste correspondant. Le nombre de convois est en croissance continuelle, et les habitants du secteur ont rapidement pris l’habitude de se rendre dans les agences.

Dans un contexte censé être morose pour les entrepreneurs indépendants, la réussite des Pompes Funèbres Hennard devrait donner à réfléchir. Des choix novateurs, tournés vers la modernité et la personnalisation des obsèques, et le souci constant de la satisfaction et du services aux familles dans ses choix.

En un mot : bon anniversaire aux Pompes Funèbres Hennard, et nous sommes certains qu’il y en aura beaucoup d’autres.

Vous êtes une pompe funèbres indépendante, un artisan, une PME-PMI du funéraire ? Vous souhaitez être présents dans Funéraire Info et partager vos actualités ? N’hésitez pas à nous contacter.

Revue de presse du mercredi 05 juillet 2017

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revue de presse pompes funèbres

Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs. Revivez l’actualité sur Funéraire-info.

Le journal des Flandres – Groupe Mazal

Suite à notre article consacrée au sujet ici, retrouvez la suite de l’affaire Mazal dans le Journal des Flandres. Alors que la priorité affichée des politiques de tout bord et de tout niveau est l’emploi, cette affaire qui secoue une entreprise funéraire bien connu, FunérArts, instille le doute. L’histoire peut se résumer ainsi, un élu qui semble freiner une entreprise en pleine expansion, ce qui a pour conséquences de détruire des emplois.

Mazal-revue-de-presse-05-juillet Revue de presse du mercredi 05 juillet 2017

Funéraire-Info – Déontologie

C’est une mésaventure bien désagréable qui est arrivée à un professionnel du funéraire cette semaine : alors qu’il avait contacté un confrère pour une prise en charge de corps, loin de chez lui, il a purement et simplement assisté à un détournement de famille par l’indélicat. S’il relativise la gravité des choses, ce professionnel s’interroge sur les principes et la courtoisie professionnelle.

Le Point – Hommage à Simone Veil

Hommage à Simone Veil : des centaines de personnalités et d’anonymes attendus. Plusieurs membres de la famille s’exprimeront pendant cette cérémonie aux Invalides, qui sera clôturée par l’éloge funèbre prononcé par Emmanuel Macron.

France TV Info – Expertise

Yassine Bouzrou a affirmé, mardi soir sur franceinfo, qu’une expertise confirme la thèse de la mort par asphyxie d’Adama Traoré en juillet 2016, contrairement à ce qu’avait affirmé le procureur de Pontoise (Val-d’Oise).

Le Monde – José Luis Cevas

L’artiste plasticien mexicain José Luis Cuevas est mort. Il était connu pour s’être opposé au muralisme mexicain, un mouvement aux thèmes nationalistes de la première moitié du XXe siècle.

L’Express – Limogeage

Le contrat de Jean-Pierre Canet qui travaillait sur l’émission de France 2 ne sera pas reconduit à la rentrée, pour « défaut de procédure », mais aussi désaccord éditorial. D’une part en raison de désaccords de nature éditoriale. D’autre part, pour non-respect de la procédure d’information interne. Le tout dans un contexte très particulier: trois journalistes sont morts il y a quelques jours, en reportage pour l’émission à Mossoul. La direction de l’information explique toutefois à L’Express que l’événement tragique n’a pas eu un rôle central dans ce départ.

Ouest France – Procès

Sept ans après les faits, et la mort d’un jeune enfant de 6 mois, un trentenaire et une jeune femme comparaissent, depuis hier mardi, à Vannes, devant la Cour d’assises du Morbihan.

Télérama – Musique au cimetière

Se laisser enfermer à l’intérieur du cimetière marin de Sète, au crépuscule, il en rêvait depuis longtemps. L’année dernière, Vincent Cavaroc a soumis ce projet singulier à France Culture, proposant de faire des captations sonores entre les tombes avec une poignée d’artistes inspirés par l’atmosphère des lieux.

Europe 1 – Les journalistes au Mexique

Un journaliste a encore été assassiné cette semaine, le septième depuis le début de l’année dans ce pays aussi dangereux pour la presse que la Syrie et l’Afghanistan. Les reporters qui enquêtent de trop près sur les cartels du trafic et sur la corruption qu’il génère sont des cibles, et leurs meurtres restent impunis.

La revue de presse vous est offerte par Funéraires de France
Organisme certifié de contrôle des installations funéraires, véhicules de transport de corps,
chambre funéraire, crématorium. Nos contrôleurs se déplacent en région, et vous préviennent des dates d’échéance, pour que le contrôle technique obligatoire ne soit plus une contrainte et
redevienne un service.

Les réseaux sociaux et les entreprises de pompes funèbres, le challenge

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les réseaux sociaux et les entreprises du funéraire
étude Hootsuite

Les réseaux sociaux et les entreprises de pompes funèbres : depuis plusieurs années maintenant les réseaux sociaux donnent des outils qui servent aux entreprises. Depuis quelques temps nous observons un nouveau phénomène qu’est l’émergence des vidéos et de l’importance prise par LinkedIn – qui se rapproche de Facebook- avec un net recul observé pour Viadeo et Google +. Dans le trio de tête l’on retrouve Facebook, Twitter et LinkedIn, petit 4ème sur la liste, YouTube.

Facebook, le réseau social préféré des entreprises

Pourquoi ?  C’est surtout utile pour les entreprises de moins de 100 salariés. Évidemment cela permet une meilleure communication de l’entreprise, mais contrairement à LinkedIn, Facebook reste davantage privé. Les secteurs B2B et B2C ont des problématiques différentes et donc un usage des réseaux sociaux différent. Facebook permet aussi une grande aisance à la fois sur le nombre de caractères à poster que sur les photos et les vidéos, contrairement à Twitter plus restreint à ce niveau. Le partage sur Facebook est viral et permet de communiquer aisément avec un lâcher prise, en ne se souciant plus que des audiences.

Les entreprises du funéraire et les réseaux sociaux

Même problématique qu’au-dessus, sur Facebook l’on retrouvera parfois des pages privées ET perso, parfois uniquement perso où l’on parle de son entreprise et parfois l’inverse. Mais la plupart des entrepreneurs commencent à comprendre l’enjeu d’un tel réseau qui même s’il n’est pas toujours alimenté permet de maîtriser sa présence en ligne, parfois plus facilement qu’avec un site internet, comme on vous l’avait expliqué ici et pour la marbrerie ici. L’on retrouve davantage les entreprises famillales sur les réseaux sociaux, le funéraire mise, et l’a bien compris sur la dimension humaine du secteur et donc de la personne qui la porte. Quant à LinkedIn, ou encore WhatApps, ces réseaux sociaux sont davantage utilisés par les grosses entreprises ou les dirigeants, patrons, présidents.

Pinterest et Instagram à la traîne pour les entreprises du funéraire

Évidemment difficile de prendre en photo le convoi ou la cérémonie au cimetière. Étant donné que ce sont des réseaux sociaux de l’image, ces derniers sont davantage prisés par les fleuristes ou coiffeurs que par le secteur funéraire, par définition beaucoup plus discret.

(Cela dit on s’y est mis avec Funéraire Info, ici, n’oubliez pas de vous abonner !)

Les réseaux sociaux et les entreprises du funéraire de plus de 1 000 salariés, la communication d’entreprise.

Pour les très grosses structures, et il y en a peu, les entreprises possèdent un service communication qui mise sur des réseaux bien particuliers. En tête Sharepoint, suivi de Yammer pour les PME c’est Workplace qui gagne en succès et Slack pour les TPE. Ces réseaux sociaux ne servent pas à faire de la publicité externe mais à communiquer plus efficacement de manière interne dans l’entreprise.

Les réseaux sociaux et les entreprises de pompes funèbres , quels impacts ?

Le premier en tout point : renforcer la relation client, puis il s’agit de générer de nouvelles opportunités, c’est également une manière de faire de la veille d’entreprise en regardant ce qui se passe chez la concurrence. Les réseaux sociaux, que ce soit Twitter, Facebook ou encore LinkedIn sont aussi un formidable moyen d’avoir un retour client rapide et donc d’adapter la stratégie d’entreprise. Que ce soit pour les grosses ou les petites entreprises c’est aussi un moyen de rester proche de sa clientèle en créant un lien pré et post vente et un service client qui est en amélioration, car on le sait, si les réseaux sociaux peuvent être un formidable atout, il suffit d’une seule remarque négative pour qu’elle se propage à la vitesse de la lumière.

Quelles sont les entreprises du funéraire à ne surtout pas manquer sur les réseaux sociaux ?

  • Pilato, très présent sur les réseaux sociaux est ici sur Facebook avec des photos et des explications régulières ainsi que tous les événements de la marque dans l’année, les agents commerciaux comme Oliver Defrancq utilisent également Facebook à des fins de prospective.
  • Idem du côté de la formation, chez Nova, une page Facebook est consacrée pour annoncer les dates de formation mais aussi les inaugurations et les résultats de diplôme. Amegapub, Ameganet et tous les conseillers et responsables participent à la chaîne numérique de l’entreprise.
  • Côté HYGECO, est c’est assez récent, vous retrouverez le groupe sur linkedIn en français et anglais puisque n’oublions pas qu’HYGECO est un groupe aux dimensions internationales
  • Idem pour Pompes Funèbres de France dont la communication par LinkedIn est particulièrement efficace.
  • Sur ce réseau social l’on retrouvera également OGF, FUNECAP, ROC ECLERC donc comme je vous le disais un peu plus haut, les grosses structures du funéraire.

Certaines entreprises valent également le détour sur Facebook, je pense particulièrement à :

  • FunérArts, mais aussi à En sa Mémoire, nous bien sûr, à Funéraire-Info.
  • Les réseaux sont également bien présents: Funéplus, Le Choix Funéraire.
  • Les thanatopracteurs sont également de plus en plus présents sur les réseaux sociaux, et n’hésitent pas à avoir plusieurs comptes, un privé et un professionnel afin de parfaire leur clientèle et leur image, également les syndicats comme la CFTC les formations telles que EFFA et les transporteurs.
  • Idem du côté de la marbrerie avec les conseils dispensés par Fidès Funéraire.
  • Le deuil n’est pas en reste avec les associations ou les aides au deuil, comme La Petite Gomme, ou encore Aux Noms des Petits Anges.

 

FunérArts, quand la CC de Haute Flandres pousse à la délocalisation

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PHOTO DU BATIMENT MAZAL

Alors que la priorité affichée des politiques de tout bord et de tout niveau est l’emploi, cette affaire qui secoue une entreprise funéraire bien connu, FunérArts, instille le doute. L’histoire peut se résumer ainsi, un élu qui semble freiner une entreprise en pleine expansion, ce qui a pour conséquences de détruire des emplois.

La version de FunérArts

Cristelle et David, les dirigeants de FunérArts, nous détaillent l’affaire « Tout a commencé en 2014. A cette époque, il nous est clairement apparu que le local que nous occupions alors sur Quaëdypre serait insuffisant pour faire face au développement économique de notre entreprise. Nous nous sommes alors rapprochés de la CCHF (Communauté de Communes de Haute Flandres) afin de savoir si des bâtiments étaient prévus pour le développement d’entreprise comme la nôtre. Il nous a été alors été répondu qu’en effet, un ensemble de locaux était prévu, dont une partie ouverte à l’acquisition. »

Vous aviez prévu d’acheter ces locaux « Oui, c’est indispensable, parce que notre activité demande beaucoup d’équipements et d’adaptations qui rendent nécessaires d’importants travaux, et que déménager régulièrement, donc devoir tout recommencer, n’est pas viable ».

Affaire est donc faite « Nous sommes entrés dans les locaux en juillet 2015, et nous avons entamé certains travaux. Ce qui était convenu, c’est que nous signions une convention d’occupation, en location, jusqu’à la vente. Cette vente a été votée à l’unanimité par le conseil communautaire en 2016, il y a un an. Les Domaines sont passés pour évaluer le prix, puisque la CCHF ne peut vendre en dessous du prix minimum fixé par eux. Ils ont donné un tarif, la CCHF l’a augmenté, puisqu’elle en a le droit, et nous a fait une offre. Nous l’avons acceptée et la vente a été actée en conseil communautaire le 11 octobre 2016. »

Tout est merveilleux, donc, il n’y a pas de problèmes. « Et bien, si, puisque, depuis ce moment là, nous sommes dans l’attente. La convention d’occupation n’a pas « pris fin de plein droit » comme stipulé sur cette même convention : « en cas d’entente réciproque des parties pour une cession du bien objet des présentes à l’occupant, la présente convention prendra fin de plein droit », et on a continué à nous réclamer des indemnités d’occupation. On nous fait traîner avec une soi-disant hypothèque sur l’ensemble dont nous n’avons aucun écrit. Mais cette hypothèque daterait de l’entreprise qui détenait ce bâtiment auparavant, qui a été liquidée, d’ailleurs, le bâtiment a changé de propriétaire 2 fois depuis. Si, par extraordinaire, elle courait encore, notre banque a donné son accord pour se positionner en 2ème hypothèque. »

Des emplois détruits

David est clair : « La convention d’occupation stipule qu’à partir du moment où les parties sont tombées d’accord, la vente est présumée parfaite. Nous avions donné notre accord sur le bien et sur son prix, le Conseil Communautaire a voté. Dès lors, plus rien ne justifiait de retard dans le transfert de propriété. » (voir notes en fin d’article)

Le retard a des incidences sur le développement de FunérArts « Nous avions prévu, sur le terrain d’à côté, de construire une extension, notamment une aire pour l’accès des véhicules de chargement. Notre activité ne cesse de croître, et nous avons des besoins de développement. »

Cette histoire a un coût concret : « ce retard de transfert du titre nous coutera 70 000 euros d’indemnité d’occupation que nous continuons d’acquitter si le transfert n’a lieu qu’en décembre 2017. Cette somme correspond au salaire de trois techniciens de production qui sont en CDD chez nous, et que nous devions embaucher en CDI à la fin de leur contrat. Au lieu de quoi, nous avons eu la tristesse de devoir leur annoncer que non seulement, ce ne serait pas le cas, mais que, fin août, à la fin de leur CDD, ils ne seraient pas reconduits. Sans compter les autres emplois que nous avions prévu de créer dans les mois à venir. »

resultats-concours-talents-2017-organis-par-bge-flandre-cration-et-les-partenaires-de-la-turbine-5-638-300x225 FunérArts, quand la CC de Haute Flandres pousse à la délocalisationCristelle est stupéfaite « J’ai posé la question de ces emplois lors d’une réunion avec la CCHF, on m’a répondu que mon travail, en tant que chef d’entreprise, c’était de me soucier du fait que mon entreprise soit rentable. Justement, nous avons eu une récompense pour cela (« trophée du développement » décerné en juin 2017 par la BGE, la Turbine, Dunkerque Promotion, Initiative France, CUD, …) et cela, tout en étant à la fois une entreprise bien gérée financièrement et soucieuse, socialement, de créer de l’emploi dans notre région. »

Et laisser tomber pour assurer le développement de FunérArts ? David réagit, à sa manière toujours mi-sérieuse, mi-ironique « Bah, notre objectif cette année, c’était que FunérArts devienne leader du funéraire, ce n’est qu’un contretemps. Quand à lâcher l’affaire, jamais, c’est une question de principe. D’autres auraient peut-être laissé tomber, mais pas nous, car tout est important dans une entreprise, y compris ses salariés. »

Cristelle est aussi très claire « On nous a fait des offres ailleurs, mais c’est chez nous, notre berceau historique. La région a souffert de fermetures d’entreprise, de destructions massives d’emploi, en tant qu’acteur social et engagée politiquement dans la Communauté de Commune, j’ai beaucoup de mal à me résoudre à aller ailleurs. »

FunérArts-Mazal-Cristelle-concours-talents-709x1024 FunérArts, quand la CC de Haute Flandres pousse à la délocalisationLa réponse de la CCHF

André Figoureux est président de la Communauté de Communes des Hauts de Flandre. Nous l’avons joint sur son téléphone portable. Après nous être présentés, nous lui avons demandé « Il semble qu’il existe un désaccord entre vous et FunérArts Groupe Mazal. Auriez-vous quelques minutes pour répondre à nos questions et exposer votre point de vue ? »

Sa réponse, in extenso : « Je n’ai pas pour habitude de commenter les affaires de la Communauté de Communes. Je m’en tiens à ce qui est acté. Bonne journée, au revoir ». Avant de raccrocher.

Ce qui pose question, c’est que beaucoup d’élus de la Communauté de Communes des Hauts de Flandre tombent des nues en prenant connaissance de cette affaire. Beaucoup d’entre eux étaient jusqu’ici persuadés que FunérArts était déjà propriétaire du local et que tout cela était réglé depuis longtemps. Depuis une réunion du Conseil Communautaire d’octobre 2016 et ce vote (page 17) :

Mazal-FunerArts-CCHF FunérArts, quand la CC de Haute Flandres pousse à la délocalisation

Affaire à suivre. Si cela dure, Mazal devra se résoudre à choisir entre la pérennité de son entreprise ou sa délocalisation, et tout semble fait pour les pousser vers ce choix, ce qui semble curieux d’un point de vue politique comme économique. Parce que, si les Flandres avaient atteint le plein emploi et souffraient d’une pénurie de travailleurs, ça se saurait…