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Mes Sincères Condoléances à FUNEXPO à Lyon

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Guillaume Bailly, l’auteur de Mes Sincères Condoléances sera à Funexpo à Lyon cette année. L’occasion de faire dédicacer son livre ou de discuter avec l’auteur.

Succès surprise de cette fin d’année, avec pas loin de 50 000 exemplaires à ce jour, Mes Sincères Condoléances a créé l’événement à double titre : pour son excellent écho auprès du public, d’une part, et de l’autre, pour la couverture médiatique qu’il a suscitée.

La presse a trouvé le livre sympathique, et, puisqu’il parlait des pompes funèbres, par ricochet, c’est le milieu du funéraire dans son ensemble qui s’est vu exposé sous un jour nouveau. L’auteur du livre, professionnel de terrain et journaliste à Funéraire info, a été le premier surpris et ravi de ce succès.

Mes Sincères Condoléances sur le stand de Funéraire-Info, D76

Guillaume sera à Lyon, à Funexpo, du 20 au 22 novembre 2014, avec toute l’équipe Funéraire Info. En cette occasion, plusieurs événements sont prévus. D’abord, des dédicaces : tous les jours, à 17 H, il sera présent sur le stand D76, pour signer son livre. Des exemplaires seront en vente si vous ne l’avez pas encore.

Chaque jour, nous en ferons également gagner deux, sur tirage au sort, dédicacés et remis en mains propres par l’auteur. Pour ce faire, rien de plus simple, il vous suffira de passer sur le stand et d’y laisser votre carte de visite. Une main innocente la tirera peut être au sort.

Nous avons trouvé une main innocente, il ne nous reste plus qu’à la scier.

D’autres exemplaires seront également à gagner à la soirée des fondus de la FFPF, Fédération Française de Pompes Funèbres, selon des modalités qui vous seront expliquées sur place. Amusement et décontraction seront au rendez-vous de cette soirée conviviale.

En somme, toutes les occasions de rencontrer l’auteur et de lui faire part de votre ressenti, si vous l’avez lu, et si non, l’occasion de vous procurer ce livre qui, selon les commentaires que nous avons vu, fait du bien à la profession.

En route pour Funexpo

FUNEXPO 2014

Jeudi 20 et vendredi 21 novembre 2014 de 10h00 à 19h00

Samedi 22 novembre 2014 de 10h00 à 18h00

Parc des Expositions EUREXPO

HALL 3, Parking PO, Accès Espace Convention

Boulevard de l’Europe – F 69680 Chassieu

Revue de presse commentée de Mes Sincères Condoléances

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Alors que le déchaînement médiatique s’éteint peu à peu, une petite revue de presse commentée de « Mes Sincères condoléances », juste pour prouver que les pompes funèbres peuvent faire un buzz positif…

Grosse tête dès le début

Le jour de la sortie du livre a correspondu à une pastille dans le Journal de France Inter. Clin d’oeil bienvenu, parce que, comme nous le verrons plus tard, l’auditeur de France Inter est aussi un grand lecteur.

Dans la presse, deux articles. Un en pleine page dans Ouest-France, l’autre dans le journal 20 Minutes. Ouest-France a beaucoup compté dans l’ouest, puisque finalement, j’étais le régional de l’étape, mais 20 Minutes a eu des conséquences inattendues.

1619589_574123272714228_4542778139100417321_n Revue de presse commentée de Mes Sincères CondoléancesL’article de 20 minutes en ligne est à retrouver Ici.

Une chose que j’ai apprise, c’est que le matin, en prenant son petit-déjeuner, Laurent Ruquier lit 20 minutes (entre autres, en véritable boulimique de la presse). Ce qui m’a valu, à huit heures et demi du matin, le jour de la sortie du livre, un petit coup de fil, qui disait « Bonjour, je suis l’assistant de Laurent Ruquier, il souhaite vous avoir aux Grosses Têtes cet après midi ». Le truc rigollot, c’est que Laurent Baffie a été très sympa avec mon bouquin durant l’émission… Ni lui ni moi ne pouvions nous douter que mon bouquin allait dessouder le sien dans les classements de vente.

Si le Télégramme de Brest a eu un peu de retard à l’allumage, trois articles sont parus depuis. Ils ont bien aimé le livre…

Les publications surprenantes

nouveau-detective-219x300 Revue de presse commentée de Mes Sincères CondoléancesAu niveau des publications plus ou moins inattendues, le Nouveau Detective. Un fort bel article issu d’une conversation tout à fait sympathique avec le journaliste, qui s’est finie par une séance de photos au cimetière. Mais pourquoi diable avoir choisi celle ou j’ai une tête d’assassin qui vient de finir d’enterrer sa victime ? Oh, attendez… Assassin, nouveau détective…

Mais aussi une chronique dans Notre Temps. On s’attendrait plutôt à ce que le magazine évite soigneusement le sujet pour ne pas froisser son lectorat…

Notre Temps, ici.

Les chroniques

Deux chronique sur le livre à la radio vont aussi lui donner un coup de pouce.

La première, ici, sur France Inter. Six minutes de pur bonheur (pour moi), dont j’entends encore parler en dédicaces.

La seconde, de Pascal Praud, ici, sur RTL. A la suite de la diffusion de cette dernière, tôt le matin, le responsable des achats d’une grande enseigne culturelle nationale a appelé l’éditeur chez lui pour lui en commander 2500 supplémentaires d’urgence.

Conséquences

Ce qui a fini par donner ceci :

10620601_965375016810648_1660331755776180441_n Revue de presse commentée de Mes Sincères CondoléancesLe drame : je ne suis jamais passé devant Zemmour, c’est Zemmour qui est passé derrière mon livre, en troisième place. Moi je suis resté second, derrière… Un livre de recettes de cuisine pour régime. Vous cherchiez le Poulidor des best-sellers ? c’est moi.

Le Top du top

Mais, en matière de presse, le sommet était loin, très loin. En réalité, le top du top en terme de couverture médiatique fut l’AFP. Un journaliste de l’Agence France Presse réalisa une interview qui parut le 26 octobre. et qui fut reprise partout, absolument partout, telle quelle ou à peine transformée. La dépêche.fr, Atlantico, le Journal du Centre, le Dauphiné Libéré, le Midi Libre, Le progrès, les Dernières Nouvelles d’Alsace, La Voix du Nord…

Télé, radios

Niveau audiovisuel, les invitations ont plu. Notamment :

Le plateau de l’émission « Le marché de la Mort est Bien Vivant », en plateau, après le reportage, avec Marine Carrere d’Encausse et Arnaud de Blowe de l’UFC. Le replay n’est plus disponible.

Sur BFM TV, une interview de Thomas Misrachi, enregistrée dans une agence de pompes funèbres près du cimetière Montparnasse, qui avait eu la gentillesse de nous accueillir. Il pleuvait ce jour là, et nous devions tourner en extérieur. C’est ici.

Coup double pour Le Parisien, avec un article en pleine page pour le journal papier, et une vidéo sur le site internet. C’est à lire et voir ici.

En direct, le jeudi 30 octobre, dans La Curiosité est un Vilain Défaut avec Sidonie Bonnec et Thomas Hugues. Une émission très sympathique, qui m’a valu une visite de RTL et de croiser Francis Zegut, le godfather du rock en France. Pendant les pauses publicitaires, Sidonie Bonnec et Thomas Hugues me racontaient lesplus grosses boulettes avec leurs invités. ils devraient écrire un livre. C’est ici que ça se passe.

Le lendemain matin, en direct sur France Inter, avec notamment François Michaud-Nerard, directeur des services funéraires de la Ville de Paris, et Brigitte Sabatier, directrice d’ABCremation, les cercueils en carton. Une émission à réécouter ici.

Les avis des lecteurs

Pour finir, quelques avis de lecteurs collectés sur les sites de vente.

« Très bien écrit, on passe par toutes les émotions en se mettant à la place du narrateur à chaque anecdote.Du rire aux larmes en passant par les moments intenses, ce livre nous offre une vraie palette de ce que les professionnels du funéraire peuvent vivre.Ce qui me fait arriver au second point: ce livre est tout autant accessible pour un professionnel qu’un particulier, le deuil nous concernant tous.Il ose briser un tabou concernant la profession dans notre société française, cela ne rend cet ouvrage que plus intéressant. » Yume (FNAC)

« bonjour
reçu aujourd’hui fini aujourd’hui, lu d’une traite sans pause sauf celles provoquées par des crises de fou rires et celles provoquées par des larmes d’émotion (quelle belle grand mère et les les enfants sont crus et directs, ceux qui liront comprendront)
merci pour ce très bon moment
j’aimerais bien rencontrer l’auteur pour davantage d’histoire et d’emotions tristes ou joyeuses comme la vie
bonne lecture » Cyrillus 34 (Amazon)

La question la plus fréquemment posée

« il y aura un tome 2 ? »

La réponse à la question la plus fréquemment posée

« Oui »

Le marché de la mort est bien vivant ! (France 5)

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Save the Date. Le marché de la mort est bien vivant ! Le monde en face – Marina Carrère d’Encausse, le mardi 4 novembre 2014 a 20h35

Aujourd’hui, le marché du funéraire est en pleine mutation.

Depuis la libéralisation de son marché en 1993, ce secteur n’a cessé de s’adapter aux tendances sociologiques, économiques et technologiques.

Effectivement, les designers, artistes et webconcepteurs proposent de « nouvelles » manières de célébrer la mort.

De la retransmission internet d’une cérémonie précédant une crémation, aux tombes connectées en passant par les sites mémoriaux sur les réseaux sociaux ou encore la fabrication de cercueils en cartons, l’offre est de plus en plus variée pour qui veut gérer son départ ou demeurer encore plus longtemps dans le cœur de ses proches.

Ce documentaire fait un état des lieux d’un marché qui ne connait pas la crise !

Après la diffusion de ce film, Marina Carrère d’Encausse propose un entretien avec Arnaud de Blauwe, rédacteur en chef adjoint de « Que Choisir » et Guillaume Bailly , auteur de « Mes sincères condoléances » (Éditions de l’Opportun).

Pour en savoir plus :

Réalisateur

Sylvie Deleule

Production

Illégitime défense

Laure Bernard

Avec la participation de France Télévisions

Guillaume Bailly, Mes sincères condoléances, l’histoire secrète

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Je fais partie des privilégiés qui ont pu avoir en main le premier opus de Guillaume Bailly, « Mes sincères condoléances » avant sa sortie officielle. Depuis une semaine, j’ai parcouru les pages du livre et je me suis délecté avec quelques histoires.

Il est difficile d’être complétement neutre et impartial, travaillant avec Guillaume depuis plus de deux ans et étant son employeur et l’ayant recruté pour ses narrations sur Requiem29, pardon, Croque-morts magazine, dont quelques unes ont été réécrites pour ce livre avec de nombreuses nouvelles inédites.

L’histoire secrète d’un best-seller!

Il y a bien longtemps, en fait, 4 ou 5 ans, une fois par semaine, Guillaume livrait sur Requiem 29, une nouvelle histoire vécue par lui ou par d’autres et soigneusement vérifiée par notre blogueur. C’était le temps où le funéraire et internet s’ignoraient royalement, et seule Carole de l’IFFPF, tentait de créer une communauté sur Facebook.

Souvenons-nous, « Félicitations à tous les participants à la clôture du jour » »(1), nous nous précipitions pour lire une nouvelle, drôle ou triste, une tranche de vie du funéraire, où le personnage principal n’était pas le défunt, mais généralement les proches dans ce funeste moment. Et sur la page principale du site nous pouvions lire « J’ai gardé un cœur d’enfant.  Sur mon bureau, dans un bocal de formol, Robert Bloch » et « içi, l’humour c’est comme le café. Noir et sans sucre », souvenir… Le 9 octobre ce qui n’était qu’une aventure numérique est devenue réalité, Guillaume se retrouve en librairie à côté d’auteurs qu’il aime ou qu’il déteste, il assure la promotion de son premier livre, écrit des épitaphes, pardon des dédicaces.

Un rêve qu’il avait depuis longtemps, être publié !

Morceaux choisis

Mes sincères condoléances se présentent comme un recueil de nouvelles courtes, une à plusieurs pages. Les unes sont touchantes, d’autres sont franchement à se tordre de rire tant les travers des hommes peuvent se révéler surréalistes dans des moments cruels. Elles se situent souvent en Bretagne et même si rien de paranormal à proprement parler n’y apparaît, on entend parfois l’Ankou passer et on sent l’attachement de l’auteur à sa terre.

Bien des histoires sont traversées par le souffle de la grande histoire. Comme celle de cet homme qui avait été découvert dans un état de décomposition si avancée que les employés des pompes funèbres priaient pour que les proches n’émettent pas le souhait de voir le défunt. Évidemment, le contraire se produisit et l’auteur tenta avec beaucoup d’insistance de les en dissuader. En vain. Finalement, le grand-père décida d’y aller seul en premier. Et alors qu’il n’était qu’à quelques mètres du défunt, Guillaume essaya une fois de plus de le retenir, lui expliquant à quel point la vision allait être pénible. C’est alors que le grand-père l’arrêta net, lui montra son tatouage sur l’avant bras et dit : « j’ai sans doute vu pire à Dachau ». Immense moment de solitude pour l’auteur qui nous dit qu’à cet instant, il aurait voulu disparaître sous terre….

Mais ce qui frappe le lecteur, c’est l’incroyable solitude de nos mourants, retrouvés des mois ou des années après leur décès ou entourés de proches totalement déficients, comme ceux qui se présentent ivres-morts à la cérémonie, ceux qui exigent une cérémonie courte parce qu’ils rendez-vous avec le notaire, cette dame qui demande qu’à son décès que ses deux fils, avocat et médecin, ne soient pas avertis parce qu’il ne faut pas les déranger, « vous comprenez, ils ont beaucoup de travail », ce tuteur professionnel qui ne s’est pas rendu compte que sa pupille était morte depuis trois ans, ce proche d’un homme mort dans un incendie qui demande un prix pour la crémation « parce que le travail est déjà bien entamé » ou encore cet homme encore jeune, si seul dans la vie qu’il a fallu à Guillaume des recherches pour retrouver la sépulture de son père.

Le livre nous fait d’ailleurs découvrir le dévouement des employés des pompes funèbres, à l’instar de ceux là qui ont déployé des trésors d’inventivité pour qu’épouse légitime et maîtresse ne se croisent pas, ou ce maître de cérémonie, l’un des meilleurs de la profession semble-t-il, qui a trouvé une solution pour qu’un jeune homme handicapé et obèse puisse être transporté dans la sépulture familiale inaccessible ou encore ces deux croque-morts réquisitionnés pour enlever un corps sans que rien de suspect ne soit relevé par la police et qui vont découvrir les indices d’un crime.

Enfin, si la lecture ravit, c’est aussi grâce à l’écriture. Nos internautes ne seront pas surpris, eux qui ont déjà remarqué la plume de Guillaume. Elle se déploie dans l’ouvrage avec un talent certain, les trouvailles sont nombreuses et très souvent, il faut le dire, très drôles, tel ce défunt qui devait peser 140 kilos, « dont un bon cinquième tapissait le sol de son séjour »…

Remerciements

Il manque dans ce livre une page remerciements, je vais donc l’écrire moi-même, m’estimant l’entremetteur entre l’éditeur et l’auteur un jour de mars 2014 pendant Tanexpo.

  • Merci à mes parents, sans qui rien n’aurait été possible.
  • Merci à Angélique, sans qui rien n’aurait été possible.
  • Merci au monde des pompes funèbres, sans qui rien n’aurait été possible.
  • Merci à Eric, (moi), sans qui rien n’aurait été possible. (2)
  • Et pardon à ceux que j’aurai pu oublier…

Et pour conclure

En juillet 2011, Guillaume publiait un statut sur Facebook :

« Ambition pour 2012 : que Croque-morts magazine devienne LE webzine indépendant des pompes funèbres. Aujourd’hui, 200 lecteurs, demain, 20 000. J’aurai besoin d’un coup de main… »

Aujourd’hui en 2014, Guillaume travaille pour Funéraire-Info, LE webzine indépendant des pompes funèbres et à partir du 9 octobre, ce n’est plus 200 lecteurs pour tes nouvelles, mais des milliers… Vivement le tome 2 et «Merci pour ce moment»!

Légendes: Guillaume Bailly et Stéphane Chabenat,  Éditions de L’Opportun et Guillaume Bailly en interview avec une journaliste de France-Inter le jeudi 3 octobre, cimetière du Montparnasse. Crédit photo, Funéraire-Info

Pour commander: Mes sincères condoléances – Éditions de L’Opportun – 315 pages – 9 octobre 2014

(1) C’était juste une formule alambiquée pour dire « bravo à tous ceux qui ont survécu à cette journée ». Je ne me rappelle plus comment j’ai eu l’idée, et à chaque fois qu’on me posait la question, je m’amusais à inventer une raison différente…
(2) Pardon pour mon immense modestie.
 

Les Grosses Têtes avec Guillaume Bailly pour Mes sincères condoléances

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 Les Grosses Têtes du jour, Chantal Ladesou, Franz-Olivier Giesbert, Pierre Bénichou, Christine Bravo, Laurent Baffie et pour la deuxième fois dans l’émission Baptiste Lecaplain cherchent les réponses aux questions posées par Laurent Ruquier sur l’actualité. Avec la participation de Guillaume Bailly, assurant la promotion de « Mes sincères condoléances » et de Funéraire-Info en passant.

Le replay de son intervention est à écouter içi

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« Mes sincères condoléances«  est depuis 2 jours dans le top 100! pour le commander, c’est içi!

Avis des lecteurs
Je me suis marrée en lisant quelques nouvelles au hasard. (Claire)
Une excellente affaire : il est trois plus intéressant que celui de Trierweiler, et deux fois moins cher. (Guillaume)
A plus de la moitié du livre, j’apprécierai déjà un « second tome ». (Cynthia)
Je suis en train de le dévorer. (Marie)
Je l’ai commencé et il est terrible. (Cédric)
Je vais me le commander ce matin. (Nelly)

Pourquoi les journalistes ne mangent pas les croque-morts

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Mon heure de gloire médiatique m’a donné à réfléchir sur notre métier, plus précisément, sur la communication entre les professionnels du funéraire et le grand public, qui sera pourtant inévitablement confronté un jour ou l’autre à nos services.

Au cas ou vous ne le sauriez pas

Pour celles et ceux de nos lecteurs qui reviennent d’une expédition dans l’Antarctique, ou qui tout simplement (je peux le concevoir, mais plus difficilement l’accepter) s’en fichent, je sors un livre. Quand ? Demain. Et de quoi parle-t-il ? Puisqu’il vaut mieux parler de ce qu’on connaît, il parlera de pompes funèbres, bien entendu. Vu du côté humain, qui est le plus intéressant. Mon premier livre, sur les différentes méthodes de fixation des capitons dans les cercueils en fonction de la densité du bois, un opus de 4000 pages, n’a jamais trouvé d’éditeur, sous prétexte qu’il n’aurait jamais trouvé de lecteur.

Plaisanterie mise à part, le jour même ou le communiqué de presse de mon éditeur partait, je me retrouvais soudain couvert de demandes de presse.

A une journaliste à qui je m’ouvrais de mon étonnement de voir la ruée sur ma personne, et mon livre, puisque c’est lui qui est au centre des débats, elle me répondit « C’est simple, chaque année, à la Toussaint, on traite des pompes funèbres, mais c’est tellement rare qu’un croque-morts sorte du silence… ». C’est à ce moment là que je suis tombé de ma chaise, je crois.

J’ai à ma main un petit tas de cailloux, sans savoir à qui les lancer. Aux journalistes qui ne demandent pas aux professionnels du funéraire si ils n’ont, à tout hasard, rien à dire, ou aux professionnels du funéraire qui se taisent devant les journalistes ?

Ce qui intéresse la presse

Les journalistes sont une caste de pistonnés qui jouissent d’un nombre important d’avantages, au nombre desquels celui d’avoir déjà mon livre depuis près d’une semaine, alors que vous devrez attendre demain.

Ce qui les fascine, donc, dans mon bouquin que vous n’avez pas lu, c’est la part d’humanité de notre métier. J’ajouterai à cette part d’humanité la psychologie développée et surtout, surtout, la part symbolique. Sans généraliser, beaucoup pensaient que notre job consistait à ranger un défunt dans un cercueil qu’on avait vendu très cher et à déposer celui-ci au fond du trou. Ils découvrent un métier qui va bien au delà de ça.

Allez, j’exagère : beaucoup de journalistes ont reconnu qu’ils avaient une curiosité pour le funéraire, bridée par un tabou. En même temps, notre métier à une telle réputation d’omerta qu’ils n’ont tout simplement pas tenté. C’est dommage : les Toussaint récentes ont montré d’excellents articles de journalistes qui avaient osé pousser la porte des pompes funèbres et avaient écrit, pour certains, le meilleur papier de leur carrière.

Pour vous rassurer

Pour vous rassurer, dans mon livre, je ne raconte pas de bêtises. Ou si c’est le cas, ce n’est pas exprès. On peut laisser passer des choses, parfois.

Mais dans cette collection d’anecdotes, certaines que j’ai vécues, et d’autres qu’on m’a raconté (et que j’ai vérifié), j’ai pris soin de montrer notre métier sous son meilleur jour, en respectant les défunts et en observant scrupuleusement le secret professionnel.

Et, jusqu’à présent, les journalistes ne m’ont pas mangé. Ils se sont montrés curieux, intrigués, étonnés, mais aucun ne m’a dit « Vous faites vraiment un métier de pourri ». Au contraire, j’ai entendu énormément de « Je ne voyais pas ça comme ça ».

Alors, tout ça pour en venir à l’objet de cet article, qui n’est pas de vous convaincre d’acheter mon livre : si, à la Toussaint, un journaliste pousse votre porte pour « voir un peu ce que vous faites, et comment vous le faites », expliquez lui, vous verrez, ça se passera très bien. Vous y gagnerez un excellent article dans le journal, et surtout, auprès de vos futurs clients, une réputation de transparence qui est souvent assimilée à l’honnêteté. C’est tout, il n’y a rien d’autre à ajouter.

Si en plus vous voulez lire mon livre, ça me va.

Guillaume Bailly

Mémoires incroyables d’un croque-mort par Guillaume Bailly

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Mes sincères condoléances, les mémoires incroyables d’un croque-mort par Guillaume Bailly – Parution le 9 octobre 2014 – 320 pages – 9,90 €.

 

« Quand vous êtes croque-mort, c’est 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ! Avouez simplement votre profession et votre soirée entre amis se transforme immédiatement en interrogatoire… Comment devient-on croque-mort ? Embaumer, c’est facile ? Et les familles, elles sont comment ? Et les phénomènes étranges, ça existe ? C’est vrai tout ce qu’on raconte sur les cimetières ?

 « Histoires inimaginables, scénarios incroyables : tout est vrai ! »

Fort de mon expérience, j’ai voulu partager les petits dérapages et les grands moments de certains enterrements : bourdes familiales, lapsus macabres, incidents techniques ou demandes surprenantes !»

« Quand la réalité dépasse la fiction ! Les moments cultes des enterrements… »

Guillaume Bailly a travaillé pendant une dizaine d’années dans les pompes funèbres. Passionné par ce métier pas comme les autres, il a organisé et dirigé plus de 2000 cérémonies. Il travaille aujourd’hui pour Funéraire-info, le site web leader de l’information funéraire en France.

Nos partenaires recevront un exemplaire dédicacé du livre de Guillaume à l’occasion du salon Funexpo à Lyon.

Pour commander le livre c’est ici!

 

« Mes Sincères Condoléances » par Guillaume Bailly, le livre de la rentrée

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Fort de sa longue expérience de « croque-morts », Guillaume Bailly vient d’écrire un ouvrage iconoclaste sur les petits dérapages de certains enterrements. Bourdes familiales, lapsus macabres, incidents techniques, demandes surprenantes et gaffes en tous genres sont légion ! Interview…

« 100% vécu »

Bonjour Guillaume, j’ai lu que ton premier livre « Mes Sincères Condoléances » allait sortir le 9 octobre prochain, pour Funeraire-Info qui est le média à la pointe de l’actualité funéraire en France, peux-tu nous en dire quelque mots ?

Guillaume Bailly : Oui. Funéraire Info est en effet un média de pointe, qui a révélé de nombreux scoops dans le domaine du funéraire par exemple la cession d’un très gros groupe du secteur à un investisseur Russe deux mois avant tout le monde.

Attends, c’était bien la question ? Ah, non, la boulette, le livre !

C’est un livre constitué d’anecdotes sur les pompes funèbres, vécues directement par moi-même ou bien soigneusement collectées et vérifiées par mes soins. Les habitués de la tranche de vie du vendredi, la saison dernière sur Funéraire Info, ne devraient pas être dépaysé.

Peux-tu nous éclairer sur la genèse de ce livre, qui si ma mémoire est bonne a débuté pendant Tanexpo à Bologne ?

GB : Tout est parti de l’éditeur Stéphane Chabenat, des éditions de l’Opportun. Il avait édité un livre, « C’est grave Docteur ? » qui trustait les sommets des ventes, et il cherchait un sujet pour le suivant. Il avait sa petite idée, en réalité, un livre sur le funéraire, qui, si on pousse un peu la réflexion, était dans la continuité du précédent.

Après tout, nous, les croque-morts, nous sommes un peu le service après vente de la médecine.

Stéphane Chabenat était donc en train de parcourir Funéraire Info, qu’il avait découvert au gré de ses recherches, il est tombé sur les tranches de vie, et a appelé le chef pour savoir s’il ne connaissait personne qui pourrait écrire tout un livre sur le sujet. Et le chef savait pertinemment que c’était très précisément ce à quoi j’occupais mon temps libre. Il nous a mis en contact, et le projet est parti comme ça.

Peux évoquer tes relations avec l’éditeur pendant la période d’écriture de ton livre ?

GB : Je ne sais pas si c’est dans le caractère de Stéphane Chabenat, ou s’il a simplement compris que j’avais besoin de calme, mais nos rapports sont restés très espacés. Dès le début, il m’a expliqué ce qu’il cherchait, je lui ai expliqué ce que je faisais, et, partant de là, on se passait un coup de fil de temps en temps, lui pour savoir si ça avançait, et moi pour savoir si j’étais sur la bonne voie.

J’ai découvert un peu plus tard, à la fin, en fait, que l’autre éditeur de la maison, une éditrice, en fait, était plus sceptique sur le projet. Mais la lecture du manuscrit l’a rassurée. Elle craignait le gore et le cynisme, mais a trouvé le rendu final bienveillant.

Au final, il restera dans le projet la moitié du manuscrit que j’ai envoyé, et qui était beaucoup trop long. Les éditeurs ont tout simplement sélectionné leurs histoires préférées.

Au fait, je manque a tous mes devoirs, les lecteurs de funéraire-Info te connaissent, mais peux-tu te présenter et nous résumer ton parcours ?

GB : Il y a peu à en dire. Je suis dans le funéraire depuis une dizaine d’années, j’y suis entré par hasard, en tant que porteur vacataire, et y suis resté par passion. Je suis devenu conseiller funéraire, ai eu la responsabilité d’une agence, mais c’est l’aspect cérémonie qui m’attire le plus.

J’ai travaillé dans différentes sociétés, une régie municipale, puis le numéro un du marché, une société familiale, et enfin avec un ami qui montait sa société. Sans parler des petits coups de main que j’ai été donner à droite, à gauche, en free-lance.

Enfin, j’ai intégré Funéraire Info. C’était logique : j’ai fait pas mal de boulots différents, avent d’arriver dans le funéraire, et c’est le métier ou je me suis senti chez moi. D’un autre côté, j’ai toujours voulu écrire. Alors, travailler à Funéraire Info, ce qui revient à écrire sur les pompes funèbres, j’ai un peu eu l’impression d’être mort et arrivé au paradis.

Aujourd’hui je travaille à temps plein pour Funéraire Info, et j’écris aussi parfois dans un mag qui parle de cigarette électronique, mon autre grande passion depuis que grâce à elle, j’ai stoppé ma consommation quotidienne de 50 clopes. On peut donc me considérer comme un militant actif de la vapote.

Nous avons interrogé ton patron qui nous a dit qu’il avait été très cool avec toi pendant cette période d’écriture, tu veux rajouter quelque chose ?

GB : En fait, il a été très cool. Je m’en voudrais d’en dire plus et de froisser son immense modestie.

Bon, pour la faire courte, entre la date à laquelle j’ai accepté le projet et la date limite de livraison du manuscrit, il y avait quatre mois. Au début, je pensai que c’était largement faisable. Et puis, au final, ça a été dur. Et le boss de Funéraire Info m’a fait un emploi du temps sur mesure, ce qui m’a permis de pouvoir dormir la nuit.

Le livre sort le 9 octobre en France, le 11 novembre au Canada, l’angoisse monte ?

GB : Oui, chez ma femme. Il paraît que j’ai de problèmes d’ego, qu’à chaque fois qu’il m’arrive quelque chose de bien, je me met parler d’un ton pédant , à côté duquel Arnaud Montebourg passerait pour normal. Et c’est elle qui va devoir me supporter au quotidien.

Sinon, bien sûr, oui, j’attends avec impatience de savoir comment le livre sera reçu, et je songe déjà aux prochains. Attends… Au prochain, ça ira, pour le moment.

Comme de coutume, le mot de la fin est pour toi : que souhaiterais tu dire aux lecteurs de Funéraire Info ?

GB : Oui, que c’est moi qui ait insisté pour finir les interviews par cette question. C’est plutôt une bonne idée, non ?

Le livre « Mes Sincères Condoléances » en pré-commande sur le site de la FNAC, livraison prévue à partir du 9 octobre 2014, en suivant ce lien!

Promenade à Funexpo 2012

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Le salon Funexpo se tenait à Lyon du jeudi 15 au 17 novembre. Bien entendu, nous y étions. Et nous avons vu plein de choses. Premier compte-rendu.

IMG_1617-300x225 Promenade à Funexpo 2012
Eric Foveau, d’Afterweb, rencontre un utilisateur conquis par son système de retransmission vidéo de cérémonies funéraire

Bien entendu, tout ne se résume pas en un article. Nous y reviendrons plus en détail dans les jours qui suivent, et les nombreux contacts noués nous permettront d’approfondir et d’enrichir l’actualité funéraire dans les prochains mois. Les douze, en fait, qui nous séparent de Paris.

Du centre ville, la navette va directement jusqu’à l’immense site Eurexpo. Première surprise, le bus se vide au premier arrêt, le bâtiment principal. D’un autobus double à soufflet bondé, nous passons à quatre. Oui, à Lyon, en même temps, se tient le salon de la piscine. Manifestement, il intéresse beaucoup plus de monde.

A neuf heures pile, nous pénétrons d’un pas décidé dans le salon. Récupération des badges, descente du grand escalier, coup d’œil affolé autour de nous : on s’est trompé d’endroit ? Le comité d’accueil est en effet constitué de répliques des statues de l’île de Pâques, mais un bref coup regard aux stands voisins nous rassures : des corbillards, des plaques, on n’est pas au salon du tourisme, mais bel et bien à Funexpo. Bon, certes : il est aussi question de voyage, mais celui-ci a un côté définitif.

Il y a peu de monde dans les allées. Notre premier tour de repérage en est facilité. De quoi entendre râler dans tous les coins.

Tempus fugit

« C’était mieux avant » semble la phrase la plus souvent prononcée, dans un élan réactionnaire qui ferait pleurer Eric Zemmour de bonheur. Une heure après le début du salon, les exposants sont déjà prêts à signer son certificat de décès. Pas de précipitation, on a trouvé l’explication. Le salon, habituellement programmé du vendredi au dimanche, a eu lieu cette année du jeudi au samedi, ce que beaucoup n’ont pas compris. Calme le jeudi, la fréquentation a été importante le vendredi et le samedi.

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Philippe Gentil, président de Pascal Leclerc, entouré de Marie-Ange Del Giovare et de Jennyfer Warin, chargées de développement

Roc Eclerc est là, en position quasi-centrale, juste à côté du stand des organisateurs. Le numéro deux Français occupe un immense stand, parsemé de tables façon bar et de salons douillets. Rien à acheter, rien à vendre, mais un accueil très agréable : le groupe est venu rencontrer le monde du funéraire et entretenir les liens, et ils le font très bien.

Pas d’OGF, en revanche : le groupe ne voit pas l’intérêt d’avoir un stand sur les salons, peut être, ce qui peut se comprendre : pas de franchisés, pas ou peu de vente en B to B, la maison mère des PFG n’a rien à en retirer. Mais pas totalement absents, néanmoins : ici et là, avec un badge visiteur, on croise une directrice de marque ou un directeur de secteur opérationnel du mastodonte, venus en curieux.

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Michel Leclerc et son fils Florian, directeur du Sublimatorium

Au détour d’une allée surgit une véritable rock star, Michel Leclerc, qui jette un regard circulaire tandis que son Fils Florian négocie le référencement d’un fournisseur. Après un échange de saluts, le tombeur du monopole nous explique qu’il vient d’arriver, et compte bien faire le tour du salon, prendre un petit peu le pouls de la profession.

Il sera déjà tard le soir, lors du discours d’ouverture, ou Alain Hoffarth et Roger Schvartsman, coprésidents de la FFPF et Florence Fresse, déléguée générale de la Fédération Française des Pompes Funèbres (FFPF) accueilleront les visiteurs lors d’une petite cérémonie de bienvenue, suivie d’un verre de l’amitié bercé par un orchestre de chambre.

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Cedric Ivanes président du syndicat des thanatopracteurs (SPTIS)

Un salon, c’est aussi l’occasion de rencontrer des personnes avec lesquelles on correspond, avec qui même parfois se tissent des liens d’amitié, et que l’on n’a, paradoxalement, jamais rencontrées « en vrai ». C’est le cas par exemple de Cédric Ivanes, le président du SPTIS, prêt à arpenter le salon durant ses trois jours. Encore frais et dispo, on n’est que le matin du premier jour, et ce Lyonnais d’adoption joue à domicile. Il ignore encore qu’il fera, dans les 72 heures à venir, une consommation de café propre à faire exploser le prix de la matière première, ainsi que la désagréable expérience d’aller chercher sa voiture en fourrière pour avoir oublié, en rentrant chez lui, que le vendredi est jour de marché. Il est tout à fait pardonnable : un salon, c’est un peu en dehors du temps.

C’est également le cas de Nathalie Maurand, de BelleStèle33, qui ne s’attendait certainement pas en faisant l’aller-retour Bordeaux-Lyon dans la journée, à se retrouver habillée en veuve du siècle passé dans un corbillard d’époque, magnifique pièce de la collection personnelle d’Yvan Lavallade, venu faire la promotion de son excellent ouvrage sur les véhicules funéraires anciens.

L’ancien est d’ailleurs au rendez-vous : comme l’explique un commercial en matériel pour marbriers à qui j’ai demandé de me montrer ses nouveautés, « Des nouveautés, on n’en a pas vraiment. On a des versions améliorées de matériels bien connus. ». C’est vrai que les réelles révolutions ne courent pas les allées, et attirer les clients potentiels pour lui expliquer les spécificités de son produit s’avère compliqué.

Les jupes des filles

Une loi de mauvaise foi est d’ailleurs maugréée par notre rédacteur en chef, que l’augmentation progressive du poids de sa sacoche s’emplissant de documentation et un mal de pieds persistant suite aux kilomètres de piétinement ont mis de mauvaise humeur « Moins il y a de nouveautés sur un stand, plus la jupe des hôtesses est courte ». Faux dans les faits, toutefois.

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Benjamin Rivaud frappe fort, déjà, pour Paris 2013

Certains ne comptent pas sur d’accortes hôtesses pour alpaguer le chaland. FAPE Obsèques frappe fort avec son circuit de petites voitures (des cercueils), sur lequel des courses sont organisées. Chaque soir, le plus rapide remporte un chèque. Amusant, original, vraiment sympathique, Mario Metta, directeur général adjoint ne cache pas sa satisfaction « Nous essayons de trouver quelque chose de différent à chaque fois ». On a hâte de voir ce qu’ils imagineront pour la prochaine édition.

Inutile de chercher à alpaguer des clients pour les vendeurs de corbillards. Déjà, au vu de l’espace occupé, ensuite parce qu’ils avaient sorti l’artillerie lourde avec des modèles sublimes, enfin parce qu’ils avaient même prévu la piqûre de rappel avec un espace occasion très bien pensé. A presque 140 000 euros certains modèles neufs, c’est gentil de leur part de penser à la crise. Benjamin Rivaud, patron de l’entreprise de limousines Rivaud, lance une petite bombe en exclusivité à Funéraire Info : il va faire gagner, au salon de Paris en 2013, une limousine sur son stand. Du jamais vu.

Funexpo, c’est aussi l’occasion de rencontrer des personnages importants ou en devenir de l’industrie funéraire. Philippe Gentil, président du groupe Pascal Leclerc, nous reçoit aimablement, pose quelques questions sur Funéraire Info avant un échange de vues sympathique et décontracté sur le funéraire. Sandrine Thiéfine, présidente de Roc Eclerc, nous accorde un entretien alors que nous la croisons dans une allée, après avoir précisé très gentiment qu’elle nous lisait. A l’heure dite, elle nous impressionne par son calme et son attention au soir du second jour de salon, alors que, constamment sollicitée, elle n’a pas eu une minute pour souffler. Dans les deux cas, quelques questions sur notre journal avant de rentrer dans le vif du sujet. Clairement, nous avons eu l’impression de passer un examen de passage, et de le réussir. Funéraire info est adoubé, nous sommes désormais un média avec qui on peut parler.

La plupart des réseaux sont là. Olivier Hecquet du Voeu, dans les allées, cherche le nouveau produit qu’il distribuera dans son réseau, Jean-Pierre Guillermin de Facultieve Technologies (HYGECO) est heureux du succès rencontré par l’atelier animé par ses thanatopracteurs et pas les contacts récoltés. Nous saluons Pierre Vidallet de l’UGCF que nous avons eu l’occasion d’interviewer en nos colonnes. Souriant sur leurs stands, accueillants et disponibles, les grands professionnels du funéraires sont ravis de présenter leurs sociétés et leurs projets, comme Philippe Martineau du choix funéraire ou Thierry Ceotto de Funéris.

Quoique parfois, parler soit difficile. Certains exposants arrivaient de l’étranger, et eu d’entre eux avaient prévu un interprète. Anglais hésitant, pantomimes pour se faire comprendre, pas simple.

Rumeurs

Le funéraire est un microcosme, et il bruisse de rumeurs. Nous rions avec la directrice de Résonance, Maud Batut, du prétendu rachat de son magazine par le nôtre, alors que nous avons entendu exactement l’inverse. Bien entendu, personne n’a racheté personne. Plus tard, j’entends que Guillaume Bailly, de Funéraire Info (c’est moi, ça !) est marié avec la fille d’un cadre dirigeant d’un grand groupe funéraire. Mince, moi qui croyait que Beau-papa travaillait dans les travaux publics du Nord Pas de Calais, c’est un choc.

A la cantine, autre lieu de rencontres, nous saluons Meziane Benarab, de l’OFPF, qui salue la bonne tenue du salon. Le vendredi soir, nous dînons avec Claire Sarazin et son équipe, tout juste arrivés sur Lyon alors que nous sommes sur le départ. Nous n’avons pas eu le temps de voir tout le monde, à notre grand regret.

Voilà. Quoi, c’est tout ? Non, évidemment. Nous n’avons pas parlé des marbriers, des fabricants de cercueils, des assureurs, des génies parfois qui, avec un simple bout de carton, font une merveille, des démonstrations de thanatopraxie, et du vin, puisque la FFPF avait invité un producteur de Beaujolais à l’occasion du troisième jeudi de novembre. Mais cette semaine sera spéciale salon, on prendra le temps de vous parler de tout ça, alors, restez avec nous, vous saurez tout avant tout le monde.

Pourquoi les obsèques ne sont pas gratuites ?

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La Toussaint est pour la presse ce qu’on appelle un « marronnier » : un sujet dont on est sûr qu’il fait vendre du papier et qui revient tous les ans. Avec son cortège, pour certains journalistes sans imagination, d’attaques et d’accusations en tout genre contres les pompes funèbres. Comment y répondre ? Pourquoi les obsèques ne sont pas gratuites ? Éléments de langage.

Trop cher

1631013-e1351519143790 Pourquoi les obsèques ne sont pas gratuites ?Il y a quelques années, une publicité pour une voiture montrait un jeune émir du pétrole se voir reprocher par son père sa voiture, parce que « pas assez chère, mon fils ». Le pauvre devrait passer sa vie à rouler en Aston Martin, Ferrari ou Rolls Royce. Dans le funéraire, c’est exactement l’inverse : un hommage à un disparu, une personne précieuse, qui a façonné la vie de ceux qui en portent le deuil, est toujours qualifié de « trop cher ». Il faudrait avoir une Rolls, mais gratuitement. Soit.

Mais, pardon pour cette question, « trop cher » par rapport à quoi ?

Un défunt est précieux. Ce n’est pas juste une coquille vide, un cadavre à jeter au rebut. C’est le réceptacle de ce qui fut une personne, avec son savoir, son caractère, ses qualités, ses défauts aussi. Passons sur ceux qui considèrent que le corps est juste un déchet encombrant dont il faut se débarrasser : ces gens existent, ils ont manifestement des problèmes familiaux à régler qui dépassent le cadre de la profession. Pour les autres, immense majorité, est-ce que l’argent déboursé pour les obsèques est un vol ou la rétribution d’un service ?

Une facture des pompes funèbres est obligatoirement précédée d’un devis détaillé, puis d’un bon de commande. Sur chacun d’entre eux, les prestations doivent être détaillées, et le travail du professionnel est de les expliquer. La seule prestation obligatoire, on ne le sait que peu, est le cercueil. Le cercueil a un coût de fabrication. Celui-ci inclut bien entendu le travail du bois, la salaire du professionnel qui le confectionne, mais aussi un différent nombre d’éléments légaux : une certaine épaisseur, des poignées, un bac étanche biodégradable au fond, une plaque d’identification du défunt gravée, l’huisserie… L’ensemble devant satisfaire à un ensemble de normes pour être mis sur le marché.

Chaque professionnel du funéraire doit avoir, non pas un cercueil, mais une gamme, avec un produit prix d’appel dont la qualité, au vu de ces normes, n’est pas au rabais, jusqu’au très haut de gamme, proposé mais jamais imposé. Tordons au passage le cou à une légende tenace, celui de l’entrepreneur funéraire qui vendrait des cercueils à six poignées pour justifier la présence de six porteurs au convoi. Le nombre de poignées est la plupart du temps à titre esthétique, sauf dans le cas des « hors gabarit » pour des défunts exceptionnellement lourds.

Mais et le reste ? Les soins de conservation ? Optionnels, d’abord, coûteux ensuite : le formol n’est pas gratuit, le recyclage des déchets non plus, et allez expliquer au Thanatopracteur, qui est un artisan qui a subi une solide et contraignant formation, et doit souvent avoir une autre activité à côté pour nourrir sa famille qu’il « gagne trop », bon courage.

Le corbillard ? Un véhicule équipé d’un caisson spécifique, disposant d’équipements précis, l’ensemble fabriqué en toute petite série avec des normes draconiennes, fait grimper son coût d’achat et d’entretien. La maison funéraire ? Bâtiment complexe, spécifique, extrêmement normé, lui aussi, situé généralement dans un lieu ou le foncier est élevé, devant disposer d’un parking, c’est un investissement de plusieurs centaines de milliers d’euros à amortir.

Tous ces équipements dont les familles comprendraient mal que l’entreprise n’en dispose pas, représentent une charge lourde pour l’entreprise.

On passera sur les uniformes de la société, puisqu’on imagine mal une équipe de porteurs débraillés, et les formations du personnel, à la législation, la psychologie…

L’argent du malheur

Il y aussi a un argument simple mais irréfutable : dans notre système actuel, deux étapes sont des passages obligés, naître et mourir. Les deux font appel à des professionnels compétents et formés, ce qui est rassurant, parce que ce sont des moments importants. Mourir coûte en moyenne 3000 euros, d’après une moyenne nationale, et naître 7000 euros. La différence vient du fait que les obsèques, à la différence de la naissance, ne sont pas remboursées par la sécurité sociale.

L’on peut alors poser la question : si les futurs parents devaient payer la note de leur poche, s’exclameraient ils que les naissances sont « trop chères » ? Nul doute que si ils avaient gain de cause, les obstétriciens viendraient rapidement à manquer : faire un métier exigeant, difficile, avec une exigence de résultat qui confine parfois à l’impossible, pour un salaire de misère ? Autant se faire dentiste ou ophtalmologiste.

Même si leurs rémunérations n’atteignent pas celles du corps médical, les croque-morts ont le droit de vivre de leur profession. On arguera que leur travail revient à gagner un salaire sur le dos des endeuillés. Certes, mais posons alors deux questions :

Premièrement, que se passerait il si ils ne le faisaient pas ? Outre la gestion du deuil, les familles devraient s’occuper elle-même de la mise en bière, de la toilette, du creusement de la fosse, de l’inhumation… Utilisant un matériel qu’ils ne maîtrisent pas, des produits souvent toxiques, sans compter, toujours elles, les réglementations qui existent. Impossible à faire si l’on n’est pas un professionnel expérimenté, formé, et équipé de plusieurs dizaines de milliers d’euros de matériels.

Ensuite, à quel titre le professionnel du funéraire doit il gagner un salaire de misère ? Son métier exige qu’il soit au courant de toutes les lois qui existent, il doit constamment s’informer des modifications de la législation, pour les appliquer aussitôt : activité réglementée et particulièrement surveillée, une erreur en la matière peut lui valoir son habilitation préfectorale, c’est à dire son droit de travailler.

Il subit aussi la pression de la réussite : si une cérémonie est loupée, il n’y a pas de seconde chance, on ne peut pas ressortir le cercueil de la fosse et recommencer. Et la réussite d’une cérémonie est un facteur important du deuil d’une famille. Notons à ce propos qu’une cérémonie manquée fera, si la famille contacte les médias, les choux gras du quotidien local, qui ne parlera pas forcément des centaines de convois parfaits que le professionnel a effectué durant sa carrière. Parce qu’en ce domaine, il n’y a pas de demi-mesure. Un convoi « pas trop mal » n’existe pas : c’est parfait ou loupé.

Enfin, le professionnel du funéraire passe sa journée avec des morts ou des proches qui les pleurent. Le mythe du croque-mort sinistre et cynique doit voler en éclat : un croque-morts, c’est un monsieur tout le monde qui a trouvé un emploi là par hasard. Ca pourrait être vous. Imaginez vous cerné de malheur, de deuil, de cadavres, de drames, tous les jours, pendant quarante ans. Imaginez vous vous entendre raconter toute la journée la litanie des histoires sordides, des conflits imbéciles qui déchirent les familles, des drames qui ont poussé au suicide, des vieux morts, des enfants morts, et ceux qui restent. Soyez conscient d’une chose : le petit vieux mort paisiblement entouré de toute sa famille sans avoir souffert, c’est l’exception.

Un professionnel du funéraire doit être disponible ou et quand la mort frappe. C’est à dire sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Le salaire moyen d’un croque-morts est de 1500 euros. Oserez-vous le regarder droit dans les yeux et lui dire qu’il ne les mérite pas ? Ou plutôt, feriez-vous, vous, pour ce prix là, son travail, tous les jours jusqu’à la retraite ?

A qui profite le crime ?

blog-marronnier-feuille-transparence Pourquoi les obsèques ne sont pas gratuites ?Allez, un petit dernier pour un des principaux bénéficiaires des tarifs des pompes funèbres : l’Etat. 20 % de taxes sur un convoi. Sur des obsèques à 3500 euros, ça en fait 1000 dans sa poche. Plus sur ce qu’il va gagner sur les droits de succession, sur tous les opérateurs funéraires, sociétés privées, donc assujetties à l’impôt, sur les taxes sur des services obligatoires (pose de scellés), partout. Les obsèques moyennes à 3000 euros n’en vaudraient plus que 2400 sans la TVA.

Bien entendu, il est hors de question pour lui de renoncer à la manne, les récents propos d’un ministre, que l’on qualifiera à tout le moins de méprisant en font preuve.

Il y a différents angles pour aborder le funéraire. D’expérience, pour attirer l’attention, d’autres que les scandales marchent. Les innovations, par exemple, parce que le secteur funéraire invente, se renouvelle, s’adapte aux changements de la société. Il y a de quoi stupéfaire le plus blasé des lecteurs. Le funéraire manque de bras : le métier recrute. On ne le sait que trop peu. Certes rebutant vu de l’extérieur, il est suffisamment passionnant pour que la majorité y reste toute sa carrière. Et tant d’autres encore. En plus, les gens y sont sympas : tenez, pour la prochaine Toussaint, si vous voulez, à Funéraire Info, on vous aide à trouver un sujet, et on vous ouvre nos carnets d’adresse pour vous aider à le réaliser. Entre confrères, on peut s’aider. A notre plus grande joie, plusieurs journaux ont choisi de parler du funéraire de manière positive. D’après les retours que nous avons, ils s’en félicitent.