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Hommage sur internet, Doorip devient Inmemori

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Inmemori hommage

Vous aviez eu le plaisir de découvrir doorip, représenté par Clémentine et Benjamin à Lyon à l’occasion de Funexpo ; ce jeudi 17 novembre, ils reviennent avec une toute nouvelle version, car pendant les deux derniers mois, ils ne se sont pas endormis sur leurs lauriers.

Doorip.com change de nom et devient inmemori.com

Pure-player sur internet, c’est comme la boxe, après le round d’observation pour trouver les bonnes distances, il faut savoir lâcher ses coups. Nos deux créateurs n’ont pas chômé, ils ont enchainé des démonstrations prospects chez les ténors du funéraire et chez des indépendants, dans les médias et chez des assureurs, tout en analysant les retours des utilisateurs pour faire évoluer la plateforme vers une V2, accompagnés par des experts du numérique.

Inmemori, permettre aux proches de rendre hommage au défunt

Le jeune service digital permet, à partir d’une page en ligne privée dédiée au défunt, aux familles de transmettre très rapidement les informations sur les funérailles par email ou par sms et aux proches de rendre hommage au défunt en laissant des messages de condoléances, en partageant des souvenirs et des photos.

Agilité, robustesse et souplesse de inmemori

L’écoute des remontées pendant les soutenances, la capacité à répondre vite face à des décideurs pressés, la propension à devancer les attentes des clients pour proposer des solutions innovantes et la rapidité de mise en place de ces innovations démontrent le dynamisme de l’équipe dirigeante de même que la robustesse et la souplesse de l’outil proposé aux professionnels du funéraire.

Les améliorations fonctionnelles de la V2 sont les suivantes : une nouvelle identité graphique contemporaine et élégante, la possibilité pour un proche de poster plusieurs photos et des vidéos, la constitution en live d’un album photos et la possibilité d’organiser une collecte de dons en ligne pour aider la famille à financer les obsèques ou pour soutenir une association en hommage au défunt

Inmemori, un nouveau modèle financier

Le service est désormais gratuit pour les familles et les pompes funèbres qui se voient reverser une partie des bénéfices dès lors que les pages deviennent rentables ; bénéfice auquel s’ajoute l’impact généré par le partage et la consultation des pages d’hommages : chaque agence de pompes funèbres bénéfice ainsi d’une très forte visibilité auprès de l’entourage et des proches des défunts (300 vues en moyenne pour une page d’hommage).

Vous avez le choix, vous pouvez le faire vous-même avec un service disponible dans plusieurs mois, si ce n’est plus, ou faire confiance à un partenaire dont c’est le métier et proposer immédiatement une solution moderne et stable pour vos clients, la balle est dans votre camp.

Et pour contacter Clémentine et Benjamin, c’est içi (Inmemori)!

Clémentine Piazza : 06.14.56.25.35 clementine.piazza@gmail.com

Benjamin Bettoun : 06.98.50.67.27 benjamin.bettoun@gmail.com

Review : Ça s’est passé cette semaine sur Funéraire-Info

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Bonjour à toutes et à tous, un petit dimanche cocooning ou un convoi à préparer ? Dans tous les cas, venez avec moi dans la review de la semaine qui présente les articles écrits et sélectionnés pour vous.  Commémorations. C’est le mot d’ordre en cette semaine. Si la semaine passée était faite de recueillement, nous restons cette semaine encore quelque peu silencieux, hommages en perspective.

Commémorations

Si le 11 novembre fait partie de l’ADN de l’histoire de notre pays, le 13 novembre fait désormais partie de notre mémoire collective. Je m’interroge cette semaine et vous interroge par la-même sur la nécessité ou non de célébrer ce 11 novembre. Quant au 13 novembre, derrière les attentats, nous nous rappelons des noms, des sourires et des visages.

Toujours dans le recueillement je vous ai amené au crématorium de Metz où s’est déroulée la cérémonie du souvenir le 1er novembre dernier.

Toujours dans le cadre des cérémonies, Mélanie vous emmène dans l’histoire des monuments aux morts, suivez cette exposé en deux parties.

On fait le point !

Mélanie nous explique, caveau, enfeu, fosse, quelles différences ?

La mise aux normes des crématoriums c’est pour bientôt, Guillaume a interrogé Michel Chazottes de Funéraires de France, du contrôle technique des crématoriums qui revient pour nous sur ces nouvelles dispositions.

L’urne funéraire; et si vous souhaitez/devez la transporter dans votre voiture ? Y-a-t-il des règles à suivre ? Quelles sont les formalités ? Que dit la loi ? Guillaume nous explique.

Ils sont près de 500 000 en France, ce sont les orphelins, je vous dresse un constat de la situation de ces milliers de jeunes qui ont vu s’arrêter leur enfance.

Économie

Le blood marketing ? Mais qu’est-ce-que c’est que ça ? Je vous dis tout.

Guillaume vous donne son point de vue, l’ubérisation, ce mot à la mode semble se propager au milieu funéraire, notamment à l’entretien de sépultures. Qu’en-est-il exactement ?

Côté pro

Côté urnes funéraires, je vous présentais Hadès collection il y a quelques temps avec ses urnes novatrices en plexiglas et personnalisables. Je vous présente leur nouvelle collection.

Efflam c’est votre spécialiste de bougies personnalisées.

Côté culture, on retourne sur le sujet des crématoriums, Guillaume à interrogé Valentin Bodenghien pour Funéraire Info, architecte il a écrit un mémoire sur l’évolution théâtrale des crématoriums.

De mon côté je vous emmène dans le Bayou à la découverte du Vaudou.

La semaine prochaine on continue de faire le point, on continue de se cultiver, et on continue de vous mettre en lumière.

Vous avez des idées ? Des réclamations ? Des revendications ? Partagez-les-moi. Bon dimanche à vous, merci de m’avoir laissé rentrer chez vous. On repart ensemble dès demain.

Funéraire-Info, pour vous, par vous.

Attentat de Paris : Dis-moi, comment tu t’appelles ?

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Tic, tac. Un an…Certains détestent fêter leurs anniversaires, mais pour certains, c’est justifié. Tu es mort(e) à Paris, il y a un an dans un attentat. Aucune bougie ne s’éteindra, au contraire, elle s’allumera. Je m’assoie à mon bureau, Raconte-moi, dis-moi…Comment tu t’appelles ?

Nous sommes Marie et Mathias, nous avons 23 ans. Amoureux, Lorrains, Morts, ce sont les trois mots qui résument le mieux notre état depuis un an dans les journaux. Notre photo a fait le tour du monde. Ce week-end un concert est organisé à Metz, par notre famille, nos amis, des artistes.

Je m’appelle Lola, j’ai 28 ans et je suis éditrice. C’est mon père qui parle le mieux de moi. Il n’oublie pas, il ne m’oublie pas. Comment le pourrait-il ? Je fais du roller derby dans une équipe parisienne. Joyeuse de nature, j’adore la musique, je suis morte au Bataclan.

Je m’appelle Djamila, j’ai 41 ans, j’ai une petite fille de 9 ans maintenant. Nous avons une petite fille de 9 ans. Parce que oui, je suis morte dans les bras de mon mari, propriétaire du restaurant où j’ai été assassiné sur la terrasse.

Je m’appelle Jean-Jacques, j’ai 68 ans. Je suis complètement fan de rock. J’ai deux enfants et je suis même grand-père, passionné, je suis mort au Bataclan.

Je m’appelle Kheireddine, j’ai 29 ans et je suis violoniste mais tout le monde m’appelle Didine. J’habite un quartier de Paris où j’ai survécu au terrorisme depuis près de 10 ans. « Didine » est mort comme ça en pleine rue, après une soirée.

Je m’appelle Thierry, j’ai 36 ans et je suis policier, sous-brigadier. J’ai deux enfants. Je ne suis pas mort en service même si pendant tout le cours de mon exercice j’ai dû faire attention. Ce soir là je fêtais l’anniversaire de ma compagne au restaurant de Gregory le mari de Djamila.

Je m’appelle Caroline, j’ai 24 ans, je venais juste de m’installer à Paris. Je suis morte au Bataclan en souriant à mon amie, je suis une des premières à être tombée et à ne m’être jamais relevée.

Je m’appelle…Je m’appelle la haine il paraît, mais en réalité, je m’appelle la joie, la culture, la musique, la fête, la passion et l’amour. C’est comme ça que j’ai passé mes dernières heures, mes dernières minutes, des sourires plein le cœur, en écoutant de la musique, avec mes amis, ou dans les bras de ceux que j’aime.

Je m’appelle Sarah, j’ai 29 ans, deux enfants. Je vais bien, en tout cas bien mieux que Gregory le mari de Djamila, bien mieux que le père de Lola, bien mieux que la compagne de Thierry. Je suis au chaud, à mon bureau, je vous écris, j’imagine, je spécule, j’extrapole. Peut-être qu’un jour c’est moi qui mourrais dans un attentat, peut-être que ça sera toi. Peut-être qu’un jour on m’enlèvera mes enfants à une soirée, à un concert, dans une école, en pleine rue, en voyage. Peut-être qu’un jour c’est ma famille qui pleurera ou c’est la tienne qui hurlera. « Peut-être qu’un jour, nous mourrons dans un attentat » est aussi vivace dans notre esprit qu’« Un jour nous ferons le tour du monde ».

Aucun dieu ne m’aidera, aucun média n’apaisera mes proches, aucune couronne de fleurs ne me rappellera, aucun hommage ne suffira.

Mais pour l’instant, je m’appelle Sarah, j’ai 29 ans, deux enfants, je vous écris du côté de la vie, du côté de l’amour, du côté de l’espoir, du côté de demain.

 

L’évolution théâtrale du crématorium vue par un architecte

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crématorium de Wattrelos

Dans son mémoire « De l’évolution théâtrale des crématoriums », Valentin Bodenghien, architecte Diplômé d’État –ADE-, étudie l’évolution à travers le temps des hommages au défunt, mis en parallèle avec l’évolution architecturale des crématoriums. Nous avons interrogé l’auteur sur son livre.

Une coïncidence amusante

L’essai « De l’évolution théâtrale des crématoriums » est un mémoire de maîtrise, rédigé alors que Valentin Bodenghien était étudiant au département Art Architecture Politique de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Malaquais. Mais comment un étudiant en architecture s’intéresse-t-il au sujet ? « C’était au collège » explique Valentin Bodenghien « On nous avait fait faire des tests, pour voir quelles professions pouvaient cadrer avec notre personnalité et nos compétences. A la fin, il me restait deux propositions : thanatopracteur ou architecte. Même si la thanatopraxie a l’air d’être une matière intéressante, je n’y connaissais rien, ma famille étant réticente, et je me suis alors orienté vers l’architecture. En fait, le thème de la mort m’a ensuite hanté jusqu’à ce que, comme une évidence, je trouve ce sujet d’étude. »

Le livre

Le livre est à la fois une étude absolument passionnante sur le sujet, doublé d’un panorama historique de la crémation, de Prométhée à nos jours. Allant du plus général au plus particulier, le sujet en est, comme son titre l’indique, la façon dont les crématoriums ont évolué au fur et à mesure du rapport entre les hommes et la mort.

Valentin Bodenghien explique « Lors de la création du premier crématorium, en 1804, le bâtiment est pensé dans un premier temps plus dans le sens d’un incinérateur que comme un crématorium tel qu’on l’entend aujourd’hui. C’est à partir des années 1970-80, lors de l’essor de la crémation, que l’on voit apparaître les embryons de crématoriums modernes. A partir de ce moment là, la cérémonie est prise en considération. »

Valentin Bodenghien souligne « Une tendance est la séparation. Il n’y avait pas, au début de séparation marquée entre la partie technique et la partie réservée aux familles » celles-ci, en effet, se trouvaient dans la salle, avec l’opérateur, pour le départ « A partir des années 70, on a établi une séparation nette entre la partie technique et la partie publique, et c’est une séparation de l’espace qui s’accentue par la suite de plus en plus ».

Le livre prend pour exemple trois crématoriums de Lille, construits à trois époques différentes. Pourquoi eux ? « Parce qu’ils ont la particularité, tous les trois, d’avoir été conçus par le même architecte, Monsieur Jean-Paul Dewailly, sur la demande de la même collectivité, et sur un même territoire – même concepteur/client/lieu -. Cela permettait d’évacuer les problématiques de personnalité de concepteurs différents pour voir, sur une période de quarante ans, les différentes problématiques qui ont été soumises à Monsieur Dewailly et la façon dont il y a répondu en tant que concepteur ».

Une lecture indispensable

« Il y a une très forte évolution stylistique à travers l’histoire » souligne Valentin Bodenghien « Lors de la conception du premier crématorium , du Père Lachaise par Jean-Camille Formigé, ce qui se voyait le plus, c’était la cheminée. C’était un élément de reconnaissance caractéristique du crématorium. Aujourd’hui, les nouveaux crématoriums, au contraire, cherchent de plus en plus à cacher leur cheminée. Ce que, conformément à mon étude, je déplore ».

Mais un archéologue, dans mille ans, qui explorerait nos crématoriums, en apprendrait il beaucoup sur nos coutumes funéraires ? « Sans aucun doute ».

Mais le livre est disponible « Je l’ai soumis à un concours dont j’attends le résultat. Si je n’ai pas la chance d’en être lauréat, je le soumettrai à des éditeurs universitaires. J’espère y avoir plus clair en janvier. »

Nous ne saurions trop vous recommander la lecture du livre de Valentin Bodenghien, qui est, de la volonté de l’auteur, très accessible au néophyte en architecture. J’affirme, pour l’avoir lu, que l’on peut le considérer dores et déjà comme un classique du genre. Nous vous préviendrons aussitôt qu’il sera disponible.

Efflam, mettre en lumière les obsèques et le deuil

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efflam-ciergerie-desfosses

Efflam, marque de la Ciergerie Desfossés, propose des bougies de deuil et personnalisables. Le cirier vendéen poursuit ainsi un parcours initié il y a 142 ans au service du symbole.

La Ciergerie Desfosses, un géant inconnu

L’entreprise de Carquefou, près de Nantes, est quasiment inconnue du grand public. Et pourtant, depuis 142 ans, la Ciergerie Desfossés fabrique, comme son nom l’indique, des cierges. Bougies pour de nombreuses occasions du calendrier, cierge Pascal, l’entreprise s’est imposée auprès de ses interlocuteurs grâce à la qualité toujours stricte de ses réalisations, et sa compréhension fine de la symbolique attachée à ses produits.

L’équipe de la Ciergerie Desfossés a toujours pensé que la flamme avait une signification d’une portée universelle. C’est pourquoi elle s’est attachée, à travers toute une gamme de bougies de deuil, à offrir une gamme funéraire adaptée à tous.

L’écologie, une préoccupation

Comme la ciergerie s’y est engagée il y a plusieurs années, ses équipes agissent pour le développement durable. Sur le plan environnemental, veiller au grain passe notamment par le développement de solutions alternatives au pétrole.

Les contraintes et notre niveau de connaissance des impacts réels de l’utilisation des matières, des services et de l’énergie se modifient quotidiennement. C’est la raison pour laquelle avec Luminat, la Ciergerie Desfossés réalise une synthèse la plus judicieuse entre les différentes sphères du développement durable : le social, l’environnement et l’efficacité économique.

Efflam, les bougies du deuil

Dans de nombreuses cultures de l’hémisphère nord, la flamme revêt une importance symbolique, et se voit utilisée pour de nombreuses cérémonies. Elle s’imprime dans l’inconscient collectif comme symbole de la vie, de l’espérance, d’un guide dans l’obscurité.

C’est tout le sens de la bougie personnalisée d’Efflam. L’idée, simple et réfléchie, est de proposer aux familles de matérialiser le deuil dans ce symbole de la flamme vive. La lumière fait directement appel à l’imaginaire. La personnalisation permet dans le même temps d’incarner le souvenir du défunt dans la bougie elle-même.

La gamme Efflam se décline dans plusieurs variations : la gamme des bougies et veilleuses de recueillement chez soi. Cela permet de maintenir une lumière en hommage au défunt. Également proposée, une gamme de bougies et photophores destinée à brûler en extérieur. Cela permet d’honorer le défunt sur le lieu de sépulture. Les cérémonies nécessitent des cierges et chandeliers spécifiques. Efflam leur a dédié toute une gamme pensée et conçue pour ces circonstances. Enfin, à destination des pompes funèbres, Efflam propose également une gamme de produits destinés à mettre an avant les modèles pour améliorer leur visibilité auprès des familles.

Retrouvez les sur Efflam.eu

 

 

Le tendre hommage au crématorium de METZ

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Hommage au crematorium de Metz

Publiée par Funéraire Info, le journal du funéraire sur Mardi 1 novembre 2016

Mardi 1er Novembre je me suis rendue au crématorium de Metz afin d’y vivre la cérémonie du souvenir organisé par son directeur Gilles Bongiovanni , comme chaque année. Car oui, il s’agit bien de « vivre » la cérémonie. Un temps d’hommage et de recueillement empli de douceur.

Un brin chauvine, j’aime à me rendre à ce crématorium de France de Metz – groupe Funécap – et qui est un très beau crématorium. Un intérieur tout en bois, une ambiance douce, zen et qui invite au recueillement mais pas à un recueillement triste plutôt à une méditation.

La crémation est un point particulier à Metz, et ce d’ailleurs pour toute l’Alsace-Lorraine. En effet, alors que le taux de crémation en France est de 35 % en Lorraine il est ici de près de 55 %. Le recul de la religion catholique est-il en cause ? Il y a en effet beaucoup de protestants en Lorraine – qui ont accepté la crémation dès 1887 -. Pourtant près de la moitié de ces crémations sont religieuses. Une raison écologique ? Économique ?. En tout cas le constat est là. L’Alsace-Lorraine est aussi équipée de 15 crématoriums ce qui est bien supérieur aux autres régions de France.

Musique, c’est ce qui nous attendait pour cette cérémonie du souvenir afin de se recueillir pour les défunts crématisés ici, mais aussi pour l’ensemble des défunts.

cérémonie-souvenir-2 Le tendre hommage au crématorium de METZLa cérémonie débute sur l’histoire des quatre bougies la Paix – la Foi – l’Amour – l’Espoir :

Quatre bougies brûlaient lentement. Il régnait un tel silence que l’on pouvait entendre leur conversation. La première dit « Je suis la Paix ! Cependant, personne n’arrive à me maintenir allumée… je crois bien que je vais m’éteindre… »

Sa flamme diminua peu à peu, et disparut.

La seconde dit « Je suis la Foi ! Mais dorénavant, le monde pense que je ne suis plus indispensable… Ca n’a pas de sens que je reste allumée plus longtemps ! »

Et sitôt qu’elle eut fini de parler, une brise légère souffla sur elle et l’éteignit. 

La troisième bougie se manifesta à son tour « Je suis l’Amour ! Mais je n’ai plus de force pour rester allumée. Les gens me laissent de côté et ne comprennent pas mon importance. Ils oublient même d’aimer ceux qui sont proches d’eux… »

Et sans un bruit, elle s’effaça à son tour.

Alors entra un enfant, qui vit les trois bougies éteintes.

« Mais pourquoi avez-vous cessé de brûler ? Vous deviez rester allumées jusqu’à la fin ! »

Et une larme glissa le long de sa joue…

Alors la quatrième bougie murmura « N’aies pas peur. Tant que j’ai ma flamme, nous pourrons rallumer les autres bougies. Je suis l’Espérance ! »

Alors, les yeux brillants, l’enfant prit la bougie de l’Espérance et ralluma les trois autres.

cérémonie-souvenir- Le tendre hommage au crématorium de METZLa cérémonie est douce, sans faute note. La maitre de cérémonie fait bien attention de ne pas faire de bruit à chaque prise de parole et elle alterne ses discours avec le directeur lui-même. Tour à tour ils parleront aux familles, mais aussi au nom des défunts. À mi-chemin entre une cérémonie religieuse et une cérémonie civile, tous s’y sont reconnus. Chaque discours étaient ensuite entrecoupés d’interludes musicaux au violon afin de permettre d’apprécier les paroles prononcées précédemment et de se recueillir.

J’y suis allée pour raison professionnelle, je connaissais ce crématorium et je souhaitais vous faire partager avec moi la douceur de cet hommage. Mais bien vite ce n’était plus la rédactrice qui était là sur ces bancs, mais celle qui venait aussi être submergée par le souvenir. Je n’avais jamais pris le temps de me recueillir pour un décès dont je peine encore à parler aujourd’hui. Les mots justes et posés de ce jour m’ont permis d’ouvrir la première porte du chagrin et de ce deuil rétroactif. Une cérémonie sans prise de position dans laquelle je me suis reconnue.

 

Toussaint : le bilan de la presse 2016

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La Toussaint dans la presse

La Toussaint est passée, ça y est. L’équivalent pour les pompes funèbres de Noël pour les magasins de jouets est toujours une célébration épuisante et prenante. La presse n’est pas en reste, mettant notre profession à l’honneur. Fort heureusement, nous avons compilé pour vous les tendances et articles, opinion et sommaire.

Sommaire des revues :

Revue de presse des portraits

Bois et carton, revue de presse du cercueil

Revue de presse du nettoyage de sépulture

Revue de presse des cimetières

Revue de presse des thanatopracteurs

Revue de presse de la crémation et des crématoriums

Revue de presse de l’Art funéraire

Revue de presse des nouvelles technologies dans le funéraire

Revue de presse de l’argent du funéraire

Revue de presse des corbillards

Revue de presse du deuil

Revue de presse de la société et des associations

Revue de presse de la religion

Revue de presse des divers et de l’ailleurs

Globalement positif

La tendance, dans la presse, cette Toussaint 2016, a été globalement positive. Les journalistes se sont beaucoup intéressés aux personnes dans le costume de croque-morts, ce qui a donné une galerie de portraits assez intéressante.

Le seul bémol a été l’article assassin de RTL sur les devis. Basé sur une étude de familles rurales, la profession en a pris pour son grade… Sauf que les critiques formulées se basaient sur un postulat irréaliste. Ces fameuses prestations minimum sont hors de propos. Un cercueil et un véhicule habilité, point barre. Qui va porter le défunt ? Conduire le véhicule ? Ouvrir le monument ? Faire les démarches ? J’en passe. Certes, la loi est du côté de Familles Rurales, mais théoriquement uniquement. Parce que la législation ne tient pas compte du savoir-faire. Le chapitre est donc clos.

Les grands vainqueurs, les nettoyeurs de tombe

Chaque année, un sujet se trouve mis en avant, et cette année, les nettoyeurs de tombe décrochaient la timbale.

Personne n’explique vraiment le phénomène. C’est un peu comme quand vous parlez d’une couleur de voiture qu’on ne voit jamais, et que, le lendemain, vous ne cessez pas d’en croiser. Bon, plus plausiblement, soit un journaliste a eu l’idée, et les autres se sont dit qu’ils allaient la reprendre à leur compte, soit ils ont erré comme des âmes en peine dans les cimetières et ont rencontré ces fameux nettoyeurs.

Ceci dit, il en existe deux catégories. Les ultra-professionnels et les bricoleurs. Au niveau ultra-professionnels, on citera évidemment En Sa Mémoire, très présents, surtout au travers de leur application.

Au niveau moins professionnel… Bon, je ne cafterai pas, mais le type qui nettoie les tombes au nettoyeur haute pression, il n’y a que moi qui suis tombé de ma chaise ? Bon, l’inspection de travail a sifflé la fin de la récréation, un certain tri sera fait…

Petite polémique l’air de rien…

L’autre mot à la mode, c’était Uberisation. Des start up ambitieuses (j’en ai compté trois) veulent uberiser le funéraire pour faire baisser les coûts. Noble intention, mais, pourquoi est-ce que je m’énerve ? Ah, oui, voilà pourquoi : en uberisant, comme vous dites, le funéraire, vous allez vous débarrasser en premier d’un truc qui coûte des sous, mais qui me paraît, moi, assez essentiel : le professionnalisme.

Mais bon, si les familles préfèrent faire appel à un uber croque-morts qu’à un vrai professionnel, formé, équipé de matériel agréé, expérimenté, qui a pignon sur rue, qui a fait ses preuves, et dont l’honnêteté peut être certifiée rien que par le fait qu’il a son habilitation, grand bien leur fasse.

Par contre, qu’elles ne s’étonnent pas d’en avoir pour leur argent.

Je reste persuadé que les pompes funèbres sont un métier qui perdra à être uberisé, dans le sens où les familles y perdront, et je suis tout à fait disponible pour expliquer aux journalistes sur quoi je base cette affirmation.

Mais bon, déjà, voyons combien de ces start-up qui veulent révolutionner le funéraire existeront encore dans trois mois, et on en reparlera.

A part ça, c’était une bonne Toussaint.

Chronique Toussaint du monde : L’exotisme au coeur du souvenir

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À des milliers de kilomètres de la métropole, en Guadeloupe, aux Antilles et en Polynésie, on fête également les défunts, mais c’est davantage le 2 novembre qui est mis à l’honneur. Repas, couleurs gaies et locales viennent égayer les souvenirs.

Léon-Jean me raconte : « Si tu entres dans un cimetière guadeloupéen le 2 novembre, je suis sûre que tu pourrais te croire au Mexique ! Il y a beaucoup de similarités à commencer par la fête. Tout ce qu’on ne retrouve pas en métropole. Toutes les familles participent et se retrouvent autour des tombes à la tombée de la nuit pour une grande nuit de festivité. » L-J pour Funéraire Info

Aux Antilles la fête se prépare une semaine avant, toute la semaine précédent le jour J étant consacrée au nettoyage des tombes. C’est une manière de montrer tout le respect porté aux défunts. C’est au Rhum que se déroule la fête des morts toute la nuit.

Les religions s’entremêlent, à la religion chrétienne s’ajoute l’hindouisme pour les guadeloupéens. Ainsi ils fêtent ce qu’il s’appelle le Sanblani, qui est une fête originaire du Sud de l’Inde. Elle représente l’anniversaire de chaque défunt d’une famille.  C’est l’occasion de se réunir tous ensemble et de préparer le repas préféré de ceux qui ne sont plus là. La tradition veut qu’une fois le repas préparé, les vivants sortent de la maison en fermant la porte afin que les morts puissent venir goûter au repas préparé en leur honneur.

En Polynésie, c’est l’immaculé qui prédomine. La coutume veut que les tombes soient recouvertes du magnifique sable blanc des plages. Par dessus mille et une couleurs viennent compléter ce tableau de mémoire par des bouquets de fleurs et toutes sortes de compositions florales exotiques.

Tout comme au Japon, c’est le mot « fête » qui prédomine sur celui de morts. Des couleurs, de la joie et de la gaité comme hommage, qui viennent pas à pas effacer les larmes. Demain je vous amène en Sicile, où les enfants sont mis à l’honneur dans cette fête qui prend les allures de fête générationnelle.

Funeral Concept, une vision différente du cimetière

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Le funéraire n’est jamais à court d’imagination, et, de ce point de vue, Funeral Concept n’est pas en reste. La société vendéenne affirme ses bases, design et made in France, pour ses clients, familles, pompes funèbres et marbreries. Ses tombes dans des matériaux peu répandus, acier et bois, notamment, combinent cette originalité avec celle de leur aspect.

Freddy Pinault et Emilien Rondard, son bras droit, en ont fait leur credo « Nous voulons donner une vision positive du funéraire. Montrer qu’une sépulture, ce n’est pas forcément triste, ni forcément en granit. Au contraire, nous voulons de nouveaux concepts et de nouveaux matériaux, pour apporter autant une esthétique soignée que de la diversité dans la visuel du cimetière. »

C’est donc juste une recherche esthétique ? « Non, ce n’est pas l’art pour l’art. Cela correspond aux demandes des familles en deuil, qui demandent aujourd’hui des monuments de plus en plus personnalisés, comme les obsèques. » Emilien précise « Nos créations sont toutes pensés pour rétablir du lien entre la sépulture et les proches. Dans le monument lui-même comme dans nos plaques funéraires, sur lesquelles on peut écrire, dessiner, laisser des messages, qu’on peut réarranger. Il y a une réelle interactivité, qui permet à la famille de se réapproprier le travail de deuil et d’hommage aux défunts. »

Funeral Concept pense aussi, d’ailleurs, aux obsèques : « Nous avons intégré l’arbre de vie à notre catalogue, qui est destiné à recevoir des petits mots lors des obsèques, civiles souvent, qui accompagneront ensuite le cercueil. »

Funeral Concept est présent partout en France « Nous avons un réseau de pompes funèbres et de marbreries qui sont des partenaires fidèles. Mais la meilleure communication, c’est de poser un monument dans un cimetière. Quand il y en a un qui apparaît, il devient soudainement le plus visité, et les demandes pleuvent ensuite. » La preuve que faire du funéraire différemment est une très bonne idée.

Le site internet : www.funeral-concept.fr

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Pompes funèbres, quand la famille souhaite anticiper un décès

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temps horloge salon funéraire
Le temps, au cœur des préoccupations du funéraire.

Toutes les familles ne viennent pas pour des décès qui ont eu lieu. Certaines viennent pour des décès qui vont avoir lieu, souvent dans un avenir proche. Y a-t-il une manière particulière de les recevoir ? Au moins, quelques petites choses à savoir. On vous dit tout sur ces familles qui souhaitent anticiper un décès.

Eloge de l’anticipation

Les décès ne surviennent que rarement de façon inopinée. L’immense majorité d’entre eux se déroule en établissement de soins, au sens large, où des personnels compétents peuvent prévenir la famille. Cette avance permet de faire ses adieux, qui est le point primordial, mais offre également un moment pour anticiper un décès.

Cette anticipation est importante : nos lecteurs savent à quel point les tâches à accomplir pour organiser des obsèques sont nombreuses et peuvent paraître lourdes au regard de la situation de détresse de la famille. Préparer le décès à l’avance permet d’effectuer des tâches indispensables et fastidieuses en conservant l’esprit clair et sans réel impératif de délai.

Contrecarrer les réticences

Pourtant, l’immense majorité des familles sont réticentes. Elles ont l’impression qu’anticiper un décès en réalisant des actions concrètes est une forme de manque de respect envers leur cher pas encore disparu. C’est une question de sensibilité personnelle, difficile à contrecarrer.

Pourtant, si l’on considère les faits d’un point de vue strictement pragmatique, il n’y a que des avantages pour la famille à préparer les obsèques quelques heures, voire quelques jours, avant la survenance du décès.

1280856402tarifsdevisPF-300x115 Pompes funèbres, quand la famille souhaite anticiper un décèsAnticiper un décès : c’est avoir le choix de son entreprise de pompes funèbres

  • Entendez par là, le choix réel. La théorie voudrait que l’on fasse plusieurs pompes funèbres, pour comparer autant les devis que la relation que l’on peut avoir avec le conseiller funéraire qui reçoit la famille. On ne le dira jamais assez (et on ne sera malheureusement jamais assez entendu) : un convoi n’est pas qu’un prix, il est un ensemble de services à forte valeur symbolique. Combien de familles ont été déçues parce qu’elles ont confié leur défunt à un assistant funéraire qu’elles considéraient comme un goujat, pour la seule raison qu’il était deux cent euros moins cher que son voisin ?
  • C’est prévoir, si nécessaire, la recherche de papiers importants : livret de famille, acte de concession au cimetière… sans être pressé par le temps et bouleversé
  • C’est aussi avoir plus de temps pour se recueillir. Ne pas passer des heures à remplir les papiers à attendre un devis pour le transport de corps etc. c’est du temps d’attente en moins, et donc plus de temps à passer auprès du défunt ou de ses proches.
  • Enfin, c’est la tranquillité d’esprit. Lorsque le décès survient, la famille sait exactement quoi faire, ce qui va se passer ensuite, et sous quel délai. Comme ledit une publicité « ça n’a pas de prix ».

Pas de méthodologie spécifique

Que faire lorsqu’une famille qui souhaite anticiper un décès entre dans votre bureau ?

Tout d’abord, si vous sentez que c’est un besoin, la déculpabiliser. Refuser la mort d’un proche peut être vu comme une forme d’égoïsme. Anticiper le décès serait alors une façon de montrer cette acceptation, et de prendre du temps pour mieux honorer son défunt. N’oubliez pas une chose : le fait de souhaiter anticiper ou non dépend largement de la personnalité, la culture, l’éducation, la perception des choses d’une famille. Exposez-leur vos arguments comme un point de vue, pas comme une vérité.

Vous pouvez faire signer un devis, qui n’engage absolument à rien. Retenez-bien : faire signer un bon de commande antidaté, c’est interdit. Votre habilitation serait retirée.

Pour tous les autres documents… C’est compliqué. Faire signer un pouvoir à une famille qui ne vous a pas signé de bon de commande, surtout sans date, c’est délicat. Ni autorisé, ni interdit, ce pourrait toutefois être vu d’un mauvais œil par les autorités.

La solution la plus simple est de pré-remplir tout ce qui peut l’être, et de vous déplacer pour tout faire signer lorsque la famille vous appelle. Après tout, elle a fait tout cela pour gagner du temps, si elle s’entend répondre « Bon, là il est tard, passez demain matin, à l’agence, pour régler ça », elle en sera courroucée, à juste titre. Les pompes funèbres sont avant tout un métier de service, alors, rendez service.

Anticiper un décès est toujours profitable pour une famille. N’oubliez pas de leur rappeler que c’est une façon de faire qui leur permettra de mieux organiser l’hommage à leur défunt, ce qui est une marque d’affection. Le contraire, donc, d’un manque de respect ou d’indifférence.