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Perles d’enterrement et humour noir : les anecdotes irracontables

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anecdotes irracontables

Il y a les anecdotes de pompes funèbres qu’on se raconte et qu’on raconte aux proches. Il y en a même qui en font des livres. Mais il y a aussi les autres, les anecdotes irracontables, les un peu honteuses, qu’on ne se raconte qu’entre soi, parce que l’humour, dans le funéraire, c’est comme le café, on le préfère noir et sans sucre.

« Une formation de secouriste pour les équipes de convoi ? Pour quoi faire ? Si le toubib a fait un mauvais diagnostic, c’est son problème, pas le nôtre ».

« Non, franchement, une formation de secouriste, dans les pompes funèbres, j’y suis opposé. C’est contre-productif. »

« Les progrès de la médecine ? Et ils y pensent, au petit commerce de proximité ? »

« T’as connu le père Chombier ? Il a habité toute sa vie en face du cimetière. Maintenant, il habite en face de chez lui ».

« Il ne faut pas mélanger travail et plaisir : ‘’On ne couche jamais avec un client’’, dans les pompes funèbres, crois-moi, ça prend tout son sens. »

(Le vieux formateur, entrant dans la salle ou attendent les futurs porteurs) « Bon, ici, pendant les formations, on écoute, on est attentifs, pas comme à l’école. Je dis ça, parce qu’il y en a beaucoup, qui n’ont pas compris pourquoi ils sont obligés de faire ce métier, maintenant. »

A la salle de pose, le matin « Houla, ils ont eu une dure nuit, les gars, on va avoir du convoi, cette semaine.
– A quoi tu vois ça ?
– Un mec que l’équipe de permanence a confondu son gobelet de café avec celui qui sert de cendrier. Deux fois. »

(Le petit-fils de la défunte, durant la réception de famille) « Vous savez, si vous nous racontez n’importe quoi, je le saurais, j’ai vu tous les épisodes de Six feet under ».
(Le conseiller funéraire, avec un regard noir) « Oui, et bien moi, j’ai vu tous les épisodes de Dexter ».
(Michael C Hall est le héros de ces deux séries, il joue un croque-morts dans Six Feet Under et un tueur en série dans Dexter).

Le veuf, à la thanatopractrice qui lui demande des vêtements pour habiller sa défunte épouse « Vous ne m’avez pas demandé de sous-vêtements. Vous n’avez peut être pas l’habitude d’en mettre ? »

« Je suis venu les mains vide. Après tout, on fait des cadeaux à la naissance, mais le bébé s’en fout, c’est la famille qui est contente. Pareil, on amène des fleurs aux enterrements, mais le défunt s’en fout, et sa famille, ben je les aime pas. »

Facebook Funéraire Info : Les meilleurs citations

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Toute l’année, tous les jours, vous êtes nombreux à envoyer des citations, nous mêmes nous en dénichons quelques une vraiment sympathiques. De ceux qui font réfléchir, ou tout simplement de ceux qui font sourire. Je vous fais ici ma sélection des meilleures citations de la page Facebook de Funéraire-Info.

Mortus Corporatus, faucheurs en pleine gloire

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Mortus corporatus photo du tournage

Vous regardez Mortus Corporatus ? Non ? C’est mal. Allez vous flageller avec des orties fraîches, puis vous pourrez lire notre interview de Fabien Camaly, le réalisateur.

photo_tournage6_©Stephen-Lorenzi-300x200 Mortus Corporatus, faucheurs en pleine gloireHumour noir, quand tu nous tiens

L’idée de Mortus Corporatus n’est pas récente, puisque c’est en 2007 que Thomas Pierre, scénariste de la série (et accessoirement cascadeur, la polyvalence fait partie des joies de Mortus Corporatus) jette les bases de ce qui était alors destiné à être un court métrage.

« L’histoire était celle d’un faucheur et de son client. C’est en fait la première rencontre entre Gaspard et Cyprien, à laquelle il est fait allusion dans la série » explique Fabien. Le projet est repris par l’association de Fabien en 2011, monté et présenté à un concours sur le site de cinéma www.repaire.net organisé en partenariat avec Sony « On n’a pas gagné, mais SONY a bien aimé notre projet et nous a prêtés une caméra grâce à laquelle on a pu filmer ce premier projet ».

L’idée fait son chemin, jusqu’à devenir un projet de série « Nous avons été sélectionnés pour le festival de Luchon, dont l’objectif est justement de se faire se rencontrer des projets et des distributeurs. Sur place, nous nous sommes retrouvés en face de pointures. Inutile de dire que nous avons vite compris qu’il allait falloir faire nos preuves. »

Utile d’en faire tout un fromage

L’équipe s’oriente alors vers une websérie en dix épisodes, lance une contribution sur Ulule, un site de financement participatif, et se met en quête de sponsors « Comme nous sommes dans l’Aveyron, nous nous sommes tournés naturellement vers une grosse entreprise locale, Roquefort Société. Nous y avons été au culot, vaguement dubitatifs, mais le projet leur a de suite plu et ils nous ont suivis ». Les encouragements ne manquent pas « On ne compte plus les cadeaux qu’on nous a fait, par exemple des nuits d’hôtel pour les acteurs, et les facilités d’accès que nous avons eu. Nous avons la chance de vivre dans une belle région, richement dotée en patrimoine, comme des châteaux, et c’aurait été dommage de ne pas en profiter. »

Un tournage intense

Le tournage s’est étalé sur quinze jours « Nous avions deux semaines, fin septembre début octobre, ou toute l’équipe s’était libérée en même temps, et nous devions tourner l’essentiel dans ce laps de temps. Inutile de dire qu’on n’avait pas intérêt à se rater, un jour de pluie dans un décor et on était cuits ».

D’autres scènes viennent se surajouter « En dehors de ce tournage, nous avons pu faire revenir certains acteurs pour des scènes spécifiques, et des jeunes d’une troupe de théâtre, le week end dernier (l’interview a été réalisée le 5 mai, NDLR) pour l’épisode 8 » ah, des figurants pour l’épisode 8 « Non, il est un peu spécial, vous verrez ».

(NDLR : en réalité, Fabien Camaly m’a spoilé, et c’est bien un cas unique dans le journalisme, à ma connaissance, ou un interviewé hilare s’est fait enguirlander par un interviewer furieux d’avoir un scoop).

Puis viennent le montage, y compris des making of « on les diffuse les jeudis ou il n’y a pas de nouveaux épisodes ».

Des projets d’avenir chez la Mort

Le DVD sortira « On n’a pas encore déterminé la date », mais et ensuite ? « Une saison 2 est tout à fait envisageable, puisqu’on a exploré seulement un segment de cet univers qui laisse des possibilités infinies » oui, tout se passe dans un bureau du département  »accidents » « et il y en a d’autres ».

« Nous aimerions avoir un budget un peu plus confortable, pour pouvoir faire mieux. Et puis peut être dédommager un peu les équipes, Mortus Corporatus s’est fait avec des bénévoles, qui sont venus pendant leurs congés, on ne voudrait pas abuser ».

Le succès est au rendez-vous, avec 16000 vues pour le premier épisode sur You Tube « On en espérait 6000… la série touche une catégorie un peu à part, le public des 25 – 45 ans, qui n’ont pas forcément l’habitude de regarder des webséries ».

Ce dont a besoin Mortus Corporatus ? Simple, des sponsors et de la notoriété. Avis aux amateurs, Funéraire Info est déjà sur les rangs…

propos recueillis au Téléphone par Guillaume Bailly

Le site internet et les épisodes de Mortus Corporatus sont à retrouver ici

DeadTeam-1 Mortus Corporatus, faucheurs en pleine gloire

Autolyse, mode d’emploi, les (mauvais) conseils de requiem29

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Peut on rire de tout ? « Oui, mais pas avec n’importe qui » répondait Pierre Desproges. Partant du principe que les lecteurs de Funéraire Info ne sont pas n’importe qui, que vous avez de l’humour et le recul nécessaire pour apprécier le second degré, nous vous proposons cette petite contribution du blogueur requiem29 à propos de la journée du suicide… Allergiques à l’humour très noir, passez votre chemin.

56 Autolyse, mode d'emploi, les (mauvais) conseils de requiem29Les deux obsessions les plus communément partagées sont le sexe et l’argent, il suffit pour s’en rendre compte de regarder les statistiques de recherche par mots clefs sur les moteurs. Que l’on pratique l’un ou pas (et seul devant son écran, ça ne compte pas) et qu’on possède l’autre ou pas (la possession d’une quantité suffisante du second pouvant aider à la pratique du premier), ces deux sujets sont les mamelles de la société humaine, quelle que soit sa culture , à l’exception faite d’une centaine, deux cent individus à tout casser, pour qui  »civilisation » signifie « Ils vont encore démolir ma forêt pour construire une route ».

PlancheA_139344-300x214 Autolyse, mode d'emploi, les (mauvais) conseils de requiem29Suivent ensuite d’autres sujets de préoccupation en vrac, comme les bagnoles, le football, la politique. Le  »bonheur » n’apparaît même pas dans les mille premiers sujets les plus recherchés sur le web. Je suis ravi de savoir que tout le monde semble en posséder une quantité suffisante.

Il existe pourtant un sujet, si obsessionnel qu’il concerne TOUT LE MONDE, sans aucune exception, et si tabou qu’on ne trouve que très peu sa trace sur le web. Ce sujet, c’est la mort.

Il y en a différents types : la mort propre, la mort sale, et la différence entre les deux est très bien expliquée dans mon livre à paraître chez (inscrivez ici le nom du premier éditeur à me signer), la mort à laquelle on s’attendait et celle qui vous tombe dessus comme ça, voire la mort espérée et la mort importune.

Suicide_Rabbit_06-300x300 Autolyse, mode d'emploi, les (mauvais) conseils de requiem29Puis il y a la mort que l’on souhaite, parce que ses souffrances, physiques ou métaphysiques, sont par trop intolérables, ou tout simplement parce qu’on vient de prendre conscience de la vacuité de la vie. L’on souhaite en finir, et l’on envisage le suicide.

Loin de moi l’idée de vous encourager et encore moins de vous juger. D’un côté, je dirai juste  »pensez à vos proches », parce que, croyez moi, j’en ai vu un paquet, des familles ou des amis brisés par un suicide, c’est une sordide réalité, et d’un autre côté, nous sommes beaucoup trop nombreux sur terre, alors, hein…

Bon, vous avez décidé d’en finir. Quelle méthode choisir ? Il en existe une flopée, toutes plus nulles les unes que les autres. Je vais en démolir quelques unes, avant de vous livrer la mienne, imparable.

Suicide_Rabbit_13-300x300 Autolyse, mode d'emploi, les (mauvais) conseils de requiem29Excluons d’emblée le poison : il est difficile à se procurer, extrêmement douloureux, et ça vaut pour tous, et une prompte intervention des secours vous permettra de vous en sortir, avec des séquelles certaines, et désagréables. Au mieux, vous passerez le reste de votre existence en dialyse. Pareil pour les médicaments : le seuil de létalité est dur à atteindre, et les séquelles,en cas d’interruption, sont elles aussi irréversibles.

Les armes à feu ? Encore pire. Vous tenez absolument à passer le reste de votre vie à fixer le plafond d’un hôpital, dont le morne paysage ne change qu’une fois tous les quinze ans, lorsqu’on le repeint ? Vous aimez tant que ça les légumes de votre jardin, pour partager leur existence ? Les suicides par arme à feu fonctionnent beaucoup moins souvent qu’on ne le dit. A moins que vous ne sachiez fabriquer une balle Dum-dum, mais la encore le résultat n’est pas garanti.

Sauter d’un pont, d’un immeuble, d’un airbus en vol ? Excluons d’emblée l’Airbus : les personnels naviguant sont systématiquement opposés au suicide, qui implique l’ouverture en vol des portes, et un inconfort certain pour les autres passagers. Les ponts ? Les immeubles ? Risqué. Outre le risque de rester para ou tétraplégique, vous avez également la possibilité de vous retrouver avec l’équivalent de vie intérieure d’un cucurbitacée. Sans compter la chute. Je suis formel, au vu de la position des corps à l’arrivée : cent pour cent des gens que j’ai été ramasser qui avaient sauté de quelque part avaient changé d’avis en chemin.

Le gaz ? Mais, sans vouloir vous vexer, vous êtes un égoïste patenté ! Donc, du moment que vous mourez, vous vous fichez du fait d’entraîner vos voisins dans la mort, en cas d’explosion ? Et puis le gaz provoque des congestions cérébrales, donc, une fois de plus, si vous vous loupez, non seulement vous vous retrouverez toujours avec des séquelles irrémédiables, mais en plus, avec une sacrée facture à payer, au prix du marché pour le gaz de ville.

La corde ? Ah oui, formidable, la pendaison : pendant que vous sentez votre nuque se tendre jusqu’au point de rupture, vous étoufferez lentement, tandis que, avec vos petits doigts gourds, vous chercherez à desserrer la corde pour chercher de l’air. Se louper ? Possible. Les séquelles ? Si vous avez la chance de ne pas vous être brisé la nuque, le manque d’oxygène au cerveau vous handicapera fortement, au point que la Roue de la Fortune serait pour vous une émission d’une intellectualité inaccessible.

Il y en a d’autres. Tous sont nuls, douloureux, présentent des risques d’échec importants, laissant la place à des séquelles qui vous pourriront encore plus la vie.

Faites confiance à un professionnel. Il y a une méthode qui est radicale, efficace à cent pour cent, sans que vous puissiez vous louper ou que quelqu’un puisse vous en empêcher. Ou la trouver ? Partout. En accès libre et gratuit. Comment s’appelle cette petite merveille ? La vie. Si vous êtes suffisamment patient, la vie vous tuera aussi sûrement que… Que rien, d’ailleurs. Il n’y a rien d’aussi fiable. Garanti, satisfait ou remboursé : la vie, c’est mortel.

 Les dessins illustrant l’article sont extrait des inénarrables « book of bunny suicide » d’Andy Riley.

Tour du monde des pratiques funéraires

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Rites funéraires dans le monde, aujourd’hui en cuisine… Enjoy

oeuf Tour du monde des pratiques funéraires

Un croque-mort étonné…

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Olivier le croque-mort travaille tard le soir. Il prépare le corps de son client Pelletier pour la crémation et fait une découverte surprenante. Pelletier a le plus énorme organe reproducteur qu’il ait jamais vu ! Il se dit en lui-même :

Désolé, Monsieur Pelletier, mais je ne peux pas laisser disparaître un engin aussi imposant dans les flammes. Il faut le garder pour la postérité ! Il découpe la pièce avec précaution et la met dans un sac. Rentré à la maison, il dit à sa femme :

– Je dois te montrer quelque chose que tu ne vas pas croire ! Il ouvre le sac et en montre le contenu.

– Mon Dieu quelle horeur, dit sa femme, Pelletier est mort !!!!!!

5705-20091020184956_w350 Un croque-mort étonné...