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Les cadres vivent plus longtemps, l’inégalité sociale face à la mort

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C’est l’Insee qui le révèle, les cadres vivent plus longtemps que les ouvriers. En effet, entre 2009-2013, l’écart entre l’espérance des cadres et celle des ouvriers est de 6,4 ans pour les hommes et de 3,2 ans pour les femmes.

Les inégalités sociales face à la mort ont la vie dure :

Les inégalités sociales face à la mort perdurent. Les hommes cadres vivraient six ans de plus en moyenne que les ouvriers et les femmes cadres, trois ans de plus que les ouvrières, selon un rapport de l’Insee. Depuis les années 70, les hommes ont néanmoins gagné près de sept années d’espérance de vie. Toutes les catégories sociales ont profité de ce progrès, mais…de manière proportionnelle, ce qui fait que l’écart demeure.

Les cadres vivent plus longtemps…de part la nature de leur travail

En effet, même si les statistiques révèlent que les cadres cumulent plus d’heures de travail, ils sont moins exposés aux risques professionnels tels que les accidents, l’expositions aux produits toxiques, etc. Bien sur ces études sont faites sur des moyennes qui excluent totalement le risque de mourir précocement. En somme, un ouvrier à 13% de risque de mourir avant 60 ans, contre 6 % pour un cadre. 1 homme sur 2 n’atteindrait pas les 80 s’il est ouvrier, et 1/3 s’il est cadre.

L’espérance de vie par catégorie sociale

L’espérance de vie est l’âge moyen au décès pour une génération fictive qui serait soumise toute sa vie aux conditions de mortalité actuelles. Toutefois, aucune génération ne connaît tout au long de sa vie les conditions de mortalité actuelles. Les générations les plus anciennes ont été soumises à des conditions de mortalité plus défavorables que les jeunes. Et si les tendances se poursuivent, ces dernières connaîtront de meilleures conditions de mortalité. L’étude de l’espérance de vie par catégorie sociale ne prend pas en compte la mobilité sociale. On calcule l’âge moyen au décès d’une personne qui aurait tout au long de sa vie les conditions de mortalité actuelles d’une catégorie sociale donnée. Les personnes ayant connu une ascension sociale ont en général une mortalité comprise entre celle de leur catégorie sociale de départ et celle de leur catégorie d’arrivée.

les-cadres-vivent-plus-longtemps- Les cadres vivent plus longtemps, l'inégalité sociale face à la mortUn écart qui s’atténue avec l’âge

Les écarts entre cadres et ouvriers s’atténuent avec l’âge. En effet on estime qu’à 45 ans, le risque de mourir dans l’année est 2,5 fois plus fort pour un homme ouvrier que pour un cadre ; à 90 ans, ce risque n’est plus que 1,4 fois plus important. Les inégalités sociales sont donc plus marquées chez les plus jeunes. D’ailleurs cela s’explique aussi très facilement sur le fait qu’il n’y a plus d’accidents du travail passé l’âge de la retraite.

Les cadres vivent plus longtemps : une inégalité qui perdure

Les écarts d’espérance de vie entre catégories sociales sont stables depuis 25 ans. Par exemple en 2008, la différence d’espérance de vie entre un ouvrier de 35 ans et un cadre du même âge est de 6,3. Depuis le début des années 80, cet écart est proche de 6,5 ans. De même, celui entre cadres et employés se maintient depuis cette époque. Ce qui évolue en revanche ce sont les écarts entre les inactifs non retraités et le reste de la population. Aujourd’hui, la probabilité de mourir entre 35 et 80 ans serait ainsi 1,21 fois plus élevée pour les hommes ouvriers que pour l’ensemble des hommes, à structure par âge identique. Depuis le début des années 90, cet indice est proche de 1,2 pour les hommes ouvriers et de 0,6 pour les hommes cadres.

Les cadres vivent plus longtemps de part la condition de vie

Mais le travail n’est pas la seule raison avancée. En réalité, les cadres vivent plus longtemps de part l’évolution de leur milieu social. Les conditions de vie et de bien-être notamment dans l’enfance jouent grandement sur cette espérance de vie. La santé y serait meilleure, la consommation de tabac, et d’alcool moindre. La meilleure alimentation conduirait à moins d’obésité, et l’accès aux soins serait grandement facilité.

Les femmes vivent toujours plus longtemps que les hommes.

Les femmes quant à elle, vivent plus longtemps que les hommes indépendamment des catégories sociales. En effet, les ouvrières meurent un peu plus tard que les cadres masculins. Cela s’explique en outre par des raisons génétiques mais aussi par un meilleur suivi médical pour les femmes qui auront enfanté pendant leur vie. l’Insee explique également que la durée de travail plus faible réduit notoirement les risques d’accidents ou de maladies professionnelles mais aussi par leur consommation. Une femme ouvrière consommera moins d’alcool qu’un homme cadre et ce peu importe son âge.  L’écart tend à se réduire et ne va pas en faveur des femmes. Outre leur écart de salaires, elles ont des conditions de travail souvent plus pénibles que celles des hommes.

 

Grippe, froid et surmortalité : Les chiffres de la discorde

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chiffres décès

Pic d’activité ! C’est ce qu’on entend beaucoup en ce moment. Mais les chiffres tombent dans tous les sens, la grippe ? Le froid ? ou surmortalité ? On fait le point ici à la mi-janvier.

Les chiffres de l’INSEE annonce qu’au 1er Janvier 2017, la France compte 66 991 000 personnes. Cela correspond à une hausse de la population de 0,4 %. Le nombre de naissances a chuté pour la second année consécutive. Quant au nombre de décès, il a été de 587 000 pour l’année 2016, soit une baisse de 7 000 décès, ce qui correspond à environ 1% par rapport à 2015. Année 2015 qui était considérée comme étant la plus élevée au niveau des décès depuis la seconde guerre mondiale.

La population vieillit, au 1er Janvier, l’INSEE recense 29,2 % des habitants ayant plus de 65 ans.

Les décès de cette année sont-ils liés à la grippe ?

Oui, il y a bien un pic d’activité et vous êtes nombreux à le remarquer avec des funérariums pleins et une liste d’attente au crématorium. Mais il y a un pic d’activité tous les ans en hiver, et tous les ans en été. La plupart des médias ont sorti le même chiffre : 18 300, qui correspondrait au nombre de morts en plus pour l’hiver 2014-2015. Alors même que l’Agence Nationale de Santé Publique estime à 9 000 le nombre de morts liés à la grippe entre 2000 et 2010.

Si les chiffres se bousculent c’est qu’on ne parle pas de la même chose. Les 18 300 personnes correspondent à l’excès de mortalité qui englobe bien sûr la grippe mais aussi les crise cardiaques et les virus, chiffre surestimé puisqu’il tend sur une moyenne. Tandis que les 9 000 personnes correspondent à une surmortalité liée à la grippe. Mais pour autant ce n’est pas non plus le nombre de personnes qui sont décédées de la grippe. C’est une moyenne basée sur les pics d’activités annuelles, il y a des années ou il n’y a aucun excès comme ce fut le cas en 2016.

Le Centre Épidémiologique des Causes Médicales de Décès compte très précisément en moyenne 431 morts par an liés cette fois directement à la grippe. Ce chiffre se base sur le certificat de décès rempli par le médecin. Dans les autres cas, même si la personne avait la grippe et que la maladie a causé une baisse des défenses immunitaires et donc propagée d’autres virus, le médecin n’en a pas connaissance au moment du décès et donc rempli le certificat en fonction de ce paramètre. En effet, nombreuses sont les personnes qui décèdent chaque année de cette façon. Elles entrent à l’hôpital pour une grippe mais décède d’une autre maladie, les statistiques ne prennent pas en compte cette donnée impossible à répertorier.

De même nous ne parlons pas du nombre de décès évités grâce au vaccin, l’Agence de Santé Publique estime à environ 2 500 personnes sauvées chaque année grâce au vaccin anti-grippe.

Démographie française : 770.000 morts en 2050

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On dirait le plan d’affaire d’une société de pompes funèbres : après avoir été stable pendant 70 ans, le nombre des décès va croître et atteindre 770.000 l’an vers 2050. L’effet mécanique de la génération des baby-boomers, confirmé ce mercredi par une étude démographique de l’Institut du même nom (Ined).

L’explication est simple : « Les générations nombreuses nées entre 1946 et 1973, arrivent à leur tour aux âges où l’on meurt », écrivent les chercheurs. Il y a aussi depuis 2010 environ la fin de la classe d’âge correspondant au déficit de naissances dû à la guerre 14-18, et donc à un redémarrage à la hausse du nombre des défunts. La fécondité ne s’étant pas effondrée pendant le deuxième conflit mondial, un même effet ne s’est pas présenté.

Les spécialistes de la démographie voient aussi un autre phénomène : même si l’espérance de vie s’allonge (et bien plus que prévue), qui pourrait passer en moyenne de 80,9 ans à 88,5 ans d’ici 2060, cela ne changera rien à la culbute finale en hausse. Une fois que cette génération aura été « absorbée », la courbe devrait se modifier.

En janvier, l’Insee (Institut de la statistique) avait établit à 587.000 le nombre de décès enregistrés en 2015 en France métropolitaine, avec un hausse de 7% en un an, épisodes grippaux et caniculaire obligent. En comparaison, la population n’a gagné l’an passé que 240.000 habitants.

Et à supposer que les projets d’immortalité caressés par des entreprises de l’informatique et de l’industrie de santé (type Google) d’ici à la deuxième partie de ce siècle aboutissaient, cela n’y changerait pas grand-chose. L’idée étant de mécaniser, d’améliorer biologiquement et de connecter notre enveloppe charnelle, notre part d’humanité en serait un peu morte. Démographie ou non.

2060 : presque 12 millions de Français à plus de 75 ans

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La France vieillit, on le sait, et a compté en 2015 quelques 600.000 décès, la pire mortalité depuis la Libération. Mais à quoi ressemblerait la population en 2060 ? En 2010, l’Insee (Institut national de la statistique) publiait ses plans sur la comète, qui commencent à se vérifier. C’est ce qui ressort des « Tableaux de l’économie française  » édition 2016.

Les prévisionnistes, s’appuyant sur les tendances lourdes, prenaient leur envol en 2007. Ils calculaient une population générale de Français en métropole à 73,6 millions d’habitants au 1er janvier 2060, soit 11,8 millions de plus. En 2015, nous étions sur cette courbe.

Un Français sur trois aurait plus de 60 ans, correspondant au passage des générations du baby boom tant vantées dans les entreprises de pompes funèbres. Avec un ralentissement toutefois sur la période 2035-2060. Par rapport à la situation en 2007, c’est 10 millions de personnes sexagénaires voire plus supplémentaires. Les plus de 75 ans verraient leur nombre doubler, à 11.9 millions. Celui des plus de 85 ans s’établirait à 5.4 millions d’individus.

Conséquence : il vivait en Métropole 15.000 centenaires en 2009 (neuf sur dix sont des femmes), soit treize fois plus qu’en 1970. Ils pourraient être au moins 200.000 en 2060.

Autant dire, à écouter l’Insee : le nombre de décès augmentera fortement. Toutefois, plusieurs scénarios d’espérance de vie se dessinent, qui font varier le résultat de plus ou moins cinq années, et nécessitent un petit ajustement du nombre des plus de 60 ans. La fécondité par femme et les migrations sont elles aussi des variables qui peuvent légèrement faire varier les courbes, plus ou moins optimistes.

 

Espérance de vie : mieux vaut bien travailler à l’école

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Voilà un parfait plaidoyer pour l’école et les études : selon une publication de l’Insee hier jeudi, un cadre peut espérer vivre six années de plus qu’un ouvrier, une femme cadre trois ans de plus qu’une ouvrière. Car si l’espérance de vie augmente en moyenne, cela ne s’applique pas de la même façon pour tout le monde.

Et, foi de statisticien, ces écarts sociaux n’ont guère bougé depuis trente ans. L’institut va toutefois plus loin, en se penchant sur le niveau de diplôme atteint. Le résultat est édifiant, surtout chez les hommes. En atteignant un niveau supérieur, on gagne un an de vie sur le simple bachelier, ou encore 3.5 ans de plus qu’un titulaire du BEP ou du CAP voire même carrément 7.5 années de plus qu’un homme sans diplôme. Chez les femmes, dont l’espérance de vie est déjà généralement plus longue par rapport aux hommes, l’écart entre le niveau d’études supérieures et le brevet n’est que de 1.7 an.

Ces écarts d’espérance de vie selon sa situation sociale s’expliquent. Les cadres sont évidemment moins exposés que les ouvriers à la pénibilité du travail et des conditions de production (dangerosité, produits chimiques…). Ils ont davantage accès aux soins, et en moyenne fument moins, boivent moins, sont moins obèses. Ajoutons, chez les femmes, le fait qu’elles ont la bouteille modérée, et qu’elles passent moins de temps au travail dans leur vie (donc moins de risques). Qui plus est, elles passent forcément entre les mains de professionnels de la santé au moment de grossesses.

Démographie : 600.000 morts en France l’an dernier

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La canicule de juillet

C’est historique. L’an dernier, la France a connu sa pire mortalité depuis la Seconde guerre mondiale. 600.000 morts en 2015, soit une hausse de 7,3% des décès en un an. Voilà ce que précise l’Insee dans son dernier bilan démographique, présenté hier mardi.

Le pays vieillit, et ses 66,6 millions d’habitants avec. Le solde naturel s’est rétréci sous l’effet conjugué de nouveau-nés moins nombreux et de morts plus abondants. Selon l’Institut de la statistique, ces derniers sont le reflet d’une population qui voit le volume de ses plus de 65 ans augmenter, tout comme le taux de mortalités après 65 ans. Cette tranche d’âge représentait 18.8% des Français au 1er janvier 2016.

Funéraire Info a relaté tout au long de l’année dernière les épisodes sanitaires successifs qui ont aussi joué, amplifiant le phénomène. Trois principalement. Il y a d’abord eu la grippe du premier trimestre. Puis la canicule de juillet. Et enfin une vague de froid en octobre. Sale temps.

Du coup, l’espérance de vie à la naissance recule nettement. Un enfant né en 2015 en France vivra en moyenne 85 ans (une femme) ou 78,9 ans (un homme) avant de croiser la route d’un entrepreneur de pompes funèbres, et d’avoir à faire ces difficiles choix : cercueil en bois ou en carton ? Inhumation ou crémation ? Un indépendant, PFG ou Pascal Leclerc ?

Toutefois, prévient l’Insee, il faut relativiser. Ce coup d’arrêt dans l’espérance de vie n’est qu’un épisode (comme en 2003 et 2012), pas très significatif. En effet, la tendance est à la hausse constante depuis vingt ans.

Démographie : moins de morts en 2014

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Globalement, le nombre de décès en France augmente depuis 2006. L’effet du vieillissement de la population. L’Insee a relevé toutefois pour 2014 un recul de la mortalité. Epiphénomène ou retournement de tendance ? 559.293 personnes ont cassé leur pipe l’an dernier.

Ce recul se chiffre à 11.000 morts en moins, par rapport à 2013. 2012 et 2013 : deux années de fortes hausses, deux bons crus pour la profession. En moyenne sur l’année 2014, 1.530 personnes ont trépassé chaque jour. La France (qui enregistre un solde positif de sa population pour cause de fortes naissances) craint toujours les ravages de l’hiver, saison funèbre à en croire la statistique. C’est là, entre neige et verglas, que tout s’est joué par rapport aux deux années précédentes, bien plus terribles (150 morts quotidiens supplémentaires) qu’en 2014.

Progrès des soins et de la médecine obligent, notamment en matière de maladies cardiovasculaires, les décès ont lieu désormais à un âge plus avancé aujourd’hui qu’il y a cinquante ans. En 1950, les décès des hommes étaient les plus nombreux à 74 ans (8.100 décès) et à 78 ans pour les femmes (8.900 décès). L’an passé, ce maximum a été atteint à 87 ans pour les hommes (9.800 décès) et à 92 ans pour les femmes (14.200 décès). Globalement, on décède moins avant 60 ans qu’auparavant. Même tendance pour la mortalité infantile, qui continue de baisser. 2014 a vu mourir 2.500 nourrissons dans leur première année de vie. Treize fois moins qu’en 1950.

Enfin, le sort s’acharne sur les hommes, du moins jusqu’à leurs 80 ans. Une fatalité masculine qui voit ces dames bien mieux portantes jusqu’à cet âge. Mais au fil des ans, l’écart de survie entre les deux sexes se réduit, jusqu’à une quasi-égalité des décès entre femmes et hommes de 80 à 85 ans. Les courbes s’inversent par la suite. Les messieurs survivent davantage que ces dames au grand âge. A 90 ans, il meurt un homme pour deux femmes.  A 100 ans, le rapport est d’un mort pour cinq mortes.

Prévisions : plus de 570.000 décès cette année

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Selon une étude de conjoncture Senior Media (qui édite le site internet Meilleures pompes funèbres.com), le nombre de décès en France métropolitaine devrait dépasser les 570.000 pour l’année 2015. Les projections avancent même un chiffre flirtant avec les 575.000. Soit une hausse de 6% par rapport à 2014.

« Le nombre de décès constatés entre avril et juin n’a jamais été aussi grand depuis dix ans », note l’étude. Ce qui permet de confirmer la tendance du début d’année. Plusieurs épisodes climatiques conjugués et de fortes variations de températures expliquent cette progression

 Il y a d’abord eu un hiver rigoureux et une épidémie de grippe qui a frappé plus que d’habitude. On aurait pu s’attendre à revenir à la normale au printemps. Mais non. A partir d’avril, la température a fortement augmenté. Au-delà des normales de saison, précisent les données compilées ici. En mai, la courbe s’est rapprochée des maximales enregistrées depuis dix ans, atteignant son sommet en juin et début juillet.

En terme de chiffres (INSEE) pour la France métropolitaine, cela se traduit par 48.900 morts en décembre 2014, 57.200 en janvier 2015, 56.300 en février, 53.500 en mars, 46.700 en avril, 45.100 en mai et 43.100 en juin dernier.