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Virulence de la grippe 2018, les professionnels du funéraire débordés ?

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Grippe 2018 les professionnels du funéraire débordés

Les pompes funèbres s’inquiètent, le personnel des crématoriums s’inquiète, les maisons de retraites s’inquiètent et bien sur tous les professionnels du funéraire avec eux.  Je reçois des messages quotidiennement sur ce sujet. Je ne vous parle même pas des urgences débordées. Des délais qui s’allongent pour une crémation, des problèmes de places à la morgue ou dans les salons. Et si 2018, devenait le nouveau théâtre d’un désastre sanitaire dû à la grippe ?

Hier, je vous faisais un article sur la dématérialisation du certificat de décès qui fait suite au dossier que nous avons suivi toute l’année, grâce à Isabelle Carton – chargée de projet au ministère de la santé et en charge du dossier – sur la dématérialisation du certificat de décès. La dématérialisation du certificat de décès est en test dans 6 communes actuellement et les remontées -plus détaillées- doivent être faites ce mois-ci afin de mettre en place le dispositif sur l’ensemble du territoire. Rappelons que la dématérialisation du certificat de décès, outre le gain de temps permet surtout de transmettre dans un délai très court les informations nécessaires à l’INSERM pour mettre en place des mesures sanitaires dans le cas d’une épidémie. Par exemple…La grippe.

S’alarmer ? Non ce serait fortement inutile, en revanche communiquer efficacement non seulement pour la population mais aussi pour accompagner efficacement tous les secteurs concernés de près ou de loin par la grippe est nécessaire.

La grippe 2018, d’une grande virulence

Le virus de la grippe se propage à une grande vitesse et a touché toutes les régions de France qui sont aujourd’hui en seuil épidémique dépassé. Le virus…aime le froid et se multiplie dans toutes les zones refroidies. La salive n’est pas la seule manière où le virus se transmet, une surface contaminée suffit.

Nous faisons face à virus exceptionnellement résistant cette année. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas qu’un seul virus qui circule mais plusieurs, dont celui du groupe H1N1 mais aussi deux du groupe H3N2. Les virologues expliquent que le H3N2 n’était pas entré en Europe avant 1968 – sauf avant 1918, mais il y a peu de centenaires en France actuellement –  et que donc les personnes nées avant 68 sont plus exposées que les autres.

En hiver, les personnes âgées dont le système immunitaire est déjà affaibli sont plus exposées aux différents types de virus. Le taux de décès peut être multiplié par 4 voire 5.

Je ne rentre pas dans les détails des différentes souches A, B, dites Yamagata et Victoria, de la transmission des oiseaux etc. Nous n’en sommes pas à la grippe espagnole des années 20 mais oui, la grippe sévit, la grippe tue.

Interrogé, L’INSERM ne souhaite pas communiquer les chiffres pour l’instant. Dans peu de temps pourtant nous observons les premiers chiffres dans les médias des décès de cette année. Nous nous interrogeons sur les moyens mis en place. Des articles avec un nez qui coule, sont-ils vraiment efficaces ? Le vaccin suffit-il ? Pourquoi la dématérialisation du certificat de décès ne permet pas d’alerter plus efficacement la population ? Un simple tweet de l’INSERM suffit-il ?

La population qui risque tout

Les personnes âgées sont exposées certes, mais pas seulement, où les premières informations qui nous parviennent, révèlent notamment que la moyenne d’âge des défunts, n’est pas si élevée que l’on croit. Vivre reclus ? Non mais prévenir : les hypermarchés, les salles de sport, de crèches, tous les lieux actuels où il y a du monde et/ou une population à risque sont des endroits propices à la prolifération des virus de la grippe. Protégez-vous, ainsi que vos proches.

Pompes funèbres et professionnels du funéraire

Bien sur la grippe n’est pas responsable de tous les décès. Les pics de surmortalité sont annuels, en Janvier-Février, et en Juillet-Août. D’ailleurs je suis certaine que dans les commentaires certains vont dire « n’importe quoi, ici on a rien« . Et c’est vrai, il y a des endroits particulièrement calmes en ce moment notamment dans l’Est de la France ou encore le nord de la Vallée du Rhône. Alors même que l’an passé à la même période, les funérariums étaient saturés et la liste d’attente dans les crématoriums longue à ces endroits. En revanche dans certaines parties du Sud Est et du Sud Ouest, l’épidémie inquiète tout comme à certains endroits en Bretagne.

« Pourquoi on ne nous dit rien ? »

C’est la question que l’on me pose et dont je peine à répondre à ceux qui sont sur le terrain, qu’ils s’agissent des pompes funèbres ou des thanatopracteurs dont le début d’année est déjà fortement perturbé les concernant, avec les modifications de lois. Il va falloir vous armer de patience, réorganiser vos plannings, embaucher probablement plus de vacataires que d’ordinaire, avoir des délais plus courts dans les salons tout en permettant aux familles de rendre dignement hommage à leurs défunts. Les médecins eux mêmes sont touchés par la maladie, les aides soignant(e)s, les agents d’amphi, le personnel funéraire. La veille sanitaire…Mais qui veille ceux et celles qui nous soignent ? Ceux qui nous permettent de rendre hommage ? Il est peu probable que vous soyez prévenus par les pouvoirs publics, et si un désastre sanitaire est à craindre, vous êtes en premières lignes. Faites remonter les informations de terrain, à nous, à d’autres médias, aux collectivités, et bien sur aux pouvoirs de santé public. Courage.

 

Conférence au Salon Funéraire sur la dématérialisation du certificat de décès

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conférence certificat de décès dématérialisé

Lors du Salon Funéraire Paris le Bourget 2017, une conférence était donnée afin d’établir des détails sur l’entrée de la dématérialisation du certificat de décès. Cette conférence, qui a été suivie par de nombreuses personnes était présentée par Richard Ferret, président de la CPFM, Pierre LARRIBE, responsable juridique la CPFM, de Grégoire GREY – INSERM, et d’Isabelle CARTON, chargée de projet au ministère de la santé et en charge du dossier sur la dématérialisation du certificat de décès.

En 2016, il y a eu 581 073 décès, dont 1,4 % sur la voie public, 17,6 % en maison de retraite, 19,9 % à domicile ou encore 57,6 % à l’hôpital. Rappelons que l’objectif de la dématérialisation du certificat de décès permet de mettre en place des systèmes de prévention lors d’une alerte sanitaire et ce dans les 24H.

Comme je vous l’expliquais dans l’article précédent, six communes ont été choisies afin de tester cette dématérialisation afin de pouvoir faire remonter son efficacité et des ajustements. Quelques problèmes ont été soulevés notamment en ce qui concernent les officiers de police judicaire et les agents de chambre mortuaire qui avaient été écartés de la chaine de cette dématérialisation. Depuis, cela est rectifié, un bilan sera fait possiblement en Janvier 2018, pour une mise en place concrète dans l’année sur tout le territoire.

Capture-d’écran-2017-01-10-à-12.55.20 Conférence au Salon Funéraire sur la dématérialisation du certificat de décèsLes atouts du dispositif

  • Alerte sanitaire en 24H
  • Éviter aux familles les démarches
  • Référentiel des opérateurs habilités
  • Unification de l’habilitation sur tout le territoire
  • Économie de temps ré injectable dans la qualité de l’échange entre les familles et les opérateurs de pompes funèbres
  • Sécurisation des données

Quelques retours du dispositif de la dématérialisation du certificat de décès dans les 6 communes

Antibes, Aurillac, Créteil, La Rochelle, Montluçon et Villejuif.

57 personnes des 270 interrogées ont répondu.

  • 64% estiment gagner plus de 15 min de temps
  • 95 % notent une amélioration des données
  • 97 % estiment les données plus complètes
  • 64 % estiment que cela facilite les échanges avec les préfectures
  • 76 % estiment que cela facilite les échanges avec les mairies
  • 57 % estiment que cela facilite les échanges avec les médecins
  • 58 % estiment que cela facilite les échanges avec les établissements de santé
  • 67 % estiment que cela facilite les échanges avec les chambres funéraires
  • 65 % estiment que cela facilite les échanges avec les sous-traitants

Et très important, 92% des personnes interrogées recommanderaient ce dispositif à une mairie, 92 % aux médecin et 90 % aux confrères.

Le portail d’accès est sécurisé, pour la première connexion il faudra insérer bien sur son numéro d’habilitation et siret – pour les opérateurs funéraires. Il faudra ensuite y entrer le numéro du certificat de décès ( que le médecin enverra au familles par sms ) ou en entrant le nom de famille de la personne décédée, l’heure approximative de décès à deux heures près et la commune.

Quelques précisions notables pour faciliter lecture et compréhension. Par exemple, le fait que le médecin devra préciser le retrait de la prothèse à pile, au lieu juste de cocher la case.

« Le secret du changement consiste à concentre son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se battre contre l’ancien. » Dan Millman

Bien sur maintenant il va falloir faire preuve de patience, afin que tous puissent voir les avantages de cette avancée sur tous les plans. Les plus réfractaires restant les médecins, qui, il faut bien le dire, trainaient déjà un peu des pieds pour remplir le certificat de décès version papier. Le gouvernement les a probablement motivés désormais grâce à la rémunération de cet acte en dehors des horaires classiques, c’est-à-dire le soir, la nuit ou encore le week-end. Après tout lors de l’arrêt de la feuille de remboursement pour le passage à la carte vitale, il y avait eu également d’amers négociations. Pourtant aujourd’hui plus personne ne remet ce dispositif en question.


Certificat de décès dématérialisé : les précisions du Ministère de la Santé


CPFM : La Confédération des Pompes Funèbres et de la Marbrerie, créée en 1937, est la première fédération patronale du secteur funéraire. Elle a pour objectif de représenter l’ensemble des acteurs du domaine quels que soient leur taille, leur statut ou leur activité et pour mission l’information et la promotion de ses adhérents.

INSERMCréé en 1964, l’Inserm est un établissement public à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle du ministère de la Santé et du ministère de la Recherche. Dédié à la recherche biologique, médicale et à la santé humaine, il se positionne sur l’ensemble du parcours allant du laboratoire de recherche au lit du patient. Sur la scène internationale, il est le partenaire des plus grandes institutions engagées dans les défis et progrès scientifiques de ces domaines.

Plus d’informations sur France Connect : https://franceconnect.gouv.fr/

Un nouveau certificat de décès dès le 1er janvier 2018

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nouveau certificat de décès

De nombreuses choses au niveau législatif impactent le domaine du médical et du funéraire cette année. Après la levée des soins de conservation sur les défunts porteurs du VIH, les soins de conservation à domicile, le certificat de décès dématérialisé, entre en vigueur le 1er janvier 2018, le tout nouveau certificat de décès. Pourquoi ? qu’est ce qui va réellement changer ?

Le décret en question le voici. Il date du 9 août 2017.  Il fait suite à une réforme mise en place en avril dernier.

Le nouveau certificat de décès pour les défunts nouveaux nés

C’est-à-dire pour les bébés morts avant le 28ème jour de vie. Cela ne concerne pas les nourrissons morts nés. C’est aussi un autre certificat qui devra être utilisé pour tous les décès de bébés morts au delà du 28ème jour de vie.

Le nouveau certificat de décès, une annexe

Dans un certificat de décès vous avez un volet administratif et un volet médical. Désormais il y aura un volet médical complémentaire. Dans cette annexe, l’objectif est de renseigner les causes de décès au moyen d’une autopsie médicale ou judiciaire une fois que les deux premiers volets auront été transmis aux organismes compétents. L’idée est de transmettre les informations à l’INSERM, l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale le plus rapidement possible afin de prévenir une épidémie par exemple.

Un nouveau certificat de décès, en voie de dématérialisation

Je vous en parlais ici. La dématérialisation du certificat de décès est une grande avancée et va permettre de réduire les temps de délais. Le médecin transmet le certificat à la mairie du lieu de décès, à l’opérateur chargé de pourvoir aux funérailles. Le document est indispensable à la délivrance de l’autorisation de fermeture de cercueil, ainsi qu’à la réalisation des opérations funéraires et à l’établissement de l’acte de décès.

Le nouveau certificat de décès raccourcira-t-il les délais ?

Peu probable. La faute aux déserts médicaux entre autre, pour l’instant seuls les médecins sont habilités à remplir les certificats de décès. C’est ce qui avait conduit Christophe Dietrich, le maire de Laigneville dans l’Oise à « interdire aux habitants de décéder à leur domicile » afin d’alerter sur la situation. S’en est suivi une proposition des sénateurs afin de permettre aux infirmièr(e)s de remplir seul(e)s les certificats de décès dont nous vous avions parlé ici aussi.

Notez que nous vous mettons au courant de tout le plus rapidement possible et que bien sur nous suivrons pour, et par vous les évolutions pratiques de la mise en place de ces décrets et arrêtés en 2018.

 

 

Certificat de décès dématérialisé : les précisions du Ministère de la Santé

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certificat de décès dématérialisé

La simplification de la chaîne de transmission du certificat de décès a été mise en place, il y a quelques semaines, dans le cadre de la politique de simplification de l’administration française tant pour les professionnels que pour les usagers. Isabelle Carton, chef de projet au sein du ministère des solidarités et de la santé, nous explique les tenants et les aboutissants d’un projet qui doit faciliter la vie de tous avec le certificat de décès dématérialisé.

Les raisons du certificat de décès dématérialisé

Cette question a véritablement vu le jour, nous nous en rappelons, au moment de la canicule de 2003, le ministère ayant eu alors des difficultés à expliquer les causes de la surmortalité. C’est l’INSERM, l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale qui collecte, analyse et transmet les informations sur les causes de décès en France. Un logiciel international de l’OMS permet de fournir des données précises pour les causes de décès mais qui sont aussi comparables d’un pays à l’autre. Le fait est, que lorsqu’un certificat de décès au format papier est rempli, sa transmission à l’INSERM dure de 2 à 4 mois. Temps trop long estime le Ministère, notamment en cas de crise sanitaire qui ne permet pas l’élaboration d’un  plan de prévention intégré dans une politique de santé publique.

Ces données de mortalité permettent d’effectuer des analyses variées sur un grand nombre de sujets relatifs à la santé publique. L’exhaustivité des données, à raison d’environ 550 000 décès par an, permet de traiter de sujets y compris sur des maladies ou événements rares pour lesquelles peu de données sont par ailleurs exploitables. À travers la sélection de causes particulièrement associées à un facteur de risque, il est possible d’étudier les variations, notamment temporelles et spatiales, de ses conséquences sur la mortalité. C’est notamment le cas lorsque l’on considère la mortalité dite « évitable liée aux comportements à risque », qui regroupe les causes de décès liées à la consommation d’alcool et de tabac (cancer des VADS, cancer du poumon, cirrhose, psychose alcoolique et alcoolisme), aux accidents de la route et aux pratiques sexuelles à risque (Sida et infections par le VIH).

La genèse

Raccourcir le délai de transmission c’est là tout l’enjeu, pour pouvoir améliorer et mettre en place les mesures sanitaires. Et tout cela ne date pas d’hier. La première version date de 2006 pour la saisie du certificat de décès avec la transmission électronique du volet médical uniquement, imposant l’édition du volet administratif. « Cette obligation d’impression condamnait donc l’utilisation du système en situation de mobilité » explique Isabelle Carton. Un groupe de travail a donc été mis en place pour étudier les moyens de dématérialiser le volet administratif, avec l’aide du Secrétariat Général pour la Modernisation de l’Action Publique (SGMAP).

Les opérateurs funéraires consultés

Si les premiers éléments de cette dématérialisation ne datent pas d’hier, en revanche le système a dû être totalement construit pour les opérateurs funéraires, et ce système a été validé en 2015 après consultation de la FFPF et de la CPFM, entre autres, pour que la solution apportée soit au plus proche des attentes des opérateurs funéraires. C’est un travail interministériel conjoint entre le Ministère de l’Intérieur, le Ministère de la Justice et le ministère de la Santé.

dématérialisation Certificat de décès dématérialisé : les précisions du Ministère de la SantéCombien ça coûte ?

C’est une initiative très bien pensée puisqu’elle a été faite dans le cadre d’un appel à projet. L’argent du programme d’investissement d’avenir, est redistribué dans des domaines extrêmement variés et le ministère a réussi à l’intégrer dans le plan de « transformation numérique de l’État ». Le programme utilisé se nomme « dites-le nous une fois ». Vous savez cette manière qu’ont les administrations de demander aux usagers différents papiers qu’ils doivent aller chercher dans d’autres administrations. Et bien c’est aujourd’hui terminé, si une administration souhaite un document, elle peut et doit, le demander en interne, à une autre administration sans avoir besoin de passer par l’usager.

Grâce à cette mesure de simplification, le certificat de décès doit pouvoir être transmis en une seule fois à toutes les personnes concernées, qu’il s’agisse de la mairie ou des opérateurs funéraires. Cette demande a été faite en octobre 2015, et le résultat a été validé en avril 2016. Cette simplification a donc été financé par ce programme à hauteur de 52 %.

Certificat de décès dématérialisé comment ça marche ?

Comme je l’expliquais, une première dématérialisation avait eu lieu mais maintenant, avec la transmission électronique du volet administratif à la mairie il n’y aura plus besoin de retranscrire tout le contenu, car nous le savons « les saisies sont une source d’erreur ». Un portail dédié aux opérateurs funéraire est mis en place pour recevoir ce volet administratif. Des questions ont été soulevées à l’annonce de la mise en place de ce portail. Comment fonctionne-t-il ? Comment protéger les données ? Tout à été pensé et réfléchi, un garde fou a été mis en place pour éviter les connexions abusives et permettre une traçabilité. De même, des critères très précis sont demandés afin d’accéder au portail comme l’heure de décès -à plus ou moins 6 heures-, le nom de la commune de décès, le nom ou le prénom du défunt, entre autre. De plus, il faudra s’identifier de manière nominative, donc par conseiller funéraire, et non par agence. Ainsi pour obtenir le volet administratif du certificat de décès, plus besoin de passer par la mairie, il suffira de se connecter via le portail dédié aux opérations funéraires.

Pour l’instant le dispositif est expérimenté dans six communes : Antibes, Aurillac, Créteil, La Rochelle, Villejuif et Montluçon. Cette phase de 6 mois sera ensuite étendu à toutes les communes dans un plan de généralisation qui permettra de mettre en œuvre un portail d’information pour les usagers et leur permettre ainsi de pouvoir consulter la liste des opérateurs funéraires habilités par les préfectures.

 

Regards et prévention : 4 février journée mondiale de lutte contre le cancer

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Il y a peu je vous faisais un article sur la mort en France, avec les chiffres et les catégories. Le cancer apparaît en tête des causes de mortalité en France. Pourtant des traitements existent, mais oui, le cancer tue encore. Aujourd’hui, 4 février, c’est la journée mondiale de lutte contre le cancer, un événement important pour tous.

Le cancer représente 30% des décès en France. Parmi le plus mortel nous retrouvons le cancer du poumon lié à 90% au tabagisme actif voire passif. Le cancer du colon arrive en deuxième position avec celui de la prostate. Des cancers virulents et douloureux.

À quoi sert la journée internationale contre le cancer ? À mettre en avant la prévention, car même si aujourd’hui des traitements existent, c’est la détection rapide d’un cancer qui permet le mieux de soigner un patient. L’INSERM dont je vous parle souvent, sensibilise aujourd’hui le public à cette prévention. Les chercheurs de l’INSERM avancent dans les progrès médicaux pour offrir de nouvelles possibilités de traitements ou de confort pour les patients atteints d’un cancer que ce soit par la mise en place d’un larynx artificiel dont vous trouverez le communiqué officiel ici ou encore sur la mise en installation de nouveaux appareils à ultrasons ou de nouvelles méthodes de mise en place d’un nouveau diagnostic tumoral plus efficace du cancer du poumon et du pancréas.

Hormis la chirurgie, la radiothérapie et les médicaments, les chercheurs sont sans cesse en train d’élaborer de nouvelles manières d’appréhender la maladie notamment depuis peu avec l’hormonothérapie qui a pour effet de rendre inopérante les hormones responsables de la croissance de certaines tumeurs. L’Institut Marie Curie quant à elle travaille sur une combinaison de traitements se rendant compte qu’en les associant certains traitements sont plus efficaces et s’inséreraient alors dans un « cercle vertueux » tel que l’association de l’immunothérapie et de la radiothérapie, travaille qui consiste à se consacrer à l’ADN.

La prévention c’est aussi des rappels d’hygiène de vie, notamment par la lutte contre l’obésité et contre le tabagisme passif et actif. Le sport, la bonne alimentation sont privilégiés afin d’assurer à l’organisme le plus de pouvoir possible pour se défendre contre la maladie. La prévention passe aussi par le cadre de travail, même si les mines sont fermées, bon nombre de métiers et d’entreprises peuvent être à mêmes de favoriser certains cancers, notamment du poumon, de la gorge, mais aussi du métabolisme hormonal chez les femmes, avec l’utilisation de pesticides, de solvants dangereux, de fumées toxiques, etc.

La prévention est depuis quelques années accentuée. La mammographie est fortement conseillée et fait partie aujourd’hui d’un vaste programme de prévention contre le cancer du sein dès 50 ans, avec Octobre rose, et toutes les courses de femmes à travers le pays afin de soutenir et lutter contre la maladie. Cancer qui se soigne beaucoup mieux aujourd’hui qu’il y a quelques années grâce à sa détection précoce. Un test de dépistage du cancer colorectal est également envoyé par voie postale à tous les hommes de plus de 50 ans. Une manière de concerner tout le monde, même s’il l’on ne veut pas toujours voir la maladie. Lutter contre la maladie ça n’est pas seulement de la prévention, c’est aussi aider au quotidien les malades de tous les âges. C’est aussi l’accompagnement en soin palliatif, cheval de bataille de tous les gouvernements successifs qui sera cette année encore au cœur des programmes, décrets et applications. Lutter contre le cancer c’est aussi aider les familles endeuillées par le décès d’un être cher.

Loin d’être un virus, le cancer, nous pouvons tous l’avoir tous le développer.  C’est pourquoi nous sommes tous concernés par cette journée de lutte contre le cancer. Cette année la Ligue Nationale de Lutte contre le Cancer lance un film « Un regard, un espoir » afin de sensibiliser chacun sur la maladie, de l’autre, de soi.

 

Virus Ebola : 300 candidats pour un test de vaccin « sans danger »

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Le virus Ebola

C’est une petite annonce que passe l’Inserm (Institut national de la recherche médicale) : contre rémunération, venir tester l’efficacité d’un vaccin contre le terrible virus Ebola. 300 volontaires « sains » sont attendus à partir de ce mercredi. Pas sûr que les foules ne se déplacent.

« Il n’y a aucun danger de contracter Ebola», jurent les scientifiques qui lancent ce programme, et une campagne de communication. Tout en ne pouvant écarter des effets secondaires. Les candidats entre 18 et 65 ans seront suivis pendant un an, effectuant entre six et douze visites de contrôle. Certains testeront réellement le vaccin préventif Ebovac2, d’autres n’auront reçu qu’un placebo. Montant de l’indemnité : entre 760 et 1240 euros selon la durée de l’essai clinique.

Une étude similaire a démarré en Grande-Bretagne l’été dernier. L’originalité de ce vaccin, c’est l’effet double-couche. Le « prime-boost », en langage médical, encore jamais testé contre Ebola mais efficace contre le VIH. Une première injection fait réagir (en théorie) l’organisme à une protéine du virus présent actuellement en Afrique de l’Ouest. Quelques semaines plus tard, une deuxième (avec un produit issue des recherches contre la variole cette fois) renforce les défenses immunitaires. Deux vecteurs dans le but de tromper l’organisme, au cas où il aurait développé des anticorps contre le premier produit donné. Le bénéfice de cette stratégie : une réponse plus forte et plus durable.

L’épidémie qui sévit en Afrique de l’Ouest depuis 2013, dont on situe le premier cas en Guinée, a connu 11.315 morts sur 28.637 cas recensés à la fin novembre 2015. Un bilan « sous-estimé », selon l’Organisation mondiale de la santé. Des cas ont également été détectés hors d’Afrique (Etats-Unis, Royaume-Unis, Espagne).Deux membres d’ONG ont été soignés en France à l’automne 2014. Cette fièvre ne connaît actuellement pas de traitement homologué. En octobre 2014, les dirigeants américain, français, allemand, anglais et italiens l’ont qualifié de « plus grande urgence sanitaire de ces dernières années ».

Renseignements au 0800 156 156.