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Devis type des pompes funèbres en mairie, deux ans après pourquoi ça coince ?

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anticiper un décès

La loi sur le devis type des pompes funèbres qui doit être déposé en mairie date de 2015. Or deux ans après quel constat est fait ? La plupart des mairies nous le confirme, les opérateurs funéraires ne déposent pas tous un devis-type.

La loi la voici :

Les devis fournis par les régies et les entreprises ou associations habilitées doivent être conformes à des modèles de devis établis par arrêté du ministre chargé des collectivités territoriales.

Les régies, entreprises et associations habilitées déposent ces devis, dans chaque département où elles ont leur siège social ou un établissement secondaire, auprès des communes où ceux-ci sont situés, ainsi qu’auprès de celles de plus de 5 000 habitants.

Elles peuvent également déposer ces devis auprès de toute autre commune.

Ces devis peuvent être consultés selon des modalités définies, dans chaque commune, par le maire.

Les opérateurs funéraires doivent fournir un devis-type consultable en mairie, de manière à ce que les familles puissent comparer les offres en une fois et en toute transparence. Mais les opérateurs sont en majorité septiques sur cette loi, et deux ans après, force est de constater qu’elle n’a convaincu personne. Interrogées, la mairie de Metz, tout comme celle de Strasbourg me confirme ce que je savais déjà « toutes les pompes funèbres n’ont pas leurs différents devis en mairie ». Et c’est assez normal pour les mairies puisque cela voudrait dire deux devis par pompes funèbres et pour une ville où les opérateurs funéraires sont nombreux, loin de faciliter les familles l’on retrouverait à la place une vraie encyclopédie. 

De la proposition de Jean Pierre Sueur en 1993 aux diverses circulaires, jusqu’en 2015, le flou juridique laissait place à l’absence de devis-type en mairie. Depuis ça n’est plus du tout la même chose.

Les devis-type c’est l’obligation des pompes funèbres, nous vous en avons parlé régulièrement ici à Funéraire-Info, d’autant que le modèle strict a été établi par l’arrêté du 23 août 2010. Ce modèle définit notamment les prestations obligatoires et les prestations facultatives. Déjà là c’était compliqué, épinglée par différentes études de consommateurs  seul un tiers des pompes funèbres l’établissait. FOCUS.

Pourquoi ça coince ?

Pourtant l’on devrait se dire « chouette, au moins on verra exactement quels sont les vrais prix et nous ferons cesser les médisances de la concurrence ou de la société ». Or c’est plus compliqué que cela. Un devis-type des pompes funèbres oui, mais pour chaque prestation, imaginez une ville comme Paris, où il n’y a pas moins de 160 opérateurs funéraires, voilà 320 devis à trouver en mairie… Je ne suis donc pas certaine que l’objectif final qui je le rappelle est d’aider les familles soit atteint. Et puis il y a des failles considérables dans cet arrêté, comme le fait d’avoir une liste par ordre alphabétique. Face à  320 devis, vous vous arrêtez au premier, c’est comme avec une recherche Google. Vous avez donc tout intérêt à ne pas vous appelez Pompes Funèbres Z…. De plus rappelons une ligne dans cet arrêté improbable : « Elles peuvent également déposer ces devis auprès de toute autre commune. » Voilà de quoi ne pas faciliter toute cette histoire.

Devis type des pompes funèbres : pour une vraie transparence

Attention aussi au double jeu. C’est un peu comme un supermarché qui ferait une réduction dans une publicité mais qui vous assassinerait sur un autre produit. Le risque en pompes funèbres est le même, un prix d’accroche et des options aux tarifs ubuesques. De quoi donner du grain à moudre à Familles Rurales pour la prochaine Toussaint.

Et si l’on arrêtait de faire des nouvelles lois à tout va et que l’on se concentrait sur celles qui existent déjà ? Celle de 2010 est claire, et il faudrait que chaque pompe funèbre la respecte, on y gagnerait en transparence.

L’actualité du funéraire de ce lundi 25 septembre 2017

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actualité funéraire 25 septembre 2017

Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs du lundi 25 septembre 2017. Revivez l’actualité sur Funéraire-info.

Les décès

Ce week-end nous ont quittés plusieurs personnalités ; à 103 ans, Gisèle Casadesus était la doyenne des actrices françaises, elle était sociétaire honoraire de la comédie française. Le cavalier français Maxime Debost, est décédé samedi 23 septembre à l’âge de 30 ans, dès suite d’une chute lors du cross du concours complet 1* de Châteaubriant, en Loire-Atlantique. Autre décès, Matt Bellinger, est mort ce week-end, il s’agirait d’un suicide. Ex-guitariste du groupe post-hardcore Planes Mistaken For Stars, il avait fondé Ghost Buffalo puis Il Cattivo. Il avait 40 ans. Toujours dans l’univers musical et artistique, nous avons également appris le décès de Charles Bradley qui a succombé à un cancer. Surnommé « The Screaming Eagle of Soul », Charles Bradley était la figure de la soul d’antan, dans la même veine que Sharon Jones ou encre Lee Fields. 

Vie politique

Ce week-end c’était les sénatoriales, c’est ainsi que nous avons appris la réélection du sénateur Jean-Pierre Sueur, pour un troisième mandat consécutif dans le Loiret. Amoureux d’Orléans, Jean-Pierre Sueur, (ici aux Assises du Funéraire ) s’est beaucoup intéressé à l’économie funéraire et est l’instigateur de la loi Sueur, sur la libre concurrence en 1993 ainsi que l’encadrement des contrats obsèques en 2004.

Santé

Toujours en pleine polémique sur la levée des soins de conservation sur les défunts porteurs du VIH, beaucoup s’interrogent sur la question de l’hépatite C et de sa transmission. Le laboratoire MSD vient de lancer C’Partner, une application mobile destinée aux patients atteints d’une hépatite C. L’objectif de ce dispositif va être d’optimiser le parcours de soin des patients atteints d’hépatite.  

Pompes funèbres

franchise-pompes-funebres-france-paris13 L'actualité du funéraire de ce lundi 25 septembre 2017

Le réseau de franchise Pompes Funèbres de France poursuit son expansion en ouvrant une nouvelle agence à Paris, en face de la Pitié Salpêtrière. C’est la seconde ouverture parisienne en quelques mois, souvenez-vous, nous vous en avions parlé ici. C’est d’ailleurs le même francisé, Michael Teboul qui est à l’origine de cette ouverture.

Deuil

On le sait, le deuil est parsemé d’étapes complexes qui diffèrent d’un individu à l’autre. Pour aider au mieux sa population, Pontivy menée par Josée Masson de l’association Deuil-jeunesse organise une conférence gratuite le mercredi 27 septembre celle-ci est ouverte à tous publics, à 20 h, au théâtre des Halles. Contact : 02 97 67 54 76 ou 06 80 23 57 05.

À la mode

Voilà un produit bien particulier que l’on voit partagé sur les réseaux sociaux ; le cercueil en osier. Etienne et Aurélien Métézeau avait déà réalisé ce produit l’année dernière, et voilà qu’une nouvelle famille en fait la demande. Si le cercueil en bois est obligatoire en France, en revanche, rien n’interdit son habillage. Véritable symbole « maman ne sortait jamais sans son panier en osier » c’est aussi un hommage aux souvenirs des piques-niques  en famille, la demande inédite était à l’initiative de la défunte.

Culture

C’est le web magazine warlegend qui nous en parle. Divinity Original Sin II propose à ses joueurs une partie en plein rite funéraire. Il faudra faire preuve de malice afin de convaincre les elfes d’accéder au rite funéraire.

culture- L'actualité du funéraire de ce lundi 25 septembre 2017

La revue de presse vous est offerte par le groupe IF assistance
Professionnels du funéraire, compagnies d’assistance, l’organisation d’un rapatriement de corps vers l’étranger ou la réception d’un corps arrivant en France est l’occasion d’une mise en œuvre logistique spécifique. IFA, spécialiste de la logistique Funéraire est à même de vous assister dans l’organisation des opérations spécifiques à ce type d’événements.

Fédération Française de Crémation : Les nouveaux enjeux pour les crématoriums

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Jo Le Lamer, président de la Fédération française de crémation

À moins d’un an de la mise en application des nouvelles normes de filtration, j’ai interrogé pour vous Jo LE LAMEUR, président de la Fédération Française de Crémation qui nous explique les points de détails des combats qu’il mène au sein de la fédération. Il nous parle aussi des nano pacemakers et du devenir des cendres.

Monsieur LE LAMEUR, la mise en application des nouveaux systèmes de filtration arrive bientôt et doit être effective en Janvier 2018. Qu’en est-il concrètement sur le terrain ?

Dans le principe c’est très bien, cela est la résultante de la mise en place d’une loi qui date de 1995. Le seul problème reste les coûts élevés mais cela paraît inévitable.

Certains crématoriums préfèrent reconstruire complétement plutôt que de changer juste ce système de filtration. Vous le comprenez ?

Tout à fait, il ne s’agit pas que d’une pièce à changer, les crématoriums au fil des années se détériore, changer tout peut paraître plus judicieux. On assiste quand même depuis quelques années à belle progression de ces équipements.

Est-ce-que vous pensez que ces nouvelles dispositions freinent les nouveaux projets de crématorium ?

Pas du tout, il y a des inaugurations régulièrement et depuis 2014 maintenant tous les nouveaux projets présentés sont refusés s’ils ne comportent pas dans leur plan ces nouvelles normes. Tous les grands acteurs le savent.

Est-ce-que vous voyez des obstacles à cette mise en place ?

Le temps. Une réunion à eu lieu au CNOF – Conseil National des Opérations Funéraires- il n’y a pas longtemps et une autre aura lieu en mars. Les retardataires qui aujourd’hui n’auraient pas entrepris les travaux de mise aux normes ne pourront pas être à jour en Janvier 2018.

Que va-t-il se passer pour eux ?

On l’ignore encore, il est peu probable que l’on puisse envisager une fermeture administrative, cela correspond à près de 20% des crématoriums soit entre 30 et 40 crématoriums en France ! Il est plus probable qu’ils disposent d’un délai un comme, pour faire le parallèle, comme la mise aux normes handicapées.

On assiste depuis quelques années à une hausse des taux de crémation en France. Au sein de la fédération vous bataillez vous la liberté de choix des funérailles. Est-ce dû selon vous à un changement des mentalités ou à une meilleure communication autour de la crémation ?

Ce phénomène n’est pas nouveau, il date de plus de 30 ans maintenant. Il est la conjoncture de plusieurs facteurs :

  • L’Évolution de la société : Les conditions d’existence avec l’éclatement des familles qui vivent parfois loin de leur défunt et qui n’ont plus le temps ni l’envie d’aller au cimetière s’occuper de la tombe.
  • Le recul de la religion : Depuis qu’en 1963, le Consul du Vatican II a toléré la crémation même s’il revienne un peu ces derniers temps sur leurs réticences. Le net recul des pratiques religieuses en France a participé à favoriser la hausse des crématoriums sans oublier les disparités régionales en terme de pratiques religieuses tel que le protestantisme par exemple.

Au delà de la crémation est-ce que cela veut dire qu’il faut inventer de nouveaux rites ?

Tout à fait ça n’est pas parce qu’il y a crémation qu’il ne doit pas y avoir de cérémonie personnalisée. Elles sont de mieux en mieux organisées un peu partout.

Cela passe aussi par l’aménagement urbain du territoire, et de l’art funéraire en cela je pense aux jardins du souvenir, lieu de recueillement et d’hommage.

Oui il y a un besoin d’évolution. Avant les endroits étaient ternes aujourd’hui ils sont mieux pensés et conçus pour permettre ces moments d’hommage même s’il y a encore du travail à faire. On va par exemple arriver de plus en plus les cavurnes, ces mini tombes qui sont finalement un prolongement des tombes en inhumation classique.

Cela fait quelques années maintenant que la loi sur le devenir des cendres a été promulguée quels retours en faites-vous sur le terrain ?

Elle n’est pas toujours bien comprise des familles il y a encore du travail à faire autour de cette loi. Voilà pourquoi la FFC se rendra le 27 octobre à l’Université de Lorraine à Nancy afin de participer à un colloque codirigé par l’Union Crématiste Européenne dont la FFC fait partie. Au programme de cette journée le devenir des cendres avec la participation de Jean Pierre Sueur qui viendra expliquer pourquoi il a promulgué cette loi et la cohérence par rapport aux autres pays Européens – En Belgique par exemple où les urnes peuvent rester à la maison-.

Y-a-t-il de nouveaux problèmes qui apparaissent sur le terrain ?

Le flou autour des nouveaux nano pacemakers posent un réel souci. Aujourd’hui tous les crématoriums de France le refusent. La question a été posée aux différents ministères mais pour l’instant aucune solution n’a été trouvée. Le fait est que tout le monde se tourne vers les thanatopracteurs mais c’est une erreur ils ne seront pas la solution. Les nano pacemakers se glissent via l’artère fémorale pour atteindre le cœur. Il s’agit d’une opération chirurgicale que ne peut pas pratiquer un thanatopracteur. Et ça ne s’arrête pas là d’autres sont implantés dans les reins, le pancréas, etc.

Le fait est que les piles sont au lithium ça pose donc le même problème pour les inhumations. On appelle cela de la curiethérapie donc « curie » radioactif, vous voyez où est le problème. Aujourd’hui les tests ont été réalisés par le fabricant Medtronic aux Etats-Unis qui ont révélés que cela ne présentait pas de danger, des tests sont en cours en France pour tester du danger potentiel de ces nouveaux pacemakers.

Il y a quelques temps vous aviez lancé un grand appel au brainstorming afin de trouver le nouveau nom de votre revue. Qu’avez-vous choisi finalement ?

Le choix s’est porté sur « Crémation magazine » avec en sous-titre : « La terre aux vivants » et tout en bas du magazine « Une liberté. Un choix. Une volonté. » Le premier numéro sous ce nom paraitra dans quelques jours.

Merci Monsieur LE LAMEUR et on vous donne rendez-vous le 27 mars à l’Université de Lorraine.

Contact : Jo LE LAMEUR, président de la Fédération Française de Crémation

50 rue Rodier
B.P 411-09

Fédération-française-crémation Fédération Française de Crémation : Les nouveaux enjeux pour les crématoriums75423 PARIS CEDEX 09
FRANCE

Tél : 01 45 26 33 07

 

 

Review : Ça s’est passé cette semaine sur Funéraire Info

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Le monde du funéraire est en pleine effervescence en ce moment ; la rentrée, le salon Funexpo, les Assises. Entre les inaugurations et les innovations, Funéraire-Info était là pour chaque évènement. Parce qu’ils sont importants pour vous, ils le sont pour nous aussi.

Ça s’est passé : Le salon Funexpo : Mitigé, bon, excellent, moyen on est allé recueillir vos impressions. Le changement de date a-t-il influé sur les contrats ? Les visiteurs étaient-ils intéressés par les produits. Qu’en est-il ressorti ?

Les retours entreprises :

Éco-Urnes,  Piccolo, Frima, AJA, Rivaud,

Points de vue : Le salon vu par FunéMarketComitam-Obsèques.

Les nouvelles du secteur funéraire :

Inauguration : Roc eclerc

Patrimoine : Rébillon

Mise en ligne : POMPES FUNÈBRES DE FRANCE

Nouveautés : La boîte de cérémonie

Innovation : Application En Sa Mémoire, entretien de sépulture

De vos nouvelles : Olivier Hecquet.

C’est toujours en cours : Les Assises du Funéraire organisées par la Chambre Nationale Syndicale de l’Art Funéraire. Chaque jour je vous présente un angle sur le sujet même de ces Assises à savoir le Deuil ses causes et conséquences.

Suite à la présentation d’ouverture par Aubin de Magnienville, Pasacale Hébel, Thierry Mathé et Tanguy Châtel nous ont présentés l’étude du CREDOC qui a recueilli les impressions des individus sur leur perception du deuil, son commencement et sa continuité. Une table ronde s’en est suivie avec en présence ·  Christophe Fauré, psychiatre, auteur de « Vivre le deuil au jour le jour » ainsi que :

  • Claude Le Pen,économiste de la santé, professeur à l’Université Paris-Dauphine-   –
  • François Michaud-Nérard,directeur des Services funéraires de la ville de Paris
  • Nathalie Vallet-Renart, présidente du cabinet de ressources humaines Aldhafera, cofondatrice et directrice d’ « Entreprise et Cancer »

Damien Le Guay, le philosophe passionné a clos ses Assises en résumant les différents regards.

Suite à la Présentation des Assises, l’étude du CREDOC et son analyse, nous avons pu bénéficier de l’intervention de Christophe Fauré et ses trois axes pour mieux comprendre le deuil, du point de vue controversé de Claude Le Pen économiste de la santé qui nous interroge sur le rôle de l’état dans le processus de deuil, ainsi que de la participation de Jean-Pierre Sueur, sénateur qui nous explique ses combats passés et à venir.

À venir : La suite des interventions des Assies, avec entre autre Nathalie Vallet Renard qui nous livre son analyse très émouvante sur le vécu du deuil en entreprise et de la nécessaire prise en considération à la fois des DRH de la direction mais aussi des collègues, la frontière entre vie professionnelle et vie privée étant aujourd’hui nettement fluctuante. Puis Michaud-Nérard, résolument visionnaire nous éclairera de son expérience. Nous fermerons le dossier des Assises avec l’intervention passionnée de Damien Le Guay philosophe.

La Fondation des services funéraires de la ville de Paris. Cette semaine ma chronique est consacrée à la fondation dont l’enveloppe de 100 000 € chaque année est attribuée à ceux qui font, innovent, recherchent tout ce qui pourrait améliorer le monde des obsèques et le vécu du deuil.

On vous parlera de la Toussaint bien sur, de la journée mondiale du deuil périnatal ainsi que celle des soins palliatifs. On vous emmènera revendiquer votre place au sein des débats à quelques mois de la présidentielle. On ira à la rencontre de ceux qui viennent tout juste de s’asseoir à des nouveaux sièges et qui apportent un regard et une stabilité nouvelle au sein de ceux qui font le funéraire de demain.

Funéraire Info est votre première média d’actualité funéraire. Il est fait pour vous, par vous.

 

Assises du Funéraire : L’intervention du sénateur Jean-Pierre Sueur

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« Le deuil est tellement vivant ». L’oxymore est évident pour Jean-Pierre Sueur qui nous a fait l’honneur d’assister et d’intervenir lors des Assises qui se sont déroulées le 03 Octobre au Palais du Luxembourg.

Jean-Pierre Sueur est toujours d’un calme et d’une assurance qui en ébranleraient plus d’un. Suite à aux résultats du CREDOC et aux commentaires qui y sont associés, le sénateur est intervenu non pour donner son avis sur la question complexe de la gestion du deuil mais pour nous inviter à nous interroger sur celle-ci.

Jean-Pierre Sueur est spécialisé – entre autre – dans la question du droit funéraire, le sujet n’est donc pas à proprement parlé le même que celui auquel nous assistons. Après avoir rendu hommage à Jérôme Monod ancien patron de  Suez-Lyonnaise des eaux décédé cet été, il nous rappelle que le paysage funéraire a été bousculé ces dernières années. Lorsqu’il évoque sa loi sur la fin du monopole en 93, la salle se plait à émettre un rire évident, or il n’y avait rien d’évident il y a 23 ans lorsqu’il a fait voter cette loi.

Il nous fait remarquer que la fin du monopole ne voulait pas seulement dire le début de la concurrence mais aussi, et surtout, la restauration du service public, ce qui justifiait la mise en place d’une habilitation, gage et preuve d’une démarche éthique et honnête.

Depuis, il s’est battu pour que d’autres lois voient le jour ; sur les autopsies judiciaires, les contrats obsèques non réglementés, les devis type, les tarifs, en demandant la transparence sur les prix pratiqués par le marché. Bien sur il revient sur la loi de 2008 sur la question du devenir des cendres, qui est symboliquement la mise en perspective sur le respect, la dignité et la décence qui doivent être faits au défunt. Depuis il est interdit de garder une urne cinéraire chez soi.

Mais le sénateur nous confie que derrière les combats qu’ils mènent, que le monde funéraire les approuve ou non, il n’est toujours pas aisé d’inscrire au programme politique un ordre du jour en rapport avec le funéraire. Preuve que la société française n’est pas la seule à faire de la mort la poussière sous le tapis, mais que ses élites agissent en reflet de celle-ci. Et finalement, qui doit donner le modèle ?

Dans les projets en attentes, il y a notamment la question du schéma régional des crématoriums. En effet, on s’aperçoit depuis quelques années, que soit les crématoriums sont trop proches les uns des autres soit qu’ils sont trop éloignés. Dans les deux cas, les batailles d’égo sont souvent responsables et c’est la famille qui en paie les conséquences.

De même Jean-Pierre Sueur livre bataille pour que soient inhumés dignement le reste des être humains après un attentat ou à des accidents – crash d’avion par exemple- au lieu d’être considérés comme déchets chirurgicaux.

Puis le sénateur avant de laisser la parole conclut que dans chaque rapport à la vie, il y a un rapport à la mort. Controversé et impertinent, Jean-Pierre Sueur a été un très bon orateur, son intervention très appréciée et il a apporté un peu de légèreté et d’humour nécessaires à ce débat lourd, et au combien complexe qu’est le deuil.

Suite de la chronique : https://www.funeraire-info.fr/assises-du-funeraire-nathalie-vallet-renart-et-la-gestion-des-emotions-en-entreprise-65434/

Crématoriums : trop de flottements, l’Etat voudrait légiférer

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assemblée nationale loi obsèques laiques

Déréglementation ne signifie pas anarchie. C’est ce que semble avoir oublié le secteur du funéraire, à en croire le gouvernement qui préparerait discrètement avant l’été une loi encadrant la crémation et le fonctionnement des quelques 170 crématoriums français.

Représentant aujourd’hui un tiers des obsèques (11% en 1994), vouée à attirer davantage encore de candidats, la crémation suscite des convoitises, les décès étant eux-mêmes en croissance en France. Ouvrir plus de crématoriums s’impose. Mais pas n’importe comment, semble aujourd’hui dire l’Etat, qui déplore un certain flottement.

Les faits semblent lui donner raison. N’a-t-on pas constaté ici ou là (Meaux, Roanne, Perpignan…) l’ouverture de crématoriums concurrents géographiquement trop proches, dans des bassins de population ne permettant pas la survie économique de deux établissements ? Le texte gouvernemental pourrait réguler, planifier ces ouvertures de crématoriums, intégrant en son sein un autre texte législatif actuellement dans l’impasse : celui porté par le sénateur Jean-Pierre Sueur visant à mieux répartir ces équipements sur le territoire. Voté en 2014 au Sénat, cette proposition de loi s’est depuis perdue dans les méandres de l’Assemblée nationale.

L’Etat souhaite aussi, visiblement, durcir le dossier des règles environnementales. Les établissements ont jusqu’en 2018 pour répondre aux nouvelles exigences antipollution. Or, rapportait le journal Les Echos il y a un an, la moitié des crématoriums n’ont pas encore entamé leurs travaux. Compte tenu des délais techniques de commandes et de travaux, compte-tenu aussi du tout petit nombre d’entreprises capables de mener ces travaux, il est acquis que tous ne seront pas à temps aux normes exigées. Un tiers environ.

Pas de problèmes attendus du côté des gros opérateurs (OGF, Crématoriums de France par exemple). On parle plus de petits établissements régionaux. Et l’État, fort du succès de la Cop 21, devrait être intransigeant. Il ordonnera la fermeture pure et simple des contrevenants, prenant à sa charge la remise aux normes avant une revente au plus offrant. Il sera demandé aux Directions des fraudes de contrôler les installations, leur conformité et l’avancée des dossiers durant toute l’année 2017.

Le texte de loi devrait confier à cette même administration la mission de suivre de près l’envolée attendue des tarifs de crémation, conséquence des investissements consentis par les opérateurs. Un arbitrage gouvernemental est attendu sur la question de savoir s’il faut ou non les encadrer afin d’éviter des dérapages et protéger les consommateurs. De nombreuses études ont en effet souligné l’envolé déraisonnable des prix des services funéraires depuis 2011, bien au-delà de l’indice général des prix.

Question : n’y a-t-il pas danger à légiférer ainsi, alors que toutes les implications de la Cop 21 ne sont pas prises en compte ? Lors d’un tout récent colloque à Lille, le juriste Jean-Paul Brulant relevait que la norme 2018 pourrait bien être elle-même déjà caduque. L’accord du Bourget, dont peu ont réellement lu le texte, prévoirait une disposition divisant par dix les rejets des fumées à l’horizon 2020. Un coup de tonnerre. La Cop 21 ouvre également théoriquement la porte aux premiers crématoriums électriques en France. Une voie qui pourrait finalement accélérer l’expansion de ce marché, tout en imaginant des solutions durables encore plus écologiques.

 

JP Sueur, cybercriminalité, de la théorie à la pratique

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Le Sénateur du Loiret, Jean-Pierre Sueur, est bien connu des lecteurs de Funéraire Info. Il est en effet l’origine de la loi la plus importante du XXéme siècle concernant le funéraire, la fin du monopole. Mais il s’occupe aussi du piratage informatique, avec moins de fortune…

Comme le savent ceux qui ont assisté lors du salon de Paris à l’échange entre votre serviteur et le Sénateur Sueur, les relations entre l’édile et la rédaction de Funéraire Info ne sont pas au beau fixe. Ceci repose sur un malentendu : nous avons maint fois expliqué que nous n’aimions pas sa loi sur les devis en mairie, et il l’a pris comme si nous l’avions affirmé que nous ne l’aimions pas lui. Curieusement, c’est plutôt positif : bien qu’on en dise du mal, Jean-Pierre Sueur est la preuve que les élus prennent leurs projet très à cœur, les considérant comme leur propre enfant, peut être.

Mais bien que tendus, nos rapports sont toujours basés sur la base d’une extrême courtoisie et d’un certain humour, Monsieur le Sénateur étant un homme très bien élevé et très spirituel. C’est pour cela qu’il appréciera certainement la mauvaise plaisanterie dont il est l’objet de la part d’un auteur inconnu.

En effet, alors que nous nous rendions sur le blog de Jean-Pierre Sueur, afin de suivre son actualité, dans l’attente d’une éventuelle réaction à la proposition d’Emmanuel Macron sur la simplification du funéraire, nous nous rendîmes compte de deux événements concomitants.

Le premier, le Sénateur Sueur est l’auteur d’un très bon article sur les moyens de lutter conter la cybercriminalité. Nous en joignons le lien en fin d’article et en recommandons la lecture.

Le second, c’est que lorsque nous faisons une recherche sur le nom du sénateur sur Google, un petit message s’affiche pour informer qu’il est possible que le site ait été piraté.

L’adage dit qu’on ne parle bien que de ce qu’on connaît. Nous ne pouvons que le confirmer à la lecture de ce brillant billet sur les méfaits de la cybercriminalité de la part d’un élu qui est concerné au premier chef. Et nous le confirmons de plus belle à propos des devis en mairie : il est manifeste que Monsieur le Sénateur n’a jamais travaillé en pompe funèbre.

L’article du Sénateur Sueur (téléchargement PDF)

Crémation : ce que la loi de 2008 a changé

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Le columbarium du Père Lachaise, à Paris
Le columbarium du Père Lachaise, à Paris

Question : qu’est-ce qu’a finalement changé la loi de 2008 sur le sort de l’urne cinéraire ? A l’origine de cette législation, le sénateur Jean-Pierre Sueur s’interrogeait hier lundi sur son site internet, relayant une étude issue d’un colloque de l’Université de Lorraine.

Repérée par Jo Le Lamer, président de la Fédération française de crémation, cette étude est signée de la chercheuse en droit Ariane Gaillard, et intitulée : Le sort de l’urne cinéraire : enjeux anthropologiques et politiques.

Rappelant que jusqu’en 2008 le droit funéraire était incomplet sur la crémation, occasionnant d’incessants litiges, le sort de l’urne est désormais encadré, régissant par là-même la destination des cendres. Elle est conservée dans un crématorium jusqu’à ce que la famille se décide quoi en faire : dispersion en pleine nature ou dans un espace adapté, inhumée, déposée dans un columbarium ou scellée sur un monument funéraire. Il n’est ni permis de diviser les cendres, ni de les conserver à domicile.

Car cette loi a eu d’abord un premier effet : séparer clairement le monde des morts et des vivants. L’urne rejoint le domaine public (un cimetière par exemple), n’est plus non plus un enjeu de propriété entre les familles, comme cela s’est vu par le passé. De ce fait, les morts crématisés sont mieux respectés, consacrés, et non plus considérés juridiquement comme un meuble.

Par ailleurs, le législateur a voulu intégrer l’urne désormais protégée dans un espace républicain et laïc. C’est la famille qui va aux cendres, et non plus l’inverse. L’idée est, par exemple, d’empêcher par respect pour les défunts, qu’une famille en fasse des bijoux, des œuvres d’art ou n’importe quoi d’autre. En contrepartie, les collectivités locales doivent apporter le lieu où faire reposer les cendres, et leur autorisation est nécessaire pour décider ce que l’on fera d’une urne.

Promenade au salon Funéraire Paris 2015

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Le stand des Pompes funèbres Pascal Leclerc

Ouvert au Parc des expositions de Villepinte, près de Paris, de jeudi à samedi dernier, le salon du Funéraire 2015 a donné lieu à quelques curiosités au fil des allées d’exposants. Petits instants partagés.

Jeudi matin. Sur le stand Bernier Probis, le patron Olivier Bernier a placé en bonne place un cercueil de son imagination, insolite, tout en bois façon jeux de construction. Deux journées de travail, explique-t-il,  pour cet objet unique où chaque morceau a été poncé manuellement avant d’être assemblé. Au vu des visiteurs étonnés, l’opération de communication est réussie pour l’entreprise de Dordogne.

Jeudi midi. Sur le stand de la plateforme multiservices EnHommage.fr, la jeune société Elicci entame le premier de ses cinq brefs concerts prévus sur le salon, au gré des trois jours. Des récitals avec violons, bandonéon ou trompette, histoire de montrer que la personnalisation des obsèques peut aussi passer par la prestation de musiciens professionnels. Au programme, notamment, des extraits de « Mon amant de Saint-Jean », mais aussi des musiques de films (Harry Potter, James Bond, Star Wars, La Panthère rose…)

Vendredi matin. Les stands de Roc-Eclerc, Roc-Eclerc Académie et des Pompes funèbres Pascal Leclerc distribuent aux visiteurs qui le souhaitent un pin’s de soutien après les attentats de la semaine dernière. Une tour Eiffel noire dans un cercle en signe de paix. Une décision prise sous le coup de l’émotion en quelques heures juste avant l’ouverture du salon.

Vendredi midi. Pendant que le sénateur Jean-Pierre Sueur vient défendre au salon ses actions législatives, le stand du réseau mutualiste La Maison des obsèques vit un grand moment : la signature sous les flashes d’un partenariat entre le réseau (représenté par Christophe Lafond) et l’Union du Pôle funéraire public (500 communes, 13 millions d’habitants, présidée par Marie-Claude Cheramy.

Vendredi midi. Il aura fallu les encourager un peu, mais ils l’ont fait : oser relooker brièvement (et dans une certaine folie) l’équipe du stand Amegapub-Personifia-Nova Formation aux couleurs de l’Ecosse. C’était en octobre lors de l’inauguration de l’antenne parisienne de Nova, au Perreux (94). Dans la vapeur de la collation, une voix a lancé : et si on portait tous des kilts au salon du Funéraire ? Des tenues avaient été commandées le soir même sur internet. Seyantes, les tenues.

Samedi midi. Chez Carles, fabricant de cercueils dans l’Aveyron, on s’apprête à remballer. Un exemplaire bien particulier trône le long d’une allée. Un cercueil (inhumation ou crémation) personnalisable à la craie, « pour un nouveau concept de cérémonie ». Pour donner aux familles la possibilité d’exprimer leurs émotions. Les visiteurs du salon l’ont couvert de signatures multicolores. « Bonne idée », a écrit l’un d’eux.

Jean-Pierre Sueur, le devis en un clic au Salon Funéraire

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Salon funéraire
Jean-Pierre Sueur et Richard Feret

Le Sénateur Sueur a donné une conférence très attendue portant sur les devis en mairie. Des réponses qui laissent un goût d’inachevé.

Le Sénateur Sueur a participé ce matin à la conférence sur les devis en mairie organisée par nos confrères de Résonance. Arrivé en retard à causes de mauvaises conditions de circulations, le Sénateur du Loiret n’a pas pu intervenir sur la présentation de la législation et aux premières objections soulevées. Mais l’évènement était bel et bien sa présence malgré les annonces contraires.

Le Sénateur a défendu bec et ongles sa loi, après voir assuré y tenir depuis des années. Il s’est dégagé de certains points, plaidant non coupable sur le choix des communes de 5000 habitants. Il a néanmoins assumé l’intégralité du texte et son caractère obligatoire.

Il a réussi à nous faire sourire, en soutenant sans rigoler, que les devis pourraient être consultés « en un clic » par les familles sur les sites internet des mairies. Plusieurs dizaines de devis, inhumation ou crémation …

Le Sénateur est néanmoins convenu, après des contradictions venant notamment de Richard Feret, Directeur Général de la CPFM, la perfectibilité de la loi, et annoncé une réunion dont les modalités restent à définir avec des responsables du secteur. Elle portera notamment sur la présentation du devis-type, et quelques points d’achoppement comme la taille des communes.

M. Le Sénateur, ni les collectivités, ni les pompes funèbres, ne peuvent perdre leur temps à proposer ou à déposer des devis en mairie. Laissons de la place à l’humain, que les familles ouvrent la porte des agences de Pompes funèbres et réalisent plusieurs devis, mais n’essayons pas de comparer des prestations qui ne peuvent être comparées, sans connaitre les desiderata des familles.

Jean-Pierre Sueur a également déploré, provoquant l’assentiment de la salle entière, le niveau trop élevé de la TVA sur les prestations.

Interpellé par un journaliste de Funéraire Info, le Sénateur a répondu avec un humour certain qu’il ne manquait jamais de lire les articles ou nous l’étrillons avec entrain, sans se départir de sa courtoisie toute parlementaire. C’est avec le même plaisir que nous rappelons au Sénateur Sueur que, bien que nous attaquions avec un certain mordant ses propositions sur notre profession et son statut de symbole de la réforme du funéraire, nous n’en respectons pas moins autant l’homme que la fonction, et nous réitérons avec joie notre invitation à venir s’exprimer dans les colonnes de Funéraire Info.

L’assistance est restée courtoise, et même les plus virulents opposants du sénateur n’ont pas sorti les faux, pardon les fourches. Il est très agréable de pouvoir souligner qu’un tel échange d’idées sans animosité a constitué l’apport d’air frais dont les esprits avaient besoin en ces temps troublés.

M. le Sénateur, l’amendement de cette mesure, n’est pas suffisant, retirez la, et votre mérite et votre prestige dans le monde du funéraire ne pourront qu’en être accru au regard de tout ce que vous avez déjà fait pour la profession. Pour les professionnels et pour les familles vous apparaitrez comme un homme qui a refusé de gaspiller l’argent de la collectivité dans des législations inapplicables et éloignées des réalités du terrain.