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Le témoignage d’Éline : Je n’ai pas eu le droit de faire mon deuil

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témoignage deuil

Le deuil touche tout le monde, mais comme n’importe quel évènement de la vie, nous sommes incapables de prédire la manière dont nous réagirons. Mais lorsqu’on est vouée au silence, comment fait-on ? Le témoignage d’Éline, 35 ans, qui réapprend à pleurer.

« Ça m’a pris presque dix ans. Dix ans durant lesquels j’aurais bien eu besoin d’un mode d’emploi. J’avais 25 ans lorsque mon petit frère Olivier est mort dans mes bras. Une leucémie. Un sale mot. À l’époque là j’étais fiancée et mon futur mari et moi et moi essayions d’avoir un enfant.

Le temps s’est arrêté ce jour-là. Ça n’a pas été plus facile de le savoir avant. Mes parents se sont fuis l’un et l’autre, jusqu’au jour où ils ont fui la maison, l’un vers le travail, l’autre dans les bras d’une autre. Tout le monde a accouru en apprenant la nouvelle, les associations, les amis, les collègues de bureau, les cousins éloignés. Tout le monde a pleuré Oliver. Et tout le monde s’est demandé comment mes petite sœurs jumelles Lucie et Laetitia allait bien pouvoir vivre avec cela, elles qui étaient bien trop jeune pour comprendre disait-on. Mais moi, personne ne m’a jamais demandé si j’allais bien. Je n’ai jamais eu le droit d’être triste, je n’ai jamais eu le droit de pleurer.

Bien sur je n’étais pas à plaindre, vie privée, vie professionnelle, tout débutait pour moi, et tout était stable. Pourtant moi aussi j’avais du chagrin.

Comment faire le caliméro à 25 ans ? comment oser pleurer devant des parents qui retiennent leurs larmes et même leurs mots ?

J’ai tout enfoui, je me suis occupée de mes parents, et de mes petites sœurs. Forcément je ne me suis pas occupée de moi, ni de mon mari, ni de ma grossesse qui était tombée à nouveau à l’état de vague projet. Je n’ai rien empêché. Mes petites sœurs ont grandi, elles ont fait le deuil d’un frère mort d’une sale maladie. Mes parents ont géré leur peine comme ils ont pu.

Je suis tombée enceinte à 31 ans et là j’ai tout repris dans la figure. Ce bébé qui grandissait en moi m’a tout révélé. La mère que j’allais être face à cette mère que je n’avais plus. Ce bébé en bonne santé face à mon frère malade qui n’était plus là. Le rôle de Lucie et Laetitia qui allaient être tatas. J’avais passé des années à regarder la mort sans chercher à la comprendre et sans chercher à faire mon deuil, et tout à coup je créais la vie. J’ai commencé mon deuil retardé et heureusement eu le soutien de mon mari.

J’aurais eu besoin de lignes directrices à ce moment là. Le deuil n’est pas une question d’âge ni de sensibilité, il touche tout le monde de manière différentes et essayer de le taire c’est oublier que lui qu’il a envie de hurler. »

Éline, 35 ans. Mère, sœur, épouse, fille, endeuillée.

La mémoire collective des enfants morts sur les réseaux sociaux

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réseaux sociaux

Peut-on montrer ses enfants sur les réseaux sociaux ? A l’heure du tout numérique, la tentation est grande de partager chaque progrès et chaque moment de bonheur. C’est un débat qui n’a pas fini de donner ses propres opinions. C’est une question encore plus épineuse lorsqu’il s’agit d’enfants morts ou disparus.

Parler de la mort c’est tabou…ou presque. Sur les réseaux sociaux en tout cas on parle de tout, tout le temps, et surtout, on écrit trop. Nous manquons de recul sur les pratiques numériques, il est donc légitime de s’interroger sur l’exposition des enfants décédés sur la toile. Les photos sont exposées, partagées, téléchargées, stockées et surtout exploitées.

Des familles, aux médias.

Il n’est pas rare aujourd’hui de voir un tragique fait divers d’une famille confrontée au décès d’un enfant dans un article sur internet, relayé par les réseaux sociaux. Un reportage est fait sans l’accord de la famille, et annonce même parfois le décès avant l’ensemble des personnes concernées. Mais il n’est surtout pas rare de voir ces mêmes familles commenter sous les posts, l’horreur qu’ils sont en train de vivre. Un enfant mort c’est horrible, mais c’est aussi des clics, des likes, des partages, des avis de décès suffisamment court pour qu’ils rentrent dans un tweet. On entre dans leur vie, on entre dans leur mort.

Libérer la peine

Pour certaines familles, les réseaux sociaux sont un moyen d’exprimer leur peine avec d’autres, connus ou inconnus. C’est une façon d’extérioriser la souffrance, la vivre pour s’en défaire. C’est ce qu’à fait ce jeune couple belge confronté à la lourde épreuve du deuil périnatal. Décidés à poster une photo d’eux avec leur bébé mort né dans les bras, la photo a fait polémique et le réseau social à demandé son retrait. Ce couple de Montréalais a utilisé le même réseau social pour parler de son histoire.

Les belles réussites

C’est le cas de l’alerte enlèvement. Le dispositif déployé en France dès 2006 à été déclenché  18 fois et son taux de réussite est de 100 %. Les réseaux sociaux, les images sont comme un immense arbre dont chaque branche se multiplie à l’infini.

C’est aussi un moyen de financer des opérations, comme l’histoire de petit garçon afghan , sauvé d’une mort certaine grâce au réseau social Facebook.

Les internautes, les nouveaux justiciers ?

Quand le coupable est identifié dans une affaire de crime, la violence de la tristesse est portée directement sur le responsable. Mais que faire lorsqu’on en veut à la vie, à la mort, à la maladie ? Parfois les réseaux sociaux sont aussi le moyen de demander réparation. C’est le cas avec la mort du jeune Corentin, 11 ans, décédé suite une opération de l’appendicite il y a deux ans. Cette opération ratée aurait pu être évitée et a donc suscité l’émoi sur la toile. Aujourd’hui les deux médecins responsables de l’opération sont mis en examen pour homicide involontaire, et au delà de la famille, c’est toute la société qui demande réparation.

L’ultime combat

L’année dernière c’est la petite Cassandra qui a ému toute la toile face à son combat contre la leucémie. « Il y a dix-neuf mois, nous avons fait le choix de raconter le combat de Cassandra contre la leucémie sur cette page Facebook. Nos objectifs étaient simples : sensibiliser le plus de monde possible à la leucémie du nourrisson, aux cancers pédiatriques, et aux dons de vie. » Vidéos sur Youtube, articles, crowdfunding pour ses obsèques, nous avons tous pu suivre son histoire de l’annonce de sa maladie, à son décès et partager la douleur de la famille.

Réveiller les consciences 

Si je vous dis Alan Kurdi, tout le monde a en tête l’image de ce petit garçon et de sa photo mort sur la plage, conséquence de la terrible crise des migrants. « Je ne veux plus voir cette photo ! » peut on lire sur internet  Oui..moi non plus, mais j’espère surtout qu’elle n’existera plus. Elle dérange, elle fait mal, et je vous avouerai que ce qui me choque le plus, c’est que cela ne me choque pas. Nécessaire ou non, mise en scène ou pas, cette photo est la représentation de ce qu’il se passe lorsqu’on ferme les yeux. Elle n’est pas sans rappelée la photo de la petite fille Kim Phuc brûlée au Napalm qui, à elle seule, est le symbole terrible de la guerre du Vietnam. Les réseaux sociaux n’existaient pas à l’époque mais l’image des enfants a toujours le même pouvoir.

Mémoire collective

Tout le monde se souvient de Chloé, la petite fille de 9 ans enlevée et tuée à Calais en avril 2015. On se souvient aussi de l’effroyable mort du petit Lucas à Joeuf, poignardé à la sortie de l’école en octobre 2015 et si l’on s’en souvient, au delà de l’horreur qu’elles ont suscitées, ces morts ont été relayées des milliers de fois sur les réseaux. Des marches blanches ont été organisées, symbole récent de la mémoire collective.

La vie en un titre, la mort en un tweet

Photo : http://www.topyweb.com/divertissement/top-sites-reseaux-sociaux.php

Anne de Bourbon-Parme est décédée, la Roumanie pleure sa reine

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La reine Anne de Roumanie est décédée

L’agence ATS, citant la famille a rapporté qu’Anne de Bourbon-Parme, l’ancienne reine de Roumanie est décédée dans un hôpital de la ville suisse de Morges, au bord du lac Léman, ce lundi 1er août 2016 à 13 heures 45.

Selon un communiqué que la famille royale de Roumanie vient de publier, l’épouse de l’ancien roi Michel de Roumanie, la reine Anne de Roumanie, née Anne de Bourbon-Parme est décédée à l’âge de 92 ans dans un hôpital de Morges.

Depuis 2004, l’ex-souveraine vivait avec son époux, l’ancien roi Michel Ier, dans le canton de Vaud, dans la commune d’Aubonne. Elle a rendu par la suite son âme en terre helvétique et pour l’instant, il n’y a aucune précision sur ce qui a causé sa mort.

La princesse Anne de Bourbon-Parme, fille de la princesse Marguerite de Danemark, une cousine du grand-père de la reine actuelle danoise Margrethe II, et du prince René de Bourbon-Parme, la descendante du roi Louis XIV, selon l’article du Figaro, et qui est née à Paris le 18 septembre 1923, avait épousé l’ancien roi Michel de Roumanie en 1948, en lui donnant cinq filles.

Son époux le Roi Michel, sous la pression des communistes, avait dû abdiquer en décembre 1947 et est parti en exil en Grande-Bretagne, puis en Suisse. Son époux, le roi Michel âgé de 94 ans avait annoncé en mars dernier son retrait de la vie publique après avoir été diagnostiqué d’une leucémie et d’un cancer.

Selon la tradition, un communiqué a rapporté que la reine devrait être exposée dans le Hall d’honneur du Château de Peles durant un jour et puis dans la salle du Trône du Palais royal de Bucarest pour un jour. Cité par l’ATS, un communiqué de la famille royale a annoncé que la reine sera inhumée dans le centre de la Roumanie, à Curtea de Arges, où reposent les anciens souverains du pays et que la cérémonie devrait se dérouler dans la nouvelle cathédrale de Curtea de Arges.

Un vibrant hommage de l’acteur Ryan Reynolds à un fan décédé

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Ryan Reynolds et Connor McGrath

La Toile a été émue ce week-end par l’acteur Ryan Reynolds qui a rendu sur sa page Facebook, un vibrant hommage à Connor McGrath, un jeune fan de 13 ans qui est décédé il y a quelques jours, des suites d’un cancer.

Tout va dans le meilleur des mondes pour le mieux pour Ryan Reynolds, papa Blake Lively, son premier enfant depuis début janvier, et en signant un énorme carton avec la sortie au cinéma de « Deadpool ». Un nouvel heureux événement est à attendre également pour les prochains mois, en apercevant récemment les rondeurs sur sa femme.

L’acteur reste pour autant connecté aux réalités de la vie et ne vit pas dans sa bulle, car lorsque le jeune fan canadien de « Deadpool », Connor McGrath que l’acteur appelait son ami, n’a pas survécu au combat depuis plusieurs années qu’il menait contre la leucémie est décédé mardi 26 avril 2016, au Canada, à l’hôpital Edmonton, où il était traité pour son cancer, Ryan Reynolds a tenu à lui rendre hommage en postant sur sa page Facebook un long message. Des messages de condoléances ont bien évidemment été adressés par l’acteur aux parents de Connor, Gerald et Kim, tout en décrivant que le garçon est plein d’humour.

Ryan Reynolds a écrit avec émotion que Connor avait 13 ans. Pourtant, ce gosse était drôle et intelligent. Il était tout simplement marrant, mais pas juste drôle comme une personne qui se bat contre cette chose horrible ou comme un enfant, il avait cette étincelle en lui. Il est parti beaucoup trop tôt et que c’est inacceptable a poursuivi l’acteur. Pour ceux qui ont eu la chance de le connaître, Connor était un bon fils, un bon ami et c’était un vrai rayon de soleil ajouta-t-il. Il faisait rire tout le monde, y compris toute l’équipe de l’hôpital pour enfants d’Edmonton qui s’est occupé de lui, alors qu’il combattait ce cancer continua-t-il.

Grâce à l’association caritative qui réalise les rêves les plus fous des enfants malades, le Make a Wish, le rêve du petit Connor avait été réalisé en ayant l’immense honneur d’être le premier à pouvoir regarder Deadpool et en rencontrant Ryan Reynolds qui est venu lui rendre visite à deux reprises à l’hôpital.

Lors d’une cérémonie à Edmonton au Canada, sa mémoire sera honorée. La superstar de Hollywood, son compatriote Ryan Reynolds lui a rendu un vibrant hommage avant ce dernier adieu, sur sa page Facebook.

Mourant de la leucémie il a pu réaliser son rêve

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La famille Chambers - capture vidéo

Avec l’aide des écoles publiques Rockford qui a organisé une cérémonie spéciale, un père en phase terminale, Bob Chambers qui lutte contre la leucémie a pu voir sa fille Bethany recevant un diplôme et a eu la chance de voir sa fille avoir ce diplôme de l’école secondaire à leur domicile.

Bob Chambers, âgé de 51 ans, atteint de la leucémie n’a pas cessé de pousser sa fille Bethany à faire ses études jusqu’à obtenir son diplôme. L’obtention d’un diplôme pour Bethany est très importante pour son père même si c’est pour le regarder de son lit, dans le salon le mercredi.

 « Je ne trouve vraiment pas les mots, car cela signifie beaucoup pour moi », a annoncé Bob Chambers. Il a encore exprimé sa gratitude suffisamment malgré le fait qu’il est resté cloué dans son lit au cours de ses derniers jours de sa vie. « C’est simplement incroyable. Ils ne sont pas obligés, ils n’avaient pas besoin de le faire et pourtant ils l’ont fait » a-t-il ajouté.

C’est en juin dernier que la leucémie de Bob Chambers a été diagnostiquée. Depuis, il ne fait que rentrer et sortir de l’hôpital et a été placé dans un hospice le dimanche.

 « Ça m’a frustré quand j’ai découvert qu’il ne peut rien faire pour mon diplôme, alors que nous sommes très proches. Comme si j’ai passé à côté de toutes les choses qu’on aurait pu faire ensemble » a révélé Bethany, âgée de 18 ans.

Pour que tout puisse changer, Melissa Chambers, la mère de Bethany a fait appel aux écoles publiques Rockford. Selon elle, c’est autour de 1 h qu’elle a appelé le directeur de l’école secondaire qui a répondu que l’école fera beaucoup plus qu’un certificat pour eux. « Nous allons lui donner son diplôme », disait-il.

Le moment venu, c’est dans une toge, en face de ses professeurs préférés, ses coaches ainsi que son père que Béthanie a reçus son diplôme. Le surintendant du Public Shools Rockford, Dr Mike Shibler a dit que la cérémonie a été une bonne chose à faire pour la famille. C’est l’un des plus mémorables pour la fille et le père et que la famille Chambers aime ce dernier instant passé avec l’homme qu’elle aime. « Dès le premier jour, je suis fier de Bethany », a déclaré Bob Chambers.