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À la découverte du Vaudou dans le Bayou

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Vaudou

Quoique de mieux que les vacances pour vous parler de destinations mystérieuses et magiques ? De tous les endroits de la terre, celui que je rêve faire est bien le territoire de la Louisiane, un État du Sud-Est des États-Unis, dont la plus grande ville est la Nouvelle-Orléans. Terre de mystère, je vous emmène en ce mois d’Août dans l’univers du Bayou découvrir le Vaudou.

Le vaudou…, vous avez l’image de cette petite poupée piquée d’épingles Bingo ! Vous êtes à la bonne place. Et là vous vous dîtes, chouette, je vais pouvoir filer une éruption cutanée dégoutante à ma collègue de bureau antipathique et castrer mon patron une fois pour toutes après maintes et maintes allusions sexuelles. Et oui, de toutes les religions, celle que je préfère … C’est le vaudou.

A l’origine du vaudou

Parce que oui, à l’origine le vaudou, c’est une religion. Originaire d’Afrique de l’Ouest, précisément de l’ancien royaume de Dahomey, c’est d’abord et avant tout un culte animiste africain. – encore très répandu au Bénin par exemple, où l’on trouve le temple des pythons, cela va s’en dire que je n’y mettrai jamais les pieds pour ce point précis. –

Les esclaves du XVIIème siècle capturés et réduits en esclavage répandirent le culte du vaudou aux Caraïbes et en Amérique.

Il est de plusieurs formes et dans différents pays : On le retrouve aujourd’hui à Cuba, en Haïti, au Brésil et bien sur en Louisiane où plus de 10 % de la population pratiquent encore ce culte. Par définition très secret il est très compliqué d’établir un chiffre précis du nombre de croyants aujourd’hui. Dans le monde ça correspond à environs à 50 millions de pratiquants. Les colons interdirent cette religion mais au fur et à mesure des années elle a introduit quelques rites et préceptes catholiques devenant ainsi du vaudou chrétien, comme à Haïti par exemple.

Le vaudou est l’association du culte traditionnel des dieux yorubas, qui signifie « dieu » – bénin, togo- et des divinités fon et ewe. – langue et population du bénin, togo-.

C’est un ensemble de forces surnaturelles, composées également de dieux dont les hommes essaient humblement de concilier la puissance.

Certes le vaudou et une religion mais c’est aussi un art dans toutes ses formes, philosophique, musicale, médicinale. C’est aussi un fort pouvoir rituel qui peut avoir valeur de justice.

Le vaudou : pouvoirs et particularités

gris-gris À la découverte du Vaudou dans le Bayou

Loin de la mauvaise image qu’on lui attribue notamment dans les films ou la culture populaire, le vaudou est avant tout de culture animiste, c’est-à-dire qu’elle tire sa force de la nature. Mais elle intègre néanmoins toute la panoplie des différentes religions, le sacrifice
d’animaux, la possession volontaire et temporaire par les esprits, la sorcellerie et les morts vivants. Magique ! Magnifique ! Voilà pourquoi allez se promener en Louisiane au mois de novembre est hyper tendance. C’est aussi plusieurs gris-gris et la fameuse poupée vaudou.

La poupée vaudou représente l’esprit d’une personne afin de tout simplement lui jeter un sort ou des sorts tant qu’à faire. Mais en réalité elles sont surtout présentes dans la culture populaire dans le vaudou des poupées dont offertes sur les autels. Certaines chez les wangas par exemple permettent de jeter des sorts mais ça ne va jamais jusqu’à la mort.

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En revanche la poupée vaudou est plus proche de nous que nous le pensons. Elle date de l’Antiquité elle s’appelait dagyde – en grec, poupée – et elle servait à jeter des sorts. Disparues quelques temps nous les retrouvons au Moyen-âge, grande époque de la sorcellerie. Sur ces poupées, il ait censé y avoir un cheveu ou un élément de la personne que nous souhaitons envouter. Ça n’est que dans la magie noire qu’elle est piquée d’aiguilles ou torturée afin de faire subir les mêmes sorts à la victime choisie.

Ave Cesar, rosae rosam, et spiritus rex

Si je vais chercher mon inspiration chez le roi Loth ça n’est pas par hasard. La religion c’est un peu un mélange de tout, c’est un peu une culture des divinités, et ce un peu, depuis toujours. Le vaudou n’échappe pas à la tradition du culte des divinités. Les noms changent, les postes aussi, c’est un peu comme un remaniement au gouvernement.

Le best, le plus populaire, le plus craint, le plus connu, c’est MAWU, prononcez « Man-whou »  – et là en le faisant vous avez tous eu la bouche en cul de poule pendant une seconde- Il se traduit par « l’inaccessible », plutôt cool comme surnom.

Dans la liste on retrouve toujours un peu les mêmes et tutti quanti. On les appelle les LWAS, les esprits et divinités inférieures qui, contrairement à MAWU peuvent entrer en relation avec des humains. Mais comme je le disais, le vaudou est avant tout animiste, préférant donc la pierre, l’arbre, la nature.

Quelques noms à retenir si jamais vous ne savez pas quoi dire à votre prochaine soirée ou si vous êtes en train de chercher un prénom original imprononçable pour votre progéniture à deux pieds, – notez que ça marche aussi avec les animaux à quatre pattes. –

ERZULIE ou Erzulie Freda et la déesse de l’amour elle est une figure on ne peut plus importante dans le vaudou, étant avant tout une culture matriarcale, mais j’y reviens un peu après.

GU, Le dieu de la guerre, SAKPATA le dieu de la maladie, de la guérison et de la guerre – bon en vrai c’est surtout le dieu de la variole mais vous l’écrire comme ça c’était moins glamour – HEVIOSO le dieu de l’orage et de la foudre, rien que cela et Damballa dieu de la connaissance.

LEGBA quant à lui est une entité, à part entière puisqu’il s’agit du messager des Dieux. Un petit Hermès version Ouest du monde. Dans le vaudou chrétien haïtien par exemple, il correspond à Saint Pierre, vous savez le type pas marrant qui vous dit si vous avez le droit d’aller au paradis ou si vous serez indéfiniment coincé avec votre collègue horrible en enfer dont je vous parlais dans le chapeau. Le vaudou africain est un peu différent puisqu’en Afrique il n’y a pas de notion de paradis ou d’enfer, Lêgba est ainsi le dieu des croisements et surtout celui de la réflexion.  Autre divinité importante MAMI WATA, la déesse des eaux et des océans, elle souvent dépeinte en sirène accompagnée de serpents – décidément ça n’est pas ma journée – est crainte par les pêcheurs.

Femmes je vous aime

C’est le message que pourrait porter le vaudou tant elle est inscrite dans son ADN. Cette culture est avant tout inscrite dans une société matriarcale, ce sont les femmes qui effectuent les rituels comme celui célèbre – attention ça va en intéresser certain – de la danse nue dans les cimetières avec un serpent, symbole de vie -.  Beaucoup de cérémonies vont quant à elles se dérouler dans le bayou, qui littéralement signifie en choctaw « bayuk, le serpent sinuosité », – je vous annonce d’emblée que je vais faire bientôt un arrêt cardiaque à force d’écrire le mot serpent dans cet article.- 80 % des adeptes du vaudou sont d’ailleurs des femmes.

La plus célèbre d’entres elles est sans nul doute Marie Laveau, créole et prêtresse renommée de la Nouvelle-Orléans. Née dans le vieux carré français en Lousiane elle est la fille d’une femme noire affranchie et d’un planteur blanc. Elle se marie avec un homme noir affranchiqui meurt dans des conditions somme toutes inconnues. Puis elle prendra un amant, avec lequel elle restera jusqu’à la fin de sa vie.Il paraitrait qu’elle aurait eu 15 enfants. La plus connue d’entre elle est une petite fille qui porte le même nom que sa mère et qui va entretenir sa renommée mais aussi toute la légende autour de ce personnage. Marie Laveau mère se lance dans le vaudou mais surtout la divination et l’occultisme. Elle aura même un serpent prénommé zombi, c’est à elle qu’il est fait allusion dans le dessin animé la princesse et la grenouille. Sa renommée dépasse les frontières de la Louisiane où l’on la nomme encore « la reine du vaudou ».

Chronique morts absurdes : Les hommes et les dieux

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Aujourd’hui dans la suite de la chronique consacrée aux morts absurdes, nous nous intéressons de près aux têtes pensants, les artistes, les philosophes, les écrivains, bref les dieux parmi les hommes, ceux dont on imagine qu’ils figureraient en dernier sur la liste des morts insolites.Et pourtant…La mort nous prouve encore une fois que peu importe notre rang, notre profession, notre classe sociale ou notre sexe, un jour elle ne viendra rien que pour nous.

Il y a tout d’abord les têtes en l’air à l’instar de Charondas, philosophe grec et législateur qui a violé par accident l’une de ses propres lois. En effet il avait promulgué que quiconque portera une arme sur l’agora sera puni de mort. Il s’y rendit avec une arme à la ceinture par inadvertance en rentrant chez lui « c’est moi aussi qui vais la faire appliquer » « et aussitôt sortit l’épée qu’il avait sur lui et l’enfonça dans son corps »

Une des morts insolites les plus connues revient à Eschyle, dramaturge grec. Il décède en 456 av JC à Géla. La légende voudrait qu’il ait reçu une tortue sur la tête qu’un rapace aurait jeter sur son crâne chauve le prenant pour un caillou.

La curiosité est un vilain défaut sans nul doute, c’est ce qu’a appris Pline l’Ancien à ses dépends. Il meurt en août 79, date traditionnellement fixée pour l’éruption du Vésuve , il se trouvait à Misène, en tant que Préfet. Voulant observer le phénomène au plus près il mourut, probablement étouffé, à 56 ans.

Autre mort tristement connue est celle de Jean-Baptiste Lully surintendant de la musique de Louis XIV. Sa mort est particulière car elle intervint à la suite d’une répétition du Te Deum qu’il devait faire jouer pour le rétablissement du roi. S’emportant car il n’arrivait pas à obtenir ce qu’il voulait des musiciens, Lully, passionné et caractériel, se frappa violemment un orteil avec son « bâton de direction », longue et lourde canne surmontée de rubans et d’un pommeau richement utilisé pour battre la mesure en frappant le sol. Il refusa qu’on coupe sa jambe qui s’infectait. La gangrène se propagea au reste du corps et infecta en grande partie son cerveau. Il meurt en mars 1687.

Le prodigue poète Lorrain Nicolas Gilbert chute de cheval qui occasionne une blessure à la tête. Dans une crise délire, l’on raconte qu’il aurait avalé la clé de sa cassette.

Il y a les morts « bêtes » parce qu’elles représentent le comble de tout pour la personne qui y succombe. C’est le cas de Jules Dumont d’Urville, grand explorateur français. Il fit plusieurs fois le tour du monde, découvre la terre Adélie et ramène en France la célèbre Vénus de Milo, et malheureusement il meurt dans un accident de train alors qu’il rentrait d’une promenade en famille.

Dans la liste des morts absurdes nous retrouvons également les bonnes intentions ratées. Malheureusement pour lui George Boole mathématicien, à l’origine de l’algèbre – celui que nous détestons tous donc – décède d’une pneumonie. La raison serait que son épouse Mary Everest l’aspergea d’eau au moyen de plusieurs seaux après qu’il eut attrapé froid. Très férue d’homéopathie elle pensait refroidir son mari par ce moyen naturel en soignant le mal par le mal.

Les inventeurs sont toujours bien lotis dans les classements même si Franz Reichelt n’aurait certainement pas espéré se retrouver dans celui là. Il se tue en sautant du premier étage de la tour Eiffel avec son manteau parachute qu’il voulait tester en public.

Dans ce classement nous retrouvons aussi Jack Daniel, fondateur de la célèbre distillerie du même nom. Il meurt en 1911 dès suite d’un sepsis, un empoisonnement sanguin dû complication à l’orteil. Il s’était infligée cette blessure en donnant un violent coup de pied à son coffre-fort dont il avait oublié la combinaison.

Les dramaturges, surtout engagé comme Ödön von Horvath non pas la vie facile, et la mort non plus par la même occasion. Alors qu’il est un fervent opposant à Hilter il se réfugie à Paris. Un jour de promenade sur les Champs-Élysées, une tempête déracine un arbre qui s’écrase sur notre dramaturge. Il meurt sur le coup.

Nous ne nous rendons jamais assez compte à quel point les inventeurs ont souffert. Thomas Midgley Junior s’étrangle accidentellement avec une des cordes du lit mécanique qu’il venait d’inventer.

Côté poète le célèbre Boris Vian, connu pour sa santé fragile meurt très jeune d’une crise cardiaque à 39 ans à la première du film J’irai cracher sur vos tombes dont il désapprouve fortement l’adaptation.

Décidément les mathématiciens ont bonne place dans ce palmarès Kurt Gödel meurt de faim présuadé qu’un complot vise à l’empoisonner. Il souffrait de paranoïa extrême et refusait de consommer toute nourriture qui n’était pas préparée par son épouse. Or cette dernière étant hospitalisé, il s’est laissé mourir de faim.

Magie ! Les prestigidateurs cultivent le suspens avec leur tour, mais parfois cela tourne à la catastrophe. Le célèbre Harry Houdini meurt d’une péritonite dûe à une rupture de l’appendice. Il avait l’habitude de demander à ce qu’on le frappe au ventre par un coup de poing pour attester qu’il ne trichait pas. Pris par surprise cette fois là il meurt en 1926. Quelques années plus tard en 1990, Joseph W.Burrus réalise un tour de magie où il doit se faire enterrer vivant dans une boite en plastique recouverte de ciment. Mais le ciment finit par écraser le plastique sous lequel se trouvait notre magicien. Il meurt asphyxié.

Il est des morts que l’on ne pense voir que dans les séries et pourtant ! Si vous aussi il vous reste en mémoire la mort horrible du docteur Romano dans Urgences, qui décidement n’aime pas beaucoup les hélicoptères. Sachez qu’à l’hôpital Saint Joseph au Texas,  Hitoshi Christopher Nikaidoh un chirugien américain est décapité par un ascenseur. Sa tête a été retrouvée dans la cabine, et son corps au fond de la fosse.

Les sportifs ne sont pas en reste dans notre classement. Frank Hayes jockey américain meurt – comme de nombreux sportifs – d’un infarctus du myocarde en plein course hippique. Il gagne la compétition malgré tout faisant de lui le premier jockey mort a remporter une course.

Des siècles avant lui c’est Milon de Crotone athlète grec, qui meurt davantage d’orgueil qu’autre chose. En effet en voulant tester sa force en fendant un arbre en deux. Ses mains restent coincées, incapable de se défendre il est dévoré par les loups. – La légende raconte cette histoire car en effet il était vraiment d’une force exceptionnelle – mais il est possible également qu’il soit mort dans l’incendie criminel de sa maison. Une fin tragique dans les deux cas.

En 1998, Raman Lamba joueur de cricket indien reçoit une balle en pleine tête. Il décèdera d’hémorragie interne trois jours plus tard.

La même année en Réplublique démocratique du Congo, deux équipes de football s’affrontent. La foudre s’abat sur le terrain en plein match, tous les joueurs de l’équipe de Bena Tshadi sont décimés tandis que l’équipe de Basangana survit miraculeursement. Une théorie sur le choix de crampons non vissés expliquerait leur survit.

Allez on finit notre nécorlogie du jour non pas par une célèbrité ou un artiste ni même un mathématicien mais par un inconnu qui finit tristement célèbre. David M.Grundman 27 ans, s’amuse dans le désert en Arizona. Il tire alors deux coups de fusil sur un cactus Saguaro géant. Ce dernier se détache en parti, haut de ses sept mètres, il s’écrase sur notre tireur. La nature reprend toujours ses droits.

Jeudi : Morts absurdes, mort moderne : Le selfie.