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Textes personnalisés pour une cérémonie d’obsèques, le décès de l’être aimé

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ma tendre bien-aimée, je te rejoindrai bientôt, pour t’inviter à danser.

Lors d’une cérémonie il n’est pas toujours aisé de trouver les bons mots, que vous soyez professionnels, face à l’assemblée, ou particuliers, face à votre chagrin. En tant que Maître de Cérémonie, la famille vous demandera souvent quelque chose de touchant, et de beau, sans vraiment savoir quels mots il faut mettre pour que cela le devienne. Il vous faudra ainsi un recueil que vous aurez soigneusement préparé. Il y contiendra des textes à la fois personnalisés, mais aussi plus classiques, tirés d’ouvrages spécialisés ou de vos lectures personnelles. Aujourd’hui, nous entamons un cycle de quelques textes personnalisés qui peuvent être prononcés lors d’une cérémonie, et nous commençons par ceux de la perte d’un être aimé.

Nous avons tous cette petite lueur en nous,
Pour certains il s’agit d’une étoile à suivre, pour d’autres c’est un phare dans la nuit
Pour d’autres encore, c’est une boussole.
Toi, qui restes là, trouve ce qui en toi fait briller cette lueur
Nul besoin d’attendre la nuit puisque je serai là en toi à chacun de tes pas
Je serai le sel de tes larmes et le son de tes rires
Alors tu auras ce que nul autre ne possède, une force indomptable et un amour indéfectible. 

 

Ce qu’il me reste de toi, c’est ton odeur sur l’oreiller, ce sont tes lèvres parfumées et notre jardin secret.
Ce qu’il me reste de toi ce sont nos photos de voyage, nos corps enlacés sur le rivage et quelques jalousies de passage.
Ce qu’il me reste de nous, ce sont nos enfants, notre trésor, qui portent notre amour si simplement.
La mort n’a emporté avec elle que les regrets, elle me laisse ton sourire à jamais.
C’est aujourd’hui dans le silence que je vais t’aimer.

Ma nuit ne sera plus jamais la même.
Il restera toujours un bout de toi au creux de mes songes.
C’est dans l’ombre, éveillée, que je t’aimerai.
Il y aura toujours un rêve à terminer, une petite veilleuse allumée.
Ma nuit ne sera plus jamais la même.
Il restera toujours un morceaux d’histoire à fini juste avant l’aurore.
C’est au creux de nos draps, à guetter, que je t’aimerai.
La nuit n’a de précieux que le silence, elle sublime les appels des amants éconduits, elle révèle les espoirs enfouis.
La nuit m’emportera avec elle. De ses bijoux nocturnes je me parerai et c’est dans ma robe parsemée d’étoiles, qu’un jour, je te retrouverai.

Aujourd’hui je parle devant tous nos amis, notre famille, nos enfants et petits enfants. On te rend hommage comme ils disent. Tout le monde ici sait à quel point nous nous aimions mais je voulais le rappeler ici devant tout ces gens qui t’aiment. Je t’ai connu lorsque nous avions à peine 20 ans, le corps frêle, le teint pâle. Tu es partie quelques jours avant ton 77ème anniversaire, le corps toujours aussi frêle malgré nos trois enfants, et le teint toujours aussi pâle. Je me revois encore à demander à ton père si je pouvais t’emmener danser. Je me souviens du mélange de crainte et de courage qui m’habitait. Mais une fois ta petite main dans la mienne, je ne l’aurais lâché pour rien au monde. Et voilà que tu me quittes, qu’elle t’emporte avec elle, qu’elle m’enlève à toi. Qu’il est heureux que tu te sois endormie avec elle, cela m’enlève au moins le poids de la souffrance. Mais la mort n’emporte avec elle que ton corps, ton corps frêle et ton teint pâle, et me laisse tout nos souvenirs. Oh mais ne t’attends pas à ce que je t’oublie, je profite de mes journées pour aimer davantage nos enfants, petits enfants, arrière petits enfants, pour nous deux. Et ma tendre bien-aimée, je te rejoindrai bientôt, pour t’inviter à danser.

 

Retrouvez la plaquette du planning 2018 d’EFFA formation

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plaquette planning EFFA formation 2018

L’école de formation du funéraire basée dans le Vème arrondissement de Paris assoie sa réputation sur de longues années d’expérience. Créée par la CPFM il y a 35 ans, l’école a vu passer des générations entières de professionnels du funéraire. C’est son accessibilité à tous les publics mais aussi sa rigueur, qui lui attire aujourd’hui tous les lauriers. Retrouvez la plaquette du planning 2017 d’EFFA formation.

L’école de formation était bien évidemment présente au stand de la CPFM – qui fêtait ses 80 ans d’existence. L’occasion pour les visiteurs de venir se renseigner sur les diverses formations dispensées par l’école de formation :

Avec un taux de 85% d’insertion dans la vie professionnelle avec un poste en adéquation avec le diplôme. Les formations sont souvent très vite complètes, et c’est pour cela qu’Yves Messier, responsable de formation responsable pour EFFA formation, nous livre le calendrier des prochaines sessions que vous retrouverez ci-après.

EFFA formation fort de son label qualité pérennise sa réputation. Je rappelle que le label qualité sert à à s’assurer de la qualité de la formation dispensée et donc permettre d’aiguiller les futurs aspirants dans le choix de leur formation mais aussi de s’assurer de la réussit de leur projet, du choix de la formation à l’entrée effective dans la vie professionnelle. 

La plaquette du planning 2018 d’EFFA formation

Conseiller funéraire, un homme fait un arrêt cardiaque devant moi

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témoignage

Un témoignage ce jour rempli d’émotion. Laurent, conseiller funéraire et maître de cérémonie au moment de ce récit, nous raconte une journée pas comme les autres. 

 » Il y a quelques années, alors que je débutais dans le funéraire en tant que conseiller funéraire et maître de cérémonie, un homme d’une cinquantaine d’années se présenta à mon agence.

Il s’avance, me sert la main. Nous nous asseyons et il m’explique d’une voix très rocailleuse, qu’il est atteint d’un cancer des poumons en phase terminale et qu’il s’inquiète pour ses enfants qui vont devoir gérer son enterrement d’un point de vue décisions, organisation ainsi que financièrement. Cela l’inquiète énormément. Il a des questions et souhaite avoir des réponses, des explications ainsi qu’un devis que je lui enverrai chez lui. En quelques minutes, nous ciblons ensemble ses souhaits ainsi que ses choix.

Une fois notre discussion terminée, il se lève, me salue très gentiment, me tend la main que je saisis. Nous échangeons quelques banalités en nous serrant la main.

Il me regarde, me sourit, me remercie…

Ses yeux se révulsent, ses jambes le lâchent, il s’effondre,  je l’accompagne au sol. Je me rends compte qu’il fait un arrêt cardiaque. En quelques secondes, j’appelle les pompiers et je vais ouvrir la porte de mon bureau qui donne directement sur la rue. J’interpelle un passant pour lui demander de me ramener le défibrillateur qui se trouve à la mairie. Je reviens vers mon monsieur et commence un massage cardiaque.  Le passant  arrive avec le défibrillateur et deux employés de la mairie qui possèdent leur brevet de secourisme. Nous choquons la personne avec le défibrillateur et un des employés municipaux reprend le massage cardiaque.

Quelques minutes se passent, les pompiers et les forces de l’ordre arrivent. Ils commencent à lui prodiguer les premiers soins. Mais rien n’y fait, il s’en va doucement…

Je regarde cette scène

Ce monsieur en train de lutter, ces pompiers qui tentent désespérément de le ramener.

Ses yeux se remettent à la normale. Il me tend la main, me sourit en me regardant. On m’a rarement sourit comme cela. Je me baisse, lui saisit la main… Il me remercie et je sens sa main me lâcher tout doucement.

Mon petit Monsieur est parti. Il vient de faire un arrêt cardiaque.

Une fois le certificat de décès rédigé, mon collègue et moi-même transférons le défunt dans un funérarium puis, je reviens à mon bureau.

Le lendemain, ses enfants me contactent. Ils ont été prévenus par les forces de l’ordre. Lors de notre conversation téléphonique, je leurs explique que si ils ont des questions, je peux y répondre, que nous pouvons également nous rencontrer mais qu’il ne faut pas qu’ils se sentent « obligés » de signer les obsèques de leurs papa dans l’entreprise où je travaille.

Après notre rencontre et quelques réponses à leurs questions ses enfants me mandatent pour m’occuper de lui. Cérémonie civile au crématorium suivie de l’inhumation de l’urne en case de columbarium au cimetière de la ville où il habitait. Ses choix seront respectés.

Arrive le jour de l’enterrement…

Mise en bière du défunt suivie de la présentation à la famille. Arrive l’heure de la fermeture du cercueil. La famille laisse le choix à ceux qui le veulent de pouvoir y assister ou pas. Alors que je m’apprête à visser la troisième vis, sa fille se retourne vers toutes les personnes présentes et déclare que malgré la tristesse liée au décès de son papa, elle est très heureuse car il n’est pas parti tout seul comme cela arrive a beaucoup de monde mais en compagnie du maître de cérémonie et elle me désigne. C’est une des rares fois où je n’ai pu contenir mes larmes.

Cérémonie simple au crématorium où tout se passe bien. Deux heures plus tard je récupère l’urne et prend la direction du cimetière. L’inhumation aura lieu dans la stricte intimité familiale, seuls ses deux enfants sont présents. Quelques minutes plus tard la case est fermée et la cérémonie terminée.

Ses enfants me remercient et nous nous séparons après une journée pleine d’émotions. Depuis, chaque début d’année, ils m’adressent un petit mail.

Mon très cher monsieur, vous resterez toujours un moment très particulier dans ma carrière funéraire et un souvenir plein d’émotions.

Laurent. »

Comme chaque semaine, je vous remercie pour vos écrits, témoignages, mails, etc. N’hésitez pas à me faire parvenir un morceau de votre histoire à sarah.funeraireinfo@gmail.com

Autriche : croque-morts et corbillard perdent un cercueil dans la rue

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le corbillard a perdu le cercueil

Vous connaissez Vienne ? Une belle ville, vraiment. Les architectes y sèment des merveilles de pierre, les compositeurs y sèment des symphonies inoubliables, les penseurs y sèment des idées et les corbillards y sèment des cercueils. Bon, un ne fait pas la règle, mais tout de même, la mésaventure d’un croque-morts autrichien laisse pensif.

Une viennoiserie ?

Vous avez noté cette propension qu’a le destin à toujours vouloir vous contrarier ? Si non, vous êtes chanceux. Il y a quelques temps, j’avais écrit un article sur le fait que les corbillards ne pouvaient pas perdre le cercueil en route. La semaine suivante, un corbillard avait perdu un cercueil. Vexé, j’avais écrit que c’était un cas unique. Et devinez quoi ?

Vous connaissez Vienne ? La riante capitale de l’Autriche compte parmi les plus belles villes du monde. La vie y est réputée paisible, la deuxième ville germanophone au monde donne pourtant l’aspect d’une paisible bourgade où s’écoule paisiblement le beau Danube bleu.  l’OSCE, l’OPEP et diverses agences des Nations unies, comme l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime ou l’ONUDI y ont leur siège, principalement du fait de la neutralité Autrichienne.

Les architectes y sèment des merveilles de pierre, les compositeurs y sèment des symphonies inoubliables, les penseurs y sèment des idées et les corbillards y sèment des cercueils.

Un moment de solitude

Alors qu’un corbillard roulait dans les rues de Vienne, défunt dans son cercueil et cercueil dans le catafalque, l’équipe de porteurs, on l’imagine, paisiblement en train de grignoter des croissants tandis que l’autoradio diffusait du Strauss (cliché ? Il n’y a pas de clichés à Funéraire Info, voyons), voilà qu’un bruit violent suivi d’un craquement sinistre retentit.

Aussitôt, les porteurs regardèrent derrière eux pour voir de quoi il s’en retournait, et crièrent au chauffeur de s’arrêter. Tous descendirent derechef, balayant du revers de la main les miettes de croissant sur leur veste.

Un spectacle sinistre s’offrit à leur vue : la porte du catafalque béait et le cercueil gisait, fendu, sur la chaussée.

Après avoir palabré, les croque-morts firent ce qu’ils devaient faire. Le défunt fut sorti de son cercueil en bois brisé, en plein jour, au milieu de la rue, pour être placé dans un cercueil en acier, certes laid et plus adapté au transport qu’aux obsèques, pour être ramené au dépôt. Là, il fut placé dans un cercueil flambant neuf, dont on ignore s’il a été offert par l’assurance ou la société confuse.

corbillard-cercueil-2 Autriche : croque-morts et corbillard perdent un cercueil dans la rueTout est bien qui finit bien

La famille du défunt a été avertie de la situation par le groupe funéraire, qui a par ailleurs déclaré réaliser 30 000 transports par ans sans que jamais un incident de ce genre ne se soit produit.

Le problème viendrait du système de fermeture électrique de la porte du corbillard, qui est actuellement en inspection auprès des contrôleurs techniques de son fabriquant. Certains verront là juste un coup de malchance, d’autres une incitation à revenir au bon vieux temps du bon vieux verrou mécanique.

Il ne manque qu’un seul point de vue : désormais inhumé, le défunt est resté de marbre face aux questions de la presse.

Et en France ?

Renseignements pris, il semble que les corbillards autrichiens ne soient pas soumis à la même obligation qu’en France, à savoir d’être équipés d’un dispositif de blocage mécanique du cercueil.

Rappelons les règles en vigueur : le cercueil, une fois calé dans le catafalque, doit être fixé par un dispositif mécanique verrouillable. Ainsi, même si la porte du fourgon s’ouvre, ce qui est rare, convenons-en, la bière ne doit pas bouger de sa place.

C’est au chauffeur du corbillard de s’assurer, techniquement, de la mise en place de la sécurité. Néanmoins, le Maître de Cérémonie, ou tout autre chef d’équipe, peut être désigné comme responsable si un incident survenait. Il convient donc de s’assurer, même si on a toute confiance en son équipe, de sa mise en place correcte.

L’absence ou le non-fonctionnement du dispositif de verrouillage du cercueil lors d’un contrôle technique peut être un motif de retrait de l’habilitation funéraire du véhicule.

Anecdotes du funéraire : ces témoignages de votre terrain professionnel

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anecdotes du funéraire

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas écrit un petit article témoignage. Voilà qui est chose faite, d’autant que ces derniers mois il vous est arrivé plein de choses.

C’est sûr à vous, elles ne vous ont pas fait beaucoup rire sur le moment, mais vous verrez les lire trois mois après… ça fait du bien, enfin j’espère. Allez en scène, vos meilleures anecdotes du funéraire, merci à tous les professionnels de les avoir partagées.

« Je bosse dans le funéraire depuis 10 ans comme conseillère, la plupart du temps, je suis au bureau ou en démarches, ce qui reste un petit job tranquille pour moi, sauf que là, plein de décès sont tombés en même temps, mon collègue me demande un coup de main pour préparer un cercueil avant la mise en bière. Il sait pourtant que ça me fait peur d’aller au hangar avec tous les cercueils debout, mais bon, je l’aide c’est mon collègue. J’arrive à l’heure prévu, hangar vide, noir, cercueils debout sauf celui qui était en place pour la préparation qu’il avait placé au sol en faisant attention de mettre un truc en dessous pour pas l’abîmer. L’horreur absolue. Je lance un « ouh ouh » comme dans un film d’horreur, personne… je commence à trembler un peu, et bien sûr mon téléphone est au bureau…J’attends encore quelques minutes et lorsque je commence à tourner les talons, je vois mes collègues crier « SURPRISE ! » en arrivant avec un énorme gâteau. Moi je cris, je hurle, je pars en arrière et je tombe en plein… dans le cercueil! Je m’en rappellerai de mes 35 ans.

Cendrine, assistante funéraire.

« Je suis thanato depuis 3 ans, je commence à devenir routinier dans mes procédures et ça me va très bien. À l’hôpital ou ailleurs je passe pour le chieur de service parce que je vérifie toujours tout trois fois. Une fois n’est pas coutume, j’arrive à la morgue, je vérifie le nom sur la porte, sur le bracelet, je demande à l’agent d’amphi, je vérifie sur mes fiches. Et je m’aperçois que le nom que j’ai est « D….t » alors que là devant moi j’ai « D….d ». « T’inquiète pas c’est qu’une erreur de frappe. » J’appelle mon patron, je revérifie encore, ce qui fait doucement fumer la tête de l’agent d’amphi et j’attaque mon soin. En fait oui… j’avais raison. Deux dames, même âge même prénom, même nom de famille à… une lettre près, sauf que la dame en question n’était pas encore descendue, le médecin n’avait pas signé le certificat. Heureusement l’autre dame devait aussi avoir un soin, de quoi ne pas améliorer les rapports avec mon concurrent, et de repasser mes procédures au peigne fin. « 

Alexis, thanatopracteur.

« Les obsèques à l’américaine, ça n’est pas trop mon genre, je suis plutôt discret, sobre comme maître de cérémonie. J’écoute ce que les familles veulent et j’essaie de m’adapter au mieux à leur demande. Là j’ai eu une cérémonie avec une grande famille, de celles qui pleurent à chaudes larmes très fort et très bruyamment pour les obsèques de papi. Après tout, chacun sa manière de réagir. Dans l’assemblée beaucoup de dames, dont une jeune femme apprêtée et maquillée pour aller en soirée visiblement. Je voyais qu’elle me regardait étrangement mais bon, je restais concentré. Juste avant la fin de mon laïus, elle se lève en trombe, court dans mes bras en me disant merci et m’embrasse sur la bouche ! J’avais du rouge à lèvre rouge partout et j’étais tellement gêné que mon collègue qui retenait son rire à du reprendre la suite. »

Javier, maître de cérémonie.

« Qui dit période de grosse chaleur, dit période d’affluence au niveau des décès, en tout cas c’était le cas à ce moment là. On réserve tout, le convoi est prêt, on arrive à l’Église avec toute la famille qui nous suit depuis le départ de la morgue et on tombe sur… un autre convoi, pour d’autres obsèques, au même moment, dans le même lieu. Le culte nous avait « oublié ». Sympa pour expliquer à la famille qu’il va falloir attendre pour la cérémonie mais que si elle veut il y a un bar en face. »

Gustin, directeur d’agence de pompes funèbres

« Premier jour, première boulette, j’arrive pour aller chercher un corps dans un domicile. Pas à l’aise du tout car le défunt était un jeune père de famille, j’essaie d’être le plus discret possible, surtout que le bébé de 15 mois dort à poing fermé pour la sieste. Manque de bol, je suis tellement stressé, qu’à peine arrivé je marche sur un jouet du petit, bruyant bien sûr, qui réveille le bébé, et je me casse la figure. Dans mon élan je me rattrape à la première chose qui me passe par la main… la mère… qui tombe sur le défunt. La fin de ma vie. »

Frédéric, porteur, maître de cérémonie.

Ah comme je vous adore, même lorsqu’ils vous arrivent pleins d’aventures comme ça, surtout d’ailleurs !

D’autres anecdotes du funéraire ? Faîtes un tour sur les tranches de vie ou plongez-vous dans la lectures de quelques ouvrages.

Les établissements Rémory, les pompes funèbres historiques de la banlieue Lilloise

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Pompes funèbres Rémory

Je me suis entretenue ce jour avec Yves Rémory, des établissements éponymes, en banlieue lilloise. Cette entreprise familiale et indépendante, dirigée aujourd’hui par Yves et son frère existe depuis 50 ans. Fort de ses huit agences, les établissements Rémory font partis de ces pompes funèbres historiques françaises.

Proximité : c’est probablement le mot le plus significatif pour qualifier les établissements Rémory. Yves m’explique que c’est la connaissance du terrain qui amène ses agences à une notoriété locale.

La relation humaine qu’il entretient avec ses familles endeuillées, lui permet de fidéliser les personnes. Soucieux de leur bien être, il n’hésite pas, à ce titre, à transmettre un questionnaire de satisfaction aux familles qui ont eu recours au service de l’agence de pompe funèbre de Yves afin d’être au plus près de leurs attentes.

À la question, « comment faites-vous pour vous faire connaître auprès des familles ? » La réponse est simple, le bouche-à-oreille. Une notoriété simple et efficace, car on le sait, une famille déçue d’une prestation aura vite fait de reléguer se déception et son désarroi autour d’elle. Tandis qu’une famille qui s’est sentie comprise et épaulée dans la démarche des obsèques ancrera la réputation noble et pérenne, ce qui se passe avec les établissements Rémory.

Par ailleurs, ces Nordistes natifs, sont très impliqués dans la vie locale et associative, renforçant leur image de personnes proches des autres.

Mais bien conscient de l’évolution du marché, Yves Rémory ne lésine pas sur les moyens, comme une présence sur Google, et un site internet ergonomique et régulièrement mis à jour, car il le sait, « les familles sont nombreuses à aller sur internet avant de se rendre en agence ».

Un secteur à maîtriser

Le marché du funéraire est surtout un secteur en évolution progressive et permanente. Et en tant que pompe funèbre historique, Yves Rémory et sa famille ont le recul professionnel et l’œil aguerri sur ces évolutions. Pour lui, la personnalisation est indéniablement une nouvelle manière de rendre hommage, c’est pourquoi les maîtres de cérémonie accordent une importance toute particulière afin de toucher au plus près, le cœur de l’assemblée réunie lors des obsèques pour en faire un dernier adieu unique.

Une nouvelle approche

Yves remarque aussi le désir de simplicité des familles, qui n’est pas « forcément dû à des raisons financières. On ne met plus de faire-part dans les boîtes aux lettres, il n’y a plus de tenture à domicile ». Pour lui, la raison se situe à un autre niveau, qui est surtout en rapport avec le besoin d’intimité des familles, de plus, les cérémonies font parties du quotidien, la mort n’en est pas exempte.

03-monument-Tarn-le-Roc Les établissements Rémory, les pompes funèbres historiques de la banlieue Lilloise
Pierre tombale Acanterra

La crémation au cœur des obsèques

Toujours dans cette même optique de simplicité, Yves constate que la crémation continue son essor. « Depuis deux ans maintenant nous sommes passés à près de 49-50 % de taux de crémation alors qu’il y a peu, c’était environ 10% de moins. » Simplicité des funérailles mais aussi des charges administratives et de gestion. En effet, les familles désertent de plus en plus les allées des cimetières, et la gestion due aux concessions peut être un frein par rapport à celle d’un columbarium.

Une dimension psycho-sociale

Certaines pompes funèbres que j’interroge, m’avoue leur devoir d’adapter leur profession de conseiller funéraire à celui de psychologue. En effet, les obsèques, comme je le martèle, font parties de ces clés qui permettent d’ouvrir la porte du deuil. Et il n’est pas rare de voir des familles s’épancher auprès des pompes funèbres, dont ces dernières sont une oreille attentive et précieuse pour les familles.

Yves m’apporte un éclairage, somme toute, très intéressant, car il remarque également l’importance de la fin de vie : « Les familles évoquent leur difficulté face à la lourde gestion de la fin de vie, qu’il s’agisse du maintien en maison de retraite ou des soins palliatifs ». Qu’il s’agisse de charges financières, ou de charges émotionnelles, les pompes funèbres doivent s’adapter à ce que la mort plane bien avant que la personne soit décédée.

Un métier tout compris

C’est pourquoi, découle de ces faits, une charge supplémentaire pour les pompes funèbres. « Auparavant les familles s’arrêtaient de travailler, on veillait le défunt pendant trois jours, aujourd’hui les gens continuent de travailler, ils ont donc besoin de déléguer, et que nous, pompes funèbres, nous ayons une offre tout compris, pour prendre en charge du début à la fin les obsèques ».

Un marché concurrentiel

Les bruits sourds diront que c’est la fin des pompes funèbres indépendantes. Que nenni pour Yves Rémory qui voit une force indéniable chez les indépendants du secteur qui sont encore bien ancrés dans le paysage. Par ailleurs, face aux grands groupes, les indépendants restent une force de la France locale et des endroits un peu reculés ou encore une fois, la proximité, essentielle pour Yves, ne peut être établie que par des indépendants qui connaissent sur le bout des doigts les us et coutumes de la région.

Un clivage ?

Loin de là, Yves le sait, le marché évolue, et parmi ces évolutions l’on retrouve les contrats obsèques. En ce sens, il n’est pas exclu pour l’entrepreneur de travailler en adéquation et en partenariat avec les grands groupes afin de proposer des offres sur ce type de marché, dont les attentes répondent à celles des familles.

Le paysage politique français

À, à peine quelques jours après les élections présidentielles, j’interroge Yves, sur le devenir du secteur funéraire et sa place sur l’échiquier politique. Présent à l’assemblée générale de la CPFM la semaine passée, Yves se réjouit de voir que les attentes sont écoutées et respectées. S’il l’on prend le cas du certificat dématérialisé – dont je vous reparle dans peu de temps -, il voit en cela une évolution et surtout un effort de la part des instances diverses de travailler ensemble.

Un bémol ?

Plutôt une demande récurrente. En tant que frontalier avec la Belgique, Yves et ses équipes, dont, comme je vous l’expliquais plus haut, le taux de crémation augmente invariablement, doit faire face à des contraintes européennes inadéquates d’un pays à l’autre. « Pour passer d’un pays à l’autre, nous devons mettre le défunt dans un cercueil hermétique zingué, sauf qu’en France il est impossible d’aller au crématorium avec ce type de cercueil, et la loi interdit la réouverture de ce dernier. Cela nous oblige à réaliser la cérémonie en Belgique puis de crématiser le défunt là-bas et de revenir en France avec l’urne. Une complexité pour les familles, comme par exemple, l’une de ces fois rocambolesques où la famille a dû assister à une cérémonie en flamand ». Des évolutions à prévoir donc, dans des cas, qui, s’ils paraissent particuliers sont pourtant l’apanage des pompes funèbres locales.

les-pompes-funèbres-Rémory-établissements Les établissements Rémory, les pompes funèbres historiques de la banlieue Lilloise

Les établissements Rémory comptent 8 agences, et 7 funérariums pour un total de 27 salariés. Une entreprise pérenne et historique de la banlieue lilloise, une de celles qui font parties de l’ADN du funéraire en France.


http://www.remory-pompes-funebres.com/  inconnu Les établissements Rémory, les pompes funèbres historiques de la banlieue Lilloise

Les métiers du funéraire : une grande famille

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Jeu des sept familles
Rémi Malingrëy

Tu travailles dans le funéraire ? Oui…Mais encore ? Avant la fin du monopole « pompe funèbre » cela voulait dire « croque-mort ». Mais aujourd’hui ? De conseiller(e)s funéraires, à porteurs, à maître de cérémonie en passant par la thanatopraxie, la formation ou les commerciaux, vous êtes des milliers à travailler dans le domaine. Focus sur ces métiers du funéraire qui vous vont comme un gant.

Dans la famille Funéraire je demande : la mère

Le/a conseiller(e) funéraire, est sans doute l’un des métiers qui a le plus évolué. On peut parfaitement être conseiller(e) et en même temps maître de cérémonie, porteur, voire gérant(e) d’agence de pompe funèbre. Mais il est vrai qu’au fur et à mesure des années, le métier s’est spécialisée et surtout s’est professionnalisé.

Il faut avoir son diplôme de conseiller(e) en poche si l’on veut espérer être embauché par une agence de pompe funèbre. Pourquoi c’est important ? Parce qu’il ne s’agit pas simplement de vendre une prestation, ni d’avoir « une vocation » ou je ne sais quoi pour le genre humain. Il faut faire preuve d’empathie… mais pas trop, d’abnégation… mais pas trop, de sens commercial… mais pas trop. Bref un métier d’équilibriste qui est dans la mesure.

Métier qui, en se spécialisant a fini par se féminiser, pour ses qualités d’écoute que, personnellement je retrouve tout aussi bien chez un homme. Toujours est-il que l’on en demande plus au conseiller aujourd’hui car les besoins des familles évoluent. Plus question de s’occuper uniquement des obsèques à l’instant T, mais aussi de faire de la prévoyance via les contrats obsèques et donc de tenir un rôle de conseil.

C’est aussi un métier de l’après, qu’il s’agisse de marbrerie ou de gestion du deuil. De plus en plus rares sont les conseillers funéraires qui ne revoient les familles que pour le paiement des obsèques. Ils les conseillent également pour l’administration post-obsèques ou le lourd travail du deuil. Tant de choses à apprendre qui sont dispensées dans les différents organismes de formation.

Dans la famille funéraire je demande : le père

Le ou la directrice d’agence. Comme je le disais au-dessus, il se peut que ce poste soit totalement polyvalent, mais si une agence est importante ou s’il s’agit d’un groupe ou d’un réseau le poste est unique et particulier. Il allie à la fois les compétences du conseiller mais aussi la lourde gestion administrative, financière, les rachats, les partenariats, les fournisseurs, et bien sur la gestion du personnel.

Les décisions prises ont un impact direct sur l’image que l’on souhaite donner à sa pompe funèbre : low cost ? Proche des familles ? Réactive ? etc. Des responsabilités lourdes, dispensées également en centre de formation, métier qui est certifié par le diplôme de niveau VI. Même s’il est encore très masculin, cela n’est pas dû forcément au funéraire mais au parallèle que l’on peut faire dans la société entre le grade et le genre. Chef, dirigeant, etc. Mais c’est en passe de se modifier, les entreprises de pompes funèbres sont pour certaines encore très familiales et la relève féminine n’est jamais loin.

Dans la famille funéraire je demande : le grand-père

Les porteurs, qui sont également souvent maître de cérémonie, sont principalement des hommes. Pourquoi ? tout simplement parce que la loi désigne qu’une femme dans son exercice professionnel ne peut pas porter un poids excédant 25 kilos, même si l’on en voit de temps en temps, évidemment. À quatre, à deux, le porteur a une charge physique très lourde à gérer, et est en toute première ligne pendant la cérémonie. C’est vers lui que la famille se tourne, c’est à lui qu’elle s’adresse, ou au maître de cérémonie.

C’est un véritable chef d’orchestre qui doit allier une tenue irréprochable tant physique que psychologique car la famille va se souvenir de toutes les étapes des obsèques et ces étapes sont nécessaires au travail de deuil. Même si les porteurs sont souvent  vacataires -et ont un autre métier à côté- de plus en plus d’entreprises embauchent en CDI, une manière d’avoir ses employés à soi, un peu comme une marque de fabrique, et c’est aussi grâce à la formation. Auparavant les porteurs n’étaient pas formés mais de plus en plus aiment à se perfectionner en passant leur diplôme de porteur ce qui donne un plus à l’entreprise. Une manière aussi d’évoluer au sein de l’entreprise par la suite.

Dans la famille funéraire je demande : la grand-mère

Les maîtres de cérémonie, j’avoue ce sont mes petits chouchous ! Pourquoi ? Parce qu’ils écrivent rho évidemment mais pas que, ils doivent sans cesse se renouveler pour ne pas faire d’une cérémonie particulière pour chaque famille un banal copié collé du discours précédent. Très à l’écoute des familles, ils essaient de recueillir le plus d’informations possibles sur le défunt mais aussi sur l’assemblée réunie le jour là pour créer une interaction et faire de cette cérémonie un moment très particulier. Lorsqu’on interroge une famille c’est de la cérémonie qu’elle se souvient le plus, de la douceur et du tact du maître de cérémonie. Impassible et en même temps impliqué il est le pilier central des obsèques.

Dans la famille funéraire je demande : le fils

Il a tout intérêt à être costaud ! Avec son poste polyvalent, il creuse les fosses, coule les caveaux, assemble les monuments funéraires, je vous présente : le marbrier.

Ses connaissances s’étendent de la maçonnerie aux matières qu’il travaille, des matériaux les plus fins comme la feuille d’or aux outils dangereux qu’il manipule. Il grave, sculpte parfois, taille, poli… Son métier est peu mis en valeur, et pourtant il peut être à l’origine des plus belles « dernières demeures ».

Dans la famille funéraire je demande : la fille

C’est la petite dernière finalement, la plus jeune, au sens profession telle qu’on la connaît aujourd’hui. Évidemment si on parle d’embaumement elle aurait sans doute la carte arrière-arrière-arrière grand-mère. Hommes, puis femmes, ces dernières se sont petit à petit créé une jolie place au sein de la profession à tel point qu’aujourd’hui en formation il y a plus de femmes que d’hommes.

Plus physique, plus spécialisée, plus technique, elle est aussi plus longue à son apprentissage. Savoir médical, savoir rituel, savoir technique et organisationnel, la formation est lourde en théorie et en pratique où 100 soins sont à faire avant de pouvoir passer le fameux diplôme dispensé par le ministère de la santé. Protégée par un numerus clausus qui fait débat, elle est aussi, même si c’est une profession de l’ombre, sous le feu des projecteurs car elle est souvent soumise à de nouvelles règles en termes d’hygiène et de pratique.

Dans la famille funéraire je demande : le cousin

Oui parce que voyez-vous, mon jeu est issu d’une grande famille qui s’agrandit au fur des années. Le commercial, -qui n’est donc pas propre au milieu du funéraire- est pourtant une partie non négligeable. Par commercial j’entends aussi fournisseurs et distributeurs. Un métier / des métiers très complexes car le milieu du funéraire est sans cesse montré du doigt pour son aspect pécuniaire, or c’est grâce au talent de créateurs qui innovent par des urnes, ou des pierres tombales par exemple, et au savoir-faire des commerciaux que les pompes funèbres disposent aujourd’hui d’un panel de plus en plus grand et représentatif pour offrir aux familles un choix en accord avec leurs besoins.

Dans la famille funéraire je demande : la cousine

Je vous en parle depuis tout à l’heure : la formation. Aujourd’hui il est possible d’être formé dans tous les domaines du funéraire. Elle est un peu la base de l’entonnoir au bout duquel va ressortir des spécialités. Être formateur ce n’est pas seulement connaître le métier, c’est surtout connaître la pédagogie pour la transmettre. Faire de néophytes, des professionnels en devenir, leurs donner confiance en soi, et leur apporter les premières clés d’un trousseau qu’ils vont étoffer par la suite avec leur propre expérience de terrain.

Dans la famille funéraire je vous présente les copains et les copines, les voisins et les voisines : les granitiers, les dessinateurs industriels, les concepteurs de crématorium, les gestionnaires de créma, le personnel d’état civil, les agents d’amphithéâtre, les créateurs de logiciels, la prévoyance funéraire, les artistes, les chercheurs, les associations de deuil.

Je nous présente  aussi, les rédacteurs, à votre service, pour mieux mettre chaque jour en lumière les facettes multiples, colorées et variées de votre profession. La plus belle des familles, celle à laquelle je souhaite de très belles fête de Pâques.


Pour aller plus loin :

Nova Formation : http://www.formations-funeraires.com/

Effa formation : http://effa-formation.com/

Confédération professionnelle des métiers du funéraire : http://www.cpfm.fr/

Fédération française des pompes funèbres : http://www.federationpompesfunebres.com/

l’ENAMEF : http://www.federationpompesfunebres.com/presentation-enamef/siege-ecole-enamef/

ROC ECLERC ACADEMIE : http://www.roc-eclerc-academie.com/

 

Nova Formation : une équipe au cœur du succès

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Le 30 mars dernier avait lieu à Gallargues-le-Montueux, l’inauguration du nouveau siège social de Nova formation. À peine reçu le carton d’invitation envoyé par Annabelle VAUTRIN, responsable de formation à Montpellier, j’étais déjà dans le train, évidemment. Allez, je vous emmène avec moi redécouvrir avec plaisir ce qui fait de Nova, toute sa particularité.

Le Jeudi 30 mars, lorsque j’arrive le matin au nouveau siège social, je suis accueillie par Frédéric DELFIEU, gérant de Nova formation.

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Annabelle VAUTRIN, responsable pédagogique Nova formation

Une grande partie de l’équipe travaille déjà depuis longtemps. Il faut dire que c’est une grosse journée, puisque ce soir a lieu l’inauguration et pas moins de 60 invités sont attendus. Annabelle VAUTRIN et Nicolas DAUTRICOURT –Responsable de formation à Clermont Ferrand-, finalisent les petits travaux, car c’est l’équipe qui s’est investie dans ces nouveaux locaux. Ces derniers sont bien pensés. Exit l’open space, ici chacun a son espace pour travailler efficacement, mais la proximité des bureaux permet également d’échanger les uns avec les autres.

Deux salles de formation sont installées de part et d’autre. L’une pour les conseillers funéraires, porteurs et maîtres de cérémonie – Athéna, et l’autre, plus grande dédiée à la thanato.

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Salle de formation conseiller funéraire, porteur et maître de cérémonie, Athéna
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Salle de formation conseiller funéraire, porteur et maître de cérémonie, Athéna
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Salle de formation thanatopraxie Nova

Et justement, en parlant de thanatopraxie, Sabrina LAVOLOT, responsable pédagogique en thanatopraxie, est en plein cours avec sa session pour laquelle il reste deux jours avant la fin de leur formation théorique. Ce matin, on souffle entre les QCM, c’est maquillage. Même si la palette de maquillage fait rêver, pour un thanatopracteur il est essentiel de savoir maquiller correctement son défunt –suivant les disparités régionales, mais aussi savoir camoufler des marques ou des aspects colorés.

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Sabrina LAVOLOT, responsable pédagogique thanatopraxie Nova Formaiton

Nicolas GAEREMYNCK – qui s’occupe de la gestion des professionnels du funéraire, et Anaïs RAULIN responsable formation à Bordeaux rejoignent le reste de leur équipe à midi. La journée passe et s’enchaîne entre préparation de la soirée, préparation des locaux, formation thanato et bien sûr l’administratif quotidien à gérer. Les invités arrivent dès 18H30. Les yeux fatigués mais le sourire intact, Frédéric DELFIEU et son équipe accueillent chacun des invités.

C’est que du monde s’est déplacé. Parmi eux, l’on retrouve la régie de Montpellier avec Monsieur POUGET et son équipe, tout comme la régie de Sète emmenée par Monsieur LAVIT et son équipe. Évidemment, les pompes funèbres du secteur ont répondu présents à l’invitation comme les Pompes Funèbres GILET, ainsi que les pompes funèbres CASAT, les pompes funèbres PONSY et les Pompes Funèbres ROC ECLERC SALAZARD. OGF était là, avec son Directeur des agences de Nîmes Philippe KACI, tout comme Gary Duteil, chargé de développement du secteur sud pour le Choix Funéraire ainsi que Christophe SCAFI directeur secteur pour le groupe FUNECAP.

Pierre Yves DUBOURG et Alain POUGET membres du jury avaient fait le déplacement pour écouter Frédéric DELFIEU et Serge CLAPIER discourir devant l’ensemble de leurs convives. Bien sûr nous retrouvons également Guilhem ASSIÉ, le charme du commercial toujours aussi opérant.

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Toute l’équipe de Nova formation autour de Serge CLAPIER et Frédéric DELFIEU, gérants

Le docteur BENSLIMA, responsable de l’unité médico-légale du chu de Nîmes était également présent, il avait accueilli durant ces derniers jours les aspirants thanatopracteurs à l’institut médico légal de Nîmes.

À ce titre, tous les étudiants de la journée étaient revenus le soir, l’occasion pour eux de découvrir un milieu professionnel enrichissant et de nouer des contacts. D’ailleurs côté thanatopracteurs émérites, nous retrouvons Olivier BOURGEOIS et TRISTAN GUIZARD. Et ça n’est pas Cédric IVANES qui me contredira, Olivier est une pièce maîtresse du syndicat des thanatopracteurs, puisqu’il en est le délégué syndical Sud-Est et Corse. Le thanatopracteur sur Toulon et sa région, Romain RAIG, était revenu épauler Sabrina LAVOLOT son ancienne collègue de formation.

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Olivier CHEFNEUX ( à gauche ) et Serge CLAPIER – gérant de Nova Formation ( à droite )

Serge CLAPIER est heureux et souriant lorsque je le retrouve ce soir là, et le grand patron a de quoi être fier. Avec pas moins d’une ouverture par an, NOVA Formation, qui existe depuis près de huit ans maintenant, ne cesse son expansion sur tout le territoire afin d’être au plus proche, à la fois des particuliers qui souhaitent se former, mais aussi des professionnels et de leurs besoins sur le terrain. Ne venez pas parler à Serge de rentabilité, ni de salariés. La réussite de Nova ? « Elle vient du cœur » de son équipe, qui est « comme une famille » c’est une entreprise « qui a une âme ».

Ce qui fait toute l’authenticité de quelque chose, c’est sa manière de se démarquer tout en étant elle-même. Une rareté précieuse, qui vient toujours du cœur. Nova formation possède tous les ingrédients pour pérenniser son expansion et devenir la référence de la formation funéraire.

 

Exclusif : le corbillard de demain prend son envol

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flying hearse corbillard volant

C’est une exclusivité Funéraire info : la société FHI (Flying Hearse International) commercialisera en 2018 un modèle inédit de corbillard aérien. D’abord déployé dans certains états américains, l’engin sera dans le même temps soumis à l’homologation en France, pour un agrément espéré en 2019. Révélations exclusives.

Le futur, c’est demain

Un corbillard volant ? Derrière cette idée saugrenue, et qui va bien au-delà du catafalque imaginé par un ingénieur Indien, un véritable appareil polyvalent. « Il s’agit bien d’un corbillard » explique Arthur Asimov, représentant pour la France et le Benelux de FHI « L’appareil sera équipé d’un catafalque, et d’un poste de pilotage. Il sera dirigé manuellement par un chauffeur, qui bénéficiera d’un pilote automatique, en option, pour les longs trajets. »

Pouvez-vous nous en dire plus ? « Et bien, c’est un engin d’un tout nouveau type, sur base Rolls Royce » Ah, c’est tout de même un engin qui repose sur une base automobile, donc. « Pas du tout, pourquoi dites-vous ça ? » Et bien, sur base Rolls Royce… « Tsss… Rolls Royce, le fabriquant de moteurs d’avions, pas l’autre ». Oh. Pardon.

« Les tests se déroulent depuis trois ans, sur notre base de Groom Lake, au Nevada, en conditions réelles » que voulez-vous dire ? « Avec le pilote, ou chauffeur, notre service marketing travaille encore sur le choix du terme, et un cercueil occupé, parce qu’un corps n’a pas la même force d’inertie qu’un simple lest. ».

Un cercueil occupé ? Mais ou trouvez-vous des défunts, des gens qui ont fait don de leur corps à la science ? (Arthur Asimov a l’air un peu gêné) « Euh… Souvent, avec le corps du pilote d’essai du test précédent. Mais bon, les problèmes sont résolus, maintenant ».

Quels problèmes ? « Et bien, les pilotes étaient généralement des chauffeurs de corbillards formés au pilotage de notre engin, et ils confondaient la vitesse en kilomètres heures avec la vitesse en nœuds des avions… Bref, c’est tranché. »

flying-earse-corbillard-volant-300x300 Exclusif : le corbillard de demain prend son envolDes options par centaines

L’appareil lui-même semble tout droit sorti d’un film de science-fiction. Avec ses réacteurs miniaturisés et mobiles, il peut décoller et atterrir à la verticale, et même faire du vol stationnaire.

« Une option propose une trappe sous le ventre de l’appareil, avec un système de bras articulé. Grâce à un GPS, le pilote chauffeur se place en vol stationnaire au dessus de la tombe, le ventre de l’appareil s’ouvre, et les bras descendent le cercueil, qui semble ainsi arriver directement du ciel. Un système de spots lumineux peuvent donner une ambiance féerique à la scène. Sans oublier une sonorisation Bose permettant une ambiance musicale personnalisée»

L’engin propose deux places « Une pour le pilote, et l’autre pour le Maître de Cérémonies. Pour des raisons de sécurité, il n’y aura pas de place pour la famille. ».

Le prototype permettra aussi de faire de la dispersion de cendres en altitude en proposant aussi un lâché de colombes simultanément, nous avons pu voir la vidéo, c’est féérique.

Cette véritable révolution n’ira pas sans quelques aménagements « Nous sommes en pleine négociation avec les écoles funéraires et le Ministère pour que le programme des formations funéraires soit modifié. En plus de la législation, de la psychologie du deuil etc. nous souhaitons ajouter un brevet de parachutiste. »

Pour des raisons de confidentialité, nous n’avons pas pu vous présenter de photos du prototype. Et bien, nous espérons assister bientôt à un décollage des ventes.

FHI sera présent à Funéraire Paris en novembre 2017 pour présenter son corbillard volant en exclusivité européenne.

Intégrer une femme dans une pompe funèbre

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wonder woman femme pompes funèbres

Intégrer une femme dans une agence funéraire exclusivement composée, jusque là, d’hommes : une mission délicate, qui mérite bien un bon vieil article de formation. Parce que, vous allez voir, ce n’est pas simple, peut être pas pour les raisons que l’on s’imagine.

Réunion

Le chef faisait une réunion. Ce n’était pas courant, mais là, il avait exigé que tout le monde soit là. Conseillers funéraires, porteurs, marbriers, thanatopracteur, aucune femme dans cette entreprise qui n’en comptait pas, et il annonça tout de go : « Ҫa y est nous avons trouvé un nouvel assistant funéraire. Qualifié, diplômé, expérimenté, autonome mais sachant travailler en équipe… »

« Ben pourquoi tu nous convoque, chef ? Il a l’air bien, il y a un problème avec lui ? »

Le chef soupira « Absolument aucun. Simplement, l’assistant funéraire que j’ai trouvé est une assistante, je voulais juste m’assurer qu’il n’y aurait pas de problème avec vous ».

A moins que votre entreprise ne soit coutumière des réunions, la petite saynète ci-dessus est à proscrire. Entendons nous bien : dans une entreprise, même constituée exclusivement jusque là, d’hommes, l’arrivée d’une femme, peu importe à quel poste, assistante, conseillère, Maître de Cérémonie, thanatopractrice, ne doit pas faire l’objet d’une annonce différente que s’il s’était s’agit d’un homme.

L’inverse serait donner un poids et une signification particulière au sexe. Non, il s’agit d’une collègue, qui a le même statut et les mêmes prérogatives que n’importe qui d’autre à son rang.

Intégration réussie

C’est tout. Vous vous attendiez à quoi ? Soyons clair : une fille qui postule a un poste dans une entreprise de pompes funèbres n’a pas besoin d’y être intégrée spécifiquement. Elle a été embauchée, ce qui signifie qu’elle a en théorie les qualités requises pour occuper le poste, et, une fois sur place, elle devra y faire ses preuves, comme tout le monde.

L’erreur à ne surtout pas commettre, si elle est amenée à occuper des fonctions de Maître de Cérémonies, par exemple, ou tout poste d’encadrement, c’est d’aller sermonner les équipes. Une équipe de porteurs tentera toujours, quel qu’en soit le sexe, d’ailleurs, de tester un Maître de Cérémonies. Rien d’anormal, là dedans : il est censé être leur chef et gérer le convoi, ils sont juste besoin de savoir si, en cas de problème, ils ont affaire à quelqu’un qui saura prendre les choses en main, ou au contraire un incapable qui essaiera de leur coller l’échec sur le dos.

C’est l’essentiel de ce qu’il faut retenir : chaque personne en poste dans une entreprise de pompes funèbres est là parce qu’elle a les capacités d’occuper son poste.

Un problème de poids

Les législateurs ou postulants, en un mot, les hommes et les femmes politiques, ne cessent de nous rebattre les oreilles avec l’égalité homme-femme. Ce qui est bien.

Pourraient ils, dans ce cas, nous expliquer les articles R. 4541-1 à R. 4541-9 du code du travail, la norme AFNOR X35-109 et le décret n° 92-958 du 3 septembre 1992, qui définissent la limite acceptable de port de charge en fonction de l’âge, du sexe du salarié, de la distance à parcourir et des caractéristiques de la tâche ?

Plus précisément, le fait qu’une femme ne soit autorisée à porter que 25 kg, contre 55 pour un homme, et surtout que le médecin du travail puisse prononcer une autorisation de dépassement jusqu’à 105 kilos, mais uniquement pour un travailleur déjà autorisé à porter 55 kilos, donc un homme ?

Parce que cette loi interdit de facto à une femme de devenir porteuse, voire à une Maîtresse de Cérémonie de prêter main-forte à son équipe pour porter un cercueil si besoin, même si elle en a les capacités physiques. Règle que beaucoup d’entreprises de pompes funèbres ignorent superbement, jusqu’au jour ou elles tomberont sur un inspecteur du travail zélé.

Pour le reste, si votre collègue aux pompes funèbres est une femme, ne retenez que l’essentiel : c’est votre collègue.