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Calendrier Lindner : cercueils en bois et belles plastiques

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C’est une tradition, et un plaisir des yeux. De magnifiques cercueils bien façonnés, aux lignes pures et sophistiquées, aux beaux appâts. Des objets quasi de collection rassemblés dans le calendrier Lindner version 2016, dont le thème est cette année le rétro. Avec accessoirement quelques filles dénudées autour pour faire vendre.

Lindner2-300x288 Calendrier Lindner : cercueils en bois et belles plastiquesInfluencé par le fameux calendrier Pirelli, celui-ci fleure bon la sophistication. Un modèle seins apparents pose devant un cercueil debout. Une autre, agenouillée devant une bière finement sculptée, fourrure à l’épaule, bas et chapeau, avale du raisin. Les pages tournent. Là, c’est une blonde qui pose en blazer d’entrepreneur de pompes funèbres, une cigarette au doigt. Ici, une violoniste et son chien. Plus loin, un modèle nu est assis dans un cercueil ouvert. L’au-delà en devient glamour, luxe et dentelles, impertinent, mais jamais scandaleux.

Zbigniew Lindner , fondateur de la société polonaise qui fabrique ces cercueils, confie qu’il aime montrer son savoir-faire de menuisier, ses modèles, son travail. Il y met tant de lui pour un objet à peine entrevu quelques instants à l’enterrement. Le cercueil ne doit pas être sacralisé, ni être mêlé à la religion. Il n’y a donc pas offense. Pour lui, c’est un meuble, un lit, le dernier où on aura à dormir. Dès lors il entend le magnifier. Et une jolie fille en photo à côté ne dépareille pas.

Pour retrouver un goût du passé,  les photos ont été prises en noir et blanc, puis repeintes à la main. Le directeur des ventes de chez Lindner, prosaïque, espère vendre quelque 15.000 exemplaires de la nouvelle édition, huitième du genre. Un calendrier (vendu sur internet) qui est clairement devenu un outil de promotion, qui « aide à vendre plus de cercueils ».

Bettina Graziani, mort d’une icône de la mode

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(capture Youtube)

Star rousse et flamboyante du monde de la mode, elle a été le mannequin le plus photographié des années 50. Simone Baudin, alias Bettina Graziani, est morte hier lundi à Paris. Elle était âgée de 89 ans.

La Normande d’origine débarque à Paris à la Libération avec un rêve : devenir dessinatrice de mode. Mais quand elle présente ses dessins au styliste Jacques Costet, c’est elle qui devient modèle. Sa carrière décolle vraiment lorsqu’elle rencontre le couturier Jacques Fath, une pointure de l’après-guerre. Il la rebaptise Bettina, et la met en vedette en 1947. Pendant quatre ans, on ne voit qu’elle dans les magazines chics, symbole d’une élégance parisienne enviée dans le monde entier. Elle voyage beaucoup, pose devant les objectifs (Henri Cartier Bresson, Robert Doisneau, Irving Penn…). Picasso ou Bardot se feront prendre en photo avec elle.

En 1952, Hubert de Givenchy ouvre sa maison de couture. Bettina Graziani l’accompagne, organise des défilés, assure les relations publiques. Elle assure des couvertures pour « Elle », pour « Vogue ». C’est dans ce dernier magazine que Françoise Sagan en dresse le portrait, dans un article titré « L’éminence rousse ».

Qualifié « d’icône » par la presse américaine, sa carrière culmine en 1955. Elle rencontre cette année-là Ali Khan. Coup de foudre. Il vient de rompre avec l’actrice américaine Rita Hayworth. Elle cesse d’être mannequin, elle n’a que 30 ans. Les années suivantes, alors qu’Ali Khan se tue en voiture en 1960, elle conseille et assure les relations publiques de plusieurs maisons de couture. Valentino, Chanel, Ungaro. Elle continue d’être photographiée, et est l’objet d’expositions jusque dans les années 2000.