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Les métiers des pompes funèbres : conseiller funéraire, le cœur du système

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Assistants funéraires de la Dynastie Ming
Assistants funéraires de la Dynastie Ming

Quels métiers pour les pompes funèbres ? Thanatopracteurs, marbriers, Maîtres de Cérémonies, ont tous leur importance dans le dispositif des obsèques. Commençons par celui qui est au cœur de la machine, qui en pose et active les rouages, le métier le plus important de tous, parce que sans lui, rien ne se passerait : l’assistant ou le conseiller funéraire.

Au fait, conseiller ou assistant ?

On pose parfois la question de la différence entre le conseiller et l’assistant funéraire. Il n’existe, en fait, aucune législation pour définir ces deux postes.

Simplement, l’usage, jusqu’à il y a quelques temps, faisait que l’on commençait assistant funéraire, et que l’on passait conseiller lorsqu’on avait suffisamment d’expérience. Un assistant est capable de faire son métier, recevoir une famille, organiser des obsèques, et un conseiller funéraire est capable de faire plus, prendre la direction d’une agence, par exemple.

Mais surtout, le conseiller funéraire avait reçu suffisamment de familles et vécu assez de situations hors normes pour pouvoir venir à bout de presque toutes les difficultés, et voler au secours des assistants désespérés.

Tout ceci a volé en éclat lorsque certains se sont avisés que « conseiller » était un terme plus valorisant qu’assistant, et se sont mis à l’appliquer à quiconque avait un diplôme de funéraire, vidant ces termes de leur sens. C’est dommage.

Conseiller funéraire, le cœur du système

Il existe une constante dans le métier des pompes funèbres : l’erreur humaine. Se tromper de nom, au cours d’un hommage, ne serait-ce qu’une fois, peut détruire tout le travail d’une équipe.

C’est le travail du conseiller funéraire, d’éviter ce genre d’incidents. S’enquérir des causes du décès pour éviter les incidents, vérifier que tous les documents sont bien complétés et que les prestations correspondent aux souhaits de la famille, tout cela fait partie de ses attributions.

La tâche des porteurs est de porter, aussi bien les cercueils en cérémonie que les brancards sur le lieu du décès, le Maître de Cérémonies a la fonction de chef d’équipe et doit s’assurer que tout se déroule conformément à un protocole établi, l’agent de funérarium s’occupe des défunts durant leur séjour à une maison funéraire, le thanatopracteur effectue les soins de conservation, et l’assistant funéraire a la charge de coordonner tout ce petit monde en fonction des volontés des familles, entre autres nombreuses fonctions.

La principale de ces missions est, bien entendu, de recevoir la famille en deuil. En cette occasion, il sera tout à la fois logisticien, commercial, psychologue et juriste.

Les métiers d’un métier

Logisticien, parce qu’il va devoir coordonner de nombreux intervenants. Dans le cadre d’obsèques dans une église, par exemple, il devra s’assurer de la disponibilité du bâtiment, d’un prêtre, de trois ou quatre porteurs, d’un Maître de Cérémonies, d’un corbillard, des fossoyeurs au cimetière…

Et calculer les horaires en fonction des lieux et heures d’intervention : aller d’une chambre funéraire à un lieu de culte à l’autre bout d’une ville peut voir le temps de trajet varier du simple au triple, selon l’heure et les conditions de circulation. Et, bien entendu, il devra, si tel est le souhait des proches, rédiger un avis de décès portant à la connaissance de tous ces information.

Lors de ces instants qu’il passera avec la famille, il devra déployer des trésors de psychologie. Pour ce faire, il doit connaître et savoir identifier les différentes étapes du deuil. En dehors du fait qu’il a face à lui une famille dans l’affliction, avec tout ce que cela comporte d’impondérables, de réactions parfois disproportionnées où surprenantes si un mot malheureux est prononcé, il devra, comme nous l’avons vu plus haut, essayer d’obtenir des information qui peuvent s’avérer cruciale, sur la cause du décès, la présence de certaines maladies…

La partie commerciale de son travail consistera à proposer aux familles divers produits complémentaires. Et, parfois, de justifier ses tarifs : beaucoup ne comprennent pas que les pompes funèbres ne soient pas un service gratuit.

Juriste avant tout

Enfin, et surtout, il est chargé d’appliquer la législation. Chaque entreprise de pompes funèbres doit être titulaire d’une habilitation préfectorale, beaucoup plus difficile à obtenir qu’à perdre. Et les embûches, en droit Français, sont nombreuses : on peut dire, en caricaturant à peine, que si une opération funéraire ne fait pas l’objet d’une demande d’autorisation auprès de l’administration, elle doit faire l’objet d’une déclaration dans un autre service.

Le conseiller funéraire doit s’assurer que tout se déroule à la fois en conformité avec la loi, avec les souhaits des familles et en conformité avec les impératifs techniques et logistiques.

On peut affirmer, donc, sans conteste, qu’il est au poste le plus important des pompes funèbres. Les autres auront beau jeu de protester, mais, sans conseiller funéraire, pas de travail pour eux.

Marbriers et canicule, boire ne suffit pas !

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Marbriers et canicule

On parle régulièrement des porteurs, des conseillers funéraires, mais on en oublie les marbriers et la canicule !

Et pourtant ! Ce n’est pas une heure qu’ils passent au cimetière comme les porteurs mais leurs journées entières. Bon, l’idée n’est pas de comparer qui a le travail le plus éprouvant (ce sont les marbriers), ni qui devrait recevoir la palme du courage (là encore, ce sont les marbriers !), mais surtout de faire en sorte que marbriers et  canicule ça ne veuille pas dire « un pied dans la tombe ».

Boire de l’eau

La législation impose que l’employeur fournisse 3 litres d’eau fraîche par jour et par personne.

Article R4534-143

L’employeur met à la disposition des travailleurs de l’eau potable et fraîche pour la boisson, à raison de trois litres au moins par jour et par travailleur.
Les conventions collectives nationales prévoient les situations de travail, notamment climatiques, pour lesquelles des boissons chaudes non alcoolisées sont mises gratuitement à la disposition des travailleurs.

Sur les chantiers, l’eau doit pouvoir rester fraîche, ce qui suppose l’investissement dans des glacières et leurs pains de glace bleus. Veillez à ce qu’ils soient bien remis au congélateur au retour des chantiers pour pouvoir être utilisés le lendemain, tout comme les bouteilles qui seront de préférence remplies ou remplacées et mises au frigo pour la nuit.

Marbriers et canicule : le cancer vous guette

Ce qu’oublient généralement de préciser les journaux et autres sources d’informations pour les travailleurs des chantiers, c’est la protection de leur peau. Celle-ci, exposée en continue au soleil doit impérativement être protégée par une crème ou spray solaire d’indice élevé renouvelé régulièrement (toutes les 2 heures).

C’est une préoccupation récente et qui pourtant est alarmante : 78,1% des travailleurs en extérieurs développent des lésions cutanées, et parmi les personnes atteintes d’un cancer de la peau, 37,7% sont des travailleurs en extérieur*. On ne lésine pas sur la crème solaire donc, un danger réel et trop peu pris en considération.

soleil Marbriers et canicule, boire ne suffit pas !Les horaires décalées et le droit de retrait

L’employeur est en droit, et il lui est même conseillé, d’instaurer des horaires de travail décalées. Bien que ce ne soit pas toujours évident car les cimetières, gérés par la commune, ne sont pas toujours ouverts aux aurores, on espère que les maires se montreront compréhensifs. Instaurer des horaires de travail dès 6 ou 7h du matin, avec des températures plus fraîches, permettra non seulement de garantir un meilleur confort et une meilleure sécurité des salariés, mais aussi de réaliser des chantiers plus rentables. Des températures de 35°, ça n’aide pas à se motiver.

Enfin si vraiment le salarié s’estime en danger, il lui est possible de se servir de son droit de retrait, il devra en informer son employeur.


Article L4131-1

Le travailleur alerte immédiatement l’employeur de toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que de toute défectuosité qu’il constate dans les systèmes de protection.

Il peut se retirer d’une telle situation.

L’employeur ne peut demander au travailleur qui a fait usage de son droit de retrait de reprendre son activité dans une situation de travail où persiste un danger grave et imminent résultant notamment d’une défectuosité du système de protection.

Les risques, les conseils

Le travail physique par des températures au delà de 30 degrés est considéré comme dangereux pour la santé. Marbriers et canicule ne font pas donc pas  bon ménage.

Les risques les plus encourus sont :

– coups de soleil, brûlures

– épuisement (pouls faible, pâleur, transpiration importante…)

– coup de chaleur (agitation, confusion, désorientation, pouls rapide…) pouvant conduire à une perte de connaissance et jusqu’au décès.

Pour éviter ce genre de situation : boire régulièrement, protection solaire, pauses régulières.

Habillement : se couvrir la tête, porter des vêtements légers et de couleur claire.

Les repas seront plus légers et beaucoup moins arrosés, de préférence pas arrosés du tout. L’alcool déshydrate.

Et enfin ne jamais trop forcer, connaître ses limites : les morts vous attendent pour creuser leur tombe, pas pour prendre place à côté d’eux !


*Etude européenne publiée le 17 mars 2016 dans le Journal of the European Academy of Dermatology and Venereology.

Les marbriers des Pompes Funèbres Le Papillon à La Seyne-sur-Mer

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pompes funèbres le papillon 1

Les Pompes Funèbres Le Papillon à La Seyne-sur-Mer accueillent deux nouveaux marbriers, Raphaël et Vincent, passionnés et complémentaires dans leur art, ils nous expliquent en quoi consiste leur métier.

Pourquoi avoir choisi d’exercer ce métier ?

Vincent-réalisant-une-gravure-251x300 Les marbriers des Pompes Funèbres Le Papillon à La Seyne-sur-Mer
Vincent réalisant une gravure

Après avoir travaillé dans le monde du spectacle et avoir été artisan pendant 5 ans, Raphaël s’est tourné vers le monde du funéraire et a passé plus de 15 ans de sa vie à exercer pour les pompes funèbres. Son changement d’orientation, il l’a décidé car il se passionne pour la restauration de monuments historiques, le bâti et le construit.
Vincent a débuté sa carrière en se consacrant au don de soi, tout d’abord, en tant que pompier de Paris puis en exerçant pendant 9 ans le métier d’ambulancier. Au cours du temps, Vincent a été amené à travailler en tant que porteur funéraire durant 2 ans. Suite à une opportunité, à son goût pour la gravure sur pierre et le travail des matières, c’est tout naturellement qu’il s’est tourné vers le métier de marbrier.

Quelle gravure ou monument vous a marqué ?
C’est sans aucun doute le carré juif à Six-Fours-les-Plages, un monument funéraire colossal et magnifique. Malgré la difficulté du travail et un montage des pierres à la main comme à l’époque romaine, c’est le monument dont ils sont le plus fiers. On décèle une vraie dynamique de travail entre eux, une passion commune, le tout complété par le goût du travail bien fait.

Les artisans de la pierre du souvenir des pompes funèbres le papillon

Comment se passe la réalisation d’un projet depuis la conception jusqu’à la livraison ?
Nous assurons la pose d’une large diversité de stèles et de monuments funéraires, mais aussi la réparation et la restauration de sépultures.
Pour répondre au mieux aux attentes des clients, nous nous entretenons avec eux pour définir la nature et la couleur de la pierre, la forme, l’épaisseur de la sépulture, les gravures… Il faut à la fois être à l’écoute et créatif, tout en conseillant au mieux les clients, c’est un gage de qualité et de confiance. Pour nous, la satisfaction de la famille est la meilleure reconnaissance.
Viens ensuite le travail manuel et artistique : nous élaborons le dessin du projet, nous effectuons la prise de côtes, pour ensuite assurer l’exécution du projet en atelier. Pour la rénovation de sépultures, nous faisons des travaux de restauration, de réparation en taille et polissage, de re-gravage en atelier ou directement sur place.
Notre travail consiste essentiellement en la pose du monument au cimetière et à son entretien.

Quels sont les projets que vous préférez réaliser ?
Pour Raphaël, la construction de monuments est à chaque fois un nouveau challenge. Il faut faire preuve de créativité et élaborer un projet complet répondant aux attentes du client.
Vincent, quant à lui, apprécie tout particulièrement la gravure sur granit, synonyme d’esthétique et de minutie.
Il aimerait d’ailleurs se former aux anciennes techniques de gravure à la main.

Avec quelles pierres travaillez-vous ?
Nous utilisons principalement le granit, le marbre, la pierre de Cassis et le Comblanchien. Celui que l’on préfère travailler c’est le granit, avec toutes ses couleurs telles que le Tarn (gris), le Rose Clarté, le Labrador (bleu pailleté)… et sa facilité de façonnage.

Quelles sont les qualités indispensables pour ce métier ?
Pour nos deux marbriers, les principales qualités sont le courage, la force, la créativité, tout en étant minutieux, ordonné et réfléchi.

Marbriers : Raphaël et Vincent
Interview : Cindy Baudin

Étapes pour la reconstruction d’une dalle dans un cimetière

Source: Communiqué de Presse, le 19/06/2017 à La Seyne-sur-Mer

Groupe-Loudane-300x108 Les marbriers des Pompes Funèbres Le Papillon à La Seyne-sur-MerGroupe Loudane – 157, avenue de Rome – 83500 LA SEYNE SUR MER
pflepapillon.fr

Cimetière de Weston : une cigarette réduit sa carrière en cendre

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cimetière de Weston

S’offrir un petite pause cigarette durant le travail n’a rien de répréhensible, hormis le fait que fumer soit mauvais pour la santé. Mais, lorsqu’on est fossoyeur et que l’on pose son séant sur une tombe pour griller tranquillement sa cibiche, les choses se compliquent. C’est ce qu’a appris à ses dépens cet employé du cimetière de Weston.

Manque de bancs ? Oubli de sa chaise pliante ? N’empêche : cet employé du cimetière de Weston, en Angleterre, près de Plymouth, n’a pas eu une riche idée en prenant sa pause. Il s’est en effet nonchalamment appuyé les fesses contre une pierre tombale, afin sans doute de ne pas s’effondrer sous le poids de son épuisement. Puis, comme si de rien n’était, il a sorti son paquet de cigarettes et s’en est allumée une, tout en discutant avec ses deux collègues, tout aussi relax, mais n’éprouvant pas le besoin d’une aide minérale pour se stationner verticalement.

Las ! Pour son plus grand malheur, un homme venu se recueillir sur la tombe de sa mère a aperçu la scène. Jugeant l’attitude de l’homme indigne d’un sujet de sa Très Gracieuse Majesté, il ne s’est tout de même pas dépourvu de son flegme, et a photographié la scène avec son téléphone portable.

Puis, repartant, il s’est arrêté au bureau d’accueil, signalant à l’employée sur place la conduite indigne de cet employé. L’hôtesse s’étant simplement contentée de répondre qu’elle en « toucherait un mot au conservateur », l’homme a alors décidé d’utiliser l’arme absolue du monde moderne, publiant la photo sur les réseaux sociaux.

Tollé sur les réseaux sociaux : oubliés, le Brexit, les déboires de Theresa May aux élections et la retraite du Prince Phillip, des milliers de réactions sur la photo ont fait de cette cibiche funèbre un véritable buzz.

Le Héraut de la ville (une sorte de médiateur entre la population et le conseil municipal et les citoyens) s’est saisi de l’affaire, qui est remonté jusqu’aux plus hautes instances. Un communiqué officiel de la ville de Weston a été émis rapidement, assurant qu’un cadre des services funéraires avait pris en main le dossier. La suite de la carrière du fossoyeur semble enterrée.

Quand au photographe, il a signalé peu de temps après la disparition d’un rosier qui ornait la tombe de sa mère. Coïncidence ou mesquine revanche ?

Et vous, comment réagiriez-vous ? On attend vos commentaires.

Outils marbriers : tout est chez FIMO !

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outils marbriers chez Fimo
Rébus : Toux thé chais phi m'eau (tout est chez Fimo)

Les marbreries sont sans doute les entreprises les plus équipées en outils du secteur funéraire. Pour se faciliter la vie,  elles peuvent faire appel à un seul fournisseur : FIMO !

Fabriquer une plaque

Une entreprise de marbrerie travaille granit et marbre, pose des monuments et fabrique des plaques, les nettoie ou les restaure… entre autre de leurs nombreuses fonctions. Des travaux qui nécessitent d’avoir des outils, consommables ou non.

Prenons par exemple la fabrication d’une plaque : il faut la découper, la polir, la percer, la graver … Ce qui ne nécessite pas moins de 4 outils pour une seule plaque : meuleuse, ponceuse à eau, perceuse, sableuse …

Ces outils marbriers devinez quoi ? Ils sont tous chez FIMO. Si l’entreprise se dit spécialiste de l’outillage pour les marbriers, ce n’est pas pour rien. Si vous cherchez un fournisseur rapide et chez qui vous pourrez grouper vos achats, alors ne cherchez plus.Ponçeuse-à-eau-granit-300x300 Outils marbriers : tout est chez FIMO !

Et ce n’est pas tout. Votre plaque, une fois percée devra être dorée et posée sur des embases. Mais si la famille veut y ajouter un petit inters, il vous faudra également des vis à collerette. Devinez encore ? Vous trouverez également ces accessoires chez FIMO (ici, plus exactement, ici et ici).

Mais tout ce beau monde : ponceuse, sableuse et compagnie n’auraient pas pu fonctionner sans quoi ? Un compresseur bien sûr ! Vous avez certainement compris où je veux en venir…

Se faciliter la vie

Oui, on trouve tout chez FIMO ! L’entreprise fournit les spécialistes du funéraire et sait exactement ce dont vous avez besoin. De l’habillage aux outils marbriers, FIMO propose plusieurs références a des prix plus qu’abordables. Cela passe donc par le travail du granit, des outils électriques portatifs aux compresseurs, de la feuille d’or à la visserie. Passer par FIMO c’est n’avoir qu’un seul fournisseur pour tout ces outils nécessaires, avec l’avantage de pouvoir tout commander directement sur le site internet de l’entreprise.

FIMO propose régulièrement des promotions sur ses produits, et propose des livraisons en 48 heures. Toutes les machines sont neuves, garanties et suivies en ce qui concerne les pièces détachées.

Parce que votre métier vous prend du temps, FIMO vous permet d’en gagner. En s’adressant à un unique fournisseur pour tout ce dont vous avez besoin, vous vous consacrez à votre travail tout en bénéficiant de tarifs imbattables.

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Papiers de sablage

Photos de pierres tombales, mode d’emploi

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photos pierre tombale

Vous créer une vitrine virtuelle à travers vos photos de pierres tombales sur votre site internet ou sur Facebook. C’est bien. Mais vous pouvez faire mieux !

Le sujet ici n’est pas de vous faire prendre un cours de photographie complet avec focale, durée d’exposition et compagnie, vous n’avez pas que ça à faire. Moi non plus d’ailleurs ! Il s’agit là juste de quelques conseils simples à mettre en pratique.

Le but étant bien sûr de mettre en avant votre travail auprès de vos clients ou potentiels clients. Tous ceux qui ont un site internet le savent : les personnes le visitent généralement avant de passer votre porte, et font souvent références aux photos de pierres tombales vues sur celui-ci.

L’angle

C’est souvent là que le problème se pose : de quel angle doit-on prendre une photo de monument ? Souvent, ils sont pris de face, et cet angle ne permet pas d’apprécier le monument dans son ensemble. Il paraît écrasé et on ne se rend pas compte de sa longueur.

L’idéal pour la photo d’une pierre tombale, c’est de trois quart face. Ainsi on voit tous les éléments : plinthes, semelle, tombale et stèle. On s’approprie mieux ses dimensions. Le format de la photo a aussi son importance, le format paysage est le plus conseillé.

Photos-pierres-tombales-1-225x300 Photos de pierres tombales, mode d'emploiPhotos-pierre-tombale-225x300 Photos de pierres tombales, mode d'emploi

A gauche : pris de trop haut, l’ombre du camion gêne la visibilité de la stèle, format portrait inapproprié

A droite : pris de trop bas, flash déclenché qui se reflète sur la stèle + camion, format portrait inapproprié

pierres-tombales-300x225 Photos de pierres tombales, mode d'emploi

Angle OK, format paysage OK, pris d’un peu loin, camion derrière qui fait désordre.

Inutile de vous baisser, ou alors à peine, pour prendre la photo : tout le monde se tient généralement debout pour regarder un monument. Faites entrer le monument dans le cadre en le centrant dans l’image, l’allée du cimetière n’intéresse personne, et un monument avec un « morceau » coupé, c’est frustrant !

Prenez vos photos en fin de chantier, lorsque tout est terminé et qu’aucun engin ou outil ne traîne à proximité.

La météo

La météo et l’heure jouent un rôle dans la prise de photo. Avec les monuments en granit particulièrement puisque leur aspect poli fait refléter l’environnement. Le pire, c’est le noir ! L’heure idéale n’existe pas mais on oublie la tombée de la nuit ou le lever du jour qui obligeraient à déclencher le flash et provoquerait donc des reflets.  Et franchement, quelqu’un qui se promène dans les cimetières pour prendre des photos tard le soir, ça fait louche !

pierre-tombale-225x300 Photos de pierres tombales, mode d'emploiPour le temps, l’idéal c’est légèrement couvert. Evidemment on ne décide pas du temps qu’il fera et parfois on doit faire avec. S’il fait une météo radieuse par exemple, prenez garde à ce que votre ombre n’apparaisse pas sur le monument, ni celles d’éléments alentours trop prononcés.

Quelques précautions pour la photo de pierres tombales

Effacez le nom des défunts et les éventuelles photos des défunts, sur le monument pris en photo et sur ceux voisins qui seraient visibles.

Si le monument est particulier : asymétrique par exemple, ou avec un élément travaillé, alors prenez une autre ou plusieurs autres photos, et n’hésitez pas à faire un zoom sur les éléments intéressants (sculpture, stèle…).

Précisez dans vos conditions générales de vente que sans opposition de la part des familles, vous utilisez les photos des pierres tombales a des fin commerciales ou pour servir d’exemple en catalogue.

Lorsque vous postez vos photos sur votre site, veillez à ce qu’elles aient toutes la même taille, surtout s’il est possible de les visionner en diaporama. Elles doivent être suffisamment grandes pour en apprécier les détails ou la couleur du granit, ou peuvent être agrandies.

Les métiers du funéraire : une grande famille

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Jeu des sept familles
Rémi Malingrëy

Tu travailles dans le funéraire ? Oui…Mais encore ? Avant la fin du monopole « pompe funèbre » cela voulait dire « croque-mort ». Mais aujourd’hui ? De conseiller(e)s funéraires, à porteurs, à maître de cérémonie en passant par la thanatopraxie, la formation ou les commerciaux, vous êtes des milliers à travailler dans le domaine. Focus sur ces métiers du funéraire qui vous vont comme un gant.

Dans la famille Funéraire je demande : la mère

Le/a conseiller(e) funéraire, est sans doute l’un des métiers qui a le plus évolué. On peut parfaitement être conseiller(e) et en même temps maître de cérémonie, porteur, voire gérant(e) d’agence de pompe funèbre. Mais il est vrai qu’au fur et à mesure des années, le métier s’est spécialisée et surtout s’est professionnalisé.

Il faut avoir son diplôme de conseiller(e) en poche si l’on veut espérer être embauché par une agence de pompe funèbre. Pourquoi c’est important ? Parce qu’il ne s’agit pas simplement de vendre une prestation, ni d’avoir « une vocation » ou je ne sais quoi pour le genre humain. Il faut faire preuve d’empathie… mais pas trop, d’abnégation… mais pas trop, de sens commercial… mais pas trop. Bref un métier d’équilibriste qui est dans la mesure.

Métier qui, en se spécialisant a fini par se féminiser, pour ses qualités d’écoute que, personnellement je retrouve tout aussi bien chez un homme. Toujours est-il que l’on en demande plus au conseiller aujourd’hui car les besoins des familles évoluent. Plus question de s’occuper uniquement des obsèques à l’instant T, mais aussi de faire de la prévoyance via les contrats obsèques et donc de tenir un rôle de conseil.

C’est aussi un métier de l’après, qu’il s’agisse de marbrerie ou de gestion du deuil. De plus en plus rares sont les conseillers funéraires qui ne revoient les familles que pour le paiement des obsèques. Ils les conseillent également pour l’administration post-obsèques ou le lourd travail du deuil. Tant de choses à apprendre qui sont dispensées dans les différents organismes de formation.

Dans la famille funéraire je demande : le père

Le ou la directrice d’agence. Comme je le disais au-dessus, il se peut que ce poste soit totalement polyvalent, mais si une agence est importante ou s’il s’agit d’un groupe ou d’un réseau le poste est unique et particulier. Il allie à la fois les compétences du conseiller mais aussi la lourde gestion administrative, financière, les rachats, les partenariats, les fournisseurs, et bien sur la gestion du personnel.

Les décisions prises ont un impact direct sur l’image que l’on souhaite donner à sa pompe funèbre : low cost ? Proche des familles ? Réactive ? etc. Des responsabilités lourdes, dispensées également en centre de formation, métier qui est certifié par le diplôme de niveau VI. Même s’il est encore très masculin, cela n’est pas dû forcément au funéraire mais au parallèle que l’on peut faire dans la société entre le grade et le genre. Chef, dirigeant, etc. Mais c’est en passe de se modifier, les entreprises de pompes funèbres sont pour certaines encore très familiales et la relève féminine n’est jamais loin.

Dans la famille funéraire je demande : le grand-père

Les porteurs, qui sont également souvent maître de cérémonie, sont principalement des hommes. Pourquoi ? tout simplement parce que la loi désigne qu’une femme dans son exercice professionnel ne peut pas porter un poids excédant 25 kilos, même si l’on en voit de temps en temps, évidemment. À quatre, à deux, le porteur a une charge physique très lourde à gérer, et est en toute première ligne pendant la cérémonie. C’est vers lui que la famille se tourne, c’est à lui qu’elle s’adresse, ou au maître de cérémonie.

C’est un véritable chef d’orchestre qui doit allier une tenue irréprochable tant physique que psychologique car la famille va se souvenir de toutes les étapes des obsèques et ces étapes sont nécessaires au travail de deuil. Même si les porteurs sont souvent  vacataires -et ont un autre métier à côté- de plus en plus d’entreprises embauchent en CDI, une manière d’avoir ses employés à soi, un peu comme une marque de fabrique, et c’est aussi grâce à la formation. Auparavant les porteurs n’étaient pas formés mais de plus en plus aiment à se perfectionner en passant leur diplôme de porteur ce qui donne un plus à l’entreprise. Une manière aussi d’évoluer au sein de l’entreprise par la suite.

Dans la famille funéraire je demande : la grand-mère

Les maîtres de cérémonie, j’avoue ce sont mes petits chouchous ! Pourquoi ? Parce qu’ils écrivent rho évidemment mais pas que, ils doivent sans cesse se renouveler pour ne pas faire d’une cérémonie particulière pour chaque famille un banal copié collé du discours précédent. Très à l’écoute des familles, ils essaient de recueillir le plus d’informations possibles sur le défunt mais aussi sur l’assemblée réunie le jour là pour créer une interaction et faire de cette cérémonie un moment très particulier. Lorsqu’on interroge une famille c’est de la cérémonie qu’elle se souvient le plus, de la douceur et du tact du maître de cérémonie. Impassible et en même temps impliqué il est le pilier central des obsèques.

Dans la famille funéraire je demande : le fils

Il a tout intérêt à être costaud ! Avec son poste polyvalent, il creuse les fosses, coule les caveaux, assemble les monuments funéraires, je vous présente : le marbrier.

Ses connaissances s’étendent de la maçonnerie aux matières qu’il travaille, des matériaux les plus fins comme la feuille d’or aux outils dangereux qu’il manipule. Il grave, sculpte parfois, taille, poli… Son métier est peu mis en valeur, et pourtant il peut être à l’origine des plus belles « dernières demeures ».

Dans la famille funéraire je demande : la fille

C’est la petite dernière finalement, la plus jeune, au sens profession telle qu’on la connaît aujourd’hui. Évidemment si on parle d’embaumement elle aurait sans doute la carte arrière-arrière-arrière grand-mère. Hommes, puis femmes, ces dernières se sont petit à petit créé une jolie place au sein de la profession à tel point qu’aujourd’hui en formation il y a plus de femmes que d’hommes.

Plus physique, plus spécialisée, plus technique, elle est aussi plus longue à son apprentissage. Savoir médical, savoir rituel, savoir technique et organisationnel, la formation est lourde en théorie et en pratique où 100 soins sont à faire avant de pouvoir passer le fameux diplôme dispensé par le ministère de la santé. Protégée par un numerus clausus qui fait débat, elle est aussi, même si c’est une profession de l’ombre, sous le feu des projecteurs car elle est souvent soumise à de nouvelles règles en termes d’hygiène et de pratique.

Dans la famille funéraire je demande : le cousin

Oui parce que voyez-vous, mon jeu est issu d’une grande famille qui s’agrandit au fur des années. Le commercial, -qui n’est donc pas propre au milieu du funéraire- est pourtant une partie non négligeable. Par commercial j’entends aussi fournisseurs et distributeurs. Un métier / des métiers très complexes car le milieu du funéraire est sans cesse montré du doigt pour son aspect pécuniaire, or c’est grâce au talent de créateurs qui innovent par des urnes, ou des pierres tombales par exemple, et au savoir-faire des commerciaux que les pompes funèbres disposent aujourd’hui d’un panel de plus en plus grand et représentatif pour offrir aux familles un choix en accord avec leurs besoins.

Dans la famille funéraire je demande : la cousine

Je vous en parle depuis tout à l’heure : la formation. Aujourd’hui il est possible d’être formé dans tous les domaines du funéraire. Elle est un peu la base de l’entonnoir au bout duquel va ressortir des spécialités. Être formateur ce n’est pas seulement connaître le métier, c’est surtout connaître la pédagogie pour la transmettre. Faire de néophytes, des professionnels en devenir, leurs donner confiance en soi, et leur apporter les premières clés d’un trousseau qu’ils vont étoffer par la suite avec leur propre expérience de terrain.

Dans la famille funéraire je vous présente les copains et les copines, les voisins et les voisines : les granitiers, les dessinateurs industriels, les concepteurs de crématorium, les gestionnaires de créma, le personnel d’état civil, les agents d’amphithéâtre, les créateurs de logiciels, la prévoyance funéraire, les artistes, les chercheurs, les associations de deuil.

Je nous présente  aussi, les rédacteurs, à votre service, pour mieux mettre chaque jour en lumière les facettes multiples, colorées et variées de votre profession. La plus belle des familles, celle à laquelle je souhaite de très belles fête de Pâques.


Pour aller plus loin :

Nova Formation : http://www.formations-funeraires.com/

Effa formation : http://effa-formation.com/

Confédération professionnelle des métiers du funéraire : http://www.cpfm.fr/

Fédération française des pompes funèbres : http://www.federationpompesfunebres.com/

l’ENAMEF : http://www.federationpompesfunebres.com/presentation-enamef/siege-ecole-enamef/

ROC ECLERC ACADEMIE : http://www.roc-eclerc-academie.com/

 

Vacataires en pompes funèbres : quel statut, quels droits ?

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Les intermittents, appelés parfois à tort vacataires en pompes funèbres, sont des employés à temps partiel dans le funéraire bénéficiant d’un contrat particulier. Ce statut à part est autorisé du fait de l’imprévisibilité des nécessités du service. Il obéit à des règles strictes.

Le contrat d’intermittent répond à un besoin spécifique : celui de disposer d’une main d’œuvre compétente pour les besoins du service, convois notamment, avec l’imprévisibilité qu’implique le travail dans le milieu funéraire. Intermittent et vacataire, est-ce la même chose ? Dans la désignation de langage courant, oui. Les intermittents sont appelés vacataires par la force de l’habitude. En réalité, le statut de vacataire a disparu depuis 2001.

Les contrats des vacataires en pompes funèbres

Le contrat de travail vacataires en pompes funèbres peut être convenu entre une société de pompes funèbres et un employé, à la condition expresse que les heures travaillées mensuellement par ce dernier n’excèdent pas un quorum de 70 par mois. Entre l’intermittent et la société est convenu un nombre d’heures minimum travaillées par mois ou par an. Celles-ci seront payées, qu’elles aient effectivement été travaillées ou non. Ainsi, un intermittent avec un contrat annuel de 350 heures qui en aurait effectué 280 sera payé 350 heures.

Les heures peuvent être payées d’un mois sur l’autre, ou lissées annuellement. Si le quota d’heures minimum mensuel est dépassé, le paiement de celles-ci intervient sur le mois suivant.

Ainsi, un intermittent qui se verrait régler 30 heures par mois, effectuant en mars 20 heures et en avril 50 heures, se verra payer en mai, pour avril, 40 heures, les 10 autres ayant été payés par anticipation en avril pour mars. Il est aussi possible de régler les intermittents au mois, sans quota, la soulte se calculant à la clôture de l’exercice, prorata temporis.

Un contrat d’intermittent peut être cumulé avec une retraite, qu’elle soit civile, de la fonction publique, ou militaire.

Le contrat d’intermittent est toujours convenu sous la forme d’un CDI (contrat à durée indéterminée).

Et si on dépasse ?

Le quota d’heures travaillées d’un intermittent ne peut excéder 70 heures par mois, ou un tiers de plus que le contrat convenu annuellement. Par exemple, pour 300 heures par an, l’intermittent ne pourra pas travailler plus de 400 heures sur la période.

Il est toutefois possible d’excéder ce contrat, à condition que l’intermittent exprime son accord par écrit dans un avenant au contrat. Dans le cas contraire, si le quota annuel d’heure excède d’un tiers le quota d’heures convenu annuellement, ou si les heures effectives excèdent de manière répétitive 70 heures dans le mois (par répétitive, comprendre généralement trois fois) alors l’intermittent est en droit de demander la requalification de son contrat en CDI à temps partiel.

Quels droits pour les vacataires en pompes funèbres ?

En matière d’acquis de droits, le intermittent bénéficie au prorata des mêmes acquis que les salariés sous contrat. Il a droit aux congés payés, sur la base de 2,5 jours par mois, comme tout salarié.

Il a droit à un second emploi, à condition que l’employeur le plus ancien ait donné son accord.

15451163_10209907938808652_588487988_n-300x300 Vacataires en pompes funèbres : quel statut, quels droits ?Des vacataires partout ?

Il n’est pas possible d’employer des intermittents à tous les postes. Seuls les emplois de porteur, chauffeur/porteur et marbriers/fossoyeurs sont concernés, soit les contrats de niveau 1 et 2. Les postes de Maître de Cérémonie, Assistant ou conseiller funéraire doivent faire l’objet d’un CDD ou d’un CDI à temps partiel.

Et en pratique ?

Les vacataires en pompes funèbres ne sont pas soumis aux périodes de travail déterminées en avance des contrats à temps partiel classique. Toutefois, deux règles essentielles sont à respecter. La première, on leur fiche la paix pendant leurs périodes de congés : un intermittent a droit à des congés payés, durant lesquels il n’est pas convocable. La seconde, plus souvent négligée, est que les vacataires doivent être prévenus d’une période de travail la veille, avant midi. Si vous appelez votre intermittent pour un convoi le lendemain à 15 Heures et qu’il refuse de venir, il est dans son droit.

Un intermittent peut refuser de venir travailler une journée, dans la limite de trois fois par an.

Alors, vacataire ou non ?

La vacation présente de nombreux avantages : pour l’entreprise, une main d’œuvre flexible et compétente, puisque l’intermittent étant récurrent, il est possible d’investir dans sa formation en étant sûr d’avoir un retour, contrairement par exemple aux intérimaires qu’on n’est pas sûr de retrouver d’une mission sur l’autre.

L’intermittent lui aussi y trouve des avantages : un revenu, souvent complémentaire, une souplesse, et la possibilité de rompre si l’on trouve un emploi plus stable. Sans compter le fait que la vacation est souvent la porte d’entrée dans les métiers du funéraire. On connaît des intermittents qui ont réussi, décrochant un contrat, grimpant les échelons un par un, pour se retrouver rédacteur à Funéraire Info, écrivant des articles sur les intermittents.

Avis de décès, gravures, éviter des erreurs sur les noms

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Avis de décès et nécrologie dans la presse

Le funéraire passe par l’écriture. Les noms, notamment, n’y échappent pas, et toute erreur peut avoir des conséquences désastreuses. Il est donc impératif de lire, relire, et faire relire. Évident ? Pas tant que cela, manifestement.

L’avis de décès

La procédure pour un avis de décès est simple : on le rédige avec la famille, on imprime la feuille, si l’on travaille sur ordinateur, la famille le relit, et on le lui fait signer. Ce document vaudra « Bon à tirer ». Il existe deux solutions : soit vous avez l’habitude d’envoyer vos avis de décès par fax, auquel cas, ce n’est pas compliqué, vous faxez le bon à tirer, soit vous l’envoyez par mail. Dans ce cas, refaites une sauvegarde sous un autre nom. Par exemple, si votre document s’appelle « AD Chombier » (pour Avis de Décès), enregistrez le sous le nom « AD Chombier BAT1 ». Vous aurez alors deux documents, « AD Chombier » et « AD Chombier BAT-1 ». Le premier sera celui qui servira aux modification ultérieures, s’il y en a. Le second, le BAT, ne devra plus être modifié.

De cette façon, vous devrez avoir trois avis BAT, celui sauvegardé sur votre ordinateur, celui sauvegardé dans la boîte d’envoi des mails en pièce jointe, et enfin, celui en papier signé, et ces trois devront être identiques.

Chaque document possède son journal interne, qui indique la date de dernière modification. Voilà pourquoi les dates devront correspondre, et celle du BAT ne devra pas être ultérieure à celle du mail.

Fastidieux ? Pas tant que cela, en fait. Et cela vous sauvera le jour ou une famille refusera de payer la facture sous le prétexte que vous avez fait une faute dans l’avis de décès. Ca arrive. Si vous pouvez prouver qu’ils ont relu et validé ce que vous avez envoyé au journal, alors la faute leur reviendra entièrement.

S’ils ne sont pas capable de savoir comment s’écrit le nom de leur être cher, ce n’est certainement pas votre problème.

Le monument

« Une faute d’orthographe sur un monument, c’est une boulette gravée dans le marbre » ais-je dit moi-même, un jour ou j’étais d’humeur sentencieuse.

Inutile de revenir sur la relecture par la famille : n’envoyez pas un graveur au cimetière sans un BAG (Bon à Graver) signé par la famille. Mais il peut être utile de vous déplacer en personne au cimetière pour jeter un œil sur cette gravure avant d’aviser la famille qu’elle est faite. Pourquoi ?

Il est arrivé à un collègue la mésaventure suivante : la famille passe commande d’une gravure sur un monument tout neuf. On y envoie un graveur, qui revient, tout fier, annoncer que c’est fait. Le collègue prévient la famille, laquelle se précipite au cimetière admirer l’œuvre, et rappelle, furieuse : le graveur a fait une faute dans le prénom. Plus plates excuses de la direction, qui promet de rectifier le tir, et qui renvoie le graveur en urgence poncer le monument, et refaire une gravure correcte.

Histoire terminée ? Non. Cette fois-ci, c’est dans le nom de famille que le graveur s’est trompé. Mon collègue, heureusement, n’avait pas, cette fois-ci, prévenu la famille, et rappelle l’atelier pour signaler cette nouvelle catastrophe. C’est le chef de la marbrerie lui-même qui ira poncer le monument une seconde fois pour re-graver le nom, correctement cette fois-ci. Ces effaçages successifs étant visible, la famille a accepté de conserver la pierre en échange d’un rabais de 50 % sur le prix du monument.

Vous n’y êtes, certes, pour rien, mais passez vérifier les gravures. Noms, et dates. Je connais un cimetière ou on rigole encore des dates sur la tombe d’un jeune homme « parti trop tôt » à l’âge de 237 ans…

Les documents

Enfin, dernière chose : les documents et pièces d’état-civil. Lorsqu’on remplit la déclaration de décès, les déclarations et demandes d’autorisation diverses, on a tendance à s’appuyer, pour l’orthographe d’un nom, sur les pièces d’état-civil. L’erreur classique du débutant, c’est de s’appuyer sur une seule de ces pièces, le livret de famille par exemple. L’état-civil aussi fait des erreurs.

Il convient, lorsque la famille fournit plusieurs pièces, de comparer toutes les orthographes, et de demander, à la moindre divergence, laquelle est la bonne.

Notez que l’orthographe sur l’acte de naissance est toujours celle considérée comme exacte par l’état-civil si un doute survient. Si vous avez ce dernier, c’est parfait. Mais ce cas de figure est rare…

Voilà pour ces conseils qui peuvent sembler évidents, mais restent indispensables. Et maintenant, je vais relire mon article, parce que, si il y a des fautes, j’aurais l’air malin.

Belgique : mondialisation, crémation, la pierre tombale se réinvente

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De la pierre tombale quatre fois moins chère fleurit dans les cimetières de nos voisins belges, importée de Chine par des pompes funèbres et des marbriers, raconte la chaine de télévision RTL sur son site. Avec une qualité de granit pas toujours au rendez-vous. Bienvenue dans la mondialisation et la concurrence asiatique.

Une tendance que confirme au média la Fédération royale des pompes funèbres. Le nombre des marbriers s’amenuise (trois ou quatre), une évolution qui va de paire avec le remplacement progressif de la pierre bleue locale par du granit plus résistant, plus cher, sans grand besoin d’entretien. Or, il n’y a pas de telle carrière en Belgique. Il faut importer.

C’est ainsi que des blocs de 15 tonnes sont acheminés par bateau jusqu’à Anvers en provenance du monde entier. De France, de Norvège, du Portugal, mais aussi d’Afrique du Sud, du Brésil, d’Inde…

Des sociétés belges taillent ensuite dans ces blocs pour fabriquer des pierres tombales, directement ou en sous-traitance. Certaines hésitent toutefois à importer de Chine. Certes, la pierre est bon marché. Mais elle est jugée plus poreuse, parfois traitée à l’hydrofuge, peut présenter des tâches avec le temps, et ne résiste pas forcément au climat européen. Un marbrier cité par RTL s’interroge sur la qualité du produit, et son maintien dans le temps. Un de ses collègue, à l’opposé, l’exploite depuis 15 ans, ne le trouve pas moins bon, et en fait un argument de vente pour des familles aux petits moyens financiers.

Chez nos voisins, le marché a même vu arriver de Chine jusqu’à des pierres déjà façonnée et prête à poser. La main d’œuvre y est bien meilleure marché. Il suffit que l’entreprise funéraire transmette ses cotes et le motif, voire une photo s’il s’agit d’une copie. Ainsi, rapporte la chaine de télévision, Tuytelaers, un des principaux importateurs en Belgique, commande la moitié de son stock en pierres déjà façonnées. En partie de Chine, en partie d’Inde. Même les coûts de transports de ces produits finis ne rendent pas forcément la pièce plus chère qu’une production belge.

Les pierres tombales sont de plus en plus façonnées, personnalisées. Ce qui peut faire grimper un monument de base de 1.500 euros jusqu’au-delà de 10.000 euros, selon les finitions demandées. Selon les instances professionnelles, le prix moyen atteint 3.500 euros, qui s’ajoutent au coût des obsèques et des services supplémentaires (fleurs, faire-part…).

La hausse sur dix ans des crémations pourrait réduire le marché de la pierre tombale. En Belgique, elles atteignent déjà 55% des cérémonies (67% dans la région de Bruxelles). Et ce ne sont pas les plaques funéraires qui viendront compenser la perte de chiffre d’affaires. Mondialisation, évolution des pratiques : les professionnels doivent se réinventer.