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Quand l’Angleterre sacrifiait ses animaux de compagnie

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Esterel et Kamala chien et chat
Esterel (le chat) et Kamala (le chien)

« Ach, la guerre, gross malheur ». Derrière cette phrase devenu un gimmick amusant se cache une réalité dont nos aînés ne se souviennent que trop bien : des souffrances importantes, et quotidiennes. Pour les hommes comme pour les animaux de compagnie. Et certains, à l’approche de la seconde guerre mondiale, voulurent épargner cela à leur fidèle compagnon. A n’importe quel prix.

Londres, au début du mois de septembre 1939. Des files s‘allongent, s’allongent indéfiniment.

Quelques heures plus tôt, le 3 septembre, à 17 heures, l’Angleterre venait de déclarer la guerre à l’Allemagne, précédée par la France, le même jour, quatre heures plus tôt. Les britanniques honoraient ainsi une promesse faite à la Pologne en mars de la même année.

La population ne resta pas indifférente, et un sentiment se développa rapidement dans la population : une sorte de résignation déprimée. Les Anglais savaient pertinemment que laisser Hitler agir à sa guise n’était pas la bonne solution : ce ne serait qu’une question de temps avant qu’il ne tourne son regard vers les îles Britanniques, considérées par les nazis comme un gigantesque porte-avion ennemi stationné au large de leurs côtes.

Mais nombreux sont ceux qui se rappellent encore des horreurs de la Première Guerre Mondiale, qui s’est achevée à peine 21 ans auparavant. La mobilisation, les privations, les pénuries, l’inquiétude constante… Les souvenirs, affreux, affleurent aux mémoires meurtries.

Le plan de Hitler n’est pas une surprise, en même temps, ses options sont limitées. Conquérir l’Angleterre est un plan en trois phases, blocus, pour affamer la population et empêcher les approvisionnements en munitions, bombardements, pour saper les défenses et le moral, et enfin, débarquement pour l’invasion.

L’Amérique est, et restera neutre, jusqu’à un certain point. Hitler n’a pas l’intention d’offrir à Roosevelt un Lusitania comme prétexte à l’entrée en guerre des États-Unis. Il faudra attendre 1941 et Pearl Harbor pour que les États-Unis s’engagent, d’abord contre leur agresseur japonais, puis contre son allié Allemand.

Mais, en ce 5 septembre 1939, on est encore loin de la grande histoire. Tout ce que les anglais savent, c’est qu’ils sont en guerre, et qu’ils vont souffrir. Alors, ils se résignent et organisent un massacre déchirant.

Des files de britanniques font la queue devant les vétérinaires avec leurs animaux de compagnie adorés. Des chiens, des chats, tous aimants et aimés de leurs maîtres, tous sans doute surpris de ce changement soudain de leur routine, tous ignorants qu’ils sont dans les derniers instants de leur vie. Quelques minutes, quelques heures plus tard, parfois, leur maître sanglotant les abandonneront à la piqûre létale du vétérinaire.

Hitch-chien-et-chat-300x300 Quand l’Angleterre sacrifiait ses animaux de compagnie
Hitchcock

La foule obéit à une sorte d’instinct. Cette initiative n’est pas concertée. Il n’y a eu aucun appel médiatique, aucune consigne gouvernementale. Tous ces gens ne se connaissaient pas et ne se sont pas concertés. Spontanément, les milliers de britanniques, apprenant leur entrée en guerre, ont décidé de tuer leur animal de compagnie.

Pourquoi ? Les versions divergent. Les positivistes virent dans ce mouvement un acte de charité, le souci de personnes aimantes d’épargner à leur animal innocent les affres de la guerre. Les cyniques y virent l’élimination pragmatique de bouches à nourrir. Soyons honnête : il y avait sans doute à la fois de l’un et de l’autre.

Rapidement, les vétérinaires et les crématoriums, où les animaux étaient ensuite amenés, arrivèrent à saturation. Il n’est pas exagéré de parler de mouvement de foule : en quelques jours, avant la mi-septembre, environ 400 000 animaux furent euthanasiés, soit, d’après les estimations de l’époque, un animal domestique sur quatre. C’est plus que le nombre de victimes humaines en Angleterre durant toute la durée de la guerre.

Presque immédiatement, le massacre fut suivi d’un immense moment de regret. Ombreux furent les maîtres, sans doute, à contempler leurs foyers désormais trop calme, vidés de l’affection de leur chien ou chat adoré.

Dans le ciel trop calme, en ce mois de septembre 1939, montèrent de nombreux sanglots. Les bombes du blitz d’Hitler ne se mirent à pleuvoir qu’un an plus tard, en septembre 1940.

Inhumation des 127 victimes à Srebrenica, 21 ans après

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Inhumation des 127 victimes à Srebrenica

A l’occasion du 21e anniversaire du massacre, des milliers de personnes, selon les journalistes de l’AFP, ont rendu hommage aux restes de 127 victimes de Srebrenica en Bosnie, dont l’inhumation des restes a été faite lundi.

Lundi, des milliers de personnes sont venues rendre hommage aux 127 victimes de Srebrenica selon les journalistes de l’AFP. C’est à l’occasion du 21e anniversaire du pire massacre en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale que l’ inhumation des restes a été faite.

Des femmes, veuves ou filles des plus de 8 000 adolescents et hommes musulmans, que les forces serbes de Bosnie ont tués en juillet 1995, et qui sont consolées par des proches, ont pleuré, tandis que d’autres, accroupies près des cercueils, ont caressé l’étoffe verte ou y posent une fleur.

Quelques hommes ont prononcé une prière en s’agenouillant à proximité, alors que des familles attendent à quelques mètres de là, près des tombes creusées, lieu de destination des cercueils après la prière du midi prononcée par Husein Kavazovic, le grand mufti bosnien.

L’ inhumation de ces dépouilles qui ont été retrouvées dans des fosses communes et reconnues depuis le dernier anniversaire, dont les cercueils, pour que les proches puissent se recueillir, et ont auparavant été disposés, a été faite au mémorial de Potocari, près de Srebrenica.

En juillet 1995, les forces serbes de Bosnie ont massacré quelques 8 000 adolescents et hommes musulmans. C’est la pire tuerie depuis la Deuxième Guerre mondiale commise en Europe que la justice internationale a qualifiée d’un acte de génocide, et qui est également le seul épisode de la guerre intercommunautaire qui s’est déroulé de 1992 à 1995.

En quelques jours, 8 372 hommes et adolescents ont été jetés dans 77 fosses communes, après avoir été massacrés, cinq mois avant la fin du conflit, a souligné le Mémorial de Srebrenica. D’après l’Institut bosnien pour les personnes disparues, plus de mille corps sont encore recherchés, et pas moins de 6 400 victimes sont enterrées à Srebrenica et 230 dans d’autres endroits.

Un cadavre n’a pas échappé au contrôle de sécurité de l’aéroport

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Le cadavre de l'aéroport d'Atlanta

Un cadavre installé dans un fauteuil roulant a été présenté il y a deux semaines pour une vérification devant les agents de sécurité de l’aéroport d’Atlanta, aux États-Unis, qui ont l’habitude de tomber sur des objets improbables et insolites.

 Il est évident que personne, pas même des cadavres en décomposition, ne peut échapper au contrôle de sécurité de l’aéroport. Mais le personnel de la TSA (Transportation Security Administration) aux États-Unis, à Atlanta, qui a l’habitude de trouver un grand nombre d’objets étranges passés à travers la sécurité de l’aéroport, a été confronté à la peur de leur vie dimanche en voyant un cadavre posé sur la bande transporteuse pour vérification. En voyant le cadavre arriver dans un fauteuil roulant au guichet, le personnel de l’aéroport a failli s’évanouir.

Le corps en état de décomposition, habillé en beige, a été amené dans la zone de sécurité de l’aéroport international d’Atlanta. Selon le Daily Mail, avant de poursuivre le processus d’embarquement, ce passager inhabituel a passé le contrôle de sécurité. Les agents ont été soulagés de constater, que le passager inhabituel qui a passé sans incident la machine à rayons X, était simplement un accessoire du remake du film d’horreur « Texas Chainsaw Massacre 2003. Ce n’est donc pas un vrai cadavre, mais un mannequin utilisé lors du tournage en 2003 d’un film d’horreur.

Sur son compte Instagram officiel, l’agence nationale américaine de sécurité dans les transports, la Transportation Security Administration (TSA), a publié que cette « antiquité » est en fait un accessoire du film, un mannequin utilisé pour le film « Massacre à la tronçonneuse ».

En début d’année, il a été signalé que la station d’essence du Texas qui possède l’original de « Massacre à la tronçonneuse », de 1974, était en cours de rénovation et rouvrirait ses portes. Cette « antiquité » y est peut-être destinée après restauration ?

Le Massacre des Lucs-sur-Boulogne, la terreur Vendéenne

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Pendant la Terreur, période tristement célèbre qui suivit la Révolution Française, toutes les paroisses de Vendée et une partie de celles du Maine et Loire, payèrent leur tribut de ruines et de martyrs. Une, les symbolise toutes : Les Lucs-sur-Boulogne.

Cette petite commune de 2050 âmes à l’époque, vit passer l’horreur de l’épuration révolutionnaire du Grand Ouest, le 28 Février 1794, et qui en garde le souvenir.

 

vitrailvendeen-225x300 Le Massacre des Lucs-sur-Boulogne, la terreur VendéenneCe jour-là, la colonne infernale du Général Cordellier arrive au bord de la Boulogne. Sur l’autre rive, le curé de la paroisse, l’Abbé Voyneau, âgé de 70 ans, tente de s’interposer entre les soldats enragés et les villageois. Il sera très symboliquement, le premier sacrifié, éventré et pendu, à l’entrée des deux villages du Petit Luc et du Grand Luc. Mais il n’empêchera pas le massacre de son troupeau. Sur les lieux de l’ancienne église, qui fut livrée aux flammes, avec la population qui s’était réfugiée à l’intérieur, une chapelle commémorative garde les noms de 563 personnes identifiées, dont 147 enfants, parmi lesquels 22 n’avaient pas 2 ans.

Contexte

Les habitants du Grand Ouest n’acceptent pas la décapitation du roi Louis XVI et les idées de la Révolution. Dès que celle-ci s’avance dans les terres, avec son principe de « La Liberté ou la Mort », les paroissiens se regroupent en bandes organisées sous le commandement des nobles locaux, les hobereaux, qui sont d’anciens militaires de métier. On appellera alors la zone de Contre-Révolution : La Vendée Militaire.

Cette zone regroupera La Vendée, Le Maine et Loire, La Loire Atlantique jusqu’au sud de la Mayenne et une bonne partie des Deux-Sèvres actuelles.

Les bandes de paysans et de paroissiens regroupés se feront surnommer « Les Brigands » par la Convention et le Comité de Salut Public à Paris.

Après la mort de Louis XVI le 21 Janvier 1793, les escarmouches et accrochages entre soldats républicains, les bleus, et les paysans vendéens, les brigands, se multiplient dans la Vendée Militaire. L’arrivée de la guillotine en Vendée et des colonnes infernales à partir de 1794 calmera le jeu des grands affrontements bien ordonnés et laissera la place à de petites actions rapides de guérillas contre les colonnes républicaines en marche, car les Brigands connaissent les bois et les routes par cœur.

Ce jour-là

Et donc, le 28 février 1794, les Républicains, sont mis en déroute peu avant le village des Lucs sur Boulogne par une action rapide de guérilla du Général vendéen Charrette. Mis en déroute, les Républicains divisés en deux colonnes, entrent sur le territoire des Lucs-sur-Boulogne, divisé en deux paroisses ; le Grand-Luc avec 2 050 habitants et le Petit-Luc, peuplé d’une centaine de personnes. Face à l’arrivée des colonnes, une partie de la population court se réfugier dans la chapelle du Petit-Luc. Pas en mesure de se défendre, les villageois, principalement des femmes, des enfants et des vieillards se font encercler et massacrer. La quasi-absence d’hommes adultes convainc les Républicains que ces derniers ont participé aux combats sous les ordres du Général Charette. L’abbé Voyneau, curé du Petit-Luc, se présente alors aux soldats et tente de s’interposer. Le Lieutenant Bleu, Martincourt, décide de ne pas faire de quartier et ordonne à ses soldats de charger les villageois à la baïonnette, massacrant et achevant les blessés. Les survivants se barricadent à l’intérieur de la chapelle.

Les Républicains incendient alors l’église.

chapelle-Luc-200x300 Le Massacre des Lucs-sur-Boulogne, la terreur VendéenneDevoir de mémoire ou oubli volontaire ?

On a estimé entre 500 et 590 victimes ce jour-là, uniquement côté villageois, ceux-ci n’ayant pas pu se défendre face à une armée constituée de soldats parisiens réguliers. 563 personnes ont été identifiées dans l’incendie de l’église paroissiale, dont 147 enfants.

Le massacre des Lucs-sur-Boulogne a posé de nombreuses polémiques sur le plan historique. Certains historiens affirment que le nombre de victimes correspond à celles de toute la paroisse tombées depuis 1789, les armes à la main, femmes, enfants, vieillards confondus, d’autres affirment que ce chiffre est incontestable et ne concerne que le massacre en lui-même, sur les deux seules journées du 28 et du 29 Février 1794, et ce, grâce au registre des pertes tenu par « les armées » de l’époque et de lettres retrouvées sur des corps de soldats tombés peu après face à d’autres guérillas vendéennes.

On peut encore aujourd’hui visiter la chapelle commémorative aux Lucs-sur-Boulogne, à l’intérieur se trouvent d’immenses ex-voto fixés sur les murs avec les noms des 563 martyrs répertoriés.

Le jour de l’inauguration du mémorial des Lucs le 25 Septembre 1993, l’écrivain russe Alexandre Soljenitsyne (auteur de l’Archipel du goulag) prononça un vibrant discours traçant le parallèle entre l’esprit révolutionnaire des républicains à l’époque et ceux des révolutionnaires bolcheviques en 1917, à propos des victimes de la Terreur et celles du Totalitarisme Soviétique.

Depuis plus de 200 ans, la Vendée n’oublie pas. Elle n’oublie pas ses morts innombrables qui partout, au plus profond des bois ont porté témoignage, en sanctifiant sa terre. Ce fait, représentant de plusieurs autres exactions commises par des français sur d’autres français à l’époque de la Révolution Française, n’est pourtant pas relaté dans les manuels scolaires d’Histoire.