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L’art de mourir avec originalité, les morts idiotes de 2017

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morts idiotes danger

Mourir est un passage délicat de l’existence, qu’il convient de réussir, sans avoir eu, généralement, la possibilité de s’entraîner avant. Les risques sont nombreux si l’on rate sa mort, mais le plus sous-estimé reste vraisemblablement d’entrer dans la postérité d’une manière quelque peu ridicule. Florilège des morts idiotes de l’été 2017.

Assassiné avec une arme improbable

Il y a, bien entendu, des circonstances atténuantes au fait de périr d’une mort idiote. L’assassinat en est une : on n’a généralement pas émis le souhait de se faire trucider par une tierce personne, cette dernière agit de sa propre initiative, pour des motifs, l’immense majorité du temps, crapuleux.

Ainsi, dans le douzième arrondissement de Paris, une nonagénaire a été assassinée par sa petite nièce à coups de vases. Pardon, je viens de relire mes notes, et le « s » est superfétatoire : de vase, un seul vase, dont les coups répétés ont été fatals à la pauvre vieille dame.

Il convient ici d’observer que le vase est un objet bien étrange. Considéré comme l’un des biens les plus précieux de sa propriétaire, il sera placé en équilibre sur un guéridon boiteux, et se brisera en mille morceaux après avoir chuté au moindre frôlement de votre part, faisant faire à votre classement dans la liste des bénéficiaires de l’héritage une chute équivalente à celle du sommet du mont blanc. Si le chihuahua de la maison s’égratigne un coussinet sur un bris de verre, la chute sera équivalente à l’Himalaya.

En revanche, si d’aventure vous voulez transformer ledit vase en arme létale afin d’anticiper la perception dudit héritage, là, il reste bien costaud, et vous pouvez défoncer des crânes comme si vous aviez un marteau de guerre dans Games of Thrones. Il y a là dessous un mystère insondable qui éclipse de suite les grandes préoccupations de l’humanité, comme la chute de la tartine beurrée, par exemple.

A noter que, dans l’affaire qui nous intéresse, la petite nièce en question a été internée en psychiatrie et sera certainement déclarée irresponsable. Ce qui, selon le droit français, lui ouvre les portes de l’héritage. Ce n’est que justice : elle n’a pas cassé le vase.

Dans ma collection, j’ai rangé cette histoire, précieusement, à côté de celle de la femme assassinée à coups de pénis.

Trahi par un vieil ami

Il y a aussi la trahison inattendue, ce coup de poignard dans le dos asséné par celui qu’on attendait pas.

Ainsi, une femme est morte à la terrasse d’un bistro. Oui, même anodin, le lieu ou vous mourez comptera dans la postérité. Pour ses descendants, dans des dizaines d’années, qui se lanceront dans des études de généalogie, elle restera la mamie morte à la terrasse d’un bistro. Un silence se fera alors, et de regards entendus seront échangés.

La dame, par ailleurs certainement fort respectable, s’est aventurée dans la rue, et s’est attablée à la terrasse d’un estaminet. D’un œil, elle a vérifié qu’il n’y avait pas de terroristes de Daesh dans le coin, de l’autre, aucun psychopathe animé de pulsions homicidaires et armé d’un objet létal, couteau, fusil, pistolet, poison, vase. Elle a ensuit scruté les patrouille vigipirates, s’assurant qu’aucun militaire n’avait oublié d’enclencher la sécurité de son arme, un coup est si vite parti, avant de discrètement scruter l’arrière du bar, afin de s’assurer que les conditions d’hygiène étaient impeccablement respectés, puis, enfin détendue, elle a commandé une verveine.

C’est à ce moment là qu’une bourrasque de vent a fait chuter un parasol de plusieurs dizaines de kilos juste sur elle, la tuant sur le coup.

L’absence de commentaires étant déjà un commentaire, je vais donc me taire.

morts-idiotes-300x192 L'art de mourir avec originalité, les morts idiotes de 2017Le running gag

Il y a aussi le running gag de l’été. Oh, celui-ci n’a rien d’original, mais c’est un classique qui marche à tout les coups.

Mais, si, vous savez : « On va faire une photo de vous face à la mer, tenez, on va se mettre là, au bord de la falaise, attends, j’ai le soleil, bougez un peu, attention, recule, encore un peu, recule… Oh, zut, elle est tombée ! »

Je devais vous parler d’une dame à qui c’est arrivé, mais, après relecture de ce qui précède, avec deux victimes de sexe féminin et une psychopathe, je préfère m’abstenir, au risque de passer pour un misogyne. D’autant que c’est arrivé à d’autres personnes, ailleurs. Point commun entre tous ces lieux de décès, la présence de falaises. Malgré toute mes recherches, je n’ai pas trouvé de décès consécutif à une chute sur une plage de sable fin parfaitement plate.

La mort qui n’arrive jamais,
Sauf quand elle arrive

Se distinguant du ton ironique de ce qui précède, l’histoire qui va suivre est triste. Il est important de le stipuler, parce que, sinon, elle semblerait sortir du scénario d’un film gore de série B. Quoique, même dans la série de films « Destination finale », ils n’auraient pas osés.

Alors qu’une jeune femme venait d’accoucher, son bébé dans les bras, un brancardier a voulu la transférer d’un étage à un autre. Jusqu’ici, rien d’extraordinaire, une scène comme il s’en produit tous les jours dans tous les hôpitaux du monde. La femme étant espagnole, le bébé étant espagnol, le brancardier étant espagnol aussi, et même l’hôpital étant espagnol, on devine que la scène se passe en Espagne.

Les portes de l’ascenseur se ferment deux fois, avec eux dedans, sans pour autant partir, l’homme décide d’en changer, parce qu’il est brancardier, pas réparateur d’ascenseurs.

C’est là que l’appareil a changé brusquement d’étage, alors que la tête de la jeune femme se trouvait à l’intérieur. La jeune maman a été littéralement coupée en deux. Les pompiers ont mis deux heures à atteindre la partie de son corps qui se trouvait à l’intérieur de l’ascenseur.

La seule chose drôle, là dedans, c’est la conclusion de l’article du Journal de Saône et Loire « Les médecins n’ont rien pu faire ». Une découverte majeure : le bouche-à-bouche est inefficace lorsque la tête et les poumons ne se trouvent pas dans la même pièce.

Enfin, avec tout ça, les morgues cet été ont fini par ressembler à la salle de pause des employés de métro New-Yorkais.

Obsèques d’une famille, comment s’organiser ?

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cercueil

La situation n’arrive pas tous les jours, heureusement, mais les obsèques d’une famille entière peuvent se rencontrer dans une carrière de conseiller funéraire. Comment gérer ?

Accident de voiture, meurtre, attentat, il existe finalement peu de situations dans lesquelles une famille ou plusieurs de ses membres peuvent décéder en même temps, mais il en existe. Lorsque cela arrive, les proches chargés de l’organisation des funérailles feront appel à une seule entreprise de pompes funèbres.

Gérer les obsèques d’une famille va s’avérer particulièrement compliqué, passage en revue des points importants.

Réception pour les obsèques d’une famille

Quelqu’un entrera dans votre société, et vous informera qu’il vient pour des obsèques. Très probablement sous le choc, la ou les personnes va /vont probablement peiner à s’exprimer pour expliquer qu’il ne s’agit pas des obsèques d’une seule personne, mais de deux, trois ou quatre…

Une fois l’information enregistrée par le conseiller funéraire, c’est probablement lui qui sera sous le choc, ou empreint de doutes : comment gérer tous ces décès, là , tout de suite ?

Pour éviter ce genre de « surprise », l’abonnement à un canard local n’est jamais de trop. Feuilleté pendant votre café du matin, il aurait permis de vous informer sur l’accident ou évènement ayant provoqué ces décès simultanés, et par le même temps vous aurait potentiellement fait dire que peut-être quelqu’un passerait la porte pour que vous vous chargiez des obsèques.

Mais, la meilleure des préparations lorsque l’on est conseiller funéraire, c’est de se dire que tout, et surtout le pire peut arriver : décès de quelqu’un que vous connaissez, décès d’un terroriste, et décès de plusieurs membres d’une même famille… Réfléchir à ces situations, et même, préparer quelques notes pour palier à d’éventuelles difficultés seront déjà un premier pas.

Il est probable que vous ne vous en teniez pas à ce seul entretien avec la famille, ce que vous lui préciserez. Le premier entretien consistera au choix des prestations et le second à l’organisation de la cérémonie. Entre ces deux laps de temps, les proches auront pu réfléchir, s’ils l’on souhaité, aux hommages à rendre lors de celle-ci : qui parle, quelles musiques, où… etc.

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exposition cercueils, Pompes Funèbres Boiteux

Maître mot : organisation

L’entretien avec les proches pour les obsèques d’une famille « complète » risque d’être plus long qu’à l’accoutumée. Tous les états civil étant à recueillir, comme tous les documents seront à faire pour autant de défunts : transports de corps, demandes d’inhumations…

L’appui d’un collègue ou du chef d’agence est indispensable. L’un pourra assister l’autre en s’occupant de taper tous les documents, par exemple, ou en restant en boutique afin de ne pas déranger le conseiller funéraire chargé de l’organisation des obsèques si d’autres familles devaient se présenter.

Les prestations seront souvent, par commodités, les mêmes choisies pour chaque membre de la famille, même cercueil, même composition florale, capiton… Ce qui n’empêchera pas de proposer l’ensemble du catalogue, et de préciser que le cercueil des enfants s’il y en a, sera peut-être différent : modèle plus petit, finition ou couleur.

Prestations et services

Selon que les corps aient ou non fait l’objet d’autopsies, les proches voudront peut-être faire transférer les corps en chambre funéraire. Le transport sera compliqué, et ne pourra se faire qu’en autant de voyages que de corps. A moins que – et si ce n’est pas possible vous allez vite le regretter- vous fassiez gentiment appel à vos confrères locaux pour qu’ils vous aident à réaliser les transports.

C’est là que le fait de bien s’entendre avec ses concurrents prend tout son sens. Car au delà de leurs aide pour le transport, leur thanato pourra aussi vous être utile, en plus du vôtre, tout comme leurs porteurs et leurs corbillards lors de la cérémonie.

Toutes ces prestations auront bien entendu un coût, et il sera intelligent de les chiffrer d’un commun accord avant la signature du devis et du bon de commande à la famille.

Toutes les prestations et articles funéraires devront être vérifiés : une check-list sera votre meilleure amie. Notez et cochez au fur et à mesure tout ce dont vous avez besoin : cercueils, capitons, fleurs, commande, date de livraison, heure de préparation, briefing avec toutes les équipes, chemin du convoi, coordination des costumes… tout tout tout !

Précautions pour les obsèques d’une famille

Les obsèques d’une famille seront lourdes en terme d’organisation, avant et aussi pendant celles-ci. Elles amènent, en règle générale, beaucoup de monde, et pour palier à d’éventuels problèmes de circulation et de stationnement, vous devrez impérativement demander à ce que la police municipale régisse le bon déroulement du convoi.

La famille et les amis devront pouvoir circuler de manière facilitée : si c’est possible, demandez à ce que des places de parking leur soient réservées. Idem, des barrières qui puissent distinguer la foule d’anonymes venus rendre leur hommage de la famille seront les bienvenues.

Les fleurs seront également nombreuses, la prévision d’un véhicule de suite, en plus des corbillards transportant les cercueils sera prudente.

Au cimetière, les marbriers, auront probablement travaillé vite afin qu’une fosse soit creusée ou un caveau posé. L’allée dans laquelle se situera la concession ou le dépositoire ne sera peut-être pas suffisamment large pour recevoir les cercueils côte à côte, il vaudra mieux se reporter à une allée centrale plus large, ou un endroit du cimetière encore vierge de toute construction.

En l’absence de cérémonie religieuse et d’un représentant du culte, le maître de cérémonie clôturera les obsèques d’une famille avec des mots bien choisis, et un geste symbolique tel qu’un lâcher de ballon.

Toute l’organisation de la cérémonie ne devra pas seulement être vue et dite avec les proches, elle devra leur être écrite, avec les horaires et adresses des différents lieux de cérémonie des obsèques, plans, temps de paroles et de musiques. Dans un tel moment, où vous serez très occupé mais toujours disponible pour elle, ce « livret » de déroulement de la cérémonie lui permettra d’informer les proches et de ne pas être totalement déboussolée malgré le bouleversement.

Les obsèques d’une famille nécessitent une organisation hors-norme, plusieurs conseillers funéraires, porteurs, véhicules… Mais le tout pour que le déroulement se passe sans accroc, c’est l’organisation. Comme d’habitude finalement non ?

Rentrée littéraire : Charles Manson et le mal absolu

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En cette rentrée littéraire, deux romans dont le titre est presque similaire viennent exhumer la sombre affaire du meutre de Sharon Tate il y a cinquante ans. Nous sommes le 09 Août 1969, Charles Manson ainsi que trois autres membres de sa « Famille » pénètrent dans la propriété de Sharon Tate, l’épouse de Roman Polanski, alors enceinte de huit mois. Sans aucune pitié ils la tueront ainsi que quatre autres personnes présentes à ses côtés ce jour là.

California Girls et The girls. Deux romans, deux angles, une seule mémoire. L’écho médiatique de cette funèste affaire à été telle que cinquante après deux générations, dont une qui n’était pas née à cette époque, se penche à nouveau sur ce qui a agité l’Amérique. Si le diable avait un visage à l’époque c’était bien celui de Charles Manson, gourou qui se croyait être la réincarnation du Christ. C’est devenu aussi une bannière politique contre la drogue. Un angle lyrique et un angle réaliste. Focus sur ces deux perles de la rentrée littéraire.

Simon Liberati, huit clos dans la famille Manson. 

Un an après le magnifique et perlé Eva, Simon Liberati revient sur l’affaire Manson en publiant aux éditions Grasset, California Girls. S’il opte pour un point de vue réaliste c’est pour mieux « exorciser ses terreurs enfantines« . Âgé de neuf ans à l’époque, il se souvient parfaitement du séisme médiatique. L’été s’est terminé là, le 9 août 1969. Son roman est une simon-liberati Rentrée littéraire : Charles Manson et le mal absoluautopsie d’un meutre par un gourou, mais aussi par les filles de la famille Manson qui voulaient surtout attirer l’attention de leur papa gourou. Liberati nous emmène durant les trentes-six heures qui entourent le meutre de Sharon Tate. Derrière le crime crapuleux et les croix gammées

Simon Liberati, California Girls, Éditions Grasset

sanglantes gravées sur le fond, c’est surtout l’histoire d’une rock star ratée – le crime visait le manager des Beach Boys – que Simon Liberati met en exergue. Manson avait donné une consigne « créer le spectacle le plus terrifiant possible« . Un sujet qui, malgré la date, fait un sombre écho aux attentats de notre époque. Un bijou de littérature, sans aucune fioriture, ni voyeurisme dans la plongée des meurtres sans raison et sans morale.

Eva Cline, une approche psycho-sociologique 

Autre roman, autre angle, cette fois Eva Cline signe un roman ThThe-girls-emma-cline Rentrée littéraire : Charles Manson et le mal absolue Girls, dont les personnages masqués dissimulent à peine les vrais protagonistes de la sombre affaire d’Août 1969. Derrière la fiction c’est tout une approche psycho-sociologique que l’on découvre sur la place des femmes dans la société. Elle appuie avec brio la manipulation exercée par Manson sur les trois adolescentes paumées, droguées, et fanatiques qui auraient fait n’importe quoi, ce qu’elles ont fait, dans un geste à la fois de rejet de la société mais aussi de soumission envers leur nouveau dieu. Si l’Amérique s’est fait porte-parole d’une lutte anti-drogue et a mis en garde contre les dérives de la jeunesse, les substanes illicites n’expliquent pas à elles seules le pouvoir nihiliste de ces jeunes filles arrivées de nulle part que la narratrice Evie Boyd de The Grils décrit comme « aussi racées et inconscientes que des requins qui fendent l’eau ». 

The Grils, Emma Cline, Les Éditions de la table ronde. Traduit de l’Anglais, Jean Esch 

Deux romans pour un seul traumatisme qui sans fausse pudeur viennent éclairer le passé sombre de la fin des années 70.

filles-manson Rentrée littéraire : Charles Manson et le mal absolu

Patricia Krenwinkel, Leslie Van Houten et Susan Atkins

Le prêtre Jacques Hamel : mort en martyr

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Le père Jacques Hamel est mort

Le père Jacques Hamel, qui depuis une dizaine d’années est à la retraite, est mort assassiné mardi matin par deux hommes qui revendiquent être du groupe EI (État islamique) à Saint-Etienne-du Rouvray, dans son église près de Rouen, qu’il avait voulu servir jusqu’au bout.

 Le prêtre Jacques Hamel qui est mort égorgé à l’âge de 86 ans, par les deux djihadistes, était un homme bon, toujours présent pour les autres, très actif, et a donné sa vie aux autres selon ceux qui l’ont côtoyé, a déclaré le vicaire général du diocèse de Rouen, Philippe Maheut, mardi 26 juillet.

Le père Jacques Hamel, né dans une commune de Seine-Maritime, à Darnétal, en 1930, ordonné prêtre en 1958 et ayant une réputation d’être discret, bienveillant et serviable, officiait quand les deux hommes ont pénétré dans l’église près de Rouen.

La BRI (Brigade de la recherche et d’intervention) de Rouen ont abattu les deux hommes qui se revendiquaient faire partie du groupe EI, et qui ont égorgé le prêtre. À part le père Jacques Hamel, un autre otage est toujours entre la vie et la mort.

Le père Auguste Moanda Phuati, curé de la paroisse de Saint-Etienne-du-Rouvray, dans la Seine-Maritime, près de Rouen est sous le choc. À peine rentré de son pays natal au Congo, il a appris à Paris, en allumant la télévision, la mort du père Jacques Hamel, son confrère, celui qui le secondait depuis cinq ans, en célébrant la messe quand il était absent, égorgé mardi matin, alors qu’il célébrait la messe dans l’église de la paroisse. Il a annoncé qu’il ne pouvait pas imaginer qu’une telle chose pourrait arriver.

La déclaration que le président du Conseil régional du culte musulman de Normandie, Mohammed Karabila est sans doute la plus touchante parmi les hommages rendus au prêtre assassiné. Il a annoncé être effaré par le meurtre de son ami. « C’est quelqu’un qui a donné sa vie aux autres, et nous sommes abasourdis », annonça-t-il.

Les funérailles de Kem Ley au Cambodge attirent une foule immense

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Les funérailles de Kem Ley

Le dimanche 24 juillet au Cambodge, les funérailles de Kem Ley, l’analyste politique, assassiné il y a deux semaines en plein centre-ville de Phnom Penh, ont attiré une foule immense.

Les funérailles de Kem Ley, celui qui était en particulierement connu pour ses critiques contre le gouvernement et pour ses commentaires sur les maux de la société en Cambodge, se termineront lundi à 70 km au sud de la capitale, dans son village natal.

Le cortège funèbre de Kem Ley, considéré comme un héros de la nation, mort pour la démocratie, a été rejoint par de nombreux Cambodgiens, estimés par une radio locale qui a suivi le cortège, au nombre de deux millions, et qui sont vêtus de blanc et noir, couleurs du deuil, pour lui rendre un dernier hommage.

Tous les âges et toutes les classes sociales ont été représentés dans cette procession lors des funérailles de Kem Ley. Les Cambodgiens ont suivi le cercueil à pied malgré l’interdiction par la municipalité de faire une marche.

Depuis le décès du roi Norodom Sihanouk, les rues n’ont pas bourdonné avec autant de monde, de manière aussi spontanée, de mémoire de Phnompenhois.

C’est dans une période de fortes tensions entre l’opposition et le premier ministre que le meurtre de Kem Ley est survenu. L’homme fort du Cambodge est accusé par l’opposition d’avoir lancé une nouvelle campagne de répression contre elle. Dès dimanche, un suspect qui a avoué avoir assassiné pour une affaire de dette, l’expert, a été arrêté par la police. Par contre, beaucoup ne sont pas convaincus de cette version en raison du mobile avancé et du nom inhabituel du suspect.

Lundi, après le meurtre de cet expert politique connu pour ses critiques acerbes contre Hun Sen, l’inamovible Premier ministre, des centaines de personnes se sont rassemblées. Ce dernier a promis de tout faire pour que cette affaire soit élucidée.

La mort en noire : Boulin, l’affaire est dans le lac…

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Le 30 octobre 1979 à 8 h 40, le corps d’un homme est retrouvé dans l’étang Rompu, dans la forêt de Rambouillet. C’est bizarre, le cadavre se trouve à cinq mètres de la berge, il est à genoux, la tête hors de l’eau, il y a une cinquante de centimètres de profondeur et une couche de vase de d’une quarantaine de centimètre.

Le véhicule du défunt, une Peugeot 305 n’est pas loin, stationné sur la berge, à quelques mètres du chemin qui mène à l’étang juste à côté de la départementale qui relie Saint-Léger-en-Yvelines au sud à Montfort-l’Amaury au nord.

Le SRPJ de Versailles se rend sur les lieux, la victime n’est pas n’importe qui, il s’agit de Robert BOULIN, ministre du travail en poste. Les premiers éléments de l’enquête s’orientent vers la cause du suicide. On savait l’homme politique en proie à une grave dépression.

Tout a commencé en 1979, à la fin de l’été, plusieurs journaux reçoivent des lettres anonymes. Des courriers qui accusent Robert Boulin de tremper dans une magouille immobilière, il aurait acquis deux hectares de garrigue à Ramatuelle, sur ce terrain il aurait fait ériger un mas de 180 mètres carrés. Tout cela par l’intermédiaire d’un ami, Henri Tournet, qui lui cède le terrain pour un prix dérisoire : 40 000 francs.

Mais Tournet a déjà vendu le terrain à trois autres pigeons et Boulin est victime d’une escroquerie. Cependant Robert Boulin est intervenu à diverses reprises pour obtenir la constructibilité de cette garrigue. Tournet , lui a remboursé les 40 000 francs à Robert Boulin. Le ministre du travail est donc soupçonné de trafic d’influence.

Le journal d’extrême droite Minute est le premier à attaquer vigoureusement le ministre le 17 octobre, titrant « Boulin a fait la belle boulette ». Boulin use de son droit de réponse, il déclare sur Europe 1: « Que voulez-vous que je réponde ? J’ai l’âme et la conscience tranquilles et j’ai été exemplaire. Peut-être encore plus que vous ne le pensez, parce qu’il y a des choses que je ne peux pas dire ici ». La presse continue de tirer à vue sur le ministre.

L’affaire est donc entendue, le ministre est avant tout un homme, il n’a pu supporter la vindicte populaire, la campagne de presse orchestrée contre lui a eu raison de sa foi en la vie, il a préféré le suicide plutôt que d’être trainé dans la boue diffamé en place publique.

Fin de l’histoire…

Sauf que si l’on s’attarde un peu plus sur le dossier on se rend compte que tout le monde n’est pas forcement de cet avis, à commencer par la famille du défunt qui si au départ avait accepté la thèse du suicide, penche maintenant pour celle de l’homicide, on aurait assassiné le ministre !

Pourquoi ce revirement ? L’avocat de la famille — Robert Badinter — qui a accès au dossier, découvre des photos du visage de Boulin tuméfié, le doute n’est plus permis, c’est un meurtre.

Certains diront que c’est logique, on ne peut pas admettre qu’un homme qui se soit lancé dans la politique, donc avec une âme de conquérant, devienne suicidaire du jour au lendemain. Mais si l’on reprend certains points de l’affaire, on se rend compte qu’il y a de quoi douter.

Boulin est retrouvé la bouche fermée, logiquement une personne qui se noie à la bouche ouverte, même dans le cas d’un suicide, il y a des réflexes de survie, comme tenter de respirer.

Les chaussures et bas de pantalon du ministre sont peu souillés par la vase, comment a-t-il pu se rendre ici sans se salir ?

Le portefeuille est resté sec, mais nul ne connait l’endroit où il fut retrouvé. Le corps de Boulin été déplacé avant l’arrivée du médecin-légiste. Personne ne saura ainsi pourquoi son gilet est déchiré dans le dos…

Les photographies de l’identité judiciaire révèlent que Robert Boulin porte une entaille à la limite du poignet et de l’avant-bras droit. Selon les dernières personnes qui l’ont vu avant son décès, il n’était nullement blessé. On ne retrouve pas trace de cette plaie dans le rapport d’autopsie…

La première autopsie du corps de Robert Boulin, effectuée par les docteurs Bailly et Depouge, confirme point par point les conclusions des policiers de Versailles :

« L’enquête a formellement établi que le décès de M. Robert Boulin est consécutif à un suicide par noyade précédé d’une forte absorption de Valium (…) » Les médecins constatent un œdème hydroaérique du tissu pulmonaire accompagné de présence d’eau à l’intérieur de la cavité gastrique. (…) Ces conclusions sont celles habituellement observées dans les cas d’asphyxie par submersion. (…) Les lésions constatées au visage peuvent avoir été provoquées par une chute antérieure à la mort et ne sont pas suffisantes pour envisager l’hypothèse de violences volontaires préalables1. »

Il est précisé aussi dans ce rapport la présence de lividités cadavériques dans le dos du du ministre. Sauf les lividités ont lieu en parties déclives du cadavre, donc pour un homme mort à genoux (en position dite du prieur), elles ne peuvent être à cet endroit, mais au ventre et en dessous des genoux. Conclusion : Le corps a été déplacé…

En 1983 suite à la demande de la famille du ministre, son corps est exhumé afin de pouvoir pratiqué une seconde autopsie.

On découvre alors une trace de corde au poignet droit, et un hématome derrière la boite crânienne de Robert Boulin. Le docteur Daniel Jault déclarera des années plus tard « on a tous pensé qu’il avait été liquidé 2». Seulement cela fait quatre ans que le ministre est décédé, la nature a bien avancée son œuvre putréfactive, personne ne peut vraiment affirmer, tout le monde reste sur le droit de réserve, on n’affirme rien, sauf une fracture du mandibule supérieur gauche datant du vivant de la victime.

Lors de la première autopsie, plusieurs organes furent prélevés sur Boulin dont la langue, le larynx et les poumons, ils auraient dû être placés sous scellés judiciaires mais ont été incinéré, empêchant ainsi toute contre-expertise.

Le véhicule lui-même aura subit que de très courte investigation, pas d’analyses poussées sur des taches suspectes, pas de recherche d’empreinte, même si l’on a retrouvé des mégots de cigarettes, alors que le ministre ne fumait pas.

La lettre d’adieu de Boulin, envoyée à plusieurs destinataires hauts placés, laisse aussi certaines personnes perplexes, des décalages entre les lignes, et ce ne sont que des copies, nul ne retrouvera l’originale de cette lettre.

Alors suicide par trop de pression avec l’affaire de Ramatuelle, ou exécution d’un homme qui en gênait d’autres dans l’ascension des sommets de l’état ?

Nul ne le sait, ou presque. Deux théories, deux clans qui s’affrontent à coups d’expertises et de contres-expertises.

Il est à noter que dans les années 1980, les Renseignements généraux (RG) ont enquêté sur l’affaire Boulin. Dans un rapport des RG du 13 octobre 1987, il est notifié que quatre hommes de main sont désignés selon une source issue du SAC comme les responsables de l’agression contre Boulin3

©Stanislas PETROSKY

L’Atelier Mosésu

1 Jacques Derogy et Jean-Marie Pontaut, Enquête sur les « Affaires » d’un septennat, éditions Robert Laffont, 1981

2 Sud Ouest 10 juillet 2011 interview réalisée par Yann Saint-Sernin

3 Frédéric Charpier, Les officines, trente ans de barbouzeries chiraquiennes, Le Seuil, 2013.

La mort en Noire : Hamida, le dernier de la Veuve

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Hamida est un homme brisé.

Pourtant lorsqu’il y a quelques années il a débarqué en France de sa Tunisie natale, c’était un jeune homme paré pour la réussite, pour la conquête. Un travail de manutentionnaire trouvé dans les premiers jours de son arrivée lui permit de s’intégrer rapidement. Il grimpe doucement les échelons, mais trois ans plus tard le sort va le frapper de plein fouet. Sa jambe se prend dans la chenille d’un tracteur, une seule solution possible : l’amputation.

Durant son hospitalisation il croise la route d’une jeune femme, Élisabeth Bousquet, une gamine de tout juste 18 ans qui tombe sous le charme d’Hamida. Elle devient sa compagne, mais la belle histoire d’amour ne dure guère longtemps.

Hamida va brutalement changer, touché dans son corps, meurtri dans sa virilité, il devient violent, voir cruel. S’il ne peut plus travailler à la pépinière à cause de son handicap, il va décider d’embrasser une autre carrière, celle de proxénète, le pain de fesses va devenir le moyen de gagner sa vie…

Une des premières à se retrouver à faire le trottoir, c’est la pauvre Élisabeth, dont le conte de fée n’aura pas duré. La voici obligé de faire des passes pour celui qu’elle aime.

Mais un soir de 1973, ce n’est pas un client qu’Hamida ramène à sa compagne, mais huit d’un coup, huit ensemble… Élisabeth refuse, se rebelle, ne veut pas de ce genre de « plan », mais sous les coups et la menace elle se voit dans l’obligation de céder, de se laisser faire, de devenir leur chose.

Seulement le lendemain elle va porter plainte pour proxénétisme, elle est écoutée, sa plainte est reçue, et surtout Hamida est condamné — pas grand-chose — juste quelques mois, le temps de lui mettre du plomb dans la cervelle et que sa compagne oublie, qu’elle essaie de refaire sa vie. Mais juste avant son incarcération, il jure à Élisabeth qu’il se vengera…

Il sort de taule à la naissance de l’été, et là, il ne laisse pas beaucoup de temps s’écouler avant de mettre la menace faite à exécution. Dans la nuit du 3 au 4 juillet 1974 l’homme kidnappe son ancienne compagne sous la menace d’une arme. Élisabeth est morte de terreur, mais elle ne sait pas encore le calvaire qui l’attend. Quand Hamida arrive à son domicile il commence à la frapper à coups de bâton, elle tombe sans connaissance, il continue en la fouettant à l’aide de sa ceinture, il veut lui faire passer l’envie de « balancer ».

Hamida va ensuite la violer, elle est sa « pute ». Puis le sadisme va faire son apparition, d’une rouste il passe au actes de barbaries, il va commencer à l’aide de sa cigarette incandescente à lui brûler les mamelons, la vulve et le clitoris. On pratique comme cela, il sait, il a vu faire des caïds du milieu. L’agonie de la pauvre fille qui a repris connaissance n’en finit pas, son bourreau décide de l’immoler.

Hamida l’arrose d’essence, craque une allumette, le comburant s’enflamme créant de graves brûlures, mais Élisabeth ne veut pas mourir, le feu ne dure pas. Le monstre est déterminé à aller jusqu’au bout, il traine sa victime dans un cabanon, là, sous les yeux épouvantés de deux gamines encore mineures qu’il oblige à vendre leurs charmes, il va l’achever en l’étranglant1.

Les filles sont terrorisées, cela l’arrange, ça va leur servir de leçon : on ne dénonce pas Hamida Djandoubi sans risquer sa vie.

Mais lorsque le corps d’Élisabeth Bousquet sera découvert, l’une d’elle parlera… Hamidou est en cavale, mais au bout de quelques semaines il se fait serrer. Là il va tenter d’obtenir la clémence des juges, il ne niera rien, avouera tout, dans les moindres détails, mêmes ceux inconnus des enquêteurs. Il se prête même au jeu de la reconstitution sans aucun souci, mimant les actes plusieurs fois si nécessaire.

Une autre affaire lui tombe dessus, le viol d’une adolescente de 15 ans… Djandoubi est accusé de meurtre d’une jeune femme de 21 ans, après actes de tortures, et de viol accompagné de sévices sur une mineure de 15 ans.

La France se passionne pour le procès de Djandoubi. Il encourt la peine capitale, les associations se mobilisent, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer « l’abolition d’une peine barbare et inutile qui déshonore le pays ». Hamida est pourvu de deux avocats qui vont s’escrimer à lui éviter la sanction suprême. Ils fouillent sa vie, celles de ses victimes, cherchent des circonstances atténuantes, racontent l’histoire cet émigré « doux, docile, travailleur et honnête« . Un homme qui a basculé dans la folie suite à un accident qui l’a diminué.

Mais de son côté, le procureur général Chauvy lui plaide pour la guillotine et rétorque aux deux ténors que leur client est « Une âme démoniaque !« 

Pour les experts psychiatriques, Djandoubi n’était pas non plus en crise de délire, tout comme il n’est pas fou ou déficient mental, bien au contraire, pour eux, Hamida « constitue un colossal danger social« , et ce en dépit d’une « intelligence supérieure à la moyenne« . Cette expertise sera décisive. La condamnation à mort, prononcée à l’unanimité du jury, est accueillie par des applaudissements.

Son pourvoi en cassation est rejeté2 dans les semaines qui suivent.

Le 10 septembre 1977, Hamida Djandoubi est exécuté au petit matin à 04H40 en la prison des Baumettes de Marseille. Ce Tunisien de 31 ans, condamné à mort pour « assassinat après tortures et barbarie, viol et violences avec préméditation » est le dernier homme condamné à mort et exécuté en France avant l’abolition de la peine de mort quatre ans plus tard.

Après Christian Ranucci en juillet 1976 pour enlèvement et meurtre d’une fillette de 8 ans, et Jérôme Carrein le 23 juin 1977 pour enlèvement, viol et assassinat sur une autre gamine de 8 ans, Djandoubi fût le troisième condamné exécuté sous le septennat de Valéry Giscard d’Estaing.

Le 8 juillet 1981, Pierre Mauroy, premier ministre de l’époque annonce l’abolition de la peine de mort, promesse électorale du candidat Mittérand. L’Assemblée, réunie en session extraordinaire, la vote le 18 septembre

Le ministre de la Justice Robert Badinter, tiendra un discours devenu célèbre : « Demain, grâce à vous, la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n’y aura plus, pour notre honte commune, d’exécutions furtives, à l’aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées3.« 

©Stanislas Petrosky

L’Atelier Mosésu

1 Le Nouvel Observateur,‎ 10 septembre 2007

2 https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000007060057

3 http://www.peinedemort.org/document.php?choix=4738

Affaire Jacqueline Sauvage : Hollande en juge de paix

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(capture Youtube)

Que décidera François Hollande face à la mobilisation croissante réclamant une grâce présidentielle pour Jacqueline Sauvage ? Le président de la République reçoit ce vendredi après-midi à l’Elysée les filles et les avocates de la sexagénaire.

Début décembre dernier, la cour d’assises du Loir-et-Cher a confirmé en appel la condamnation de Jacqueline Sauvage (66 ans) à dix ans de réclusion. Motif : en 2012, après 47 ans d’enfer familial, elle a tué son mari Norbert de trois coups de fusil dans le dos. Selon son comité de soutien (400.000 personnes ont déjà signé la pétition en ligne), elle a été « victime ainsi que ses enfants de viols répétés et d’extrêmes violences conjugales ». Pour eux, la société n’a pas su protéger ces femmes et ses enfants. Les victimes, ce sont eux.

Et c’est cette défaillance qui rend inadaptée la condamnation. Samedi dernier, une manifestation de soutien a été organisée à Paris. Des Femen ont manifesté devant sa prison, dans le Loiret. Une partie de la classe politique s’en mêle aussi, désormais, tant à gauche qu’à droite. La maire de Paris Anne Hidalgo, Jean-Luc Mélenchon, Daniel Cohn-Bendit, Nathalie Kosciusko-Morizet, Valérie Pécresse, Jean-Christophe Lagarde…

Jusque même l’ancienne ministre de François Hollande Marie-Arlette Carlotti. Dans une lettre ouverte, parlant d’un « geste désespéré », cette dernière écrit : « Une femme qui lutte contre la violence subite jours après jours, dans le silence de son foyer, pourrait être considérée en légitime défense. En 2015, 600000 femmes sont battues quotidiennement, 134 d’entre elles sont mortes sous les coups de leur conjoint. Rouée de coups, Jacqueline Sauvage aurait pu mourir 100 fois. » Quant à la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, sans se prononcer, elle se déclare « bouleversée ».

Par principe, le chef de l’Etat n’est pas trop favorable au principe de la grâce présidentielle. Celle-ci ne signifierait en tous cas pas amnistie. Les « circonstances exceptionnelles » de ce dossier, dont il a lui-même convenu, pourraient peut-être changer les choses.

Il rate la Saint-Valentin, sa femme l’étrangle

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Une tradition est une tradition, et gare à ceux qui l’oublieraient. Surtout au Japon. Témoin ce mari indélicat, qui a manqué de finir occis.

Mie Nishiyama, âgée de 43 ans, travailleuse indépendante à Sakai (préfecture d’Osaka), a gentiment offert des chocolats à l’homme de sa vie pour la Saint-Valentin.  Une coutume apparue dans l’archipel à la fin des années 50, importée par des industriels du cacao, et adaptée à la sauce nipponne. Normalement, les hommes doivent rendre la pareille le « Jour blanc », autrement dit le 14 mars : chocolat blanc, lingerie, bijoux…

Normalement. Car Mie Nishiyama a vainement attendue. Son mari, 31 ans, un employé de bureau, a oublié le cadeau. L’explication a du être orageuse. Car, prévenus par un appel de détresse de l’époux ce lundi, les policiers sont intervenus au domicile conjugal, trouvant madame tentant d’étrangler monsieur avec une cravate.

Aux enquêteurs qui l’arrêtaient pour la tentative de meurtre, elle a juré qu’elle avait l’intention de ne tuer personne, se disant juste « blessée » par cet époux indélicat, soupçonnant son l’infidélité. Ce dernier n’a subit que de légères blessures. Et doit encore méditer sur le poids des traditions.