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La plus grande collection d’art funéraire au monde s’expose au Liban

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La plus grande collection de sarcophages et d’art funéraire au monde est désormais exposée. Pas au Louvre, ni au British Museum, ni au Museum d’histoire naturelle de New York, mais au Musée National du Liban, à Beyrouth. Financé par des fonds italiens, l’exposition retrace quatre vingt millénaires d’art funéraire. Un article à lire dans l’avion pour vous rendre sur place.

Une coopération fructueuse

Lors d’une première opération, en 2011, le bureau de coopération italo-libanais avait financé la restauration de fresques de la tombe de Tyr, un chef-d’œuvre de l’art funéraire romain du IIe siècle de notre ère. Cette année, c’est au tour du Musée National du Liban de bénéficier cette opération.

Il faut dire que les liens culturels entre l’Italie et le Liban sont restés forts dans l’inconscient collectif. Si le Liban a été protectorat français pendant des années, le pays a tout d’abord connu la prospérité grâce au commerce entre les républiques de Venise et de Gêne. L’italien en fut un temps la langue officielle, avant que le français ne le supplante.

C’est sous l’égide de l’ONU que l’Italie et le Liban poursuivent leur collaboration pour mettre en exergue le patrimoine culturel de ce pays, exceptionnel par la richesse de son histoire et de sa position particulière. S’il existe un point de convergence entre l’Orient et l’Occident, c’est sans conteste au Liban qu’il se trouve.

Une collection d’exception

Les fonds Italiens, un million d’euros, ont permis de valoriser le sous-sol du Musée National. Pas moins de 700 mètres carrés, que les conservateurs ont décidé de consacrer à l’art funéraire. Plus précisément, à la plus grande collection d’art funéraire aujourd’hui exposée dans un musée. Pas moins de 520 pièces, souvent très rares, composent cette collection.

Pour en dresser un inventaire à la Prevert, citons du mobilier funéraire et des objets qui accompagnaient le défunt dans sa sépulture, des stèles, des sarcophages…

Le point d’orgue de l’exposition est, indubitablement, la collection de 31 sarcophages anthropoïdes, couvrant une période allant du VIe au Ve siècle avant J-C, de marbre blanc de Paros. Soigneusement disposés à l’intérieur du musée, soulignés par des jeux de miroir et de lumière, ces pièces pesant trois tonnes chacunes impressionnent le visiteur.

Ces sarcophages font la jonction, à leur façon, entre orient et occident. Typiques du peuple phénicien, ils empruntent à la fois aux sarcophages égyptiens, qui embrassent la forme du corps, et à l’art grec, dans la finesse de la sculpture du visage. Quelques vestiges de peinture suffisent à révéler ce qu’étaient ces sarcophages du temps de leur splendeur. Seul le Musée du Louvre et le Musée d’Istanbul en possèdent dans leurs collections, mais pas en si grand nombre.

Un panorama époustouflant

La collection commence avec des pièces Paléolithiques, datant de 70 000 ans avant notre ère. La visite se poursuit en parcourant le temps, s’arrêtant sur une tombe d’enfant conçue comme un berceau, et dont le squelette de l’occupant suce encore son pouce.

Partout, des céramiques, de toutes époques, et, souvent, dans un état de conservation stupéfiant. Ici, des jarres en terre cuite de l’âge de pierre dans lesquelles reposait le défunt, accompagné de ses objets personnels. A l’âge du bronze, des peignes, des coupes, divers objets du quotidien ornementés. Tous ces rituels démontrent, à travers les époques et les civilisations, sous diverses formes, la croyance en une vie après la mort.

Les premières urnes cinéraires, également, y sont représentées, phéniciennes. À côté de ces urnes étaient déposés des coupes à boire, des amulettes de satyre, des scarabées, des armes en bronze, une hache avec collet, des poignards quelquefois munis de pommeau en os ou à pierre décoré avec de l’or, des figurines de divinités égyptiennes, un œil d’Horus, des peignes ou encore des bijoux en cornaline, faïence, or ou pâte de verre.

De la préhistoire en passant par l’époque romaine, de la période byzantine aux premiers vestiges de l’art funéraire chrétien, le panorama laisse le passionné ébouriffé. Fort heureusement, parsemé de panneaux indicatifs, d’écrans interactifs et de cartes pour situer les découvertes, le parcours de a visite permettra au visiteur de mieux comprendre, et apprécier, ce qui lui est donné à voir.

Cette exposition permanente d’art funéraire du Musée National du Liban, on l’a compris, se donne les moyens de ses ambitions. Elle s’impose, à ce jour, comme La référence en la matière.

Le mystère sur la découverte du tombeau de Néfertiti plane

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Néfertiti

Annoncé ce jeudi 17 mars 2016 par Mamdouh Al-Damati, le ministre égyptien des Antiquités, il y a à 90 % de chances que deux chambres soient cachées dans le tombeau dans la Vallée des rois à Louxor, du pharaon Toutankhamon. Toute l’Égypte est même persuadée que le tombeau pourrait renfermer la sépulture de Néfertiti.

Les avancées de recherches menées aux alentours du tombeau de Toutankhamon rendront heureux les adeptes d’histoire. Un nouveau secret qui a rythmé en Égypte, de nombreuses légendes pourrait être dissimulé par ce dernier.

Deux espaces vides, contenant à l’intérieur des matériaux organiques et métalliques, ont été repérés derrière les épais murs de la chambre funéraire de Toutankhamon, par un radar. C’est après avoir scanné les murs de la tombe du pharaon à l’aide d’un radar spécial que l’annonce a été faite.

La présence de métaux et de matière organique dans les chambres cachées a été démontrée par les analyses à l’aide du scan radar que le chercheur japonais a effectué. Le temps de faire, avec du matériel encore plus sophistiqué, de nouvelles recherches, les amateurs de momies et de trésors devront patienter au moins jusqu’au mois d’avril.

L’annonce est importante, car elle vient renforcer la thèse de Nicholas Reeves, l’archéologue sur la présence d’une autre tombe, probablement celle de la reine Néfertiti, qui est l’épouse d’Akhenaton, le mythique pharaon, caché par celui de Toutankhamon.

Howard Carter, l’archéologue britannique a découvert dans la Vallée des Rois, en novembre 1922 la nécropole qui est bâtie à Louxor, voici 3 300 ans. Le chercheur et Lord Carnarvon, son riche mécène n’ont découvert le trésor funéraire qu’après six saisons de fouilles infructueuses.

Jusqu’à ce jour, le seul mausolée qui a livré le trésor intact, plus de 5 000 objets dont la plupart sont en or massif, de son propriétaire, est le tombeau de Toutankhamon.

La reine Néfertiti n’a pas été retrouvée jusqu’à maintenant, pourtant grâce à de nouvelles recherches, il y a une chance sur sa localisation. L’hypothèse à partir de plusieurs suspicions sur la présence de la reine Néfertiti à proximité de la sépulture de Toutankhamon vient conforter cette hypothèse. Il y aurait un chambardement de taille dans l’histoire de l’Égypte si ces renseignements viennent à être authentifiés.

Pillage de tombes par les villageois à El-Tarif, en Égypte

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Peinture dans un tombeau égyptien - Capture vidéo

Dans un village à El-Tarif, à quelques encablures de Louxor, se trouvant sur la rive Ouest du Nil, des pièces provenant du pillage de tombes que les villageois ont exhumées, ont été vendues au marché noir en février 2016.

Des témoins, les mains s’appuyant sur des os avec des tessons de céramique, des morceaux de crâne, ont avancé à quatre pattes péniblement, dans un tunnel qui est mal éclairé par des torches. Indifférents à l’odeur âcre de chauves-souris qui prend à la gorge, trois pilleurs de tombes avancent pour enfin se déboucher sur une chambre funéraire. C’est la raison pour laquelle tout cela n’est pas visible de l’extérieur, car pour le déblai du chantier suivant, ils utilisent comme dépotoir, l’ancienne chambre, une fois le pillage terminé.

Les premières excavations considérées comme un sport pour gentlemen, n’était pas un délit à une époque. S’installant en demi-cercle, carrément allongés ou assis en tailleur sous les plafonds trop bas, les trois pilleurs commencent le boulot en fouillant à mains nues qui remplit la caverne très vite d’un épais nuage de poussière. Le chef des pilleurs a conseillé de respirer à travers le chèche qui est une coiffure faite d’une longue écharpe enroulée autour de la tête en turban et porté par les Maghrébins. La fine poussière, malgré ces précautions, provoque de violentes crises de toux, qui n’est pas plus dangereux que les bandelettes des momies qui nichent des spores fongiques très toxiques, selon l’un des pilleurs.

Sir William Matthew Flinders Petrie est le premier à organiser à El-Tahir, en 1908 des fouilles, qui à première vue n’offrent que peu d’intérêt. Par contre, le sous-sol du site est riche de dizaines de tombeaux.

Lors d’une inspection en 1985, une cache creusée par des pilleurs qu’un des gardiens responsables du site El-Tahir a découverts contient plusieurs poteries antiques déterrées. Afin de préserver le site, une fouille d’urgence a été décidée par les autorités dont le début était en février 1987. 26 puits funéraires dont l’architecture est simple (une ou deux chambres funéraires et un puits) furent découverts en quelques jours.

La demande des reliques paraît insatiable malgré l’arrivage abondant en provenance des terres d’Isis, de nouvelles marchandises.