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19-2, la tabarnak de série noire venue du Quebec

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On connaît les séries policières françaises, hélas souvent mal écrites et mal jouées. On connaît aussi les séries policières américaines, souvent très bien faites, mais trop formatées. On connaît également les séries policières anglaises, subtiles mais exigeantes. Voilà la série policière québecoise, et elle fait mal.

De quoi ça parle ?

Trois mois après avoir été impliqué dans un événement qui a mal tourné, Nick Berrof (Réal Bossé), du Service de la police métropolitaine de Montréal, reprend du service. Malgré les protestations du sergent Julien Houle (Sylvain Marcel), le commandant Gendron (Jean Petitclerc) a décidé de le faire patrouiller en compagnie de Benoît « Ben » Chartier (Claude Legault). Celui-ci vient tout juste d’être engagé après avoir passé 14 ans dans la Sécurité du Québec en province et on a tôt fait de le surnommer «le chevreuil».

Très vite, Chartier va découvrir les personnalités du commissariat, Isabelle, l’enquêtrice ambitieuse, ex-femme de Berrof, Tyler, le flic alcoolique… En même temps que sa hiérarchie lui met la pression : quelque chose n’est pas clair chez Berrof et dans les circonstances ou son partenaire, Harvey, a été blessé. Chartier sera dès lors partagé entre son sens du devoir et sa fidélité à son coéquipier.

Comment c’est ?

Plus gros succès de la télévision québécoise de ces 20 dernières années, 19-2 est avant tout une série intègre. Prévue pour durer trois saisons, elle s’est arrêtée au bout de la troisième saison après avoir battu un record d’audience, et ne reviendra pas pour une suite malgré le pont d’or proposé par la chaîne.

La série est… Étrange, à la fois familière et dépaysante, comme Montréal, à mi-chemin entre la culture européenne et l’américaine. Mélange d’hyper réalisme et de scènes oniriques, 19-2 bousculera le spectateur comme ses protagonistes. Ici, les fantômes sont réels, la conscience des personnages est incarnée par leurs morts, avec qui ils dialoguent.

Dialogues avec l’accent québécois, capturés en condition réelle, la version sous-titrée est indispensable. La version diffusée au Québec était elle-même sous-titrée, à cause de l’argot policier dont se servent les personnages ; la série a d’ailleurs été adoubée par la police québécoise, qui a aidé en fournissant des conseillers sur certains épisodes et en accueillant les acteurs en stage. .

La série se partage entre scènes de patrouille dans Montréal, avec ses drames et ses moments plus drôles, scènes de vie d’un commissariat, et de vie privée des policiers. Ces dernières scènes ne sont d’ailleurs en rien surfaites : on y voit rapidement comment le travail influe sur la vie privée, et vice-versa.

Deux épisodes

Deux épisodes résument l’esprit de la série. Le premier de la saison 2 prend pour thème une fusillade dans un collège. Cette affaire de tireur fou commence par un plan-séquence millimétré de treize minutes, proprement hallucinant, qui immerge le spectateur à côté des policiers et fait vivre comme si on y est la panique et la désorientation de ces moments. L’épisode a d’ailleurs été réalisé sous la supervision de policiers qui ont eux-même vécu une situation similaire.

Le second, épisode 1 de la saison 3, parle d’alerte Amber. Tendu, l’épisode propose un running gag qui fera rire le spectateur… Avant la conclusion, glaçante. Si les vingt épisodes précédents ne vous l’ont pas fait comprendre, vous voilà prévenu : la série ne fait aucun cadeau.

Ou la voir ?

Voir le trilogie originale tient actuellement de la gageure. Diffusée sur TV5 monde en mars dernier, sa réputation lui vaudra certainement une rediffusion. On espère aussi une édition DVD française.

A noter que a série a fait l’objet d’un remake à destination des Canadiens anglophones. Cette dernière, remake quasi plan par plan, est disponible en DVD et blu-ray en France.

Une chose est sûre : si vous avez l’occasion de voir la série, foncez immédiatement. Vous nous remercierez plus tard.

Dans son corbillard, Richard n’a rien d’un fantôme

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(capture Facebook)

Voilà une patrouille de police qui en est restée toute ébahie. Lors d’un contrôle de routine la semaine dernière dans les rues de Sherbrooke, ville canadienne à l’est de Montréal, les agents sont tombés sur un corbillard très particulier. Redécoré aux couleurs du film SOS Fantômes. Surprise.

Ce véhicule, c’est celui de Richard. Une Cadillac 1994 achetée en 2009. Cet ancien ouvrier ne peut aujourd’hui plus travailler, victime d’un accident de moto qui lui a valu un grave traumatisme crânien. Depuis, il s’occupe à « customiser » son corbillard personnel, histoire de ne pas rester enfermé chez lui, de rencontrer du monde. Il se produit aussi dans des rassemblements d’automobiles.

Chaque année, il peint un nouveau décor. Avant le succès des années 80 SOS Fantôme, dont un remake doit sortir prochainement, il y a eu la mascotte du festival d’humoristes Juste pour rire, mais aussi une bombe nucléaire ou une pierre tombale. Richard prend soin aussi de transporter un cercueil dans son véhicule, par soucis du détail.

Au Journal de Montréal, l’homme explique vouloir dédramatiser l’usage du corbillard.  Même les enfants en sont très curieux, rapporte t-il. Plus, en rigole t-il : le policier qui l’a arrêté, Ghostbuster « ça lui rappelait des souvenirs ». Pour coller au film, il a placé sur le toit de la voiture un « aspirateur à fantômes ».

Parce que pour lui la mort doit être abordée avec détachement, il a même promené une année le père Noël dans le cercueil à l’arrière. Une autre fois, il avait maquillé son corbillard en limousine de mariage, avec rubans partout, et un squelette allongé à l’arrière vêtu d’une robe de mariée. Une femme s’y était trompée, réclamant un tour de limousine ainsi décorée, mais finalement reculant quand elle a pris conscience de la nature du véhicule. Une blague dont Richard rit encore.

 

Cercueil : Céline Dion offre du sur-mesure à son René

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(capture Youtube)

C’est ce lundi qu’est inhumé Daniel Dion (59 ans) à Charlemagne, ville du Québec berceau de la famille Dion. Samedi dernier, une veillée funèbre a rassemblé le clan, en présence de la star Céline Dion sa sœur, tout juste sortie des obsèques de son mari René Angélil. Les deux hommes ont été emportés par un cancer.

Là aussi, le public a pu rendre hommage et défiler ce week-end devant le défunt dans un complexe funéraire du nord de Montréal. Daniel Dion était lui aussi un artiste se produisant sur scène. La famille lui a rendu hommage en chansons. Mais rien de comparable avec la cérémonie nationale organisée vendredi pour René Angélil en la basilique de Montréal.

Des obsèques télévisées qui ont ému le pays, et qui ont mis sous pression Alain Dumont et ses employés. Le patron des Fournitures funéraires Victoriaville, héritier de deux générations dans le métier, a vécu une « grande et belle aventure », lui dont l’épouse est une grande admiratrice de Céline Dion : fabriquer un cercueil sur mesure en deux jours. Un pari risqué, mais réussi. En allant présenter ses condoléance à la chanteuse jeudi dernier, celle-ci a pu lui manifester sa satisfaction. le chef d’entreprise a tout raconté dans la presse locale.

René Angélil en avait manifesté le souhait : qu’une entreprise du Québec lui fabrique un cercueil en bois d’acajou massif noir. Plusieurs menuisiers ont été sollicités. La commande a été passée lundi dernier, pour une livraison mercredi. Tout a été sculpté dans le bois, même les pièces de quincaillerie. L’ensemble a été recouvert d’une peinture noire au fini mat. Une dizaine d’ouvriers y ont travaillé spécialement. « C’est une œuvre d’art », précise Alain Dumont, qui ne dit rien du prix.

L’usine victoriavilloise n’en est pas à son coup d’essai. Elle a déjà été sollicitée par le passé pour fabriquer les cercueils d’autres personnalités comme l’ancien premier ministre Robert Bourassa ou les vedettes du hockey Maurice Richard et Jean Béliveau.

Céline Dion enterre son René demain à Montréal

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Mort d’un cancer de la gorge jeudi dernier à Las Vegas (Etats-Unis), René Angélil (73 ans) sera inhumé demain vendredi à Montréal, sa ville natale, après des obsèques nationales. Un honneur accordé au mari et ancien manager de Céline Dion, considéré comme trésor culturel canadien.

Même en pareille circonstance, le show-biz n’est jamais très loin. Tout a donc été planifié d’avance par l’intéressé lui-même pendant sa maladie. Une manière, explique la presse, de protéger la chanteuse effondrée qui est arrivée sur place hier mercredi.

Ainsi, ce jeudi après-midi, la dépouille de l’ancien rocker, également ex-agent de Garou, sera exposée dans une chapelle ardente dressée à la basilique Notre-Dame de Montréal. Là même où René avait épousé en troisième noces sa Céline en 1994, et où se dérouleront les obsèques demain. La star ne chantera pas pendant l’office, a-t-elle fait savoir par ses représentants. On attend nombre de personnalités, et une nuée de journalistes du monde entier.

La nature officielle des obsèques fait que l’Etat prend en charge les frais d’église, et que le coût de la maison funéraire est à la charge de la famille. La police a prévu un fort cordon de sécurité autour et dans la basilique. La dernière personnalité à avoir bénéficié d’un pareil traitement était Jean Béliveau, un fameux joueur de hockey sur glace mort en 2014.

L’enterrement de René Angélil (privé) suivra. Un hommage public est déjà fixé au 3 février au Colos­seum du Caesars Palace de Las Vegas (Nevada), la où Céline Dion chante habi­tuel­le­ment.

Emotion au Québec après la mort de Maude Lallier

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(capture Facebook)

Les funérailles de Maude Lallier seront célébrées samedi matin à Sherbrooke, à 140 kilomètres de Montréal. La mort de cette jeune femme de 24 ans, exemple de courage et d’optimisme,  symbole de la lutte contre le cancer, a vivement ému les Québécois cette semaine.

Elle a été retrouvée sans vie lundi dernier dans son appartement de Montréal. L’autopsie demandée par le coroner n’a pour l’instant rien révélé de concluant, selon la presse canadienne. Des analyses toxicologiques ont également été pratiquées. Ses parents ont exclu un suicide.

Maude Lallier était devenue très connue après avoir popularisé en 2012 son cancer des ganglions. Elle a raconté l’évolution de sa maladie sur son blog (très suivi du public qu’elle avait ému) et sur les réseaux sociaux. Elle s’en est servie comme d’une thérapie. En juin 2013, la jeune femme avait reçu une greffe de moelle osseuse et avait fini par entrer en phase de rémission à l’automne.

Ce combat, médiatisé au Québec, elle l’avait raconté en s’investissant dans diverses Fondations, en participant à des opération de collectes de dons, et en devenant un des porte-voix de la Société canadienne du cancer lors de campagnes publicitaires. « «Elle avait une capacité de parler du cancer sans être dramatique et sans minimiser les choses », a expliqué une responsable de la Société.

Le week-end dernier, elle se déclarait « en pleine forme, en pleine santé, sans inquiétude » face à son avenir. C’est ce qu’elle avait alors déclaré à des amis étudiants. Elle se rêvait animatrice télé, elle qui avait pu nouer des liens avec ce milieu. Elle est morte le lendemain.

Québec : une mort qui n’est pas du cinéma

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Voici une séance de cinéma qui a tourné au film d’horreur. C’est le « Journal de Montréal » qui rapporte la triste fin de Serge, un homme de 68 ans, découvert mort la tête en sang, allongé sur le dos, au pied de l’écran par des cinéphiles venus voir « Le Hobbit : la bataille des cinq armées ».

Aurait-il fait une mauvaise rencontre, un de ces personnages inquiétants appartenant à l’univers de Tolkien et qui aurait pu hanter ce complexe de 18 salles ? Les policiers de Longueuil (province de Québec), appelés d’urgence, sont restés muets devant cette curieuse et triste fin. Ils ont pu établir qu’avant la séance du « Hobbit », Serge s’était rendu à la projection matinale d’un documentaire, « Hubble 3D ». Il était le seul spectateur parmi 300 fauteuils vides.

 A-t-il eu un malaise ? Est-il tombé sur les premières marches de l’escalier menant aux sièges ? La police penche en tous cas pour un accident. Le gérant ne comprend pas : le sol n’était pas mouillé. Il est recouvert d’un tapis. Comment glisser ?

Personne d’autre n’est entré ni sorti, selon les caméras de surveillance. Ce qui pose une autre question : un employé passe nettoyer habituellement la salle entre deux films. Soit il n’est pas venu, soit il n’a pas vu Serge. La police québécoise attend les résultats de l’autopsie. Le gérant, éberlué, a confié qu’il a déjà vu des gens avoir des attaques au cinéma, mais n’avoir jamais vu mourir un spectateur ainsi en 40 ans.