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Devenir thanatopracteur : Ce que l’on ne vous dira pas sur la thanatopraxie

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« Voulez-vous voir un monde étrange ? Où l’on aime les démons mais pas les anges ? » Oula oui je sais, je commence mal… Amis thanatos, ennemis ou droit de véto, bienvenue dans la semaine consacrée aux amis du trocart. Toute cette semaine je vous emmène découvrir et redécouvrir une profession autant aimée que repoussée.

De l’humilité tu observeras.

La date est fixée, le jury nommé, la prochaine session commence à se préparer et vous êtes nombreux d’un côté à tenter votre chance et de l’autre à préparer cette nouvelle garde au mieux. Écoles, membres du jury et formateurs, vous allez faire de votre mieux pour cadrer la profession, pour transmettre votre passion, pour inoculer toutes les précautions. Mais il y a des choses que vous tairez, et c’est normal. C’est comme expliquer les détails d’un accouchement à quelqu’un qui vous annonce d’un ton guilleret qu’elle est enceinte.

Mais ne vous en faîtes pas je suis là pour ça. Briser les rêves, calmer les ardeurs, bref retour à la réalité dans moins d’une seconde.

Futurs aspirants, vous revenez de Pôle emploi ? Vous avez économisé depuis des années pour vous payez votre formation ? Félicitations mais ne vous y trompez pas, il y a des choses qu’on ne vous dira pas.

Devenir thanatopracteur : la désillusion te guettera.

Ce qui m’a décidé, c’est ça, ce post précisément et les 41 commentaires du dessous.  Capture-d’écran-2016-11-21-à-08.58.08 Devenir thanatopracteur : Ce que l'on ne vous dira pas sur la thanatopraxie

« Cercle fermé » Oui ? Non ? Peut-être ? Finalement c’est toujours le même problème. Voilà des années que les thanatopracteurs en place répètent qu’il n’y a pas de travail, et voilà depuis des années qu’il y a un engouement certain vers la profession. La profession est fantasmée, devient « passion » « vocation » sans même avoir vu un mort de sa vie, un vrai, un cadavre au sens médical du terme, pas le défunt de la famille, maquillé habillé, parfumé et vu de loin.

Pour pallier à ça le ministère avance à coup de chiffres : « La formation pratique aux soins de conservation porte obligatoirement sur au moins 100 soins de conservation.
L’évaluation de la formation pratique ne peut être commencée que lorsque l’élève thanatopracteur a réalisé au moins 75 soins de conservation. »

Sans parler du numerus clausus, porté à 60 cette année, tout comme l’année précédente.

Et pour pallier au ministère, les écoles insistent sur le fait que les futurs aspirants à la blouse blanche formolée voient au minium un soin avant même de songer à se présenter.

Il faut se méfier de la passion – pathos en grec, qui signifie « souffrance » ça n’est pas pour rien – et de ces « vocations » comme certains le disent. Déjà, il faut être très pragmatique, la vocation ça ne paie pas, les infirmièr(e)s ont le même problème. Les discours partent dans des envolées lyriques « j’ai découvert ce métier à la mort de ma grand-mère, c’est un métier formidable que d’aider les gens à faire leur deuil, je veux faire ça ». L’intention est noble le reste l’est moins. Ça n’est pas parce que nous aimons une profession, que nous sommes faits pour ça. Ne vous y trompez pas, vous passerez plus de temps au téléphone à la pompe à essence et dans des funés froids qu’à faire de la restauration ou de la psychologie du deuil.

Avoir la bougeotte il te faudra

Vous avez eu de la chance, vous avez trouvé une école à proximité de chez vous, vous avez réussi votre diplôme et là vous regardez l’état du marché autour de vous, pas de place, il faut bouger. C’est LA règle numéro 1. Lorsque je vois des mères de famille célibataires avec enfants qui ont économisé pour payer leur formation et qui se rendent compte qu’il faudra tout quitter pour aller travailler à l’autre bout de la France sans l’avoir envisagé à l’avance, c’est une ineptie. Et c’est valable pour tous. La motivation n’est pas qu’une affaire d’argent. Pour travailler, il faut bouger, en thanato, comme dans n’importe quelle profession, surtout si c’est celle que vous convoitez depuis longtemps.

Alors oui il faudra faire vos cartons, et oui même en place, il vous faudra bouger. Rouler, souvent, tout le temps même. Thanato n’est pas une profession de bureau. Pour une heure / une heure et demi de soin, c’est souvent le double du temps que vous passerez dans votre voiture. Ce n’est pas le moment de détester de rouler sous la pluie en pleine nuit.

Non le nombre de soins par dix ne se multipliera pas

« Avec le papy boom qui arrive et les décès multipliés par trois, vous n’allez pas me dire qu’il n’y a pas de travail?« . Pour ne pas tomber dans la désillusion il faut marquer un temps d’arrêt pour observer la corrélation entre le nombre de décès et le nombre de soins. Oui certes, il y a plus de soins qu’auparavant jusqu’à 40% de soins sur des défunts en France. Mais il n’est pas en lien avec le nombre de décès, il est en lien avec l’évolution des pratiques, à l’explosion des familles qui habitent loin et qui veulent voir le corps, et à l’évolution socio anthropologique des pratiques d’hygiène. Donc si vous souhaitez faire thanatopracteur parce que vous pensez que plus de morts est égal à plus de soins, vous faites fausse route.

Non chirurgien tu ne seras pas

Alors oui, vous allez être contrôlés par le ministère des affaires sanitaires sociales et de la santé. Oui vous allez traîner dans les facs de médecines, oui vous allez porter une blouse blanche, mais non, ça ne fait pas de vous des médecins pour autant. Vous n’allez rien guérir du tout, en extrapolant – et je fais ça très bien il paraît- vous allez surtout aider à guérir des deuils. Pas de degré de valeurs là dedans, juste une réalité des fonctions. Et il n’y aucun démérite à avoir, lorsque l’on voit la manière dont les médecins remplissent le certificat de décès ou la manière dont les chirurgiens ne veulent pas entendre parler de la morgue, vous n’aurez rien à leur envier. Chacun son travail et chacun ses limites. Prendre conscience de cela c’est mieux considérer le travail à faire, et surtout le faire correctement.

Ça n’est pas chez toi, tu apprendras

Cool vous avez votre diplôme, parfois votre habilitation pour ceux qui se lancent, – mais nous en reparlerons – les valises sont prêtes, le trocart est tout émoustillé. Vous voilà aux portes d’un funérarium ou à la morgue. Vous êtes parfois accueillis par quelqu’un, un porteur, ou un agent d’amphi. Cela vous arrivera parce que vous attendrez souvent les corps.

Respectez les lieux, et respectez le personnel, vous n’êtes pas chez vous, vous êtes chez eux.  Si tout le monde respecte ça, tout s’enchaîne, tout s’imbrique et vous éviterez de vous mettre à dos un personnel indispensable à votre quotidien.

Te lancer tout de suite, tu éviteras

Pas de bol, pas de travail, pas d’embauche, une situation d’urgence pointe le bout de son nez et la tentation d’aller chercher son habilitation manu militari vous démange.

« Parfois le meilleur moyen d’être à son compte c’est lorsque l’on a plus le choix ».

Effectivement, vous avez essayé de travailler pour une petite entreprise, mais elle n’a pas eu les reins assez solides. Vous êtes passés dans une plus grande, mais vous n’aimez pas l’ambiance, ni vos collègues et vous ne dépassez pas la période d’essai. Et puis vous tombez dans une entreprise dans laquelle vous êtes bien mais faute de travail, vous ne pouvez pas rester. Là se pose réellement la question de votre indépendance. Vous avez vu l’état du marché, vous connaissez la concurrence, vous avez fait vos armes et vous êtes aguerris. Là encore, comme dans toutes professions, vous avez nettement plus de chance de vous installer et d’avoir une entreprise pérenne, que d’y être allés dès la fin de votre diplôme pour l’unique raison que vous ne vouliez pas bouger ou vous rêvez d’être votre patron. Méfiez –vous de l’indépendance, méfiez-vous du marché, méfiez-vous de vous-mêmes. Un thanatopracteur n’a pas de jours de congés, ni de jours fériés, ni de vacances, et encore moins de week-end. Oubliez tout de suite de vous mettre à votre compte si vous avez besoin d’une alarme le matin pour vous réveiller.

« J’en ai vu passer, ils arrivent, ils cassent les prix, nous on est obligé de licencier, parce qu’il suffit de perdre un client pour ne plus rentrer dans ses frais, et deux ans après l’autre aura abandonné, et il faudra recommencer jusqu’à ce qu’un jeune de la nouvelle promo recommence ».

En plus de cela vous allez certainement devoir démarcher et donc casser les prix pour vous insérez dans une profession où la relation de services entre la pompe funèbre et le thanatopracteur se passe largement de contrat. Cela durera le temps que ça durera, vous allez affaiblir vos concurrents tout en vous affaiblissant vous-mêmes en faisant le jeu des tarifs des pompes funèbres. Finalement vous mettrez la clé sous la porte en autant de temps qu’il n’en faut pour dire « soins de conservation ».

Ton corps tu chériras

Homme, femme, peu importe, vous allez avoir mal au dos. Entre la voiture et les corps de 180 kilos à retourner seuls, entre les bleus avec les chariots, entre les heures passées dans la voiture, et les litres de formol inhalés dans les labos, votre corps vous fera vieillir de 10 ans, en une seule année. Occupez-vous de vous, allez faire des check-up réguliers – profitez du fait que la sécurité sociale existe encore -. Apprenez à manier les corps le mieux possible. Demandez de l’aide pour décrocher un pendu, ou glisser madame sur le chariot élévateur. Ne transportez dans vos valises que ce dont vous avez besoin et le reste dans votre voiture. Et pour cela il vous faut de l’organisation, donc du temps. Profitez d’attendre un corps pour régulièrement désinfecter votre matériel, et nettoyer votre voiture. Quand les autres auront un jour de repos, vous vous irez chez le médecin faire un bilan.

« Y a tout un blabla autour de la question du VIH, mais le ministère s’en fout des thanatos, combien de corps on a fait avec des maladies ? Il avait une hépatite et on l’a su qu’après. Le médecin n’a rien dit, la famille non plus, et l(e)a conseillèr(e) n’a pas demandé. On peut très bien avoir fait un soin sur un porteur du VIH mais qui est mort d’un accident de voiture, et on ne le saura jamais ».

Que le VIH soit retiré de la liste des maladies infectieuses ou non, faites régulièrement une prise de sang, pour vous mais aussi afin de protéger votre famille. On ne le dit pas assez souvent, mais thanatopracteur reste un métier risqué tant sur la route qu’avec les produits ou les maladies.

Ton formateur, tu comprendras

Vous avez eu de la chance, quelqu’un vous a pris en stage. Quelqu’un vous a tendu la main, quelqu’un vous donne l’opportunité d’apprendre. Mais si de nombreux CV tombent dans l’oubli c’est normal. Vous êtes un potentiel futur concurrent. Combien sont les thanatopracteurs qui ont formés des futurs thanatos qui une fois leur diplôme en poche se sont installés en face d’eux et ont récupéré les clients pour qui ils travaillaient comme stagiaire peu de temps auparavant ? Comprenez que les thanatopracteurs soient frileux à l’idée de vous former. Et quand je lis  » ils veulent tout garder pour eux« . J’ai envie de vous dire…Oui…et alors? C’est légitime non?

La concurrence tu apprivoiseras

On en reparle vendredi mais non, tout le monde ne se jette pas des bouteilles d’A24 à la figure. Idem que ci-dessus, une thanato m’explique très bien « Connais ta concurrence mais ne la critique jamais ». C’est la base, oui il y en a certains que vous détesterez, oui il y a des pratiques qui vous dérangeront, oui il y a des soins que vous auriez voulu faire. Mais vous êtes tous là sur le terrain, à vous diviser la part du gâteau. Vous avez tous des valises, et tous des clients. Respectez-vous car là encore vous faites le jeu des pompes funèbres qui n’hésiteront pas à faire descendre vos prix de vente de soin, si la guerre est froide entre vous et votre concurrent. Et n’oubliez pas que dans cette profession, demain vous pourriez très bien être à sa place, et lui ou elle à la vôtre.

Le silence tu observeras

« Quand t’es thanato tu sais tout, on te raconte tout, les prix, le nombre de décès, les devis perdus chez la concurrence, les scandales. Tais-toi, te fais pas remarquer et on te fichera la paix. Et surtout t’en sauras encore plus, une ouverture de pompe à l’avance et c’est un nouveau client pour toi, un concurrence qui part à la retraite et c’est une part de marché en plus ».

La discrétion… ça va avec l’humilité. Les relations sont parfois tendues entre un thanato et une pompe funèbre. Ne jamais se mettre à dos qui que ce soit, ne jamais critiquer un travail que vous ne maîtrisez pas, et ne jamais divulguer des informations sensibles que l’on vous délivrera. Vous respectez ces trois principes et vous passez au travers des gouttes de pluie.

Ne vous méprenez pas, j’adore cette profession, et la plupart le savent parfaitement bien. Mais pour mieux appréhender quelque chose, il faut savoir où l’on va traîner ses valises. Ne pas se tromper de voie n’engage pas que soi, mais engage aussi toute une profession – mal aimée – il faut bien le dire par un certain nombre  de personnes mais aussi par les politiques. Une profession jeune dans sa structure et son histoire. Une profession qui mérite d’être parfaitement formée et encadrée.

Je reste dans les funés et dans les morgues – nous reparlerons du domicile et des maisons de retraite une autre fois -. Vie privée, matériels, techniques, véhicules, concurrence, tout sera abordé. Une profession aux mille facettes, à découvrir cette semaine sur Funéraire-Info.

Cachez-moi cette morgue que je ne veux pas voir

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Dans les tiroirs, les corps reposent depuis quelques heures, parfois quelques jours. La morgue sert à conserver le corps avant son inhumation ou sa crémation. La morgue telle qu’on la connaît aujourd’hui est très récente. Sombre et honteuse c’est en ces termes qu’elle est qualifiée. Pourtant lieu indispensable, elle est souvent relayée, reléguée, invisible.

« La morgue est avec l’exécution publique le dernier lieu d’exposition du cadavre, d’un face à face ailleurs refusé, d’où la fascination qu’elle exerce ». Voyelle. M. La Morgue. L’image de la mort. Colloque.

On lui prête des imaginations fantastiques, on devine ce qu’il s’y trouve, on devine qui y travaille, on devine qui y passe. La morgue c’est le lieu de l’image de la mort.

« Morguer » signifiait à l’origine regarder avec hauteur. C’était d’une prison que les guichetiers dévisageaient les prisonniers avant de les écrouer. Puis à Paris, c’est devenu le lieu de reconnaissance des cadavres grâce à une exposition publique. C’était donc le lieu le plus visité de la capitale. Mais déjà auparavant, au XIV siècle, les prisons du châtelet avaient un dépôt de cadavres. Ils sont entassés, identifiables et visibles de l’extérieur.  La morgue se situait derrière Notre-Dame sur la placette appelée aujourd’hui « square de l’île de France ». C’est en 1914, que la morgue, rebaptisée Institut Médico Légal est transférée quai de la Râpée dans le XIIème arrondissement.

C’est le XIXème siècle qui va réellement institutionnaliser la morgue. Des salles séparées par une vitre apparaissent et une salle pour le public est construite. Nous voyons ensuite  arriver une salle de greffe, et une salle d’autopsie. L’installation de la conservation va marquer un tournant dans l’histoire de ce lieu spécifique en 1897.

Identification et curiosité

Le premier but est donc l’identification par exposition des morts violentes. La mort est synonyme de violence dans les toutes les premières images représentatives de la morgue. La visite de la morgue était sujette à la curiosité. Voir la mort pour comprendre le vivant. Tout le monde venait, toutes les catégories socio-professionnelles étaient représentées. La douleur était au cœur de l’exposition.

Morgue_de_Paris_09508 Cachez-moi cette morgue que je ne veux pas voir

Morgue de Paris, XIXème s.

Lieu d’interaction

Dans une France -fin du XIXème siècle- répressive en terme de sexualité, la nudité de la morgue était le lieu permissif dans son extrême. Tout le monde s’approchait, la jeunesse venait découvrir ce lieu ouvert et comprendre l’anatomie. Le cadavre est une réalité totalement mise en scène grâce aux regards des spectateurs. C’est le lieu d’interaction ultime, la morgue est d’abord un espace collectif où se nouent les relations sociales.

La mort, c’est la grande analyste qui montre les connexions en les dépliant et fait éclater les merveilles de la genèse dans la rigueur de la décomposition : et il faut laisser le mot décomposition trébucher dans la lourdeur de son sens. Michel Foucault, Naissance de la clinique. Op. Cit., p.147.

Des exécutions publiques à la décomposition des chairs, la mort fascine. Un épisode particulièrement tragique en particulier met en exergue cette fascination. Celle d’un enfant de la Villette en 1840.

Le 17 mars 1840, on découvre le corps quasi décapité d’un jeune garçon dans la commune de La Villette. On l’apporte dans la matinée à la Morgue. Dès midi une foule immense s’est amassée devant le bâtiment, ce qui témoigne de la rapidité de la circulation de l’information. Les jours suivants, les flots de curieux ne tarissent pas, d’autant qu’une mise en scène spectaculaire est imaginée par les autorités : le 19, l’enfant est embaumé, rhabillé et exposé sur une chaise, dans la vitrine. Il s’agissait à la fois d’allonger la durée de l’exposition, de redonner au cadavre un aspect plus réaliste, plus « vivant » et d’attirer le public. De fait l’exposition dure presque deux mois et demi.  Bertherat, B, op.cit., p.30.

Vers la fin du XIXème siècle, on estime la moralité en danger. On commence par couvrir le sexe des cadavres puis on s’essaie à l’interdiction de l’établissement pour les femmes et les enfants. En 1887, le magistrat Adolphe Guillot demande la fermeture de l’établissement appuyé par les thèses du docteur Gustave Le Bon, psychologue qui met en évidence la dangerosité de la bestialité de la foule et le trouble à l’ordre public.

Voir pour comprendre

C’est donc par la morale que la morgue ferme ses portes au public quelques années plus tard en 1907. Voir c’était savoir, voir c’était reconnaître. C’était surtout expliquer, parler, raconter. Isoler la mort va rompre avec sa représentation. On commence à fantasmer et donc, à avoir peur. Plus de 100 années après, la morgue est devenue ce lieu de l’ultime disparition. Dans la croyance populaire, faire disparaître le lieu, c’est faire disparaître la mort. Les médecins, chirurgiens, personne n’y descend considérant l’étape inférieure comme l’échec de l’étage supérieur. On ne veut pas la voir, elle est cachée, invisible. L’hôpital Georges Pompidou est une preuve absolue de cette désolation car c’est en achevant les travaux de l’hôpital qu’ils ont constaté que la morgue n’avait pas été construite. Aristote disait que la vision était le plus noble de nos sens. Or la mort devient ici inénarrable, incompréhensible.

Fermeture à la mémoire

C’est donc la bourgeoisie du XIXème siècle qui a jeté pudiquement un voile sur la mort. On cherche à ne plus voir quelque chose qui reste de l’ordre de l’imperceptible au sens empirique du terme. Pourtant la mort apparaît entre l’image et la parole. On le voit très bien avec ces mises en scène très ritualisées à l’époque et même encore aujourd’hui dans d’autres cultures (cf. le pleureuses) alors que de nos jours, aussi horrible soit elle, la mort est silencieuse, le deuil difficile.

Cachez-moi cette morgue

Cacher la mort, c’est cacher la morgue, donc le lieu même de la mort. Et avec ce mouvement c’est tout la profession que l’on efface. Les agents d’amphithéâtre sont transparents pourtant présents chaque jour pour accueillir la violence du chagrin et s’insérer dans un rouage complexe entre le corps qui « n’est pas encore descendu » et le corps qui s’en va. Pour certains aujourd’hui la morgue c’est ce lieu sous terrain. Pour d’autres c’est un amphithéâtre ( tout la symbolique de la mise en scène expliquée plus haut est perceptible par ce terme ), un dépositoire, une chambre mortuaire, un lieu de conservation où décèdent 80% de la population. C’est un endroit obligatoire à un hôpital, maison de retraite, au delà de 200 décès par an. La chambre mortuaire est un service gratuit pour les trois premiers jours permettant à la famille d’organiser les obsèques dans le délai légal.

Une morgue doit avoir un accueil séparé de la zone technique (soins de conservation par exemple). Si les familles souhaitent que le corps reste au delà des trois jours, le service devient payant et le prix est fixé par le directeur de l’établissement. Le transfert du corps vers une chambre funéraire doit être organisée dans les 48H suivant le décès.

La morgue…ce lieu invisible où seuls les professionnels habillés de noir passent, à l’arrière, en dessous, où seuls les caducées de thanatopraxie franchissent le seuil de la porte. Cette morgue que l’on ne veut pas voir qui est pourtant le lieu le plus important au sens même où il est le premier lieu de vie du défunt, le premier lieu de vie, de la mort.

FRIMA Concept à FUNEXPO, un bilan mitigé

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FRIMA Funéraire

Bonjour, je me présente, Yann DERVIEUX, responsable commercial chez FRIMA Concept depuis 10 ans. FRIMA Concept est une société de 38 personnes spécialisée dans la conception et la fabrication d’équipements frigorifiques. Depuis 4 ans la marque FRIMA Funéraire a été créée. Nous accompagnons nos clients dans le choix de leurs équipements pour le transport (caissons réfrigérés), la conservation (équipements de la salle technique dont la morgue) et la présentation des défunts (tables réfrigérées, tables de présentation…). Nous étions à FUNEXPO à Lyon en septembre.

Le-funexpo-de-FRIMA-Funéraire-2 FRIMA Concept à FUNEXPO, un bilan mitigéFunéraire-Info : Changement de Hall, changement de date, finalement qu’en avez-vous pensé ?

Yann DERVIEUX pour FRIMA Concept : Initialement, je pensais que c’était une bonne idée de changer de Hall et de date. Mais force est de constater que la date ne doit pas être bonne. On pouvait espérer un report des visiteurs ne s’étant pas déplacé au salon de Paris suite aux tragiques événements mais ce ne fut pas le cas.

Funéraire-Info : Quelles sont vos impressions globales sur la fréquentation du salon ? Et sur la fréquentation de votre stand ?

Yann DERVIEUX : Pour moi, la fréquentation du salon est insuffisante et très régionale. Beaucoup de nos clients nous ont indiqué que la date était mal choisie. Au vu du monde dans les allées, nous sommes relativement satisfaits sur la fréquentation de notre stand mais qui reste insuffisante par rapport à l’investissement que représente la participation au salon.

Funéraire-Info : Avez-vous vendu ? Avez-vous identifié de nouveaux clients potentiels ?

Yann DERVIEUX: Les ventes ont été bonnes mais comme chaque salon, il s’agit de ventes sur des dossiers en cours. Nous avons identifié de nouveaux clients potentiels mais leur nombre est nettement en baisse du fait du nombre faible de visiteurs.

Funéraire-Info : Le salon est l’occasion de rencontrer ses clients, les visiteurs, mais est ce aussi l’occasion de nouer des partenariats avec d’autres exposants, vous avez fait de belles rencontres ?

Yann DERVIEUX : En effet, la salon est pour nous l’occasion de rencontrer des clients exposants ou des partenaires. Il est toujours agréable d’échanger et de partager dans un cadre plus convivial.

Funéraire-Info : Avez-vous atteint les objectifs que vous vous étiez fixés en venant, ou ce que vous espériez ?

Yann DERVIEUX : Tous les objectifs n’ont pas été atteint malheureusement, notamment celui des nouvelles opportunités lié au manque de visiteurs.

Funéraire-Info : Avez-vous vu sur des stands des choses qui vous ont particulièrement marqué ?

Yann DERVIEUX : Rien de particulier.

Funéraire-Info : Quel bilan tireriez-vous de cette édition, et quel conseil pourriez-vous donner aux organisateurs pour une meilleure édition 2018 ?

Yann DERVIEUX : Je pense que ce salon n’a plus d’attrait pour les clients. En effet, de nombreux fournisseurs n’étaient pas présents et nos clients nous ont fais part de leur mécontentement. Je pense que les 2 organisateurs de Lyon et Paris devraient se mettre d’accord pour faire un seul salon tous les 2 ans. Il deviendrait ainsi un véritable évènement national et international.

Funéraire-Info : Et en 2018, vous serez présents ?

Yann DERVIEUX: nous nous posons cette question à chaque édition. Mais étant un acteur local, il nous est difficile de ne pas venir. L’attrait du salon étant moins bon et les coûts toujours aussi important, nous serons certainement obligés de réduire la surface de notre futur stand.

Pour aller plus loin:

logo-Frima-Funéraire FRIMA Concept à FUNEXPO, un bilan mitigéNom de votre enseigne: FRIMA Concept / FRIMA Funéraire

Nom du responsable: Yann DERVIEUX

Adresse: Rue de la démocratie, ZI DU GIER – 69700 GIVORS

Téléphone: 04 78 07 20 56

Adresse mail: info@frima-funeraire.com

Site Internet: www.frima-funeraire.com

Page Facebook: https://www.facebook.com/yanndervieuxfrimafuneraire

Lien divers réseaux sociaux : https://twitter.com/frimafuneraire

 

Acapulco : le frigo de la morgue est débordé

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Morgue d'Acapulco

Les employés de l’unique morgue de la célèbre station balnéaire mexicaine dans le quartier pauvre d’Acapulco rassemblent un corps masculin démembré, déversé et abandonné là en plein jour dans la rue du quartier.

Les travailleurs de la morgue ont soulevé le tronc, ramassé les jambes coupées et un sac qui contient la tête qu’ils ont trouvée.

Une fois que les parties du corps sont placées à l’arrière d’une camionnette, la voiture part en direction du seul institut médico-légal de cette ville de 810 000 habitants, rejoindre des dizaines de cadavres non réclamés et non identifiés que l’institut ne parvient plus à faire face.

Les corps se trouvent dans des tiroirs prévus et destinés pour une seule personne, deux par deux à l’intérieur des chambres froides de la morgue. C’est une sombre preuve prouvant que les autorités de la capitale mexicaine n’arrivent plus à gérer les meurtres liés au trafic de drogues.

Cette ville qui autrefois est synonyme de glamour est devenue la capitale mexicaine du crime, a annoncé les autorités de cette ville qui ont ouvert les portes de réfrigérateurs de la morgue pour révéler les dépouilles à l’AFP. La plupart d’entre eux sont couverts des sacs mortuaires gris malgré cette surpopulation. Au fond d’un réfrigérateur, un cafard se sauve à toute allure à proximité d’un sac rouge qui est marqué fœtus.

Avec une capacité prévue pour 95, le site dénombre, en ce jour de mi-juillet, 174 cadavres et que trois d’entre eux languissent ici depuis 2012.

Le chef du département de la santé de l’État de Guerrero, Carlos de la Pena a annoncé que la morgue qui emploie 10 médecins, est saturée en raison de la violence et que les corps ne sont pas revendiqués. Carlos Estrada, celui qui est en charge du site, témoigne que des familles savent que les corps se trouvent ici, mais pour une raison inexpliquée, ils ne les réclament pas.

Tuerie d’Orlando : le père d’une victime gay refuse d’enterrer son fils

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La boîte de nuit Pulse, à Orlando (Floride)

A Orlando, si on ignore l’identité de ce jeune homme, on sait qu’il était d’origine portoricaine, selon le site d’actualité hispanique Orlando Latino. Il se trouvait donc au Pulse (le nom de l’établissement) quand Omar Mateen a débarqué dans la nuit du 12 juin avec son fusil d’assaut, tuant en masse au nom de l’organisation État islamique. Près de 350 personnes se trouvaient alors présentes à cette soirée. 49 morts, à peu près autant de blessés. L’assaillant est finalement abattu par la police. Il s’agit du pire acte de violence homophobe à l’égard de la communauté LGBT, pire fusillade de l’histoire civile du pays.

A Orlando, le bureau de médecine légale du comté a travaillé à plein régime, en trois jours, pour identifier toutes ces victimes avant l’organisation des obsèques. Aux familles devenir récupérer leurs défunts.

Ce père n’a pas pu. Question culturelle sans doute, honte, peur d’être montré du doigt peut-être. Car l’homosexualité est encore une situation taboue sur l’île de Porto Rico, pourtant état associé aux Etats-Unis, là où il est légal de se marier entre personnes du même sexe. Le site internet fait le rapprochement avec la période sida des années 80. A l’époque aussi, des parents avaient refusé de réclamer le corps d’un enfant mort d’une complication du virus.

Le jeune homme d’Orlando a malgré tout eu des funérailles, une autre partie de sa famille habitant la région ayant été chercher son corps à la morgue.

Mort d’une crise cardiaque en visionnant un film d’horreur

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Illustration d'une salle de cinéma

Un indien âgé de 65 ans est mort dans son fauteuil des suites d’une crise cardiaque, dans le sud de l’Inde, dans un cinéma de Tiruvannamalai, devant une scène terrifiante du film d’horreur « The Conjuring 2 ».

The Daily Mail, le quotidien britannique a rapporté un incident qui s’est produit dans le sud de l’Inde, à Tiruvannamalai, au cinéma Sri Balasubramaniar. Selon lui, c’est en visionnant le film d’horreur « The Conjuring 2 », dans une salle de cinéma dans le sud de l’Inde, jeudi dernier qu’un homme de 65 ans est mort des suites d’une crise cardiaque.

Deux personnes se sont déplacées pour regarder le film « The Conjuring 2 » qui est sorti récemment d’après la police de la ville de Tiruvannamala. Le sexagénaire s’était plaint à son ami qui l’accompagnait, de fortes douleurs à la poitrine pendant qu’ils visionnaient le film d’horreur.

C’est au point culminant du film, devant une scène terrifiante, que la victime s’est finalement évanouie. La victime a été emmenée d’urgence par une ambulance à l’hôpital. Hélas, l’indien n’a pas survécu et les médecins n’ont pu que constater son décès qui a été confirmé à l’hôpital.

Le personnel de l’hôpital a demandé à l’ami de la victime de transporter la dépouille à la morgue se trouvant à la périphérie de la ville. D’après le Times of India et confirmé par The Guardian, les deux personnes se sont mystérieusement volatilisées alors que le corps de la victime devrait être examiné à l’hôpital. L’homme qui a accompagné le sexagénaire s’est évaporé avec le corps dans la nature. Le corps médical et la police sont toujours en quête de l’identité du défunt et de son accompagnateur.

La dépouille du sexagénaire et son ami auraient été aperçus, selon le journal The Hindu, à bord d’un tuk-tuk, qui est un tricycle motorisé que les Indiens utilisent comme taxi. Afin de retracer l’identité du défunt, une enquête a été menée par la police auprès des chauffeurs de ce type de véhicule.

Devant un film de fantômes, il meurt puis disparaît

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Voici une histoire empreinte de tristesse, de peur et d’étrange. Celle d’un homme de Tiruvannamalai, au sud de l’Inde, qui succombe en regardant un film de fantômes, puis dont le corps disparaît. Evanoui. Parti.

Conjuring 2 : le cas Enfield, film d’horreur américain, vient de sortir dans les salles du pays, suite d’un premier opus qui a rencontré un bon succès en 2013. Notre homme, âgé de 65 ans, a donc acheté sa place en compagnon d’un ami. Mais durant le film, il s’est plaint de douleurs à la poitrine. Quand est arrivée une scène particulièrement terrifiante, il s’est évanoui tout de go.

On peut mourir de peur devant un film de chasseurs de fantômes, crise cardiaque à l’appui. Transporté d’urgence à l’hôpital, il a été impossible de ranimer ce spectateur. Rien à faire. Le décès a été constaté.

Mais alors que le personnel de l’hôpital s’apprêtait à examiner le corps à la morgue, impossible de trouver le cadavre. Un individu aurait été aperçu emmenant le cadavre. C’est du moins la piste la plus rationnelle sur laquelle travaille désormais la police locale.

Réalisé par James Wan (déjà maître d’œuvre de Saw, Insidious et du premier Conjuring), le film en est la suite, se situe à Londres, et raconte l’histoire vraie d’un couple des années 70 chasseurs d’esprits. Ce long métrage sortira en France le 29 juin.

Selfie effrayant, un fantôme est apparu sur sa photo

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Le selfie avec le fantôme

En prenant récemment un selfie avec sa fille avec son téléphone portable, la mère de famille a eu la stupéfaction de découvrir qu’un fantôme qui hanterait sa nouvelle maison, se trouvait derrière elle.

En décidant de faire quelques clichés dans son séjour avec sa fille alors qu’elles étaient seules à ce moment-là dans la maison, la jeune maman a fait une découverte effroyable en regardant la photo. Une fois le shooting terminé, la mère a découvert en arrière-plan de la photo, une étrange silhouette. Un fantôme est apparu d’après elle.

Sur la photo, la silhouette d’une jeune fille brune qui semble porter un manteau noir ou une robe noire apparaît en arrière-plan. On dirait que la jeune fille flottait dans la pièce, ses cheveux paraissaient être relevés. Le visage de la jeune fille qui a l’air d’être un fantôme, en regardant la photo de plus près, ce qui a effrayé la famille, est légèrement déformé et étiré vers la gauche.

Effrayée par l’étrange apparition de ce qui semble être un fantôme, la famille qui venait tout juste d’emménager a fait des recherches sur cette nouvelle maison. Le résultat des recherches est effroyable.

D’après les enquêtes menées par la jeune mère, il s’avère que la maison qu’elle vient d’acheter avait été autrefois un ancien crématorium. Ce qui expliquerait, en quelque sorte, la présence d’un fantôme ou d’un esprit venu hanter ce lieu.

Après cette découverte, un groupe d’investigateurs paranormaux a été contacté par la famille pour mener leur enquête, hélas, aucun autre phénomène paranormal n’a été détecté.

Il est difficile de savoir, même si la photo semble intéressante, de savoir s’il s’agit vraiment d’un fantôme venu surprendre la famille. Même si le décor autour semble intact, il pourrait tout de même s’agir d’une modification d’image, car il n’y a que le témoignage de la famille.

Ce qui rend ce cliché tout de même intéressant, c’est que certains éléments restent assez étranges.

En conclusion, avant d’emménager dans une nouvelle maison, il est nécessaire de se renseigner pour ne pas tomber dans un ancien crématorium ou d’une morgue.

Panique au funérarium : il est mort, le sort s’acharne encore

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morgue mort

Rien n’aura été épargné à la famille de Jean-Guy. Ce Canadien de Trois-Rivières (province de Québec) a succombé mercredi dernier à un cancer. Souffrant, il avait demandé une aide médicale à mourir. Cela s’est compliqué. Du coup, il est mort avant. Pire : au funérarium, ses proches se sont aperçu in-extremis que le corps envoyé par l’hôpital n’était pas le sien.

C’est quand un employé du complexe funéraire a demandé ce week-end dernier si le défunt avait beaucoup changé ces derniers temps que la famille a senti une embrouille. Permis de conduire de Jean-Guy en main, ce technicien embarrassé constatait que la photo ne correspondait pas vraiment. Comment y croire ? L’hôpital où le décès s’était produit avait pourtant procédé à l’identification à la morgue. Et il y allait y avoir crémation. Une disparition sans traces, une erreur programmée qui aurait aussi impacté une autre famille en deuil.

Car il y a eu inversion des corps à l’hôpital de Trois-Rivières, avant le transfert vers le funérarium. Confus, le Centre universitaire reconnaît et s’excuse, soulignant que les procédures ont été réexpliquées au personnel. La famille, qui envisage de porter plainte, attend surtout des explications. Comment peut-on se tromper à ce point ? Dans la presse locale, elle a lancé un appel pour que d’autres proches aux prises à un décès soient désormais vigilants.

Pas de chance. Car l’épisode du funérarium est tombé sur une famille déjà très éprouvée. Car le décès de Jean-Guy s’est produit dans la confusion. Atteint d’un cancer qui le faisait beaucoup souffrir, plusieurs traitements reçus ne sont pas parvenus à le sauver. Plutôt que de se voir trainer difficilement en longueur, il avait choisi d’en finir, quand il le dirait. Un choix clairement exprimé à l’hôpital lundi puis mardi de la semaine dernière. Une heure avait été fixée pour mercredi, et le patient devait reconfirmer son choix. Mais il est tombé inconscient, et n’a pu le faire. Alors que le pays discute actuellement au Parlement d’une loi sur la fin de vie qui fixerait mieux les choses, un flou a entouré le sort de Jean-Guy dans ses dernières heures, à en croire la presse locale.

Rien n’était tranché quand il est mort, deux heures avant le moment initialement choisi, mais qui restait à confirmer. Pendant ce temps, avec le souhait du mourant comme guide, plaidant le respect des volontés, sa famille éprouvée luttait contre l’équipe médicale qui prônait plutôt un transfert vers les soins palliatifs.

 

 

Corps abandonnés à la morgue en Suède jusqu’à leurs funérailles

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Illustration d'un cimetière en Suède

En attendant leurs funérailles, les morts suédois restent pendant plus de vingt jours en moyenne et pourraient attendre jusqu’à deux mois à la morgue d’après les statistiques récentes que l’Association suédoise des pompes funèbres qui revendiquent un record du monde.

Depuis les années 1970, attendre longtemps avant les funérailles de ses morts est devenue une tradition en Suède depuis qu’elle s’ouvrait au monde. Une fois que les Suédois sont décédés, ils sont en effet abandonnés à la morgue jusqu’à la cérémonie des funérailles. Un record mondial est tenu là par les croque-morts suédois.

Afin que les Suédois puissent faire leurs adieux plus vite, les morts continuent à rester plus de temps que prévus à la morgue malgré les efforts des autorités.

Une étude sur la longue attente des morts avant leurs transferts vers leurs lieux de repos a été lancée en Suède par l’essayiste, l’auteure et critique de la culture, Lotte Möller. Un livre sur les funérailles suédoises qui révèle que cela prend presque un mois pour que leur cher disparu se repose à jamais a été écrit par l’auteur. Lotte Möller a ironisé qu’en Suède, le défunt est considéré comme un meuble en kit, les Suédois qui ne sont pas trop sentimentalistes, sans fantaisie et très pragmatiques, veulent seulement faire simple et efficace. Elle a révélé que le mort ne compte plus et n’est plus le problème de sa famille et que le corps est pris en charge. Pour la cérémonie de funérailles, les Suédois ont beaucoup de choses à préparer. L’auteur a souligné que vu que la mort ne prévient pas et intervient à un moment inattendu, les Suédois estiment que pour que les amis et la famille y assistent à son enterrement, il le faut reculer le plus possible.

L’historien de l’Église suédoise, Anders Jarlet a expliqué qu’il fallait donner du temps aux pionniers du tourisme de masse parti à l’étranger et aux nouveaux expatriés pour revenir aux pays.

Par contre, selon la coutume, les juifs et les musulmans en Suède doivent être enterrés un à cinq jours après la mort. À noter que la Suède est l’un des pays les plus laïques du monde, où huit pour cent des personnes seulement affirment avoir participé régulièrement à un culte.