Accueil Tags Mort

Tag: Mort

Les avis de décès du 15 août 2017, ils nous ont quittés

0
avis de décès
Avis de décès en France

Avis de décès de Simon Carpentier du duo français de Soul Her. Stephen Wooldridge, cycliste australien champion olympique de poursuite en 2004 à Athènes, est décédé à l’âge de 39 ans. Et de nombreux anonymes sont décédés.

Le carnet du jour, nécrologie et les avis de décès du 15 août 2017, ils nous ont quittés… Sincères condoléances à leurs proches, parents, amis et alliés.

Nous tenions à vous présenter nos condoléances les plus sincères ainsi que celles de nos lecteurs à vous-même ainsi qu’à votre famille, et nous souhaitions vous assurer que toutes nos pensées vous accompagneront en ce triste jour.

Les avis de décès de :

Madame Catherine COUSSERAND née BRESCIANI à Beaumont (63110). Monsieur Christian BEUGIN à Saint-Floris (62350). Madame Roberte CREUSOT née GEHIN à Ventron (88310). Monsieur Robert BINTZ à Saulxures-sur-Moselotte (88290). Monsieur Albert HURAUX à Puybrun (46130). Madame Brigitte BAYSANG née GASSER à Mœœrnach (68480). Monsieur Michel BARBIER à Battrans (70100). Monsieur Pierre ARBEZ-CARME à Pont-de-Poitte (39130). Madame Régine CUENOT née BONJOUR à Labergement-du-Navois (25270). Monsieur Maurice DESROCHES à Le Creusot (71200). Monsieur Johan MONFRONT à Couvron-et-Aumencourt (02270). Madame Elise TROUILLET née FIERAIN à Wargnies-le-Petit (59144). Monsieur Julien QUATRESOUS à Monétay-sur-Allier (03500). Monsieur Jean-Michel PRUNIER à Riceys (10340). Monsieur Bernard COCHET à Saint-Mihiel (55300). Monsieur Etienne DÉODAT à Moissac (82200).

 

Créez gratuitement un mémorial personnalisé dédié à un proche disparu, cliquez ici !

CLIQUEZ-ICI Les avis de décès du 15 août 2017, ils nous ont quittésConsulter les avis de décès de votre région sur le site de notre partenaire Avis de décès, Avis-de-deces.net

«Avis-de-deces.net est le site internet permettant aux familles d’annoncer le décès d’un proche d’une manière rapide au plus grand nombre. Les parents, proches et amis peuvent transmettre facilement et gratuitement l’envoi de condoléances ou de témoignages en ligne leur soutien aux familles dans la douleur et la peine.

Pour publier un avis de décès sur « Avis-de-deces.net », prenez contact avec l’entreprise de pompes funèbres qui assure la prise en charge de la personne disparue.»

Vous pouvez déposer vos témoignages de sympathie dans les commentaires.

fleurs-deuil-300x225 Les avis de décès du 15 août 2017, ils nous ont quittés



Avis de deces en France, Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Strasbourg, Montpellier, avis de décès Bordeaux, Rennes, Le Havre, Reims, Lille, Saint-Étienne, Toulon.

La fin alternative de Six Feet Under, un carrefour existentiel

0

Je suis venue vous parler à de nombreuses reprises de Six Feet Under et de son final déchirant et émouvant. Mais peu connaissent la fin alternative de Six Feet Under plus courte, de la série, qui requiert toute mon attention. Dans la même veine que la première version, accompagnée de la même musique, ces quelques minutes qui vont clore les cinq saisons de la famille Fisher nous ouvrent de nouvelles perspectives que l’on va tenter de décrypter ensemble.

Six Feet under ou le révélateur d’une société multiple et complexe

La série Six Feet Under est véritablement pionnière sur tout un tas de sujets que cela soit dans la forme ou dans le fond.

Six-Feet- La fin alternative de Six Feet Under, un carrefour existentielSi Soprano, Breaking Bad ou encore Game of Thrones aujourd’hui font fureur, Six Feet Under a clairement posé les bases des séries hors normes. La série nous emmène dans divers sujets réflexifs. Aucune série à mon sens ne traite aussi bien de l’homosexualité par exemple, sans tomber dans des schémas caricaturaux. Par la mort nous abordons aussi l’homophobie, la peine capitale, le suicide, le palliatif, le handicap.

Mais si ces thèmes sont abordés autour du prisme de la mort, ils le sont aussi par le prisme de la vie. C’est le cas pour l’adultère ou encore la difficulté d’élever les enfants de son conjoint.

La mort rassurante

Finalement, même si la mort reste toujours LA question à laquelle l’on ne peut apporter de réponse, puisqu’elle est en réponse en soi, elle est abordée, d’une manière assez Six-feet-under-fin-alternative-réflexions- La fin alternative de Six Feet Under, un carrefour existentielréconfortante. Lorsque vous vous lovez devant votre épisode, vous savez que quelqu’un va mourir, la série débute comme cela. Il y a quelque chose de mécanique, qui nous renvoie à notre propre finalité. Lorsque Nate explique à Maggie qu’il va mourir à cause de son problème au cerveau. Elle lui répond qu’elle aussi va mourir. Nate attend sa réponse avec un nom de maladie, comme quelque chose de presque salvateur, or elle lui répondre le plus naturellement du monde « parce que j’ai un corps ».

Une palette d’ineffables émotions et sentiments

C’est comme si vous tiriez un grand fil, la mort, et qu’autour venait s’enrouler tout un tas de choses, l’amour, la tristesse, la mélancolie, les regrets, etc. C’est d’ailleurs l’image qu’offre Brenda, athée, considérant que la vie n’est autre que ce passage sur lequel l’on essaie de combler des choses en les faisant et en les déconstruisant jusqu’à mourir. Si sa vision paraît sombre, elle est pourtant la plus réelle, limpide et finalement saine de la série.

Une fin alternative existentielle

On y retrouve tous les protagonistes de la série, y compris Nate, mort deux épisodes plus tôt. Ils sont sur la route, à des carrefours. On y voit là une quête de sens, la première partie est sombre, les personnages ont le visage fermé, chacun dans ses pensées comme l’on pourrait l’être à regarder l’horizon en se demandant quelles réponses vont nous êtres apportées ? Puis chacun s’arrête, la lumière évoque celle dont certains parlent au bout du tunnel, une allégorie encore entre la vie et la mort. Tous repartent, et reprennent leur chemin, souriant, confiant, pas forcément sûrs d’eux, à l’image dont on les connaît, mais plus serein sur le chemin à prendre. On y voit là ce qu’ils sont, ce qu’ils auraient pu être et ce qu’ils peuvent devenir. Cette fin alternative de Six Feet Under est une quête du sens à leur existence.

Pourquoi est-ce-que ça nous touche tant ?

Cette question est également valable pour tout ceux qui ne sont pas issus du secteur funéraire. En réalité, c’est une manière de voir les liens entres les individus, d’une famille, d’un couple, de soi, d’une société.

Des liens qui nous tiennent, qui nous étranglent et qui nous retiennent.

Tous sont différents; athée, débridé, père de famille, religieux, artiste libre, veuve ou cérébral et pourtant tous se retrouvent dans un questionnement ininterrompu de leur existence. Ils sont en croissance et en devenir perpétuel. L’on retrouve au tout début de la série un Nate, confiant, libre, rock’n’roll et léger, et à la fin des saisons, il n’aura dans sa quête de la vie et de l’amour finalement, que peu trouvé la quiétude. En revanche, son frère David, impliqué dans la vie religieuse, qui n’assume pas son homosexualité, qui se sent le malaimé de son père, finira par dire à sa sœur Claire dans le tout dernier épisode qu’il est « heureux ». Les trois thèmes récurrents de la série outre la mort (qui reste le fil conducteur), sont la psychologie, l’art et la religion.

D’ordinaire, dans une série, le processus d’identification est assez simple, les personnages évoluent mais restent marqués par leurs traits de caractères qui les rends toujours prévisibles, (froid, enfant gâté, etc). Ici, on prend de chacun. Si d’habitude on veut savoir ce que les personnages font, ce qu’ils veulent et avec qui ils vont être, ici on veut savoir qui ils sont et c’est la toute la nuance de cette série, à mon sens, parfaitement exceptionnelle.

PS : Il se peut que la fin alternative de Six Feet Under ne soit visible que sur MAC ou PC , mais pas sur vos smartphones…


Pour aller plus loin :

Six Feet Under : Les photos de la famille Fisher, au cœur de l’objectif de Claire

https://www.funeraire-info.fr/six-feet-under-la-serie-de-croque-mort-par-excellence-71798/

 

 

Mort d’Olga Pronina, alias Monika9422, la motarde sexy

2
Olga Pronina Monika9422

C’est une bien triste nouvelle qui frappe le milieu de la motorotisme, ou de l’érocyclisme : la mort de Olga Pronina, alias Monika9422, star d’internet, qui avait deux passions dans la vie, porter de la lingerie sexy en adoptant des poses lascives, et chevaucher de grosses cylindrées. Jamais, avant elle, personne n’avait su combiner de façon si harmonieuse ces deux passions.

Tragique accident

C’est dans un tragique accident que la star d’Instagram a perdu la vie. Un accident de moto, bien entendu, ce qui n’a rien de surprenant quand on connaissait la passion de Olga Pronina : chevaucher, cheveux au vent, de grosses cylindrées à toute allure.

Pardon : surtout pas les cheveux au vent. Sur toutes les photographies de la star du web, on pouvait voir un casque, qu’elle portait souvent. Un casque, et, il faut le reconnaître, pas grand-chose d’autre.

Parce que, sous le pseudonyme Monika9422, Olga était devenue, sur le réseau Instagram, une star, avec une recette simple : une dose de vêtements inversement proportionnelle à la cylindrée de la moto, et des pose suggestives qui ne poursuivaient qu’un but, mettre en valeur sa carrosserie pour concurrencer celle de la motocyclette.

Ici, une pause est nécessaire : je sens déjà que certains s’offusquent que j’utilise ici un champ lexical légèrement machiste pour qualifier les courbes de Olga Pronina. Mais, une simple consultation de son profil Instagram vous rassurera certainement sur ce point : c’est pas moi qui ait commencé.

Moto : un guidon et deux roues

J’ai toujours eu tendance à casser l’humanité en deux catégories : ceux qui aiment les motos, et ceux qui se lèvent le matin pour aller ramasser les morceaux de motards morts au bord des routes. A la découverte de l’œuvre d’Anna Pronina, dont j’ai appris l’existence à l’occasion de son décès, et dont j’ai dû, par la force des choses, aller consulter les photographies pour m’aider à la rédaction de cette nécrologie, ce qui m’inspire, d’ailleurs, la double réflexion que ce visionnage a quelque chose de malsain, et que cette phrase est sans doute trop longue, donc, j’ai dû ajouter une troisième catégorie : l’érotomane motocycliste.

Olga Pronina n’était, si l’on en croit les hommages, pas qu’une potiche posant sur sa BMW S1000RR. Elle était également une pilote chevronnée, postant des vidéos d’elle réalisant des figures acrobatiques, et coiffeuse dans le civil. Mais c’est surtout pour la partie sexy de son œuvre qu’elle s’est fait connaître. En bikini ou en minuscule robe, guidon bien en main et deux roues entre ses jambes interminables, elle aimait imposer un rythme rapide à son engin tout en se pâmant d’extase.

accident-Olga-Pronina Mort d'Olga Pronina, alias Monika9422, la motarde sexyLa fin de la motarde sexy

Derrière cette histoire qui aurait pu passer pour amusante, se cache un plus sinistre réalité : les photos de l’accident révélant la mot pulvérisée ne laissent aucun doute quand à la violence du choc. Et la femme, âgée d’à peine 40 ans, laisse derrière elle un mari et une fille de 16 ans. L’accident a eu lieu à Vladivostok, ou la motarde sexy vivait. Elle a été tuée sur le coup.

Starlette du web ? Flatterie des plus vils instincts machistes en combinant le sexe et la mécanique pour obtenir rapidement une gloriole superficielle ? Peu importe, au final : Monika9422 était une adulte consentante qui manquera à ses fans amateurs de motos et de jolies filles, et Olga Pronina une femme qui manquera à ses proches.

Replika, l’application qui vous remplace à votre mort

0
Replika

Deux entrepreneurs Russes établis en Californie viennent de créer Replika, un moteur d’intelligence artificielle mimétique. Le principe en est très simple : prendre votre place quand vous serez mort, à peu de choses près. Bien entendu, à Funéraire Info, l’idée nous intrigue, mais une choses est sûre : ce n’est pas la première tentative du genre. On a exhumé son lointain ancêtre pour vous…

Replika, sa vie, son œuvre

L’idée de Replika est simple : c’est une application à base d’intelligence artificielle qui vous fait la conversation. Un ChatBot, comme on dit, ou, en langage moins geek et plus français : un robot de conversation, programmé pour être votre ami, et, c’est très important, pour apprendre à votre contact.

L’idée est simple : plus vous conversez avec le robot, plus il apprend à vous connaître, et donc, plus il saura orienter la conversation vers un sens qui vous plaît. Pour enfoncer le clou, l’application demande l’accès à tous vos comptes de réseaux sociaux et analyse vos posts en profondeur. D’accord, vous exclamerez-vous, c’est bluffant, impressionnant, mais en quoi est-ce que ce robot a sa place dans Funéraire Info ?

Et bien, tout simplement, lorsque vous serez mort, ce robot mettra en œuvre tout ce qu’il aura appris de vous, avec une mission simple et claire : prendre votre place auprès de vos amis. Ceux-ci n’auront qu’à télécharger l’application sur leur téléphone ou leur tablette, appeler votre profil, et ils auront l’impression d’échanger des messages chat avec vous.

L’application est conçue pour être une véritable éponge. Vos sujets de prédilection, mais aussi d’agacement, seront assimilés, tout comme vos tics de langage. Techniquement, si vous chargez mon profil, vous pourrez mettre en rogne mon double virtuel rien qu’en utilisant la conjonction de coordination « car », car vous aurez peut-être remarqué que je ne l’utilise jamais, car je trouve ça vraiment moche.

Elle a tout, en tout cas, pour enterrer les cimetières virtuels

Génération startup

Les deux jeunes Russes ont rapidement trouvé des investisseurs intéressés par le potentiel de l’application. Potentiel à double tranchant, vous vous en doutez bien : une si intime connaissance de votre personne ressemble fort à une vraie corne d’abondance pour tous les commerciaux désireux de vous vendre quelque chose.

Ce sont aujourd’hui 20 développeurs qui travaillent sur le logiciel à temps plein. Celui-ci est d’ailleurs téléchargeable, sur Apple IOS ou sur Android, et, comme nous vous l’avons expliqué, est très, très intrusif.

L’interface ressemble à un échange de SMS, pour le côté pratique. Au tout début, vous devrez lui donner un nom, le vôtre, ou un pseudonyme. Ensuite, vous subirez, les premiers temps, un feu roulant de questions pour apprendre à vous connaître. Lampe braquée sur le visage, radiateur, menottes et annuaire des Yvelines en option, sans doute.

Mais à quoi je sers ?

Vous serez, dès lors, en droit de vous demander « Mais à quoi je sers ? » et ce cri de désespoir existentiel ne sera pas si immotivé que cela. En effet, votre vous virtuel mort sera beaucoup, beaucoup plus facile à vivre que le vous réel, vous, quoi, suivez un peu.

Déjà, quand votre vous virtuel sortira avec des amis, ça fera un verre de moins à payer sur la tournée générale. Il est en effet très déconseillé de plonger un smartphone dans un verre, ou de le nourrir avec une purée-saucisses.

Ensuite, et c’est là que c’est le plus grave, votre vieil ami/ennemi, celui d’avec lequel vous êtes inséparables, mais avec qui vous n’êtes jamais d’accord sur rien, aura toujours le dernier mot lors de vos débats enflammés, puisqu’il suffira d’un geste dédaigneux de l’index sur son écran pour vous fermer le clapet. Déloyal, mais efficace.

Et, plus sérieusement : comment voulez-vous faire correctement le deuil de quelqu’un quand il vous suffira de sortir le téléphone de votre poche pour avoir l’impression de parler avec lui ? Surtout qu’à l’origine de l’idée de Replika, il y a un deuil : le meilleur ami de sa créatrice est mort percuté par une voiture à Moscou. Incapable de se passer de lui, elle a commencé à développer un algorithme en s’appuyant sur les milliers de textos qu’ils avaient échangés, leurs conversations sur Facebook, etc. Jusqu’à parvenir à une simulation « plausible » de cet ami décédé, une impression de sa présence immortelle à ses côtés.

Juste une impression, d’ailleurs. Et l’on peut s’interroger sur la part « réelle » de la personnalité du défunt qui subsistera dans ce paquet de bits. Vous avez quatre heures.

Je vous présente Racter

Replika n’est pas le premier logiciel capable de faire la conversation, en réalité. Le premier programme « conversationnel » s’appelait Racter. Les origines de ce programme sont à chercher du côté d’un programmeur, William Chamberlain, qui avait créé un logiciel capable d’écrire un livre. L’ouvrage, premier du genre, s’appelait « The policeman’s beard is half constructed », approximativement « La barbe du policier est à moitié construite », et avait fait grand bruit.

Un éditeur de logiciel, Mindscape, avait saisi tout le potentiel du programme, et en avait édité une version plus « aboutie », capable de converser avec son utilisateur, baptisée « Racter », une abréviation de « character », personnage en anglais.

Le tout… en 1986, sur un Amiga 500. Le logiciel était capable d’apprendre des mots, de poser des questions, et de restituer le tout sous la forme d’une conversation, disons, souvent surréaliste. Le logiciel n’allait pas pomper vos informations sur les réseaux sociaux, à l’époque, pour la simple et bonne raison que tous es créateurs desdits réseaux sociaux étaient occupés à autre chose, comme apprendre à marcher ou à manger proprement.

La prochaine étape est peut-être de vous remplacer par une version virtuelle et améliorée de vous-même. Sans vouloir vous effrayer, quelqu’un, quelque part, est certainement déjà en train d’y travailler.

Isadora Duncan, une mort sur les chapeaux de roues

0
Isadora_Duncan_1

Une femme talentueuse, belle, riche, célèbre et élégante, septembre à Nice, sur la promenade des Anglais : Isadora Duncan. Une belle automobile, une promenade luxueuse dans une tenue élégante. Le bonheur, l’insouciance et la certitude d’un avenir heureux. S’il n’y a pas là tous les ingrédients d’une histoire qui se finit mal, selon la loi de Murphy, j’arrête définitivement les tranches de vie !

En voiture, Isadora !

Isadora_Duncan_3-274x300 Isadora Duncan, une mort sur les chapeaux de rouesIl faisait beau, ce 14 septembre, à Nice, et la chaleur de l’été n’était pas encore retombée. Dans la cour d’une maison, une femme admirait une voiture. Ce n’était pas n’importe quelle femme, et ce n’était pas n’importe quelle voiture.

Isadora Duncan, le femme, était danseuse. Plus précisément, une des danseuses les plus célèbres au monde. On considérait qu’elle avait révolutionné la pratique, en intégrant dans son art des figures du classicisme Grec, mettant l’accent sur la beauté et le culte du corps.

Fondatrice de plusieurs écoles de danse, amie de tout ceux que l’art comptait d’important, révolutionnaire, féministe, libre, Isadora Duncan était l’une des grandes femmes de son temps, et la danse contemporaine lui doit, encore aujourd’hui, beaucoup. Isadora Duncan était également amatrice de jolies choses, et riche, ce qui amena la voiture dans sa cour.

Plus précisément, c’est ce qui décida son garagiste, Benoît Falchetto, à se rendre chez elle pour lui montrer cette Amilcar, une petite voiture de sport décapotable. La danseuse était une bonne cliente de Falchetto, à qui elle confiait l’entretien de ses voitures et chez qui elle achetait ses véhicules.

Une belle automobile, toutes options…

Le garagiste savait que la voiture plairait à Mme Duncan, et comptait bien la lui vendre. C’est donc tout naturellement qu’après avoir été ben accueilli, et avoir saisi la lueur dans l’œil de la danseuse à la vue des superbes courbes de l’automobile, qu’il lui proposa de faire un essai.

Isadora Duncan était aussi intrépide qu’enthousiaste, et accepta aussitôt. Alors qu’elle faisait mine de s’installer dans la voiture, le garagiste observa qu’elle était vêtue d’une simple robe légère et d’une grande écharpe blanche. Il lui suggéra donc d’aller s’habiller avec des vêtements qui la protégeraient mieux des courants d’air.

La danseuse refusa gracieusement : le temps était superbe, et elle n’était pas frileuse. Et quel plaisir d’avoir une décapotable, si l’on ne pouvait sentir le vent sur sa peau ?

Le garagiste insista, proposant à Isadora Duncan de lui prêter le blouson en cuir qu’il portait. Après tout, que valait un petit rhume si il lui rapportait une si belle vente ? Mais, encore une fois, Isadora Duncan refusa, et s’installa dans la voiture.

… Y compris les jantes alliage

Amilcar_cgss_sport_06011702-300x225 Isadora Duncan, une mort sur les chapeaux de rouesLe garagiste l’emmena sur la Promenade des Anglais. Il savait que la danseuse était sensible à la beauté du lieu, et qu’il la mettrait dans de bonnes dispositions pour faire un chèque. Sur place, ils croisèrent des amis de la star. Souriante, elle leur lança « Je m’envole vers la gloire ! » et, d’un ample geste, lança derrière elle son long foulard blanc.

Celui-ci voleta un instant derrière elle, avant qu’un souffle de vent, soudain, le rabatte sur le côté de la voiture. En une seconde, l’étoffe se prit dans les rayons de la roue, étranglant violemment la danseuse, écrasant sa gorge, puis, aussi brutalement, l’arrachant à son siège, la projeta violemment sur la chaussée.

Des cris d’effroi résonnèrent sur la Promenade des Anglais, les badauds accoururent, on convoqua un médecin, mais trop tard : Isadora Duncan avait été tuée sur le coup.

Si la roue du destin avait souvent été favorable à Isadora Duncan, la roue de l’automobile lui fut fatale.

Organiser une cérémonie pour un adolescent

0
adolescents pompes funèbres deuil

Organiser une cérémonie pour un adolescent est chose compliquée. Outre le contexte tendu, ces morts avant l’âge de vingt ans étant généralement soudaines et imprévisibles, il convient de considérer quelques spécificités. Au premier rang desquels, le fossé des générations.

Le décès

Le décès d’un adolescent, ou d’une adolescente, le masculin l’emporte toujours dans mon Bescherelle, est toujours un drame. On connaît l’adage « Un enfant ne devrait pas mourir avant ses parents ».

Les circonstances d’une mort aussi jeune sont, de plus, rarement considérées, quelles qu’elles soient, comme « acceptables ». Accident, suicide, voire en ces temps troublés, assassinat, sont mis sur le même plan qu’une funeste et implacable maladie, qui, à d’autres âges, permet d’entamer le travail de deuil en amont.

Tout cela pour dire : la famille que vous recevez dans votre bureau est dans un état d’hypersensibilité, de déni, de colère, ou en hébétude. Marchez sur des œufs.

Organiser la cérémonie pour un adolescent

Les parents veulent organiser une cérémonie civile. On ne dira jamais assez trop l’importance de scinder en deux rendez-vous l’organisation « technique » des obsèques (administratif, prise de commande, planification des différents intervenants) et l’organisation cérémonielle (le déroulement de la cérémonie d’hommage proprement dit, et son contenu).

Dans ce cas particulier, c’est d’autant plus important. Ce, pour une simple et bonne raison : le fossé des générations.

Attention aux générations

Parce que les parents viennent souvent avec d’autres adultes, membres de la famille, pour préserver les éventuels frères et sœurs du défunt de toute cette partie fastidieuse. Des personnes de même génération, partageant la même envie de bien faire et la même méconnaissance de l’univers de leurs adolescents.

En effet, cette tranche d’âge est réputée difficile, notamment sur le plan de la communication entre parents et enfants. Tant sur le plan émotionnel, culturel, voire même des codes sociaux, les parents partagent leur toit avec un inconnu qu’ils ont enfanté. Ceci est tout aussi vrai que leur déni : c’est leur enfant, ils le connaissent par cœur. « Je sais ce qu’aimait ma fille » m’a dit un jour un père incapable de faire la différence entre Béyoncé, que sa fille adulait, et Shakira, que l’adolescente détestait.

C’est cela que vous allez devoir expliquer à la famille. En douceur. Pas de phrases toutes faites, ici : utilisez vos propres mots et votre vécu, ce sera plus efficace que de réciter la leçon.

Objectif

L’objectif, ici, est, soit de faire venir la famille avec un adolescent de la même tranche d’âge que le défunt, soit de leur faire comprendre qu’ils doivent discuter avec les amis et camarades de leur défunt ado pour les impliquer dans la réalisation de la cérémonie.

Une cérémonie civile, même si elle est destinée aux survivantx, doit correspondre au défunt. Et c’est cela, également, que vous devrez faire comprendre à la famille. Le Lacrimosa du Requiem de Mozart saura tirer des larmes aux parents et grands-parents, mais poussera ses camarades à se demander le rapport avec l’intéressé.

N’ayez crainte : même si certains morceaux passés aux obsèques sembleront incongrus au moment de l’organisation, une fois dans la salle, dans l’ambiance de la cérémonie, ils évoqueront le souvenir du défunt plus par sa proximité que par leur forme. Peu importe que « Diamonds » de Rihanna (par exemple) soit, finalement, assez rythmée, et peu adaptée, de prime abord, à des obsèques. Ce qui compte, c’est que l’adolescent l’écoutait en boucle, et que ses proches sauront s’en souvenir.

L’objectif des obsèques, gardez le bien à l’esprit, n’est pas de poser une ambiance, mais d’évoquer la mémoire d’un défunt.

Pour résumer : tout est dans l’art et la manière de faire comprendre aux parents qu’ils ne connaissaient pas leur enfant. Encore une fois, si vous n’avez pas le tact nécessaire, changez de métier.

Nous aimerions pouvoir vous dire, en conclusion de cet article, que nous vous souhaitons de ne pas avoir à vous occuper de la mort d’un enfant ou d’un adolescent. Mais ce serait vous faire un faux espoir.

Corrida : peut on se réjouir de la mort d’un matador ?

2
corrida taureador matador mort

La semaine dernière, un toréador est mort durant une corrida. Avec ce genre d’événements, deux voies s’expriment généralement : les tenants du «Ҫa n’aurait pas dû arriver, ce n’est pas normal » et ceux du « Il connaissait les risques ». Mais une troisième voix s’exprime : « C’est bien fait pour lui ! ». Cette dernière est-elle légitime ? Débat.

Les passions déchaînées, olé !

La corrida déchaîne les passions, c’est peu de le dire. En quelques occasions, on a même vu les anti, qui manifestent devant les sites, et les pro, qui se rendent au spectacle, en venir aux mains.

Aussi, est il facile et fréquent, de voir en la matière des jugements lapidaires. Pour les anti, la mort d’un toréador dans l’arène est bien faite, puisque, de leur point de vue, c’est un assassin, pur et simple, et que leurs adversaires sont, de toute façon, assoiffés de sang. Pour les pro, les anti sont des salauds de se réjouir de la mort d’un homme, et de toute façon, ce sont des imbéciles bas du front qui ne comprennent rien et attaquent un symbole du patrimoine.

Je n’exagère pas : c’est la moyenne des commentaires que j’ai relevé sur les réseaux sociaux. Autant dire que les débats sont tout, sauf sereins. Le point Godwin est même souvent atteint, la palme revenant à « les nazis adoraient la corrida », ce qui reste à démontrer, tout de même.

Pourtant, dans cette affaire, rien n’est simple, et considérer les faits d’un point de vue global permet de se faire une opinion plus argumentée, donc plus défendable.

Un homme est mort

Il y a, dans ce spectacle, une part de jeux du cirque : au bout du compte, il doit y avoir la mort. Du taureau ou du matador, peu importe. Ou un combat exceptionnel qui justifie la grâce du taureau, mais où sont présent la violence et une part importante de risque. Dès lors, à partir du moment où il acceptait cette philosophie, le matador acceptait la possibilité de mourir. Il n’y a donc théoriquement pas lieu de s’émouvoir.

Mais, il s’agit d’un homme. Avec une famille, des amis, des proches à qui il va manquer. Un matador, oui, mais quelle est la part de volonté et la part d’hérédité dans le choix de ce métier ? Ce matador a été élevé dans une région, et probablement dans une famille, où la corrida est une institution établie. De leur point de vue, les matador respectent le taureau, puisqu’il a, toujours selon leur point de vue, sa chance. La mise à mort finale doit se faire d’un coup sec et indolore. Sur les banderilles, en revanche, les réponses sont plus évasives.

Un homme, en définitive, comme les autres, pas plus mauvais qu’un autre : de son point de vue, forgé par son éducation, ce qu’il faisait n’avait rien de répréhensible ou de malsain.

Contre-productif ?

Si nous réfléchissons à tous ces éléments, une réflexion s’impose : c’est compliqué. Le matador, de son point de vue, ne fait pas le mal pour le mal, il est persuadé de livrer un combat noble face à un adversaire qu’il respecte et qui a ses chances. C’est un être humain, et sa mort est un déchirement pour ses proches et ceux qui l’appréciaient.

Mettons-nous d’accord : même s’il n’est pas humain, la mort du taureau, qui, lui n’avait pas demandé à se trouver là, aurait été une nouvelle tout aussi triste, différemment. Que l’on s’émeuve de la mort du taureau est dès lors contradictoire avec le fait que l’on se réjouisse de la mort du toréador.

S’opposer à la corrida en prenant comme postulat de base que la vie animale n’est pas moins respectable que la vie humaine est un argument qui s’entend tout à fait. Gare toutefois à ne pas tomber dans l’excès inverse, en expliquant que la vie humaine est inférieure à la vie animale : c’est ouvrir la voie à une forme d’extrémisme, qui est, comme tous les extrémismes, préjudiciables.

De surcroît, cette forme de radicalisme est contre-productive. La plupart des personnes ont un souhait : une existence paisible et protégée des ennuis. Ouvrir la porte à des extrémistes, ou perçus comme tels, est alors interprété comme une façon de s’attirer des ennuis. C’est, pour le militant anti, le meilleur moyen de se couper d’une partie de son audience, et de laisser le champ libre à l’autre camp.

Dernier point : le respect dû aux morts est la base de toute civilisation. Quel que soit sa cause, respecter son adversaire défunt est donc une condition indispensable pour ne pas verser dans la barbarie. Que son adversaire soit un homme ou un taureau.

La philosophie est une épreuve, la dissertation de Funéraire Info

0
le penseur rodin philosophie

Hier avait lieu l’épreuve de philosophie du baccalauréat. A Funéraire Info, nous avons organisé notre propre épreuve avec un sujet de circonstance. Guillaume est le seul à ne pas avoir rendu copie blanche. Mais l’ancien étudiant de philo n’est il pas trop rouillé ? Nous vous laissons noter sa copie.

Si j’ai choisi ce sujet, c’est pour ne pas céder à la facilité. En effet, le commentaire argumenté de « Je ne suis pas mort, je suis juste passé dans la pièce d’à côté », qui tombe chaque année, est quelque peu surfait, et donc sous-noté. Et il paraît que le risque paie. C’est donc parti pour :

Sujet : Qui est apparu en premier, la vie ou la mort ? Vous avez deux heures.

Depuis la nuit des temps, depuis que l’homme est homme, à l’aube de l’humanité, dès l’apparition des premiers clichés littéraires, l’homme fut confronté aux grandes questions existentielles : « D’où-viens-je ? », « où vais-je ? » « Quand est-ce qu’on mange ? » et « On est vraiment obligés de mourir ? ».

Cette dernière préoccupation est rapidement devenue centrale. Ainsi, la préoccupation première fut la survie, de soi et par rapport à l’objet référent, l’autre, en une quête transcendantale, comme l’atteste cette citation du linguiste Jean-Pierre François « Je te survivrai au-delà de moi » (in « Jean-Pierre François, Œuvres philosophiques complètes », tome XIII, Presses Universitaires de France).

Une fois le trépas survenu, le mystère de l’achèvement de l’existence a conduit à la création du culte des morts, avec un apprêt tout particulier du défunt en tant que lui-même, à la fois contenant et symbole du contenu intangible, comme le souligne cette citation correspondant parfaitement à la description d’un convoi funéraire « Avance sur la piste, les yeux sont rivés sur toi / Les habits qui brillent tels Les Mille Et Une Nuits / Sapé comme jamais » (Maître Gims in « Oeuvres poétiques et philosophiques anthumes » La Peiade).

Mais cela ne répond pas à la question : qui est apparu en premier, la mort ou la vie ? Question difficile, tant l’interpénétration des sujets est ici patente.

L’existence de la mort induit et permet de démontrer l’existence de la vie. En effet, pour pouvoir être affirmé comme vivant, le sujet d’étude doit correspondre aux trois critères : conformiste, rationaliste et cohérent.

Conformiste, parce qu’avant que le signifiant devienne le signifié, l’unanimité doit se faire sur son sens admis et admissible. Sinon, le risque d’incompréhension est fort, comme le révèle cet exemple d’une célèbre logicienne : « Caramels, bonbons et chocolats, par moments, je ne te comprends pas, paroles, paroles paroles » (Dalida, in Op.Cit).

Rationaliste, parce que pour que la mort puisse être désignée, elle doit être tout d’abord avérée. Désigner un vivant pour définir un mort peut s’avérer contre-productif, voire causer un choc sémantique chez le locuteur. Prenons cet exemple édifiant :

« Mon père est mort ! Vous l’avez-tué !
– Non, Luke : je suis ton père.
– Nooooon »

(Georges Lucas, in « Critique de la Force pure », Garnier-Flammarion)

On constate le déni du locuteur, Luke, face à la contradiction révérencielle induite par la présence incarnée et vivante de son père censément défunt, Darth Vador. Si papa mort dit au fils je suis vivant, alors soit le papa n’est pas mort, soit les cachets du fils ne sont pas assez forts.

Enfin, dernier point, cohérent, parce que sinon, c’est le foutoir.

Mais si la mort permet d’affirmer l’existence de la vie, la vie permet-elle de déduire l’existence de la mort ? Si, dès l’apparition de la vie, la mort de l’organisme était inéluctable, alors la mort est elle apparue au moment de son décès effectif, ou bien latente dès sa naissance ?

La réponse à cette question est simple : de toute façon, le premier organisme a avoir vécu est mort tellement vite après sa naissance que cette temporalité ne peut être mesurée que par une montre au mécanisme micro-nucléaire très précise et très onéreuse. N’ayant pas les moyens de me l’offrir pour mesurer précisément ce laps de temps, je me contenterai de cette assertion du rhétoricien Jamel Debbouze « Tes yeux sont rapides comme les yeux d’un oiseau », qui doit faire à peu près autant sens que l’ensemble de ce qui précède.

Et puis, pour ouvrir sur une autre question : franchement, qui ça intéresse ?

la mort et l’onirisme : que nous révèlent nos rêves ?

0
rêves mort

On ouvre une page onirisme aujourd’hui. Loin d’être une croyance reléguée au spiritisme, la science des rêves est étudiée depuis 1900 grâce aux théories de Sigmund Freud reprises par d’autres depuis. La mort fait tellement partie de notre quotidien, qu’elle s’invite aussi dans les songes. Alors mauvais présage ? simple cauchemar ou clé inconsciente ? Que dit la science des rêves ?

Je ne vais pas vous faire un cours sur l’inconscient, le moi, le ça, le subconscient etc, déjà parce que mes cours en la matière datent un peu et que j’aimerais que l’on se focalise uniquement sur l’angle de la mort dans nos rêves. Si pour la plupart des psys, la plupart de nos problèmes viennent de notre mère, pour Freud, ils viennent de notre sexualité, nos pulsions.

L’interprétation freudienne

Rêver de la mort, dans son sens général, c’est essayer d’échapper à ses propres pulsions qui seraient dues à une tension entre le surmoi – les obligations, les lois et les limites – et le ça qui correspond aux pulsions sexuelles. Lorsque la mort apparaît en rêve, elle met en évidence ce conflit entre ces deux parties. Lorsque la tension est trop forte, le rêve met en exergue la punition et le sentiment de culpabilité du rêveur de ne pas réussir à apaiser ce conflit. Comme la perte de dents, ou encore la chute dans le vide, la mort fait partie des rêves dit « typiques ».

L’interprétation jungienne

Jung, quant à lui, considérait que la mort revêtait un sens complétement différent de celui de Freud au sens où la mort apparaît comme un dépassement et non comme une limite. Pour Freud, il s’agit de rêves typiques et pour Jung, de rêves de l’inconscient collectif. L’idée du renouveau est clairement exprimée ici, renouveau d’une situation mais aussi et surtout de l’être en lui-même. La mort est le processus de continuation. Pour ceux qui sont un peu familiarisés avec le tarot, la mort correspond à l’arcane n°XIII, la mort, qui apparaît avec une faux, là encore lorsqu’elle apparaît dans le jeu, elle évoque un changement brusque et une nouvelle possibilité peut apparaître alors.

Rêver de la mort serait donc extrêmement positif, car c’est la preuve de la disparition de l’ancien moi au profit d’un développement plus harmonieux. Les désillusions tombent et amènent le rêveur à une grande lucidité. La mort est donc synonyme de changement.

D’un point de vue ésotérique, la mort est le message de la renaissance, c’est une transformation de l’être qui va passer d’un état à l’autre.

Rêver de défunt

C’est un rêve extrêmement fréquent qui peut apporter soit la sécurité, soit la peur suivant les rapports que l’on entretenait avec la personne de son vivant. Quoiqu’il en soit, voir un défunt en rêve, peut apparaître comme étape essentielle du processus de deuil. Dans certaines interprétations, c’est aussi une manière de tuer l’être symbolique pour devenir un être à part entière. Pour Freud, la perte d’un proche c’est un désir inconscient de cette mort déguisée, un désir qui, selon lui, remonterait à l’enfance où l’autre était alors perçu comme un rival. Dans la même lignée, ce rêve peut aussi signifier l’angoisse de l’abandon, rêve et interprétation que l’on fera plus facilement dans les rêves d’enfant.

reve-mort la mort et l'onirisme : que nous révèlent nos rêves ?Sa propre mort

On a tous déjà rêver de cela, que l’on est en danger, poursuivi ou au bord de l’agonie et pourtant on se voit peu réellement mort, car en vérité notre instinct de survie nous pousse inexorablement au réveil. En revanche nous ressentons violemment toutes les étapes qui la précèdent, cela traduit souvent une angoisse existentielle, la peur d’un changement. Tout ce que l’on peut considérer comme menace physique ou symbolique dans notre environnement lors de la vie diurne. Notre inconscient va donc assimiler cette agression extérieure comme une mort physique dans le rêve. Même si le changement nous fait peur, il est souvent salutaire. En rêve l’on peut aussi se voir « après » cette mort, comme si nous gardons néanmoins la conscience des choses et des êtres, alors que nous ne sommes plus là. Le rêve devient une allégorie de la mort. Là encore, c’est un message encourageant et positif, il nous appelle à un passage initiatique et à une transformation qui s’est réalisée avec la fin d’un attachement.

Jung était une de ces personnes qui s’est intéressée de très près aux rêves où la mort était présente et en particulier la mort du rêveur et celui de l’entourage proche. C’est aussi pour lui une manière de se familiariser avec l’idée même de la mort et donc…de mourir. On passe du mythe, à la possibilité réelle de la fin de notre existence. Si pour nous, de manière consciente la mort peut être effrayante, l’inconscient n’en a que faire de ces considérations et c’est pour cela qu’il est tout à fait possible de rêver de quelqu’un qui est déjà mort, ou même de nous, alors que nous sommes mort dans le rêve. On trouve d’ailleurs ce processus totalement normal. Tout va se dérouler exactement comme si l’individualité de chacun continuait son chemin. En ce sens, ce processus va être une préparation à la mort.

Bien sur cela reste terrifiant, le message onirique vient nous confronter à nos limites ou à nos croyances. Les rêves ne sont pas prémonitoires du décès d’un proche, ils ne sont en réalité, jamais négatifs, au pire, ils nous révèlent notre peur du changement et le poids du passé. C’est toujours le symbole d’une transformation d’un passage vers un autre.

 

Les expressions de la mort : la richesse de la langue française

0
dictionnaire

La langue française est riche, de mots et d’expressions en tout genre. Retrouvez ici les expressions de la mort les plus communes et les définitions qui y sont associées.

  • La petite mort Sens : Un orgasme. Origine : Cette expression érotique date du XVIe siècle. A l’époque d’Ambroise Paré, père de la chirurgie moderne, on étudiait beaucoup l’anatomie, on désigna alors l’orgasme comme une petite mort de par le court évanouissement ou les frissons qu’il peut provoquer.
  • à la vie, à la mort Sens : Pour une durée éternelle. Origine : L’expression fait référence à des liens très forts entre deux personnes, qu’elles soient amies ou en couple. Elles se font le serment que le lien qui les unit durera toute la vie, et même au-delà, dans la mort.
  • mort aux vaches Sens : Injure antimilitariste adressée à la police ou à toute autre personne représentant l’ordre. Origine : On donne à cette expression deux origines. La première remonte à l’époque d’Henry IV où celui-ci aurait assiégé Paris. Ses étendards arborant deux vaches, les Parisiens créèrent l’injure. La seconde remonte à 1870 lors de la guerre franco-allemande. Sur les postes allemands était inscrit « Wache » signifiant « sentinelle ». Les Français se seraient alors exclamés « Mort aux Waches ! » qui, par déformation orthographique serait devenu « Mort aux vaches ! ». Par extension, elle s’adresse maintenant aux forces de l’ordre.
  • c’est la mort du petit cheval Sens : C’est très grave, la fin de tout. Origine : Expression française familière désignant une situation jugée extrême dans sa gravité. Parfois employée ironiquement pour se moquer du manque de relativité dont font preuve certaines personnes confrontées à des événements particuliers.
  • mort de rire Sens : Grande hilarité Origine : Expression familière qui s’emploie pour exprimer le fait de rire beaucoup. Le mot mort est employé ici pour accentuer l’intensité même si selon certains, il existerait plusieurs anecdotes relatant des cas de mort ou d’accidents dus à une grande hilarité mais rien n’a cependant été prouvé.
  • Arrêt de mort Sens : Décision qui mène une personne à la peine de mort. Origine : Cette expression a vu le jour à la fin du XVIIIe siècle et a toujours conservé son sens actuel. Prise d’une façon simpliste, on pourrait l’interpréter tout autrement puisqu’arrêt pourrait faire penser qu’on empêche la mort. Or, l’expression signifie bien que la peine capitale est prononcée.
  • Escadron de la mort Sens : Armée ou milice en charge d’exécutions. Origine : L’expression escadron de la mort correspond à l’origine aux groupes armés qui sévissaient dans les années 1970 en Amérique du Sud, puis s’est étendue à tout groupe, généralement aux missions secrètes, dont l’objectif était d’éliminer des personnes gênantes.
  • Espace mort Sens : Partie des voies respiratoires ne partipant pas aux échanges de dioxygène. Origine : Employée dans le langage de l’anatomie, cette expression tire son nom du fait qu’elle désigne une partie, c’est-à-dire un espace, des voies respiratoires, qui ne participe pas à la respiration et donc au processus de la vie.
  • Faire le mort Sens : Se faire discret. Origine : A l’origine, l’expression était utilisée dans les cercles de jeux de carte où celui qui avait abattu son jeu ne pouvait plus participer. Par extension, l’expression signifie qu’une personne se fait discrète et évite de se faire remarquer.
  • Le mort saisit le vif Sens : En langage juridique, l’héritage d’une personne morte va automatiquement à ses héritiers vivants, ainsi saisis par la loi. Origine : L’expression est juridique et désigne le fait qu’à son décès, les biens d’une personne passent automatiquement à ses héritiers (vivants) en fonction de la loi (article 724 du Code civil) : à l’ouverture de la succession, ces héritiers sont ainsi saisis par la loi (ils peuvent néanmoins renoncer à cette succession). L’expression (vieillie) trouve son origine dans l’expression Le roi est mort, vive le roi !, proclamée (pour la première fois dans sa forme impersonnelle aux funérailles de Charles VIII en 1498) à la mort du monarque et à l’avènement du nouveau monarque selon le principe héréditaire de la Couronne.
  • Horloge de la mort Sens : Espèce de coléoptère faisant partie des Anobiidae. Origine : Cette expression, attestée depuis au moins la première moitié du XIXe siècle, tire son origine des sons que cet insecte émet à la période de reproduction. En effet, pour attirer la femelle, le mâle se pose sur un tronc contre lequel il cogne sa tête de manière régulière, ce qui crée comme le son d’une cloche répétée. Et voilà que sonne le glas !
  • La mort dans l’âme Sens : A contrecoeur. Origine : Au XVIIe siècle, le terme « mort » était utilisé dans de nombreuses expressions pour partager un tourment et non forcément la fin de la vie. La mort dans l’âme est apparue au XIXe siècle pour représenter les grandes réticences d’une personne.
  • Être à l’article de la mort Sens : Etre proche de la mort. Origine : Traduction littérale de l’expression latine  » in articulo mortis « , le terme  » article  » n’est nullement une référence au journalisme, mais à une séparation qui se ferait entre le corps et l’esprit au moment de la mort. L’expression date du XVIe siècle.
  • Ne pas y aller de main morte Sens : Agir de façon violente. Origine : « Ne pas y aller de main morte » est une expression datant du XVIIe siècle, que l’on trouvait à l’époque sous la forme « ne toucher pas de main morte ». La « main morte » symbolise en fait une main inactive ou sans force. De cette façon, il est clair que l’emploi de cette expression démontre une action réalisée avec dynamisme, voire avec violence.
  • Langue morte Sens : Langage qui n’est plus utilisé, n’est plus parlé.
  • Peau morte. Sens : Épiderme mort.
  • rester lettre morte Sens : Se dit d’une chose inutile ou qui n’a pas été prise en compte. Origine : Expressions dérivées des « lettres closes » au XVIIe siècle. Celles-ci étaient des lettres royales dont le fond et la forme étaient souvent incompréhensibles. Au XIXe siècle, son sens évolue puisque les « lettres mortes » caractérisaient les textes juridiques perdant de leur valeur et devenant de ce fait inutiles.
  • Le royaume des morts Sens : Lieu d’errance des âmes damnées. Origine : Dans la mythologie grecque, l’expression désigne le lieu situé sous la surface de la Terre et qui se prolonge jusqu’aux frontières du monde. Différent de l’Enfer chrétien, le royaume des morts voit les âmes damnées errer sans penser ni ressentir, tels des zombies éternels.
  • Livre des morts Sens : Recueil de formules funéraires égyptiennes. Origine : Le Livre des morts, de son nom complet, Livre des morts des Anciens égyptiens, est un ensemble de rouleaux de papyrus que lesquels ont été rédigés les différents rites funéraires à respecter. Ce livre des morts était placé dans le tombeau aux côtés du corps momifié.
  • Descendre en feuille morte Sens : Pour un avion ou hélicoptère, tomber en tournoyant. Origine : Cette expression s’emploie dans l’aéronautique pour désigner le mouvement d’un appareil qui chute en tournant sur lui-même, comme le ferait une feuille morte en automne, après s’être décrochée d’une branche.
  • Souffrir mille morts Sens : Souffrir d’une douleur extrême. Origine : On utilise l’expression « souffrir de mille morts », datant du XVe siècle, pour dire que l’on ressent des douleurs horribles qui seraient similaires à la souffrance imaginée causée par le fait de mourir mille fois.
  • Défendre la veuve et l’orphelin : préserver les êtres les plus fragiles
  • La veuve au poignet : masturbation , Cette expression date du XIXe siècle. C’est une association entre le poignet qui s’agite et la veuve solitaire qui aurait pour réputation de pratiquer cela couramment. L’autre référence se trouve sur la guillotine où le poignet qui sert à décalotter la vie s’appelle la veuve.
  • Avoir un pied dans la tombe : Être presque mort,  L’image de la tombe est très claire : il s’agit d’une référence à la mort. Cependant, le fait de n’avoir qu' »un pied » dedans signifie que l’on n’est pas encore tout à fait mort. Cette expression s’applique donc à une personne très vieille ou encore à quelqu’un qui va bientôt mourir.
  • Être muet comme une tombe : Ne prononcer aucun mot, L’expression est un héritage de deux notions chrétiennes. La première est liée au rite de la confession, où le curé doit enterrer à tout jamais les propos entendus. La seconde provient du fait que les morts mis en tombe gardent un silence éternel.
  • Emporter un secret dans la tombe : Cette expression fait référence au fait de ne pas révéler un secret jusqu’à sa mort. Quelqu’un emmène son secret avec lui dans sa tombe où personne ne pourra plus lui arracher.