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Regards et prévention : 4 février journée mondiale de lutte contre le cancer

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Il y a peu je vous faisais un article sur la mort en France, avec les chiffres et les catégories. Le cancer apparaît en tête des causes de mortalité en France. Pourtant des traitements existent, mais oui, le cancer tue encore. Aujourd’hui, 4 février, c’est la journée mondiale de lutte contre le cancer, un événement important pour tous.

Le cancer représente 30% des décès en France. Parmi le plus mortel nous retrouvons le cancer du poumon lié à 90% au tabagisme actif voire passif. Le cancer du colon arrive en deuxième position avec celui de la prostate. Des cancers virulents et douloureux.

À quoi sert la journée internationale contre le cancer ? À mettre en avant la prévention, car même si aujourd’hui des traitements existent, c’est la détection rapide d’un cancer qui permet le mieux de soigner un patient. L’INSERM dont je vous parle souvent, sensibilise aujourd’hui le public à cette prévention. Les chercheurs de l’INSERM avancent dans les progrès médicaux pour offrir de nouvelles possibilités de traitements ou de confort pour les patients atteints d’un cancer que ce soit par la mise en place d’un larynx artificiel dont vous trouverez le communiqué officiel ici ou encore sur la mise en installation de nouveaux appareils à ultrasons ou de nouvelles méthodes de mise en place d’un nouveau diagnostic tumoral plus efficace du cancer du poumon et du pancréas.

Hormis la chirurgie, la radiothérapie et les médicaments, les chercheurs sont sans cesse en train d’élaborer de nouvelles manières d’appréhender la maladie notamment depuis peu avec l’hormonothérapie qui a pour effet de rendre inopérante les hormones responsables de la croissance de certaines tumeurs. L’Institut Marie Curie quant à elle travaille sur une combinaison de traitements se rendant compte qu’en les associant certains traitements sont plus efficaces et s’inséreraient alors dans un « cercle vertueux » tel que l’association de l’immunothérapie et de la radiothérapie, travaille qui consiste à se consacrer à l’ADN.

La prévention c’est aussi des rappels d’hygiène de vie, notamment par la lutte contre l’obésité et contre le tabagisme passif et actif. Le sport, la bonne alimentation sont privilégiés afin d’assurer à l’organisme le plus de pouvoir possible pour se défendre contre la maladie. La prévention passe aussi par le cadre de travail, même si les mines sont fermées, bon nombre de métiers et d’entreprises peuvent être à mêmes de favoriser certains cancers, notamment du poumon, de la gorge, mais aussi du métabolisme hormonal chez les femmes, avec l’utilisation de pesticides, de solvants dangereux, de fumées toxiques, etc.

La prévention est depuis quelques années accentuée. La mammographie est fortement conseillée et fait partie aujourd’hui d’un vaste programme de prévention contre le cancer du sein dès 50 ans, avec Octobre rose, et toutes les courses de femmes à travers le pays afin de soutenir et lutter contre la maladie. Cancer qui se soigne beaucoup mieux aujourd’hui qu’il y a quelques années grâce à sa détection précoce. Un test de dépistage du cancer colorectal est également envoyé par voie postale à tous les hommes de plus de 50 ans. Une manière de concerner tout le monde, même s’il l’on ne veut pas toujours voir la maladie. Lutter contre la maladie ça n’est pas seulement de la prévention, c’est aussi aider au quotidien les malades de tous les âges. C’est aussi l’accompagnement en soin palliatif, cheval de bataille de tous les gouvernements successifs qui sera cette année encore au cœur des programmes, décrets et applications. Lutter contre le cancer c’est aussi aider les familles endeuillées par le décès d’un être cher.

Loin d’être un virus, le cancer, nous pouvons tous l’avoir tous le développer.  C’est pourquoi nous sommes tous concernés par cette journée de lutte contre le cancer. Cette année la Ligue Nationale de Lutte contre le Cancer lance un film « Un regard, un espoir » afin de sensibiliser chacun sur la maladie, de l’autre, de soi.

 

Cancer de l’ovaire: baisse des décès grâce à la pilule

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Pilules contraceptives

Entre 2002 et 2012, le décès par cancer de l’ovaire dans le monde, principalement à cause de la généralisation de la pilule contraceptive, a reculé et devrait continuer au moins jusqu’en 2020 à diminuer.

Le décès par les cancers de l’ovaire a été diminué grâce à l’utilisation de la pilule contraceptive. En effet, les contraceptifs oraux sont identifiés comme ayant un effet protecteur contre ce type de cancer.

Le phénomène est expliqué par le déclin de l’utilisation chez les femmes ménopausées du THS (traitement hormonal substitutif) depuis une dizaine d’années, selon une étude publiée dans la revue médicale Annals of Oncology.

Dans le pays de l’Union européenne, les décès causés par le cancer de l’ovaire entre 2002 et 2012, selon le dirigeant des chercheurs, le Pr Carlo La Vecchia, de l’Université de Milan, ont reculé de 10%, qui passent de 5,76 décès à 5,19 pour 100 000 femmes, tandis qu’en Nouvelle-Zélande et en Australie, les chercheurs ont constaté une baisse de 12 % et de 16 % pour les États-Unis.

En allant de 0,6 % en Hongrie à 28 % en Estonie, la baisse est tout de même différente selon les pays en Europe. L’auteur de l’étude, le Pr La Vecchia a souligné que depuis les années 1990, il y a en Europe une diminution sur les grandes variations de taux de mortalité, qui est probablement dû à des facteurs reproductifs et à l’utilisation des contraceptifs plus uniforme.

Toutefois, il reconnaît qu’il y a des différences importantes et persistantes entre les pays qui ont commencé à prendre plus tôt la pilule comme le Danemark, la Suède ou la Grande-Bretagne, et les pays de l’Europe méridionale et orientale.

Selon des chercheurs, c’est la généralisation de la pilule contraceptive qui pourrait en partie tenir un rôle clé sur cette tendance. Ils ont réalisé, en utilisant les données de la base de données de l’Organisation mondiale de la santé jusqu’en 2012 et les prédictions des taux d’ici 2020, une méta-analyse avec les tendances mondiales de mortalité par cancer de l’ovaire.

Moins de décès prématurés avec les protéines végétales

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Les produits naturels contenant des protéines végétales

La consommation régulière de protéines végétales selon la nouvelle étude américaine dans le JAMA Internal Medicine, parue le 1er août réduit le risque de décès prématuré, surtout pour les personnes qui présentent au moins un facteur de risque comme le surpoids, le tabac, l’alcool ou la sédentarité.

Chez les sédentaires, les grands fumeurs ou ceux qui abusent de l’alcool, le risque de décès prématurés est accru. Risque qui peut être diminué, selon une étude démontrée par l’université de Harvard, par la consommation de protéines végétales, tandis qu’un facteur de risque supplémentaire est constitué par la consommation des protéines animales.

Les risques de morts prématurés sont donc réduits quand l’alimentation des personnes présentant au moins un facteur de risque est composée d’une grande quantité de protéines végétales.

Entre 1980 et 2012, l’étude dont les résultats confirment les affirmations de professionnel de la santé depuis des décennies, a été menée sur plus de 130 000 personnes. Tous les jours, la qualité et la quantité de protéines qu’ils avaient consommées ont été reportées par les participants. Près de 14 % sont favorables à la consommation des protéines animales comme les viandes blanches ou rouges, produits laitiers, œufs et poissons, contre 4 % pour les protéines végétales incluant les légumineuses et les noix.

Pour la santé, les protéines végétales sont, selon cette étude, de vraies alliées. Une diminution de 12 % de décès liés à des problèmes cardiovasculaires et 10 % de risque de mortalité prématurée due à des causes diverses ont été constatées avec l’augmentation de 3 % de la consommation de légumineuses. Par contre, une augmentation de 10 % de la consommation de protéines animales augmente de 8 % selon les scientifiques, les risques de mortalités liés aux maladies cardiaques et 2 % le risque de décès dus à des causes diverses.

La consommation des protéines présentes dans les noix, les pâtes, les haricots et les céréales est à privilégier et que pour les amateurs de protéines animales, la consommation des protéines maigres, comme les poissons ou les viandes blanches est donc fortement recommandé.

L’ONU fait un appel pour prévenir les décès dus aux canicules

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Canicule

Après l’enregistrement au Koweït d’un nouveau record de température pour le premier semestre 2016, un appel a été lancé jeudi par l’UNISDR (Bureau des Nations Unies pour la prévention des catastrophes) afin d’intensifier les efforts pour prévenir les décès causés par la canicule.

Alors que le changement climatique intensifie à travers le monde, y compris les canicules, l’impact de nombreux événements climatiques extrêmes, l’UNISDR a avisé dans un communiqué de presse une éventuelle hausse de décès causés par les canicules.

Le chef de l’UNISDR, Robert Glasser a révélé que les nuits chaudes, les journées chaudes et canicules sont devenues de plus en plus fréquentes. Il a ajouté que la gestion des risques de catastrophe doit accorder plus d’attention à la chaleur extrême si nous voulons diminuer la mortalité liée à ce risque naturel particulier, car cette année risque d’être l’année la plus chaude jamais relevée.

Il faut publier des avis liés à la chaleur et des avertissements aux millions de personnes à travers le monde, a souligné le chef de l’UNISDR si nous voulons que le décès des milliers de personnes, notamment en Europe et en Asie, à cause des canicules, qui ont eu lieu l’année dernière, ne se répète.

Robert Glasser a appuyé que pour garantir que les personnes les plus vulnérables et pauvres, y compris les personnes âgées, les enfants, les réfugiés, plus d’efforts soient nécessaires, et que des mesures pratiques soient prises pour assurer que les personnes handicapées qui reçoivent des alertes précoces, aient accès à un abri adéquat, à l’eau, et à une protection contre le soleil et la chaleur.

L’OMM (Organisation météorologique mondiale) a annoncé la semaine dernière que pour les six premiers mois de cette année, les températures mondiales ont été, avec des records de chaleurs à travers de grandes parties d’Afrique, des Amériques, du Pacifique et d’Asie, les plus chaudes jamais enregistrées.

Les poissons gras diminuent le décès du cancer de l’intestin

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Poisson gras pour prévenir le cancer

En consommant une quantité importante d’acides gras Oméga-3, se trouvant dans le poisson gras comme le saumon, le thon, la sardine ou le maquereau, les personnes ayant un cancer de l’intestin pourraient augmenter leurs espérances de survie selon une étude qui a été publiée dans le British journal Gut ce mercredi.

L’étude a montré une nouvelle piste pour lutter contre le cancer de l’intestin. Les bienfaits des Oméga-3 ne sont plus à présenter au fonctionnement du cerveau, de la rétine, du système nerveux et aussi pour prévenir les maladies cardiovasculaires.

 L’étude de chercheurs du Massachusetts General Hospital a montré que les Oméga-3 pourraient apporter un autre bénéfice. Elles aident, chez les patients qui souffrent de cancer de l’intestin, à réduire le risque de décès.

En réalisant une étude sur plus de 170 000 personnes dont 1 659 sont atteintes d’un cancer de l’intestin, ceux qui consommaient 0,3 gramme d’Oméga-3 par jour avaient un risque moins élevé de 41 % de mourir de leur maladie par rapport à ceux qui n’avaient consommé que 0,1 gramme. Entre un risque plus faible de décès et l’absorption en grande quantité d’Oméga-3, il y a donc une forte corrélation.

Sur une période de suivi d’une moyenne de dix ans, 169 décès sur les 1 659 cas de cancer de l’intestin sont attribués uniquement à cette maladie.

Les chercheurs ont constaté qu’un risque 70 % plus faible de décès est lié à une augmentation de l’apport d’au moins 0,15 gramme par jour de l’Oméga-3. Par contre, la diminution de l’apport quotidien est liée à un risque développé de 10 % de mortalité. Les chercheurs ont donc souligné que des tendances semblables ont été relevées pour toutes les autres causes de décès.

Les patients diagnostiqués de cancer de l’intestin auraient donc tout intérêt à intégrer dans leur alimentation une grande quantité de poissons gras, une source principale d’Oméga-3.

De plus en plus de morts par suicide chez les ados aux USA

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L’Académie américaine de pédiatrie qui suggère aux médecins d’identifier les jeunes patients à risque a rapporté que le suicide se place en deuxième position après les accidents de la route chez les adolescents.

Il y a une régression pour le classement du suicide des adolescents par rapport au dernier rapport du mois de mai de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon une étude inédite concernant la première cause de mortalité des adolescents, que l’OMS a publiée, le suicide est précédé des accidents de la route et du sida.

La dépression, qui est même la principale cause de handicap et maladie des jeunes âgés de 10 à 19 ans, peut survenir tôt, d’après le rapport de l’OMS sur la santé des adolescents. L’organisation a noté aussi que les accidents de la route, le suicide et le sida sont les trois causes principales de mortalité des adolescents.

En 2012, le nombre d’adolescents morts dans le monde est estimé à 1,3 million et qu’en 2013, le suicide a touché 1 750 adolescents qui sont âgés de 15 à 19 ans aux États-Unis. Ce qui selon l’Académie américaine de pédiatrie, fait du suicide la deuxième cause de décès, après le décès par accident, chez les ados.

D’après certaines études, la moitié des personnes qui souffrent de problème mental ou sujets de dépression, qui est la maladie numéro un dans cette classe d’âge, ont manifesté dès l’âge de 14 ans leurs premiers symptômes, mais ne sont pas diagnostiquées. Un traitement précoce des adolescents malades éviterait, selon l’OMS, des souffrances durant toute la vie et des décès.

Publiée dans la revue Pediatrics, l’Académie propose aux pédiatres et aux médecins généralistes, dans son nouveau rapport, d’inclure dans leurs examens de routine le dépistage du risque de suicide.

Les experts ont identifié certains facteurs de risque comme la consommation régulière d’alcool ou de drogue, une histoire de violence sexuelle ou physique, l’orientation sexuelle, des antécédents familiaux de suicide, la cyberintimidation ou des antécédents de trouble de l’humeur.

Ni canicule, ni grippe : mortalité en baisse en Suisse pour 2014

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Vue de Genève, en Suisse

Selon l’Office fédéral suisse de la statistique, on compte un millier de morts en moins en 2014, par rapport à 2013. 63.938 Helvètes sont décédés il y a deux ans, principalement des maladies cardiovasculaires, de démence et de cancers.

Cette baisse de la mortalité d’une année sur l’autre se retrouve dans chaque tranche d’âge. 700 décès en moins chez les personnes comptant plus de 80 ans sur cette période, par exemple. Il est vrai qu’en Suisse, on n’a relevé ni canicule, ni épidémie de grippe. Conséquence : l’âge moyen au moment du décès a augmenté. 79 ans en moyenne chez les hommes en 2014. 85 ans chez les femmes en moyenne. Soit près d’une décennie gagnée depuis 1969.

Ce vieillissement de la population entraine un « nombre élevé de décès par démence », note l’Office fédéral. 5.759 défunts ont principalement succombé à ce facteur en 2014, année qui marque toutefois le premier recul depuis 1995, année où ce diagnostic a été pris en compte pour la première fois.

Mais en Suisse, on mourait d’abord en 2014 des maladies de l’appareil circulatoire (20.972 personnes, soit un tiers des décès). Même si ce risque a diminué en près de vingt ans, surtout chez les hommes. Le cancer (en hausse) a tué pour sa part 16.765 Helvètes cette année-là. En la matière, il atteint essentiellement les poumons, la prostate, les seins. Pour mémoire, on notera que le nombre de suicides (un millier) est stable depuis cinq ans. Particularité locale : le nombre de suicides assistés s’est élevé il y a deux ans à 742 cas (contre 587 en 2013).

La pollution de l’air, ce tueur invisible partout en France

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Pollution de l'air au dessus de Paris

Presqu’autant de victimes que l’alcoolisme. Au moins 48.000 Français meurent par an des suites de la pollution de l’air, soit 9% de la mortalité nationale. C’est ce qui ressort d’une étude de l’agence Santé publique France (ASPF) publiée ce mardi.

Pour situer clairement les choses, vivre dans ces particules invisibles contribue à réduire de neuf mois à deux ans (en banlieue parisienne) l’espérance de vie d’un trentenaire. Ces polluants peuvent atteindre tous les organes du corps via les poumons puis la circulation sanguine. L’inflammation chronique installée, le festival des cancers et des maladies cardiovasculaires peut commencer.

Une constante des pays industrialisés. Une étude américaine toute neuve, issue de dix années d’observations dans une douzaine d’universités, a scruté 7.000 personnes dans les six premières villes des Etats-Unis. Mêmes conclusions : l’exposition sur le long terme rigidifie les artères jusqu’autour du cœur, menant à des accidents cardiaques.

Les chercheurs à l’origine de l’étude française de l’ASPF ont établi une carte du pays de l’impact sanitaire de ces particules fines, à deux kilomètres près. L’activité humaine (chauffage, transports, industrie, agriculture) entraine un constat sans appel : même les campagnes sont touchées. Evidemment, les zones les plus denses en population sont les plus touchées. C’est ainsi que l’on perd 15 mois d’espérance de vie dans une agglomération de plus de 100.000 habitants contre 9 mois en zones rurales.

Pour les scientifiques, ces particules fines ne sont qu’un révélateur de la pollution ambiante, qui comprend bien d’autres substances nuisibles agissant en interaction. Il faut donc prendre ces résultats comme un minimum. Ce qui fait plutôt froid dans le dos. Les pics de pollution annoncés régulièrement dans les médias ne sont que des épisodes plus visibles que d’autres. Ce poison atmosphérique est donc quotidien. Pour autant, ce n’est pas une fatalité. Réduire notre dépendance aux énergies fossiles améliorerait les conséquences, tout comme (par exemple) moins emprunter sa voiture ou mieux filtrer les émissions industrielles.

Sécurité routière : Plus de morts, mais moins d’accidents en 2015

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Illustration d'un accident

Le bilan définitif de l’accidentalité routière pour 2015 sur les routes de France, rendu public ce 18 mai 2016 par la Sécurité routière fait état de 77 morts supplémentaires par rapport à 2014.

Sur les routes de France en 2015, 3 461 personnes ont perdu la vie, ce qui représente un pourcentage légèrement amendé, une hausse de 2,3 % de morts, ce qui est équivalent de 77 décès supplémentaires en comparaison à l’année précédente. Il y a tout de même un contraste avec la baisse de blessés graves, d’accidents et de personnes hospitalisées, mais davantage de personnes décédées.

Le conducteur avait, dans plus de 30 % de cas d’accidents, un taux d’alcoolémie supérieur à la norme autorisée et environ un tiers des morts sont des jeunes.

Le bilan provisoire renouvelé par l’Argus de l’assurance en janvier dernier a fait état d’un bond de 2,5 % des morts en 2015, sur les routes françaises. Une année contrastée pour la sécurité routière, car si la hausse de la mortalité sur la route se maintient, le nombre de personnes hospitalisées reste stable.  La Sécurité routière a révélé qu’avec une hausse de 8 % par rapport à 2014, l’accidentalité se dégrade chez les automobilistes.

Pour l’année 2015 selon la Sécurité routière, la vitesse a de nouveau augmenté sur nos routes. Sur les routes limitées à 110, la vitesse moyenne a augmenté de 2 kilomètres/heure en deux ans, et de 4 kilomètres/heure sur l’autoroute, malgré la multiplication des cabines. En un an, le nombre d’accidents sur les autoroutes a tout de même grimpé de 23 %. Les automobilistes, qui commencent à n’avoir pas peur des radars, ont davantage appuyé sur le champignon en dehors des villes.

Chez les automobilistes, l’accidentalité routier se détériore, a précisé l’organisme. En 2015, elle a annoncé par rapport en 2014, l’état de 1 796 morts dans un véhicule de tourisme, soit une hausse de 8 %, ce qui correspond à 133 décès de plus. Deux tiers de ces décès supplémentaires se portent sur les conducteurs masculins et sur les passagers féminins pour un tiers, ajouta-t-elle. La même année, plus de la moitié de décès sur la route, soit 51,9 %, étaient passagers ou conducteurs de ce type de véhicules, a-t-elle poursuivi.

Mortalité sur les routes : gare au week-end de Pentecôte

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Alors que le week-end de Pentecôte débute ce vendredi, le ministre de l’Intérieur annonce pour l’occasion une forte présence des gendarmes et des policiers sur les routes. Avec un mot d’ordre : prudence. Le nombre des tués est globalement en hausse entre janvier et avril, par rapport à l’an dernier.

Pourtant, à y regarder de près, le bilan du mois d’avril montre une petite embellie. 252 morts, c’est treize de moins qu’en avril 2015 (-5%). Déjà le mois de janvier avait présenté un mieux par rapport au même mois l’an dernier, avant que la courbe ne revire au rouge. Le ministre Bernard Cazeneuve voit donc s’éloigner en soufflant les bilans désastreux de février (+8,4%) et surtout de mars (+14,2% de morts). Mais le constat est là : la Sécurité routière n’a pas enregistré deux mois consécutifs de baisse depuis plus de deux ans.

Le ministre envoie donc 13.000 fonctionnaires pour surveiller les routes de ce week-end, en promettant la plus grande vigilance. Il estime par ailleurs que le lot de mesures prises en 2015 « commence à porter ses fruits » et va se poursuivre. Il s’agissait notamment de déployer plus de radars embarqués, de radars fixes, et de placer des appareils « leurres » sur les bas-côtés. Les résultats ne peuvent se mesurer que sur la durée.