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Expérience de Mort Imminente : quand on va en enfer…

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expérience de mort imminente enfer

Vous avez certainement déjà entendu parler des NDE et d’EMI, ou Near Death Expérience et Expérience de Mort Imminente. Ces phénomènes sont largement médiatisés, et présentés comme des expériences positives, mais un autre type d’EMI est passé sous silence, les expériences négatives. Une vision de l’enfer ?

EMI, NDE et mystère

Ce sont des visions et/ou des sensations vécues lors d’un coma profond ou d’une mort clinique. Une mort non définitive, puisque tout ceci repose sur des témoignages de personnes qui en sont revenu.

Les descriptions en sont connues : le grand tunnel de lumière, la sensation de bien-être, les êtres chers qui attendent parfois au bout pour rassurer et guider le défunt, le renvoyant, dans les cas qui nous intéressent, d’un « le moment n’est pas encore venu » bienveillant.

Certains y voient la preuve de la vie après la mort, d’autres une stimulation cérébrale intense au moment de la mort. La croyance contre la foi. Ceci a été tellement décortiqué, analysé, commenté, discuté qu’il semble ne plus rien avoir à y ajouter, si ce n’est « Nous verrons bien le moment venu ». Le plus tard possible, donc.

Le sujet qui fâche

Mais personne n’aborde jamais le sujet qui fâche : les EMI négatives. En effet, si certaines personnes ont l’impression d’arriver au Paradis, d’autres en revanche semblent avoir été dirigées tout droit en enfer.

Il existe en effet des EMI dites « Negatives ». On estime leur nombre, sur l’ensemble des EMI déclarées, compris entre cinq et quinze pour cent. Estimation, en effet, parce que si les personnes qui ont subi une EMI ont tendance à facilement en parler, celles qui ont vécu une EMI négative ont tendance à se taire sur le sujet.

Un silence qui peut s’expliquer de deux façons : le traumatisme et la honte. Traumatisme, parce qu’autant une EMI, tout le monde s’accorde là dessus, est une expérience agréable, autant l’EMI négative est violente et agressive. Et la honte est celle d’avoir été précipité vers ce qui ressemble à l’enfer, avec la certitude, quelque part, de l’avoir mérité.

Une vision de l’enfer ?

Mais à quoi ressemblent ces EMI négatives ? Il serait facile de dire : à la même chose, en inversé. Ici, le tunnel blanc est remplacé par un trou noir. Pour certains, le tunnel ne se pare de rien et reste inoccupé. Pour d’autres, le noir s’éclaircit un peu pour laisser entr’apercevoir des endroits lugubres et sales. Il y a ceux qui sentent un sentiment de solitude immense, et d’autres qui perçoivent des présences inquiétantes et menaçantes.

Petite lueur d’espoir, la plupart font état, à la fin, d’une présence bénéfique et salvatrice, qui vient les tirer de ce guêpier pour les renvoyer vers la vie.

Mystère insoluble

Tout ceci ne fait qu’épaissir le mystère. Si les EMI ne sont qu’une illusion provoquée par le système nerveux au moment de la mort, quelle signification alors donner aux expériences négatives, puisque l’explication voudrait que ces mirages soient un mécanisme d’auto-défense censé calmer le sujet au moment de son trépas ?

Et si… Si il existe un au-delà, alors, les EMI sont elles réellement une porte sur l’enfer ? Pourquoi, dans ce cas, certaines personnes qui n’ont été ni meilleures, ni pires que d’autre, y sont projetées tandis que la plupart des mourants accèdent au paradis ? Y a-t-il réellement autant de personnes méritantes sur terre ? Le doute, en la matière, est légitime.

Le mystère des chiens suicidaires du pont d’Overtoun

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chien

Rien ne distingue, à priori, le pont d’Overtoun des dizaines de ponts en arc qui se trouvent en Ecosse. Enjambant le fleuve Clyde, il permet d’accéder à un manoir non loin. Rien, hormis qu’il est devenu le lieu privilégié pour des suicidés d’un genre assez inédit.Depuis le milieu du siècle précédent, en effet, on a rapporté le suicide d’une cinquantaine de chiens, sautant toujours du même endroit.

Les mystères d’Overtoun

Plus curieux encore, on a vu des animaux ayant survécu à une première chute revenir, plus tard, tenter à nouveau leur chance au même endroit.

Aucune explication n’a, à ce jour été définitivement apportée.

Certains invoquent le surnaturel. Un homme, selon une légende locale, aurait jeté son fils du pont, maudissant de fait l’endroit. Une variante, finalement, des histoires de dame blanche. Les légendes celtiques citent également le lieu comme étant proche d’un passage avec l’autre monde.

D’autres ont émis l’hypothèse d’un courant d’air, entre les rochers, émettant un signal puissant audible seulement des chiens. Des acousticiens, venus faire des mesures sur place, n’ont rien détecté. L’hypothèse n’est cependant pas écartée, l’émission pouvant être sporadique, et les mesures effectuées dans un moment de silence.

Hypothèses lugubres

L’hypothèse la plus probable, aujourd’hui, est la présence, sous le mont, de plusieurs visons. Une colonie qui a fortement crû depuis les années 1950 où ont commencé ces étranges comportements. L’odeur des visons attirerait irrésistiblement les chiens. Pour l’étayer, on a observé que les animaux concernés étaient de races dont le flair était particulièrement prononcé, et que les « suicides » avaient lieu par temps sec, ou l’odeur des visions était moins diluée.

Hypothèse séduisante, battue en brèche par quelques spécialistes du comportement animal, qui arguent du fait qu’aucune source de gibier, si forte fut elle, n’annihilerait ainsi l’instinct de survie de l’animal, et, particulièrement, le vertige auquel sont sujets beaucoup de chiens.

Le pont des chiens suicidés d’Overtoun reste donc, jusqu’à nouvel ordre, officiellement un mystère. Si vous allez vous y promener avec votre compagnon à quatre pattes, prévoyez une laisse.

Rave party avant l’heure, la danse mortelle de Strasbourg

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danse la peste dansante, gravure de Hendrick Hondius

Certains, aujourd’hui, ricanent en voyant des « teufeurs » danser non stop, parfois plusieurs jours durant, dans les raves party, d’autres se posant la question des effets sur la santé de cette frénésie ; Et bien, ils sont largement battus par une flashmob, qui eut lieu à Strasbourg, et qui fit plusieurs dizaines de morts. Détail : c’était en 1518…

Ce 14 juillet 1518, à Strasbourg, alors que Frau Tofea se promène dans les rues de Strasbourg, elle commence à se trémousser. Doucement, d’abord, puis de plus en plus fort, jusqu’à se retrouver en train de danser de façon frénétique au beau milieu de la rue, sous les yeux interloqués de son mari et des passants.

Frau Tofea restait indifférente à tout. Elle ingurgitait nourriture et boissons que son mari, résigné, lui tendait, et, de temps à autre, s’effondrait au sol pour y faire une petite sieste. A peine réveillée, elle sautait sur ses pieds et reprenait sa danse. Le corps tordu, les pieds en sang, elle semblait possédée, ignorant jusqu’à sa propre souffrance.

Les curieux s’avisèrent d’un mouvement, non loin : un second danseur s’était joint à la danse, le visage fermé. Puis un autre, et encore un autre… En une semaine, trente quatre personnes s’étaient ainsi jointent au mouvement, et 400 au bout d’un mois.

Ce n’était pas une danse joyeuse : le visage tordu par la souffrance, certains semblaient un instant prendre le dessus sur leur frénésie, et appelaient à l’aide, avant qu’à nouveau leur visage ne se crispe et qu’ils reprennent leurs gesticulations, les yeux levés au ciel, comme en transe.

Au bout de quelques jours, la nouvelle parvint aux nobles locaux, qui vinrent constater par eux-même, puis appelèrent le clergé à la rescousse, qui vint constater par lui-même, et, derechef, tous de concert se retournèrent vers les médecins. Ces derniers restèrent un instant contempler le spectacle, pensifs, avant, après un court conciliabule, de décréter : « C’est une maladie naturelle, simplement provoquée par un sang trop chaud. »

Fallait-il faire une saignée, comme le prescrivait la médecine de l’époque ? « Pas du tout » professèrent les doctes toubibs, « le phénomène s’arrêtera de lui-même une fois que le corps des danseurs aura rétabli la température naturelle de son sang et évacué les humeurs ».

Personne en se pencha sur le cas de Frau Tofea, le « patient zéro ». Laquelle Frau finit par s’effondrer et ne pas se relever au bout de six jours. Transportée chez elle, elle finit par se remettre, mais resta diminuée, sans jamais parvenir à expliquer ce qui lui était arrivé.

Qu’à cela ne tienne, décidèrent alors les autorités. Ils veulent danser ? Qu’ils dansent donc ! Les officiels firent alors dégager la zone, aménagèrent une estrade, donnèrent l’autorisation pour qu’un marché s’installe autour, et convoquèrent même un orchestre pour accompagner les danseurs. Gardons en tête que, dans leur esprit, tout cela était censé aider les victimes.

On ignore combien de danseurs allèrent jusqu’à la mort. Certains disent vingt, d’autres jusqu’à deux cent. Ce qui est certain, c’est qu’au bout d’un mois, le phénomène décrut rapidement, alors que 400 danseurs s’agitaient frénétiquement, et qu’en quelques jours, toute mention du phénomène cessa dans les annales locale.

Pendant 500 ans, on a cherché une explication : frénésie religieuse, rituel hérétique, hallucinations causées par l’ergot de seigle, épidémie mystérieuse, à ce jour, tout a été envisagé, sans qu’aucune explication ne soit retenue comme étant probable.

Il y a eu d’autres « épidémies », mais aucune de cette ampleur. Un autre phénomène du genre a été signalé en Afrique en 1860, mais, curieusement, la danse mortelle de Strasbourg en 1518 reste la mieux documentée : on en trouve trace dans les correspondances, et même des sermons de prêtres. Mais les questions laissées en suspens sont plus nombreuses que les réponses.

Fantômes de Facebook : Charlie Carver retrouvé mort

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Nous vous avions racontés l’histoire des deux amoureux fantômes de Facebook, ce couple disparu alors que leurs murs sur les réseaux sociaux restait actif. Kala Brown, la femme, a été retrouvée vivante dans un container. Pour son compagnon Charlie Carver, la fin est, malheureusement, plus tragique.

Disparus depuis deux mois, bien que leur mur Facebook soit resté actif, manifestement animé par un pirate, Charlie Carver et Kala Brown étaient devenus un des mystères les plus intrigants du net.

Cette tragique histoire a pris fin ce week end. Kala Brown a été retrouvée vivante, enchaînée dans un container, sur la propriété d’un agent immobilier, Todd Kohlepp, qui masquait sous son sourire avenant un passé sinistre.

La police, en fouillant la propriété, a trouvé un corps. Il a été identifié hier comme étant celui de Charlie Carver. L’autopsie a révélé qu’il avait été assassiné de plusieurs balles de revolver.

Todd Kohlepp, après avoir observé, dans les premiers temps, un silence obstiné, est finalement passé aux aveux. Il a indiqué à la police l’emplacement de deux autres corps sur sa propriété, que la police est toujours en train d’exhumer, et a avoué sept meurtres en tout.

Il a en effet reconnu être l’auteur d’une fusillade dans un magasin de moto, qui avait fait quatre morts. L’affaire était non élucidée depuis 13 ans.

Si les deux corps sont effectivement retrouvés et que la fusillade lui est attribuée, Todd Kohlepp sera alors considéré officiellement comme un tueur en série, puisque cette qualification est retenue à partir de trois homicides.

Kala Brown est toujours hospitalisée. Nos pensées vont vers les proches de Charlie Carver.

 

Le mystère des disparus de Facebook résolu dans l’horreur

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Todd Kohlhepp, suspect dans l'enlèvement de Kala Brown

Quand la réalité est pire que la fiction. Il y a quelques semaines, je vous racontai l’histoire de ce couple d’américains mystérieusement disparus, mais qui continuait à communiquer via Facebook. La jeune femme a été retrouvée, retenue par un prédateur sexuel qui pourrait être un tueur en série…

Nous vous avions parlé de Charlie Carver et Kala Brown, un couple d’américains disparus. Signe particulier : alors que plus personne ne les avait revus depuis deux mois, leur compte Facebook restait actif, postant des messages, assurant qu’ils allaient bien, discutant même en privé avec certains, entre réponses évasives et messages mystérieux et inquiétants.

L’affaire a connu un développement tout à fait incroyable, impliquant un tueur en série potentiel. On vous dit tout.

Descente de police

Tout commence par une descente de police chez un délinquant sexuel. Plus précisément, la police du comté de Spartanburg était descendue chez Todd Kohlhepp dans le cadre d’un mandat de perquisition. En effet, si les policiers américains étaient restés curieusement silencieux sur cette affaire, c’était pour mener leur enquête sans inquiéter les kidnappeurs éventuels.

A l’origine, des informations avaient simplement laissé penser la police que Kohlhepp pouvait être impliqué dans l’enlèvement.

Une fois sur place, les policiers étaient en train de fouiller la propriété lorsque des sons en provenance d’un container en acier ont attiré leur attention. Aussitôt, le container a été ouvert. A l’intérieur, Kala Brown, « enchaînée comme un chien » a déclaré le shériff du comté.

Kala mais pas Charlie

La jeune femme aurait, d’après les premières constatations de la police, été retenue enchaînée dans ce container depuis deux mois, soit immédiatement après son enlèvement. La voiture du couple a également été découverte sur le terrain appartenant au suspect. Nulle trace en revanche de Charlie.

Kala Brown a réussi à indiquer à la police qu’elle avait vu Kohlhepp transporter quatre corps humains. La police fouille toujours la propriété à leur recherche actuellement mais n’a pas donné plus de détails.

Le shériff du comté d’Anderson, en Caroline du Sud, a néanmoins indiqué que Kala et Charlie avaient été victimes d’un tueur en série.

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Les chiens chercheurs de cadavre sont en pleine action sur la propriété de Todd Kohlhepp (photo : capture d’écran You Tube)

Un profil inquiétant

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Todd Kohlhepp présente un profil inquiétant. Condamné à l’âge de 14 ans pour viol, il purge une peine de 15 ans de prison, dont il ressort en 2001.

Les rapports de psychiatres démontrent que, dès 9 ans, l’enfant avait été suivi. En cause, des comportements violents envers les autres enfants, une obsessions sexuelle précoce, et des faits avérés de sadisme sur les animaux. Durant sa détention, il avait fait une demande de liberté conditionnelle qui lui avait été refusée suite à un avis psychiatrique extrêmement défavorable.

Le rapport de sortie de sa détention précisait que Kohlhepp était obsédé, égoïste, sans aucune empathie. Le profil d’un tueur en série idéal, se dit on avec le recul.

Kala Brown est hospitalisée pour se remettre de ses deux mois de détention dans des conditions inhumaines. Charlie Carver est toujours porté disparu, sans qu’aucune trace de lui n’ait pour l’instant été retrouvée. Todd Kohlhepp s’est muré dans le silence.

Il y aurait, à l’heure ou j’écris cet article, entre 50 et 100 tueurs en série en activité rien qu’aux Etats-Unis.

Jack l’Eventreur, le vrai et le faux sur le tueur de Londres

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Pour la série « faisons nous peur le vendredi », aujourd’hui, une histoire emblématique : Jack l’Eventreur. D’accord, elle ne fait plus peur. Qui qu’il ait pu être, Jack est mort depuis longtemps. Mais il n’empêche : c’est un des plus grands mystères de l’histoire du crime, et celui sur lequel on a raconté le plus de bêtises. Réponses définitives.

Combien de temps l’affaire Jack l’Eventreur a-telle duré ?

On peut penser, à la vue des films, livres, et de l’ampleur qu’a pris le mythe de Jack l’éventreur dans l’histoire, que le tueur de l’Est Londonien a sévi des années. En réalité, toute cette histoire a duré en tout et pour tout… Trois mois. Plus précisément, le premier meurtre eut lieu le 31 août 1888 et le dernier le 9 novembre de la même année.

Combien de victimes a-t-il fait ?

Pareillement, on pourrait croire que Jack l’Eventreur a fait un nombre incalculable de victimes. L’histoire officielle lui en attribue en fait cinq, dites victimes canoniques : Mary Ann Nichols, Annie Chapman, Elizabeth Stride, Catherine Eddowes et Mary Jane Kelly.

Néanmoins, certains ripperologues (les passionnés par l’affaire, au nombre desquels votre serviteur) se penchent sur le cas de Martha Tabram, qui mourut de 39 coups de couteaux à Whitechapel le 7 août 1888. Certains spécialistes y voient la patte d’un tueur en série qui n’a pas trouvé son Modus Operandi, et qu’elle pourrait être le brouillon et la première victime de Jack l’éventreur.

D’autres essaient d’y ajouter quatre homicides de 1889, qui présentent des similitudes avec les crimes de Jack, mais aussi suffisamment de différences pour privilégier le doute.

Enfin, deux victimes, Elizabeth Stride et Catherine Eddowes moururent la même nuit, baptisée « nuit du double meurtre ». Certains soutiennent que Jack, interrompu, n’aurait pas eu le temps nécessaire pour tuer Liz Stride, et parcourir la distance qui le séparait de Catherine du lieu du meurtre d’Eddowes.

Y a -t-il eu un complot, toutes les victimes se connaissaient ?

Soyons clair : Whitechapel était, à l’époque, un quartier comptant plusieurs centaines de milliers d’habitants de centaines de nationalités différentes. Rien n’a jamais prouvé que les victimes se connaissaient entre elles, et il est fort probable que non.

La théorie a été émise par certains écrivains qui prétendaient que les crimes de Whitechapel n’avaient pour but que de masquer les frasque du Prince Albert Victor, un enfant avec une prostituée, voire sa contamination par la syphillis. En réalité, lorsqu’on creuse un peu, on se rend compte que rien de tout cela ne résiste à une analyse sérieuse.

Combien de lettres de Jack l’Eventreur ont elles été réellement envoyées à la police ?

Des centaines de lettres ont été envoyées à la police, mais, au cours de l’histoire, beaucoup ont avoué qu’il s’agissait de canulars. La seule lettre dont on pense qu’elle puisse avoir été envoyée par le meurtrier est celle dite « From Hell », adressée à George Lusk, président du comité de surveillance citoyen de Whitechapel, et accompagnée d’un demi rein humain qui aurait pu être celui de Catherine Eddowes. Ce qu’il convient de savoir, c’est que celle-ci est anonyme, et que nous savons aujourd’hui que celles signées Jack l’Eventreur sont des faux, envoyées par un journaliste pour faire monter le tirage de son journal.

L’original de From Hell et le rein qui l’accompagnaient ont été perdus.

Pourquoi l’affaire a-t-elle fait si grand bruit ?

A l’époque, l’affaire a donné naissance à des mouvements qui se poursuivent aujourd’hui. C’est notamment la première fois que la presse parvint, à partir d’un fait divers, à faire plier le pouvoir : la Reine Victoria elle-même est entrée dans l’arène pour faire installer des lampes à gaz dans Whitechapel. Le chef de la police a démissionné. Et la classe moyenne s’est soudain pris d’intérêt pour les conditions de vie des quartiers défavorisés.

Bref, l’influence sociale de l’affaire s’est faite ressentir pendant des années. Aujourd’hui, reste le mystère, à la fois très bien documenté et insoluble.

Jack l’Eventreur a-t-il été identifié par un écrivain ?

Des centaines de livres sont sortis sur Jack l’Eventreur, prétendant tous livrer la solution. Si on prend en compte chacun d’eux, il n’y aurait pas un Jack l’Eventreur, mais 4887, devant se partager cinq victimes. Il y aurait plus d’assassins que de coups de couteau donnés… il existe une chance, statistique, pour qu’un de ses livres soit tombé juste. Mais on ne saura jamais lequel, et cette découverte serait sans doute plus due au hasard qu’au talent de son auteur.

L’ADN livrera-t-il la solution du mystère ?

Non. Laissez vraiment tomber cet espoir : les éléments qui restent dans l’affaire Jack l’Eventreur ont été manipulés par des dizaines de policiers et d’investigateurs. Des curieux payaient pour se faire montrer les indices ou se rendre sur le lieux du crime. Les éléments du dossier, indices compris, ont ensuite été conservés plus d’un siècle dans des endroits inadaptés et de façon non stérile. Si l’ADN de Jack s’y trouve, c’est mêlé à des dizaines d’autres, et trop corrompu pour être déchiffrable.

Patricia Cornwell a identifié Walter Sickert avec l’ADN, la première. Ce qu’elle oublie de dire, c’est que Sickert a certainement fait partie de ces curieux qui ont payé des policiers pour accéder aux scènes de crime, et que l’ADN partiel qu’elle a fait analyser peut correspondre à Walter Sickert comme à celui d’environ deux millions de personnes de l’époque dont beaucoups étaient présent à Londres en 1888.

Quel livre lire ?

Le choix ne manque pas. Néanmoins, si il n’y en avait qu’un à retenir, c’est le Livre Rouge de Jack l’Eventreur de Stéphane Bourgoin, qui est extrêmement complet, factuel, et qui présente une originalité. C’est, en effet, sur les milliers de livres écrits à ce sujet, le seul qui ne prétend pas dévoiler l’identité de Jack l’Eventreur. Le seul.

Disparus, recherchés mais vivants sur Facebook

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Pour nos frissons du vendredi, une affaire très actuelle. Un couple américain, Charlie et Kala, publie sur Facebook les nouvelles de son bonheur, et discute même en message privé. Le problème, c’est que les deux tourtereaux, dans la vraie vie, ont disparu de la circulation depuis cinquante jours.

Disparus dans la nuit

Tout commence… On ne sait pas quand, exactement. Tout ce que l’on sait, c’est que, le 31 août 2016, Kala Brown envoie quelques SMS à des amis, et son compagnon, Charlie Carver, est filmé par des caméras de sécurité en train de quitter son travail, comme tous les jours, dans la papeterie qui l’emploie.

Puis quelques jours passent, et des proches s’inquiètent : silence radio du couple, qui est habituellement très actif socialement et proches, autant l’un que l’autre, de leurs familles. Inquiets, des parents et amis se demandent mutuellement des nouvelles du couple, puis décident de prendre contact avec le gardien de l’immeuble ou résident les amoureux.

C’est à ce moment que la situation se corse. La porte de l’appartement n’est pas verrouillée. A l’intérieur, le chien du couple, manifestement abandonné depuis plusieurs jours. Charlie et Kala, leurs téléphones et leurs voitures ont disparu. Et rien d’autres : vêtements, valises etc. sont toujours en place.

Contactée, la police prend l’affaire au sérieux. Du moins, relativement au sérieux.

Fantômes numériques

Et puis, commencent à apparaître des messages. Sur le Facebook de Charlie Carver, comme sur celui de Kala Brown, des statuts sont postés. En date du premier juillet, ils annoncent que Kala est enceinte. Le premier août, qu’ils ont acheté une maison. Et ainsi de suite. Des posts envoyés depuis octobre, et antidatés, comme Facebook le permet. Un post inquiétant apparaît parfois, comme celui-ci, sur la page de Charlie : « Ca ne s’arrêtera jamais, ils ne reviendront jamais auprès de leurs familles ».

Et en message privé aussi : certains membres de la famille et des amis ont discuté avec une personne sur la messagerie privée du compte Facebook de Charlie. Personne inconnue, qui donnait des réponses évasives, voire parfois absconse, s’accoquinant avec le mystique. Toujours, les statuts et messages sont, soit incompréhensibles, soit se veulent rassurants.

Phénomène de hantise ? Serial Killer sadique jouant avec les familles de ses victimes ? L’auteur de ces postes ne se soucie même pas de vraisemblance. C’est sans doute le plus inquiétant dans cette affaire.

Des pistes

La piste la plus prometteuse : l’ex femme de Charlie. Divorcé, celui ci vivait depuis plusieurs mois avec Kala, mais cette dernière avait déclaré à une amie qu’elle se sentait « espionnée » par sa rivale.

La police d’Anderson, en Caroline du Sud, n’a pas fait deux choses : convoquer la précédente épouse de Charlie, et demander l’adresse IP de l’interlocuteur à Facebook. Incompétence ? Complot ? Non, plus pragmatique : contrairement aux séries américaines, la police n’a pas tout pouvoir, et doit justifier ses actions. Pour l’instant, elle manque de preuves. Et même de piste, ont confiés ses responsables. En attendant, Charlie et Kala ont été enlevés, du jour au lendemain, de leur paisible existence, pour être emmenés ou ? Nul ne le sait. Sont ils vivants ou morts ? Sont ils retenus quelque part contre leur gré ? Par qui ? Pour quoi ?

La famille s’active sur Facebook, essayant de réunir de l’argent pour engager un détective privé.

Les derniers statuts en date sont mystérieux. Sur le profil de Charlie, la fin de la chanson « Hotel California » des Eagles : « Détends-toi, dit le portier de nuit, nous savons recevoir, Tu peux régler la note quand tu veux, mais tu ne pourras jamais partir »

Et sur celui de Kala « Si tu veux savoir, demande ». Une promesse non tenue.

La vidéo mystérieuse de la mort d’Elisa Lam

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Allez, c’est vendredi soir, vous vous apprêtez à vous détendre et à profiter de votre congé de fin de semaine, si vous en avez un… Et Funéraire Info a décidé de vous flanquer la frousse. Vous aimez vous faire peur ? Alors vous allez adorer les histoire mystérieuses. On rentre dans le dur avec l’affaire Elisa Lam.

L’étudiante voyageuse

Elisa-Elisa-Lam La vidéo mystérieuse de la mort d'Elisa Lam
Elisa Lam

Le 31 janvier 2013, la police de Los Angeles reçut un appel de Vancouver. Monsieur et Madame Lam, un couple de HongKongais installés au Canada, ou ils tenaient un restaurant, s’inquiétaient pour leur fille, Elisa, une étudiante de 21 ans qui est partie faire un voyage, qu’elle a baptisé « West Coast Tour ».

Elle dit qu’elle a prévu de s’arrêter à San Diego, Los Angeles, Santa Cruz et San Fransisco, en voyageant seule. Elle visite le zoo de San Diego, et poste les photos qu’elle y a prise sur les réseaux sociaux. Le 26 janvier, elle arrive à Los Angeles. Après deux jours, elle s’enregistre au Cecil Hotel, proche de Downtown, le quartier d’affaire de Los Angeles.

On lui a initialement donné une chambre partagée au cinquième étage de l’hôtel, mais son colocataire se plaignant à propos de ce que les avocats de l’hôtel appelleront « un étrange comportement » elle est déplacée pour une chambre simple deux jours plus tard. Construit comme un hôtel d’affaires dans les années 1920, le Cecil traversa une période difficile pendant la Grande Dépression des années 1930 et n’a jamais retrouvé son marché original à cause du déclin urbain survenu à la fin du XXe siècle.

L’après-midi du 31 janvier, Elisa Lam a traversé quelques pâtés de maison pour se rendre dans une librairie, où elle a acheté des livres ainsi que des CD qu’elle comptait offrir à ses proches une fois rentrée chez elle. « Elle était très extravertie, très vive, très aimable », rapportait quelques jours plus tard Katie Orphan, la gérante de la boutique.

Ce soir-là, on l’a aperçue dans le hall du Cecil Hotel. Ensuite, plus personne ne l’a revue.

La vidéo qui change tout

Après quelques appels restés vains au grand public, la police, une semaine après la disparition d’Elisa, diffuse une vidéo. Celle-ci, enregistrée par la caméra de surveillance de l’ascenseur de l’hôtel, trouble fortement ceux qui la voient.

D’une durée de 3 minutes et 39 secondes, on y voit Elisa qui entre dans la cabine, seule, et l’air décontracté. La porte reste ouverte, et, au bout d’un temps assez long, on voit la jeune femme mettre un pied dehors et scruter le couloir. Puis elle se replie précipitamment dans l’ascenseur, semblant vouloir se cacher, puis, au bout de presque deux minutes, sort de l’ascenseur et semble supplier quelqu’un qu’on ne voit pas. L’ascenseur se ferme et part sans elle.

L’ensemble provoque un malaise chez ceux qui regardent la vidéo.

L’eau noire

Quelques jours après, un réparateur est envoyé vérifier le système d’eau de l’hôtel. Certains se plaignent qu’elle a un drôle de goût, d’autres que l’eau de la douche coule noire avant de reprendre une couleur plus claire.

Le 21 février 2013, la police convoque une conférence de presse. Le corps d’Elisa Lam a été retrouvé dans le réservoir d’eau de l’hôtel, sur le toit de celui-ci, deux jours plus tôt, par le réparateur.

reservoir-hotel-elisa-lam La vidéo mystérieuse de la mort d'Elisa Lam
Le réservoir de l’hôtel ou fut découverte Elisa Lam

Elisa était quasi nue, ses vêtements gisant à proximité, ceux-là même qu’elle portait sur la vidéo. Elle flottait dans le réservoir d’eau, probablement depuis sa disparition. Ce réservoir mesurait quatre mètres de haut et était inaccessible pour quiconque n’était pas équipé du matériel adéquat, comme une échelle. Les pompiers ont mis plusieurs heures à dégager le corps, et ont dû, pour ce faire, découper le réservoir. La police a ouvert une enquête pour homicide, bien qu’aucune trace flagrante de violence n’ait été retrouvée. Aucune drogue ne fut détectée par la toxicologie.

La conclusion du rapport d’autopsie : « cause indéterminée ».

Un dernier détail finit de semer le trouble : la porte qui menait au toit disposait d’une alarme fonctionnelle. Celle-ci, entre la disparition et la découverte du corps d’Elisa, ne s’est jamais déclenchée.

Depuis

La famille a rapatrié le corps à Vancouver pour les obsèques et a déposé plainte contre l’hôtel.

L’enquête est toujours officiellement en cours, mais plus aucun membre de la police de Los Angeles n’a communiqué à son propos depuis le 16 juin 2013.

On découvrit plus tard qu’Elisa souffrait de trouble psychiatriques, mais pas de visions, de psychose ou de pulsions suicidaires.

Trois ans plus tard, la vidéo des derniers instants d’Elisa Lam reste un mystère.

Fin d’un mystère de 168 ans : l’épave du HMS Terror localisée

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Un timbre avait été émis par le Canada pour célébrer la découverte de l'HMS Erebus en 2014

La nouvelle est tombée il y a quelques heures, et elle est considérable pour les historiens et les passionnés de grandes explorations : l’épave du HMS Terror, second navire de l’expédition Franklin, disparu en 1846, aurait été localisée. La fin d’une enquête de 168 ans, mais une part du mystère perdure.

L’expédition Franklin

L’expédition Franklin est une expédition maritime et polaire britannique qui avait pour but de réussir la première traversée du passage du Nord-Ouest et l’exploration de l’Arctique. Commandée par le capitaine John Franklin, elle quitte l’Angleterre en 1845 sur les navires de guerre reconvertis HMS Erebus et HMS Terror, traverse l’Atlantique, remonte la mer de Baffin (entre le Groenland et la terre de Baffin), s’engage dans le détroit de Lancaster avant de disparaître.

Au fil des années, de nombreuses expéditions de secours avaient localisé des tombes et retrouvé des éléments qui confirmaient que l’expédition avait subi des avanies, mais sans néanmoins pourvoir reconstituer les faits ni localiser les navires.

En 2014, l’épave du HMS Erebus avait été localisé dans le Golfe de la Reine Maud, le long des côtes centrales de l’Arctique. La nouvelle avait eu un fort retentissement au Canada, ou la disparition de l’expédition Franklin est un mystère national qui passionne depuis des années. Surtout, la localisation de l’épave avait montré que les quelques survivants de l’expédition qui avaient mené le navire à cet endroit avaient, du même coup, effectivement découvert ce passage du nord-ouest qu’ils étaient venu chercher.

Le HMS Terror

C’est dans la journée d’hier que Parcs Canada, qui gère, entre autres, la recherche et l’exploration des épaves Franklin, a annoncé la découverte d’une épave au large de l’Ile du Roi Guillaume. L’épave se trouvait 92 kilomètres au sud de l’endroit ou les chercheurs pensaient qu’il avait été pris dans les glaces, ce qui bouleverserait une grande partie du peu que l’on sache sur le déroulement de l’expédition après la perte du contact. Notamment la théorie selon laquelle les marins auraient abandonné les navires pour se lancer dans une marche de mille kilomètres vers le sud, dans l’hiver arctique.

Peu d’informations et aucune image n’ont encore été dévoilées sur l’épave découverte. Les navires de recherche incluent le brise-glace de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier, le NCSM Shawinigan de la Marine royale canadienne, le Martin Bergmann de l’Arctic Research Foundation et l’Investigator de Parcs Canada.

Nous ne manquerons pas d’y revenir lorsque nous en sauront plus sur cette nouvelle bouleversante pour les passionnés d’exploration arctique.

La Bête du Gévaudan et autres histoires vraies de Jean-Claude Bourret

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Le journaliste Jean-Claude Bourret n’est pas seulement l’ancien rédacteur en chef et présentateur des journaux de TF1. Il est également écrivain, spécialisé notamment dans les OVNIs et les phénomènes mystérieux. Son dernier livre en est une démonstration éclatante.

De quoi ça parle ?

« La Bête du Gévaudan et autres histoires vraies » est la relation de cinq histoires réelles et françaises. Sous le règne de Louis XV, de 1764 à 1767, une créature monstrueuse sème la terreur dans le Gévaudan, tuant 52 personnes. Une bête, certes, mais que nul n’avait jamais vue. S’agit-il d’un loup ? D’un monstre ? Ou bien d’un homme ? Le mystère demeure…
À Paris, au XIXe siècle, on dit voir une silhouette rôder dans les cimetières, s’acharner sur les morts – et surtout les mortes. Crimes de sorcellerie ou pervers sexuel ?
En 1977, à Uruffe, commune de Lorraine, une femme est retrouvée calcinée dans son appartement, qui pourtant demeure intact. Comment est-ce possible ?
La Bête du Gévaudan, les possédées de Loudun, le vampire de Montparnasse, les fantômes du Trianon et les combustions spontanées d’Uruffe : les faits ne sont pas toujours ce qu’ils paraissent être. Jean-Claude Bourret nous invite à un voyage à travers le temps – et à travers la raison – pour réexaminer des affaires encore mystérieuses qui demeurent à ce jour des énigmes scientifiques.

Jean-Claude Bourret pour les plus jeunes

Journaliste et reporter, fondateur du Press Club de France, présentateur du journal télévisé sur FR3, TFI, La Cinq, ainsi que des journaux radio sur RMC et France Inter, Jean-Claude Bourret a toujours gardé un esprit ouvert face à l’extraordinaire, qu’il raconte ici avec précision et passion.

L’homme a toujours su marier le sérieux le plus strict aux mystères les plus ésotériques. En décembre 1999, Jean-Claude Bourret est nommé conseiller du Directeur général de la Gendarmerie nationale. Le 28 janvier 2013, dans le grand amphithéâtre du grand Palais, à Lille, il a dirigé les travaux de la séance inaugurale du 5e Forum international de la cybersécurité avec la présence effective du ministre de l’intérieur, du ministre de la défense et de la ministre déléguée à l’innovation et au développement numérique.

Auparavant, il tient une rubrique « dossier OVNI » dans l’émission de Claude Villers « Pas de Panique », durant plusieurs semaines il fera partager aux auditeurs des enquêtes sur des observations récentes, des interviewes de témoins d’observations anciennes et des entretiens avec des personnalités scientifiques, militaires et politiques. Il obtient son principal scoop avec l’interview du Ministre de la Défense de l’époque, Robert Galley, qui admet que l’armée française est confrontée parfois à des phénomènes de type OVNI. Le lendemain cela fera la « une » de la presse internationale. Cette déclaration accélérera la création, en 1977, d’une structure officielle d’enquêtes sur ce sujet : le GEPAN (Groupe d’Étude des Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés), qui dépend du CNES et sera présidée par Claude Poher, puis Alain Esterlé.

Et le livre ?

Très bon livre de passionné et de journaliste, l’ouvrage taille la part du lion à la Bête du Gévaudan. L’affaire de cette dernière est si détaillée que son ventre mou offre une certaine lassitude : le détail des attaques est redondant.

L’ouvrage ne prétend pas apporter de réponse définitive à aucune de ces affaires. Pour les passionnés d’histoires mystérieuses, les nouveautés seront peu nombreuses, mais le livre sera un excellent ouvrage d’initiation ou de référence.

A noter la dernière partie, passionnante, sur les combustions spontanées. Vous ne verrez plus les allumettes de la même façon.

« La Bête du Gévaudan et autres histoires vraies » de Jean-Claude Bourret, éditions de l’Archipel, 19 euros