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ONTARIO TEACHERS’ devient actionnaire majoritaire d’OGF

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OGF

Le leader français des services funéraires rentre dans une nouvelle ère de son développement avec le soutien d’Ontario Teachers’ qui devient le nouvel actionnaire majoritaire de la structure capitalistique qui contrôle OGF. Le Régime de retraite des enseignantes et enseignants de l’Ontario représente ainsi 74 % du nouvel ensemble. Pamplona Capital Management reste présent avec 20 % de participation. Enfin, l’équipe de management, inchangée, est impliquée à hauteur de 6 %.

Sur un marché funéraire français en pleine mutation, tant structurelle que sociétale, OGF conforte sa position de leader en clôturant l’exercice au 31 mars 2017 sur un chiffre d’affaires record de 625 millions d’euros, soit le quart du marché en valeur.
À l’aune de cette dynamique, le Groupe se voit honoré de la confiance d’un nouvel actionnaire majoritaire. Ontario Teachers’, rentré au capital en 2015, prend ainsi le contrôle d’OGF qui dispose des actifs les plus solides du marché.

L’engagement des 6 400 collaborateurs du n°1 des services funéraires, qui apportent une qualité de service reconnue irréprochable par 97 % des clients, offre des garanties fondamentales sur l’activité future.
C’est encore le virage réussi du numérique, les innovations régulières et les atouts nombreux pour répondre aux nouveaux besoins autour de la crémation qui donnent à OGF les plus belles perspectives d’avenir.

OGF s’appuie sur un réseau de 1 116 agences intégrées et une diversité de marques avec des services et prix adaptés à toutes les attentes. À ses marques à forte notoriété comme PFG, Roblot ou Henri de Borniol s’ajoutent plus de 200 marques bien identifiées régionalement, fédérées pour la plupart sous le label Dignité Funéraire.
À l’offre complète autour des services funéraires, tant pour les obsèques que pour la vente de monuments, OGF ajoute aussi une expertise forte et reconnue de gestionnaire de crématoriums.
Avec 72 établissements en exploitation ou en construction, c’est également le leader français dans ce domaine.

Pour accompagner les nouveaux besoins et sécuriser son activité future, OGF est depuis longtemps à l’avant-garde de la distribution des contrats obsèques et dispose à ce jour d’un portefeuille de près de 400 000 contrats.
Acteur engagé et socialement responsable, OGF est attaché à son outil industriel en France et, au travers de ses deux usines de fabrication de cercueils, est le leader européen en la matière. La responsabilité sociétale se traduira aussi dans cette opération de recomposition du capital par le partage d’une enveloppe de 10 millions d’euros entre les salariés du Groupe.

Cette confiance renforcée d’Ontario Teachers’ amène naturellement à poursuivre la stratégie mise en œuvre depuis plusieurs années pour conforter le développement du Groupe, qui ne manquera pas de moyens pour asseoir ses ambitions, puisque près de 200 millions d’euros d’investissement sont d’ores et déjà prévus sur les quatre prochaines années. Cette enveloppe d’investissement pourra augmenter en fonction des projets qui se présenteront, tant dans les services funéraires que dans la construction de nouveaux crématoriums.

À cette occasion, Philippe Lerouge, Président-directeur général d’OGF depuis 16 ans, déclare : « Je suis ravi du témoignage de confiance que nous adresse Ontario Teachers’. Sous le contrôle de Pamplona Capital Management, avec un investissement cumulé de plus de 300 millions d’euros en interne et en croissance externe, le développement du Groupe a été incroyable ces dernières années. Mais ce n’est pas la fin d’un cycle. La dynamique ne faiblit pas et les opportunités de croissance sont encore nombreuses. Je suis convaincu que nous sommes plus que jamais dotés des meilleurs atouts pour répondre à toutes les attentes des particuliers et des collectivités ».

À propos d’OGF

OGF est le leader français  des services funéraires, fort d’un savoir-faire de plus de 170 ans. Le Groupe affirme son expertise sur l’ensemble des activités liées au funéraire, des services de pompes funèbres à la gestion de crématoriums, de la production de cercueils à la pose de monuments funéraires, des contrats de prévoyance à l’accompagnement après obsèques.
■ 625 millions d’euros de chiffre d’affaires sur le dernier exercice

■ Plus de 122 000 obsèques organisées sur le dernier exercice

■ 1 116 agences partout en France (sous les enseignes PFG, Roblot, Henri de Borniol ou des marques locales principalement sous le label Dignité Funéraire)

■ 6 400 collaborateurs

■ 558 maisons funéraires

■ 72 crématoriums en exploitation ou en construction (soit la moitié du parc privé français) qui ont effectué plus de 71 000 crémations

■ Près de 400 000 contrats de prévoyance en portefeuille

■ Plus de 31 000 nouveaux contrats de prévoyance sur le dernier exercice

■ Près de 140 000 cercueils produits sur le dernier exercice

■ Plus de 14 000 monuments posés l’an dernier dans les cimetières français

■ 50 000 familles qui répondent aux enquêtes de satisfaction du Groupe avec un     taux global de recommandation de 97%.

À propos d’Ontario Teachers’ (http://www.otpp.com/fr)

Fondé en 1990, Ontario Teachers’ (le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario) dispose d’un actif net sous gestion de 175,6 Mds $ au 31 décembre 2016. C’est le plus important régime de retraite s’adressant à une seule profession au Canada. Ontario Teachers’ a son siège à Toronto, en Ontario. Son bureau de Londres couvre l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, tandis que son bureau de Hong Kong couvre la région de l’Asie. Organisme indépendant, il place l’actif de la caisse et administre les rentes des 318 000 enseignants actifs et retraités de l’Ontario. Pour obtenir de plus amples renseignements, notamment les rapports annuels de 2016 et des années antérieures, consultez le site www.otpp.com/fr.

À propos de Pamplona Capital Management (http://www.pamplonafunds.com)

Pamplona Capital Management est une société d’investissement créée en 2005 qui propose une plateforme d’investissements alternatifs allant du capital investissement à la gestion de fonds. Pamplona, basé à Londres, New-York et Boston, gère plus de 10 milliards de dollars d’actifs. Son portefeuille de clients inclut des fonds de pension, des banques privées internationales, des multinationales et des fonds de fonds. Pamplona Capital Management a lancé en 2015 un fonds d’un milliard dédié à ses investissements dans les hautes technologies, les médias et les télécommunications. La stratégie d’investissement est centrée sur des investissements de long terme dans des entreprises leader sur leurs marchés.

Source: Communiqué de Presse Paris, le 12 avril 2017

Contacts Presse
OGF
Jean Ruellan, Directeur du Marketing et de la Communication
31, Rue de Cambrai
75019 Paris
Tél: 01.55.26.57.19

Jean.ruellan@ogf.fr

Ontario Teachers’
Deborah Allan, Vice-présidente Communication et Relations avec les Médias
Tél : (416) 730-5347 deborah_allan@otpp.com
Charlie Harrison
Bell Pottinger
Tel: 00 44 (0) 203 772 2579

charrison@bellpottinger.com

Pamplona Capital Management
Ed Orlebar, Temple Bar Advisory
 Tel: 00 44(0) 207 002 1080
Mob: 00 44(0) 773 872 4630

edo@templebaradvisory.com

Rétrospective 2015, une année charnière pour le funéraire

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2016 Calender on the red cubes
L’année 2015 aura été marquée par de nombreux événements et non événements, ou des ébauches d’événements futurs. Sélection non exhaustive.
Juillet : FUNECAP numéro 2 incontesté en rachetant Roc Eclerc

Malgré la chaleur caniculaire et les prémonitions qui voulaient que l’été soit calme dans l’actualité du funéraire, c’est un coup de tonnerre qui sort le monde des pompes funèbres de sa léthargie estivale. Les deux acteurs majeurs prétendants à la place de numéro 2 se regroupent pour former un concurrent sérieux et menacer le leader du secteur, à savoir OGF.

Le Groupe Funécap annonce donc l’acquisition de ROC•ECLERC auprès de Daniel Abittan, son actionnaire majoritaire, et de ses associés, le 31 juillet. Funécap, groupe d’infrastructures et de services funéraires présent en France et en Belgique, se renforce ainsi puissamment sur un secteur en pleine mutation pour atteindre un chiffre d’affaires « réseau » de près de 250 millions d’euros. Funécap a été créé et est contrôlé et dirigé par MM. Thierry Gisserot et Xavier Thoumieux, via leur société de gestion Ophiliam Management, qui deviennent co-présidents de ROC•ECLERC à l’occasion de cette acquisition.

De cette façon, FUNECAP assoit incontestablement sa place de numéro deux du funéraire en France, et ne cache pas ses ambitions de devenir numéro 1.

Septembre : entrée des canadiens au capital d’OGF

C’était le 17 septembre dernier, nous vous l’annoncions dans Funéraire Info : un accord conclu entre Pamplona Capital Management, qui reste actionnaire majoritaire, et Ontario Teachers’ (le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario), pour faire rentrer ce dernier comme actionnaire minoritaire dans la structure capitalistique qui contrôle OGF, dans un premier temps à hauteur de 30 %. L’opération avait été finalisée le 25 septembre.

Jean Ruellan, directeur de la communication du groupe OGF, nous avait confirmé alors que la volonté d’Ontario Teachers’ était d’aller plus loin que 30 % dans le capital du premier opérateur funéraire français. Ce qui fut fait le 4 décembre, Ontario Teacher’s acquérant un bloc d’actions de 10 %, pour monter à 40 % du leader Français.

L’ensemble des intéressés a précisé que ceci ne devrait pas impacter la gestion du groupe OGF, et jusqu’ici, aucune modification n’a en effet été enregistrée sur la stratégie du groupe, confortant Philippe Lerouge dans sa direction.

Devis en mairie et soins à domicile

Les deux grandes affaires de législation cette année ont été incontestablement le dépôt des devis en mairie, et le volet de la loi santé visant à interdire les soins à domicile.

La loi numéro 2015-177 du 16 février 2015 relative à la modernisation et à la simplification du droit et des procédures dans les domaines de la justice et des affaires intérieures a été publié le 17 février 2015 au Journal officiel. Et celle-ci stipule que « Les régies, entreprises et associations habilitées déposent ces devis, dans chaque département où elles ont leur siège social ou un établissement secondaire, auprès des communes où ceux-ci sont situés, ainsi qu’auprès de celles de plus de 5 000 habitants. »

Tollé général de la profession, vent debout contre cette mesure. Le groupe OGF fait partir des milliers de devis dans les mairies, en recommandé, afin de démontrer l’inanité de la chose. Richard Feret, de la CPFM, ne décolère pas et affronte le Sénateur Sueur lors d’un débat au salon funéraire. Aujourd’hui, la loi n’est toujours pas appliquée, pour le simple motif qu’elle est inapplicable, les mairies elle-même n’étant tout simplement pas au courant de son existence.

Le volet de la loi santé destiné à lever l’interdiction de soins sur les patients atteints du HIV subit, quand à lui, un coup sévère en décembre dernier, lorsqu’un amendement de l’assemblée nationale rejette l’interdiction préalable des soins de conservation à domicile. La levée de l’interdiction a, toute l’année, fait débat, les thanatopracteurs favorables et opposés croisant le fer à de nombreuses reprises.

Le salon en point d’orgue

Point d’orgue de l’année, le salon funéraire Paris 2015 aura été un franc succès malgré les écueils. Un changement de lieu, tout d’abord, ayant pour cause la COP 21, puis, une semaine avant l’ouverture, les attentats du 13 janvier à Paris ont inquiété participants et organisateurs. Ces derniers ont finalement décidé de maintenir le salon, à raison, puisque les exposants comme les visiteurs ont souligné sa grande qualité. Si la fréquentation a un peu baissé, cela aura surtout été du fait des curieux qui se seront abstenus cette année. Le niveau d’affaire a en revanche été excellent, l’organisation du salon comme la disposition de la salle de Villepinte ont recueilli l’approbation générale.

Un succès qui confirme que la salon de Paris est l’incontournable de la profession et un très beau point presque final à une année 2015 chargée en actualité. Gageons que 2016 saura se montrer à la hauteur.

Ontario Teachers est monté à 40% du capital d’OGF

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Travailler chez PFG

Jean Ruellan, directeur de la communication du groupe OGF nous avait confirmé en septembre dernier que la volonté d’Ontario Teachers’ était d’aller plus loin que 30 % dans le capital du premier opérateur funéraire français. C’est chose faite!

Ontario Teachers’ (le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario)  est monté à 40% du capital d’OGF le 4 décembre dernier en achetant un bloc d’actions représentant 10% du capital auprès de Pamplona Capital Management.

Et Jean Ruellan de conclure:

«C’est une très bonne chose pour nous, nous sommes confortés sur le long terme.»

A propos d’OGF
OGF est le leader français des services funéraires, et fort d’un savoir-faire de plus de 170 ans. Le Groupe affirme son expertise sur l’ensemble des activités liées au funéraire, des services de pompes funèbres à la gestion de crématoriums, de la production de cercueils à la pose de monuments funéraires, des contrats de prévoyance à l’accompagnement après obsèques.
■ 540 millions d’euros de chiffre d’affaires sur le dernier exercice
■ Plus de 114 000 obsèques organisées sur le dernier exercice
■ Plus de 1 000 agences partout en France (sous les enseignes PFG, Roblot, Henri de Borniol ou des marques locales principalement sous le label Dignité Funéraire)
■ 5 500 collaborateurs
■ 468 maisons funéraires
■ 55 crématoriums en exploitation ou en construction (soit la moitié du parc privé français)
■ Plus de 400 000 contrats de prévoyance en portefeuille
■ 30 000 nouveaux contrats de prévoyance sur le dernier exercice
■ Près de 136 000 cercueils produits sur le dernier exercice
■ Près de 13 000 monuments posés l’an dernier dans les cimetières français
■ 50 000 familles qui répondent aux enquêtes de satisfaction du Groupe avec un taux global de recommandation de 97%.

OGF, le premier opérateur funéraire français

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OGF

C’était au XIXe siècle. L’empire napoléonien était tombé, et le fils du professeur de piano de feu la reine Marie-Antoinette menait une carrière artistique. Joseph Langlè écrivait. Du théâtre. Des articles. Des récits. Mais Langlè, ancien étudiant en médecine, avait aussi une autre passion. Le funéraire.

Entrepreneur, il crée d’abord la « Compagnie Générale des Sépultures », puis en 1828, « L’entreprise générale des pompes funèbres », ancêtre des PFG (1844). A l’époque, l’Eglise monopolise les cérémonies, mais délègue la logistique. Langlé va s’y investir, chargé des inhumations en banlieue parisienne d’abord jusqu’à sa mort en 1867.

Les PFG deviennent société anonyme en 1898, et vont tirer partie de la laïcisation des pompes funèbres (loi de séparation Eglise-Etat), proposant aux communes qui le souhaitent de prendre en charge cette nouvelle tâche. Rapidement, la société réfléchit à un développement à la fois interne et externe. Ainsi, alors qu’elle crée sa société de menuiserie fabricant les cercueils du groupe (1919), sa société de marbrerie (1936), et rachète aussi des concurrents dans l’entre-deux guerres : Robiot et Henri de Borniol (fondé en 1820). Cette dernière est aujourd’hui la société de prestige d’OGF.

Les PFG vont peu à peu imposer des normes. A commencer par les salons funéraires. Le premier du genre (un PFG donc) ouvre en 1962 à Menton (Alpes-Maritimes). Le groupe crée aussi une compagnie d’assurance dès 1976 (Auxia, revendue  au groupe Médéric en 2000). Un premier crématorium ouvre en 1988 à Nantes. En 2003, le réseau d’entreprises locales Dignité funéraire est mis sur pied.

Petite révolution en 1979 : La Lyonnaise des Eaux devient l’actionnaire majoritaire. Après la suppression du monopole communal en 1993, le groupe passe sous pavillon américain (1995) quand Service Corporation International, leader mondial du secteur, prend le contrôle d’un ensemble qu’il va bientôt fusionner sous l’étendard OGF (Omnium de Gestion et de Financement).

Rebondissement en 2007, et changement de drapeau, avec l’entrée majoritaire de la société française de capital-investissement Astorg Partners. Une opération à 780 millions d’euros. Depuis cette date, plus de 40 acquisitions ont été réalisées par OGF-PFG.

Le premier opérateur français (un quart du marché national en 2012 et 50 crématoriums en gestion) n’en a pas fini. En 2013, c’est le fonds britannique Pamplona Capital Management (contrôle par le milliardaire russe Alex Knaster) qui se porte acquéreur pour 875 millions d’euros. Le régime de retraites canadien Ontario Teachers’s Pension Plan entre aujourd’hui au capital, à hauteur de 30%.

En 2014, OGF employait plus de 5.500 collaborateurs. Sur l’exercice clos au 31 mars, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 512 millions d’euros. Par ailleurs, le groupe déclarait alors détenir plus de 400.000 contrats obsèques en portefeuille, gérer 450 funérariums et produire 135.000 cercueils par an.

OGF et Ontario Teachers, réaction de Jean Ruellan

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Jean Ruellan
Un nouvel investisseur est entré dans le capital d’OGF : Ontario Teachers, qui détient désormais 30 pour cent des parts du numéro un français. Jean Ruellan, Directeur du Marketing et de la Communication du groupe, répond à nos questions.
De la rumeur à la réalité

De quelle opération s’agit-il ? « C’est une opération d’entrée au capital d’un actionnaire minoritaire. Ontario Teachers détient désormais 30 % du capital, avec la volonté , de monter jusqu’à 40 %, et Pamplona reste l’actionnaire majoritaire ». Jean Ruellan précise « Ontario a choisi OGF pour faire un placement sécurisé et devenir un partenaire sur le long terme. C’est une société qui a fait montre dans son histoire de prudence et de discernement, leur entrée au capital d’OGF est un signe manifeste de la bonne santé de l’entreprise ».

La rumeur courait depuis le début de l’été à la rédaction de Funéraire Info « Et nulle part ailleurs » précise Jean Ruellan, qui, gentleman et fair play, ne cherche pas une seconde à connaître le secret de nos sources « L’opération a été menée par une équipe réduite, menée par Philippe Lerouge».

Cet été, Funecap a racheté Roc-Eclerc, la concomitance des deux opérations est-elle un hasard ? « Oui » répond sans hésitation Jean Ruellan « Lorsque les discussions ont commencé avec Ontario Teachers, d’ailleurs, nous ignorions alors tout du rapprochement de ces deux sociétés. Et OGF a de toutes façons toujours été gouverné par sa stratégie propre, et non en fonction de nos concurrents, même si nous tenons bien entendu compte de la réalité du marché ».

La grande continuité

L’arrivée d’Ontario Teachers au capital d’OGF ne sonnera pas l’heure de la révolution. « Il n’y aura aucun bouleversement » explique Jean Ruellan, « Ontario est entré au capital d’OGF justement parce qu’ils sont convaincus, comme nous, que la stratégie mise en place est la bonne. Le résultat de l’exercice 2015 montre d’ailleurs qu’elle porte ses fruits ».

La stratégie est donc maintenue. « Nous avions mis en place, je vous en ai d’ailleurs entretenu lors d’une précédente interview, un plan quinquennal de 200 millions d’euros appelé Dynamic 2018. A ce jour, il s’est mis en œuvre plus vite que prévu, puisque nous avons déjà investi 90 millions, et nous remettons en place un plan sur cinq ans, d’un montant qui pourrait atteindre également 200 millions. Nous l’avons appelé Dynamic 2020, pour souligner que Dynamic 2018 était une réussite et que le nouveau en constitue la continuité ».

La stratégie à venir du groupe OGF est en partie basée sur les acquisitions « Le funéraire est un marché atypique, très morcelé, et il est appelé, dans les années à venir, à se concentrer. Une part importante des investissements sera basée sur le développement externe ».

Philippe Lerouge à la barre

Ce qui frappe, c’est que Philippe Lerouge est, après 16 ans et de nombreux mouvements dans le capital d’OGF, toujours bien là, et semble indiscuté. Quel est son secret ? « Si je voulais faire simple et direct, je dirais qu’il reste en place parce qu’il est bon. Mais vous trouveriez sans doute ma réponse un peu courte » précise Jean Ruellan avec une pointe d’humour « Philippe Lerouge a pris la direction du groupe lors d’une période très agitée dans le funéraire, il a su le mettre sur les rails de l’après-monopole, et le conduire de succès en succès. De plus, il a une capacité à s’adapter qui lui a permis de travailler avec chaque actionnaire. Et surtout, ce n’est pas juste un financier, Philippe Lerouge connaît les métiers du funéraire, et ça fait toute la différence ».

Pour être un peu provocateur, on peut demander à Jean Ruellan si les morts français paieront les retraites des professeurs canadiens. Question qui provoque un franc éclat de rire « Non, on ne peut pas dire ça. On peut en revanche dire qu’OGF, c’est 5500 salariés en France, des emplois, y compris industriels, puisque nous avons deux usines, sur le territoire, et donc, 5500 familles qui vivent grâce au groupe. Partant de là, qu’un investisseur qui apporte un capital pour rendre cela possible en récupère les fruits, ça n’a rien d’anormal. »

Message au salariés

Quel message Jean Ruellan souhaiterait-il faire passer aux salariés du groupe, justement « Que tout va bien, et que l’arrivée de Ontario Teachers’ est une excellente nouvelle. C’est un investisseur qui cherche un partenariat sur du long terme, qui est entièrement tourné vers un développement et une pérennisation de la société, et en aucun cas un spécialiste du coup financier. Il y a donc tout lieu de se réjouir, notre entreprise séduit, et il y a de quoi en être fier ».

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Le site internet d’OGF est ici
Le site internet d’Ontario Teachers est ici

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Ontario Teachers’ : des investisseurs à l’échelle mondiale

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Le régime de retraite des enseignants du secteur public primaire et secondaire (Ontario Teachers’s Pension Plan, OTPP) est un organisme qui gère les rentes de 311.000 personnes, actives ou retraitées. Il a été créé en 1990 par le gouvernement de la province canadienne de l’Ontario (région des Grands Lacs, à la frontière américaine). Ce fonds est géré de façon paritaire avec les représentants de ces enseignants.

Employant un millier d’individus à Toronto, Londres, Hong Kong, l’OTPP place cet argent partout dans le monde. Au fil des années, il a ainsi notamment investi dans des centres commerciaux (1991), dans une équipe de hockey sur glace (Maple Leafs de Toronto) en 1994, dans des terrains forestiers (2001), dans l’exportation du charbon canadien, dans une société immobilière, dans la distribution d’eau au Chili (2007), dans des produits d’épargne brésiliens (2008), dans l’agriculture, le gaz et le pétrole, le traitement des eaux usées, les transports (aéroports, port, ferroviaire), les énergies renouvelables, les moteurs d’avions écoénergétiques, la loterie irlandaise…

A lire son dernier rapport d’activité, le fonds d’investissement a mis des billes dans des entreprises aussi variées que Microsoft, General Motors, Volkswagen, Danone, Amazon.com, Samsung, Disney, Google, Daimler, Hitachi, Nokia, le groupe de médias Twenty-First Century Fox ou la BNP Paribas.

« Nous investissons à long terme, nous investissons dans divers secteurs et nous investissons presque partout dans le monde », peut-on lire sur leur site internet. « Nous investissons dans le but d’aider à payer les prestations de retraite actuelles et futures. Notre actif se compose notamment d’actions, de titres de créance, de ressources naturelles et d’actifs réels (biens immobiliers et infrastructures). » En 2014, selon le bilan financier, l’OTPP était en excédent et le taux de rendement était de 11,8%. Depuis 25 ans, plus des trois-quarts de ses revenus proviennent du rendement des placements, le reste étant issu des cotisations et du gouvernement. Il a investi dans plus de 50 pays. Le conseil d’administration compte un tout récent président, Jean Turmel.

Entrée d’Ontario Teachers’ au capital d’OGF

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Travailler chez PFG
Communiqué de presse du groupe OGF

Le Groupe OGF est heureux d’annoncer larrivée d’un nouveau partenaire. Un accord a été trouvé entre Pamplona Capital Management, qui reste actionnaire majoritaire, et Ontario Teachers’ (le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de lOntario), pour faire rentrer ce dernier comme actionnaire minoritaire dans la structure capitalistique qui contrôle OGF, dans un premier temps à hauteur de 30 %, avant de monter à plus de 40 %. L’opération devrait être finalisée le 25 septembre prochain.

Sur un marché funéraire français en pleine mutation, le Groupe OGF sadapte et demeure le leader incontesté du secteur avec 540 millions deuros de chiffre daffaires réalisés sur le dernier exercice, soit le quart du marché en valeur.

La haute qualité de service et de satisfaction, la politique d’innovation et d’investissement, la couverture nationale et l’approche multicanal du marché garantissent à OGF sa place de premier plan auprès des particuliers et des collectivités territoriales.

OGF sappuie sur un réseau de 1000 agences intégrées et une diversité de marques avec des services et prix adaptés à toutes les attentes. A ses marques à forte notoriété comme PFG, Roblot ou Henri de Borniol, sajoute plus de 190 marques bien identifiées régionalement, fédérées pour la plupart sous le label Dignité Funéraire.

A l’offre complète autour des services funéraires, tant pour les obsèques que pour la vente de monuments, OGF ajoute aussi une expertise forte et reconnue de gestionnaire de crématoriums. Avec 53 établissements en exploitation ou en construction, cest également le leader français dans ce domaine.

Pour accompagner les nouveaux besoins et sécuriser son activité future, OGF est depuis longtemps à l’avantgarde de la distribution des contrats obsèques et dispose à ce jour dun portefeuille de plus de 400.000 contrats.

Acteur engagé et socialement responsable, OGF est attaché à son outil industriel en France, et au travers de ses deux usines de fabrication de cercueils, est le leader européen en la matière.

Ce nouveau partenaire conforte la stratégie actuelle du Groupe qui est reconduite dans un plan dentreprise quinquennal « Dynamic 2020 » au cours duquel, le Groupe disposera de près de 200 millions deuros d’investissement. Pamplona Capital Management, actionnaire majoritaire depuis

2013, conserve cette position, et l’équipe de management reste associée et présente dans le

nouvel équilibre.

A cette occasion, Philippe Lerouge, Présidentdirecteur général dOGF depuis 15 ans, déclare : « Je suis particulièrement heureux de voir que le Groupe que je dirige duise des investisseurs de long terme. Le profil dOntario Teachers, et les choix dinvestissements qu’il fait toujours, démontrent une pleine confiance dans l’avenir dOGF. Ce sont par ailleurs des possibilités d’investissement nouvelles qui nous sont offertes et qui viendront soutenir le développement de notre activité ».

A propos d’OGF

OGF est le leader français des services funéraires, et fort dun savoirfaire de 170 ans. Le Groupe affirme son expertise sur l’ensemble des activités liées au funéraire, des services de pompes funèbres à la gestion de crématoriums, de la production de cercueils à la pose de monuments funéraires, des contrats de prévoyance à l’accompagnement après obsèques.

540 millions deuros de chiffre daffaires sur le dernier exercice

Plus de 114 000 obsèques organies sur le dernier exercice

1 000 agences partout en France (sous les enseignes PFG, Roblot, Henri de Borniol ou des marques locales principalement sous le label Dignité Funéraire)

5 500 collaborateurs

468 maisons funéraires

53 crématoriums en exploitation ou en construction (soit la moitié du parc privé français)

Plus de 400 000 contrats de prévoyance en portefeuille

30 000 nouveaux contrats de prévoyance sur le dernier exercice

Près de 136 000 cercueils produits sur le dernier exercice

Près de 13 000 monuments posés l’an dernier dans les cimetières français

50 000 familles qui répondent aux enquêtes de satisfaction du Groupe avec un taux global de recommandation de 97%.

A propos de Pamplona Capital Management (www.pamplonafunds.com)

Pamplona Capital Management est une société d’investissement créée en 2005 qui propose une plateforme d’investissements alternatifs allant du capital investissement à la gestion de fonds. Pamplona, ba à Londres, gère plus de 6,6 milliards deuros dactifs. Son portefeuille de clients inclut des fonds de pension, des banques privées internationales, des multinationales et des fonds de fonds. Pamplona investit actuellement son quatrième fond lancé en juin 2014 dun montant de 3 milliards deuros. La stratégie d’investissement est centrée sur des investissements de long terme dans des entreprises leader sur leurs marchés.

A propos dOntario Teachers (http://www.otpp.com/fr)

Fondé en 1990, Ontario Teachers (le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l‘Ontario) dispose dun actif net sous gestion de 154,5 Mds $ au 31 décembre 2014. C’est le plus important régime de retraite sadressant à une seule profession au Canada. Ontario Teachers’ a son siège à Toronto, en Ontario. Son bureau de Londres couvre lEurope, le Moyen-Orient et lAfrique, tandis que son bureau de Hong Kong couvre la région de lAsie. Organisme indépendant, il place lactif de la caisse et administre les rentes des 311 000 enseignants actifs et retraités de l‘Ontario. Pour obtenir de plus amples renseignements, notamment les rapports annuels de 2014 et des années antérieures, consultez le site www.otpp.com/fr.

Le capital d’OGF s’ouvre au fond canadien Ontario Teachers

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Le fonds d’investissements canadien Ontario Teachers prend 30 % du capital d’OGF, premier opérateur français du funéraire détenu par Pamplona Capital Management. Une participation qui pourrait encore grimper. Créé en 1990, Ontario gère des retraites d’enseignants du public, et a déjà pris des participations variées dans plus de 50 pays allant de Disney à Google.

Philippe Lerouge et l’ensemble du comité de direction d’OGF sont reconduits à leurs fonctions. Ontario Teachers pourrait à terme entrer à hauteur de 40 % dans le capital du numéro un français du funéraire.

Suivez l’actualité des Pompes Funèbres Générales avec Funéraire-Info.fr (en suivant ce lien)