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Centenaire, interdiction de courir dans l’ossuaire de Douaumont

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La polémique du jour, puisque pas une semaine ne semble passer sans qu’il y en ait une, ce sont les commémorations de la bataille de Verdun à l’ossuaire de Douaumont, et ces enfants courant dans les allées du cimetière ou il est interdit de courir d’après le réglement intérieur. Certains aiment, d’autres non, mais une chose est sûre : cet hommage censé sceller l’union divise…

Verdun, les forces en présence…

Le temps fort, c’étaient ses enfants courant parmi les tombes des soldats tombés à la bataille de Verdun, vêtus de tenues bariolées, course rythmée par les Tambours du Bronx.

Et comme toujours, il y a deux camps : les Pour selon qui les Contre sont « d’infâmes réactionnaires proche de l’extrême droite » et les Contre qui expliquent que les Pour sont des « dégénérés irrespectueux ». Les amateurs de nuances sont partis se faire un café.

Un observateur non averti pourrait être tenté de voir un troisième camp, celui des Neutres, qui expliquent que « les français sont des râleurs, de toute façon, ils ne sont jamais contents », mais la plupart du temps, ils se joignent aux Pour.

Alors, qui a tort, qui a raison ? Nous avons demandé à notre expert normand, qui a été formel « Ben, ça dépend ». En tout cas, une chose est sûre : cette cérémonie, destinée à célébrer la concorde et l’union, a été placée dès le début sous de mauvais auspices, après l’affaire Black M.

Nous avons décidé de laisser la parole aux pour, aux contres, puis de livrer notre vis appuyé sur le pragmatisme.

Les pour

Charlotte a été sensible au symbole : « Moi j’y vois un symbole. Ses soldats sont morts pour la liberté. Ils ont courus sur ses mêmes terres, pour que les générations futures soient libre. Je pense, sans parler en leurs noms, qu’ils auraient aimé, voir ses jeunes Français et ses jeunes Allemands, courir en toute liberté… » posée et pragmatique, c’est une des rares à garder son calme.

Nehra s’agace de ceux qui s’offusquent du fait que les enfants piétinent les tombes « J’en pense qu’ils sorts morts, et que pour certains, y’a rien dans les tombes. Les gens qui râlent n’ont évidemment pas compris le sens de cette commémoration : la vie continue. Moi, ça me gène pas. »

Line précise « Ce sont des Allées !!! Arrêtez de dire sur les tombes ce sont des allées » et Jules ajoute « Vous savez qu’il y a des gens qui entretiennent l’herbe qui pousse ?! Ben ils passent la tondeuse dessus et du désherbant, vous savez aussi que le mémorial à était agrandit ? Ils ont utilisé des tractopelle et ont remué la terre et trouver des restes humain là où il y avait un parking et ils en ont refait un par dessus… »

Les contre

Les contres sont beaucoup plus nombreux, du moins, à laisser des commentaires.

« Manque total de respect » « Indignée » « On ne court pas dans un cimetière » sont les réactions les plus fréquentes, dans un langage parfois très fleuri.

Tito vise les coureurs de Verdun : « je pense que heureusement qu’il n’y a plus de guerre parceque c’est pas avec eux qu’on l’aurait gagné » François trouve cela « Absurde et déplacé on ne respecte plus rien … » et Morticia ironise : « Estimons nous heureux, on a échappé à Black M … »

Mais le plus radical, c’est Corvus « Perso, on devrait arrêter les commémorations. C’est bon on va pas encore chialer et s’excuser les uns les autres pendants des siècles! C de l’histoire ancienne à un moment donner faut pas oublié certes, mais c’est bon quoi. Ceux de cette génération sont tous morts ou bientôt, et les derniers survivants ont peut-être envie aussi de penser à autre chose. Mais c’est bien humain ça de vivre dans le passé et de ce la jouer dramaturge et compagnie, avec mise en scène et…. Bah moi je trouve que dans le fond ça manque totalement de respect et ça se tourne en ridicule! »

Mais, finalement, on en pense quoi ?

A Funéraire Info, nous avons tout simplement décidé de lire le règlement intérieur du site de l’Ossuaire de Douaumont. Il y est entre autre précisé que « Une tenue correcte est exigée, pour les messieurs tête nue » et surtout « On ne crie pas, on ne court pas. »

On ne crie pas, sans doute non plus ne pilonne-t-on pas des tambours. Et on n’y court pas.

Nous nous posons une seule question. Si des enfants ont pu courir au milieu des tombes sous l’œil bienveillant du Président de la République lui-même, comment les gardiens du site, voire même les parents, vont ils ensuite pouvoir expliquer aux petits visiteurs qui joueront à loup ou à chat perché autour et sur les tombes, que c’est un lieu de recueillement ?

Comment expliquer la solennité que se doit d’avoir un lieu de mémoire ? Ce qui pose problème, ici, c’est que le Président de la République, qui est censé montrer l’exemple, approuve au prétexte d’une cérémonie officielle ce qui est interdit tout au long de l’année par le règlement. Les commémorations sont elles au dessus des règlements ? La volonté des politiques peut elle s’affranchir des obligations du commun ?

Pour théorique qu’elle soit, que direz-vous à un gamin mal élevé qui courra parmi les tombes, dérangeant les familles venues se recueillir, et qui vous répondra « C’est le président qui a dit qu’on pouvait » ?

Le site internet de l’Ossuaire de Douaumont : www.verdun-douaumont.com

Il y a un siècle, un enfer de feu s’abat sur Verdun

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Une boucherie absurde. Une bataille sans conquête territoriale. Un enfer d’artillerie où la seule idée est d’y survivre. 300.000 morts français et allemands. 400.000 blessés. Verdun et ses dix mois de combats dans les collines avoisinantes : c’était il y a un siècle.

Quand l’armée allemande passe à l’attaque, par un déluge de feu le 21 février 1916 à l’aube, elle s’apprête à déverser sur les positions françaises de bord de Meuse deux millions d’obus en deux jours. En quelques heures, des massifs forestiers entiers sont réduits en un vaste bourbier lunaire. Mais contre toute attente, quand les fantassins allemands s’avancent sur un front de six kilomètres, ils vont rencontrer une résistance désespérée, bien qu’éparpillée. L’offensive n’atteint pas son but. Verdun ne tombe pas.

Ses esprits repris, l’état-major français envoie des renforts, renforce son artillerie et réplique, et surtout organise la logistique. Sur la seule route peu près carrossable vers l’arrière circule un camion toutes les 15 secondes. Il y est interdit de stationner. Matériels et hommes y transitent. Une voie ferrée sera aussi construite.

Dans la boue, depuis des tranchés, on se pilonne, on s’écharpe de bois, de colline en trou d’obus, de fort en village détruit. D’offensive en contre-offensive. Une énième, allemande en juillet, échoue à trois kilomètres de la ville de Verdun. C’est le tournant. Les combats âpres se poursuivent jusqu’en décembre 1916.

On ignore le nombre réel de victimes. Verdun est le symbole d’une victoire française défensive. Le champ de bataille, un siècle plus tard, conserve par endroit son paysage chaotique. La végétation a repris sa place. On déterre toujours des obus dans les champs.

Dès la fin du conflit, il a fallu se préoccuper de mémoire et du devenir des corps des morts. Un ossuaire a été construit sur place à Douaumont à partir de 1920, d’abord provisoire devenu définitif. Des mémoriaux juifs et musulmans s’y sont ajoutés depuis. Dans la nécropole reposent près de 130.000 soldats inconnus, français et allemands, jouxtant un cimetière militaire aux 16.142 tombes individuelles.

Ossuaire de Thiais : la Ville de Paris précise

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cimetière du Père Lachaise
Entrée de l'ossuaire du Père-Lachaise

Après la récente publication par Funéraire Info d’un article sur la construction d’un nouvel ossuaire parisien à Thiais (Val-de-Marne), prenant la suite d’un Père-Lachaise saturé, le service des cimetières de la Ville de Paris souhaite apporter quelques précisions.

Dans sa configuration achevée, cet ossuaire construit par tranches au fur et à mesure des besoins pourrait couvrir une superficie de 7.500 m2 au maximum, sous les 15.000 m2 de l’esplanade. La première tranche (2.500 m2) est actuellement en cours de réalisation. Elle permettra de conserver les restes exhumés des cimetières parisiens pour les 20 prochaines années.

A propos des fouilles archéologiques effectuées à cet emplacement par l’équipe d’archéologie préventive du Val de Marne et de la mairie de Paris, le service des cimetières indique que de nombreux soldats allemands ont été inhumés à cet endroit, ensuite exhumés pour être transférés vers un autre cimetière. Il est néanmoins avéré que des corps sont toujours inhumés dans la parcelle qui a fait l’objet de ces fouilles.

L’architecte interrogé dans l’article stipulait que les restes issus des cimetières parisiens seront mis dans « des boîtes étiquetées avec des codes barres et stockés au cas où les descendants veuillent les récupérer ». La Ville de Paris tient à rectifier : il n’est pas prévu à ce jour d’utiliser un système de code barre. Par ailleurs, selon une règle réaffirmée en 2013 par le ministère de l’Intérieur, le placement dans l’ossuaire est définitif. Une famille ne peut donc plus disposer des restes, placés alors sous la responsabilité de la commune.

Ossuaire parisien : Thiais après le Père-Lachaise

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cimetière du Père Lachaise
Entrée de l'ossuaire du Père-Lachaise

Plein, trop plein l’ossuaire parisien. On se bouscule au Père-Lachaise, qui conserve notamment les restes humains exhumés des concessions de plusieurs cimetières locaux. Au printemps, un nouvel ossuaire régional ouvrira donc à Thiais (94), au sud de Paris. Un chantier à épisodes.

Il y a eu les catacombes de la capitale, puis le Père-Lachaise après 1952. Thiais était, d’après la mairie de Paris, le seul site capable d’offrir l’espace nécessaire : 15.000 m2 seront à terme construits sous l’esplanade engazonnée, face à la porte principale, bâtis en trois fois successivement, au gré des besoins. Selon la présentation de la mairie, qui y réfléchit depuis 2010, cela « permettra la réinhumation annuelle de 500m3 de reliquaires ». L’ossuaire devrait « assurer les besoins de conservation des cimetières parisiens pour les quinze années à venir ».
C’est la toute première tranche de travaux (2.500 m2) qui s’achèvera au printemps. En principe en mars. « Les restes seront mis dans des boîtes étiquetées, avec des codes barre, et stockés au cas où les descendants veuillent les récupérer », explique Jean-Michel Tournoux (cabinet Apui). Cet architecte a déjà travaillé entre autres sur la rénovation des crématoriums du Père-Lachaise et de Champigny-sur-Marne (94).
Le maître d’œuvre du chantier a été désigné en 2013. Mais un rebondissement a failli stopper le projet. Le 28 avril 2014, un sondage archéologique à l’endroit des travaux envisagés détecte la présence « d’une centaine de corps de soldats allemands » enterrés là à la Libération. Du tissu, des bottes, des vareuses sont récupérés. Un registre confirme des inhumations allemandes entre l’été et décembre 1944. Aurait-on découvert une nécropole oubliée ?
Récit enlevé de l’architecte Jean-Michel Tournoux : « Ils appellent la mairie, la police, le juge, le ministère. Pour s’apercevoir à la fin qu’ils n’ont pas lu jusqu’en bas, que les restes des soldats ont déjà été transférés dans un cimetière normand, et qu’ils n’ont retrouvé que des objets isolés. Du coup, le chantier a été déplacé de 100 mètres. On a pris un an de retard. » Vérification faite auprès des autorités allemandes, le transfert a bien eu lieu, en 1948. Petit problème : dans les registres du cimetière de Thiais, la case exhumation n’avait pas été bien cochée.

Dépôts dans les ossuaires, les questions-réponses au Sénat

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CGCT, la loi protège les familles

Réponse du Ministère de l’intérieur, concernant le dépôt dans les ossuaires publiée dans le JO Sénat du 12/03/2015 – page 557

Lorsqu’une commune procède à la reprise d’une concession funéraire, les restes exhumés sont placés soit dans un cercueil aux dimensions appropriées (article R. 2223-20 du code général des collectivités territoriales) soit dans une boîte à ossements (article R. 2213-42 du code précité) pour être ensuite placés dans l’ossuaire ou faire l’objet d’une crémation, en l’absence d’opposition connue ou attestée du défunt (article L. 2223-4 du même code). Les restes doivent être traités avec respect, dignité et décence (article 16-1-1 du code civil).

La question écrite n° 13866 de M. Jean Louis Masson, Sénateur de la Moselle, publiée dans le JO Sénat du 27/11/2014 – page 2625

M. Jean Louis Masson attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le fait que lors d’une reprise de concession funéraire, les maires doivent normalement faire déposer les restes dans l’ossuaire du cimetière. Il lui demande si ces restes peuvent être déposés en vrac ou si au contraire, dans une logique de respect dû aux morts (code pénal, article 225-17), la municipalité n’est pas tenue de déposer ces restes de manière individualisée dans une boîte à ossements.

Cimetières : ossuaires et exhumations

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Les ossuaires, dans les cimetières, sont une constante depuis le moyen-âge. Jadis sous formes de petites chapelles, ils revêtent désormais une apparence plus laïque, toujours avec le même but : respecter les défunts.

Pourquoi les ossuaires ?

exhum1-300x169 Cimetières : ossuaires et exhumationsLa présence d’ossuaires dans un cimetière a une signification précise : l’on sait sans conteste que des concessions ont été reprises. L’ossuaire est en effet destiné à conserver les ossements issus des exhumations de concessions expirée ou abandonnées.

Le législateur a jugé nécessaire de créer ces espaces pour répondre à une question : que faire des ossements lorsqu’une concession arrivée à terme était reprise ? Les restes ne peuvent en aucun cas être considérés comme déchets. Il importait donc de mettre en place un espace dédié au repos éternel des défunts, et c’est ce que le législateur a prévu, par l’article L. 2223-4 du

code général des collectivités territoriales (CGCT).

Création d’un ossuaire

ossuaire-lanvellec-300x225 Cimetières : ossuaires et exhumations
Ossuaire médiéval de Lanvellec (22)

Le maire d’une commune, à la première exhumation, doit créer un ossuaire dans le cimetière concerné. Celui-ci n’est pas défini par des caractéristiques précises, il peut ainsi s’agir d’un caveau repris à cet effet, ou construit spécifiquement. Si le cimetière n’est pas assez grand pour accueillir un ossuaire, le maire est autorisé à en construire un dans un autre cimetière de la commune et à y transporter les ossements. Dans le cas ou la commune ne disposerait d’aucun cimetière avec suffisamment d’espace libre pour y construire un ossuaire, elle peut le faire construire sur le territoire d’une autre commune, à condition que les deux appartiennent à la même communauté de commune.

L’existence de l’ossuaire doit précéder son utilisation : il faut construire l’ossuaire avant de procéder à l’exhumation, ce qui explique pourquoi un maire ne peut pas procéder à une reprise de concession, puis créer un ossuaire à sa place pour y ré-inhumer les restes.

L’ossuaire est une concession perpétuelle et incessible, une fois créé.

Déménagement

exhumation-219-300x203 Cimetières : ossuaires et exhumations
Exhumation

Lors qu’intervient un transfert de corps vers un ossuaire, la condition préalable à remplir est que celui soit en os blanc, le processus de décomposition doit donc être achevé. Dans le cas inverse, deux options sont possibles, soit la ré-inhumation en concession classique, soit la crémation sous certaines conditions.

Les ossements doivent ensuite être disposés dans un cercueil adapté. Il s’agit d’un reliquaire, boîte dans laquelle les ossements d’un ou plusieurs corps peuvent reposer, et uniquement ce récipient. Une inhumation d’ossements en housse d’exhumation, par exemple, est non-conforme à la législation, et pourrait valoir des poursuites pour atteinte à l’intégrité de cadavre.

Le reliquaire peut contenir les ossements de plusieurs corps, à condition qu’ils soient issus de la même concession. Il est strictement interdit de mélanger dans un reliquaire des corps issus de concessions différentes.

Une fois ceci fait, le reliquaire est disposé à l’ossuaire.

Crémation

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Jardin du souvenir

Il est possible de procéder à la crémation des restes, si plusieurs conditions sont remplies. La première, c’est qu’un ossuaire déjà existant est plein. La seconde, que le défunt ne se soit pas opposé à la crémation, qui doit être signalée à la commune. Les reliquaires qui contiennent des défunts opposés à la crémation doivent être marqués et placés dans une position à part dans l’ossuaire, afin d’éviter toute erreur.

Dans le cas contraire, le maire peut décider de procéder à la crémation, soit directement des corps exhumés, si l’ossuaire est plein ou que la décomposition n’est pas achevée, soit des reliquaires contenus dans l’ossuaire, ceux dont les occupants n’étaient pas opposés à la crémation, pour y faire de la place.

Les cendres sont ensuite dispersées au jardin du souvenir ou à l’espace cinéraire dédié du cimetière ou se trouvait la sépulture du défunt.

Les défunts opposés à la crémation, une fois leur transfert effectué, peuvent reposer tranquille : ils ne seront théoriquement plus jamais dérangés, hormis, dans quelques millénaires, par des archéologues.

Exhumation d’ossements d’un ossuaire communal

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Question écrite n° 00131 de M. Yves Détraigne Marne – UCR

publiée dans le JO Sénat du 05/07/2012 – page 1468M.

Yves Détraigne attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la possibilité laissée à une famille désireuse de reprendre le corps d’un proche inhumé dans un ossuaire communal.Il semblerait qu’il revienne au maire du lieu où se situe l’ossuaire de déférer à une demande d’exhumation, l’exhumation et la translation du corps restant aux frais exclusifs du demandeur.Considérant toutefois qu’il n’existe aucune jurisprudence précise sur ce sujet délicat, il souhaite qu’il lui précise s’il est possible, pour une famille, d’exhumer des ossements « individualisés » et identifiés d’un ossuaire communal afin de les placer dans une concession familiale à perpétuité.

Réponse du Ministère de l’intérieur

publiée dans le JO Sénat du 23/08/2012 – page 1878Aux termes du premier alinéa de l’article L. 2223-4 du code général des collectivités territoriales, « un arrêté du maire affecte à perpétuité, dans le cimetière, un ossuaire aménagé où les restes exhumés sont aussitôt réinhumés ». Il existe trois hypothèses dans lesquelles, une fois l’exhumation réalisée, les restes mortels sont déposés à l’ossuaire. Il s’agit de la reprise des sépultures en terrain commun, au terme du délai de rotation et de la reprise des concessions funéraires soit parvenues à échéance et non renouvelées dans un délai de deux ans, soit à l’achèvement d’une procédure de constatation d’« état d’abandon ». Lorsqu’un corps est inhumé dans une sépulture en terrain commun, le plus proche parent du défunt peut à tout moment en demander l’exhumation en vue d’une réinhumation dans un emplacement concédé, évitant ainsi le placement d’office à l’ossuaire au terme du délai de rotation. S’agissant de la reprise des concessions parvenues à échéance, la famille dispose d’un droit à renouvellement pendant deux années, auquel le maire ne peut s’opposer. Enfin, la procédure de constatation d’état d’abandon s’étale sur une durée minimum de trois années qui donnent plusieurs occasions à la famille de faire obstacle à l’exhumation des restes mortels. Dans ces conditions, il y a lieu de considérer que le placement à l’ossuaire est définitif. Dès cet instant, les restes mortels sont placés sous la responsabilité de la commune et la famille ne peut donc plus en disposer. En conséquence, le maire ne peut pas délivrer d’autorisation d’exhumation pour extraire des ossements, même individualisés, de l’ossuaire.

logo Exhumation d'ossements d'un ossuaire communal

viaExhumation d’ossements d’un ossuaire communal – Sénat.