Accueil Tags Paris

Tag: Paris

Hommage : près de 2.800 SDF sont morts en France en 2015

2
(capturer Facebook Collectif les morts de la rue)

L’an dernier, 497 SDF identifiés sont morts dans la rue, dont 190 en région parisienne. Avec les sans abris non-identifiés, cela représenterait en tout 2.800 femmes et hommes, selon les associations d’aide. Samedi dernier, une cérémonie leur était dédiée à Paris.

C’était place Joachim du Bellay, dans le premier arrondissement, au centre de la capitale. Des fils à linge, des roses accrochés, et 497 petits papiers blancs qui flottent, au nom de chacun d’entre eux. Des noms égrenés l’un après l’autre, comme autant d’extraits de vies, pour sensibiliser les passants, pour redonner une place dans la société.

L’un est mort sous sa tente, l’autre a été repêché dans la Seine. On a croisé dans les derniers temps un troisième place de la République. Beaucoup ont fini au carré des Indigents du cimetière de Thiais (Val-de-Marne).

Chaque année, le collectif « Les morts de la rue » organise une cérémonie d’hommage à ces oubliés, rappelant que ces décès interviennent en toutes saisons, avec des pics en octobre et en début d’été. Des témoignages de sans abris, actuels ou passés, racontent que la mort dehors est souvent violente. Que l’agression peut guetter.

Selon le collectif, l’espérance de vie est réduite de trente ans lorsque l’on vit dans la rue. Ses bénévoles tentent après un décès de reconstituer l’histoire du défunt, de retrouver sa famille aux côtés de la police, d’accompagner le deuil. Car un sans-abri depuis longtemps dans un quartier se construit un réseau de connaissances. Il peut devenir un point de repère. Et lorsqu’il n’a plus de proches, suivent le SDF jusqu’aux obsèques pour donner le droit à un enterrement digne.

Un partenariat entre La Maison des Obsèques et la Mairie de Paris

1
Anne HIDALGO, Maire Pénélope KOMITES, Adjointe à la Maire, chargée des Espaces Verts, de la Nature, de la Biodiversité et des Affaires Funéraires Marinette BACHE, Conseillère, Présidente des Services Funéraires et Christophe LAFOND, Président de la Maison des Obsèques

Ce matin à 11 H 30 avait lieu à la l’hôtel de ville la signature d’un accord entre La Maison des Obsèques et les Services Funéraires de la Ville de Paris, en présence de Anne Hidalgo et de nombreux partenaires. Un accord qui renforcera la coopération entre la Maison des Obsèques et le service public du funéraire.

Après la signature d’un accord cadre entre l’Union du Pôle Funéraire Public à Villepinte, lors du salon de novembre 2015, la Maison des Obsèques avait déjà signé deux partenariats, avec les PFI de Tours et les PFI de l’agglomération lyonnaise en janvier dernier.

C’est aujourd’hui avec les Services Funéraires de la capitale qu’a été signé cet accord. Preuve de l’importance donnée à ce partenariat, Anne Hidalgo représentait elle-même la capitale. Étaient également présents Pénélope KOMITES, Adjointe au maire, chargée des Espaces Verts, de la Nature, de la Biodiversité et des Affaires Funéraires, Marinette BACHE, Conseillère, Présidente des Services Funéraires et Christophe LAFOND, Président de la Maison des Obsèques, ainsi que les représentants d’Harmonie Mutuelle, MUTAC et MGEN qui ont porté la Maison des Obsèques sur les fonds baptismaux.

Funéraire Info était présent, comme des représentants de la presse spécialisée et généraliste.

La Maison des Obsèques souhaite apporter une nouvelle approche sur le marché, fondée sur les valeurs mutualistes et permettant d’offrir à la population dans son ensemble l’accès à des obsèques dignes et respectueuses des volontés du défunt et de ses proches, en contribuant à réguler le marché en matière de maîtrise des prix et de qualité de service. D’ici 2025, elle devrait s’appuyer sur un réseau de 400 agences partout en France. La Maison des Obsèques illustre concrètement l’ambition du rapprochement entre le Groupe MGEN et Harmonie Mutuelle. Le Groupe MGEN, Harmonie Mutuelle et Mutac ont présenté officiellement La Maison des Obsèques lors du salon Funéraire Villepinte, le 20 novembre 2015. À l’occasion de ce salon, les mutuelles fondatrices ont également signé un partenariat avec l’UPFP qui permet aux membres du pôle funéraire public qui le souhaitent de s’affilier au réseau La Maison des Obsèques.

En ce sens, la démarche de Anne Hidalgo est exemplaire. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la Maire de la capitale s’implique dans les questions funéraires, son programme électoral avait d’ailleurs été le seul à faire des propositions sur le sujet.

Le site de la Mairie de Paris : www.paris.fr

Le site de la Maison des Obsèques : lamaisondesobseques.fr

Suicide et résurrection : Y a-t-il un docteur à Aulnay-sous-Bois ?

1

Un homme s’est réveillé dans l’ambulance après qu’on l’ait cru décédé suite à son suicide en se jetant sous un train. Cela se passe en France. Cette nouvelle étonnante devient soudain stupéfiante lorsqu’on la relit sous l’angle de la procédure et du droit funéraire… et du docteur.

Suicide raté

C’est le Parisien qui rapporte cette histoire. Tout commence par un suicide raté. À Aulnay-sous-Bois, un homme a tenté de mettre fin à ses jours en se jetant sous un train. Les secours mettent un temps important à dégager son corps, mais peu se faire une idée précise de la situation : un bras tranché, une partie du visage arraché, inerte, les policiers ont certainement signalé un quidam « Delta Charlie Delta », décédé.

Les pompiers l’embarquent donc dans l’ambulance, et voilà le cadavre qui se met à hurler, de toute la force de sa souffrance. Ayant repris conscience, il a réussi à communiquer avec les urgentistes, dans l’ambulance, presque normalement.

On conçoit fort bien l’étonnement du journaliste du Parisien qui raconte cette affaire. Mais son point de vue diffère un peu du nôtre. Lui s’est dit « Un type qui se réveille dans l’ambulance après qu’on l’ait cru mort, c’est incroyable ! ». Nous, nous nous demandons « Mais qu’est-ce qu’il fichait dans une ambulance ? »

De la législation funéraire

Si l’on suit la procédure funéraire telle qu’elle est appliquée, selon le droit, lorsqu’un décès survient, les pompes funèbres sont seules habilitées à transporter le défunt, dans un véhicule adéquat. Bien entendu, il existe une marge de tolérance : lorsqu’un patient décède dans l’ambulance, on ne va pas le transférer dans un corbillard sur le trottoir, devant les badauds. On constate pudiquement son décès à l’arrivée.

Pour que les pompes funèbres transportent le défunt, il faut qu’il y ait un défunt, donc un certificat de décès rempli par un médecin. Un vrai, avec un diplôme.

De deux choses l’une dans cette affaire : soit le médecin ne s’est pas déplacé, soit il est du genre, lorsque vous allez le consulter pour un rhume, à commencer par vous parler d’euthanasie.

Y a-t-il un docteur à Aulnay-sous-Bois ?

Lorsqu’on retourne le problème, on ne voit qu’une seule solution plausible à cette attitude : les ambulanciers n’ont eu d’autres choix que d’embarquer le défunt avec eux pour faire constater son décès une fois arrivé aux urgences. Tant qu’un médecin n’a pas dit qu’il est mort, ils le peuvent, après tout, non ?

Certains s’écrieront peut être « Heureusement, comme ça, ils se sont rendus compte qu’il était vivant ». Erreur : un docteur qui aurait suivi le protocole d’établissement du décès se serait rendu compte que la nouvelle du trépas du malheureux était quelque peu exagérée.

Ce qui est inquiétant, dans cette affaire, c’est l’absence de médecin. Surtout durant un long week end férié, qui pose déjà problème aux vivants. Que l’on parle de la difficulté de trouver un docteur au beau milieu de la Lozère, certes. Mais un désert médical en région parisienne ?

Nous avons déjà constaté que les familles avaient de plus en plus de mal à avoir un homme de l’art pour constater un décès banal. Lorsqu’on constate que, manifestement, ni la police, ni les pompiers ne parviennent à en faire déplacer un, on devine que la situation n’est pas prête à s’améliorer.

A moins qu’il y ait une autre explication. Dans ce cas, nous serions ravis de l’entendre.

Nous ne pouvons que finir cet article avec une petite pensée pour celui qui a essayé d’attenter à ses jours et se retrouve mutilé. Sans doute trouvait il déjà sa vie difficile avant…

Des Grandes-eaux à la fournaise : le Versailles-Paris déraille un 8 mai

0

Temps ensoleillé et pont du mois de mai : les passagers des trains du week-end prolongé auront peut-être une pensée dimanche pour les 150 victimes de la première catastrophe ferroviaire en France. C’était le 8 mai 1842 à Meudon, près de Paris. Petit rappel des faits, histoire d’égayer le voyage.

Deux lignes concurrentes reliaient alors Paris à Versailles (banlieue ouest) depuis 1840. On ne transportait alors des voyageurs dans des trains à locomotive que depuis huit ans dans le pays. C’est bruyant, ça fume, ça fonce à 40 km/h. C’est le progrès.

En 1842 aussi le 8 mai tombe un dimanche. De nombreux Parisiens sont venus jusqu’au château royal de Versailles pour y assister aux Grandes eaux, et prendre l’air en famille dans les allées du parc. En fin d’après-midi, la foule afflue vers la gare Rive-Gauche pour regagner Paris. Près de 770 personnes montent à bord du train de 17h30. Des voitures de seconde et troisième classes en bois, tirées par deux locomotives à vapeur et leur tender à combustible. Un convoi de plus de 120 mètres de long.

Dans ces bords vallonnés des bords de Seine, le train se trouve dans la tranchée de Bellevue quand un essieu de la locomotive de tête casse. L’engin déraille, se fichant dans le talus. Le tender s’écrase contre elle, la deuxième locomotive suit et se couche, et les cinq voitures suivantes s’empilent dans l’amas qui s’enflamme rapidement, alimenté par le charbon brûlant.

Les passagers tentent de s’échapper de leurs cercueils en bois, mais restent prisonniers : les wagons ont été fermés à clé de l’extérieur pour empêcher des exaltés de sortir en marche. Le bilan est terrible. Lors du procès qui suit, le procureur parlera de 108 blessés graves, d’une dizaine de blessés légers. Sans compter les 55 morts, carbonisés pour la plupart. Parmi eux, le contre-amiral et explorateur des terres australes et de l’Antarctique Jules Dumont-d’Urville, qu’on ne reconnaîtra qu’à la forme particulière de son crâne. Sa femme, son fils de 16 ans ainsi que le grand-père de l’académicienne Marguerite Yourcenar périssent également.

Cette tragédie amène une violente campagne de presse contre les dangers des chemins de fer naissants. L’écrivain Alfred de Vigny déplore ainsi « le sacrifice horrible fait à l’industrie ». Une chapelle fut construite à quelques mètres des lieux par un architecte qui avait perdu trois membres de sa famille dans la catastrophe.  Un évêque français dénonça « l’arrogance des hommes » et parla de « leçon donnée par Dieu ». Mais il dut freiner net le même mois quand le pape se dota d’un train pontifical. Dans les chemins de fer, jusqu’en 2003, on décida après-coup que plus jamais les portes se seraient fermées à clé en marche.

Deuxième crématorium à Paris, l’appel d’offre est lancé

1

C’est un appel d’offre qui vaut officialisation : la Mairie de Paris cherche à pourvoir une « Mission d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage pour la préparation du programme de construction d’un complexe funéraire à Paris ». C’est la première étape concrète du nouveau crématorium, mais ou ?

Ce que l’on sait

On peut en être certain : le serpent de mer du nouveau crématorium va voir le jour. Une mission d’assistance à la maîtrise d’ouvrage est destinée à étudier la meilleure manière de concrétiser un projet, une fois celui-ci acté au niveau des instances municipales. A ce stade, donc, la Maire de Paris a, sauf cas exceptionnel, décidé que le projet se ferait, et qu’il y avait, c’est important, le budget pour le faire.

Ce dont on est certain… C’est plus compliqué. Pour commencer par le plus simple, il y aura un crématorium, mais pas que. Celui-ci sera doté, dès le début, de trois four, et pourra être doté de deux fours supplémentaires, soit 5 au total, à terme et si besoin. Mais ensuite, on reste dubitatif sur la « chambre funéraire de 20 cases + extension de 20 cases ». On parle de quoi ? D’une morgue de 20 cases pouvant en recevoir 20 supplémentaires à terme, avec ce que ça implique de logistique (couloirs pour la circulation, salles de soins, accès corbillards à l’extérieur), ou d’un funérarium, qui se définit plutôt, habituellement, par le nombre de salons.

A mois que la Ville de Paris opte uniquement pour des salons de présentation provisoire, mais, là encore, le nombre n’en est pas indiqué… A moins qu’il ne s’agisse simplement d’une zone d’attente pour les défunts en attente de crémation ? Tout cela n’est pas très clair.

L’ensemble se verra adjoindre un jardin cinéraire de 500 mètres carrés, ce qui n’est pas énorme eu égard au nombre de crémations attendues, d’un columbarium et d’un parc de stationnement pour le personnel et les familles. Nulle part il n’est fait mention d’une zone de transit pour les corbillards et TSC, les défunts prennent les transports en commun, ou CorbiLib, sans doute…

Une chose est bien certaine : la Ville de Paris a effectivement besoin d’assistance pour maîtriser son projet.

Ce qu’on ne sait pas

Le suspense est à son comble, la question brûle toutes les lèvres, « Mais ou est-ce ? » et si vous lisez les intertitres, vous saurez déjà qu’on ne dispose pas encore de l’information.

A Funéraire Info, on pariera sur l’ouest de Paris, pour compléter efficacement le Père Lachaise, à l’Est, puisque ce centre funéraire est destiné à venir en renfort au prestigieux crématorium historique.

Ou précisément ? La question se pose. L’on ne peut que spéculer. On a appris très récemment que le Bois de Boulogne était considéré comme une zone constructible comme une autre, on pourra alors expliquer facilement aux chauffeurs amenant des défunts de province, « Bon, c’est simple, une fois que tu es dans le 16éme, tu entres dans le bois, tu auras les travelos sur ta gauche, le camp de migrants sur ta droite, le crématorium, ce sera la deuxième à gauche, juste après la salle de shoot. »

Plaisanterie mise à part, nous observerons avec un vif intérêt la proposition d’emplacement du crématorium, sachant que, ou que ce soit dans Paris, la densité de riverains, rétif par définition, au mètre carré sera forcément importante. Et qu’un centre funéraire peut faire perdre de la valeur à un logement. Ce qui, vu les tarifs parisiens, peut vite se compter en dizaines de milliers d’euros…

Enfin, on se demandera ce qu’il advient des crématoriums de la région parisienne qui, tout particulièrement dans l’ouest, tirent une part non négligeable de leur activité des défunts parisiens.

Bref, vous l’aurez compris, deux certitudes ressortent. La première, la Ville de Paris est décidée à lancer un vaste projet de complexe funéraire. La deuxième, ça ne va pas être facile du tout.

L’appel d’offre est à lire ici

Michel Delpech, des obsèques dans l’émotion

0
(capture BFMTV)

Beaucoup d’émotion, beaucoup d’admirateurs aussi aux obsèques ce vendredi matin du chanteur populaire Michel Delpech, célébrées en l’église parisienne Saint-Sulpice (6e arrdt). Il est mort samedi dernier, emporté par un cancer. L’inhumation a suivi au cimetière du Père-Lachaise.

Bien avant l’heure, une foule se pressait pour un dernier hommage derrière les barrières disposées devant l’église. Dans ce quartier de Saint-Germain-des-Prés chanté par Guy Béart, autre interprète récemment disparu, des célébrités ont convergé jusqu’à l’édifice : Laurent Voulzy, Alain Souchon, Renaud, Didier Barbelivien, Sheila, Bénabar, Cali, Patrick Bruel, Line Renaud mais aussi Michel Drucker, l’acteur Gérard Darmon, la ministre de la Culture Fleur Pellerin.

La cérémonie dans l’église plein a débuté à 11 heures au son des cloches, après l’arrivée du cercueil brun foncé. Une cérémonie orthodoxe-copte, selon les volontés de Michel Delpech, où lectures d’évangiles et chants se sont entremêlés. « Nous prions pour un homme qui avait finalement trouvé la paix malgré la souffrance », a commenté le prêtre. Parmi les gerbes présentes, on remarquait celle du département du Loir-et-Cher. L’heure de recueillement s’est achevée sur la musique de Chez Laurette. Le cercueil est ressorti sous les applaudissements, au son de Quand j’étais chanteur. Les proches de l’artiste ont ensuite pris le chemin du cimetière du Père-Lachaise pour l’inhumation dans l’intimité.

L’icone populaire des années 70, dont la carrière a débuté en 1965, laisse derrière lui nombre de refrains dans toutes les mémoires, de Pour un flirt à Que Marianne était jolie, de Chez Laurette au Loir-et-Cher, du Chasseur à Wight is Wight. Sans oublier son fameux Quand j’étais chanteur.

Ossuaire de Thiais : la Ville de Paris précise

1
cimetière du Père Lachaise
Entrée de l'ossuaire du Père-Lachaise

Après la récente publication par Funéraire Info d’un article sur la construction d’un nouvel ossuaire parisien à Thiais (Val-de-Marne), prenant la suite d’un Père-Lachaise saturé, le service des cimetières de la Ville de Paris souhaite apporter quelques précisions.

Dans sa configuration achevée, cet ossuaire construit par tranches au fur et à mesure des besoins pourrait couvrir une superficie de 7.500 m2 au maximum, sous les 15.000 m2 de l’esplanade. La première tranche (2.500 m2) est actuellement en cours de réalisation. Elle permettra de conserver les restes exhumés des cimetières parisiens pour les 20 prochaines années.

A propos des fouilles archéologiques effectuées à cet emplacement par l’équipe d’archéologie préventive du Val de Marne et de la mairie de Paris, le service des cimetières indique que de nombreux soldats allemands ont été inhumés à cet endroit, ensuite exhumés pour être transférés vers un autre cimetière. Il est néanmoins avéré que des corps sont toujours inhumés dans la parcelle qui a fait l’objet de ces fouilles.

L’architecte interrogé dans l’article stipulait que les restes issus des cimetières parisiens seront mis dans « des boîtes étiquetées avec des codes barres et stockés au cas où les descendants veuillent les récupérer ». La Ville de Paris tient à rectifier : il n’est pas prévu à ce jour d’utiliser un système de code barre. Par ailleurs, selon une règle réaffirmée en 2013 par le ministère de l’Intérieur, le placement dans l’ossuaire est définitif. Une famille ne peut donc plus disposer des restes, placés alors sous la responsabilité de la commune.

Attentats, accidents : 2015, une année tragique

0
Aux abords du Bataclan, salle de spectacles à Paris

Sanglante année, tragique année 2015. Attentats, accidents, le sort s’est acharné en France. Petit retour en arrière.

Du 7 au 9 janvier, Paris et Montrouge (92). 17 personnes sont assassinées au nom de l’Etat islamique dans les locaux du journal satirique Charlie Hebdo et à l’épicerie l’Hyper Cacher, porte de Vincennes. Les auteurs, les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, fortement armés, sont abattus par la police. Parmi les victimes, cinq figures historiques de l’humour satirique : Wolinski, Cabu, Charb, Honoré et Tignous. Deux policiers (Ahmed Merabet et Clarisse Jean-Philippe) sont également tués. Après les hommages nationaux, des marches républicaines imposantes sont organisées dans tout le pays le 11 janvier.

24 mars, Alpes. Dépressif, alors seul aux commandes, le copilote d’un Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings reliant Barcelone à Düsseldorf précipite l’appareil dans une montagne des Alpes. Le geste d’Andreas Lubitz cause la mort de 150 personnes (dont 16 lycéens et deux bébés). Le copilote avait répété son geste lors du vol aller.

26 juin, Isère. A Saint-Quentin-Fallavier, un homme connu des services antiterroristes attaque une usine chimique. Il est interpellé alors qu’il comptait employer des bouteilles de gaz. On déplore deux blessés et un tué, le patron de l’assaillant retrouvé décapité.

21 août, dans le train Thalys Amsterdam-Paris. Un homme ouvre le feu au fusil d’assaut, blessant deux personnes. Il est maitrisé par des passagers, dont deux soldats américains. Un carnage est évité. Le train stoppe dans le Pas-de-Calais. L’enquête établit un lien djihadiste.

23 octobre, Gironde. C’est l’accident de car le plus meurtrier depuis 1982. A Puisseguin (Gironde), en plein vignoble, une collision entre un car et un camion de transport de bois fait 43 morts, dont un enfant de trois ans. Les deux véhicules se sont rapidement embrasés. Le car transportait un groupe de personnes âgées, parti de la commune de Petit-Palais-et-Cornemps. Le chauffeur du camion aurait perdu le contrôle. Huit passagers en réchappent.

13 novembre, Paris et Saint-Denis (93). L’Etat islamique récidive à des terrasses de café, aux abords du Stade de France en plein match, dans la salle de spectacles Le Bataclan pendant un concert de métal. Quasi-simultanément, des commandos arrosent au hasard au fusil d’assaut ou, kamikazes, font exploser leur ceinture d’’explosifs. 130 personnes sont tuées, 350 sont blessées. Du jamais vu. L’état d’urgence est déclaré. Cinq jours après les attentats parisiens, un assaut policier est donné contre un immeuble de Saint-Denis (93), où trois personnes proches des djihadistes trouvent la mort.

Ossuaire parisien : Thiais après le Père-Lachaise

2
cimetière du Père Lachaise
Entrée de l'ossuaire du Père-Lachaise

Plein, trop plein l’ossuaire parisien. On se bouscule au Père-Lachaise, qui conserve notamment les restes humains exhumés des concessions de plusieurs cimetières locaux. Au printemps, un nouvel ossuaire régional ouvrira donc à Thiais (94), au sud de Paris. Un chantier à épisodes.

Il y a eu les catacombes de la capitale, puis le Père-Lachaise après 1952. Thiais était, d’après la mairie de Paris, le seul site capable d’offrir l’espace nécessaire : 15.000 m2 seront à terme construits sous l’esplanade engazonnée, face à la porte principale, bâtis en trois fois successivement, au gré des besoins. Selon la présentation de la mairie, qui y réfléchit depuis 2010, cela « permettra la réinhumation annuelle de 500m3 de reliquaires ». L’ossuaire devrait « assurer les besoins de conservation des cimetières parisiens pour les quinze années à venir ».
C’est la toute première tranche de travaux (2.500 m2) qui s’achèvera au printemps. En principe en mars. « Les restes seront mis dans des boîtes étiquetées, avec des codes barre, et stockés au cas où les descendants veuillent les récupérer », explique Jean-Michel Tournoux (cabinet Apui). Cet architecte a déjà travaillé entre autres sur la rénovation des crématoriums du Père-Lachaise et de Champigny-sur-Marne (94).
Le maître d’œuvre du chantier a été désigné en 2013. Mais un rebondissement a failli stopper le projet. Le 28 avril 2014, un sondage archéologique à l’endroit des travaux envisagés détecte la présence « d’une centaine de corps de soldats allemands » enterrés là à la Libération. Du tissu, des bottes, des vareuses sont récupérés. Un registre confirme des inhumations allemandes entre l’été et décembre 1944. Aurait-on découvert une nécropole oubliée ?
Récit enlevé de l’architecte Jean-Michel Tournoux : « Ils appellent la mairie, la police, le juge, le ministère. Pour s’apercevoir à la fin qu’ils n’ont pas lu jusqu’en bas, que les restes des soldats ont déjà été transférés dans un cimetière normand, et qu’ils n’ont retrouvé que des objets isolés. Du coup, le chantier a été déplacé de 100 mètres. On a pris un an de retard. » Vérification faite auprès des autorités allemandes, le transfert a bien eu lieu, en 1948. Petit problème : dans les registres du cimetière de Thiais, la case exhumation n’avait pas été bien cochée.

Attentats : la FIAT-IFTA soutient Funéraire Paris 2015

1

Dans un communiqué rédigé en anglais, en français et en espagnol, l’Organisation mondiale des Services Funéraires condamne les attentats perpétrés vendredi soir dernier à Paris et à Saint-Denis. Rappelons que l’Organisation est actuellement présidée par le Canadien Marc Poirier.

« Chers membres de la FIAT-IFTA

C’est avec consternation que le conseil de la FIAT-IFTA (l’Organisation mondiale de Services Funéraires) a pris connaissance des attaques terroristes contre des citadins innocents à Paris.

Au nom de ses membres et de l’industrie funéraire internationale, FIAT-IFTA condamne cette infraction à la dignité de l’humanité.

Nous exprimons nos condoléances aux familles endeuillées et nous souhaitons un bon et rapide rétablissement à tous les blessés.

Malgré ces événements tragiques, FIAT-IFTA soutiendra le Salon Funéraire à Paris et sera présente à l’exposition le 19-21 novembre dans le but de servir nos membres et visiteurs. »