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Réveil funéraire du mardi 31 octobre 2017 : semaine spéciale Toussaint

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réveil funéraire du mardi 31 octobre 2017
Damien Mammoliti - Portrait of a Dead Man

Réveil funéraire du mardi 31 octobre 2017 spécial Toussaint. Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs dans le réveil funéraire du mardi 31 octobre 2017. Revivez l’actualité dans le réveil funéraire sur Funéraire-Info.

Économie ou escroquerie ?

On commence par les sujets qui fâchent. Pour la presse, la Toussaint est LE marronnier pénible de l’année. Mais comme je dis régulièrement, le marronnier est le leitmotiv du journaliste, puisque chaque jour de l’année se répète invariablement. Bref. Pour le secteur funéraire en revanche LE marronnier pénible de l’année c’est lorsque les journalistes viennent parler d’économie d’arnaque d’escroquerie oubliant tout à fait le reste du secteur. Attention, j’espère que vous avez fini votre café, sinon vous risqueriez de le balancer sur votre tablette, smartphone etc. Ça serait dommage, vous ne pourriez plus lire Funéraire Info. Une étude, la même que l’an dernier et toujours par les mêmes, Familles Rurales. L’ensemble de la presse a repris à coeur joie cette étude, se dépêchant de la commenter. On la retrouve ainsi :

Dans le Figaro : « Selon une étude de l’association Familles Rurales, les prix varient de 1 à 5 pour une inhumation et de 1 à 3 pour une crémation. Les entreprises locales restent moins chères que les grands groupes. Le réseau Pompes funèbres de France réfute ce constat. »  Sur le lynx.fr , le Parisien, l’Express, le Huffington Post, Les Echos. 

Religion vers Laïque

Qui dit Toussaint, dit fête religieuse, c’est donc l’occasion de remettre la religion au coeur de la problématique des obsèques.

Ainsi dans le magazine la Vie, on déclare que 70% des obsèques sont religieuses (d’après les PFG) « ’Église reste le principal lieu qui ritualise la fin de la vie terrestre. « Une situation qui peut amener certaines personnes à associer l’Église au décès de leurs proches » À méditer.

Discours à contre courant dans Centre Presse, qui revient sur les cérémonies civiles : Les cérémonies civiles lors des obsèques ont la préférence d’un nombre croissant de familles. Selon une étude Ifop de 2010, 45% des Français disaient souhaiter ce genre de cérémonie pour eux-mêmes, la demande de cérémonies civiles étant encore plus importante en cas de crémation qu’en cas d’inhumation. Et la demande ne cesse d’augmenter. Même genre de discours pour Rue89 avec la proposition de création d’une coopérative funéraire : « Pour parler librement de la mort sans passer par la case psy, Edileuza Gallet anime des « Cafés mortels » à Bordeaux. Cette psychanalyste travaille désormais à la création d’une coopérative funéraire, qui veut proposer des cérémonies laïques, des enterrements écologiques et un accompagnement des familles. »

La proposition du secteur

Patrick Lerognon, président de l’UPFP a déclaré qu’au vue des évolutions du secteur il était grand temps de le repenser :  » Le premier enjeu de la profession, c’est indubitablement la percée de l’assurance obsèques qui devrait représenter 40% de nos convois dans une quinzaine d’années, contre 20% aujourd’hui. Il nous faut donc nous armer en conséquence car les banques et les assurances, qui détiennent ces contrats, favoriseront les grandes entités. C’est pourquoi il nous est aujourd’hui indispensable de constituer un réseau afin de capter ces nouveaux canaux clientèles. L’offre funéraire doit être repensée. »

Administratif

Le Populaire du centre vous aide et vous explique tout sur les démarches après décès : Après la tenue des funérailles, on parle de « faire le deuil » mais avant… Il faut régler une montagne de formalités administratives dans les jours et les mois qui suivent le décès. Quelles sont ces démarches à entreprendre dans les jours et mois qui suivent le décès d’un proche ? Nous faisons le point avec Patricia qui a perdu son père il y a trois mois.

Portrait Outre-Atlantique

Caleb Wilde gère une entreprise de pompes funèbres dans la petite ville de Parkesburg, en Pennsylvanie. Comme d’autres font du vin ou construisent des maisons, sa famille enterre des gens depuis six générations.

Reportage au Père-Lachaise

Petite vidéo dans les allées sur Père Lachaise, pas tout à fait comme les autres : Sur une cinquantaine d’hectares, touristes et visiteurs, parfois étranges, se côtoyent au milieu des tombes du cimetière du Père-Lachaise, le plus vaste de Paris. Ce cimetière serait l’un des lieux les plus hantés de la capitale, selon des spécialistes de la question, mentaliste ou vampirologue.

Portrait Thanatopraxie :

La mort reste un sujet délicat et tabou. Et les soins prodigués aux défunts une activité un peu mystérieuse. Pour Nicole Siegenthaler, directrice de l’entreprise de pompes funèbres Flühmann-Evard-Arrigo, à Neuchâtel, il s’agit d’une vocation héritée de son tout jeune âge. Ses interventions ont pour objectif de rendre leur dignité aux personnes décédées.

Cimetière :

 » A l’occasion de la Toussaint, la fête des morts, nous avons passé 24 heures dans le cimetière municipal de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis. » Un joli diaporama à regarder.

Deuil animalier :

4 éléments :

Si en France, seules l’inhumation et la crémation sont autorisées, ça n’est pas le cas ailleurs dans le monde. Vous êtes nombreux à plébisciter de nouveaux procédés pour faire disparaître votre corps après la mort, tels que l’aquamation ou encore la promession, et voilà qu’en Californie, vous pouvez désormais vous faire liquéfier.

La revue de presse vous est offerte par Efflam
Depuis 1874, la Ciergerie Desfossés fabrique et commercialise des cierges et veilleuses destinées au recueillement. Forte de son expérience, la Ciergerie Desfossés crée Efflam. Une gamme de bougies et veilleuses destinée à l’activité funéraire. Ce geste de la flamme pour les défunts permet de renouer avec une tradition dans de nombreux pays du nord.a

La tombe de Jim Morrison au cimetière du Père Lachaise

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Tombe de Jim Morrison
Tombe de Jim Morrison - Par Tibo77 (Travail personnel) CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons

Le beau gosse a rejoint l’autre côté le 3 juillet 1971, au sommet de sa gloire et de sa propre perte aussi.

(Vie et) Mort de Jim Morrison

Chanteur et co-fondateur du groupe mythique The Doors, Jim Morrison était aussi un poète émérite, parfois comparé à Arthur Rimbaud en tant que poète maudit. Le succès lui montera à la tête et il fit l’objet de nombreux déboires. Arrêté plusieurs fois, l’homme était un consommateur régulier d’alcool et de drogues, il se vantait, à propos de l’acide, d’en avoir pris 200 fois. On le retrouve décédé dans la baignoire de l’appartement parisien qu’il occupe le 3 juillet 1971.

Incarnation du « sex, drug’s & rock’n’roll », les circonstances de sa mort restent particulièrement floues. On le considère tantôt suicidaire et s’étant injecté une dose pure d’héroïne dans un bar, duquel on l’aurait transporté comateux ou mort vers son appartement ; tantôt décédé d’une crise cardiaque qui le guettait depuis un moment. L’enquête bâclée, volontairement ou non car mettant potentiellement en cause le fils d’un notable français, Jean De Breteuil -dealer des stars à l’époque-, n’en dira pas plus sur les circonstances de la mort de Jim Morrison. Des années plus tard, la petite amie du dealer Marianne Faithfull accusera publiquement Jean De Breteuil d’être le responsable de la mort de Jim Morrison.

Comme d’autres célébrités mythiques au destin tragique, la légende voudrait qu’il ait préparé son départ, usé du star system, et qu’il ne serait pas mort, probablement vivant sur une île en compagnie de Michael Jackson et Elvis. Quoiqu’il en soit, il fait partie du tristement célèbre Club des 27.

Tombe-de-Jim-Morrison-Par-Bermudos-Travail-personnel-CC-BY-SA-3.0-via-Wikimedia-Commons-300x196 La tombe de Jim Morrison au cimetière du Père Lachaise
Tombe de Jim Morrison – Par Bermudos (Travail personnel) CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons

La tombe de Jim Morrison au cimetière du Père Lachaise

Enterré le 7 juillet, sa tombe est une des plus visitée du cimetière du Père Lachaise. La concession à perpétuité supporte un monument simple, constitué d’un entourage en granit gris monolithe, et d’un bloc en granit faisant office de stèle qui supportait un buste à l’effigie du chanteur. Colorié et tagué, il fut volé en 1988.

Une plaque en bronze comporte son nom : James Douglas MORRISON 1943 – 1971. Sous son nom, une inscription en grec « ΚΑΤΑ ΤΟΝ ΔΑΙΜΟΝΑ ΕΑΥΤΟΥ » :  fidèle à son propre démon.

Marquée du passage de ses fans par des bouteilles de bières, de whisky, de seringues et de graffitis qui s’étalaient même sur les tombes voisines, elle est désormais entourée de barrières qui subissent les mêmes témoignages.

D’autres tombes de célébrités ou d’inconnus ici

Jim Morrison, toujours une légende 45 ans après sa mort

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Voilà aujourd’hui 45 ans que Jim Morrison, chanteur du groupe The Doors, est mort à paris à l’âge de 27 ans. A travers une Infographie, qu’ils ont souhaité partager avec les lecteurs de Funéraire Info, l’équipe de Stampaprint a souhaité rendre hommage au Roi Lézard.

La mort de Jim Morrison intervient dans un climat politique difficile aux États-Unis. L’opposition à Richard Nixon et à la guerre du Viêt Nam grandit, et plusieurs rock-stars, Jimi Hendrix, Janis Joplin, sont mortes elles aussi d’overdose, tandis que les deux leaders du mouvement afro-américain, Malcolm X et Martin Luther King ont été assassinés.

L’hypothèse d’un simple arrêt du cœur à la suite d’une vie d’excès, Morrison se vantait d’avoir pris deux cent fois de l’acide, paraît encore la plus vraisemblable : il reste néanmoins que cette mort mystérieuse, à un âge si peu avancé, dans le pays même qui vit naître Rimbaud, ne pouvait qu’ajouter à la légende de Jim Morrison et contribuer à lui offrir une aura de poète maudit.

Jim Morrison et les Doors sombrent néanmoins dans l’oubli relatif des archives du rock durant les années 80, jusqu’au film d’Oliver Stone en 1991, qui transforme Jim Morrison en personnage légendaire de la contre-culture. La tombe de Jim Morrison, au père Lachaise, qui était très fréquentée par les fans du groupe et les spécialistes, devient alors un lieu de pèlerinage pour toute la jeunesse contestataire. Elle est aujourd’hui la plus fréquentée du Père Lachaise.

Jim Morrison, sa vie

jim-morrison-STAMPAPRINT-sa-vie-616x1024 Jim Morrison, toujours une légende 45 ans après sa mort

Jim Morrison, son œuvre

jim-morrison-STAMPAPRINT-son-oeuvre-610x1024 Jim Morrison, toujours une légende 45 ans après sa mortL’infographie est de Stampaprint : www.stampaprint.fr

Enterrement : le dessinateur Siné repose sous son doigt d’honneur

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Siné, dessinateur satirique, a rejoint hier sa dernière demeure sous une pluie battante au cimetière parisien de Montmartre. Un ultime parcours non conformiste qui a débuté le matin par une crémation au Père-Lachaise en présence d’une foule d’amis. Il est mort à 87 ans la semaine dernière dans un hôpital des suites d’une opération.

Figure historique de Charlie Hebdo, avant d’en être licencié en 2008, il était l’un des dernier caricaturistes de la génération des Wolinski et Cabu. Il a ensuite créé Siné Mensuel. Le magazine qui a publié la veille de trépasser sa dernière chronique, où il racontait comment la mort rôdait désormais autour de lui.

Cet esprit s’est retrouvé hier au crématorium du Père Lachaise. Un cercueil bardé de dessins et d’écritures d’amis. Une bouteille de Morgon (son vin préféré) posée dessus. Une grande photo, des roses rouges, des morceaux de jazz, les grands Billie Holiday, Otis redding et Nina Simone. Et des doigts d’honneur, allusion à celui qu’il s’est fait sculpter d’avance façon cactus sur sa future tombe. Dans la foule, ses proches bien sûr, et des confrères en humour aussi, Philippe Geluck, Christophe Alévêque.

Et puis l’après-midi il y a eu l’enterrement sous le ciel mouillé. Une foule de plus de 400 personnes, selon une agence de presse, et un orchestre de jazz pour jouer des standards. Là encore un certain désordre, des rires et des larmes. Devant la tombe, on partage un dernier verre de vin . Christophe Alévêque est toujours là. Guy Bedos a rejoint la troupe. Le comédien Benoît Delépine prononce l’éloge funèbre, parodiant André Malraux accueillant Jean Moulin au Panthéon. Il est rappelé l’amour de Siné pour les chats, jeux de mots à l’appui. Des militants syndicaux et politiques apportent leurs anecdotes avant de déposer une dernière rose rouge, direction le bistrot

« Mourir ? Plutôt crever » : c’est ce que le dessinateur a fait graver d’avance sur sa tombe. Une sépulture qui accueille aussi désormais l’urne de sa première épouse, morte le même jour que lui.

Orthometals, un million d’euros pour les associations en 2015

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L’association Mécénat Chirurgie Cardiaque a passé le cap, en 2015, des 2500 enfants opérés du cœur. Ceci, grâce à la générosité de nombreux partenaires, parmi lesquels la Société des Crématoriums de France, avec l’aide d’Orthometals.

De la crémation à l’altruisme

Quel rapport entre une association qui a pour but de financer des opérations du cœur pour des enfants démunis atteints de graves pathologies, une société spécialisée dans le recyclage des métaux issus de la crémation, et une société gestionnaire de crématoriums liée à FUNECAP ? A priori, aucun, espère-t-on. Pourtant, ces trois partenaires ont permis de sauver de nombreuses vies.

A l’origine du projet, Orthometals, société qui repose sur une idée simple : récupérer et recycler les métaux issus de la crémation, provenant des prothèses. Cette récupération et ce recyclage débouchent ensuite sur la revente des métaux traités, ce qui dégage un bénéfice. Très engagés au niveau humanitaire et écologique, les dirigeants d’Orthometals ont alors pris une décision totalement en accord avec leurs idées, à savoir conserver simplement l’argent nécessaire au fonctionnement de la société, et reverser la plus grande part aux crématoriums, charge à eux de les réinvestir dans l’humanitaire.

C’est, par exemple, de cette façon que les dirigeants de Crématoriums de France ont choisi d’aider Mécénat Chirurgie Cardiaque. Dans des proportions non négligeables : en 2014, ce sont 120 000 euros qui ont ainsi été reversés à l’association.

Mécénat Chirurgie Cardiaque

Mécénat Chirurgie Cardiaque permet à des enfants atteints de malformations cardiaques et venant de pays défavorisés de se faire opérer en France lorsque cela est impossible chez eux faute de moyens techniques ou financiers. Hébergés par des familles d’accueil bénévoles et opérés dans plusieurs Hôpitaux en France.

Mécénat Chirurgie Cardiaque forme aussi les médecins : Chaque année, 12 médecins d’Afrique et d’Asie sont invités par MCC à participer à une formation accélérée en cardiologie pédiatrique. Le but pour l’association : recevoir des diagnostics de meilleure qualité et contribuer à diffuser les connaissances en cardiologie pédiatrique dans le monde.

L’association se rend également sur le terrain pour rencontrer les médecins, diagnostiquer les pathologies, et échanger avec ses partenaires sur place. Un programme d’aide scolaire complète le dispositif.

Tout ceci requiers des financements importants. Sauver un enfant coûte 20 000 euros. L’association prend en charge la partie hospitalisation, 12000 euros, le restant consistant en des dons en nature, d’hébergement par des familles d’accueil, notamment.

De l’aide sous toute ses formes

L’engagement de la Société des Crématoriums de France auprès de Mécénat Chirurgie Cardiaque est un exemple parmi d’autres. Les crématoriums de Père-Lachaise et de Champigny, des Services Funéraires de la Ville de Paris, ont ainsi créé une fondation, sous égide de la Fondation de France. Les dirigeants du crématorium du Pech Bleu ou Alain Hoffarth ont eux fait le choix d’aider plusieurs associations locales.

Orthometals a reversé, en 2015, près de un million d’euros à ses crématoriums partenaires, qui ont bénéficié à des associations.

Le site internet de Mécénat Chirurgie Cardiaque : www.mecenat-cardiaque.org

Le site internet d’Orthometals : www.orthometals.fr

Michel Delpech, des obsèques dans l’émotion

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(capture BFMTV)

Beaucoup d’émotion, beaucoup d’admirateurs aussi aux obsèques ce vendredi matin du chanteur populaire Michel Delpech, célébrées en l’église parisienne Saint-Sulpice (6e arrdt). Il est mort samedi dernier, emporté par un cancer. L’inhumation a suivi au cimetière du Père-Lachaise.

Bien avant l’heure, une foule se pressait pour un dernier hommage derrière les barrières disposées devant l’église. Dans ce quartier de Saint-Germain-des-Prés chanté par Guy Béart, autre interprète récemment disparu, des célébrités ont convergé jusqu’à l’édifice : Laurent Voulzy, Alain Souchon, Renaud, Didier Barbelivien, Sheila, Bénabar, Cali, Patrick Bruel, Line Renaud mais aussi Michel Drucker, l’acteur Gérard Darmon, la ministre de la Culture Fleur Pellerin.

La cérémonie dans l’église plein a débuté à 11 heures au son des cloches, après l’arrivée du cercueil brun foncé. Une cérémonie orthodoxe-copte, selon les volontés de Michel Delpech, où lectures d’évangiles et chants se sont entremêlés. « Nous prions pour un homme qui avait finalement trouvé la paix malgré la souffrance », a commenté le prêtre. Parmi les gerbes présentes, on remarquait celle du département du Loir-et-Cher. L’heure de recueillement s’est achevée sur la musique de Chez Laurette. Le cercueil est ressorti sous les applaudissements, au son de Quand j’étais chanteur. Les proches de l’artiste ont ensuite pris le chemin du cimetière du Père-Lachaise pour l’inhumation dans l’intimité.

L’icone populaire des années 70, dont la carrière a débuté en 1965, laisse derrière lui nombre de refrains dans toutes les mémoires, de Pour un flirt à Que Marianne était jolie, de Chez Laurette au Loir-et-Cher, du Chasseur à Wight is Wight. Sans oublier son fameux Quand j’étais chanteur.

Ossuaire de Thiais : la Ville de Paris précise

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cimetière du Père Lachaise
Entrée de l'ossuaire du Père-Lachaise

Après la récente publication par Funéraire Info d’un article sur la construction d’un nouvel ossuaire parisien à Thiais (Val-de-Marne), prenant la suite d’un Père-Lachaise saturé, le service des cimetières de la Ville de Paris souhaite apporter quelques précisions.

Dans sa configuration achevée, cet ossuaire construit par tranches au fur et à mesure des besoins pourrait couvrir une superficie de 7.500 m2 au maximum, sous les 15.000 m2 de l’esplanade. La première tranche (2.500 m2) est actuellement en cours de réalisation. Elle permettra de conserver les restes exhumés des cimetières parisiens pour les 20 prochaines années.

A propos des fouilles archéologiques effectuées à cet emplacement par l’équipe d’archéologie préventive du Val de Marne et de la mairie de Paris, le service des cimetières indique que de nombreux soldats allemands ont été inhumés à cet endroit, ensuite exhumés pour être transférés vers un autre cimetière. Il est néanmoins avéré que des corps sont toujours inhumés dans la parcelle qui a fait l’objet de ces fouilles.

L’architecte interrogé dans l’article stipulait que les restes issus des cimetières parisiens seront mis dans « des boîtes étiquetées avec des codes barres et stockés au cas où les descendants veuillent les récupérer ». La Ville de Paris tient à rectifier : il n’est pas prévu à ce jour d’utiliser un système de code barre. Par ailleurs, selon une règle réaffirmée en 2013 par le ministère de l’Intérieur, le placement dans l’ossuaire est définitif. Une famille ne peut donc plus disposer des restes, placés alors sous la responsabilité de la commune.

Ossuaire parisien : Thiais après le Père-Lachaise

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cimetière du Père Lachaise
Entrée de l'ossuaire du Père-Lachaise

Plein, trop plein l’ossuaire parisien. On se bouscule au Père-Lachaise, qui conserve notamment les restes humains exhumés des concessions de plusieurs cimetières locaux. Au printemps, un nouvel ossuaire régional ouvrira donc à Thiais (94), au sud de Paris. Un chantier à épisodes.

Il y a eu les catacombes de la capitale, puis le Père-Lachaise après 1952. Thiais était, d’après la mairie de Paris, le seul site capable d’offrir l’espace nécessaire : 15.000 m2 seront à terme construits sous l’esplanade engazonnée, face à la porte principale, bâtis en trois fois successivement, au gré des besoins. Selon la présentation de la mairie, qui y réfléchit depuis 2010, cela « permettra la réinhumation annuelle de 500m3 de reliquaires ». L’ossuaire devrait « assurer les besoins de conservation des cimetières parisiens pour les quinze années à venir ».
C’est la toute première tranche de travaux (2.500 m2) qui s’achèvera au printemps. En principe en mars. « Les restes seront mis dans des boîtes étiquetées, avec des codes barre, et stockés au cas où les descendants veuillent les récupérer », explique Jean-Michel Tournoux (cabinet Apui). Cet architecte a déjà travaillé entre autres sur la rénovation des crématoriums du Père-Lachaise et de Champigny-sur-Marne (94).
Le maître d’œuvre du chantier a été désigné en 2013. Mais un rebondissement a failli stopper le projet. Le 28 avril 2014, un sondage archéologique à l’endroit des travaux envisagés détecte la présence « d’une centaine de corps de soldats allemands » enterrés là à la Libération. Du tissu, des bottes, des vareuses sont récupérés. Un registre confirme des inhumations allemandes entre l’été et décembre 1944. Aurait-on découvert une nécropole oubliée ?
Récit enlevé de l’architecte Jean-Michel Tournoux : « Ils appellent la mairie, la police, le juge, le ministère. Pour s’apercevoir à la fin qu’ils n’ont pas lu jusqu’en bas, que les restes des soldats ont déjà été transférés dans un cimetière normand, et qu’ils n’ont retrouvé que des objets isolés. Du coup, le chantier a été déplacé de 100 mètres. On a pris un an de retard. » Vérification faite auprès des autorités allemandes, le transfert a bien eu lieu, en 1948. Petit problème : dans les registres du cimetière de Thiais, la case exhumation n’avait pas été bien cochée.

Bertrand Beyern, le Père-Lachaise à livre ouvert

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Entre deux tombes, il lache une anecdote édifiante, pointe une épitaphe, manie le bon mot, sort de son cartable le document qui fait mouche. Bertrand Beyern, écrivain, conférencier, va au Père-Lachaise comme on va au bureau. Depuis ses six ans, il arpente les allées du cimetière, en connaît toutes les mises en scène.

Suivre ses visites (trois bonnes heures au moins), c’est retrouver le goût de la flânerie. Sortir du tumulte du Paris alentour. Il ne se définit pas comme un professionnel de la mort. Plutôt comme un professionnel du souvenir. Un « nécrosophe », observateur de nécropoles, ces lieux de comédie sociale faits pour les vivants, et où la mort est finalement cachée. Où l’inconnu fortuné gagne sa part de notoriété en s’offrant un monument funéraire ostentatoire. Où une gloire passée bascule finalement dans l’oubli.

Dans ce dédale accidenté et tout en courbes du Père-Lachaise, aux styles mélangés, Bertrand Beyern ouvre au gré de ses visites thématiques le grand livre des petites histoires. Chaque sépulture est matière à raconter. Il y a bien sûr les incontournables : Edith Piaf, Jim Morrison, Oscar Wilde, Frédéric Chopin… Celles qui font de ce cimetière boisé (5.300 arbres) de 44 hectares seulement le plus visité au monde. Lui préfère le charme de la tombe délaissée. De la jeune première foudroyée trop tôt. De l’écrivain malchanceux . Du ravissant modèle du peintre Ingres. Ce cimetière est un « fabuleux réservoir d’histoires », explique t-il. Des récits qu’il délivre depuis maintenant 23 ans.

Aux beaux jours, prenant la tête d’un groupe qui compte nombre d’habitués de ses « safaris », il zigzague parmi les touristes. Il raconte qu’enfant se promenant ici, il voyait encore les visiteurs s’y saluer. Mais qu’aujourd’hui, il peut se presser 25.000 visiteurs en une journée ensoleillée. Dans les allées, des couples se querellent sur le plan. Des téléphones sonnent. On y mange des chips. Un engouement né des années 80. Quand vient l’automne et le froid, les touristes partis,  lui est toujours là, à s’enthousiasmer sur la lumière particulière d’avant Toussaint.

La nécropole sature aussi par son million de morts, raconte Bertrand Beyern. L’ossuaire déborde. Les anciens secteurs s’estompent, émaillées de nouvelles tombes au gré des reprises de sépultures. Il n’y a plus de réelle perpétuité. Personne n’y échappera, la notoriété n’étant pas une notion juridique. Rien ne dit par exemple qu’un Balzac restera éternel en son caveau.

Dans le cœur des jeunes générations, la tombe d’Alain Bashung a détrônée celle d’Yves Montand. On voit désormais apposer des QR codes sur certaines sépultures. Une deuxième menace de s’effondrer. Des arbres finissent par avaler d’autres monuments. Certains après-midi, on croise même quelques équipages gothiques dans les allées. Un frisson passe quand le conférencier évoque un meurtre commis dans un chemin excentré, et des vols incessants. Le cimetière évolue, reflet de son époque. Et Bertrand Beyern le raconte, inlassablement : « Tant qu’on m’écoute, dit-il, je parle ».

Renseignements : bertrandbeyern.fr. Prochaines visites (sans réservation, tarif 10 euros) : Mardi 27 octobre. A 10h et 14h30, Tombes célèbres au Père-Lachaise. Mercredi 28 octobre (14h). Le zoo du Père-Lachaise : statuaire animalière et histoires d’animaux. Jeudi 29 et vendredi 30 octobre (10h et 14h30). Tombes célèbres du Père-Lachaise. Dimanche 1er novembre (10h et 14h30). Humour noir au Père-Lachaise.

Octobre 1915 : catastrophe meurtrière en plein Paris

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(capture site paristreizième.fr. journal Le petit parisien)

C’est au cimetière parisien du Père Lachaise, une stèle aujourd’hui peu lisible, une tombe municipale envahie de plantes sauvages. Celle renfermant les restes des victimes inconnues de l’explosion de la rue de Tolbiac. Ultime témoignage d’une incroyable catastrophe industrielle en plein Paris, il y a tout juste un siècle.

Tolbiac-225x300 Octobre 1915 : catastrophe meurtrière en plein ParisCette sépulture, creusée près de celles de victimes des bombardements de la Grande guerre, tombe dans l’oubli. Il ne reste rien non plus de l’usine de fabrication de grenades Billant qui tua 57 personnes au 174 de la rue, blessant une centaine d’autres, dévastant le quartier le 20 octobre 1915 peu après 14 heures.

Dans l’actuel XIIIe arrondissement de la capitale, l’ingénieur mécanicien Louis Billant, spécialiste d’instruments de précision, avait pu étendre sa petite usine au terrain vague adjacent. L’homme, un an après le déclenchement de la guerre, avait été sollicité par l’armée. But : fabriquer des grenades à la va-vite pour alimenter les soldats au front.

Ayant conçu une bien belle arme, il lança la production en grand. Certes, de précédentes et meurtrières explosions dans Paris avaient alerté. Aussi, des précautions avaient été prises rue de Tolbiac. La quantité d’explosifs stockée sur place était limitée, les magasins étaient séparés, les ateliers aussi. Douze baraquements. Et les grenades prêtes étaient enlevées régulièrement.

Mais la guerre réclamait encore, toujours plus de munitions. Et le 20 octobre 1915 se trouvaient entreposés dans l’usine au moins trois fois plus de grenades qu’autorisées. Les journaux de l’époque racontent que des ouvriers installaient des caisses d d’explosifs sur un camion. Soudain, l’une tombe, provoquant la déflagration et l’embrasement des autres. Les riverains ont entendu deux explosions, vu un épais nuage de fumée noire s’élever. Le souffle est ressenti à 500 mètres de là, arrachant portes, volets, toits des habitations alentours, abattant les murs. Dans les cris, on tente de se protéger en fuyant à l’aveugle. Des corps disloqués volent.

Très vite, une centaine de pompiers affluent. Douze lances aspergent le sinistre, rapporte la presse. Il faut empêcher que les flammes n’atteignent d’autres bâtiments à poudre. Les secouristes gagnent chaque mètre au milieu des grenades qui explosent, blessant, mutilant les hommes, qui doivent reculer. De ce champ de bataille, il faut retirer blessés et morts. Des femmes surtout, ouvrières, des militaires aussi, enfouis sous les décombres.

Dans l’après-midi, le président de la République Raymond Poincaré visite les lieux. Il se rend ensuite dans les hôpitaux. A la morgue, le lendemain, on cherche à identifier des corps carbonisés, méconnaissables, pas toujours entiers. Le préfet et l’assistance publique distribuent des aides d’urgence. Le quartier n’est plus qu’un vaste champ de ruines. Mais le front se rapproche de Paris, et déjà la production doit reprendre. L’ingénieur Billant poursuivra alors sa fabrication d’explosifs sur un nouveau site moins exposé, dans le Cher.