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Renaud Salamone : « l’armée, vivier pour les pompes funèbres »

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Ancien parachutiste dans l’infanterie de marine, Renaud Salamone s’est reconverti depuis dans les pompes funèbres près de Perpignan. Il y a apporté sa rigueur et ouvert deux agences. Il se lance désormais parallèlement dans la formation aux métiers du funéraire. Premières sessions en octobre prochain.

Si son activité quotidienne vise d’abord le tout public, il a transformé son passé en valeur ajoutée. Son entreprise, comme Funéraire Info l’indiquait dernièrement,  apporte ainsi une expertise particulière dans les cérémonies d’hommage aux anciens combattants. L’armée, il y voit également un « vivier énorme » où le milieu funéraire aurait intérêt à puiser. « Ils ont déjà l’esprit d’équipe, le respect, la rigueur, la tenue. Manque le savoir-faire. C’est ce que je peux leur transmettre après leur carrière, quand ils sont en reconversion», explique t-il. Car après l’armée, il y a d’autres débouchés que les métiers de la sécurité.

Ce qui importe à Renaud Salamone, c’est le concret. Promis, ses formations seront pragmatiques, au-delà du cursus théorique habituel. Porteur-chauffeur (16 heures), maître de cérémonie, conseiller funéraire, directeur d’agence (de 70 à 182h dont 70 en entreprise), il promet du terrain. Militaires ou pas (les formations sont ouvertes à tous), les stagiaires qui passeront par sa société sortiront prêts à servir. Et le funéraire recrute pour peu que l’on soit mobile, rappelle t-il. Lui-même a déjà embauché d’anciens soldats parmi ses cinq employés.

Ces formations se tiendront au Barcarès (Pyrénées-Orientales), dans une salle de séminaire jouxtant des mobile-home pour le logement. Renaud Salamone possède déjà l’agrément requis pour cette activité supplémentaire. Une étape de plus avant, espère t-il, de grandir encore ces prochains mois.

Pompes funèbres Salamone, à Barcarès et Saint-Laurent-de-la-Salanque (Pyrénées-Orientales), tél. : 04.68.08.93.20. Pour se renseigner sur les formations, joindre le 06.40.20.60.71.

Thanatopraxie, laver son linge sale en famille ?

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Les sièges de la rédaction de Funéraire Info sont glissants, dirait-on. En tout cas, nous sommes tous tombés de nos chaises à la lecture de certains commentaires sur l’affaire du thanatopracteur de Perpignan. Sur deux articles, plus précisément.

Deux temps

La séquence a eu lieu en deux temps : la première phase a été la publication des articles de presse générale relatant la condamnation du thanatopracteur. Ce dernier, pour mémoire, avait déversé des DASRI, plus concrètement, du sang issu de soins de conservation, dans la nature. Jusque-là, rien n’avait été signalé : les condamnations avaient été unanimes.

Dans un second temps, nous avons publié une interview à ce sujet du président du SPTIS, Cédric Ivanes, relatant les circonstances dans lesquelles le syndicat s’était trouvé dans la situation de partie civile, commentant le verdict, et répétant que le prévenu était une exception, pas la règle, dans la thanatopraxie.

C’est à partir de ce moment-là que nous avons commencé à ne plus comprendre. Aussitôt, sur divers fils Facebook, nous avons assisté à une avalanche de commentaires prenant la défense du thanatopracteur condamné, attaquant les experts qui ont témoigné lors du procès, le SPTIS, à peu près tous les intervenants…

Ce qui nous interroge, c’est surtout l’aspect règlement de compte public de la chose.

En mode thanatopraxie publique

Accusation, enquête, procès, condamnation, tout cela a été fait en mode public, sous le regard des professionnels du funéraire, thanatopracteurs et autres, mais aussi sous le regard du public, grand oublié. Certes, on a oublié que le public aussi, et surtout, lisait ces articles, mais également que la famille lambda n’a quasiment aucune connaissance en thanatopraxie…

Amis thanatopracteurs, asseyez vous, parce que la phrase qui va suivre va être très dure à lire. Vous êtes prêts ? Bon, on y va. Je vous aurai prévenus.

Non seulement, la famille lambda, celle qui rentre chaque jour dans les bureaux des conseillers funéraires, n’a pas de connaissance en thanatopraxie, mais elle s’en moque. Oui, c’est ainsi : monsieur et madame tout le monde ne sait pas comment est fait un soin de conservation, et ne tient surtout pas à le savoir. La famille, elle veut être sûre de deux choses : qu’elle pourra se recueillir auprès de son défunt dans les meilleures circonstances possibles, et que son défunt aura été confié à un professionnel respectueux.

Fermer la porte et le ban

Aussi, Monsieur et Madame Non-Thanatopracteur, lorsqu’il lit ci et là que la « condamnation est injuste », que les « thanatopracteurs sont des hypocrites, ceux qui le condamnent aujourd’hui l’ont fait hier » que « les experts sont des nuls », j’en passe, quelles conclusions en tirent ils ? Si vous croyez qu’ils se persuadent qu’un innocent a été injustement condamné, vous vous exposez à une cruelle désillusion.

Monsieur et Madame Tout le Monde, à la lecture de certains commentaires, vont en tirer la conclusion que le métier est une corporation plus soucieuse de défendre l’un des leurs que de respecter leur défunt.

Vous me direz : mais Monsieur et Madame Tout le monde ne sont pas censés lire Funéraire Info ou traîner sur les pages dédiées aux professionnels. Certes. Mais les responsables de pompes funèbres, si. Et les responsables de pompes funèbres n’ont pas envie d’une chose, c’est d’un scandale qui pourrait éclabousser leur société.

N’oublions pas non plus les pouvoirs publics. Alors que la levée de l’interdiction des soins sur les patients atteints du HIV n’est toujours pas une question tranchée, que des nouvelles normes vont s’appliquer et donner lieu à des contrôles plus poussés, quelle crédibilité aura la profession au moment de faire valoir ses arguments si un grand nombre de professionnels ont prit fait et cause pour un des leurs qui a franchi la ligne rouge ?

Faut il avoir ce débat ? Oui, bien sûr. Mais porte close, hors mode public. Vous êtes libre d’avoir une opinion et de la donner, mais n’oubliez pas de faire attention à qui vous la donnez. Quelqu’un qui aura à l’esprit l’image du sang de son cher disparu répandu dans l’herbe ou jouent ses enfants sera moins réceptif.

Thanatopracteur condamné à Perpignan : la réaction du SPTIS

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levée des soins
Cédric Ivanes, président du SPTIS

Un thanatopracteur a été condamné par la justice, en début de semaine, pour avoir déversé du sang dans la nature en lieu et place des moyens de traitement habituels. Une affaire ou le SPTIS (Syndicat Professionnel des Thanatopracteurs Indépendants et Salariés) était partie civile. Cédric Ivanes, le président du syndicat, fait part de sa réaction.

Funéraire Info : Pourquoi le SPTIS était partie civile dans cette affaire ?

Cédric Ivanes : Il faut remonter au début, en 2013. La gendarmerie en charge de l’affaire a contacté le syndicat pour obtenir des précisions sur la pratique de la thanatopraxie. L’affaire a débuté un mercredi, dès le lendemain, j’étais dans les bureaux de la gendarmerie. J’y suis resté six heures : les enquêteurs souhaitaient se faire une idée très précise de la pratique « normale » d’un soin de conservation, et de ses suites, traitement des DASRI, etc…

Dès lors, il apparaissait logique que le SPTIS se porte partie civile. Parce que nous étions déjà impliqués, du fait de cette convocation, bien entendu. Mais surtout parce que l’affaire était médiatisée, et qu’il nous est apparu comme essentiel de pouvoir accéder au dossier afin de pouvoir avoir connaissances des faits et de pouvoir expliquer aux familles que « ce n’est pas la pratique normale de la thanatopraxie ». Et nous avons eu raison.

FI : Dans quel sens ?

CI : Le système de défense du thanatopracteur accusé était de soutenir qu’il pratiquait une technique différente, produisant très peu de sang. Il prétendait percer le cœur pour que le sang s’évacue dans les cavités dorsales. Les experts ont expliqué qu’en procédant de cette manière, le soin de conservation aurait été de piètre qualité

Présent et ayant connaissance des éléments du dossier, le SPTIS pouvait contrer ces arguments et expliquer pourquoi ils n’étaient pas recevables. Il y avait, principalement, deux choses de condamnable dans ces accusations : répandre des DASRI en pleine nature, avec tous les risques que cela comporte en termes de santé publique. Et facturer à des familles des prestations non effectuées. Et une troisième chose : ne pas traiter ses DASRI lui permettait de casser les prix, ce qui constitue une concurrence déloyale vis à vis de ses confrères.

FI : Quelle est la réaction du SPTIS au verdict ?

CI : Nous sommes très satisfaits que ce thanatopracteur ait été reconnu coupable. Cela signifie que ce n’est pas une pratique normale et répandue dans la thanatopraxie.

Sur les peines en elle-même, nous ne les commentons pas. Nous demandions une interdiction complète d’exercer, le tribunal n’a pas suivi cette demande pour ne pas exclure de la société ce thanatopracteur qui n’a que ce métier et cette seule source de revenus, alors qu’il est dans une situation personnelle difficile. Il a le droit de travailler en tant que salarié. Ceci implique que son employeur serait, à l’avenir, co-responsable de ses pratiques en cas de récidive. Le SPTIS l’observera, de toute façon, de très près.

FI : Le SPTIS a reçu des dommages et intérêts, qu’allez-vous en faire ?

CI : Il a en effet été condamné à verser 4000 euros au SPTIS. Nous allons utiliser cette somme en intégralité pour communiquer sur la pratique normale, transparente et honnête de la thanatopraxie. La médiatisation de cette affaire a donné une mauvaise image du métier, nous allons travailler à la rétablir.

Le site du SPTIS

Salon de Villepinte : Gilba, l’œuvre d’art unique

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Pour embellir le deuil et le souvenir, l’artiste peintre Gil’s et sa société Gilba Création décorent et personnalisent cercueils (carton, bois), plaques funéraires et pierres tombales en métal. Ils montrent leur travail au salon de Villepinte, sur le stand C149.

Funéraire-Info : Pouvez-vous tout d’abord nous présenter votre société ?

GILBA CREATION : L’activité de notre société est la décoration sur tous supports par le biais de l’aérographie et du chromage. Nous matérialisons en œuvre d’art, pièce unique, la pensée, le vœu de nos clients.

F.I. : Vous participez au Salon Funéraire Paris 2015, est-ce votre première participation ou êtes-vous un habitué ? Comment définiriez-vous ce rendez-vous du marché du funéraire ?

GILBA CREATION : Nous participons pour la première fois au salon Funéraire Paris 2015. C’est un événement capital qui nous permettra de rencontrer les différentes professions liées au marché funéraire.

F.I. : Qu’allez-vous présenter sur votre stand ? Tout particulièrement, quelles nouveautés, quels produits phares ?

GILBA CREATION : Nous présentons des œuvres d’art, pièces uniques, au travers des articles funéraires.

F.I. : Un célèbre publicitaire aurait dit « Si tu n’as pas de Rolex à 50 ans, tu as raté ta vie. ». Pour quelle raison pourriez-vous dire « Un visiteur qui n’est pas passé par mon stand a raté son salon » ?

GILBA CREATION : Le visiteur qui n’est pas passé par notre stand a raté son salon car il a suivi la tradition et n’a laissé aucune place à l’innovation, à l’imagination….

A noter :

  • Nom de l’entreprise : GILBA CREATION
  • Nom du dirigeant : Gilles BAZENET
  • Adresse courriel de la société : gilbacreation@gmail.com
  • Adresse de l’entreprise : 1895 rue Julien Panchot – 66000 PERPIGNAN

Renaud Salamone, un para dans les pompes funèbres

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Voici cinq ans, Renaud Salamone était encore parachutiste dans l’infanterie de marine, à Bayonne. Militaire. Cette rigueur, le quadragénaire l’a conservé dans sa reconversion, fondant une entreprise de pompes funèbres près de Perpignan.

Faire sa place dans cet univers concurrentiel, ce n’était pas pour effrayer un ancien membre des forces spéciales, longtemps en opérations au Kosovo, au Tchad, au Rwanda, aux Comores. Ajoutant aux services classiques de son nouveau métier, il a trouvé son originalité, sa valeur ajouté : les obsèques militaires, le dernier hommage à ses frères d’armes. Parce qu’on n’abandonne pas un collègue, jusqu’à l’hommage final. Et parce que l’ancien soldat connaît le cérémonial.

S’étant auparavant formé à sa sortie de l’armée dans deux grands réseaux du funéraire, il dit avoir vu des camarades blessés par des obsèques bâclées. Des drapeaux et des médailles en désordre. Des musiques inadaptées. Pour lui, les entreprises qui organisaient semblaient moins soucieuses de l’accompagnement que du chiffre d’affaires à réaliser. Le business de l’émotion, comme il le résume.

Lui-même raconte comment, à la mort de son père voici cinq ans, il estime avoir été déçu par la cérémonie, et sa mère mal conseillée. Il a alors pensé pouvoir mieux faire. Deux expériences en agences, une troisième à la tête du crématorium de Perpignan, et l’aventure de l’entreprenariat au Barcarès, en janvier 2014. Il vient d’ouvrir une deuxième agence tout à côté, à Saint-Laurent-de-la-Salanque, en début de cette année.

Renaud Salamone compte aujourd’hui quatre salariés, dont plusieurs anciens militaires. Ce travail leur ressemble, ils ont un bon profil : être solide, ponctuel, rigoureux, marcher au pas. Il ne faut pas avoir peur d’entrer dans les pompes funèbres. « Parce que la mission est noble.», dit-il.  Un autre engagement, tout aussi humain.

Site internet : Pompes funèbres Salamone