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La remise d’urne au cimetière : un moment à fignoler

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sac de depôt d'urne funeraire
Le sac de dépôt d'urne Funemarket, permet d'inhumer l'urne au cimetière avec élégance.

La remise d’urne au cimetière : conclusion des obsèques, parfois réduite à un simple geste technique. Pourtant, au même titre qu’une inhumation, c’est un moment qui doit être préparé et soigné. De plus en plus, des aides apparaissent pour soigner ce moment.

Un moment crucial

L’importance de la remise d’urne au cimetière est l’achèvement d’une séquence d’avènements commencée avec la mise en bière. C’est le dernier contact de la famille avec les pompes funèbres dans leur aspect cérémoniel, et il est donc essentiel qu’il soit réussi, parce qu’il sera également la dernière impression que vous laisserez.

Bien entendu, des contacts seront vraisemblablement encore noués avec la famille, pour des aspects administratifs ou des ventes accessoires, mais, dans leur esprit, ils ne reflètent pas votre savoir-faire. Vous serez jugé sur la cérémonie, et une remise d’urne réussie envoie le message que vous soignez tout jusqu’au bout.

Il est donc important que ce moment soit confié à un professionnel rompu au cérémonial : un Maître de Cérémonies.

Pensez à préparer

Le Maître de Cérémonies doit repérer et préparer les lieux. Découverte du lieu d’enfouissement, préparation d’un plan et d’une gestuelle pour le dépôt d’urne, repérage d’un endroit ou elle sera exposée.

Il faut en effet  tenir compte du fait que l’urne est plus petite qu’un cercueil, normalement, et que, de là ou vous la placerez, tout de monde devra pouvoir la voir. Non seulement la voir, mais également passer devant pour un geste d’adieu. Ne prévoyez donc pas de procéder entre deux tombes, dans une minuscule allée bordée de monuments massifs.

Préparez, mais uniquement le plan : l’urne ne doit être sortie qu’en présence de la famille, et  ne pas donner l’impression d’avoir été abandonnée là.

En route avec la famille

L’idéal est de proposer à la famille un rendez-vous à la porte du cimetière, d’aller les chercher et de vous acheminer avec eux à pied. Cela permet d’échanger, puisque la nature humaine a horreur du silence, et par là même d’affiner votre cérémonial. Si vous savez, en arrivant sur la sépulture, qu’un membre de la famille, et lequel, placera l’urne dans sa dernière demeure, qu’il souhaite dire quelque chose, et à quel moment, en un mot, si vous avez le plan millimétré du déroulement de la cérémonie, c’est que vous avez bien travaillé.

Une fois arrivé sur les lieux, placez l’assistance, et annoncez l’arrivée de l’urne avant d’aller la chercher.

La cérémonie

Sur la cérémonie en elle-même, nous dirons peu de choses : un Maître de Cérémonies professionnel doit développer son propre style. Une introduction, une lecture, quelques transitions, la recette est bien connue, et si non, travaillez.

Sur la durée, il n’y a pas de règle. Disons simplement que, de l’arrivée de la famille à la fin, urne placée, moins de dix minutes, c’est trop court, plus de vingt, c’est trop long. La bonne durée se situe entre ces deux temps.

Le geste d’adieu pour l’urne peut être le même, exactement, que pour un cercueil. Passer devant, poser la main, voir même procéder à une aspersion d’eau bénite, autorisée depuis Vatican II, sera laissée au desiderata de la famille.

Enfin, laissez la possibilité, à la fin, à un membre de la famille, de déposer lui-même l’urne, si la configuration des lieux le permet. L’idéal, dans ce cas, est de proposer au début, en cheminant vers la tombe, puis de reproposer à la fin : ils auront eu le temps de décider et se concerter, et vous éviterez un flottement.

Certains accessoires, comme le sac de dépôt d’urne proposé par Funémarket, peuvent s’avérer utile dans bon nombre de situations.

Il ne vous restera plus qu’à attendre le retour, questionnaire qualité ou lettre de remerciement, de la famille, en toute sérénité. Jamais, au grand jamais, je n’ai entendu une famille se plaindre d’une remise d’urne réussie.

www. revolution-obseques.fr, le low cost, comment ca marche ?

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Les Services Funéraires de la Ville de Paris ont frappé un grand coup, hier, dans le milieu très fermé des pompes funèbres, avec une offre low cost qui offre un tarif imbattable sur les convois. Entretien avec Cendrine CHAPEL, directrice générale.

Un nouveau service né d’un besoin

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Le site en action

Depuis hier, jeudi 21 juin, un nouveau site est apparu sur la toile, qui fait beaucoup parler de lui : http://www.revolution-obseques.fr. L’idée proposée par les service Funéraires de la Ville de Paris, proposer des obsèques à un prix low cost unique, 789 euros. Mais qu’est-ce qui a présidé à cette création ?

« Deux raisons principales » explique Cendrine Chapel « la première, c’est que nous sommes une Société d’Economie Mixte, et notre actionnaire à 74 % est la Ville de Paris, qui nous confie donc des missions de service public. Parmi ces missions, chercher à faire baisser les coûts des obsèques à Paris. La seconde raison est la crise, nous avons constaté une augmentation conséquente des demandes de prix bas. Des familles, notamment, qui choisissaient le cercueil le moins cher justement parce qu’il était le moins cher, et pas celui qu’elle voulaient. » D’où la volonté de proposer une réponse « Nous nous sommes alors tourné vers le low cost dans d’autres domaines, pour comprendre comment cela fonctionnait, avec l’idée de proposer un prix sans sacrifier à la qualité. »

« L’idée » reprend-elle, « est d’industrialiser au maximum en proposant un produit standard. Un seul cercueil, pour l’inhumation ou la crémation » de 22 millimètres d’épaisseur, donc « et des prestations que la famille peut réaliser elle-même ».

Du concret

devis-210x300 www. revolution-obseques.fr, le low cost, comment ca marche ?Tout le monde n’est pas éligible au service. « Nous intervenons dans des établissements hospitaliers pourvus d’un espace funéraire et dans des cimetières où les familles peuvent faire les démarches, dans le 75, 92, 93 et 94. Pour l’instant, nous sommes donc aptes à intervenir dans une cinquantaine d’hôpitaux et une centaine de cimetières. Mais tout est évolutif, et l’on espère pouvoir développer à l’avenir ».

Alors, concrètement, comment ça se passe ? « Les familles font les démarches elle-même. Le logiciel est apte à identifier ce qu’il faut comme documents et les fournit, avec un mode d’emploi, pour le remplir et aller le déposer ou il faut. Nous avons un suivi, pour nous assurer que tout sera bien réalisé dans les temps, et les familles peuvent nous confier leur réalisation, si ils le souhaitent, contre un surcoût. De même, elle portent le cercueil, et pareillement, nous leur proposons des porteurs en option. Mais avec un chariot , ça se passe bien. » mais, et la mise en bière ? « Ce sont les établissements hospitaliers qui la font. C’est pour cela qu’on ne peut pas aller partout. » On ne voit pas de mention de la cérémonie ? « C’est inclus. Dans le trajet lieu de mise en bière/lieu d’inhumation (ou crémation) il peut y avoir une cérémonie, à l’église, par exemple. »

Tout cela pour 789 euros, donc ? « Auxquels viennent s’ajouter les taxes municipales, vacations, ouverture/fermeture de sépultures, crémation… Tout ce qui vient s’ajouter est précisé sur le devis. La famille est prévenu qu’elle aura ces frais à acquitter, tout est transparent. »

Mais c’est uniquement sur internet ? « Oui. Nous ne pouvons pas proposer ces tarifs en agence »

Parlons d’avenir

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l’etat civil

Sur le nombre de décès qui seront captés, on est dans le flou « On a eu un premier site, dont on n’était pas content, mais sur lequel on avait trois contacts par jour en moyenne. Disons qu’on estime avoir environ 400 décès par an, mais finalement, c’est impossible à dire. C’est nouveau, on n’a pas de recul pour comparer. » On suivra l’affaire de près, en tout cas.

Madame Chapel conclut « Je suis très internet. J’ai l’habitude de prendre l’exemple des agences matrimoniales. Il y a trente ans, on disait que c’était un métier particulier, qu’il fallait recevoir les gens, avec des personnes formées à la psychologie. Trouvez une agence matrimoniale, aujourd’hui ! Les gens vont sur internet, sur Meetic ou Attractive World, ou que sais-je encore. Peut être que dans trente ans, les pompes funèbres auront disparu, à part une agence ici ou la ? »

Succès ou pas, Cendrine Chapel sait que le site a fait avancer les choses, il n’y a qu’à voir le succès médiatique. Reste à voir comment réagiront les familles, et surtout, la réponse de la concurrence.

Comment ça marche ?

Le site, pour l’instant, se limite à sa page d’accueil. Quelques problèmes technique restent à résoudre, et l’ensemble sera opérationnel le 2 juillet. Nous avons eu accès à une présentation de travail, et nous vous livrons nos premières impressions.

Le choix a clairement été à la clarté : le site est sobre, peu encombré, moderne. Parfaitement lisible, il réserve une navigation intuitive : pas d’arcanes complexes, ici, on est guidé étape par étape. Le contrôle des saisies et des confirmations est impeccable, il est quasiment impossible de valider accidentellement un champ avec une erreur.

La documentation est claire et abondante : les formalités sont bien expliquées, on trouve quantité d’informations sur l’aspect légal et le travail des pompes funèbres. Le devis final est lisible, tous les tarifs y sont indiqués : pas de mauvaise surprise à attendre de ce côté-là. Les conditions générales de vente sont claires.

Alors, du tout bon ? Bien, il faut bien pinailler un peu, alors pinaillons : put être est-ce notre côté « vieille France », mais nous avons unanimement regretté l’absence du Mademoiselle, dans l’état-civil.

Certaines propositions ne sont pas faites, comme de créer un avis de décès numérique à transmettre à la famille, aux amis, aux proches, alors que toutes les informations nécessaire sont présentes. D’autres absence, comme la proposition de retransmission vidéo de la cérémonie pour la famille éloignée géographiquement, pourtant en place au Père Lachaise.

Et un petit bug : impossible de revenir à la page d’accueil lorsqu’on clique sur le logo. Nul doute que messieurs les informaticiens l’auront déjà résolu.

Un site clair, limpide même, auquel, peut être, il manque le petit « plus » pour figurer les pompes funèbres numériques de l’avenir, mais qui saura remplir parfaitement sa mission. Peut être même apparaître-t-il bientôt en « marque blanche » auprès d’autres opérateurs publics ?

Affaire à suivre, donc ? Oui, certainement.