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Pompes funèbres : L’importance du site internet

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rébillon site internet

Mélanie et moi sommes raccord cette semaine. On vous parle communication. Aujourd’hui si ma collègue vous parle de ce qui fait un bon site internet en marbrerie, de mon côté j’applique la même consigne mais pour les pompes funèbres. Pas de référencement en jeu, ça va m’énerver, et vous aussi c’est certain. Je vous donne deux trois éléments à avoir absolument derrière vos trois « w » afin d’être vus.

Première règle : Soyez concis

N’oubliez pas que pour une famille il est plus probable qu’elle tape « amazon » dans son moteur de recherche que « pompes funèbres ». Que vient-elle chercher ? Plus que le produit « obsèques » elle veut des conseils, des informations, des tarifs, une certaine réputation aussi et surtout être certaine que ce que vous allez lui proposer est en adéquation avec ses besoins. Point d’orgue, si vous lui correspondez, elle voudra vous contacter, et vite la plupart du temps.

C’est chooooli.

Eh oui vous avez beau être dans le funéraire, et parler de la mort, un site coloré sans trop de fioriture et esthétiquement bien fait retiendra l’attention des internautes qui ne seront pas tentés d’ouvrir un nouvel onglet. L’esthétique renforce aussi votre image. Ici sur le site des pompes funèbres Rébillon, le site est au couleur de l’entreprise. Reconnaissable de suite, ça attire l’œil de ceux et celles qui arriveront sur la page. Idem pour Roc Eclerc ou les Services Funéraires de la Ville de Paris dont le site internet est en adéquation avec leur image de marque. En somme ils sont reconnaissables.

Mais c’est qui celui-là ?

Deuxième point et non des moindres, même si cela paraît évident, identifiez-vous. La famille ne vous connaît probablement pas ou peu, ne se rappelle que de deux-trois couleurs en passant devant votre agence. Elle cherche quelqu’un à proximité et elle doit savoir qui vous êtes. Nom de votre entreprise, votre/vos sociétés, votre nom, votre équipe et votre logo sont indispensables. Votre site représente votre agence dématérialisée. Elle doit être accueillante et surtout rassurante pour des familles en proie à divers questionnements.

Pas le temps !

Si la famille arrive sur votre site c’est parce que quelqu’un de proche est décédé ou elle prépare les obsèques prochaines de quelqu’un. Elle doit trouver des informations rapidement.

– Tarifs : Peu d’agence met ses tarifs en ligne hormis certaines pompes funèbres low cost comme Révolution Obsèques, ou certaines agences indépendantes sous forme de plaquettes à télécharger. Dans les autres cas, ce seront des devis qui seront établis en ligne avec une prise de contacts ou de rendez-vous. Vous devez avoir donc un formulaire pour les devis et une demande de contact à la fin. Ici PFG explicite clairement les diverses catégories en cas d’obsèques.

  • Capture-d’écran-2016-12-14-à-14.01.15 Pompes funèbres : L'importance du site internet
    obsèques pfg site

    Inhumation ou crémation ? Parfois elle sait déjà, d’autres fois elle cherche à savoir. Des explications sur les deux types d’obsèques doivent être explicitées clairement sur votre site. Là aussi cela peut-être sous forme d’informations à télécharger afin que la famille puisse garder ces informations tout en étant hors connexion ou pour pouvoir le donner à quelqu’un de la famille qui n’a pas forcément accès dans l’immédiat à internet.

  • Capture-d’écran-2016-12-14-à-14.00.41 Pompes funèbres : L'importance du site internet
    Rébillon site internet
  • Services complémentaires Formalités ? Démarches ? Fleurs ? Plaques ? plus il y aura d’informations à donner aux familles sur leurs possibilités, plus il y aura de chance qu’elle vous contacte. Vous avez des services complémentaires tel que la marbrerie ? Mettez-les en évidence. Elle recherche la facilité et un service complet. Que se passe-t-il pendant et après la cérémonie ? La cérémonie étant le point central des obsèques, il convient de bien expliquer comment elle se déroule et quelles sont les possibilités pour la famille. Vous avez un funérarium ? C’est un plus, présentez-le.

Et si … ?

S’il s’agit d’obtenir des informations sur un contrat de prévoyance, en général la personne a plus le temps, elle va venir et revenir plusieurs fois sur votre site et surtout, elle va comparer plusieurs sites. Vous devez donc reprendre les éléments du dessus c’est-à-dire être compréhensibles. Elle doit savoir ce que vous avez à lui proposer. Elle a besoin d’être rassurée sur vos prestations et sur votre engagement.

Comme l’explique Mélanie, cette partie peut être complétée par une vidéo explicative. La prévoyance est un domaine très particulier de votre activité, il convient de ne pas la négliger.

Capture-d’écran-2016-12-14-à-14.08.04 Pompes funèbres : L'importance du site internet
Roc Eclerc prévoyance

Votre disponibilité

La famille veut des réponses, peu importe le jour et l’heure. Un formulaire de contact simple et précis vous permettra d’avoir les premiers éléments afin de fournir une réponse. Mais ayez en tête qu’il est peu probable qu’elle ne l’ait envoyée qu’à vous. Vous devez donc être très réactif sur cette demande et rappeler la personne le plus rapidement possible une fois la demande de devis reçu. Idem pour votre/vos numéros de téléphone qui doivent être bien mis en évidence, sur la page d’accueil et non pas au fin fond d’une page cachée ou en tout petit en bas dans les mentions légales. Un indication 24h/24h et 7j/7 serait également appréciée.

Capture-d’écran-2016-12-14-à-14.07.44 Pompes funèbres : L'importance du site internet
SFVP contact formulaire

Votre réputation

Je vous le disais un peu plus haut mais c’est primordial, une famille a besoin d’être rassurée, votre réputation est donc un atout majeur dans la décision qu’elle va prendre de vous contacter ou non. Des avis de décès en ligne et des avis de familles aideront à stabiliser votre image et à vous démarquer de la concurrence. Comme dans toutes les professions, c’est souvent l’expérience qui fait foi.

Quoi d’autres ?

Si Mélanie aime les vidéos, j’aime les photos. N’hésitez pas à en mettre non seulement de votre agence, afin d’aider la famille à vous visualiser et à désacraliser le côté un peu terrifiant de l’agence de pompe funèbre pour une famille qui n’y est jamais allée. Mais vous pouvez mettre aussi des photos de vos produits, notamment les fleurs et les plaques. N’oubliez pas de mettre également un plan d’accès. La famille en aura besoin pour venir en agence après la prise de rendez-vous téléphonique. Si vous avez un blog ou si vous êtes très présents sur les réseaux sociaux, faites des liens réguliers et alimentez vos divers supports avec des conseils sur la cérémonie ou les formalités comme Fidès Funéraire par exemple.

N’oubliez pas que vous êtes dans un secteur particulier mais que vous devez entrez dans la sphère de tous les autres sites internet, vous êtes donc soumis aux mêmes règles :

  • Formulation unique pour l’aide au référencement
  • Site internet responsive (accessibles sur tous supports)
  • Mentions légales

La famille a des besoins, vous avez des services.

FUNECAP, l’ambition d’être le leader du XXIème siècle

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Thierry Gisserot

A l’occasion de la Toussaint, Thierry Gisserot, co-président exécutif du groupe FUNECAP, nous a accordé une interview. Il s’y exprime sur le groupe, son avenir, ses ambitions, et sa vision du funéraire du futur.

 

Intégration des sociétés

Le groupe FUNECAP comporte de nombreuses enseignes en son sein parmi lesquelles Pascal Leclerc et Roc Eclerc. Quelle va être l’évolution pour ces entités, une gouvernance parallèle, ou une fusion à terme ?

« FUNECAP a effectivement la particularité et la force d’avoir en son sein divers marques, nationales et locales, très fortes. Chacune d’elles permet au groupe de répondre à la grande variété des attentes des familles. Prenez l’exemple de Nice, nous y sommes présents à travers les enseignes Roc-Eclerc, Pascal Leclerc, et des enseignes locales historiques. Chacune a une identité forte et complète notre offre en services et en infrastructures.. »

C’est quasiment une gestion au cas par cas, alors ? « Disons que nous sommes très souples et pragmatiques. Nous avons conçu FUNECAP comme une sorte de boîte à outils pour répondre aux spécificités locales, avec nos marques, qui sont les plus puissantes du secteur, le meilleur système d’information de la profession avec Arlequin etc. et nous utilisons ces outils pour répondre au plus près des besoins des familles et de ceux qui les servent sur le terrain »

Poursuite et stratégie de la politique d’achats

« La politique d’achat va se poursuivre » précise Thierry Gisserot « Nous avons des moyens financiers disponibles très importants (plus de 150 millions d’euros à l’heure où nous vous parlons) pour renforcer notre présence nationale et locale en proposant le plus grand panel de services. Cas unique parmi les acteurs nationaux ou à ambition nationale, nous sommes capables d’acheter des sociétés comme d’ouvrir de nouveaux complexes » explique-t-il avant de détailler « Nous ouvrons des centres funéraires de troisième génération, comprenant une agence, un funérarium, une salle de cérémonie, des espaces de convivialité, du stationnement. Cela correspond aux nouvelles demandes des familles et à l’évolution de la pratique funéraire. Nous avons une dizaine de projets de ce genre qui vont sortir de terre, notre ambition étant d’atteindre le rythme de croisière de 20 à 30 par an. Nous sommes sur la bonne voie pour y parvenir »

Les futurs membres de FUNECAP

Qui est la cible de la politique d’acquisition de FUNECAP ? « Nous cherchons des entrepreneurs qui ont construit leur entreprise avec la même vision que la nôtre (qualité de service, infrastructures différenciantes, etc.), et qui veulent se donner les moyens d’aller plus loin. Nous avons l’assise financière pour aider ces entreprises à réaliser les investissements nécessaires à la poursuite de leur développement. »

Thierry Gisserot ajoute un détail important « Les gens qui arrivent chez nous peuvent devenir actionnaires et participer au fonctionnement de FUNECAP. C’est une différence essentielle avec les autres consolidateurs du marché. Nous ne pratiquons pas la politique de ‘’prenez le chèque et allez-vous en’’ ou ‘’prenez le chèque et devenez notre salarié’’, mais  « soyez les associés et les dirigeants du groupe dont le développement est le plus rapide sur un secteur que vous connaissez mieux que quiconque. »

« Nous parlions tout à l’heure de l’intégration, plus souple, mais nous laissons également plus de latitude de décision sur le terrain. Nous sommes des entrepreneurs et nous voulons travailler avec des entrepreneurs. Regardez l’état-major de FUNECAP, tous ont une expérience personnelle d’entrepreneur. »

Que dire alors à celui qui cherche une franchise et se tournerait vers FUNECAP « Nous cherchons des entrepreneurs chevronnés car ce métier s’apprend sur le terrain et dans la durée. A ceux qui veulent se lancer dans l’aventure sans toutes les cartes en main, nous disons : prenez d’abord le temps de vous former. C’est le meilleur investissement. Vous serez alors aptes à utiliser au mieux la force de nos marques et notre puissance financière »

La communication de FUNECAP pour l’année à venir

Quand on demande à Thierry Gisserot quels seront les grands axes et thèmes de la politique de communication de FUNECAP en tant que groupe pour l’année à venir, sa réponse est simple : « FUNECAP, l’ambition d’être le leader du XXIème siècle ».

Il précise « Nous le sommes déjà sur bien des points. Notre taux de croissance. Le nombre de nos ouvertures. Roc Eclerc qui est la marque funéraire de loin la plus porteuse en France. Notre qualité de services et d’équipements qui est unanimement reconnue. Nos infrastructures qui sont pour beaucoup d’entre elles hors normes par leur qualité. Pour devenir leader, nous travaillons sur nos gains de parts de marché. Les achats, les ouvertures, les investissements sont tous réalisés dans ce but.».

Le funéraire de demain

La vision du funéraire de l’année à venir, et des suivantes, doit tenir compte de deux axes majeurs pour Thierry Gisserot.

« Le premier, c’est la  « nationalisation » du marché. Une partie de plus en plus significative du marché va passer par les canaux nationaux de distribution que sont la publicité, l’offre prévoyance et le digital qui, pour être efficaces, nécessitent des investissements importants et une expertise qui ne sont pas à la portée de tous les acteurs. Le marché local et ses agences, en tant que canal de distribution, restera fondamental mais va se contracter Nous ne sommes donc qu’au début de la consolidation ».

« Le second, ce sont les attentes des familles, en terme de crémation, de services civils, d’accompagnement, etc. Ce à quoi répondent nos équipes, nos crématoriums et nos complexes funéraires de troisième génération, réunissant, au même endroit, pompe funèbres, funérarium, salles de cérémonie, de convivialité, … Dans un centre urbain, cela représente un investissement de 2 à 4 millions d’euros, voire 10 millions d’euros sur les zones urbaines les plus denses, ce que peu d’entreprises ont la capacité de réaliser ».

Société des Crématorium de France, nouveau patron, nouvelles ambitions

La Société des Crématoriums de France se voit doter d’un nouveau patron, et représente un volet stratégique de l’activité de FUNECAP « C’est une très belle société, un superbe outil grâce au travail remarquable de son fondateur et des équipes »

« Le monde change, et nous faisons en sorte que la Société des Crématoriums de France accompagne ce changement. Aujourd’hui, nous représentons 15 % des crémations en France, notre objectif, c’est de doubler cette part de marché dans les années à venir. Nous avons les équipes pour y parvenir. »

« Pour cela, nous misons sur notre qualité de service, qui est déjà reconnue, grâce au travail des personnels de la société dont la compétence est unanimement reconnue. »

Sur la mise aux normes 2018 « Nous sommes dans les temps malgré l’étendue du chantier, pour ce qui est des avenants à signer, des travaux à réaliser et du matériel à commander. Nous ne savons pas où en sont les autres acteurs du secteur. Mais aucun ne peut rater la date de 2018, qu’il soit public ou privé ».

Et pour conclure

Thierry Gisserot est un calme, un homme réfléchi, et qui reste assez insensible à certains discours. Concernant ce que certains appellent le Pôle Funéraire Public par exemple, il réagit « Ia n’existe pas à proprement parler de Pôle Funéraire Public.

Il y a des régies municipales, des SEM, des EPL qui méritent pour l’immense majorité d’entre elles le respect mais chacune relève du pouvoir politique local et il ne me semble pas que ce pouvoir soit de même sensibilité à Béziers, Grenoble ou Paris. Chacun a sa vision et cette vision peut changer à chaque élection en raison du jeu démocratique.

Ce que nous croyons dur comme fer, c’est que le service funéraire peut être assuré par le secteur privé au plus grand bénéfice des familles. Pourquoi dès lors ne pas privatiser ce service quand il est assuré par une entité publique et redéployer l’argent du contribuable vers ce qui relève du monopole public et de la solidarité ? C’est bien ce que font les collectivités locales à chaque fois qu’elles nous confient en DSP la gestion d’un crématorium et cette coopération se passe le mieux du monde. Nous avons bon espoir que les lignes bougent en la matière dans les années à venir  ».

Thierry Gisserot précise néanmoins « D’autres stratégies que la nôtre se font jour. Nous avons confiance dans la nôtre et voyons, paradoxalement diront certains, beaucoup d’opportunités dans le déploiement de ces autres stratégies. Nous en reparlerons l’année prochaine sans nul doute ! ». En tout cas, les moyens et l’ambition, FUNECAP n’en manque pas. A suivre de près, donc.

Le site de Roc-Eclerc : www.groupe-roc-eclerc.com

Le site de Pascal Leclerc : www.pascal-leclerc.com

Le site de la société des crématoriums de France : crematoriums.fr

Review : Ça s’est passé cette semaine sur Funéraire-Info

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une semaine de news

Nouvelles des pros, nouvelles actus, nouvelles polémiques, nouvelles d’ailleurs. On était là pour vous retranscrire l’actualité du monde funéraire. Ça s’est passé cette semaine sur Funéraire-Info.

Polémique

Ça titille, ça chatouille, quinze jours avant la Toussaint vous faîtes votre communication chez nous et sur d’autres médias. Vous contrôlez chaque mot et êtes à l’affût de la couleur qui va teinter cette Toussaint 2016. 60 millions de consommateurs vient de sortir une enquête réalisée sur huit contrats obsèques qui met en avant les scandales qui peuvent survenir derrière ces signatures. L’amalgame n’est pas loin pour des familles qui ne savent pas toujours en qui elles peuvent avoir confiance. Les assureurs sont montrés du doigt, mais certains s’en sortent bien, comme la MUTAC par exemple. La revue de presse relaie tous les détails de cette enquête.

Assises du funéraire

Suite et fin de ma chronique consacrée aux Assises du Funéraire, les premières en France. Retrouvez l’ensemble des interventions, de Aubin de Magnienville à François Michaud-Nérard, Pascale Hébel Thierry Mathé et Tanguy Chatel sont revenus sur l’étude du CREDOC dirigée par Damien Le Guay, philosophe – clôture des Assises- et en ont fait une analyse. Quelles sont les attentes des Français en matière de vécu du deuil et quels sont les impacts ? C’est à ces questions qu’ont tentés de répondre Nathalie Vallet Renard, Claude Le Pen, François Michaud Nérard et Christophe Fauré.

En Guérilla contre la pensée unique.

Laurent Obertone lui-même a répondu aux questions de Guillaume. La France perdue ? Doit-on tous s’inquiéter ? Un livre qui bouscule plus qu’il ne dérange, un livre dont on ne peut pas rester indifférent, celui qui met une pichenette à nos carcans, celui qui nous délivre de nos préjugés.

Législation

Doit-on se faire vacciner pour travailler aux pompes funèbres et si oui quels sont les vaccins obligatoires ? Guillaume vous dit tout.

Les lois évoluent, vos équipements aussi. Comment et quand prévoir ? Éléments de réponses.

Deuil

Le 15 octobre était la journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal. Pour ne pas oublier.

Parler de la mort aux enfants ? Essentiel.

Nouvelles des pros 

Efflam , Michel Maffre, Braumat, Gravograph, Roc Eclerc, OrthoMetals.

Perle 

Comme c’est chooooli, des cercueils pas comme les autres à voir par ici.

Semaine prochaine: 

Les bonbons cachés dans mes tiroirs et le brouillard du ciel à la terre quand j’ouvre mes volets me font dire que ça y est..on y est, la Toussaint arrive à grand pas. Entretien de sépultures, et organisation dans le monde, on va aller voir un petit peu ce qui se passe ailleurs. Nous reviendrons sur la cérémonie d’hommage des attentats à Nice, et autant vous le dire tout suite, à Funéraire-Info nous ne sommes pas contents. Allez on sourit, c’est dimanche, on finit la semaine ensemble et on la recommence ensemble.

Funéraire-Info, pour vous, par vous.

Roc-Eclerc, une nouvelle chambre funéraire à Villefranche Sur Saône

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Chambre funéraire

Olivier Corolleur, dirigeant de Roc-Eclerc à Villefranche sur Saône, vient d’inaugurer sa nouvelle maison funéraire. Un équipement nécessaire dans la commune, qui remporte dores et déjà un vif succès. Visite guidée avec le propriétaire des lieux.

Une société bien implantée

Olivier Corolleur fête cette année les 25 ans de sa société sous panneau Roc-Eclerc « Nous sommes une dizaine à travailler ici, avec une moyenne d’âge plutôt jeune. C’est une ambiance assez familiale : la plupart des membres de l’équipe, je les connaissais déjà depuis longtemps, du funéraire, bien sûr, mais aussi, pour certains, d’autres professions. » Ils n’ont pas l’air de se plaindre de cette reconversion.

« Nous traitons environ 300 dossiers par an, ce qui est un score plus qu’honorable pour une ville de 35 000 habitants. Cela nous a permis de passer devant les PFG, qui étaient bien implantées sur le secteur. Au niveau local, s’entend ». La société propose une offre complète « Nous sommes pompe funèbre et marbrerie, ce qui nous permet de proposer aux familles tout ce dont elles peuvent avoir besoin. »

Un funérarium bienvenu

L’idée du funérarium n’est pas récente « Il y a cinq ans, nous avons répondu à un appel d’offre pour la gestion du crématorium, pour lequel nous n’avons pas été retenus. Le prestataire choisi a décidé de fermer la chambre funéraire du crématorium, qui proposait quelques salons. Il ne restait alors plus qu’un seul funérarium en ville ».

Mais ça date d’il y a cinq ans « Oui, parce que le projet a mis plus de temps à se concrétiser que je pensai, mais j’en revendique la responsabilité. La raison en est très simple : j’ai mis trois ans à trouver le terrain. Des terrains, il y en avait, mais il fallait un bon emplacement, et ça, ça devenait difficile. Une fois le terrain trouvé, le processus a suivi le chemin habituel, qui est assez long. »

Une maison funéraire bien conçue

A quoi ressemble-t-elle, cette maison funéraire ? « Nous avons quatre salons, de 19 m carrés chacun. Entre deux d’entre eux se trouve une cloison amovible, pour pourvoir les fusionner en un salon unique de 38 mètres carrés, si besoin ou souhait de la famille, on peut imaginer plein de cas possibles. »

La partie technique n’est pas en reste « Il y a une salle de soins, et la cellule réfrigérée compte six cases. J’ai fait le choix de prendre des grandes tailles, et à raison, puisqu’un cas s’est présenté rapidement ou nous en avons eu besoin. »

Un parking de 19 places complète l’ensemble.

Comment la maison funéraire est elle perçue ? « Nous avons ouvert le 14 août, et avons enregistré depuis 18 admissions. C’est un peu supérieur aux prévisions, qui étaient de 10 admissions par mois. Les familles qui ont utilisé la maison funéraire se sont toutes dites très satisfaites. Le maire de la commune voisine, ou se trouve l’hôpital, a exprimé sa satisfaction, soulignant qu’une deuxième maison funéraire ne pouvait qu’être profitable aux habitants. »

Le site internet de Roc Eclerc Villefranche sur Saône : www.roc-eclerc69.fr

Le site internet du groupe Roc Eclerc : www.groupe-roc-eclerc.com

Review : Ça s’est passé cette semaine sur Funéraire Info

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Le monde du funéraire est en pleine effervescence en ce moment ; la rentrée, le salon Funexpo, les Assises. Entre les inaugurations et les innovations, Funéraire-Info était là pour chaque évènement. Parce qu’ils sont importants pour vous, ils le sont pour nous aussi.

Ça s’est passé : Le salon Funexpo : Mitigé, bon, excellent, moyen on est allé recueillir vos impressions. Le changement de date a-t-il influé sur les contrats ? Les visiteurs étaient-ils intéressés par les produits. Qu’en est-il ressorti ?

Les retours entreprises :

Éco-Urnes,  Piccolo, Frima, AJA, Rivaud,

Points de vue : Le salon vu par FunéMarketComitam-Obsèques.

Les nouvelles du secteur funéraire :

Inauguration : Roc eclerc

Patrimoine : Rébillon

Mise en ligne : POMPES FUNÈBRES DE FRANCE

Nouveautés : La boîte de cérémonie

Innovation : Application En Sa Mémoire, entretien de sépulture

De vos nouvelles : Olivier Hecquet.

C’est toujours en cours : Les Assises du Funéraire organisées par la Chambre Nationale Syndicale de l’Art Funéraire. Chaque jour je vous présente un angle sur le sujet même de ces Assises à savoir le Deuil ses causes et conséquences.

Suite à la présentation d’ouverture par Aubin de Magnienville, Pasacale Hébel, Thierry Mathé et Tanguy Châtel nous ont présentés l’étude du CREDOC qui a recueilli les impressions des individus sur leur perception du deuil, son commencement et sa continuité. Une table ronde s’en est suivie avec en présence ·  Christophe Fauré, psychiatre, auteur de « Vivre le deuil au jour le jour » ainsi que :

  • Claude Le Pen,économiste de la santé, professeur à l’Université Paris-Dauphine-   –
  • François Michaud-Nérard,directeur des Services funéraires de la ville de Paris
  • Nathalie Vallet-Renart, présidente du cabinet de ressources humaines Aldhafera, cofondatrice et directrice d’ « Entreprise et Cancer »

Damien Le Guay, le philosophe passionné a clos ses Assises en résumant les différents regards.

Suite à la Présentation des Assises, l’étude du CREDOC et son analyse, nous avons pu bénéficier de l’intervention de Christophe Fauré et ses trois axes pour mieux comprendre le deuil, du point de vue controversé de Claude Le Pen économiste de la santé qui nous interroge sur le rôle de l’état dans le processus de deuil, ainsi que de la participation de Jean-Pierre Sueur, sénateur qui nous explique ses combats passés et à venir.

À venir : La suite des interventions des Assies, avec entre autre Nathalie Vallet Renard qui nous livre son analyse très émouvante sur le vécu du deuil en entreprise et de la nécessaire prise en considération à la fois des DRH de la direction mais aussi des collègues, la frontière entre vie professionnelle et vie privée étant aujourd’hui nettement fluctuante. Puis Michaud-Nérard, résolument visionnaire nous éclairera de son expérience. Nous fermerons le dossier des Assises avec l’intervention passionnée de Damien Le Guay philosophe.

La Fondation des services funéraires de la ville de Paris. Cette semaine ma chronique est consacrée à la fondation dont l’enveloppe de 100 000 € chaque année est attribuée à ceux qui font, innovent, recherchent tout ce qui pourrait améliorer le monde des obsèques et le vécu du deuil.

On vous parlera de la Toussaint bien sur, de la journée mondiale du deuil périnatal ainsi que celle des soins palliatifs. On vous emmènera revendiquer votre place au sein des débats à quelques mois de la présidentielle. On ira à la rencontre de ceux qui viennent tout juste de s’asseoir à des nouveaux sièges et qui apportent un regard et une stabilité nouvelle au sein de ceux qui font le funéraire de demain.

Funéraire Info est votre première média d’actualité funéraire. Il est fait pour vous, par vous.

 

Ecoles de formation funéraires : trop, c’est trop

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Y a-t-il trop d’écoles funéraires ? La question se pose, et elle n’est pas anodine. De nombreux établissements ont ouvert, ou sont en cours d’ouverture, et de plus en plus de diplômés, sur les réseaux sociaux, se plaignent de ne trouver ni stages, ni emplois…

Des écoles funéraires comme s’il en pleuvait

C’est une curiosité comme seule l’administration française parvient à en produire. Pour être porteur, il faut avoir suivi une formation de porteur. Pour être Maître de Cérémonies, il faut avoir une formation de Maître de Cérémonies. Pour être thanatopracteur, il faut avoir fait une école et un diplôme de thanatopraxie. Pour être conseiller funéraire, il faut avoir passé un examen de conseiller funéraire. Pour être directeur de pompes funèbres, il faut avoir un diplôme de directeur de pompes funèbres.

Pour ouvrir une école et former porteurs, Maîtres de Cérémonies, thanatopracteurs, conseillers funéraires ou directeurs d’agences de pompes funèbres, il suffit de se déclarer comme organisme de formation, sans avoir à justifier d’aucun diplôme. Ce qui explique la profusion d’écoles aujourd’hui : n’importe qui, sous n’importe quel prétexte, peut ouvrir la sienne.

Des motivations mercantiles ?

Quelles sont les raisons qui poussent tant d’entrepreneurs à ouvrir leur école ? Est-ce une si grande manne que cela ? Sans doute : les prix sont généralement élevés, la rentabilité garantie… et le paiement assuré.

En effet, souvent, les formations sont financées, par le Pôle Emploi, par des financements locaux ou régionaux auxquels les élèves ont droit. L’administration en effet ne cherche pas à voir plus loin que le bout de son nez : le funéraire embauche, donc on finance. Point.

Il y a une limite à ce raisonnement : la statistique sur le funéraire est nationale. Ainsi, un élève conseiller funéraire n’aura pas les même chances de décrocher un poste selon qu’il soit à paris ou à Nice. Ensuite, les entreprises préfèrent embaucher des conseillers expérimentés, qui sont disponibles ou se rendent disponibles. La plupart des emplois sont pourvus par turn-over. Ce qui donne une impression biaisée, il y a effectivement du mouvement, mais peu de créations pures de postes.

Des données faussées

Un autre point dont il n’est pas tenu compte, c’est la part de la formation interne. Par formation interne, nous distingueront deux choses.

D’un côté, les grandes entreprises et les franchises, qui disposent de leurs propres centres de formation. On songera, bien évidemment, à OGF, sans doute l’école du funéraire française dont sortent aujourd’hui le plus grand nombre de professionnels en activité. Des franchises comme Roc Eclerc, avec son Académie, ou Lost Vape, disposent également de leurs propres centres de formation. Il y en a d’autres.

Et il y a ce que nous pourrons appeler la formation interne externalisée. Les sociétés adhérentes à la FFPF, par exemple, favorisent leur recrutement auprès de l’ENAMEF, soit en y envoyant des recrues pour y être formées, soit pour recruter de jeunes diplômés.

Des écoles, enfin, ont fait preuve de leur sérieux, et bénéficient d’une expérience reconnue. Si l’on ne souhaite pas intégrer un réseau ou passer par une fédération, il faut alors opter pour une école reconnue. Nova Formation, par exemple. Implantée sur toute la France, proposant toutes les spécialités, ses anciens élèves constituent un réseau qui conforte la réputation de l’école, et la valeur de l’école.

Bien connu également, EFFA formation est un incontournable sur Paris. Principalement spécialisée dans les métiers de thanatopracteur, Maître de Cérémonie et conseiller funéraire, l’école justifie d’une taux de réussite et d’emploi de ses anciens élèves significatifs. Chose qu’une école ouverte il y a quelques mois ne peut pas prouver.

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs

C’est pourtant une donnée essentielle : une société qui dispose d’un centre de formation agréé ou qui travaille en partenariat avec un centre de formation réservera stages et emplois aux élèves et diplômés de sa filière, rien de plus normal. Ce qui l’est moins, c’est que les écoles indépendantes, qui ne sont affiliées à aucune pompe funèbre ou à aucune fédération, ne le signalent pas explicitement à leurs postulants.

Ces écoles, finalement, ont le beau rôle. Pas d’engagement à trouver un emploi, ou même un stage à leurs élèves. Un recrutement facilité par une certaine mode pour le métier, sans tri véritable des candidats auquel les écoles responsables procèdent. Des promesses de lendemain qui chantent, avec la fameuse augmentation des décès des baby boomers. Oui, mais ça, c’est demain.

Qui en paie les frais ? Les élèves, bien entendu, qui se retrouvent avec un diplôme sans réels débouchés. Les contribuables, puisque ce sont eux qui paient par leurs impôts et cotisations les bourses de formations de ces élèves. Les écoles sérieuses, qui voient ces centres de formation proliférer et fabriquer une vraie bombe à retardement.

D’autres risquent des problèmes. Certaines écoles « nouvelles » envoient leurs stagiaires dans les pompes funèbres du secteur, qui sont ravis d’avoir cette main d’oeuvre subventionnée dans leurs effectifs. Gare au retour de bâton. Un stagiaire, c’est un stagiaire. Un poste occupé par plusieurs stagiaires, c’est du travail dissimulé.

Tout cela se finit par des messages, que l’on voit sur Facebook, de jeunes motivés, fraîchement diplômés d’une école opportuniste, qui se demandent ou sont passés les rêves qu’on leur a vendu à pris d’or. Il serait peut être temps de passer un coup de balais.

Sociétés citées dans cet article :

ENAMEF : www.federationpompesfunebres.com/presentation-enamef

Nova Formation : www.formations-funeraires.com

EFFA : www.effa-formation.com

Groupe OGF : www.ogf.fr/

Lost Funéraire : www.lost-funeraire.com

Roc-Eclerc : www.groupe-roc-eclerc.com

Champagne, une nouvelle agence Roc Eclerc à Epernay

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De la pompe à essence à la pompe funèbre, voilà qui n’est pas banal. Après une première vie dans les carburants, la famille Fernandez tente aujourd’hui à Epernay (Marne) une reconversion à l’enseigne Roc-Eclerc. Leur agence en franchise a ouvert hier lundi.

Dans la famille, « nous sommes commerçants depuis 25 ans », raconte la mère, Sylvie Fernandez. S’ils sont d’abord partis dans une autre direction, l’idée des pompes funèbres a germé dans la tête de son mari voici une quinzaine d’années. « Je n’étais pas prête », explique aujourd’hui celle qui vient de franchir le pas. C’est finalement leur fils qui a relancé l’idée, entrainant sa mère.

« Nous nous sommes rendus à un salon de la franchise. L’enseigne Roc Eclerc était présente. Nous avons discuté. Ils nous ont proposé d’aller faire un stage d’immersion pour voir. » A Reims notamment. Ils ont vu, au point de se retrouver bientôt en formation à la Roc Eclerc Académie, à Créteil (Val-de-Marne) et Bondy (Seine Saint-Denis). « Cela fait tout drôle de retourner à l’école en compagnie de son fils », confie Sylvie Fernandez. « On s’est senti entendus et soutenus », poursuit-elle.

La mère et le fils ont donc inauguré hier leur agence, en présence de près de 80 personnes, confrères, fournisseurs. Le père est resté pour l’instant travailler dans le pétrole.

Il pourrait rejoindre les siens bientôt dans cette entreprise, qui propose aux familles outre les services traditionnels (de la prévoyance à la marbrerie et aux fleurs) un salon funéraire. Situé près d’un hôpital, le bâtiment compte trois pièces « aux ambiances différentes », un lieu de convivialité et trois cases réfrigérées. Autrement dit ce que propose également  à Epernay un autre grand réseau.

La nouvelle agence a déjà vu arriver ces dernières heures ses premiers clients, parents d’une dame âgée décédée. Sylvie Fernandez est fin prête, même si elle avoue « un peu d’appréhension » dans son désir d’être à la hauteur.

Agence Roc Eclerc, 79 avenue du maréchal Foch, 51200 Epernay. Tél. : 03.26.55.81.40.

Olivier Serin, DGF de FUNECAP, dévoile l’avenir d’Arlequin

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Le groupe FUNECAP, pour accompagner sa croissance, a opté pour une démarche d’industrialisation et d’intégration. Arlequin a équipé les sites de Funecap dès la création du groupe et de nombreuses franchises Roc-eclerc utilisaient le logiciel. Le rapprochement devenait dès lors une continuité logique.

Interview d’Olivier Serin, Directeur Général Finances de FUNECAP, pour en savoir plus et rassurer les pompes funèbres indépendantes.

Notre article sur le rachat est à lire ici.

Olivier Serin, bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

J’ai participé dès fin 2010 aux côté des présidents Thierry Gisserot et Xavier Thoumieux à la création de Funecap et aux 60 opérations de croissance externe qui ont suivi, en gérant plus particulièrement les sujets finances, acquisitions, systèmes d’information et achats. Je partage la direction générale du groupe avec Luc Behra, en charge des opérations. Franck Langlet, notre secrétaire général et DRH, complète l’équipe chargé de gérer le groupe au quotidien.

Pouvez vous nous donner le taux d’utilisation du logiciel Arlequin avant le rachat dans le groupe et depuis quand vous envisagiez son acquisition?

100% des sites du groupe utilisent Arlequin, qui par ailleurs équipe environ 30% du marché français. La qualité incomparable du logiciel avait été identifiée dès l’origine comme un facteur structurant permettant l’expansion du groupe au plan du système d’information dont il est la colonne vertébrale. Il nous a permis d’intégrer de manière fluide et rapide les nombreuses sociétés acquises en 5 ans tout comme il a facilité la croissance du réseau par ouvertures d’agences dans nos régions. L’acquisition de NS était considérée depuis plusieurs années comme la possibilité de sécuriser la pérennité du logiciel tant pour Funecap que pour les professionnels du funéraire. Nous avons progressivement noué avec Daniel Deszez une relation forte depuis la création du groupe et partageons les mêmes valeurs et la même vision qualitative du marché, fondée sur déploiement d’infrastructures et de prestations de qualité soutenues par des outils de gestion de référence, permettant ainsi aux équipes opérationnelles d’exercer leur mission dans les meilleures conditions au service des familles.

Le rachat d’Arlequin intervient au moment ou nous sentons chez Funécap la nécessité et la volonté d’industrialiser les process et de structurer l’activité et en particulier la remontée des informations de gestion, pouvez vous nous en dire plus?

Notamment grâce à Arlequin, les processus de gestion du groupe sont déjà très structurés et ont permis depuis l’origine un pilotage quotidien optimal par les équipes commerciales, administratives et dirigeantes. L’adossement de NS au groupe permettra d’apporter à cette dernière les moyens humains et financiers de continuer à développer les fonctionnalités d’Arlequin, au bénéfice de l’ensemble des utilisateurs actuels et futurs des secteurs du funéraire.

Le déploiement sera-t-il obligatoire dans l’ensemble des sociétés du groupe, franchisés compris et à quelle échéance?

Il l’est depuis toujours dans le groupe en propre, et un nombre important de nos franchisés l’utilisent déjà. L’utilisation du progiciel sélectionné par le concédant est déjà présente dans les contrats Roc Eclerc depuis quelques années et nous sommes convaincus que l’utilisation d’Arlequin par le plus grand nombre dans le réseau permettra à nos affiliés (tout du moins ceux qui ne l’utilisent pas déjà) d’optimiser les processus et le pilotage de leur activité – notamment par des tableaux de bord automatiques, des comparaisons sectorielles, etc. Nous considérons que permettre un accès privilégié aux meilleurs outils fait partie de la valeur ajoutée du franchiseur – comme c’est le cas dans les meilleures enseignes de différents secteurs –  et prévoyons donc de faire d’Arlequin l’ERP de référence dans tout le réseau. Bien entendu, nos affiliés auront des conditions tarifaires très privilégiées.

Pouvez vous évoquer les pistes d’améliorations du logiciel dans le futur ?

Une nouvelle version d’Arlequin en mode « SAAS », totalement accessible sur le web et depuis tout appareil connecté (PC, tablette, smartphone) verra le jour en 2017 pour offrir une solution à l’ergonomie, l’accessibilité et la fonctionnalité inégalées.

Que pouvez vous dire en plus aux pompes funèbres indépendantes utilisant ce produit ?

Compte tenu de son importance pour de nombreux acteurs au quotidien, il était nécessaire  – et ce sentiment était partagé par tous- que le logiciel et en particulier le savoir de Daniel Deszez puisse être sécurisé et pérennisé dans une structure dotée de moyens de développement importants. L’adossement New Software au groupe Funecap est donc une démarche collectivement gagnante pour toute la communauté funéraire, et pas seulement Funecap : l’équipe de NS continuera à servir les indépendants…en toute indépendance et le logiciel accélérera son développement au service de tous.

Le site du logiciel Arlequin : www.new-software.eu

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Financiarisation du funéraire, David avec ou contre Goliath ?

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C’est le sujet qui fait parler le plus les dirigeants de PME du funéraire : la financiarisation du secteur et le rachat successifs de sociétés ou de groupes familiaux par les géants du secteur. Une inquiétude tangible et légitime, voire une franche hostilité, jusqu’au jour ou…

Financiarisation du funéraire

Ce n’est un secret pour personne, le funéraire se financiarise. On songera par exemple au rachat de Roc-eclerc par Funecap, qui permet à deux marques importantes, Roc-Eclerc et Pascal Leclerc, de fusionner en un géant, ou au rapprochement d’OGF et Serenium, qui permet au leader du marché de rajouter une centaine d’agences, entre autres, au millier qui maillent déjà le territoire. On pensera inévitablement à FUNECAP qui achète la Société des Crématoriums de France et à OGF qui absorbe Atrium en réponse.

On songera aussi à l’arrivée d’un fond de pension canadien au capital de ce même OGF (avec un moderato, à savoir que ledit fond de pension raisonne en investissement sur le long terme et en investissent sûr, contrairement à ses homologues américains qui privilégient les coups rentables à court terme) et, bien sûr, à La Maison des Obsèques, qui marque l’arrivée des mutuelles sur le marché.

Au milieu de ces mouvements qui font plus penser à la tectonique des plaques qu’au commerce de proximité, le petit entrepreneur du funéraire se sent un peu démuni. Et par petit entrepreneur du funéraire, s’entend celui qui présente une taille inférieure à 10 % de la valeur de ces géants. A peu près tout le monde, en fait.

Aussi, lorsqu’on évoque la financiarisation du secteur, l’entrepreneur de pompes funèbres a toujours la même réaction : regard fixe, mâchoire crispée, petite veine qui bat sur la tempe, il parvient à dire sans desserrer les dents « On va tous se faire bouffer, et c’est les familles qui vont morfler ».

Oui, mais…

Un peu de lucidité dans ce monde de brutes

Le mouvement qui est critiqué de façon si virulente, c’est l’achat de sociétés par ces grands groupes qui avalent tout ce qu’elles trouvent pour grossir encore et encore. Certes. Nous sommes d’accord. C’est la réalité. Du moins, une vision de la réalité. C’est à peu près autant la réalité qu’un CRS qui matraque un étudiant : selon que vous parliez au CRS ou à l’étudiant, la vérité sera identique, mais on ne vous racontera pas du tout la même histoire.

Pour l’acquisition de ces sociétés, c’est exactement pareil. Parce que, quand OGF ou FUNECAP font un chèque pour acheter une petite pompe funèbre familiale, il faut qu’il y ait quelqu’un pour encaisser le chèque.

C’est curieux, cette manie, vous ne trouvez pas ? Quand OGF achète les Pompes Funèbres Monsieur Marcel, on entend toujours dire que OGF absorbe encore un petit indépendant, mais jamais que Monsieur Marcel ne s’est pas fait prier pour prendre l’argent.

Tapons un peu sur les grands

OGF est le grand méchant de l’histoire, on connaît la chanson. Aujourd’hui, FUNECAP, quoiqu’encore derrière en terme de volume, joue dans la même cour et l’a rejoint au club des punching-balls favoris du funéraire. Mais, il suffit de parcourir les commentaires, OGF, c’est le Grand Satan.

Pourtant, j’ouvre une parenthèse personnelle, vous saurez me pardonner : j’ai commencé ma carrière dans le funéraire public, une régie municipale. Puis, j’ai intégré les PFG, ou j’ai passé quelques années, avant de partir et de travailler pour un ami qui montait sa société de pompes funèbres, puis une société familiale. Et, curieusement, ce n’est pas chez PFG que j’ai été le plus malheureux. Au contraire. Je n’ai, à ce jour, aucun regret d’avoir quitté le groupe, parce que ma vie a pris une tournure intéressante ensuite, il faut le reconnaître, mais je n’ai non plus aucun regret d’y avoir travaillé. C’est sans doute là que le bât blesse : beaucoup de gens expliquent qu’ils étaient malheureux chez OGF, et qu’ils sont soulagés d’avoir quitté le groupe. C’est amusant, parce que j’en connais certains qui, à l’époque ou ils travaillaient chez OGF, donnaient plus l’impression d’être des coqs en pâte que des prolétaires exploités par le grand capital. Je me demande souvent si ils sont malheureux d’y avoir travaillé, ou de ne plus y travailler, justement…

Ensuite, je peux vous certifier une chose, pour bien les connaître, à force : les gens, chez OGF, et chez FUNECAP, ne rêvent pas de domination du monde, de monopole, ou ne sais-je que rêve mégalomane, encore. Quand ils achètent une société, ils font juste leur travail, qui est d’assurer la croissance de leur groupe.

Que faire ?

Alors, cette croissance des groupes financiers est elle inéluctable ? La réponse est oui, mais ils n’y sont pour rien.

Oui, parce que, à chaque salon, on entend toujours les sempiternels « Y’a qu’à … Faut qu’on » mais que, au salon suivant, on retrouvera les même, à dire la même chose, sans avoir rien fait dans l’intervalle.

Oui, parce que, lorsqu’un indépendant lance une idée de groupe, de coopérative, d’association, de fédération, ou autre, on entend toujours les même réactions « Je ne vais pas adhérer à son truc, c’est un rigolo ». C’est plus fort qu’eux : les entrepreneurs de pompes funèbres considèrent toujours les idées des autres comme farfelues.

Oui, parce que les entrepreneurs de pompes funèbres trouveront toujours plus facile de vendre leur société contre un chèque à OGF ou FUNECAP plutôt que de chercher un acheteur à qui transmettre. Que reproche-t-on, dès lors, à OGF ou FUNECAP ? De faire leur boulot ?

Le jour ou on verra un entrepreneur de pompes funèbres céder sa société sous forme coopérative à ses salariés, par exemple, ou des indépendants constituer un groupement d’intérêt économique, on pourra re-discuter de la chose. En attendant, on continera de parler des même choses de la même façon.

Pompes funèbres : les américains débarquent en France

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2016 sera sans aucun doute l’année des grands mouvements financiers dans le funéraire entamés en 2015. Après le rachat de Roc-Eclerc par FUNECAP et l’arrivée des canadiens au capital d’OGF, Sans oublier l’arrivée de la Maison des Obsèques, les fonds d’investissement américains de DAGON Inc. débarquent, alléchés par les statistiques démographiques.

Une société discrète mais bien implantée

DAGON Trade INC, le nom complet du fonds d’investissement, est dirigée par Herbert Carter et James Wilbur. Créé en 1986, le fonds se définit comme « Un fond de placement de gestion sécuritaire basée sur des certitudes démographiques », façon délicate de souligner que les deux gestionnaires se sont spécialisés dans le funéraire. Détenteurs de deux réseaux aux USA, DAGON représente aujourd’hui 32 % des convois aux Etats-Unis, jusqu’à 67 % sur certains états du Sud comme la Louisiane.

« DAGON est un placement secondaire destiné à garantir une assise sécuritaire en appui du capital-risque de profil offensif » expliquait Mr Carter au New York Time en décembre dernier. « En d’autres termes », poursuivait il « pour prendre des risques, il faut une sécurité, avoir une sécurité, c’est investir dans quelque chose de certain, et quelque chose de certain, c’est la mort ».

Les deux gestionnaires de DAGON sont ainsi réputés pour leur extrême prudence, et accusés par leurs détracteurs d’un certain cynisme. Ainsi, pour la campagne présidentielle actuellement en cours, Herbert Carter a financé la campagne d’Hilary Clinton, tandis que James Wilbur soutenait… Donald Trump.

Interrogés par le Los Angeles Chronicle, Mr Wilbur déclarait « James et moi-même sommes amis malgré nos différences, c’est la preuve que tous les américains peuvent gagner de l’argent ensemble ». Comme le journaliste lui faisait remarquer que, quel que soit le vainqueur de l’élection, il serait redevable à un patron de DAGON, Mr Wilbur répondait « Oui. Quelle chance, hein ? »

La France, un choix logique

La France est un choix logique pour les deux businessmans. Mais pourquoi notre pays ? « La démographie promet une croissance du nombre de défunts, ce qui garantit une rentabilité certaine. Et ce n’est pas le seul atout de ce pays : un solde positif des naissances et une immigration continue, contrairement aux autres pays dont la population vieillis et qui auront un rapport offre/demande de main d’œuvre inversé, garantissent que la France aura de nombreuses années encore un chômage très élevé, donc des salaires faibles à verser. » Mais les charges sont élevées « Tout est négociable avec un état en position de faiblesse » explique James Wilbur.

Comment DAGON compte-t-elle s’implanter ? Nous avons posé la question à Jean-Philippe Condé, nouveau directeur de DAGON France, filiale toute récente « Dans un premier temps, nous avons acheté un leader du progiciel funéraire en France sur les conseils de Deloitte qui nous accompagne. Ceci nous a permis d’avoir, grâce aux remontées d’information, des chiffres extrêmement précis sur le marché, les produits, mouvement de stock et santé financière de nos concurrents. » La préparation des opérations a déjà commencé : « nous sommes en train de négocier avec les principales banques l’exclusivité de l’exécution de leurs contrats obsèques. C’est comme ça, aux Etats-Unis, avec des partenaires comme Bank of America, Wells Fargo, EastWestBank entre autres, que nous avons pu conquérir 25 % du marché en moins d’un an. Nous ne citerons pas de noms, disons simplement que les cinq plus gros groupes français sont en phase de négociation positive avec nous ».

Un objectif ambitieux, des moyens colossaux

Pour conquérir effectivement le marché français « Ce n’est pas difficile, nous allons acheter, acheter, acheter. En deux phases : un premier achat d’implantation, avec des équipements à la pointe et des prix cassés, un marketing résolument offensif en Radio, TV et internet uniquement, pour nous le papier est mort, pour mettre les concurrents en difficulté, puis nous les rachetons, dans une deuxième phase, à leur tour ». Quel est l’objectif ? « Nous visons les zones urbanisées, toutes les villes de plus de 30 000 habitants. » Pas les villages ? « Non, en deçà, le ratio de rentabilité est trop faible, inférieur, en tout cas, aux 14 % minimum garantis par DAGON annuellement. » et concrètement ? « D’ici 10 ans, il y aura 800 000 convois en France. Nous avons pour objectif d’en réaliser 600 000 » mais, et les concurrents ? « Comme nous vous l’avons expliqué, nous les mettons en difficulté, puis nous les rachetons. ».

DAGON laisse vivre les indépendants, donc, mais avec des réserves « Nous sommes déjà en pourparlers avec les principaux fabricants de cercueils et d’articles funéraires. Dans un an, la plupart des articles qu’achèteront les petites pompes funèbres sortiront sans doute d’une usine du groupe DAGON ».

A ceux qui se demanderaient comment DAGON compte s’y prendre, les américains ne font pas dans la subtilité « On a un plan d’investissement de 3 milliards de dollars sur deux ans pour acheter le funéraire français. Personne à ce jour n’est capable de dégager aussi vite autant de liquidités. » Bon, on suivra l’évolution de tout ça dans Funéraire Info.

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