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Ma sélection des cinq livres à lire cet été

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Sébastien Mousse
Sébastien Mousse L'Atelier Mosésu

Que vous soyez les doigts de pieds en éventail à siroter un cocktail au bord de la mer ou dans votre bureau, vous aurez, je l’espère, quelques moments de calme cet été, de quoi parfaire votre imaginaire et/ou votre histoire en plongeant au cœur d’une sélection des cinq livres à lire cet été.

Harpicide- Ma sélection des cinq livres à lire cet étéL’Atelier Mosésu

Impossible de passer à côté, une maison d’édition totalement à contre courant. Pétillement sombre, elle nous plonge dans les côtés les plus affichés de nos personnalités. Tout est cru, sans pommade anesthésiante. On referme les livres en se disant « waouh » c’est comme avoir pris un bol d’air de noirceur. Vous retrouverez toutes les collections sur le site de l’Atelier Mosésu, et vous avez tout l’été pour rattraper votre retard. Un vrai classique néanmoins, Harpicide de Michel Vigneron avec en préface,  Franck Thilliez. L’Embaumeur file en Guyane, dépaysement assuré.

Pierre Tombale

Fin-de-bail-au-cimetiere Ma sélection des cinq livres à lire cet étéCertains les disent dépassées, moi je les trouve encore bien vivantes ces BD qui parlent de la mort. Un vent léger dans les cimetières, de quoi prendre deux trois tomes entre vos serviettes de plage. Pierre Tombale se déguste sans modération et si vos voisins, qui sont train de bronzer en lisant le dernier Musso, vous regardent bizarrement quand vous riez aux éclats devant une tombe ouverte, dîtes leurs qu’ils ne savent pas ce qu’ils ratent… Le dernier Tome en date est le n° 32 intitulé : « Fin de bail au cimetière, 2016 ».

Un peu d’Histoire

les-sources-du-funéraire-en-France-à-lépoque-contemporaine- Ma sélection des cinq livres à lire cet étéRégis Bertrand et Guénola Groud, deux célèbres historiens, publient le premier livre sur les cimetières et tombeaux de France. Un patrimoine riche et passionnant on le sait. Le livre est sorti l’an dernier aux Éditions du patrimoine.

Côté Funéraire, allez voir chez Bruno Bertherat, qui a publié il y a deux ans maintenant, les sources du funéraire en France à l’époque contemporaine. Une équipe en sciences humaines et sociales s’est plongée au cœur des réflexions autour de la mort et de ses représentations.

L’incontournable polar

Snjor Ma sélection des cinq livres à lire cet étéDe quoi faire baisser la température corporelle si l’été est chaud, le polar reste le grand classique de l’été ( et de toute l’année ). Et impossible pour moi de passer à côté des merveilles de la littérature islandaise : Ragnar Jónasson nous emmène au Pôle Nord « Ari Thór, flic débutant, se retrouve coincé par une tempête de neige à Siglufjördur, plus proche du pôle Nord que de Reykjavík. » Glaçant, saisissant.

La relève

Les monstres dans la littérature jeunesse sont l’empreinte de l’enfance. Monstres rigolos ou effrayants en forme de catharsis, les monstres sont souvent ridiculisés et finissent toujours perdants, hormis dans les contes profonds de la littérature germanique à l’image d’Hansel et Gretel. Je vous avais parlé il y a peu de ce qu’il se cachaitIl-était-des-fois- Ma sélection des cinq livres à lire cet été derrière les contes avec une chronique que je vous invite à relire ici. Alors aujourd’hui je vous fais découvrir autre chose, il était des fois, plonge vos héros en herbe à la découverte de leur propre vision du conte, de l’imaginaire et de l’histoire. Et si pour une fois c’était le méchant qui gagnait ? Car après tout, les enfants sont un puits d’imagination sans limite, et il est bon de voir des auteurs comme Valentin Gall développer des concepts qui collent à ces frontières floues que les enfants ont besoin de franchir pour grandir , créer et se réaliser.

Racontez-moi tout, quelle est votre sélection ?

INTÉRIEUR NUIT / EXTÉRIEUR JOUR Didier Cohen & Philippe Setbon

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Didier Cohen et Philippe Setbon ont des parcours parallèles. Tous deux sont romanciers, scénaristes, auteurs de séries de télévision, de longs-métrages pour le cinéma.

Le premier a débuté comme photographe avant de se consacrer à l’écriture, le second a fait ses débuts dans la bande-dessinée puis s’est dirigé vers la réalisation et le scénario.

Deux raconteurs d’histoires donc, qui se sont toujours exprimés aussi bien par les mots que par l’image. S’ils se connaissent depuis longtemps et ont souvent travaillé pour les mêmes producteurs, Didier et Philippe ignoraient leur passion commune pour la photographie. C’est en la découvrant récemment qu’est née l’idée de cette exposition en tandem.

Le titre « INTÉRIEUR NUIT / EXTÉRIEUR JOUR » est apparu comme une évidence. Didier travaille en studio, recrée des ambiances, sculpte les visages et les corps féminins par les ombres et la lumière. Philippe, l’œil sans cesse aux aguets, se laisse happer par la ville, par les « brèves rencontres » et en attrape au vol les instants magiques qui parfois synthétisent toute une vie en un cliché.

L’un et l’autre créent ainsi des personnages qui vont vivre leurs propres histoires sans paroles dans l’imaginaire des « regardeurs ».

L’exposition souligne la complémentarité de leurs deux univers visuels et esthétiques, avec en point de rencontre la volonté commune de capter des instants, des regards, des attitudes, des lignes géométriques invisibles et de concentrer des histoires humaines en une seule image.

Rencontre par hasard, Didier a fait beaucoup de portraits d’auteurs que j’ai « utilisé » pour les interviews, et Philippe à illustré la couverture de Destins brisés, la dernière chance le thriller de Christelle Mercier édité à l’Atelier Mosésu.

Deux artistes de grand talent dont l’objectif sublime le sujet, le modèle.

Je ne peux que vous conseiller de vous rendre à cette exposition magnifique, un véritable régal pour les yeux…

Rendez-vous Espace SÉGUR, 85 avenue de Ségur 75015 PARIS

http://www.didiercohen.fr/

http://philippe-setbon-scenariste-realisateur.over-blog.com/

Sébastien Mousse

L’atelier Mosésu

Sébastien-MOUSSE-150x150 INTÉRIEUR NUIT / EXTÉRIEUR JOUR Didier Cohen & Philippe Setbon
Sébastien MOUSSE (Photo : Benjamin Berdeaux)

 

LA DERNIÈRE CROIX de Claude Vasseur, Pôle nord éditions

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la dernière croix

Claude Vasseur est un auteur connu pour son personnage de Balthazar Weppes[1], détective privé soiffard proche de l’inspecteur principal Alexandre-Benoit Bérurier tant par son langage, sa tonitruance et surtout le talent de Claude à narrer de telles histoires. L’homme a aussi commis un Embaumeur[2], à la sauce San-Antonio, et c’est un afficionado de l’œuvre de Dard qui vous le dit, c’est vraiment aussi bon que les aventures du célèbre commissaire.

Bref un romancier qui manipule l’argot, l’humour, et les plaisirs de la vie pour notre plus grand bonheur.

Sauf que là, le Claude, il a fait fort, on pourrait presque dire que le temps d’un livre il s’est rangé des bagnoles, j’entends par là que Claude fait parti de ces écrivains de talents qui savent nous étonner avec un changement totalement différent de style, d’univers et de réussir un très bon coup littéraire.

Il fait fi de sa truculence l’espace d’un roman pour nous émouvoir, le temps de faire un voyage d’un peu moins de cent ans en arrière, en 1920, avec les symptômes post traumatique d’un ancien poilu, policier lillois en déplacement dans un village du Nord-Pas-de-Calais, un homme qu’une enquête policière va ramener face à ses souvenirs guerriers, aux démons qui hantent ceux qui ont vécu des boucheries telles que Verdun.

Un livre témoignage, d’un passé pas si lointain où le soldat fut considéré comme de la véritable chair à canon, où les hommes furent sacrifiés.

On a tendance à oublier la boucherie, il n’y a pas d’autre mot, que fut « la grande guerre ». Claude a fait preuve d’un grand talent de conteur dans ce livre, la trame historique est là, l’émotion, la vision d’horreur de ses combats, sans jamais sombrer dans le voyeurisme gratuit. Une enquête fouillée et des personnages aux caractères travaillés.

Vasseur dédie ce roman à son arrière-grand-père tombé à Verdun en 1916, une dédicace qui donne encore plus d’émotion à ce roman de la collection 14-18, qui compte 8 opus à son actif.

J’ai été agréablement surpris par cette lecture, je vous la recommande pour changer des thrillers, polars, et autres nuances

LA DERNIÈRE CROIX de Claude VASSEUR

Novembre 1920, alors que l’Europe panse ses plaies, gueules cassées et anciens poilus règlent leurs comptes pendant que l’armée britannique cherche le corps de leur soldat inconnu. Louis, policier rescapé des tranchées est envoyé à Saint-Paul-sur-Ternois pour enquêter sur un fantôme meurtrier.

PÔLE NORD ÉDITIONS, 11€, www.polenordeditions.fr

[1] Et tu sais quoi Béber ? Balthazar revient pour ton plus grand bonheur en septembre dans Le champs des sirènes, où ça ? Ben à l’Atelier Mosésu pardi…

[2] Concerto en lingots d’os, toujours à l’Atelier Mosésu, toujours en vente.

Par Sébastien Mousse

Atelier-Mosésu-300x98 LA DERNIÈRE CROIX de Claude Vasseur, Pôle nord éditions

FUNÉRARIUM, de Brigitte AUBERT

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Aujourd’hui un bouquin où toi Thanatopracteur, mon ami tu es le héros…

Enfin thanatopracteur un peu particulier, car le gars en question travaille ni à la pompe manuelle, ni à la pompe électrique, et encore moins par gravité, quoi que…

Fils d’une « hôtesse » violée par des marines en virée dans le port de Cannes, Léonard « Chib » Moreno exerce le doux et captivant métier de thanatopracteur.

Brigitte-Aubert-199x300 FUNÉRARIUM, de Brigitte AUBERTHeureusement pour sa santé mentale, son meilleur ami, Grégory, dit le « Nanti » l’emmène souvent en boîte pour le distraire (Car oui ami thanato, n’oublie de sortir le WE, de t’aérer les éponge et la pensarde, sinon tu finiras aussi cinglé que [1] ). Tout se passe bien jusqu’au jour où une certaine Blanche Andrieu lui demande d’embaumer sa petite fille décédée, Élilou, qu’elle a l’intention d’exposer dans la chapelle privée sise au sein de son domaine. Au départ réticent, Léonard finit par accepter, mais il s’aperçoit en pratiquant l’embaumement que la petite a sans doute été victime de sévices. Intrigué, il commence à poser des questions et, séduit par la beauté diaphane de cette femme déséquilibrée, entame une enquête où l’horreur et l’incompréhension d’un milieu auquel il est étranger sont constamment au rendez-vous.

La folie est tapie au cœur de cette famille bourgeoise apparemment si lisse, mais où les déchirures causées par la douleur laissent entrevoir l’envers du décor, le côté obscur de l’espèce humaine. Là, dans l’ombre, se consume une âme malade, dont la haine est si violente qu’elle va tous les balayer comme des fétus de paille. Léonard arrivera-t-il à débusquer le « mal », et surtout à quel prix ?

Chib sortira-t-il indemne physiquement et mentalement, de cette aventure ?

Ce livre est plus un roman noir qu’un polar, bizarre façon de rentrer dans la psychologie du thanatopracteur, un peu de surréalisme, pas mal d’humour noir, une dose d’esprit macabre, énormément de suspense, mais étrangement le mélange total en fait un livre captivant que l’on a du mal à lâcher. Un détail, et non des moindres : le lecteur est manipulé jusqu’à la dernière page. Magnifique ! Une lecture que je vous conseille fortement.

Je m’étais entretenu il y a quelques temps avec Brigitte Aubert, elle m’avait dit conserver au fond d’elle Chib, pour lui faire vivre de nouvelles aventures, je suis impatient…

Sébastien MOUSSE

[1] Je t’offre ici un défouloir, mets le nom d’un collègue que tu n’aimes pas, moi j’ai mis le tien.

Argenteuil, c’était un accident de Pascal CANDIA

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Pascal Candia un auteur né en 1968 à Belfort, un type que j’ai rencontré il y a quelques années à Lucelle lors d’une assemblée générale des Ami de San-Antonio, c’était il y a 5 ans je crois. Pascal, tout comme les lascars présents était un fervent admirateur de l’œuvre de Frédéric Dard et aussi de l’homme.

Cette année l’AG était de nouveau là-bas entre l’Alsace et la Suisse, Pascal nous a manqué, il n’est pas venu, notez qu’il avait une excuse valable, ce con est mort l’an dernier sans nous prévenir, à la fleur de l’âge comme l’on dit. Son cœur si gros lui a fait soudainement fausse route, sans prévenir, il l’a lâché et basta, finit, Kaput1 le Pascal.

Pascal-CANDIA1 Argenteuil, c’était un accident de Pascal CANDIA
Pascal CANDIA

L’avantage d’être auteur, c’est que quand tu meurs, tu laisses une œuvre posthume, et Pascal laisse pas mal de bouquins derrière lui, vous n’aurez jamais la chance de connaitre le bonhomme, mais vous pouvez toujours le lire.

Argenteuil, c’était un accident… est le premier roman de Pascal Candia paru en 2007, c’est aussi le premier volet de la saga Sainclair.

Christian Sainclair est l’un des héros récurrent de Pascal, un ado de 17 ans, en proie à ses doutes, à ses faiblesses, mais surtout un jeune homme dont la vie va basculer, comme ça, du jour au lendemain. Un incendie va ravager le pavillon familial, ce drame va coûter la vie aux parents de Christian.

Cet incendie était-il accidentel ? Pourquoi a-t-on cambriolé le pavillon sinistré ? Qui est donc ce Leroy, cet assureur ? Pourquoi Lambrosi le flic protège-t-il Christian ?

Des questions, vous vous en poserez plein dès le départ du livre. Candia part d’un simple fait divers, qui va engendrer une traque plus que meurtrière, qui va faire basculer au fur et à mesure, un jeune homme du côté du grand banditisme. Et si le gibier, si la proie, soudainement devenait le chasseur ? Si la traque s’inversait ?

Pascal Candia était un admirateur de l’œuvre Joël Houssin. Il n’était nul besoin de le dire. Il suffit de lire, de connaitre le style, pour le retrouver ici. L’écriture est acérée, rythmée. La violence est lot quotidien des personnages, le roman a du chien, logique pour un fils spirituel du Dobermann.

Argenteuil, c’était un accident… et mourir Pascal, c’était quoi ? Certainement un putain d’accident aussi, ce n’était pas prévu comme ça mon pote.

J’espère qu’une fois arrivé là-haut tu as claqué une bise à Frédo de la part des copains…

Sont parus depuis :

  • Danse avec les flics et Chefs d’œuvres meurtriers pour la trilogie Sinclair
  • Au-delà du périph dans la feue collection Régio-Police
  • Les lions ailés de Janthor, et Le secret des lions ailés, n°205 et n°206 de la collection Blade
  • Crisis collection Kiria B
  • Le boucher du Capitole, une enquête de Titus Bladis chez Marabout

1 Ça aussi Kaput tu peux pas renier, il y en a un peu dans ta trilogie.

Sébastien Mousse,

L’atelier Mosésu

Sébastien-MOUSSE-235x300 Argenteuil, c’était un accident de Pascal CANDIA
Sébastien MOUSSE (Photo : Benjamin Berdeaux)

La chambre d’Hannah de Stéphane Bellat

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Qui n’a jamais eu envie de posséder une machine à voyager dans le temps ? Afin de pouvoir changer la face du monde, ou tout du moins un peu l’histoire, le cours de sa vie, ou de celle des autres…

Stéphane-BELLAT-200x300 La chambre d’Hannah de Stéphane BellatC’est à partir de ce fantasme que ce fonde l’intrigue du livre de Stéphane Bellat.

1992, Paris, le petit Pierre à 11 ans, il vit entre ses parents qui se déchirent continuellement comme s’il n’existait pas, comme si ce pauvre môme était invisible à leurs yeux, entre ça et quelques soucis à l’école, du haut de ses 11 ans et malgré l’amitié que lui porte maxime son meilleur ami, Pierre déprime.

Ce petit bonhomme pense même au suicide, à en finir… quand survient dans sa vie Hannah. Une gamine du même âge que lui qui va lui apporter un grand rayon de soleil, faire renaître le sourire sur son visage triste.

Jusque là tout est normal, sauf que, ben Hannah elle ne vit pas en 1992, mais en 1942, 50 ans avant lui, dans la même maison, elle dormait dans la même chambre.

On ne sait trop par quelle magie elle est là, mais toujours est-il que va naitre une grande histoire d’amitié entre ces deux enfants.

Hannah va expliquer à Pierre qu’elle est juive, ce qu’elle subit en ces temps sombres, de son coté, pierre qui ne connaît pas encore cette période va lui aussi se renseigner, apprendre, et surtout découvrir qu’Hannah est à l’aube de l’opération un vent printanier, plus connue sous le nom de rafle du vel d’hiv.

Pierre, qui vient de découvrir l’horreur de cette rafle, les camps d’extermination, va tout faire pour sauver Hannah, malgré les 50 ans qui les séparent, la suite, je ne peux la narrer ici sans spolier le livre, à vous de découvrir.

Je reste mitigé sur ce livre, d’un côté j’ai eu du mal à adhérer à ce voyage « spatio-temporel », l’histoire, la rencontre entre les deux personnages, je suis plus branché littérature noire, j’ai du mal à m’évader avec ce qui n’est pas réaliste.

Je suis comme ça, soit on va à fond dans le réalisme, soit à fond dans la SF, l’entre-deux, j’ai du mal.

Mais d’un autre coté je suis obligé de recommander ce livre, la façon dont Stéphane —l’homme spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, guide et conférencier autour de la bataille de Normandie— aborde la seconde guerre mondiale, par la bouche des enfants, et je dirai même pour les enfants est excellente.

C’est même un livre que je recommanderai pour les pré-adolescents, ce livre est un devoir de mémoire, une façon d’aborder l’histoire différemment, avec des yeux d’enfants, et c’est cela que j’ai trouvé merveilleux.

Comme quoi on n’est pas obligé d’adhérer à 100% à un livre pour dire qu’il est bon, l’auteur sait écrire, et surtout il sait narrer la grande Histoire avec des mots simples, mais des mots qui font mouches, et c’est cela le plus important !

D’ailleurs j’ai beaucoup aimé le rappel de mémoire à la fin du roman, avec les lois anti-juif, que chacun les relise en se disant que ce n’était pas de la fiction, juste la haine d’hommes envers d’autres hommes.

« A-t-on déjà vu quelqu’un pleurer devant la perte d’un numéro ? On le remplace. Et personne ne s’en aperçoit. A Auschwitz, le futur se limite à l’heure qui suit. Si on est encore vivant, c’est une victoire. Une heure plus tard, on est déjà dans le futur. »

Par Sébastien Mousse

 Atelier-Mosésu-300x98 La chambre d’Hannah de Stéphane Bellat

la-chambre-dhannah-rebelle-214x300 La chambre d’Hannah de Stéphane BellatLa chambre d’Hannah de Stéphane Bellat

Rebelle Editions

Date de parution : 04/05/2015

Collection : Opalene

ISBN    2365383106

Prix : 18€

En savoir plus : http://stephane-bellat.jimdo.com/

COLLABO-SONG de jean Mazarin

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Je viens d’éditer un bouquin de Jean Mazarin, Zazou, on discute pour la promotion, et il me dit :

  • ­Surtout mets par l’auteur de Collabo-Song dans la communication !
  • Merde, je ne l’ai même pas lu celui-là…

Et bien Jean Mazarin est un prince, avec le retour de son prochain contrat d’édition, il avait joint un exemplaire de son roman…

Les infos éditeurs :

collabo-song COLLABO-SONG de jean MazarinC’est la guerre. Paris est occupé par les Allemands. Épouse insatisfaite, Laure Santenac se laisse entraîner dans les soirées mondaines. Rencontres et manipulations s’enchaînent. Au printemps 1943, Laure disparaît pour toujours. Des années plus tard, les témoignages diffèrent. Laure Santenac, une victime ? Une femme du monde trop légère ? Une meurtrière ? Pire, une délatrice qui aurait vendu des innocents à la Gestapo ? Grand Prix de la Littérature policière pour Collabo-song en 1983, Jean Mazarin écrit également des scénarios pour la télévision, notamment des  » Cordier  » et  » Navarro « .

Premier détail, je suis passionné par cette période qu’est la seconde guerre mondiale, comme beaucoup mes grands-parents l’on vécu, j’ai entendu moult anecdotes, détails et secrets, ce qui a crée cet attrait.

Le principe du roman de Mazarin est simple, une simple question posée au début de ce livre : Qui est Laure Santenac ?

Diverses personne essaient d’y répondre, puis l’auteur nous narre la vie de cette femme, Elle est l’épouse d’un médecin avec lequel elle s’ennui, le toubib, lui a la réputation de séduire toutes les infirmières de l’hôpital. Laure passe ses journées avec une amie mondaine, elle va prendre un amant, côtoyer le tout Paris collaborationniste.

Elle va se lasser de son amant, en prendre un autre, ancien proxénète bossant pour les boches, vivre dans un monde hypocrite, asservit par l’occupant…

Elle est responsable de ses actes ?

Les comprend t-elle vraiment ?

Les nazis perdant du terrain, les truands gestapistes commencent à fuir, il est tant pour laure de se faire une place au soleil avant qu’au mieux les tondeuses soient mises en action, au pire se balancer au bout d’une corde… Elle retourne donc vers son bordeaux natal, mais au bout de quelques jours son amie lui demande de remonter de toute urgence, lorsque le destin est en marche, on ne peut plus l’arrêter.

Collabo-Song est une véritable petite pépite, un roman noir comme je les aime, chronique de salauds ordinaires en temps de guerre.

Une écriture fluide, avec une bonne trame historique, et surtout, « à l’ancienne » comme les Dard, Arnaud, Hélèna et consort de la grande époque, vous prenez une bonne claque à la fin.

Je ne sais pas si l’on peut encore le trouver, l’original date de 1982 chez Fleuve noir, la réédition de 1999 chez Zulma. Mais si un jour, lors d’un vide-grenier ou autre vous tombez dessus, n’hésitez surtout pas je m’en porte garant…

Par Sébastien Mousse

 Atelier-Mosésu COLLABO-SONG de jean Mazarin

Érotique du cimetière d’André Chabot

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Érotique du cimetière d’André Chabot.Si je vous disais que ce livre ne laisse pas de marbre, vous me direz que c’était facile, je le sais, et surtout je n’ai jamais dit que je ne me laisserai pas aller à la facilité.

Mais surtout je trouve que cette boutade colle bien au livre d’André Chabot, car certains monuments de ce livre sont tellement empreints de sentiments, qu’ils ne peuvent nous laisser insensible…

Jamais jusque la mort nous sépare n’aura jamais été aussi richement illustré.

Des amants qui continuent de s’embrasser par delà de la mort, d’autres qui se tiennent la main, et certains même faisant l’amour pour l’éternité. Comme pétrifiés à jamais dans l’amour et le plaisir

Des gisants qui peuvent être obscènes, émouvants, sensuels… Jamais Éros et Thanatos n’ont jamais été aussi proche que dans toutes ces sépultures.

La plupart des photos de ce livre, prises aux quatre coins du monde, reflètent plus l’amour, la sensualité, la vie que la mort et le deuil.

André Chabot, le promeneur nécropolitain, comme il aime lui-même se faire appeler, retrace l’histoire des cimetières à travers les siècles. Il nous explique comment la nécropole peut refléter les mœurs, les tabous d’une époque.

Au travers de ses textes, nous effectuons une ballade romantique dans les vieux cimetières, au milieu d’époques révolues de l’hommage monumentale de la pierre offert aux défunts.

On peut aussi voir ce livre comme une étude sociologique sur la vision de la mort et de la vie. Au fil du temps, les ciselets et autres burins des sculpteurs ont donné des expressions différentes aux visages, la douleur, l’extase, la peur, etc. Selon l’époque ; période de paix, de guerre, de crise, la politique et la religion faisaient évoluer les œuvres des artistes : Les corps se dénudent, se voilent, se cachent ou s’exhibent carrément en des poses obscènes.

Les chapitres portent tous des noms à consonance poétique : Et mourir de plaisir, Les secrets frissons du marbre, La femme pour l’homme, La femme pour Dieu, Péché d’amour, péché mortel… je ne vais pas énumérer ici les 18 chapitres.

De la poésie il y en a dans ce livre, André Chabot a émaillé ses propres textes de références littéraires, d’extraits de poésies.

A mes yeux ce livre est un livre sur le romantisme et l’amour, il est envoutant, come si l’homme réfutait la mort de par l’érotisme, érotisme qui engendre l’acte de chair qui engendre lui-même la vie…

« Ainsi je voudrais, une nuit,

Quand l’heure des voluptés sonne,

Vers les trésors de ta personne,

Comme un lâche, ramper sans bruit,

 

Pour châtier ta chair joyeuse,

Pour meurtrir ton sein pardonné,

Et faire à ton flanc étonné

Une blessure large et creuse, »

                        Charles Baudelaire, À celle qui est trop gaie, Pièces condamnées V

Érotique-du-cimetière-2-225x300 Érotique du cimetière d’André Chabot

A noter que ce livre est une (très belle) réédition d’un opus sorti en 1989, (à noter qu’à l’époque qu’il avait reçu le grand prix de l’humour noir, si l’un de vous est capable de me dire pourquoi, je lui offre un livre).

Une nouvelle mise en page, plus aérée, plus agréable, 100 photographies inédites,   300 photographies en noir et blanc, et de belle facture…

Érotique du cimetière d’André Chabot, 253 pages, Édition la Musardine, 32€

Érotique-du-cimetière-3-241x300 Érotique du cimetière d’André ChabotPar Sébastien Mousse

Atelier-Mosésu Érotique du cimetière d’André Chabot

Sens Interdit[S] de Jacques Saussey, une aventure de l’Embaumeur

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Sens Interdit[S] de Jacques SAUSSEY Préfacé par Marc HARDY et Pierre TOMBAL. Une nouvelle aventure de l’Embaumeur

Le livre

Le corps d’un enfant de huit ans est repêché dans un étang isolé au fond des bois. Le cadavre, complètement nu, ne présente aucun signe de lutte ni de violence sexuelle, laissant à penser que le petit garçon a succombé à un accident. Seulement, il s’agit du cinquième enfant qui meurt dans cette petite ville de province en moins de deux mois. Et cette fois, il s’agit du fils du légiste. Alors, on m’a appelé pour que je prenne le relais. Moi, vous me connaissez, je suis incapable de refuser quand on me demande un coup de main. Entre autres…

« Les sanglots longs des violents autochtones. »

L’auteur

Jacques SAUSSEY, 54 ans, marié deux enfants, réside dans l’Yonne, près de Sens. Jacques est cadres technique en métier d’art. Sens Interdit[S] est son sixième roman.

Contact

Sébastien MOUSSE

mosesu@mosesu.fr

Pour en savoir plus, un lien

  • ISBN 979-1092100-30-3
  • 188 pages
  • Format 14 X 21
  • Prix 13 € ttc
  • Date de parution 31/01/2015
  • www.atelier.mosesu.com
  • Genre littéraire : Polar/Roman Noir

Histoire des plus beaux corbillards d’Ivan Lavallade

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Nul besoin d’être dans la pompes funèbres pour s’offrir ce magnifique livre. En effet comme la mort peut faire peur et sembler laide, le corbillard, lui a toujours été un véhicule fascinant.

Souvent de carrosserie modifiée, rehaussé, rallongé, bref de la customisation avant l’heure.

Bien avant l’heure, puisque déjà au temps des funérailles d’antan de Brassens (et même bien avant…)

“ Mais où sont les funéraill’s d’antan ? 
Les petits corbillards, corbillards, corbillards, corbillards
De nos grands-pères
Qui suivaient la route en cahotant “

On embellissait, mettait en « grandes pompes » les carrioles transportant les bières et les chevaux qui les tractaient.

Ce livre, richement illustrés de magnifiques photographies nous retrace l’histoire du corbillard, en partant des civières portées à bras d’hommes pour les plus humbles en passant par les chars funéraires des grands de ce monde.

Les catafalques, chapelles ardentes, et les différentes tenues des maîtres de cérémonies.

Un coup d’œil sur les différentes classes d’enterrement, des reproductions de cartes postales des convois funèbres de personnalités, mais aussi des photographies issue de collections personnelles de gens plus humbles et inconnus.

Toutes cette iconographies nous permets de voir l’évolution du rituel funéraire, ce qui nous permet de voir que notre civilisation avance vers plus de sobriété, tout du moins dans la mort.

Les amateurs de carrosserie ne seront pas déçu non plus, car malgré l’usage peu sympathique de ce véhicule, il ne faut pas oublier que depuis que la voiture s’est démocratisé, on ne fabrique plus directement de corbillard, mais l’on transforme, on customise un break, plus communément appelé sport wagon maintenant, question d’époque…

Pour conclure, si vous aimez les beaux véhicules, l’histoire, que vous êtes croque-mort, carrossier, ou que simplement vous aimez les beaux livres, n’hésitez pas une seule seconde, l’ouvrage vaut son prix.

Sébastien Mousse

Atelier-Mosésu Histoire des plus beaux corbillards d’Ivan Lavallade

En savoir plus:

Histoire des plus beaux corbillards d’Ivan lavallade

ISBN 9782726889840

39,60€

Éditions ETAI