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La tombe de Shakespeare, maudite ?

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tombe de Shakespeare
Crédit photo -http://hk.crntt.com

L’un des plus illustres écrivain du monde repose tranquillement à Stratford-upon-Avon en Angleterre. La tombe de William Shakespeare suscite de nombreuses curiosités.

(Vie et) Mort de Shakespeare

William Shakespeare est né vers le 26 avril 1564 (date de son baptême) à Statford-upon-Avon en Angleterre et fut un poète, écrivain et dramaturge considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands de la littérature. Il écrivit de nombreuses œuvres tant dramatiques que comiques et est l’un des auteurs les plus traduits dans le monde. Ses pièces sont encore jouées de nos jours et William Shakespeare est encore largement étudié.

Comme beaucoup de ses contemporains, on sait peu de choses de sa vie. Marié et père de 3 enfants, deux filles et un garçon (mort à l’âge de 11 ans), certaines théories prétendent même que Shakespeare n’a jamais existé et que ce nom aurait été un nom d’emprunt. Une partie de sa vie est inconnue, on lui prête tantôt le rôle de garçon d’écurie ou d’apprenti boucher après son départ de Statford-upon-Avon d’où il quitte sa famille pour les retrouver quelques années plus tard.

Engagé en tant qu’écrivain pour une troupe de Londres, il s’y fait une solide réputation, notamment en tant qu’acteur.

Il eut divers démêlés avec la justice concernant des terrains qu’il possédait lorsqu’il décida de prendre sa retraite, retraite qui ne se passa pas sans mal, notamment à cause  de son futur gendre qu’il écarta de son testament pour préserver sa fille Susanna.

William Shakespeare meurt le 23 avril 1616 à l’âge de 52 ans. Ses filles eurent bien des enfants, qui eux-mêmes n’en eurent aucun, il n’existerait donc pas de descendants directs du poète.

tombe-Shakespeare La tombe de Shakespeare, maudite ?La tombe de Shakespeare

Elle est d’une simplicité sans nom: une dalle à l’intérieur de l’église de la Sainte-Trinité de Stratford-upon-Avon en Angleterre, qui mesure à peine un mètre de long. Située juste sous l’autel, la tombe du poète ne fut pas admise ici pour reconnaître son illustre propriétaire, mais parce que celui-ci était sociétaire de l’église et payait donc la dîme de la paroisse, d’une valeur de 440£, une somme importante pour l’époque.

Aucun nom n’y figure, mais l’écrivain y a fait graver une épitaphe, qui est pour beaucoup à l’origine d’une rumeur : la tombe de Shakespeare serait maudite.

« Mon ami, pour l’amour de Jésus, abstiens-toi
De creuser la poussière déposée sur moi.
Béni soit l’homme qui épargnera ces pierres
Mais maudit soit celui qui déplacera mes os »

Cette épitaphe est reproduite au pied de la tombe sur une pancarte. L’emplacement est entouré d’un cordeau noir, et une plaque indique le nom de William Shakespeare. Son épouse et d’autres membres de sa famille sont également inhumés à côté de lui.

Sur un mur adjacent figure le buste du poète sur lequel on place une nouvelle plume d’oie entre ses mains chaque année.

2016 : une petite radiographie ?

Si aucun n’a depuis 1616 osé défié les dernières volontés du défunt (qui en vérité étaient relativement courantes à cette époque, turn-over dû au manque de places dans les églises), des voix se sont élevées pour ouvrir la tombe de Shakespeare et demander l’exhumation du corps du poète. Le but ? potentiellement découvrir ce que renferme le caveau, la rumeur (encore elle !) voulant qu’il renfermerait des œuvres exclusives.

La chaîne télévisé Channel 4 a donc entreprit l’opération mais s’est faite gentiment renvoyée par l’église, qui accorda tout de même une radiographie de haute technologie de la tombe. Beaucoup soupçonnent la chaîne d’avoir organisé l’opération pour faire de l’audience à l’approche des 400 ans de la mort du poète, de mèche avec l’office de tourisme de la ville.

Bien que pour l’ensemble des scientifiques tout paraisse « incroyable », une théorie selon laquelle le crâne de Shakespeare ne serait plus dans le caveau émerge au fil du reportage et semble crédible…

Découvrez également les troublants symboles de la tombe de Lady Di ici

Chronique des amours tragiques : Roméo et Juliette

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Roméo et Juliette

Suite et fin de la chronique du mois consacrée aux amours célèbres et dramatiques. L’histoire de Roméo et Juliette est sans doute la plus tragique de toute et en cela est également la plus célèbre.  Écrite par William Shakespeare au XVIème, la tragédie raconte l’histoire de jeunes amants morts à cause de la haine que se voue leurs deux familles.

L’histoire débute à Vérone, une petite ville italienne à la fin du XIVème siècle. Les Montaigu et les Capulet deux grandes familles, se vouent une haine sans limite à tel point que leur bataille trouble la jolie petite ville. Le prince de la cité, Escalus, finit par décider que les responsables des troubles seront condamnés à mort.

Les Capulet organise une grande fête dans le but de faire rencontre leur fille Juliette au Comte de Paris auquel elle est promise. Roméo, fils des Montaigu décide de se rencontre masqué à ce bal en compagnie de ses deux amis, Mercutio, et Benvolio.

C’est un véritable coup de foudre qui s’opère entre Roméo et Juliette, quelques baisers sont échangés mais le cousin de la jeune Juliette, Tybalt, les surprend et fait fuir Roméo et ses amis. Ne pouvant oublier sa belle, Roméo s’introduit plus tard dans la soirée où aura lieu la légendaire scène du balcon où tour à tour les deux jeunes amants déclarent leur amour. Bien conscient de ce que cela représente pour leurs familles, Juliette propose à ce qu’ils se marient au plus vite.

Ils trouvent tout deux au frère Laurent l’écoute, et le soutien dont ils ont besoin. Ce dernier voit dans ce mariage la possible réconciliation des deux familles. Le mariage est célébré en toute discrétion.

Tybalt qui se rend compte que Roméo est toujours amoureux de Juliette décide de provoquer le jeune homme en duel. Mais Roméo refuse de se battre et c’est Mercutio qui affrontera Tybalt à sa place, il mourra dans ce duel. Roméo dans un geste de vengeance désespéré tue Tybalt à son tour.

Conformément à la règle établie par le prince Escalus, Roméo doit être condamné à mort. Grâce à son père, il obtient la clémence mais doit s’exiler loin de Vérone, et donc…loin de Juliette.

Voyant le désespoir de leur fille, les Capulet décide d’avancer le mariage avec le Comte de Paris. Sans solution à cette impasse elle demande de l’aide auprès du frère Laurent. Celui-ci lui donne un philtre qui lui donnera l’apparence de la mort durant quarante heures. Afin que le stratagème fonctionne, il doit prévenir Roméo au plus vite.

Mais à Mantoue, Roméo reçoit de son ami, qui lui annonce la mort de Juliette. Fou de chagrin, il se procure du poison, n’envisageant pas la vie sans elle, et décide de venir mourir auprès d’elle. Frère Laurent comprend que le message n’arrivera pas à temps et essaie d’aller au plus vite délivrer Juliette du tombeau des Capulet dans lequel elle est enfermée.

À son arrivée au tombeau Roméo découvre le Comte de Paris venue se recueillir, ils s’affrontent et le Comte meurt. Roméo absorbe le poison et meurt à son tour dans les bras de sa bien-aimée. Frère Laurent arrive trop tard et ne peut assister qu’impuissant au réveil de Juliette. Désespérée elle attrape la dague de son amour et se poignarde, se tuant à son tour.

Le frère Laurent va répandre la nouvelle en racontant la véritable histoire de Roméo et Juliette aux deux familles.

Les deux pères constatant que leur haine a tué leurs enfants, se réconcilient et érigent une statue d’or.

Amour, donne-moi ta force et cette force me sauvera.

 

Geraldine McEwan : de Shakespeare à Miss Marple

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Figure familière des téléspectateurs, l’actrice anglaise Geraldine McEwan est morte dans son sommeil samedi dernier dans un hôpital de Londres, âgée de 82 ans. Elle s’était fait connaître à plus de 70 ans pour son rôle de Miss Marple, dans la série adaptée d’Agatha Christie.

Cette célébrité tardive n’a pas empêché une riche carrière. Actrice shakespearienne, elle a joué aux côtés de grands comédiens britanniques, comme Laurence Olivier et Kenneth Branagh.

Puis viennent les rôles sur petit écran et au cinéma. Elle a 50 ans, en 1985, quand on lui propose de jouer dans « Mapp and Lucia ». La série devient très populaire en Angleterre. Elle en est la vedette. Elle récolte une récompense  pour son interprétation dans la mini-série « Oranges Are Not the Only Fruit », puis décroche un rôle récurrent dans « Mulberry », une comédie fantastique diffusée au début des années 1990 sur la BBC.

Au cinéma, elle apparaît dans « Henry V », l’adaptation shakespearienne de Kenneth Branagh, puis dans « Robin des Bois, prince des voleurs » (sorcière Mortiana). Suivront « Destinataire inconnu » de Peter Chan, « Peines d’amour perdues », également signé Kenneth Branagh, et surtout « The Magdalene Sisters ». Elle y incarne une religieuse irlandaise, dans ce film qui raconte le sort de jeunes filles internées et exploitées dans des couvents. Sorti en 2002, il récolte un Lion d’or à Venise.

C’est l’année suivante qu’on lui propose de reprendre le rôle de Miss Marple. Caustique, espiègle, elle renouvelle le rôle pendant quatre saisons et douze épisodes.

En 2008, à l’âge de 75 ans, Geraldine McEwan avait décidé de prendre sa retraite. En octobre dernier, elle avait fait un accident vasculaire cérébral et était hospitalisée depuis.