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Atteinte à l’intégrité du cadavre après un soin de conservation ?

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valise thanatopracteurs

Aïe aïe aïe, ça c’est le genre d’article sur lequel personne n’aime tomber. Et surtout pas vous, les entrepreneurs de pompes funèbres… et les thanatopracteurs. »Atteinte à l’intégrité du cadavre après un soin de conservation « ? Comment cela est-il possible?

Vous vous savez ce qu’est un acte de thanatopraxie, mais les familles, elles, l’ignorent la plupart du temps. Et parfois, cela a des conséquences désastreuses.

Myriam Vibien a perdu son fils de 23 ans dans un accident de voiture en juillet dernier à Peipin, dans le Sisteronais. Affaiblie et choquée, elle dénonce aujourd’hui un abus de faiblesse de la part des pompes funèbres en charge des obsèques de son fils. Pourquoi ? Un acte de thanatopraxie a été réalisé, et selon elle, sans son consentement, et surtout sans l’en avoir informée. Les mots utilisés sont criants et durs, dans l’article en référence que vous trouverez, l’on parle même « d’effraction du corps ». Elle lance aujourd’hui une pétition afin d’alerter les pouvoirs publics. Une demande prise au sérieux par le gouvernement.

De l’importance de l’information et des formations

On ne le répétera jamais assez, mais n’importe quel organisme de formation vous le dira : vendre un soin, cela s’apprend. Des modules consacrés à la thanatopraxie font partie de la formation de conseiller funéraire, comment cela a-t-il pu se produire ? Pour Cédric Ivanès, président du Syndicat professionnel des Thanatopracteurs Indépendants et Salariés, vendre un soin de conservation est très compliqué, car il est difficile d’expliquer clairement les choses aux familles sans avoir à rentrer dans des détails techniques.

La thanatopraxie : atteinte à l’intégrité du cadavre ?

Il existe trois techniques de soins mortuaires : la glace carbonique, les équipements réfrigérants et la thanatopraxie, explique l’article. Bon pour la glace carbonique, on repassera, je serai curieuse de voir où cela est encore pratiqué, et pour quelles raisons…

Le problème c’est que le décès d’un jeune personne est d’une brutalité sans nom, l’acte de thanatopraxie vient s’apposer à cette brutalité. Tout semble échapper à cette maman a qui il aurait fallu, avec beaucoup de tact expliquer ce qui allait se passer. Une mauvaise publicité pour le funéraire, pour la thanatopraxie et un travail de deuil qui va être difficile d’entamer.

 

AIDES envisage des testing dans les pompes funèbres, interview d’Enzo Poultreniez

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Enzo Poultreniez, responsable Plaidoyer et Revendications de l’association AIDES
Enzo Poultreniez, responsable Plaidoyers et Revendications de l’association AIDES

Une lettre ouverte a été adressée à Cedric Ivanes, président du SPTIS, par 20 associations et collectifs de lutte contre le VIH/sida et les hépatites virales, contestant point par point les arguments avancés. Enzo Poultreniez, responsable Plaidoyers et Revendications de l’association AIDES, répond à nos questions.

Pour aller plus loin :
Notre interview de Jean-Luc Romero, à lire ici.
La lettre ouverte de AIDES, à lire ici.
La pétition est à voir ici.

Une lettre calme

Enzo Poultreniez s’avoue d’emblée surpris par la pétition qui circule en ligne « C’est Sidaction qui l’a repérée, et qui s’en est légitimement ému. Nous avons alors décidé de répondre, la rédaction provenant principalement de Sidaction et AIDES. Les 18 autres signataires ont ponctuellement amené des amendements, mais ont approuvé le ton et l’esprit de la lettre. »

C’est un document parfois comminatoire « Nous voulions un ton ferme pour rappeler quelques évidences et contrer des propos, dans cette pétition, qui nous ont fait bondir. » Enzo Poultreniez sourit au passage « Mais le ton de la lettre n’est pas provocateur, comme nous savons parfois le faire, ou insultant. Nous avons choisi d’exposer calmement des arguments légaux, scientifiques et rationnels».

Une pétition surprenante

Bon, la question qui fâche : le nombre de signatures sur la pétition a fortement augmenté depuis que la presse a repris votre lettre ouverte. Est-ce que votre initiative n’était pas contre-productive ? « C’est vrai qu’on s’est posé la question, et certains ont émis des doutes. Mais nous ne pouvions pas laisser passer cela. »

Enzo Poultreniez précise « Si la pétition avait été à l’initiative d’un particulier, nous n’aurions pas forcément réagi. Une certaine forme d’obscurantisme qu’elle dégage nous aurait certainement mis en colère, certes, mais on en a vu d’autres. En revanche, le fait qu’elle émane du président d’un syndicat professionnel, qui a assisté aux réunions, et qui émet autant de contre-vérités, nous ne pouvions pas faire comme si cela n’existe pas. »

Cédric Ivanes prétend qu’il n’y a pas eu de concertation « Pourtant, il y en a eu, il était présent, j’ai personnellement assisté à deux réunions avec lui ». Il précise « il y avait d’autres points abordés, comme les conditions d’exercice, les soins au domicile etc. Là dessus, nous ne sommes pas intervenus, parce que nous ne sommes pas compétents, mais sur les modes de transmission et la prévention du VIH et des hépatites, si. Et il nous semble étonnant de voir un président de syndicat s’opposer à la vaccination contre l’hépatite B alors que les thanatopracteurs peuvent y être exposés sans le savoir ».

Il poursuit « J’ignore quel est le nombre d’adhérent et le poids exact du SPTIS dans la profession. Il revendique 300 adhérents, mais je n’ai pas retrouvé d’archives d’élections professionnelles. Mais il est dangereux de laisser ces contre-vérités s’exprimer et se répandre dans la profession, et courir le risque, au premier janvier 2018, d’avoir une loi théorique, mais pas appliquée. »

Vigilance constante

Donc l’application de cette loi ne vous apparaît pas comme une évidence ? « Non, et nous seront vigilants, parce que ne pas respecter cela, c’est bien une discrimination. Nous savons qu’inscrire quelque chose dans la loi n’est jamais la fin du combat. Il faut ensuite la faire appliquer. Nous avons par exemple fait un testing il y a deux ans, auprès de 440 chirurgiens-dentistes dans 20 villes françaises, et 33,6 % des professionnels testés refusent les soins sur les patients atteints du HIV ou d’hépatite. Depuis, une commission des refus de soins a été installée par l’Ordre national des chirurgiens- dentistes, AIDES y siège. »

Donc des testings pourront être effectués sur les pompes funèbres, ce sera plus compliqué que de faire croire qu’on a une rage de dents « Nous pourrions nous faire passer pour des proches. Bien évidemment, nous ne pouvons pas nous faire passer pour des défunts, on nous prête beaucoup de pouvoir, mais nous n’avons pas celui-là » sourit Enzo Poultreniez.

Réponse point par point

L’objet de cette lettre était surtout « de répondre point par point aux arguments non fondés qui ont été avancés. Surtout celui sur la transmission : il y a 25 000 personnes porteuses du VIH en France, qui ne se savent pas contaminées, donc ne sont pas traitées, et sont par conséquent, sans le savoir, les plus contaminantes. Lorsqu’elles décèdent, des soins leurs sont faits, et aucun cas de transmission n’a pourtant jamais été documenté. Cette loi ne va rien changer dans les faits, juste nous faire sortir d’une hypocrisie et d’un faux sentiment de sécurité. La secrétaire générale du SPTIS a écrit aujourd’hui sur votre site : « Qui contrôle son statut sérologique ? Et celui du patient ? La plupart du temps, nous pratiquons la technique de l’autruche et nous nous en remettons… à notre bonne étoile ! » Le choix est là : la politique de l’autruche en discriminant sans fondement scientifique une partie de la population, ou le respect de conditions sanitaires universelles pour tous afin réduire réellement au maximum les risques de contamination. ».

Il n’y a pas de risque « si les précautions universelles sont appliquées comme elles le devraient. C’est d’ailleurs étonnant de voir des signataires de cette pétition, qui prétendent être inquiets pour leur sécurité, s’opposer en même temps à la vaccination contre l’hépatite B rendue obligatoire par le ministère ».

Enzo Poultreniez conclut « C’est surtout attristant de voir qu’en 2017, alors que des traitements existent, alors qu’on peut même apercevoir la fin de l’épidémie de VIH, même sans vaccin, des arguments dignes des années 80 sur le mode de transmission peuvent encore être tenus. C’est pour ça qu’on réagit : mauvaise pioche, surtout la semaine où sort 120 battements par minute (un film retraçant l’action d’Act-Up dans les années 90, NDLR) au cinéma. »

Suite de la pétition contre la levée des soins pour les défunts porteurs du VIH

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Hélène TIPREZ secrétaire générale du SPTIS

Chers confrères,

Je reviens vers vous concernant la pétition lancée la semaine dernière par le SPTIS. J’avoue être fortement étonnée du peu de réaction que cela a engendré jusqu’à présent.

Je tiens d’ailleurs à préciser suite aux nombreux amalgames faits, que cette pétition n’a rien à voir avec une quelconque prise de position contre la communauté gay.
Communauté qui à elle seule a porté la lutte contre le sida en France depuis le début des années 80 et durant de nombreuses années.

Le ministère a décidé de la levée des soins pour les défunts porteurs du VIH et d’hépatites mais que cela implique-t-il vraiment ?

A partir de janvier 2018, les thanatopracteurs seront dans l’obligation de réaliser des soins de conservations et toilettes mortuaires sur des défunts potentiellement contaminés par le VHB VHC ou le VIH.

Pour ceux dont les chiffres parlent davantage que les mots en voici quelques-uns.1

150000 personnes en France sont atteintes aujourd’hui par le VIH 400000 personnes en France sont atteintes aujourd’hui par le VHC 300000 personnes sont atteintes aujourd’hui par le VHB

Le risque de contamination lors d’un accident d’exposition au sang d’une personne infectée est de 0,3% pour le VIH, 3% pour le VHC et 30% pour le VHB

Concernant la résistance du virus à l’air libre :
Le VIH ne résiste que quelques minutes
Le VHC peut survivre environ 72h
Le VHB peut survivre pendant au moins 7 jours

Actuellement la polémique tourne autour du VIH mais dans notre profession je pense que la dangerosité vient surtout du VHC car :

– Son mode principal de transmission est par le sang (seule une petite quantité est nécessaire) – Il s’agit d’un virus très contagieux (10 fois plus que le VIH)
– Il est extrêmement résistant
– Il n’existe pour le moment aucun vaccin pour s’en protéger.

1 Ces chiffres ont été trouvé sur les sites de l’OMS, sida info service et SOS hépatite.

Voici une citation tirée de la nouvelle campagne d’incitation au dépistage de « SOS hépatites » :

« Le VHC peut se transmettre à l’occasion de la réutilisation d’instruments qui ont pu être en contact avec le sang d’une personne infectée par le VHC et qui n’auraient pas été correctement stérilisés.
Pour éviter ces risques de transmission, l’application de nombreuses mesures a été imposée aux professionnels concernés parmi lesquelles : le respect des précautions d’hygiène, la désinfection et la stérilisation adaptées, l’utilisation de matériel à usage unique »
.

Un parallèle doit être fait avec notre profession.
En effet un des principaux arguments des personnes favorables à la levée de l’interdiction est que le personnel soignant traite les personnes infectées mais que nous refusons de le faire.

Sérieusement, travaillons-nous dans les mêmes conditions ?

  • –  Le matériel piquant /coupant/tranchant utilisé est il jetable ?
  • –  Est-il à usage unique ?
  • –  Est-il désinfecté entre chaque soin ?
  • –  Les locaux sont ils toujours adaptés ?
  • –  Portons-nous la totalité de nos EPI 2?

En cas d’AES 3, le protocole est-il respecté ?

  • –  Qui d’entre nous va consulter le médecin du centre hospitalier le plus proche pour bénéficier d’une trithérapie immédiate ?
  • –  Qui contrôle son statut sérologique ? Et celui du patient ? La plupart du temps, nous pratiquons la technique de l’autruche et nous nous en remettons…A notre bonne étoile ! Certains d’entre nous seront contaminés, c’est statistiquement inévitable, en espérant que cela ne concerne que l’hépatite C et donc avec une bonne chance de guérison !

    Il existe clairement un fossé entre ce qu’imaginent nos élus concernant nos conditions de travail et nos pratiques et la réalité de notre quotidien.

    La théorie ne s’accorde pas avec la pratique.

    2 Équipements de Protection Individuel 3 Accident d’Exposition au Sang

La demande des associations de lutte contre le sida est néanmoins compréhensible :
Concernant actuellement les défunts infectieux, la mise en bière est immédiate rendant donc impossible un dernier adieu. Mais
des alternatives existent :

  • –  Il est par exemple tout à fait possible de pratiquer une toilette mortuaire avec utilisation de la colle pour la fermeture de bouche.
  • –  Une conservation du corps par le froid. Ceci permettrait aux proches de se recueillir comme cela se pratique encore ou se pratiquait avant l’avènement des soins de conservation qui ne sont populaires et majoritairement pratiqués que depuis une dizaine d’années, tout au plus quinze sur l’ensemble du territoire. Nous devons réfléchir ensemble à des alternatives, il est de notre devoir de nous informer davantage, d’expliquer aux personnes à quel point cette décision est dangereuse pour nous, travailleurs du funéraire. De plus, il est nécessaire «d’éduquer» nos élus qui ne connaissent même pas le mot « thanatopraxie » pour la plupart et ce que ce néologisme revêt comme activité et surtout en quoi consiste l’opération post-mortem que nous pratiquons sur environ 50 % des décès, guère plus. Rappelons à cet effet que j’ai proposé à Monsieur Jean-Luc Romero de me suivre lors d’un soin de conservation afin qu’il se rende compte de la réalité du terrain et des différentes étapes du protocole de soin…Il a refusé !

    Il pousse des cris d’orfraie et crie à la discrimination sans savoir de quoi retourne véritablement l’acte qu’il prône sans réserve, un peu irresponsable et démagogique n’est-ce pas ?
    Là où ce Monsieur de la
    « discrimination » nous y voyons de la prudence et là où ce Monsieur voit de la « honte », nous y voyons un acte responsable et engagé pour les professionnels que nous représentons.

    Ensemble nous devons nous mobiliser aujourd’hui pour suspendre la levée de l’interdiction des soins pour les défunts porteurs du VIH et d’hépatites, tant que nos ministères de tutelle ne seront pas en mesure de nous apporter des données scientifiques probantes quant à l’innocuité d’une telle pratique.

    Dans l’attente de vos signatures et/ou réactions je vous laisse mes chers confrères avec cette citation :

« Together we stand, divided we fall 4»

4 Ensemble nous restons debout, divisés nous chutons.

Helène Tiprez Secrétaire Générale du SPTIS

Une pétition contre la levée des soins pour les défunts porteurs du VIH

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pétition contre la levée des soins
pétition contre la levée des soins

Le décret est sorti il y a un mois tout juste. Nous vous l’avons retransmis ici,  le décret du 12 juillet 2017, fixe les listes des infections transmissibles prescrivant ou portant interdiction de certaines opérations funéraires mentionnées à l’article R. 2213-2-1 du code général des collectivités territoriales. Ce qui veut dire en d’autres termes que les soins sur les défunts porteurs du VIH seront désormais possibles. Face à cette levée, le SPTIS, syndicat professionnel des thanatopracteurs indépendants et salariés présidé par Cédric Ivanes, lance une pétition contre la levée des soins pour les personnes porteurs du VIH.

SPTIS, thanatopraxie et VIH

La pétition la voici. Que nous apprend-elle ? L’interdiction des soins était souvent vu pour les associations de défense comme étant discriminant, terme que refusent les thanatopracteurs.

« Les soins de conservation sont un procédé invasif, où le risque de piqûre ou coupure est réel, malgré le port des équipements de protection individuelle recommandés.

Nous, thanatopracteurs, acceptons de pratiquer des toilettes mortuaires, un acte qui est identique au soin, à l’exception des actes invasifs de conservation (Sutures et incisions) et qui permet de se recueillir dans les mêmes circonstances auprès du défunt. »

Pour le président du syndicat, peu importe toutes les précautions qui pourraient être prises pour éviter une contamination, elles ne peuvent pas s’appliquer à la pratique des soins de conversation. Pour appuyer leur argumentation, le rapport de l’OMS :

« L’OMS souligne la recrudescence des taux d’infection associée aux soins sur les 20 dernières années, ce qui pose des « difficultés majeures pour la médecine moderne ».

« Les patients infectés résistent au traitement et certains ne guériront pas » précise l’OMS dans son compte-rendu.

Comme le stipule l’OMS dans son rapport[1], « l’exposition percutanée survient en cas d’utilisation d’objets piquants ou tranchants contaminés », ce qui nous concerne puisque nous utilisons ce type de d’instruments. »

Pour les thanatopracteurs, travailler sur des personnes décédées dont la prolifération des bactéries est déjà considérable, c’est refuser de mettre davantage leur vie ainsi que celle de leur proche en danger pour des défunts alors même que d’autres solutions existent pour permettre aux familles de faire leur travail de deuil sans faire preuve de discrimination.

Cette levée intervient après des années de luttes entre thanatopracteurs, et des associations de défense de défunts porteurs du VIH. Que l’on soit pour ou contre cette levée, ce décret, ainsi que celui des soins à domicile marquent tous deux un tournant pour la profession, sans cesse en évolution. Une année 2018, à suivre attentivement.

Thanatopracteurs, soins à domicile et VIH : tous responsables

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valise thanatopracteurs

L’arrêté du 10 mai fixait les conditions dans lesquelles les thanatopracteurs pourront effectuer les soins à domicile. Ces derniers devaient à l’origine être interdits, mais le projet de loi a été retoqué à l’assemblée nationale, et des petits alinéas sont apparus. Dans la famille thanato, il y a des divisions et ça n’est pas nouveau. Ceux qui sont outrés par le décret, ceux qui considèrent que ça ne changera rien, et ceux qui trouvent que c’est une avancée.

Le décret précise en autre :

Les soins de conservation ne peuvent être réalisés à domicile que dans une pièce répondant aux exigences suivantes :

1° La surface au sol utilisable de la pièce est d’au moins dix mètres carrés ;
2° La pièce est isolée du reste du logement par une porte. Cette pièce n’est pas accessible pendant la durée du soin ;
3° La pièce comporte au moins une ouverture donnant à l’air libre permettant d’assurer une ventilation naturelle suffisante durant toute la durée du soin. Cette ventilation est prolongée après la réalisation du soin. Le thanatopracteur informe la famille de cette obligation de ventilation de la pièce où le soin a été réalisé ;
4° Le revêtement du sol et des murs de la pièce doit pouvoir être lavé et désinfecté en totalité après la réalisation du soin de conservation ou être protégé par tout moyen imperméable garantissant la protection du revêtement du sol et des murs. Le moyen imperméable utilisé est à usage unique et est éliminé comme un déchet d’activité de soins à risque infectieux ;
5° Un éclairage adapté à la réalisation des soins de conservation par le thanatopracteur.

 Et encore :

Les éléments suivants sont nécessaires à la réalisation des soins de conservation :
1° Un support pour la réalisation du soin de conservation, lit médicalisé ou table de soin. Ce support est installé dans la pièce où le soin de conservation est réalisé pour permettre la libre circulation du thanatopracteur sur tous les côtés du support. Il est réglable en hauteur ;
2° Une housse imperméable, telle que prévue à l’article R.2213-15 du code général des collectivités territoriales, disposée entre le support prévu au 1° et le corps du défunt et éliminée comme un déchet d’activité de soins à risque infectieux ;
3° Un ou des dispositifs d’occultation visuelle de nature à garantir la réalisation du soin de conservation hors de la vue des personnes présentes à domicile, du voisinage et des personnes extérieures, sans faire obstacle à l’aération de la pièce prévue au 3° de l’article 5 du présent arrêté ;
4° Des emballages à usage unique destinés à collecter les déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés mentionnés à l’article R.1335-6 du code de la santé publique ;
5° Le cas échéant, un ou plusieurs dispositifs d’éclairage d’appoint ;
6° Tout moyen imperméable garantissant la protection du revêtement du sol et des murs ;
7° Le matériel nécessaire au nettoyage et à la désinfection du support mentionné au 1° du présent article, des revêtements des sols et des murs de la pièce dans laquelle le soin de conservation est réalisé.
18697463_10211809318180952_489765671_o Thanatopracteurs, soins à domicile et VIH : tous responsables
Cédric Ivanès, thanatopracteur et président du Syndicat Professionnel des thanatopracteurs indépendants et salariés

L’hygiène et la santé en ligne de mire pour les thanatopracteurs

Pour Cédric Ivanès, président du Syndicat Professionnel des Thanatopracteurs Indépendants et Salariés –SPTIS ce décret va dans le bon sens « c’est une très bonne chose, ce texte va permettre de réduire les interventions à domicile dans des conditions qui au XXIème siècle, sont inacceptables. » D’ailleurs on est « un des derniers européens à pratiquer les soins au domicile ». En tant que président, Cédric le constate tous les jours avec les retours que lui font les autres thanatopracteurs. Ces derniers souffrent de plus en plus de problèmes de dos.

Donc même si ce décret n’interdit pas les soins à domicile, il va conduire à en limiter la réalisation.

Car en réalité ce décret ne sort pas de nulle part, il s’inscrit dans la levée des soins sur les personnes porteurs du VIH dont le prochain arrêté devrait paraître cet été. Un sujet lourd de responsabilité qui divise la planète thanatopraxie.

Thanatopracteurs indépendants et salariés logés à la même enseigne ?

Un des reproches que j’ai pu lire sur ce décret c’est que les indépendants ne pourront pas refuser ces soins à domicile, car la concurrence fait rage, et qu’il sera toujours autant aisé pour une pompe funèbre d’appeler un autre thanato. « Pas nécessairement » me répond Cédric qui juge que les salariés eux devront respecter ces règles puisque les entreprises qui les embauchent ne se mettront pas hors la loi. Quant aux thanatopracteurs indépendants, le milieu est très petit et si un thanatopracteur commence à se mettre hors la loi, c’est sa réputation qui va vite être entachée. Il demande donc à « tous les thanatopracteurs, de respecter scrupuleusement ce décret, c’est dans leur intérêt ». Et ça n’est pas qu’une question de travail mais aussi de santé et d’hygiène : « si le thanatopracteur ne respecte pas ces directives, en cas de coupure, il ne sera pas couvert ».

« Le SPTIS ne dénoncera personne bien sûr, en revanche, si un de ses adhérents ne respecte pas la loi, il sera radié ».  Pour Cédric « impossible de défendre quelqu’un qui ne va pas respecter ces conditions ».

« Un thanatopracteur qui ne va pas respecter la loi, portera une atteinte à sa propre profession ».

Quid de la responsabilité des pompes funèbres par rapport aux thanatopracteurs ?

Néanmoins cela fait beaucoup de matériel, beaucoup de conditions. Cédric me l’explique lui-même : « un soin à domicile, c’est deux soins en funé, niveau force ». Il a lu beaucoup d’avis suite à la publication de ce décret et déplore que certains thanatopracteurs déclarent « que si un thanato n’est pas capable de faire un soin à domicile c’est qu’il n’est pas fait pour ce travail ». « Certes », confirme Cédric « mais ceux qui disent cela sont en fonction depuis moins de 3 ans, lorsqu’ils auront 10 ans derrière eux et des dizaines, des centaines de soins à domicile derrière eux qui auront mis leur santé et leur physique à mal, on en reparlera ».

Comment faire alors pour ne pas surcharger davantage le thanatopracteur ?

« En responsabilisant les pompes funèbres ». Pour Cédric, il y a encore du travail à faire «  Les pompes funèbres se dégagent souvent, en envoyant d’abord le thanatopracteur sur place, prendre les mesures, sans se soucier des conditions d’hygiènes ni de la faisabilité du soin dudit domicile ». « Pour une mise en bière, les pompes funèbres sont aidées, en revanche nous, on est tous seul ».

En somme « ces installations énoncées dans ce décret sont du ressort de la pompe funèbre ». Si l’on prend le cas de la table sur laquelle le défunt devra être en cas d’absence de lit médicalisé, aucun thanatopracteur ne peut transporter ça dans sa voiture, sans compter le coût et le poids d’un tel support.

Pour Alexandre, thanatopracteur du Poitou-Charentes, même s’il compte en parler autour de lui jusqu’au premier janvier il reste sceptique en se demandant « ce que ça va vraiment donner ».

LA phrase qui change tout

C’était dans la partie du premier décret. La phrase la voici :

décret-thanatopraxie-soins-à-domicile Thanatopracteurs, soins à domicile et VIH : tous responsables

Donc voilà, il n’y aura plus de rapatriement de l’hôpital par exemple vers un domicile. Seuls les personnes décédées au domicile pourront bénéficier d’un soin de conservation à domicile. Ce qui met, mes thanatopracteurs d’accord. Pour Cédric, c’était une condition sine qua non. Pour Benjamin : « Le fait qu’il soit prévu d’interdire les soins à domicile d’une personne qui n’est pas décédée à domicile est dans une bonne logique. Cela dit, beaucoup de pompes funèbres sont déjà très arrangeant à ce sujet là, et il n’est pas rare qu’ils fassent transiter le corps par leur funérarium pour nous permettre de travailler dans de meilleures conditions. » Quant à Alexandre il va même plus loin, il pense que les soins à domicile devraient être interdits si une chambre funéraire est à moins de 15 km du domicile du défunt.

Et si on arrêtait les soins à domicile, tout simplement ?

Si la loi a été retoquée, en revanche les conditions plus dures, vont peut-être permettre d’arrêter cela. « La solution la plus simple c’est de transférer le corps au funérarium ». Un coût supplémentaire pour les familles clame le peuple. Pourtant, pour Cédric, la solution est évidente, « les pompes funèbres n’auront qu’à, dans ces cas, précis baisser leur marge sur les soins ».

Certains thanatopracteurs s’offusquent « on a toujours fait comme ça », « et dans les campagnes alors ? ». Pourtant aujourd’hui il y a « beaucoup plus de chambres funéraires qu’auparavant » constate Cédric. Ce sont les mêmes « thanatopracteurs qui ont râlé pour le liquide agréé, pourtant aujourd’hui tout le monde respecte cela, pourquoi ne pas respecter ça aussi ? ».

déclaration-préalable-de-soins Thanatopracteurs, soins à domicile et VIH : tous responsablesPour une meilleure traçabilité

Si Alexandre et Benjamin sont plus septiques en se demandant « qui va vraiment vérifier cela », Cédric s’appuie sur la loi, « le maire de la commune à un pouvoir de vérification, notamment avec la déclaration préalable au soin ». Si un thanatopracteur est mis en doute « son habilitation risque de sauter ».

Les thanatopracteurs inquiets : l’ombre du VIH derrière le décret

Comme je vous le précisais, ce décret vise plus particulièrement à se décharger sur les questions d’hygiène pour ensuite permettre les soins sur personnes décédées porteuses du VIH. S’il y a des thanatopracteurs avec lesquels je m’entends peu, en revanche leur position sur le sujet nous rassemble. Il est fort possible que cet article finisse encore sur un site au nom virulent et que je finisse définitivement cataloguée comme une « horrible personne discrimante » comme j’ai déjà pu le lire. Qu’à cela ne tienne. Pour Cédric aussi le combat est long « Encore aujourd’hui, aucune donnée scientifique ne permet de déterminer avec certitude si le risque est réel ou non ».

Le dialogue reste rompu entre les associations de défense de personnes atteintes du VIH et les thanatopracteurs qui ne parlent définitivement pas de la même chose. Pour les thanatopracteurs il n’y a pas de discrimination, il faut absolument que les « pompes funèbres expliquent correctement et qu’une toilette parfaitement réalisée permet aux familles de voir le défunt dans des conditions tout à fait décentes ». De l’autre côté on s’insurge « et les infirmières par exemple ? » Les infirmières ont un matériel à usage unique, impossible pour un thanatopracteur, qui, même s’il prend soin de son trocart, ne peut pas en changer à chaque soin. C’est également l’avis de Benjamin « les conditions exigées dans l’agencement de la pièce, les critères d’hygiène excessifs et inapplicables dans les faits, ne me semblent être qu’un moyen de nous imposer de faire des soins sur les corps contagieux. Sauf que ce texte montre la méconnaissance totale de notre métier, car ce n’est pas une pièce entièrement lessivable qui va nous protéger d’une piqûre d’aiguille ou d’un risque de projection de sang. » Pour les thanatopracteurs il est hors de question « de risquer sa vie pour une personne qui est décédée ».

Responsabiliser le gouvernement et les médecins

Pour Benjamin, « Les médecins arrivent déjà bien souvent à oublier de faire figurer un pacemaker extrêmement visible sur le certificat de décès, je pense qu’ils « oublieront » de faire figurer la mention de la contagion. Ce n’est pas ce genre de textes de loi qu’il faut. Il en faut un qui responsabilise le médecin dans sa rédaction du certificat de décès. Combien de fois ai-je vu un médecin signer un décès sans même aller voir le corps ? Combien de fois ai-je vu les cases mal cochées voire même pas cochées ? »

De plus, Cédric le rappelle, contrairement à un salarié, « un indépendant n’est pas suivi par la médecine du travail ».

Pour ce faire, le SPTIS entreprend de grands chantiers, le premier est « d’interroger le nouveau gouvernement sur la manière dont pourra s’effectuer le droit de retrait », car si un salarié pourra légalement le faire dans le cadre de son travail, rien ne précise pour l’instant ce droit de retrait pour un indépendant.

De même, le syndicat compte bien demander une étude sur les risques réels de contamination.

Alors finalement ça va changer quoi tout ça ?

Benjamin s’interroge : « A quand un ministre qui s’intéressera réellement à nous, en consultant tout le monde ? »

 

Levée des soins pour les porteurs du VIH et soin à domicile, un décret très attendu

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levée des soins
Cédric Ivanes, président du SPTIS

Je reste toujours à l’affût des nouvelles concernant la levée des soins de thanatopraxie pour les porteurs du VIH ainsi que l’interdiction supposée des soins à domicile afin que vous en soyez avertis le plus rapidement possible. Le décret attendu courant avril, n’est pas encore publié. J’ai demandé à Cédric Ivanes, président du Syndicat Professionnel des Thanatopracteurs Indépendants et Salariés -SPTIS, sa réaction.

Je vous en ait parlé ici, même si le décret n’est pas encore publié il a été validé au Conseil d’État. Cédric Ivanes ne peut pas encore nous donner les détails de cette publication, en revanche nous savons que des discussions ont continué pendant ces trois derniers mois.  Le CNOF, le Conseil National des Opérations Funéraires a été interrogé le 1er mars ainsi que le Conseil d’Évaluation des Normes le 9 mars dernier. Le Conseil d’Orientation des Conditions de Travail s’est quant à lui réuni le 5 avril et le décret a été examiné le 18. Il est donc en passe d’être publié.

En pleine élection présidentielle nous obtiendrons ainsi les détails de cette publication dès début mai. Cédric, qui est resté très confidentiel, reviendra pour nous sur les détails de ce décret, qui, ne fera que renforcer ce qui a déjà été dit : entre l’obligation pour les thanatopracteurs de se faire vacciner contre l’hépatite B et le tout nouveau décret sur le volet complémentaire qui précisera les causes du décès, en tout état de cause cette levée devrait intervenir dès le 1er Janvier 2018. Le temps de vérifier l’efficacité du vaccin ainsi que de pouvoir mettre en place pour les thanatopracteurs toutes les conditions pour exercer leur travail.

Quelques questions restent en suspens : Les soins à domicile vont-ils être réglementés ? On parle déjà de table pour les thanatopracteurs et de lieux adaptés en terme de m2 par exemple. Et surtout, les thanatopracteurs auront-ils un droit de véto concernant les soins sur les défunts porteur du VIH ?

Des questions dont les réponses arrivent dès les prochains jours. Vous en serez les premiers informés, sur Funéraire Info.

SPTIS : Les combats du syndicat sur le terrain

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Le salon FUNEXPO était l’occasion d’aller faire un tour sur le stand du SPTIS, syndicat des thanatopracteurs qui représentaient ces derniers au stand G26. Cédric Ivanes président du syndicat n’étant pas disponible pour ce salon, j’ai passé ces trois jours à aller voir régulièrement ce qui se tramait du côté du stand de Frédéric Nicolas, vice président.

C’est tout heureux et tout pimpant que je retrouve Frédéric Nicolas. Les temps ont été durs ces derniers mois, tant pour le syndicat que pour la profession en elle-même. Que l’on soit pour ou contre l’interdiction des soins à domicile l’affaire n’était pas simple à comprendre. Il fallait démêler les détails de l’amendement du dernier projet de loi santé.

L’inspection générale des affaires sociales, les défenseurs des droits et le Haut Conseil de la santé publique avaient rendu leurs rapports. Tous, allaient en faveur de la fin des soins à domicile. Catastrophique pour certains thanatopracteurs considérant que la réalité du terrain est à des kilomètres de cet amendement, salutaire pour d’autres dont la complexité et la dangerosité des soins les rendaient insupportables. Les soins à domicile correspondent à 27% des soins en 2008, avec des disparités locales trés prononcées.

De la manière la question des soins autorisés sur les personnes décédées du VIH avait été évoquée, là encore la profession s’est soulevée contre le défenseur des droits Jean-Luc Roméro. Les soins de conservation refusés étaient jugés discriminatoires par les associations. Le but étant de rétablir le dialogue entre les thanatopracteurs, les associations, les pompes funèbres et les familles en expliquant qu’une toilette bien réalisée est digne pour le défunt.

Doit-on mettre en danger les thanatopracteurs ? Non résolument et c’est pour cela que -pour l’instant- ces amendements ne sont pas passés. Mais le SPTIS est là pour veiller au bien-être non seulement de ses adhérents mais aussi pour l’ensemble de la profession. C’est la première fois qu’une syndicat relève le défi de fédérer autant de monde autour de lui pour une cause commune, celle de la profession, celle des thanatopracteurs.

D’autres projets sont en cours me dit malicieusement Frédéric Nicolas. C’est la discrétion qui permet au syndicat de se battre sur le terrain. Quelques nouvelles seront annoncées prochainement que je ne manquerai pas de les relayer. L’amendement n’est pas passé, mais le sujet lui, et toujours là.

Source : Rapport de l’IGA-IGAS juillet 2013.

Pour adhérer au syndicat ou obtenir des renseignements : http://www.syndicatdesthanatopracteurs.fr/

Cachez-moi ces hommes que je ne saurais voir

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Vous le savez, parce que j’adore parler de moi, je me suis faite une entorse à la cheville. Ce que vous savez moins c’est le pourquoi du comment de la catastrophe. Parce que je travaillais pour de vrai ? Que je suis allée à la rencontre des professionnels sur leurs stands ? Pfff que nenni ! En fait j’ai couru derrière les hommes. Après tout, c’est ce que l’on va dire, alors autant devancer les paroles. Prem’s sur mes propres ragots.

Éric va vous faire sa petite liste des « canons », j’espère être en bonne place, quand même un peu de chauvinisme. À mon tour de vous présenter mon top.

Premier point, si vous voulez un beau garçon, je vous le dis sans ménagement appelez le Olivier. Peu importe la génération, vous verrez les filles se retourner sur leurs passages à coup sur. Olivier Defrancq par exemple, est-ce à cause des Jaguar que je m’arrêtais systématiquement faire un coucou ? Non voyons c’est grâce à son sourire lumineux, ça n’était pas –que- la cote de ses véhicules que l’on venait estimer, c’était la sienne.  Olivier Lemaire de FunéMarket est venu durant deux jours saluer les exposants. Ce charmeur d’Olivier n’a pas manqué de faire tourner les têtes des exposantes sur son passage. En ce qui concerne Olivier Bernier, la relève est assurée est pas seulement côté entreprise mais côté charme également.

Au SPTIS d’ordinaire nous avons Cédric Ivanes, classe, élégance, sourire distingué, le syndicat est présidé par le top niveau en matière de distinction. Il était représenté cette fois par son vice président Frédéric Nicolas. Des yeux bleus que l’on voyait à l’autre bout du salon tellement ils étaient clairs et perçants, impossible de passer à côté sans s’arrêter. En d’autres termes au SPTIS, ils ont le sens du raffinement.

Sur le stand de Nova-Amégapub, il n’y a que des jolies filles. Elles sont belles, et intelligentes, et même si nous sommes au XXIème siècle, précisons-le, on ne sait jamais. Elles risqueraient de se retrouver en couple avec la moitié du salon –tout du moins dans la tête de certains-. Mais au milieu d’elles, nous retrouvons Guilhem Assié, le charme du commercial exercé, peu de visiteuses et exposantes ne pouvaient repartir bredouille et bégayante du stand d’Amégapub. Im-po-ssible.

Le salon était un bon cru, si Éric nous parle des coups à boire, je dirais qu’on était plutôt sur un millésime. Emilien, et Éric de Funeral Concept avec leur nœud papillon bleu ont fait arrêter plus d’une personne.

Idem du côté de Fimo, s’arrêtait-on boire un verre ? Travailler ? pas sur…

Chez les personnalités, discrètes – même pour un commercial – à ne pas manquer je vous présente Damien Comandon. Toujours le sourire ravageur aux lèvres, allez je vous l’avoue…c’est mon chouchou !

Si vous avez aperçu un pimpant et lumineux monsieur, arrêtez-vous ! il s’agit de Cyril Ladet, l’organisateur préféré de ces dames, a qui il n’a pas manqué d’offrir le café chaque matin.

Si je repense à Cimtéa avec Jérémie Levy et à En sa mémoire avec Yann Lepage et Flavien Jourdain, respectivement à l’autre bout du salon chacun, cela m’a donné envie de faire des allers-retours…Grave erreur ! Je les soupçonne d’être responsable de ma blessure.

Philippe Gentil a séduit également, son joli teint hâlé nous a toutes subjuguées, cela va sans dire.

A FunérArts, nous retrouvions le beau David et ses lunettes de tombeur. Par chance, notre stand était juste en face.

Et justement sur notre stand, Guillaume et Éric ont fait des ravages. Mais ce sont les miens, nananère.

Petite dédicace également au jeune homme qui a du me badger probablement douze millle fois quand je suis allée aux toilettes. Costume impeccable, sourire à tomber, il a failli en faire tomber plus d’une sur le tapis derrière lui, à force qu’elles se retournent sur lui. 

J’en oublie certains, qu’ils ne se sentent pas vexés. De toute façon, si vous êtes une jeune femme et que vous êtes dans le funéraire, essayez de ne pas sourire, de ne pas regarder, vous risqueriez tout à coup de perdre votre intégrité, votre objectivité et les nuits blanches à travailler disparaitront dans un claquement de doigt face aux sourires ravageurs. Alors on regarde ? Oui mais à peine, on remet les œillères et on rentre chez soi. Mais promis la prochaine fois je m’échauffe avant de venir, je courrais plus vite comme ça. En attendant, cachez-moi ces hommes que je ne saurais voir…

Dans la liste – ou pas – j’ai certainement un préféré – ou pas- mais chut, pas de bruit pas d’image, je risquerais de perdre la moitité de mes lectrices de jalousie et la moitié de mes lecteurs pour la même raison. Et ça ! Or de question, je vous aime trop pour ça.

Funexpo , Projets, Programme : On fait le point

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Mais BON-JOUR ! Nous sommes revenus. Pour être tout à fait honnêtes nous avons failli ne pas rentrer, ou du moins pas en entier. Le corps qui vous lâche, la fatigue accumulée et nous voilà soit malade, soit tout cabossé. On a donné de notre corps à ce salon ! Mais nous aurions quand même trouvé un moyen de revenir vers vous. Pour ceux que l’on a pas croisé, j’espère que l’on vous a manqué un petit peu, en tout cas, à moi, vous m’avez manqué. Eh oui, il y a du soleil ( chez moi en tout cas ), je suis mignonne tout plein aujourd’hui. Beaucoup de blabla qui en disent long sur mes cernes, mais tout ça pour dire que nous sommes revenus avec plein de nouvelles idées.

Vous nous aviez demandé une application ? Elle est disponible sur Apple et Android.

Vous nous aviez demandé plus de photos ? Il y en aura.

Vous nous aviez demandé plus de vidéos et de reportages ? C’est comme si c’était fait.

Profitez-en Noël approche, vous pouvez envoyer vos listes. Je ne vous garantis pas que Guillaume vous prendra sur ses genoux déguisé en Père Noël mais je vous promets de demander.

Des têtes bien remplies d’idées qui débordent jusqu’au prochain salon où là encore on travaille dès aujourd’hui à vous surprendre.

Cette semaine, évidemment on vous raconte tout…

Vous saurez tout des clins d’œil en coin de stand. Dans ma chronique je vous amène dans mes coups de gueule, dans mes coups de cœur. Vous verrez que la misogynie à de jolis jours devant elle. Je vous parlerai de Laura, cette petite perle de lectrice, parce que c’est pour des personnes comme elle que tous les jours nous allons chercher de nouvelles idées.

Aujourd’hui on ira du côté de Nova qui lance sa formation en thanatopraxie, demain je vous ferai découvrir des urnes pas tout à fait comme les autres. Mercredi (rose on se repose, oui rhoo) vous apprendrez que le deuil ça peut être très coloré. Jeudi je vous donne des nouvelles du SPTIS, et vendredi un article 100% féminin avec la revue de presse d’Univers-Obsèques.au-travail-post-funexpo Funexpo , Projets, Programme : On fait le point

Éric vous rendra jaloux avec la liste des plus jolies filles du salon, (d’ailleurs il parlera des « canons » en tout genre, mais pas forcément ceux auxquels vous pensez) , je vous ferai aussi ma liste de ces hommes que l’on ne pouvait pas rater, histoire d’équilibrer tout ça. Guillaume a fait chauffer son poignet au salon, il a pas mal de choses à vous raconter.

Bien sur vous aurez l’humble point de vue de notre Funexpo à Guillaume, Mélanie, Éric et moi (phrase que l’on pourrait mettre en chanson, mais je vous épargne ça)

Bon ce n’est pas tout ça, mais on y va. De toute façon partout où je vais, je vous prends avec moi. Et vous aussi ! maintenant que vous avez l’application…n’est-ce-pas ?

Sarah

 

Chronique FUNEXPO : Le salon dans tous ses états

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Les souvenirs c’est intéressant, c’est ce qui nous fait recommencer quelque chose. On les tord, les détériore, les sublime et puis on finit par s’en éloigner. Mes souvenirs de salon sont bien plus sentimentaux que ceux d’Éric et Guillaume.

Les veilles de salon me font penser à mon enfance, et de la manière dont mon père – fleuriste –  abordait chaque fête importante de l’année. Il ne fallait pas lui parler pendant plusieurs jours tant l’enjeu était important. Le souci du travail bien fait. Et puis le jour même tout fonctionnait, c’était intense, mais c’était familial.

C’est ça qui me plaît dans les salons, une ambiance un rien familiale. Bien sur il y a de la concurrence pour chaque profession, les inconnus, les gens de passage et pourtant il y a cette impression d’appartenir à quelque chose. Ça nous ferait presque oublier qu’on a mal aux pieds.

Si j’en veux plein les yeux, je file au stand Hygeco, rien que de voir leurs urnes impeccablement mises en valeur par un joli dégradé, je suis conquise.

Et puis je m’extasie devant les limousines me rendant compte que la pompe funèbre gravée dessus, elle vient de chez moi. Un tout petit vent de fierté se lève alors. Eh oui, un peu chauvine.

Si je veux philosopher tout en ayant l’assurance de passer un agréablement moment je vais directement au SPTIS et j’y retrouve non seulement tout mon sérieux, mais aussi mon ami.

Quand je suis fatiguée de m’être perdue quinze fois de suite, je vais voir FunéMarket leur éternel sourire me redonne assez d’énergie pour repartir dans les allées.

On se rend compte que derrière les stands, on n’a pas vu des personnes depuis des années, que les choses ne changent pas tellement, elles évoluent c’est tout.

On retrouve aussi ceux qui n’exposent pas, qui sont de passage, qui viennent de chez nous ou de très loin. Ceux qu’on ne voit qu’au salon rendant le moment encore plus intimiste dans cet endroit si vaste.

On change d’univers à chaque stand et puis on met aussi des visages sur des personnes avec lesquelles on communique régulièrement.

Et puis avant je courrais derrière Funéraire-Info, parce que courir derrière Éric c’est sportif, jamais à sa place, toujours en vadrouille. Les pieds ici mais la tête sur la toile et c’est tant mieux c’est comme ça qu’il travaille efficacement.

Travailler avec Éric c’est avoir la chance d’avoir un mentor, c’est savoir qu’il voit le meilleur en nous et qu’il fera tout pour que nous le voyons nous aussi. Il nous donne envie de produire le meilleur, tout simplement parce qu’il est le meilleur. Et avoir Guillaume comme collègue, c’est avoir la chance d’avoir tout l’inverse de soi. Géographiquement éloigné, politiquement opposé on s’en fiche pas mal parce qu’on se retrouve sur la chose essentielle pour nous, écrire. Et pour ça on parle le même langage. On fait du sérieux sans se prendre au sérieux.

Cette année c’est derrière le stand de Funéraire-Info que vous me retrouverez. Je pourrais échanger tout un tas de choses dans ma vie, mais une chose est certaine, je n’échangerai jamais ni Guillaume, ni Éric.