Accueil Tags Squelettes

Tag: squelettes

Découverte d’un cimetière de mammouths en Sibérie

0
Les ossements de mammouths découverts

Un cimetière de mammouths a été découvert par les chercheurs de l’Université d’État de Tomsk, dans la région de Novossibirsk, à Voltchia Griva, au cours de fouilles.

Le cimetière découvert dans la région de Novossibirsk par les scientifiques contient désormais la plus grande concentration record de squelettes de mammouths trouvée en Russie. La découverte, avec un nombre record de résidus, des os des adultes et jeunes mammouths n’a jamais été trouvée auparavant, en Russie.

C’est en Eurasie, dans la région russe de Novossibirsk, à Voltchia Griva, déjà connue pour abriter un nécropole de mammouths que les fouilles ont été effectuées par les étudiants et les chercheurs de la TSU, où pas moins de restes de huit mammouths, jeunes spécimens qu’adulte ont été découverts, a annoncé les médias. Les équipes de paléontologue sont tombées sur des ossements d’animaux anciens, dont personne ne soupçonnait l’existence, à une profondeur d’environ 1,7 à 2,1 mètres, sous des couches de sable et d’argile. Conditions qui ont permis de garder un bon état de conservation aux carcasses.

Les mammouths retrouvés sont, d’après les scientifiques, significativement plus grands que leurs confrères qui sont plus jeunes sur le plan géologique.

Le chef du laboratoire du mésozoïque et des écosystèmes du cénozoïque de l’Université de Tomsk, Sergueï Lechtchinski a annoncé que le plus grand fragment du fémur est long de 1,15 mètre et aurait appartenu probablement à un mammouth mâle âgé de 45-50 ans, qui pesait entre cinq à six tonnes ou plus, et en tenant compte du tissu mou, la hauteur a dépassé de 3 mètres. À noter que ses restes ont été probablement couchés dans les strates de la roche de 20 à 25 où même 30 ans.

Connu depuis 60 ans, les premières découvertes à Voltchia Griva, dans le cimetière géant qui abrite pas moins de 55 mammouths, ont été faites en 1957, et qu’en 2015, plus de 600 de fragments de dents et d’ossements ont été découverts.

Cimetière romain à Londres : Découverte des ossements d’Asiatiques

0
Les squelettes d’origine asiatique

La découverte dans un antique cimetière romain de squelettes probablement d’origine asiatique serait la première inédite si elle est confirmée.

Des ossements viennent d’être mis au jour dans le quartier de Southwark, à Lant Street, au sud de la ville, dans un cimetière romain du IIe au IVe siècle de l’ère chrétienne. Scénario inattendu que semble dessiner cette fameuse découverte, car tant de questions se posent si des voyageurs asiatiques avaient pu se retrouver au temps de César, sur la capitale romaine de Britannia (Grande-Bretagne), à Londinium, appelé actuellement Londres.

La capitale britannique, Londonium n’est pas multiculturalisme au temps des Romains même s’il l’est aujourd’hui à Londres. Et pourtant, d’après une étude qui a été rapportée par Sciences et Avenir mercredi et publiée dans le Journal of Archaeological, des ossements qui sont probablement d’origine asiatique ont été découverts par des archéologues lors de fouilles dans un cimetière antique.

En effet, la présence de deux individus originaires de Chine a été évoquée d’après l’examen, publié dans un article dans le Journal of Archaeological Science, de 19 squelettes sur les 22 exhumés dans les restes d’un cimetière dans le quartier Southwark, dans la nécropole utilisée du IIe au IVe siècle.

Les deux squelettes dans le lot qui se distinguent se sont révélés proches des populations japonaises et chinoises du 19e siècle na annoncé l’archéologue rattachée au Musée de Londres et responsable des fouilles, Rebecca C. Redfern.

Les archéologues qui ignoraient l’entrée en contact direct entre les populations d’Extrême-Orient asiatique avec l’Empire romain ont fait cette stupéfiante découverte.

En plus d’études de morphologiques crânienne, les analyses de l’isotope que contiennent les ossements ont permis à parvenir à ces résultats. Pourtant, le seul moyen de savoir s’il s’agit réellement de Chinois est de procéder à des analyses génétiques, selon la bioarchéologue américaine, à l’université de Floride, Kristina Killgrove.

Des blaireaux à l’assaut d’un cimetière médiéval du Leicestershire

0
Blaireaux

Des blaireaux ont creusé un cimetière médiéval au nord-ouest de Londres, dans le conté de Leicestershire et mettent au jour des ossements humains.

Les habitants au centre de l’Angleterre, dans le comté de Leicestershire, se sont confrontés à un problème délicat. Ils sont impuissants, a annoncé The Telegraph, pour protéger ce cimetière médiéval de la commune de Loughborough et proche de Londres, face à ces mammifères envahisseurs qui sont une espèce protégée par la loi.

Étant des espèces protégées, tuer les blaireaux est illégal, et détruire un terrier, sans compter une forte amende, est passible de 6 mois d’emprisonnement.

Jusqu’à ce que la découverte de squelettes, y comprit des crânes, qui se sont éparpillés un peu partout, les habitants trouvaient au début ces mammifères plutôt mignons. En plein milieu de ce lieu de recueillement et de mémoire qui date du XIIIe siècle, un tas de terre d’environ 1 mètre de hauteur et 2,5 mètres de largeur s’est érigé. Il y a même à 20 mètres de l’entrée de la crèche municipale, des restes d’un enfant.

En effet, des restes humains sont remontés à la surface à cause de ces animaux qui creusent dans le sol. L’ensemble a un aspect pittoresque avec la présence de quelques morceaux de fémurs un peu mâchés, dans le tas de terre.

Forte heureusement pour les visiteurs qui ont découvert les restes exhumés, les os sont largement blanchis, car cela fait bien longtemps qu’il n’y a plus d’enterrement dans ce cimetière. Toutefois, les ossements que les blaireaux ont exhumés créent au sein de la communauté paroissienne un peu de malaise, car le cimetière est toujours utilisé pour la dispersion des cendres.

Les habitants n’ont pourtant qu’une seule solution envisageable, c’est de capturer les blaireaux pour les relâcher dans un nouvel habitat ou les inciter à quitter les lieux. Mais en attendant la décision de Natural England, les restes ont été ramassés pour être inhumés à nouveau.

Découverte d’un tombeau maya au Belize

0
Le tombeau maya au Belize

De nouveaux renseignements sur l’histoire d’une civilisation encore ignorée pourraient être dévoilés après la découverte du tombeau d’un dirigeant maya extraordinairement bien préservé, découvert récemment au Belize.

C’est sur le site archéologique de Xunantunich, que ce qui pourrait bien être le plus grand tombeau royal maya où la chambre funéraire est jusqu’ici la plus élaborée et la plus grande au Belize se trouve.

Au sixième siècle après Jésus-Christ, les Mayas se trouvaient au sommet de leur puissance. Ce qui a toutefois causé la fin de cette grande civilisation, dont la plupart des cités en pierres ont été, en 900 après Jésus-Christ, abandonnées restent encore des mystères. Les archéologues n’ont pu expliquer avec certitude jusqu’à maintenant ce qui a causé la disparition de cette culture puissante et riche.

Il y a des dizaines d’années, des travaux archéologiques avancés ont commencé au Belize, pourtant, le pays est, depuis de grandes découvertes récentes, considérées par les archéologues, comme le centre de la civilisation maya.

Une équipe d’archéologues de la Northern Arizona University a découvert, lors d’une exploration des ruines de Xunantunich, une chambre funéraire qui se trouva à 5 mètres de profondeur. L’équipe a mis à jour, selon le Guardian, la présence de squelettes d’un homme de 20 à 30 ans à l’intérieur.

Un membre de l’équipe d’archéologues du projet BVAR (Belize Valley Archaeological Reconnaissance), Jaime Awe, de la Northern Arizona University, a mené sur les squelettes, les premières analysent. Selon lui, il s’agit d’un homme assez musclé, mais il attend tout de même, afin de déterminer les causes de la mort et de l’identité de la dépouille, des analyses plus poussées.

Le projet BVAR n’a pas seulement pour objectif d’étudier dans le pays, les restes de la culture maya, mais également à s’occuper des travaux de fouille à Xunantunich, ses temples et ses palais, afin de mieux comprendre ce qui a causé le déclin de cette grande ville maya.

Découverte de 80 squelettes, les poignets menottés à Athènes

0
Squelettes à Athènes

Des archéologues sont encore à la recherche du mystère entourant la récente découverte, en avril dernier, dans une fosse commune à Athènes, de 80 squelettes humains datant de la Grèce antique, menottés des chaînes de fer, dont certains sont alignés les uns derrière les autres.

Des questions se posent sur ce qui a entrainé la mort de ces 80 squelettes retrouvés en Grèce, dans une fosse commune, dont les dépouilles ont été découvertes au mois d’avril dernier. Il pourrait s’agir de gens victimes d’une exécution de masse selon les archéologues. Cependant, les scientifiques sont toujours à la recherche de l’identité de ces personnes assassinées, ce qui les emmène dans la fosse commune et aussi, pourquoi ces gens ont été enterrés avec un certain manque de considération.

Les 80 squelettes ont été découverts dans la nécropole de Falyron Delta, qui daterait d’une période comprise entre le 8e et le 5e siècle avant Jésus-Christ, pendant la construction d’une bibliothèque et d’un opéra entre le port du Pirée et le centre-ville d’Athènes.

Les jambes et les bras de certains squelettes, empilés les uns sur les autres, dont les mâchoires restent ouvertes, se sont emmêlés tandis que d’autre sont en partie recouverts de sable et alignés. La plupart d’entre eux ont les bras au-dessus de leur tête.

Les chercheurs penchent, trois mois plus tard, pour une tuerie punitive de masse. Lors d’une visite du site archéologique, le Dr Stella Chrysoulaki a annoncé qu’ils ont tous été exécutés de la même manière, mais ont été enterrés avec respect. Les victimes étaient plus que de simples criminels de droit commun ou des esclaves en se référant à la disposition ordonnée des corps. Elle a ajouté par contre que les squelettes, dont la plupart d’entre eux sont en très bonne santé et très, très jeunes, ont tous les mains attachées par des menottes.

Il s’agirait, selon l’hypothèse le plus plausible, des partisans d’un champion olympique et noble athénien, Cylon, qui a tenté avec l’aide du tyran de Mégare, son beau-père, en 632 av. Jésus-Christ, de mener un coup d’État à Athènes.

Découvertes de six cents squelettes mérovingiens en Picardie

0
Découvertes de squelettes en Picardie

Six cents squelettes disposés à environ 1,50 m sous terre ont été découverts par des archéologues de l’INRAP (Institut de recherches archéologiques préventives), dans une nécropole de l’époque mérovingienne, dans la Somme, à Monchy-Lagache.

 Appris jeudi auprès de l’INRAP, six cents squelettes datant de l’époque mérovingienne, de la période VIe et VIIIe siècles, ont été découverts dans la nécropole située à Monchy-Lagache dans la Somme.

Un diagnostic archéologique, un procédé qui n’a rien à voir avec des fouilles classiques, avait été demandé par la préfecture dans le cadre de la construction d’une école dans ce village picard. Des tranchées de cinquante centimètres de profondeur, sur deux mètres de largeur, tous les quinze mètres, ont été creusées.

En confirmant une information du Courrier Picard, le directeur adjoint scientifique et technique à l’INRAP, Richard Rougier, qui est en charge de la Picardie, a déclaré à l’AFP que c’est à l’occasion des sondages que ce cimetière inédit avait été découvert. Divers objets de l’époque mérovingienne comme des éléments de poterie, couteau, boucle de ceinture, lance entre autres, ont été trouvés dans un premier temps. Richard Rougier a ajouté qu’en juillet, les archéologues ont déterré quatre squelettes, en ouvrant à peu près 12 % de la surface du site, ce qui a permis d’extrapoler un nombre de tombes qui s’élève au minimum de 600 jusqu’à 800.

Il s’agit probablement de la population d’un village entier vu la présence de tombes d’enfants et du nombre de squelettes découverts hors de portée des détecteurs de métaux classiques et disposés à 1,5 m sous terre.

Cette découverte confirme que Monchy-Lagache était un bassin de vie important à l’époque gallo-romaine qui est entre le IIe siècle avant J.-C. au Ve siècle après J.-C., et l’époque mérovingienne du Ve au VIIe siècle. La Picardie, avec un patrimoine très important enfoui, possède une grande densité de sites archéologiques. M. Rougier a souligné qu’on peut imaginer que les tombes soient particulièrement bien conservées, car aucune trace de pillage n’a été observée.

Israël : dans ces tombes antiques, les secrets des Philistins

0
(capture Youtube Euronews)

On ne sait finalement que très peu de choses d’eux, si ce n’est que la Bible ou les inscriptions égyptiennes n’en donnent pas une très bonne image. C’est pourquoi la découverte en Israël d’un cimetière de Philistins va peut-être permettre de mieux connaître ce peuple de l’Antiquité, disparu il y a 2.600 ans, d’où était originaire le fameux géant Goliath.

Quels étaient leurs rites funéraires, comment vivaient-ils, en quoi croyaient-ils ? Voilà de quoi occuper quelques temps les archéologues (notamment américains) qui ont mis au jour 145 corps à Ashkelon (au sud du pays. Cette cité était l’une des cinq capitales des Philistins, ennemis des Hébreux. La ville balnéaire méditerranéenne d’aujourd’hui comptait alors environ 13.000 habitants, sans doute originaires de Crète. Les fouilles y ont débuté voici une trentaine d’années, et les premières fosses ont été mises à jour en 2013.

Ces premières sépultures découvertes pour des Philistins vont devoir « parler » désormais. Nuls géants, parmi les squelettes mis à jour. Les dents montrent les signes d’une rupture de croissance – peut-être la conséquence une famine. Des poteries cassées ont été découvertes près des ossements, mais pas la profusion d’objets qui pouvaient accompagner certains corps en Egypte à la même époque. Les archéologues ont également constaté que des enfants étaient enterrés recouverts d’une couche de morceaux de poteries brisées.

Par crainte du courroux de juifs orthodoxes, ombrageux dès qu’il s’agit d’ouvrir une tombe supposée juive, la nouvelle de ces fouilles a été tenue secrète. Les fosses seront rebouchées cet été. Les trouvailles les plus significatives pourraient être exposées au musée historique Rockefeller de Jérusalem.

Découverte de traces de massacres vieille de 6 000 ans

0
Squelettes découverts à Achenheim

Les corps entiers de six individus, un adolescent et cinq adultes, tous des hommes, et les restes de quatre autres, vieux de 6 000 ans, qui datait du Néolithique, présentant de nombreuses fractures qui confirment des massacres dès cette époque, a été découvert par des archéologues de l’INRAP, en Alsace, tout près de Strasbourg.

Les guerres étaient fréquentes à cette époque. Les squelettes découverts sont complets, mais ils présentent des traces de massacres, comme de nombreuses fractures aux pieds, jambes, côtes, mains, crâne, clavicules et mandibule.

Les corps de dix hommes, adolescents et adultes morts durant le Néolithique, depuis plus de 6 000 ans, entre 4 400 et 4 200 ans avant J.C, ont été découverts lors des fouilles dans le Bas-Rhin, à Achenheim, à quelques kilomètres de Strasbourg. La période néolithique, comme le prouvent des chantiers repérés en Autriche et en Allemagne, n’était pas tranquille. De nombreux massacres de masse, qui ont également eu lieu en France, surtout en Alsace, ont été connus par les populations d’éleveurs et d’agriculteurs du centre de l’Europe, il y a quelque 7 000 ans. Les populations qui vivaient entre 4 400 et 4 200 avant notre ère, à cet endroit, selon les spécialistes, ont été obligées de se protéger.

Ces vestiges sont, d’après les archéologues de l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives), les traces d’une époque mouvementée où la guerre était probablement fréquente. Le responsable des fouilles, Philippe Lefranc a annoncé qu’il s’agit d’une tuerie commise en plein cœur d’une enceinte fortifiée. Les corps complets retrouvés de cinq adultes et d’un adolescent présentaient de nombreuses fractures. Selon le scientifique, afin de les réduire en miettes, leurs assaillants se sont acharnés sur eux.

Dans le même silo où les six dépouilles ont été découvertes, quatre bras gauches surnuméraires ont aussi été retrouvés. Ce qui en réalité, selon l’archéologue, porte ces découvertes à dix personnes, dont quatre n’étaient représentées que par un bras.

De nombreux sites du Néolithique qui présentent de massacres de masse et des scènes de mort ont été dévoilés depuis quelques années par les archéologues.

Découverte des squelettes d’une mère berçant son bébé en Taïwan

1
Les squelettes d’une femme et de son bébé découvert à Taïwan

Les squelettes d’une mère berçant son enfant exhumé par des chercheurs dans la région de Taichung qui dateraient de plus de 4 000 ans ont touché et émus les archéologues qui ont fait cette découverte scientifique à Taïwan.

Même la mort ne peut défier l’amour. La preuve, des archéologues ont fait une découverte assez surprenante. Lors de leurs fouilles près de la ville de Taichung qui sont réalisées sur plusieurs tombeaux, des archéologues ont découvert sur la côte ouest de l’île de Taïwan, des squelettes humains dont la position les a intrigués. Les scientifiques ont déterré la dépouille d’un enfant dont le corps a été enlacé tendrement dans les bras d’une femme. Elle semble bercer son enfant selon l’information du magazine Time citée par Metro New.

Il est difficile de retracer les émotions ressenties par les archéologues. Ce qui est probable ce qu’ils ont été submergés d’émois, d’excitation et probablement de fierté. Sous l’émotion, le conservateur au musée de sciences naturelles de Taïwan, Chu Whei-Lee a pleuré. La scène était spécialement touchante et les membres de l’équipe et l’ensemble des archéologues ont été bouleversés quand ils ont exhumé les squelettes, a-t-il déclaré pour Reuters.

Comme le ferait n’importe quelle autre mère aimante sur terre, la tête de la mère de famille dont le regard fixe l’enfant a été penchée sur celui-ci.

Les squelettes découverts dateraient de près de 4 800 ans, et ils pourraient s’agir de la population originaire de la baie de Hangzou, de la Culture de Hemudu, cultivateurs de riz et de millet, plus particulièrement à la civilisation austronésienne, et qui correspond à la période où l’ancien empire égyptien antique est né. Cette découverte symbolise pour Taïwan la plus ancienne preuve, dans le centre de l’île, d’activité humaine.

Chu Whei-Lee a souligné que c’est une importante découverte puisqu’il s’agit d’un magnifique témoignage de l’amour maternel et également de la plus vielle preuve d’activité humaine jamais découverte sur l’île.

Nîmes : trois tombes musulmanes médiévales découvertes

1

Ces trois squelettes-là sont les vestiges les plus anciens de la présence musulmane médiévale sur le territoire français actuel. Les trois sépultures ont été mises à jour à Nîmes (Gard), à l’occasion de fouilles précédent la construction d’un parking souterrain.

De cette présence arabe au début du VIIIe siècle, on ne connaissait jusqu’ici que des textes postérieurs, quelques rares pièces de monnaie, et le récit très approximatif de la victoire de Charles Martel à Poitiers (732), comme on le raconte à l’école. Des chercheurs de l’université de Bordeaux et de l’Inrap (recherches archéologiques préventives) viennent de publier le résultat de leurs travaux dans la revue PlosOne.

En fouillant en 2006 et 2007 ce qui allait devenir un parking, les archéologues ont découvert à la fois les traces d’un quartier résidentiel antique, et une vingtaine de sépultures majoritairement chrétiennes. Trois présentait un aspect particulier. Les défunts se trouvaient notamment déposés sur le côté droit, directement dans la fosse, la tête orienté vers la Mecque. Une niche latérale était également présente dans deux d’entre elles, comme le « al-lahd » de la tradition musulmane.

Des datations radiométriques ont confirmé l’âge des trois individus, probablement des soldats berbères. Une analyse paleogénétique a montré qu’ils étaient originaires d’Afrique du Nord ou de la péninsule arabique. Un de ces hommes avait plus de 50 ans.

Cette découverte est importante : si on connaît assez bien la présence arabe dans la péninsule ibérique, ce n’est pas le cas pour le royaume wisigoth (le sud de la France) au début du Moyen-âge. Un vieux texte atteste de la présence de musulmans à Nîmes en 720. Et il semble donc que les communautés se mélangeaient à cette période. Ces fouilles apportent les premières informations génétiques et anthropologiques en la matière.

Après avoir soumis le monde méditerranéen puis l’Espagne au tout début du VIIIe siècle, les troupes arabo-berbères (omeyyade) ont poursuivi vers Narbonne (prise en 719, reprise en 759 par Pépin le Bref) et la Provence.