Accueil Tags Tabac

Tag: tabac

Cigarette, et si les pompes funèbres faisaient un tabac

0
carotte vendeur tabac

Un rapport très remarqué de la Cour des Comptes remettait, il y a quelques jours, en question les pratiques de distribution du tabac en France, et notamment le monopole des buralistes. A Funéraire Info, toujours en quête de solutions innovantes, nous proposons une solution simple : vendons des cigarettes dans les pompes funèbres !

Une idée fumeuse

Vendre des cigarettes aux pompes funèbres ? « Quelle drôle d’idée, ils ont fumé quoi, chez Funéraire Info ? » vous demanderez-vous certainement. L’auteur de cet article vapote, et que des produits homologués, sachez-le.

Et pourquoi pas ? Après tout, la clope, la cibiche, la sèche, la tige, la blonde, a, parmi son impressionnante collection de surnoms, quelques adjectifs qui concernent directement notre profession. Par exemple, la tueuse, et, surtout, le clou de cercueil.

Clous de cercueils

Bien entendu, les esprits cyniques argueront que vendre un produit intimement lié à une mortalité aussi diversifiée dans sa forme que précoce aux pompes funèbres pourrait offusquer quelques bonnes âmes. Et ils auront raison.

Mais, justement : après des années de prétendue lutte contre le tabac, de campagnes coûteuses et inefficaces, d’idées parfois farfelues, et, disons-le, de mensonges éhontés (personne n’a intérêt à ce que les fumeurs arrêtent de fumer), pourquoi ne pas clairement assumer une ligne claire ?

Une journée aux Pompes Funèbres Machin

« Bonjour Monsieur, que puis-je faire pour vous ? Une cartouche de Malbiches ? Bien sûr, voilà. Autre chose ? Non ? Juste, je me permet de vous laisser une brochure sur le contrat obsèques, ça pourra vous servir. Pardon, la dame avant vous, je ne lui ai pas donnée ? C’est normal, vous l’avez vue, elle est toute fine, elle fait attention à elle, elle a une démarche de sportive, elle, ce sera sûrement un cancer, ça laisse un peu de temps pour voir venir. Vous, par contre, vous avez, quoi, cinquante ans, un petit surpoids, vous êtes le client parfait pour l’infarctus. C’est vache, l’infarctus, ça vient d’un coup, et votre femme et vos enfants, ils doivent tout organiser, c’est dur. Si vous n’arrêtez pas de fumer pour eux, au moins, ne leur laissez pas vos obsèques sur les bras ».

Ajoutons à cela les petits jeunes, qui commencent à fumer parce qu’ils se croient immortels, voir un conseiller funéraire passer prendre leurs mesure, l’air innocent, pendant qu’ils hésitent entre le chameau ou le cow-boy, devrait leur mettre un peu de plomb dans la tête, ce qui, tant qu’il reste métaphorique, est toujours moins dangereux que le goudron dans les poumons.

Assurer du trafic

Non, vraiment : vendre des cigarettes aux pompes funèbres, ça ne présente que des avantages, presque pour tout le monde. Ça va assurer du trafic dans l’agence. Ça va permettre à votre personnel de connaître leurs futurs clients, ce qui leur permettra de rédiger de meilleurs hommages pour les cérémonies.

Bon, évidemment, il y aura des malheureux. L’industrie du tabac, qui a dépensé des milliers de milliards de dollars pour se faire une image, qui va la voir ruinée en un rien de temps avec une efficacité redoutable. Les buralistes, mais ils ne sont de toute façon jamais contents. Les fumeurs feront sans doute aussi un peu la tête.

Mais, il n’empêche : si les buralistes venaient à perdre le monopole de la vente du tabac, les pompes funèbres auraient tout intérêt à se mettre illico à en vendre. Cela assurera du trafic et un chiffre d’affaire supplémentaire dans les agences, et, quitte à devoir faire le sale boulot, autant profiter un peu de la manne.

Revue de presse du 12 Janvier

0
revue de presse pompes funèbres

Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs. Revivez l’actualité sur Funéraire-info.

Dans le Trégor – L’hôpital condamné

Jean Nédelec est décédé le 11 Octobre 2010 suite « à des manquements dans la prise en charge ». C’est ce que vient de déterminer le tribual administratif de Rennes qui condamne l’hôpital de Lannion trestel à verser à la somme de 16 666€, ainsi que 10 000€ supplémentaires à la veuve du défunt et 3 000€ à chacun de ses quatre enfants.

La dépêche – Le virus de la grippe et la hausse des décès

Pas un jour ne passe sans qu’un article traite du sujet. La grippe est particulièrement meurtrière cette année notamment chez les populations à risque comme les personnes âges. Si la ministre de la santé nous explique que nous n’avons pas encore atteint le seuil épidémiologique, Shirley Masse experte épidémiologiste nous en dit plus sur le virus H3N2 et nous donne des précisions sur le vaccin.

Radio VL – Les décès dûs au tabagisme en hausse

Le chiffre du jour nous vient de Radio VL qui nous explique que le nombre de décès lié au tabac devrait augmenter d’un tiers d’ici quinze ans.

Pourquoi docteur ? – Le suicide dans les prisons

Autre chiffre d’actualité révélé par le site d’informations Pourquoi docteur qui nous révèle qu’une étude entre 2000 et 2010 met en évidence que la moitié des décès en prison serait dûs à un suicide.

France TV info – Alois Bruner

Donné deux fois pour mort, le média nous apprend qu’Alois Bruner le criminel nazi serait bien mort en Syrie en 2001. Il avait été condamné à la peine de mort comme crimes contre l’humanité, sa peine de prison n’a jamais été faite.

La revue de presse vous est offerte par Les Granits Michel Maffre

Granitier funéraire dans le Tarn, au service des professionnels du funéraire, et des particuliers. Créateur fabricant de monuments funéraires, cinéraires, et columbariums. Notre usine est implantée dans le Sidobre, au cœur des carrières de granit du tarn, premier bassin granitique français. Chez nous, le savoir-faire autour du granit est présent depuis plus d’un siècle. Notre métier se concentre autour de la transformation de blocs de granit en une des plus larges gammes de monuments funéraires du marché.

 

France : étude sur les décès causé par le tabac

0

Le nombre de décès en France dus au tabac reste discutable. Une question se pose si un patient fumeur depuis vingt ans d’un paquet de cigarettes par jour habitant près du périphérique de Paris est atteint du cancer du poumon, du fait de la pollution de l’air ou du tabac. Il est toutefois certain que les calculs sont menés le plus sérieusement possible et rigoureux.

Des chiffres intéressants, publiés dans The European Journal of Public Health, ont été donnés par l’étude de Laureen Ribassin-Majed et Catherine Hill de l’Institut Gustave Roussy et de l’INSERM. Le tabac a tué en France 78 000 personnes en 2010, soit 5 000 de plus que les 73 000 décédés admis jusqu’ici. Passé de 2 700 à 19 000, de 1980 à 2010, il y a une forte augmentation chez les femmes, ce qui n’est pas le cas pour le nombre de décès masculins qui diminue légèrement.

Que ce soit 73 000 ou 78 000, le nombre exact de décès dus au tabac n’a pas d’importance étant donné qu’il s’agît de chiffres nécessairement approximatifs pour montrer que « fumer tue », sans le moindre doute. Le point essentiel est de comparer le nombre de bureaux de tabac en France qui s’élève à 27 000 avec ces chiffres. Le rapport entre le nombre de décès qui s’élève à 78 000 et le nombre de bureaux de tabac à 27 000 vaut 2,88, par conséquent chaque bureau de tabac participe en moyenne à plus de deux ou presque trois décès chaque année.

Un buraliste gérant d’un bureau de tabac, dont le commerce est bien situé, après une trentaine d’années voir quarante d’un dur labeur et arrivé à l’âge de retraite contribuera à la mort de plus d’une soixantaine jusqu’à cent cinquante  personnes ce qui ne l’empêche pas bien sûr de se plaindre et de manifester quand l’État augmente le prix des cigarettes qu’il considère comme un abus l’empêchant de faire moins de bénéfice.

30 millions de décès étaient évitables en 2013

0

Voici une étude édifiante, publiée en début du week-end dernier dans la revue britannique The Lancet : 30 millions  de décès auraient pu être évités en 2013 dans le monde, dus à des facteurs de risques tels que l’alcool, le tabac, la mauvaise alimentation, l’hypertension non traitée, l’environnement.

Disons-le : l’étude des 79 facteurs à risques pris en compte dans 188 pays montre que nos comportements sont laxistes, suicidaires, coûteux à la fois en vies et en répercussions financières. Pire : Ces agissements évitables ont augmenté de 30% entre 1990 et 2013.

Bien sûr, à chaque pays, chaque continent et chaque sexe ses mauvaises habitudes. Ainsi, on meurt plus d’obésité au Moyen-Orient et de pollution environnementale en Asie. Globalement, l’hypertension artérielle arrive en tête des risques évitables, source de 10 millions de morts via des maladies cardiovasculaires, devant le tabac (4,4 millions de décès chez les hommes, 1,4 chez les femmes).

Clairement pointée du doigt, également, la malbouffe. Un serial killer coupable dans 21% des décès. Trop de sel, trop de sucres, trop de viandes, pas assez de fruits et de légumes. Les messages de prévention existent pourtant, manifestement insuffisamment suivis. En cause, la restauration rapide, les plats industriels, faute de recuisiner simplement « à l’ancienne ».

A l’opposé, la malnutrition a tué en 2013 1,3 million d’enfants de moins de cinq ans, principalement en Afrique. Un continent qui cumule, associant aussi les ravages des MST, de l’alcool, de l’eau polluée.

Tabac, images chocs, tranches de vies et idées fumeuses

0
L’actualité peut-elle se décrypter à la lumière du funéraire ? C’est ce que nous allons essayer de découvrir. Aujourd’hui, le projet de loi santé de Marisol Touraine.
Violence graphique et réalité

Je me rappelle bien de mon premier cas de cancer maxillo-facial. A l’époque, j’étais jeune croque-morts, porteur dans une entreprise funéraire, et nous étions parti à quatre faire le convoi. En ce temps là, je fumais comme un pompier, ignorant du fait qu’à plusieurs milliers de kilomètres de là, un pharmacien chinois bricolait un système qui allait changer ma vie.

En gros, on m’aurait parlé de cigarette électronique, je me serais demandé dans quelle saison de Star Trek on avait bien pu voir un tel dispositif. Rien ne laissait supposer, à l’époque, qu’il y avait un espoir en dehors de la pharmacopée.

Et la pharmacopée, à l’époque, n’était pas encore au point : les patchs qu’on enlevait pour fumer une cigarette, les gommes à mâcher infâmes qui vous brûlaient la gorge et donnaient le cancer de la langue, les cachets qui provoquaient soit une hémorragie cérébrale, soit un état dépressif qui menait au suicide : vous deveniez effectivement un non-fumeur, mais un non fumeur mort. Aujourd’hui, comment dire ? C’est exactement pareil.

Aujourd’hui, on nous propose le paquet neutre avec des images choquantes, dans le projet de loi santé de Marisol Touraine. Ces paquets seront ils réellement efficaces ? Il est permis d’en douter : les baisses de la consommation de tabac attribuées aux paquets neutres en Australie sont concomitantes à l’apparition de la e-cigarette, et des baisses similaires ont déjà été constatées en Europe. A se demander si la Ministre veut faire quelque chose ou simplement donner l’impression de faire quelque chose.

Mais place à l’histoire.

Victime du tabac

L’homme était donc mort d’un cancer du fumeur, avant ses cinquante ans. Le décès était survenu la veille, et nous eûmes du mal à nous en rappeler, tant l’odeur nous évoquait certaines découvertes de corps datant de plusieurs semaines. Le spectacle qui s’offrait à nous était à l’avenant : la partie droite du visage laissait deviner le crâne. Elle était à peine couverte d’une peau jaune pâle, d’aspect cireuse, laissant apparaître les veines noires. La parie gauche du visage et le bas étaient manquants : on lui avait enlevé la mâchoire, l’œil, la joue, nous offrant une vue imprenable sur ses gencives supérieures ou subsistaient quelques chicots de dents. Sur le cou, et jusqu’en haut des épaules, il était noir, la peau se rompant déjà sous l’effet de la décomposition des tissus inférieurs et l’assèchement des couches supérieures de l’épiderme.

Une personne moins rompue que nous aux pires aspects de la mort n’aurait pu tenir le spectacle ni respirer longtemps cet air vicié.

Nous étions des professionnels : après nous êtres équipés convenablement, nous avons disposé le corps dans son cercueil, et nous l’avons arrangé comme n’importe quel défunt, déposant les fleurs, lettres et dessins que lui avaient laissé sa femme et ses enfants. Son petit dernier, issu d’un second mariage, avait cinq ans. Il attendait à l’extérieur, et sa maman essayait de lui faire comprendre pourquoi, au lieu de son papa qu’il lui avait été interdit de voir depuis huit mois, on lui amènerait aujourd’hui une boîte.

Nous avions vu les effets du tabac. Lorsque le cercueil a été fermé, que nous l’avons transféré dans une autre pièce, la première conservant tellement l’odeur qu’il faudrait plusieurs jours pour que les derniers relents disparaissent enfin, et que nous l’avons disposé dans un salon tout exprès dévolu au recueillement, d’un même pas, tous les quatre, nous avons marché d’un pas rapide vers la sortie arrière du bâtiment, côté technique. Arrivés au grand air, nous avons, tous les quatre, eu exactement les même gestes : d’abord, relever la tête pour inspirer une grande goulée d’air frais, puis, immédiatement après, sortir une cigarette et l’allumer.

Tous les quatre, ce jour là, nous avons fumé comme si notre vie en dépendait. Ce qui était, rétrospectivement, une idée fumeuse.

Guillaume Bailly

Cigarette : un cow-boy tout feu tout flamme

0
Eric Lawson

Il apparaissait robuste, viril, travailleur, libre, sa cigarette à la bouche. Mais, à en croire un décompte publié hier lundi dans le quotidien « Los Angeles Times », le cow-boy Marlboro n’était pas si solide. Car au moins quatre des interprètes de cette fameuse publicité sont déjà morts d’une maladie liée au tabagisme.

Le dernier s’appelait Eric Lawson. Il a été emporté à 72 ans d’une complication pulmonaire le 10 janvier dernier à San Luis Obispo, en Californie. Il était un acteur, costumé sur les  publicités des magazines de 1978 à 1981. Il était surtout fumeur depuis l’adolescence, accro à sa clope, conscient de ne pouvoir s’en passer.

Certains n’étaient que des comédiens, d’autres d’authentiques cow-boys. Tous renvoyaient au mythe du Grand Ouest. Et pourtant. David Millar, par exemple, était loin du stéréotype. Il  n’aimait pas les chevaux. On l’attachait à l’animal pour pouvoir tourner des spots sans risques.  Lui est mort à 81 ans en 1987 d’un emphysème pulmonaire après avoir fumé pendant 45 ans.

Son collègue Wayne McLaren (pub de 1976), fumeur pendant un quart de siècle, a succombé en 1992 d’un cancer du poumon. Il n’avait que 51 ans. Sur la fin, changeant de casquette, il s’était reconverti dans un spot anti-tabac. Sur son lit de mort, alors que des tubes le maintenaient en vie, il racontait son combat de douleurs à un journaliste du Los Angeles Times, remonté contre les industriels. « Le tabac tue, j’en suis la preuve », confiait-il, exhortant qu’on protège les jeunes de la cigarette.

Mais la publicité Marlboro était si efficace dans les années 90 que des études montraient sa très forte notoriété chez les étudiants.

La veuve d’un autre « cow-boy Marlboro », David McLean, alla même jusqu’à attaquer la firme Philip Morris, fabricant de la marque. Elle fut déboutée en justice, la loi de Californie n’étant pas adaptée à sa demande. Son mari, mort en 1995 à Los Angeles d’un cancer du poumon à 73 ans, avait fumé (disait-elle)  jusqu’à cinq paquets par prise sur le plateau de tournage, le temps que la cendre tombée, que le nuage de fumée et la cigarette brûlée soient considérés comme une scène parfaite.

Depuis 1998, la compagnie a écarté le viril cow-boy de ses publicités américaines.

Rapport au ministère de la santé : Avis de décès de la cigarette electronique ?

1
Un cartomiseur, avec une bourre et une résistance, un "Tank" (réservoir), un drip tip (embout à lévres), voilà un des systèmes de vaporisation du liquide

Aujourd’hui, le rapport tant attendu sur la cigarette électronique va être remis à la ministre de la santé. L’occasion pour notre vapoteur de rédac’chef de le commenter.

Quelques principaux points du rapport

dct-chrome-fog-silver-300x300 Rapport au ministère de la santé : Avis de décès de la cigarette electronique ?
Un cartomiseur, avec une bourre et une résistance, un "Tank" (réservoir), un drip tip (embout à lèvres), voilà un des systèmes de vaporisation du liquide : 10 euros l'ensemble, le cartomiseur est à changer environ une fois par semaine, en fonction de votre consommation, 2.20 euros environ la pièce

La première chose qui frappe, dans ce rapport, c’est que, contrairement à une directive européenne actuellement à l’étude, il préconise de ne pas interdire la cigarette électronique. Le collège d’experts, sous la direction de Bertrand Dautzenberg, tabacologue, professeur de pneumologie, est parvenu à une conclusion, que l’on peut résumer comme suit : la cigarette électronique est trop récente pour que des informations pertinentes sur son utilisation sur le long terme soient fournies, les experts s’accordent aussi sur la dangerosité du produit, mais pour ajouter aussitôt que le produit est beaucoup moins dangereux que la cigarette classique.

Les experts préconisent plusieurs mesures : l’interdiction de la vente de cigarettes électroniques aux moins de 18 ans, et l’interdiction de son utilisation dans les lieux publics, comme le tabac. La première mesure est tout à fait raisonnable, ceci afin de limiter la dépendance des mineurs à la nicotine. La seconde est cohérente par rapport aux lois anti-tabac, qui devraient, au passage, être rebaptisées lois anti produits nicotiniques, et délivrera les responsables des lieux publics du flou juridique qui régnait en maître.

Sur les liquides, pareillement, le rapport propose d’ouvrir une certification pharmaceutique, pour des liquides dont le producteur aurait fait la demande, mais ne l’impose pas. Seuls les produits certifiés pourraient être vendus en pharmacie, les autres, comme le matériel, étant vendus dans des points de vente agréés.

A quoi va ressembler la vie d’un vapoteur si le rapport est appliqué tel quel ?

batterie-manuelle-pour-modele-ego-c-1000mah-noir-300x300 Rapport au ministère de la santé : Avis de décès de la cigarette electronique ?
Une batterie pour alimenter le tout, entre 20 et 25 euros pièce, autonomie une journée, rechargeable par prise USB. Voilà, vous avez tout...

Si le rapport était suivi à la lettre par la ministre, le rapport ne changerait strictement rien à la vie d’un vapoteur, exception faite de ceux qui utilisent leur e-cig dans les lieux publics. Le taux de nicotine maximum préconisé est de 18 mg, contre une législation qui autorise la vente jusqu’à 20 mg, ce qui, au point de vue du « hit » (la sensation de gratouillis au fond de la gorge) et la satisfaction du besoin en nicotine devraient être imperceptibles.

Au vu du traitement médiatique, la seule différence pour les vapoteurs sera que, lorsqu’ils sortiront leur cigarette electronique, on ne leur demandera plus « Qu’est ce que c’est ce truc ? » mais « Ah, c’est donc ça, la e-cig ? ». Un peu de variété ne fait pas de mal.

L’objectivité, la clarté, et surtout, la reconnaissance des vertus de la e cigarette par une commission qui avait pour consigne d’appliquer le principe de précautions est sans aucun doute une excellente nouvelle.

Ou acheter sa cigarette électronique ?

eliquide-francais-pomme-10ml-alfaliquid-pour-cigarette-electronique-300x300 Rapport au ministère de la santé : Avis de décès de la cigarette electronique ?
Ne reste plus qu'à choisir un e-liquide, environ 5. 90 euros les 10 ml, dosé en nicotine selon votre consommation de cigarette. Votre vendeur de cigarettes électroniques saura vous conseiller.

La question est : ou sera vendue la cigarette électronique ? Trois solutions sont possibles : dans des boutiques dédiées, chez les buralistes, chez les pharmaciens.

Les pharmaciens n’ont pas l’air de déborder d’enthousiasme, et se contenterons certainement des produits de qualité pharmaceutique qui seront proposés chez eux. L’un d’eux, contacté par téléphone, nous a expliqués qu’il avait vocation à vendre des produits de sevrage ou de substitution, mais devenir revendeur de drogue de consommation courante le mettait mal à l’aise. Position louable, dont nous ignorons si elle est partagée par tous ses collègues, qui sont invités à nous livrer leur opinion.

Il faut alors privilégier les boutiques. En effet, les buralistes, qui revendiquent l’exclusivité, provoqueront à terme la mort du produit, ou sa dérégulation sur le marché parallèle.

Quand la cigarette électronique est arrivée en France, les bureaux de tabac n’en ont pas voulu. Le marché s’est organisé lui-même, avec des passionnés devenus revendeurs, et le petit miracle a eu lieu : la cigarette électronique s’est auto-régulée, les revendeurs, pour la plupart, et les fabricants, se sont imposés à eux-même des normes de transparence et d’éthique dans le souci du consommateur.

Tous ce travail, serait il juste que ce soit aujourd’hui des buralistes qui n’ont rien fait qui en profitent ?

Une vente de cigarette électronique, en boutique, c’est environ trois quart d’heure. Un vendeur s’enquiert de votre profil de fumeur, vous fait tester du matériel, vous fait goûter des produits, pour vous proposer ce qui vous conviendra le mieux, puis, une fois le tout choisi, vous explique comment utiliser et entretenir votre matériel.

Vous voyez, vous, votre buraliste prendre trois quart d’heure pour vous expliquer le fonctionnement de votre cigarette électronique ?

Enfin, dernier point mais peut être selon nous le plus crucial. Nous avons demandé à Michaël, de Mcortex Distribution, combien d’emplois il avait créé « Depuis environ un an, neuf, moi y compris, dont la moitié était demandeurs d’emplois » et combien d’emplois représente la cigarette électronique en France ? « On estime environ 500 depuis que la cigarette électronique est arrivée en France ». En deux ans, donc. La société Alphaliquid, fabriquant français de e-liquide, a créé à elle seule 120 emplois ces deux dernières années. Combien d’emplois ont été détruits chez les buralistes, pendant ce temps ? Exception faite des tabacs frontaliers, pour d’autres raison, le chiffre est plus faible.

Un secteur en pleine expansion, qui s’est auto régulé, qui crée des emplois et peut, à terme, faire faire des économies à la Sécurité Sociale, la ministre de la santé, lorsqu’elle lira ce rapport équilibré et objectif, devra également garder ces éléments à l’esprit. D’autant que brider la cigarette électronique serait un signe fort et positif adressé à la cigarette classique. James Bond dirait : un permis de tuer.

Vous pouvez lire le rapport intégral ici

Note : même si l’auteur de cet article est, vous l’aurez compris, un inconditionnel de la cigarette électronique, cela tient du fait qu’il a arrêté, grâce à elle, le tabac. S’il avait le choix, aujourd’hui, il aurait préféré ne pas avoir commencé à fumer.

Le tabac tue plus que le sida, la malaria et la tuberculose

1

Journée mondiale sans tabac 2012

cigarettes Le tabac tue plus que le sida, la malaria et la tuberculose

Quelle est l’ampleur du problème?

Chaque année, 6 millions de personnes meurent dans le monde à cause du tabac, dont 170 000 enfants. Le tabac tue plus que le sida, la malaria et la tuberculose réunis. Durant le siècle dernier, 100 millions de personnes en sont mortes. Si rien n’est fait, ce sera un million le siècle prochain. C’est pour cela que l’OMS a mis en place une convention cadre en 2005. Il s’agit du seul traité de santé publique qui existe. Il a été signé par 175 pays, qui s’engagent à lutter contre le tabac.

via« Le tabac tue plus que le sida, la malaria et la tuberculose » – Metro.
L’Organisation mondiale de la Santé a choisi «L’interférence de l’industrie du tabac » comme thème de la prochaine journée mondiale sans tabac, qui a lieu le jeudi 31 mai 2012.
Cette campagne veut mettre l’accent sur la nécessité de dénoncer et de contrecarrer les agissements éhontés et toujours plus agressifs de l’industrie du tabac visant à saper la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, en raison de la sérieuse menace que ses membres font peser sur la santé publique.

5 millions de morts par an : faut-il interdire le tabac ? | Rue89 Eco

1

Le tabac tue 5 millions de personnes dans le monde chaque année, dont 60 000 en France, soit « le crash d’un avion de ligne sur notre territoire chaque jour ». Il a fait « 100 millions de morts au XXe siècle », plus que le sida et le paludisme réunis, et « pourrait faire 1 milliard de morts au XXIe siècle ». Rien que ça !

cigarettes_ecrasees 5 millions de morts par an : faut-il interdire le tabac ? | Rue89 Eco

via5 millions de morts par an : faut-il interdire le tabac ? | Rue89 Eco.