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Rire de la mort ? Et si les enfants nous apprenaient tout ?

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rentrée-beauté Rire de la mort ? Et si les enfants nous apprenaient tout ?

Ah non ! Pas les enfants !

Hier c’était la rentrée. Oui je sais, j’adore commencer par des évidences. Cette photo partagée par l’une de nos lectrices a suscité quelques réactions contrastées. Vous allez vite tout connaître sur moi c’est certain. J’ai deux enfants, les deux meilleurs parties de moi sans nul doute. Et bien sur si la mort s’avisait de tourner autour d’eux de très près je serais sans doute beaucoup moins guillerette qu’aujourd’hui. Alors…Peut-on rire de tout ? OUI évidemment…NON bien sur… toujours la même histoire.

Tu viens jouer avec moi ?

A l’heure des attentats où pendant un simple feu d’artifice la mort vient nous voler nos sourires et nous arracher notre avenir, a-t-on encore le droit de s’émerveiller devant une image ? Et si c’était LE remède et si c’était LA solution ? Et si les enfants étaient notre meilleure pilule du bonheur ? Dans ce cas tâchons de leur apprendre à sourire, avant d’apprendre à avoir peur.

La vraie histoire d’Emily

En fait cette image est une peinture, un tableau à l’huile fait par l’illustrateur Jermilex. Le titre de cette peinture est Emily’s Brush With Death. Il s’agissait pour l’illustrateur de mettre en évidence l’innocence de l’enfant, si bien que c’est la mort elle-même qui est à son service plutôt que l’inverse. La légèreté de la fillette est retranscrite à travers le smiley que l’on peut apercevoir dans le miroir. Finalement ce tableau est un vrai message d’espoir. On dit souvent « peu importe que l’on perde des batailles, on gagnera la guerre ». Avec la mort c’est l’inverse, elle gagne la guerre par nature, mais c’est la vie qui gagne toutes ses batailles. Et elle les gagnera dans les sourires de ses enfants.

 

L’art et la mort : La Leçon d’anatomie du docteur Tulp

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La Leçon d’anatomie du docteur Tulp est sans doute l’un des tableaux les plus reproduits dans les livres d’histoire pour illustrer la médecine de la renaissance. Mais cette toile d’un des plus grands maîtres n’est pas exempte de symboles.
L’oeuvre et son contexte

La Leçon d’anatomie du docteur Tulp est une peinture à l’huile sur toile de 169,5 × 216,5 cm réalisée par Rembrandt en 1632. En 1828, la vente publique de ce tableau au profit de la caisse des veuves de chirurgiens fut décidée. Le roi Guillaume Ier fit empêcher cette vente et donna l’ordre d’acheter ce chef-d’œuvre pour son « cabinet royal de tableaux ». On peut maintenant le voir au Mauritshuis de La Haye.

Le tableau montre une leçon d’anatomie avec un groupe de chirurgiens auprès du professeur Nicolaes Tulp (1593-1674). C’est le premier portrait de groupe peint par Rembrandt alors âgé de 26 ans. À Amsterdam, il y avait autrefois, au Waag, un théâtre d’anatomie où a été fait ce tableau.

La leçon d’anatomie eut lieu le 16 janvier 1632. La corporation des chirurgiens d’Amsterdam dont Tulp faisait partie n’autorisait par an qu’une dissection publique ; le corps qu’on utilisait devait être celui d’un condamné à mort. Ce fut d’Aris Kindt , âgé de 41 ans : le jour même il avait été pendu pour vol. Outre Nicolaes Tulp sont représentés également les chirurgiens les plus célèbres de l’époque.

En 2006, dans le journal néerlandais de médecine Nederlands Tijdschrift voor Geneeskunde, paraît un article dans lequel le tableau a fait à son tour l’objet d’une véritable dissection. La disposition anatomique telle qu’elle est présentée sur le tableau ne semble pas exacte.

Ce tableau du jeune Rembrandt est un tableau commandé par la puissante guilde des chirurgiens dont Tulp est un représentant éminent. Le tableau renvoie à tout ce qui agite alors le monde de la connaissance et des savants : le mouvement. Mouvement de l’âme (on dit que Descartes, alors vivant exilé en Hollande est bien présent sur ce tableau) ; mouvement des planètes (Galilée est en procès au même moment en Italie), mais aussi mouvement du corps, à une période où la dissection n’est admise encore qu’à titre exceptionnel : celle du professeur Tulp a lieu une seule fois par an, et en hiver pour une meilleure conservation des cadavres.

Il est vrai en tout cas que, si toute leçon d’anatomie commence d’abord alors systématiquement par une éviscération, celle de Rembrandt qui se concentre sur le mouvement des doigts et l’anatomie de la main recèle un profond mystère.

Ce tableau a été repris et reconstitué dans un des albums d’Astérix : Le Devin.

L’auteur

Rembrandt Harmenszoon van Rijn (1606 – 1669), habituellement désigné sous son seul prénom de Rembrandt, est généralement considéré comme l’un des plus grands peintres de l’histoire de la peinture, notamment de la peinture baroque, et l’un des plus importants peintres de l’École hollandaise du XVIIe siècle. Rembrandt a également réalisé des gravures et des dessins et est l’un des plus importants aquafortistes de l’histoire. Il a vécu pendant ce que les historiens appellent le siècle d’or néerlandais (XVIIe siècle), durant lequel culture, science, commerce et influence politique de la Hollande ont atteint leur apogée.

Une des caractéristiques majeures de son œuvre est l’utilisation de la lumière et de l’obscurité (technique du clair-obscur), qui attire le regard par le jeu de contrastes appuyés. Les scènes qu’il peint sont intenses et vivantes. Ce n’est pas un peintre de la beauté ou de la richesse, il montre la compassion et l’humanité, qui ressortent dans l’expression de ses personnages, qui sont parfois indigents ou usés par l’âge. Ses thèmes de prédilection sont le portrait (et les autoportraits) ainsi que les scènes bibliques et historiques. Rembrandt représente aussi des scènes de la vie quotidienne, et des scènes populaires. Sa famille proche apparaît régulièrement dans ses peintures. Il a exécuté peu de paysages peints (cela est moins vrai pour l’œuvre gravée) et de thèmes mythologiques.

La mort et l’art : Le radeau de la Méduse

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Le Radeau de la méduse est sans doute l’oeuvre la plus connue de Théodore Géricault. Relation d’un drame bien réel, la toile gigantesque frappe les esprits encore aujourd’hui et trouve un écho dans l’actualité…
Contexte et thème de l’oeuvre

Le 17 juin 1816, La Méduse appareille de l’île d’Aix, avec pour objectif le port sénégalais de Saint-Louis. Elle mène une flottille formée de trois autres appareils. À son bord se trouvent environ 400 passagers, dont le colonel Julien Schmaltz, gouverneur du Sénégal, accompagné de sa femme Reine et de leur fille, ainsi que des scientifiques, des soldats et des colons.

Le commandant Hugues Duroy de Chaumareys, un vicomte revenu d’exil, est nommé capitaine de la Méduse en dépit du fait qu’il n’a plus navigué depuis plus de vingt ans. En voulant prendre de l’avance et en dépassant les trois autres bateaux, la frégate dévie de sa trajectoire de 160 kilomètres et quitte donc la route prévue. Le 2 juillet 1816, La Méduse s’échoue sur le banc d’Arguin, à 160 kilomètres de la côte mauritanienne. L’équipage construit un radeau avec des espars pour délester la frégate de ses lourdes marchandises, à l’exception des canons, et la déséchouer.

Le 5 juillet et la mer devient mauvaise, rendant l’évacuation nécessaire. 233 passagers, dont Chaumareys, Schmaltz et sa famille, embarquent sur six canots et chaloupes afin de gagner la terre ferme, à 95 kilomètres de là. 149 marins et soldats, dont une femme, s’entassent sur le radeau de fortune non prévu pour transporter des hommes. Incapable de manœuvrer, le radeau est amarré à une des chaloupes. Mais l’amarre se rompt ou est volontairement larguée. Le commandant de Chaumareys décide alors d’abandonner à leur sort les passagers du radeau, avec leurs maigres vivres.

La situation se dégrade alors rapidement : les naufragés, pétris de peur, se disputent et font tomber leurs barriques d’eau douce dans l’océan, se reportant sur les barriques de vin pour étancher leur soif. Au septième jour, il ne reste que 27 survivants dont la moitié agonise. La faim, la colère, le délire éthylique pousse quelques désespérés à se jeter à l’eau ou à se livrer à des actes d’anthropophagie.

Les officiers décident de jeter les blessés à la mer afin de conserver les rations de vin pour les hommes valides. Au bout de treize jours, le 17 juillet 1816, le radeau est repéré par le brick L’Argus, alors qu’aucun effort particulier n’était entrepris pour le retrouver. Il n’a à son bord que quinze rescapés, qui sont suspectés de s’être entretués ou d’avoir jeté les autres par-dessus bord, voire d’avoir commis des actes de cannibalisme. La plupart des naufragés seraient morts de faim ou se seraient jetés à l’eau de désespoir. Au total, le naufrage cause la mort de plus de 150 personnes.

Le tableau

Le Radeau de La Méduse dépeint le moment où, après treize jours passés à dériver sur le radeau, les quinze survivants voient un bateau approcher au loin, alors même que l’état de l’embarcation de fortune est proche de la ruine. La monumentalité du format (491 cm × 716 cm) fait que les personnages en arrière-plan sont à échelle humaine, et que ceux au premier plan sont même deux fois plus grands qu’un homme : proches du plan de l’œuvre, entassés, les personnages créent un effet d’immersion du spectateur dans l’action du tableau.

Le radeau de fortune semble sur le point de sombrer, voguant dans une mer déchaînée, tandis que les naufragés sont représentés totalement anéantis et désemparés. Un vieil homme tient la dépouille de son fils sur ses jambes ; un autre pleure de rage, abattu ; un cadavre sans jambes à gauche évoque les pratiques anthropophages qui ont eu lieu sur le radeau réel tandis que des 
taches
 éparses
 de 
rouge
 sang rappellent
 les 
affrontements
. Plusieurs corps jonchent le radeau, au premier plan, sur le point de tomber à l’eau en raison des vagues. Les hommes au milieu de l’embarcation viennent d’apercevoir un bateau au loin ; l’un d’entre eux le montre du doigt, tandis qu’un membre de l’équipage se tient debout sur une barrique vide et agite sa chemise en l’air afin d’attirer l’attention du navire.

La mort et l’art : Le Sacrifice d’Isaac

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Le Caravage est un des plus grands Maîtres de la peinture du XVIIéme siècle. Volontiers ténébreux, il n’a pas hésité à aborder le thème de la mort, comme ici, dans Le Sacrifice d’Isaac.
L’oeuvre et son contexte

La toile est une commande du cardinal Maffeo Barberini, futur Urbain VIII (en 1623). Inspiré du passage de la Genèse (22, 9-12), Le Caravage place l’action de son tableau au moment précis où l’ange intervient pour arrêter le geste fatal d’Abraham, devant sacrifier son fils Isaac sur l’injonction de Dieu : l’ange placé à gauche étend le bras pour stopper et retenir la main armée du couteau d’Abraham, placé au centre de la composition. Isaac est étendu vers la droite, la tête plaquée sur un rocher, la bouche ouverte, les yeux inquiets de la suite (posture du cri). La tête d’un mouton apparaît à sa droite immédiate, en symbole du sacrifice.

Un paysage dans le fond en haut à droite adoucit cette scène violente.

L’auteur

Michelangelo Merisi da Caravaggio, en français Caravage ou le Caravage, est un peintre né le 29 septembre 1571 à Milan et mort le 18 juillet 1610 à Porto Ercole.

Son œuvre puissante et novatrice révolutionne la peinture du XVIIe siècle par son caractère naturaliste, son réalisme parfois brutal et l’emploi appuyé de la technique du clair-obscur allant jusqu’au ténébrisme. Il connaît la célébrité de son vivant et il influence nombre de grands peintres après lui, comme en témoigne l’apparition du caravagisme.

Il obtient en effet un succès foudroyant au début des années 1600 : travaillant dans un milieu de protecteurs cultivés, il obtient des commandes prestigieuses et des collectionneurs de très haut rang recherchent ses peintures. Mais ensuite Caravage entre dans une période difficile. En 1606, après de nombreux démêlés avec la justice des États pontificaux, il blesse mortellement un adversaire au cours d’un duel. Il doit alors quitter Rome et passe le reste de sa vie en exil, à Naples, à Malte et en Sicile. Jusqu’en 1610, l’année de sa mort à l’âge de 38 ans, ses peintures sont en partie destinées à racheter cette faute. Toutefois, certains éléments biographiques portant sur ses mœurs sont aujourd’hui revus, car des recherches historiques récentes remettent en cause le portrait peu flatteur qui a été longtemps propagé par des sources du XVIIe siècle et sur lesquelles on ne peut plus désormais se fonder.

Après une longue période d’oubli critique, il faut attendre le début du XXe siècle pour que le génie de Caravage soit pleinement reconnu, indépendamment de sa réputation sulfureuse. Son succès populaire donne lieu à une multitude de romans et de films, à côté des expositions et des innombrables publications scientifiques qui, depuis un siècle, en renouvellent complètement l’image. Il est actuellement représenté dans les plus grands musées du monde, malgré le nombre limité de peintures qui ont survécu. Toutefois certains tableaux que l’on découvre depuis un siècle posent encore des questions d’attribution.

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Ou voir l’oeuvre ?

Le sacrifice d’Isaac est conservé à la Galerie des Offices à Florence, en Italie. Un autre Sacrifice d’Isaac est visible à Princeton : c’est une première version du tableau, inachevée.

UFFIZI GALLERY

Piazzale degli Uffizi,

50122 Firenze

Site internet du musée : www.polomuseale.firenze.it

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La mort et l’art : La pie sur le gibet

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Pieter Bruegel l’Ancien est une des quatre grandes figures de l’école Hollandaise. La Pie sur le Gibet est une oeuvre-testament, qu’il légua d’ailleurs à sa femme, peint un an avant sa mort.
L’oeuvre et son contexte

Bruegel peint un extraordinaire paysage où le monde infini se fond dans les subtiles nuances de l’atmosphère. Il suit en cela la voie ouverte quelques dizaines d’années plus tôt par Joachim Patenier ( 1480-1524). Celui-ci, premier à se poser comme spécialiste du paysage, donne priorité à la nature sur la scène religieuse. Mais à la différence de Patenier, Bruegel ne traite pas le paysage de façon analytique.

La pie représentait les mauvaises langues, bonnes pour le gibet.
Bruegel a peut-être pensé aux délateurs encouragés par le duc d’Albe dans son édit de 1566, afin qu’ils dénoncent les « prédicants » enseignant le protestantisme dans le pays.

La petite taille des villageois donne l’échelle et renforce l’effet grandiose du paysage. C’est le détail qui valorise l’ensemble. Le peintre a déjà utilisé ce procédé : La Tour de Babel en est un bon exemple.

L’auteur

Pieter Bruegel l’Ancien (Brueghel, près de Breda, v. 1525 – Bruxelles, 1569) est un peintre flamand. La biographie de Pieter Brueghel l’ancien est extrêmement lacunaire et en l’absence de sources écrites, les historiens en sont souvent réduits aux hypothèses..
La première date connue avec certitude est 1551, lorsque le nom de « Peeter Brueghels » apparaît dans les liggeren (registres) de la Guilde de Saint-Luc à Anvers où il a été reçu comme maître. Il fut l’élève de Pieter Coecke van Ælst, artiste cultivé, doyen de la guilde des artistes, à la fois peintre et architecte. En 1552, il fit un voyage en Italie, poussant jusqu’à Rome où il est possible qu’il ait travaillé avec le miniaturiste Giulio Clovio. Le Port de Naples, le décor de La Chute d’Icare et du Suicide de Saül ainsi que quelques dessins témoignent de son périple.
Entre 1555 et 1563, il est établi à Anvers et travaille pour l’éditeur Jérôme Cock. A partir de 1559, il simplifie son patronyme, signant ses œuvres Bruegel au lieu de Brueghel. À Anvers, il fréquente un cercle d’artistes et d’érudits humanistes notamment le mécène Nicolas Jonghelinck qui possédait seize de ses œuvres.

En 1562 il s’installe à Bruxelles et c’est à l’église Notre Dame de la Chapelle qu’il épouse en 1563 « Mayken cocks », fille de son maître Pieter Coecke van Ælst.
En 1564 naît le premier de ses fils, Pieter Bruegel le Jeune, dit Bruegel d’Enfer. La situation politique et religieuse en Flandres se dégrade. En 1567 le Duc d’Albe entreprend une campagne de répression sanglante contre les rebelles, et c’est l’année même de l’exécution des comtes d’Egmont et de Horn que naît en 1568 son second fils, Jan, dit Bruegel de Velours. Il semble certain que Bruegel l’Ancien ait reçu la protection du gouverneur des Pays-Bas espagnols, Perrenot de Granvelle, collectionneur de ses œuvres.
Il meurt en 1569 et est enseveli à Notre Dame de la Chapelle à Bruxelles

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Ou voir l’oeuvre ?

Le tableau est conservé au Musée régional de la Hesse à Darmstadt en Allemagne.

Hessisches Landesmuseum Darmstadt
Friedensplatz 1
64283 Darmstadt

Site internet du musée : www.hlmd.de/

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La mort et l’art : La Porte du Cimetière

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Pour entrer quelque part, il faut passer par la porte, ou le portail. Quoi de mieux pour entrer dans notre nouvelle série « la mort dans l’art » que le Portail du Cimetière de Caspar David Friedrich ? Rien, assurément.
L’oeuvre et son contexte

Ce tableau représente l’entrée du cimetière Trinitatis de Dresde. Sur les piliers de l’entrée, on peut apercevoir un couple éploré, et, plus loin, une tombe ouverte qui semble de taille réduite. L’oeuvre évoque le deuil des parents après la mort d’un enfant. Les parents se tiennent à l’extérieur du cimetière, la tombe contenant le corps de leur enfant à l’intérieur : la mort sépare et le terrain du cimetière n’est pas pour les vivants. On notera également les piliers, qui écrasent complètement les silhouettes des parents : la stature de l’inéluctable domine les vivants.

Le tableau serait une œuvre inachevée. Friedrich a alors une maladie cérébrale qui l’emportera. C’est à cette époque que le thème des cimetières apparaît sans son œuvre.

L’auteur

Caspar David Friedrich, né en 1774 en Allemagne, est un peintre emblématique du romantisme allemand du XIXe siècle. Touché par la mort de plusieurs membres de sa famille alors qu’il est encore très jeune – sa mère et sa soeur en 1781, son frère en 1787 et sa seconde soeur en 1791 -, il se lance dans la peinture comme exutoire de ces sombres années, lors desquelles la mort apparaît comme l’un des thèmes les plus présents au sein de son oeuvre.

Caspar David Friedrich étudie tout d’abord de 1794 à 1798 à l’Académie royale de Copenhague, où il est très fortement influencé par la mythologie nordique dans ses travaux. Par la suite, il devient paysagiste à Dresde. Mais la simple étude de la nature ne l’intéresse pas, et il essaie d’insuffler à ses tableaux une signification spirituelle et mystique. Le peintre approfondit ses recherches à travers une correspondance abondante avec le philosophe Goethe, qui l’inspire grâce à son « Traité des couleurs » publié en 1810. Son tableau le plus connu est « Le Voyageur contemplant une mer de nuages », daté de 1818, représentant un homme en costume de ville, vu de dos, qui se tient au sommet d’un rocher face à un vaste paysage brumeux et montagneux.

Caspar David Friedrich devient membre de l’Académie de Berlin, et rencontre dans cette ville un grand succès, bien que de courte durée. Il tombe malade en 1824, et son état ne fera que s’aggraver, faisant du peintre un grand solitaire. Ses thèmes de prédilection, la nature et la mort, lui resteront jusqu’à sa propre fin en 1840.

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Ou voir l’oeuvre ?

A la Galerie Neue Meister (galerie des nouveaux maîtres) à Dresde en Allemagne

Galerie Neue Meisters

Staatliche Kunstsammlungen Dresden
Residenzschloss
Taschenberg 2
D-01067 Dresden

Site du musée : www.skd.museum

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