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Confiscalisation, la mort de la France

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A Funéraire Info, nous sommes soucieux d’informer de ce qui se passe, c’est notre cœur de métier, mais aussi de faire avancer les choses. Voilà pourquoi, aujourd’hui, nous vous proposons un nouveau mot : la confiscalisation.

Fisc-dent-en-or-300x196 Confiscalisation, la mort de la FranceEt croyez-bien qu’il en faut du courage, et de l’abnégation, pour exercer notre sacerdoce : pendant toute l’écriture de cet article, notre courageux rédacteur va devoir supporter de voir le rouge de son correcteur automatique d’orthographe souligner ce néologisme pourtant pertinent, tandis qu’il s’efforce de vous l’expliquer.

C’est une explication du point de vue funéraire, bien entendu, mais vous devriez pourvoir l’adapter sans aucune difficulté à votre propre secteur d’activité, si vous n’appartenez pas à notre corporation.

C’est Eric, non pas notre vénéré chef, mais un fidèle et non moins vénéré lecteur, qui nous a suggérés ce terme, dont il est le créateur. Puisse-t-il un jour obtenir la reconnaissance des sages du Quai Conti.

Mais, qu’est-ce que la confiscalisation ?

Le simple fait de poser la question nous aide à vous définir : sans doute un profil plus matheux que littéraire, caractérisé par une allergie patente à l’étymologie et à la décomposition grammaticale des mots. Le mot confiscalisation vient du mariage pour tous des mots confisquer, verbe transitif issu du latin « confiscarer », qui signifie « déclarer propriété du fisc » et du mot fiscaliser, venu de la même racine, qui signifier afférer au fisc.

Il ne s’agit pas ici de pléonasme : la double insistance sur l’appartenance au fisc, dans ce mot, doit souligner la spoliation d’un bien par l’extension déraisonnée du domaine d’action du fisc. Pour les non littéraires et les amateurs de formules à l’emporte-pièce, nous diront simplement que la confiscalisation est une illustration du terme « trop d’impôt tue l’impôt ».

Parce qu’entre Impôts sur le revenu, Impôts sur les sociétés, CSG, taxe verte, taxe d’habitation, taxe foncière, impôt sur les successions , prélèvement, amendes, Taxes régionales sur les certificats d’immatriculation des véhicules, Taxe hydrocarbures, Redevances et taxes funéraires, et touti quanti, ceci n’étant qu’un bref extrait des 214 impôts et taxes diverses en France, il fallait bien un mot pour signifier ce débordement laxatif, pardon, taxatif.

le-poids-du-fisc-212x300 Confiscalisation, la mort de la FranceMais, et le funéraire là dedans ?

Point d’impatience, frétillant lecteur et toujours adorable maîtresse d’elle-même lectrice, nous y venons. Il appartient ici de distinguer la confiscalisation appliquée au particulier et celle concernant le professionnel, et souligner l’interpénétration des deux pratiques.

Nous ouvrons une parenthèse pour expliquer que si le présent article est rempli de mots de plus de trois syllabes, c’est pour souligner que la confiscalisation est un néologisme soulignant un seuil critique auquel nous sommes parvenus, et non un mot bricolé destiné à pallier nos carences lexicales. Fermons la parenthèse.

Centenaire, naire, naire…

Les chiffres oscillent entre 600 000 selon les organisateurs, et 1 300 000 selon les payeurs, mais le nombre de contribuables a fortement augmenté, ce qui n’est pas sans poser de problèmes, notamment pour les personnes âgées. Ainsi, l’exemple de cette dame, centenaire révolue, qui se retrouve à cet âge fort avancé et honorable, songez donc qu’à sa mère se reposant de l’accouchement, on aurait pu apporter le journal faisant sa une sur le naufrage du Titanic, à payer des impôts, chose qu’elle n’avait plus fait depuis trente ans, la maigre pension de réversion qui lui est dévolue après le décès de son mari suffisant à grand-peine à payer son loyer et sa frugale pitance.

Moins médiatique, mais tout aussi concret, l’exemple de ce couple forcés de résider en maison de retraite, du fait de leur état de santé, qui est obligé de puiser dans son épargne pour acquitter la soulte entre leur pension et le loyer pour eux deux, et à qui les impôts demandent plus de mille euros pour la première fois depuis dix ans. Bien entendu, les contribuables âgés mais autonomes qui résident hors structure médicale verront une taxe d’habitation leur dégringoler sur la tête. Les finir, peut être ?

A eux tous, et aux autres, les impôts appliquent leur règle d’or : « Nous accepterons d’étudier votre situation, après que vous aurez payé notre dû ».

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René Le Honzec/Contrepoints.org https://www.contrepoints.org/ licence CC-BY 2.0

Croque-morts, mort, mort…

De l’autre côté, des professionnels. Chez eux aussi, c’est l’apocalypse. Charges salariales, patronales, impôts sur les entreprises qui augmentent. Ou qui vont augmenter. Peut être. On ne sait pas.

Notre Bien Aimé Président tançait hier, vertement, Alcatel, pour ses « erreurs de gestion » qui ont conduit à la disparition de centaines d’emplois. Certes, nous n’oserions point contredire l’édile si populaire aux résultats si probants, néanmoins, sans revenir sur le cas particulier d’Alcatel, nous voudrions rappeler à son esprit écrasé par les soucis que la gestion d’une entreprise se fait à court, moyen et long terme. La gestion à court terme, c’est la conquête d’un marché et l’embauche d’intérimaires ou de CDD, la gestion à moyen terme, c’est le renouvellement usuel des outils et l’embauche de CDD ou de CDI, la gestion à long terme, c’est les investissements de recherche et développement et l’embauche de CDI.

Comment un chef d’entreprise est il censé prévoir à moyen et long terme si il ne sait pas à quelle sauce fiscale il sera assaisonné d’une année sur l’autre ? Il ne peut que constater la tendance haussière, et opter pour la prudence, prudence souvent traduite par un statu quo.

Mais même si ses charges n’augmentent pas, la TVA, si, dès l’an prochain. Ce qui implique une augmentation du tarif.

La rencontre

Dans le secteur du funéraire, cela se traduit par une augmentation des prix, traduction de la TVA et de l’impossibilité de baisser les tarifs, pour pouvoir faire face aux charges courantes.

Cela se traduit par des familles qui voient leur pouvoir d »achat baisser, parce que les impôts et prix augmentent plus vite que leurs revenus.

Cela se traduit par un couple rincé par des maisons de retraites onéreuses, dont les économies de toute une vie sont passées dans la compensation de la différence de prix entre leurs revenus stagnants et les factures augmentant, du fait surtout des charges fiscales, et le paiement de leur impôt.

L’on pourrait voir un jour arriver ou des personnes âgées, encore considérées il y a dix ans comme aisées, détentrices du pouvoir d’achat le plus élevé, seraient enterrées comme des indigents. Ne riez pas : le grand-père est parti, la grand-mère se retrouve avec une pension de réversion de 1000 euros, une maison de retraite à 1700 euros, une mutuelle à 150 euros mensuels, 600 euros d’impôts, les économies et le fruit de la vente de la maison sont depuis longtemps dépensés pour survivre, et ses enfants sont au chômage, comme 5 400 000 français (chiffres obtenus en supprimant les « filtres » statistiques), question : on fait comment pour payer son cercueil ? On imagine mal le trésor public s’asseoir sur une taxe d’inhumation ou de crémation. Que l’intéressé, ensuite, soit enterré dans un cercueil en bois de cagettes importe peu.

Et le chef d’entreprise, qui voit le panier moyen baisser, alors que ses charges, fiscales et d’amortissement, au mieux ne bougent pas mais menacent d’augmenter, au pire augmentent effectivement, et dont les tarifs grimpent à cause des taxes, il fait comment pour garder son entreprise ouverte ?

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C’est ça, la confiscalisation. On confiscalise d’un côté le droit à un chef d’entreprise d’excercer et de développer son activité, ce qui implique de créer des emplois. On confiscalise de l’autre le droit à des centaines de milliers de familles d’organiser des obsèques décentes uniquement dictées par l’hommage qu’elles souhaitent rendre au défunt. On confiscalise le deuil après avoir confiscalisé tout le reste.

La question est : combien de temps cela va-t-il durer ? Quelle sera la confiscalisation de trop ? Et quelles seront les conséquences de l’ire populaire ?

www.revolution-obseques.fr, 789 euros, le Low Cost à Paris

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titre-revolution-obseques.fr_-300x28 www.revolution-obseques.fr, 789 euros, le Low Cost à ParisLes Services funéraires de la Ville de Paris lancent aujourd’hui leur site www.revolution-obseques.fr. Celui-ci est tout entier dédié à un nouveau service low-cost, mais sans être pour autant au rabais. A un prix unique de 789 euros, ce prix comprend un corbillard avec chauffeur, un cercueil biodégradable, un capiton, et le transport du corps du lieu de mise en bière jusqu’au cimetière.

Des options sont proposées, comme le Maître de Cérémonies ou les fleurs. Le tarif voir s’adjoindre diverses prestations, comme le prix d’une concession, l’ouverture d’une concession existante par un marbrier, les taxes et vacations, voire éventuellement une crémation, les soins de conservation, etc…

Mis en ligne il y a quelques minutes ce 21 juin, l’ensemble des fonctionnalités du site ne seront opérationnelles qu’à partir du 2 juillet.

Plus d’informations très prochainement sur Funéraire Info.

 

www.revolution-obseques.fr