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Ennemi Public, une variation sur l’affaire Dutroux, sur TF1

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ennemi public tf1 Dutroux
La policière, le moine, le monstre

TF1 diffuse actuellement « Ennemi Public », une série Belge inspirée de l’affaire Dutroux, retentissante internationalement, mais qui est, bien au-delà, un véritable traumatisme en Belgique. Avec une question simple : que se passerait-il si Marc Dutroux était libéré et se retirait dans un monastère ?

L’ombre de Dutroux

Même si la sérié a été présentée comme une adaptation de l’affaire Dutroux, elle en est plutôt une extrapolation. La série pose une question : que se passerait-il si Marc Dutroux venait à obtenir la liberté conditionnelle, grâce à sa bonne conduite, après avoir demandé à se retirer dans un monastère et se faire moine. Ce genre d’homme est -il récupérable ?

Dans les faits, c’est Michelle Martin, complice et épouse de Dutroux, qui a effectivement été libérée en 2012 et s’est retirée dans un couvent près de Namur, où elle ne réside plus aujourd’hui.

Plus qu’à un scénario abracadabrantesque, la justice Belge n’en ayant pas encore fini avec Dutroux, et ce dernier, aux nouvelles, ne semblant pas faire montre d’un semblant de repentance, la série est prétexte à une interrogation sur le bien et le mal.

Synopsis

Assassin d’enfants, libéré en conditionnelle, Guy Béranger est accueilli par les moines de l’abbaye de Vielsart, un tranquille petit village de l’Ardenne. Il est placé sous la protection de Chloé Muller, une jeune inspectrice de la police fédérale, persuadée que, tôt ou tard, l’ancien criminel récidivera. Alors que la population s’indigne de la présence de l’ennemi public no 1 dans leur voisinage, la police apprend la disparition inquiétante d’une fillette du village…

Alors, c’est comment ?

Première constatation : le niveau de jeu des acteurs est plusieurs cran au dessus de la plupart des séries policières françaises. Des acteurs Belges et Français s’y donnent la réplique sans sur ou sous-jouer, hormis éventuellement Stéphanie Blanchoud qui en fait peut être un peu trop, desservie par un personnage caricatural.

Angelo Bison est glaçant dans le rôle de Béranger, et Clément manuel, découvert en adjoint de Falco, est juste parfait en moine partagé entre ses convictions profondes et la réalité qui s’acharne à lui donner tort.

S’y ajoute une réalisation impeccable, un paysage adéquat (les Ardennes Belges), et un scénario qui donne la part belle à des personnages profonds, plus complexes et humains, souvent, que la simple surface de leur rôle.

C’est pour qui ?

La série est parfaite pour quiconque aimerait pouvoir regarder une série francophone mais se désole devant les scenarii indigents et le jeu d’acteur pitoyable des « Le juge est une femme » et autres « Section de recherches » qui font pourtant les beaux jeudis de TF1.

L’œuvre n’est pas marquante ou inoubliable, mais suffit amplement à faire passer une bonne soirée les lundis soir, et surtout, pour les amateurs, offre un vaste panel de « et si ? » qui aboutit à s’interroger soi-même : « Qu’est-ce que je ferais à leur place ? ». Rien que pour ça, c’est une réussite.

« Ennemi public » tous les lundi soir sur TF1, 20 H 55 (et sur TF1.fr pour les épisodes que vous avez manqué).

Euro 2016 : et si regarder trop de foot à la télé pouvait tuer

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Cérémonie d'ouverture de l'Euro 2016

Il est temps de poser les questions de saison : trop de suspense et crise cardiaque à l’appui, risque-t-on la mort à regarder trop de foot à la télé ? Bagarres de hooligans mises à part, l’actuel Euro 2016 sera-t-il synonyme de hausse d’activité dans le funéraire ?

C’est sûr, éprouvant pour les nerfs, le but victorieux de dernière minute à la française est un bon allié du cardiologue. Le magazine Sciences et avenir en profitait vendredi dernier pour dresser un état des connaissances. Force est de constater que les résultats d’études sont contrastées.

Car il n’y a pas consensus européen. En 2008 par exemple, des chercheurs bavarois affirment après le Mondial allemand de 2006 que le risque d’atterrir aux urgences pour un problème cardiaque est plus de deux fois plus élevé le jour où joue l’équipe allemande. Infarctus, rythme qui s’emballe : les deux heures qui suivent une rencontre sont critiques.

Rien de tout cela, en revanche dans des études italienne (2010) et suisse (2011). Pas d’angoisse excessive, pas de stress fatal. En réalité, si elles sont toutes exactes, ces données mettent en évidence plutôt l’importance de l’environnement des matchs. La nourriture riche, l’alcool, le café ingurgités pour l’occasion n’aident pas, par exemple. Les fortes chaleurs estivales non plus, pour une coupe du monde par exemple. La pollution, le manque de sommeil accumulé devant son écran, le fait que ce soit un jour travaillé ou non.

Plus encore : des chercheurs bourguignons étudiant la population de Dijon lors des compétitions européennes en 1992, 1996, 2000 et 2004 ont mesuré une diminution des AVC et des troubles cardiovasculaires les jours de rencontres, par rapport à des périodes sans matchs. Leur hypothèse : un effet euphorisant protecteur pour la santé.

Disons donc que les aficionados du ballon rond y trouveront motif à justifier les longues heures passées devant la télé à suivre leur équipe favorite. Avec pour seul risque cardiaque les effets de la scène de ménage à venir.

Shakespeare : la malédiction de l’homme sans tête

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Monument national britannique, William Shakespeare sera mort il y a 400 ans le 3 mai prochain. Les festivités ont déjà débuté, et chez nous la chaîne Arte y consacre ce mercredi (20h55) toute sa soirée. Nombre de mystères demeurent autour de lui. Selon la chaine anglaise Channel 4, son corps n’aurait aujourd’hui même plus de tête. Volée sans doute.

L’acteur a existé. Mais est-il l’auteur de des pièces qu’on lui attribue ? Les experts se chamaillent encore. Des quelques certitudes de sa vie, on sait qu’il est rentré dans sa ville natale, Stratford-upon-Avon (centre-ouest de l’Angleterre) en 1611 pour y prendre sa retraite, et y mourir en 1616. Il a alors 52 ans. Non en tant que poète mais en tant que contributeur à la paroisse, il gagne le droit d’être inhumé dans le chœur de l’église locale de la Sainte-Trinité.

Afin que sa dépouille ne soit pas déplacée du tombeau (un manque de place est si vite arrivé), il fait inscrire une épitaphe vindicative. En substance : ne touchez pas à mes os ou soyez maudits. Soyez bénis si vous passez votre chemin. Une légende veut qu’il ait été enterré avec des œuvres inédites. Mais personne n’a osé vérifier.

En réalité bien d’autres histoires circulent, et depuis fort longtemps. A commencer par celle d’une profanation possible en 1794. Une rumeur jamais étayée. Anniversaire oblige, un groupe d’archéologues de l’université de Statfford et de Cambridge a voulu en avoir le cœur net. Avec cette obligation de ne pas soulever la dalle funéraire. L’expertise a donné lieu à un documentaire, diffusé voici quelques jours sur la chaîne de télévision Channel 4.

Pour la première fois, une radiographie a été prise de la tombe dans l’église. Et là, surprise. D’abord, il n’y a pas trace de métal. Le corps inhumé-là ne l’a pas été dans un cercueil mais probablement dans un linceul. Mais surtout l’image montre que le crâne est manquant. Et voila la légende confortée.

Ce trophée se trouverait-il à 25 kilomètres de Stratford, dans la crypte d’une autre église ? Là où un autre crâne aurait pu être celui de l’écrivain, selon une autre légende. Point du tout. Le même groupe de scientifiques l’a examiné. Au scanner laser, il s’agit d’une femme inconnue de plus de 70 ans. Raté.

L’Eglise locale a toujours refusé les demandes de fouilles autour de la sépulture de Shakespeare. Tout en se satisfaisant des informations récemment récoltées, le vicaire de la Sainte-Trinité continue de marteler qu’on ne dérange pas l’écrivain. C’était son souhait. Et si le mystère perdure, il faut apprendre à vivre avec.

Publicité : quand le saucisson s’invite aux obsèques

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(capture Youtube) publicité Justin Bridou

« On dit que les meilleurs partent les premiers. Et pourtant Paul nous a quittés. Et avec lui l’espoir qu’il rembourse ses nombreuses dettes… Il a eu ce qu’il méritait. Il y a des choses qu’il vaut mieux ne pas partager. » Justin Bridou a choisi une veillée funèbre pour vanter l’art du bien vivre ensemble dans une actuelle publicité.

Un orateur parle, debout devant le cercueil, aux côtés de la photo du défunt, entouré des proches pendant des obsèques. Le discours détonne : il n’est pas le message convenu qu’on attendait en pareille circonstance.

La marque de saucisson sec a fait appel à l’agence de publicité McCann pour vanter les mérites de ses produits dont la consommation est présentée comme un bon moment à ne pas gâcher avec n’importe qui. Veillée funèbre donc, mais aussi mariage, naissance, baby-sitting ou encore entretien d’embauche : les situations misent sur l’impertinence et l’humour. Aujourd’hui, tout se partage tout le temps et partout, jusqu’aux réseaux sociaux, mais ce n’est pas forcément une bonne idée, dit le message.

Cette série de cinq spots de publicité est à voir actuellement sur les chaines de télévision et sur internet.

Voyeurisme : le deuil en gros plan à vendre à la télé

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Dis-moi ce que nous verrons bientôt à la télé, je te dirais dans quel monde tu vis… Jusqu’à aujourd’hui jeudi se tient à Cannes le MipTV, ce marché des programmes venus du monde entier. Les chaines viennent y acheter les concepts de futures émissions. Et cette année, la mort rôde.

Survivre dans un monde hostile grâce à la technologie, choisir un amoureux parmi des avatars, être volontairement immergé dans une prison, des tendances se dégagent. Ce n’est pas tout. Deux programmes sont particulièrement troublants et d’un goût douteux.

Le premier est néerlandais, le pays qui a inventé le voyeurisme du Loft. « With love from above », produit par Tuvalu Media, montre des mourants enregistrant un dernier message pour leurs proches. Ceux-ci n’y auront accès qu’après le décès, et leur émotion sera le sel du programme. L’épisode présenté suit les derniers moments d’un jeune homme (désormais décédé) atteint d’un cancer incurable. Pour le respect et l’intimité du deuil, mieux vaut zapper.

Faut-il craindre que les productions japonaises de Fuji Creative Group ne parviennent à trouver un client français ? Cette société a présenté lundi dernier un épisode de sa téléréalité « Resurrection Makeover ».

Ce programme recrute des comédiens à qui il est demandé de prendre l’apparence d’un défunt, via un masque en latex fabriqué d’après photo. Ainsi grimés, ils vont sonner à la porte de familles endeuillées (volontaires) pour s’y incruster sous l’œil des caméras, et figurer ainsi pendant quelques heures la personne disparue. On y voit ainsi une veuve accueillir le sosie de son mari mort, et partager un karaoké en chantant le morceau préférée de madame.

Suisse : les pompes funèbres selon Ursule Péclart

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(capture RTS)

Bien connu en Suisse pour ses satires, ses faux reportages et sa vision décalée de l’actualité écoulée, le magazine télévisé 26 minutes (sur la RTS) relayait à sa façon samedi 27 février l’annonce par l’Office fédéral de la statistique de la plus forte mortalité locale en 2015 depuis 1918. Sur le plateau, un bien curieux croque-mort venu parler de sa pratique.

Cet Ursule Péclart, sous sa fausse perruque, est présenté comme dirigeant une société de pompes funèbres. Evidemment pour cet homme hilare, l’année écoulée a été bonne. « Plus 12% de chiffre d’affaires », se félicite-t-il avant de glisser à plusieurs reprises son numéro de téléphone.

Evidemment, dans cette farce, le comédien va camper le pire et la caricature. Toute ressemblance… « On a super bien bossé cette année », se frotte t-il les mains. « Une vilaine grippe en début d’année, puis la canicule de juillet, les vieux ils sont tombés comme des mouches ! Du reste, j’ai du annuler mes vacances».

On passe sur les talents de bricoleur parfois nécessaires dans la profession, l’interview se prolonge sur la compassion forcée. « On doit cacher la joie d’avoir un nouveau client, sinon on n’arriverait jamais à refourguer à la famille le cercueil e plus cher, la pierre tombale la plus belle, le corbillard dernier cri. On prend un air triste. On dit que le défunt était merveilleux, qu’il mérite ce qui se fait de mieux. Et la facture monte. C’est un métier ! » La performance de « l’entrepreneur de pompes funèbres » est à retrouver ici.

Enterrements : quand la vérité est bonne à dire (ou non)

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(capture Youtube)

Et si on se lâchait aux enterrements ? Dans sa série « En toute honnêteté », l’équipe d’humoristes de Lolywood revisite sur sa chaine Youtube les cérémonies funéraires. Et gare aux dérapages.

Du prêtre, devant le cercueil du défunt, qui adresse ses pensées à sa femme et sa fille… Mais aussi à ses maitresses, sa seconde famille et ses enfants cachées, au commercial des pompes funèbres qui repère dans les cortèges les candidates souffreteuses, c’est férocement drôle. Il y a aussi le patron soulagé de ne pas avoir à verser une grosse prime de licenciement, l’employé du funérarium sans tact…

« Il y a des moments où il faudrait mieux ne pas être honnête… Chez Lolywood, notre philosophie est : il vaut mieux en rire qu’en pleurer ! », plaident les protagonistes de cette chaine Youtube. Pour eux, « Lolywood c’est du grand spectacle Hollywoodien… sans les stars, les thunes et le spectacle ».

Et ça marche. 270.000 abonnés. Des vidéos vues 10,5 millions de fois (389.000 pour celle sur les enterrements). Au fil des pastilles, un chat raconte comment flatter et adopter un humain. On y apprend comment draguer par textos. On y découvre comment adapter les personnages de Star Wars à la vie quotidienne. Ou on y détourne plus classiquement des publicités ou des chansons. Les protagonistes, qui s’étaient déjà distingués en lançant l’autre chaine Youtube Wonderfools, ont été contactés par la chaine de télévision D17 pour fournir un programme court, diffusion de ce Lolywood (le vendredi à 20h45).

Crime : Michel Cymès fait parler les morts

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Crime, Michel Cymès
(photo France 2)

Comment lit-on une scène de crime ? Comment travaille la police scientifique ? En simulant son propre assassinat, l’animateur-docteur Michel Cymès mène l’enquête pour les téléspectateurs. Ce sera mardi 9 février (20h55) sur France 2 dans un nouveau numéro du magazine Aventures de médecine.

Tout part d’un fait divers : l’animateur préféré des Français a été laissé pour mort au fond d’une grange, en pleine nuit, avec deux balles dans la peau. Des pistes émergent bientôt. Elles mènent à ses amis du petit écran : Adriana Karembeu, Nagui, Marina Carrère d’Encausse, Thierry Lhermitte, Lilian Thuram. Cette pochade, ce Cluedo léger est le prétexte à raconter, décortiquer, comme dans les meilleures séries policières. Traces de sang, impacts, empreintes, température du corps, cheveux, mouches trouvées sur le cadavre, indices invisibles à l’œil nu… La mort parle.

Michel Cymès pratiquera une autopsie virtuelle, et nous fera entrer (jusqu’aux États-Unis) dans les laboratoires des experts et (exceptionnellement) des médecins légistes. L’occasion de parler des métiers pluridisciplinaires concernés, des techniques employées, et de revenir sur cette riche histoire de la police scientifique, née au XIXe siècle, qui s’est finalement imposée mais non sans mal dans les enquêtes criminelles. Ajoutant petit à petit les enseignements de la médecine, les mesures, les empreintes, le profilage psychologique.

Cette discipline s’est encore enrichie dans les années 80 de l’expertise ADN. Une innovation récente donc, née fortuitement à l’occasion d’une sordide affaire de violeur en série dans la sombre campagne anglaise. Autant d’innovation que ce magazine montre, entretenant l’atmosphère d’un polar ludique.

 

PFG, deux spots télé pour la prévoyance avant la Toussaint

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La nouvelle campagne de publicité des PFG est sur les écrans de télévision, à l’orée de l’automne et à la veille de la Toussaint. Deux spots signés Michel Guimbard.

PFG, la filiale la plus célèbre du groupe OGF, fait son retour sur nos petits écrans avec deux spots de publicité, et un slogan « Mieux vous accompagner, c’est notre première volonté » qui a déjà fait ses preuves.

Les deux films sont axés sur la prévoyance obsèques, montrant des seniors heureux et détendus, seriens parce qu’ils ont prévu leurs obsèques dans le groupe. Michel Guimbard les réalise pour Dufresne Corrigan Scarlett. Le réalisateur a déjà démontré son savoir-faire avec des produits aussi variés que les pneus Michelin, les imprimantes Epsom, mais aussi les biscuits bonne maman que pourraient aisément grignoter les personnages des spots PFG.

La campagne de publicité sera prolongée sur papier et en digital.

Même s’il est fort peu probable que vous les manquerez, les voici tous les deux :


« Nikita », « 24h chrono » : Alberta Watson est morte

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La nouvelle a été confirmée par son agent à la télévision canadienne hier lundi : l’actrice Alberta Watson est morte samedi dernier dans un hôpital de Toronto, âgée de 60 ans. Elle a succombé à un cancer. Elle avait appris sa maladie sur le tournage de la série télé à succès « Nikita ».

C’est ce rôle de Madeline Pierce (1997 à 2001) qui l’a fait connaître du grand public. La série « Nikita » s’inspirait du film de Luc Besson. Alberta Watson y joue cinq saisons, et reprend en 2011 son rôle dans une nouvelle version du programme. Entre temps, en 2004, elle incarne Erin Driscoll, chef de la cellule anti-terroriste dans la quatrième saison de « 24 heures chrono ».

La Canadienne a débuté au théâtre dans les années 70, avant d’apparaître dans le thriller de Martyn Burke « Le jeu de la puissance », le film catastrophe de Kinji Fukasaku « Virus » ou encorele film d’horreur « La forteresse noire », de Michael Mann (1983). Dès lors, elle enchaîne les rôles. Elle campe, ainsi, la mère d’un pirate informatique dans « Hackers ». Elle a également joué dans de nombreux téléfilms et autres séries, dont « Heartland » (elle y a reçu un prix d’interprétation) ou encore « The Border » et «Missing : Disparu sans laisser de trace » (pendant 2 saisons).